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	<title>reseau &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://en.wordpress.com/tag/reseau/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "reseau"</description>
	<pubDate>Fri, 25 Dec 2009 13:37:58 +0000</pubDate>

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	<language>en</language>

<item>
<title><![CDATA[Freelances : 7 mensonges à éviter !]]></title>
<link>http://isabelleprigent.wordpress.com/2009/12/10/freelances-7-mensonges-a-eviter/</link>
<pubDate>Thu, 10 Dec 2009 06:39:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>isabelleprigent</dc:creator>
<guid>http://isabelleprigent.wordpress.com/2009/12/10/freelances-7-mensonges-a-eviter/</guid>
<description><![CDATA[NB : Ce billet est une &#8220;traduction maison&#8221;. N&#8217;hésitez pas à consulter la VO ! ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><strong><a href="http://isabelleprigent.wordpress.com/files/2009/12/mensonge.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1375" title="mensonge" src="http://isabelleprigent.wordpress.com/files/2009/12/mensonge.jpg?w=300" alt="" width="300" height="199" /></a>NB : Ce billet est une &#8220;traduction maison&#8221;. N&#8217;hésitez pas à consulter la</strong> <a href="http://freelancefolder.com/seven-lies-freelancers-tell-themselves/">VO</a> !</p>
<p>&#8220;Il ne fait aucun doute qu&#8217;être freelance, c&#8217;est compliqué, les freelances sont en effet confrontés à de nombreuses difficultés. Une fois les clients trouvés, il faut respecter les délais, maintenir ses compétences, avoir les outils adéquats&#8230; Etre freelance n&#8217;est effectivement pas facile.<br />
L&#8217;une des plus grandes problématiques auxquelles nous freelances sommes confrontés, cependant, nous en détenons nous-mêmes la clé. C&#8217;est la problématique d&#8217;être totalement honnêtes avec nous-mêmes et d&#8217;accepter la réalité de certaines situations. Sans surmonter cela, sans apprendre à être totalement honnête avec soi-même, il est plutôt difficile de réussir.</p>
<p>Vous voyez, nous avons de nombreuses excuses. Habituellement nous croyons sincèrement en ces excuses &#8211; ce qui est une mauvaise chose.  Car si nous ne sommes pas capables de reconnaître un problème,  nous ne pouvons pas prendre les mesures nécessaires pour le résoudre.</p>
<p>Ce billet liste les 7 mensonges les plus courants utilisés par les freelances pour se méprendre eux-mêmes. Passez outre ces mensonges, et vous augmenterez considérablement vos chances de réussite.</p>
<p><strong>Mensonge n°1 &#8211; Je n&#8217;ai pas besoin de communiquer sur mon offre<br />
</strong>Ce mensonge est dangereux parce qu&#8217;il hypothèque l&#8217;avenir, et votre capacité à réussir. Si vous avez beaucoup de clients en ce moment, cela pourrait changer en un instant. Si un ou deux gros clients cessent de vous appeler, vous passerez de l&#8217;occupation à l&#8217;oisiveté. Les freelances devraient prospecter en permanence, même quand ils sont trop occupés pour effectuer de nouvelles missions. </p>
<p><strong>Mensonge n° 2  - Une mission bien rémunérée est une bonne mission<br />
</strong>Il est important de toujours considérer l&#8217;ampleur du travail demandé en regard de la rémunération proposée. J&#8217;ai connu des freelances impliqués pendant des semaines (voire des mois) dans des projets qui leur ont rapporté moins que le SMIC, parce qu&#8217;ils avaient sous-estimé le temps de travail nécessaire. Une offre à 1000 euros n&#8217;est pas une bonne offre si la mission prend des centaines d&#8217;heures !</p>
<p><strong>Mensonge n° 3- Les clients n&#8217;aiment pas être questionnés</strong><br />
Une bonne communication avec les clients est essentielle pour la réussite d&#8217;un projet. La plupart des clients l&#8217;ont compris et sont tout à fait prêts à répondre aux questions, si vous ne les harcelez pas en permanence ! Vous pouvez essayer de lister toutes vos questions pour les poser à un moment donné. Poser des questions montre que vous êtes impliqué dans le projet, et c&#8217;est une des clés de sa réussite.</p>
<p><strong>Mensonge n ° 4 &#8211; Tout ce temps passé à lire des blogs, c&#8217;est du networking<br />
</strong>Ainsi, vous avez passé beaucoup de temps à lire beaucoup de blogs. Très bien ! Vous pouvez apprendre beaucoup sur les blogs. Toutefois, le réseau a deux caractéristiques essentielles : l&#8217;interaction et la stratégie. Si vous n&#8217;interagissez jamais et que vous n&#8217;avez pas de stratégie, alors vous n&#8217;êtes pas vraiment en réseau. En fait, il y a un autre terme pour désigner ce que vous faites. Cela s&#8217;appelle du &#8220;websurfing&#8221;.</p>
<p><strong>Mensonge n ° 5 &#8211; On peut obtenir beaucoup sans trop se fatiguer<br />
</strong>Tout le monde voudrait tout obtenir gratuitement, et les freelances ne sont pas tellement différents des autres. En fait, vous avez probablement déjà lu beaucoup d&#8217;annonces qui promettent de vous enseigner  &#8220;le truc&#8221; qui exige très peu d&#8217;efforts de votre part pour obtenir de grands succès. Ne les croyez pas une minute ! Les freelances qui réussissent sont ceux qui sont conscients qu&#8217;ils doivent travailler dur pour réussir. </p>
<p><strong>Mensonge n° 6  - Je suis un expert, je n&#8217;ai pas besoin de mettre à jour mes compétences</strong><br />
Peu importent votre expérience, vos diplômes, ou l&#8217;expertise que l&#8217;on vous reconnaît dans votre domaine, il y a toujours quelque chose de nouveau à apprendre. Ne vous reposez jamais sur vos lauriers. Si vous ne faites rien pour améliorer vos compétences, vous ne resterez pas là où vous êtes. Vous aurez même vite fait de vous retrouver à la traîne. Et même si vous êtes très occupé et très demandé, prenez toujours le temps de continuer à vous former.</p>
<p><strong>Mensonge n° 7 - La recette qui marche pour des freelances reconnus va fonctionner également pour moi.<br />
</strong>Il est facile de croire ce mensonge. Vous entendez ou lisez la façon dont quelqu&#8217;un a réussi et vous croyez dur comme fer que cela marchera pour vous de la même façon. C&#8217;est une excellente idée de tirer des enseignements de la réussite des autres, mais il ne faut surtout pas imaginer que votre parcours sera identique. Chaque contexte est différent. Ce qui fonctionne pour l&#8217;un, ne fonctionnera pas nécessairement pour les autres.&#8221;</p>
<p><strong>Bon, OK, j&#8217;arrêterai de dire que lire de blogs, c&#8217;est réseauter</strong> <strong>(mais si, un peu, quand, même non ?).</strong><br />
<strong>Et vous, reconnaissez-vous dans cette liste certains &#8220;mensonges&#8221; dans lesquels vous croyez dur comme fer ?</strong></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Click here to turn off the network  (ou de quelques considérations sur la nature des réseaux d'information)  par Pierre Blouin ]]></title>
<link>http://charro1010.wordpress.com/2009/11/29/click-here-to-turn-off-the-network-ou-de-quelques-considerations-sur-la-nature-des-reseaux-dinformation-par-pierre-blouin/</link>
<pubDate>Sat, 28 Nov 2009 14:12:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>charro1010</dc:creator>
<guid>http://charro1010.wordpress.com/2009/11/29/click-here-to-turn-off-the-network-ou-de-quelques-considerations-sur-la-nature-des-reseaux-dinformation-par-pierre-blouin/</guid>
<description><![CDATA[Prendre la route, c&#8217;est une manière de rentrer en croyant sortir. Une route indéfinie pour ne ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><span style="color:#ff0000;">Prendre la route, c&#8217;est une manière  de rentrer en croyant sortir. Une route indéfinie pour ne pas bouger.  Une façon d&#8217;être dedans en croyant être dehors. Quand donc  sortez-vous ?</span></p>
<p><span style="color:#ff0000;">Même immense, tout réseau répète.  Aussi nombreuses que soient ses boucles, reste qu&#8217;il est bouclé, donc  qu&#8217;à la fin de tous ses comptes, il se fait écho à lui-même.</span></p>
<p><span style="color:#ff0000;">Internet est un volumineux dictionnaire, une  bibliothèque même. Qui ne voit pas que c&#8217;est une maison, comme  les ponts et chaussées, construit encore une très grande bibliothèque,  comme ces princes hindous bâtirent, au XVIIième siècle,  des cadrans solaires gigantesques, parce qu&#8217;ils ignoraient qu&#8217;on avait inventé  la lunette astronomique !</span></p>
<p><span style="color:#ff0000;">Le philosophe sort, à un moment donné,  de la maison-bibliothèque</span><span style="color:#ff0000;"> </span><span style="color:#ff0000;">. Lorsque nous disons : un Ange passe, comme les Anciens  disaient : Hermès passe, nous entrons dans le silence de la connaissance. </span></p>
<p><span style="color:#ff0000;">(Michel Serres)</span></p>
<p><span style="color:#0000ff;"><br />
</span></p>
<p><span style="color:#0000ff;">Au fond le virtuel              n&#8217;est peut-être pas une forme universelle de vie mais une              singularité.</span></p>
<p><span style="color:#0000ff;">Ce qui est fascinant              et qui exerce une telle attraction, c&#8217;est peut-être moins              la recherche d&#8217;informations ou la soif de connaissances que le désir              de disparition, la possibilité de se dissoudre dans le réseau.</span></p>
<p><span style="color:#0000ff;">Jean Baudrillard,              « Philosophie », <em>Cybersphère 9</em>, 1996</span></p>
<ul><span style="font-family:Verdana;color:black;font-size:medium;">Table des matières</span><span style="font-family:Verdana;"> </span></ul>
<ul type="disc">
<li><a href="/Documents/hermes/HERMES1/network3.htm#Pr%C3%A9sentation"><span style="font-family:Verdana;color:black;font-size:x-small;">Présentation</span></a><span style="font-family:Verdana;"> </span></li>
<li><a href="/Documents/hermes/HERMES1/network3.htm#Fonctions%20du%20r%C3%A9seau%20technologique"> <span style="font-family:Verdana;font-size:x-small;">Fonction du                              réseau technologique</span></a><span style="font-family:Verdana;"> </span></li>
<li><a href="/Documents/hermes/HERMES1/network3.htm#Un%20r%C3%A9seau%20de%20croyants%20pour%20la%20communaut%C3%A9"><span style="font-family:Verdana;color:black;font-size:x-small;">Un réseau                              de croyants pour la communauté</span></a><span style="font-family:Verdana;"> </span></li>
<li><a href="/Documents/hermes/HERMES1/network3.htm#Le%20r%C3%A9seau%20comme%20solution%20technique%20et%20comme%20mythe"><span style="font-family:Verdana;color:black;font-size:x-small;">Le réseau                              comme solution technique et comme mythe</span></a></li>
<li><span style="font-family:Verdana;color:black;font-size:x-small;"><br />
</span></li>
<li><a href="/Documents/hermes/HERMES1/network3.htm#Le%20r%C3%A9seau%20et%20la%20communaut%C3%A9%20morale"><span style="font-family:Verdana;color:black;font-size:x-small;">Le réseau                              et la communauté morale</span></a><span style="font-family:Verdana;"> </span></li>
<li><a href="/Documents/hermes/HERMES1/network3.htm#R%C3%A9seau,%20libert%C3%A9%20et%20pouvoir"><span style="font-family:Verdana;color:black;font-size:x-small;">Réseau,                              liberté et pouvoir</span></a><span style="font-family:Verdana;"> </span></li>
<li><a href="/Documents/hermes/HERMES1/network3.htm#Le%20capitalisme%20et%20la%20technique%20des%20r%C3%A9seaux"><span style="font-family:Verdana;color:black;font-size:x-small;">Le capitalisme                              et la technique des réseaux</span></a><span style="font-family:Verdana;"> </span></li>
<li><a href="/Documents/hermes/HERMES1/network3.htm#La%20s%C3%A9duction%20de%20l%27information%20dans%20le%20r%C3%A9seau"><span style="font-family:Verdana;color:black;font-size:x-small;">La séduction                              de l&#8217;information dans le réseau</span></a><span style="font-family:Verdana;"> </span></li>
<li><a href="/Documents/hermes/HERMES1/network3.htm#L%27anti-r%C3%A9seau%20ou%20la%20techno-science"><span style="font-family:Verdana;color:black;font-size:x-small;">L&#8217;anti-réseau                              ou la techno-science</span></a><span style="font-family:Verdana;"> </span></li>
<li><a href="/Documents/hermes/HERMES1/network3.htm#Vers%20un%20processus%20de%20d%C3%A9r%C3%A9alisation%20%27"><span style="font-family:Verdana;color:black;font-size:x-small;">Vers un processus                              de déréalisation</span></a></li>
</ul>
<table border="0" width="100%">
<tbody>
<tr>
<td width="50%"><strong><span style="text-decoration:underline;">Présentation</span></strong></td>
<td width="50%"><a href="/Documents/hermes/HERMES1/network3.htm#debut"> </a><a href="http://charro1010.wordpress.com/files/2009/11/pylone.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-33" title="pylone" src="http://charro1010.wordpress.com/files/2009/11/pylone.jpg?w=300" alt="" width="300" height="196" /></a></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<blockquote><p>Une des questions essentielles qui a trait à                  la grande panne électrique que le Québec a connue                  dans la région métropolitaine de Montréal                  et en région attenante (Estrie, Montérégie)                  en janvier 1998 n&#8217;a fait l&#8217;objet d&#8217;aucun commentaire, tant elle                  s&#8217;impose avec une évidence naturelle: celle de la vie                  en réseau. Il suffit d&#8217;une ou deux lignes coupées,                  d&#8217;un dizaine de pylônes tordus par la pesanteur du verglas                  accumulé, ou parfois d&#8217;une simple branche d&#8217;arbre tombée                  coupant une ligne locale dans certaines villes pour tout paralyser.                  C&#8217;est dire que l&#8217;énergie centralisée et distribuée                  est devenue depuis belle lurette le moteur socio-économique                  essentiel. Quand on s&#8217;arrête à y réfléchir,                  on constate un aspect assez insolite, un peu aberrant même                  : quelle facilité pour jeter la pagaille sociale dans                  un ensemble dont la haute technologie semble assurer la cohésion                  et la fonctionnalité de façon indéfectible.                  Pourtant, ici, tous les scénarios ont été                  déjoués&#8230; Le réseau est fort et fragile                  à la fois.</p>
<p>Le                  réseau d&#8217;approvisionnement électrique disparu,                  une société ancestrale a soudainement repris ses                  droits. Les règles normales de la vie marchande étaient                  tombées : le bénévolat et la coopération,                  la compassion, ont été pour un temps les vertus                  cardinales absolues. Elles allaient de soi. C&#8217;était,                  pour tous ceux qui l&#8217;ont passé, un bienheureux intervalle                  utopique, qu&#8217;on a vécu avec bonheur, un discret bonheur,                  presque irréel. On était prêt à tout                  donner, à tout faire, sans compter sa peine ni son temps.                  Bien entendu, les réfugiés et les sinistrés                  ruraux ont souffert, mais on a depuis lors remis en perspective                  les discours des médias et la réalité qu&#8217;ils                  « couvraient » (dans les deux sens du mot). Même                  chez ceux qui ont été le plus durement touchés,                  l&#8217;entraide et la résurgence d&#8217;une priorité de                  valeurs, impensables en temps ordinaire, ont été                  les faits marquants. Tous, à la lueur de la bougie, ont                  retouché à une simplicité de l&#8217;existence                  dont on se demande pourquoi on l&#8217;a perdue&#8230; Tout ce qui est                  devenu superflu se taisait, le bruit, les images inutiles, qu&#8217;on                  regarde pour les oublier aussitôt. La seule information                  recherchée concernait le bien-être de nos voisins,                  de nos proches, de nos amis, des êtres chers. Et il y                  a eu aussi le besoin de culture, un besoin boulimique de se                  faire du guignol, de lire, d&#8217;écouter la grande musique.                  Tout ça, c&#8217;était la vie qui revenait, comme une                  grande source intarrissable, en-dehors de la mise en réseau.                  Quelque chose comme le village planétaire à l&#8217;échelle                  du village réel&#8230; La communication globale dans l&#8217;échange                  humain, corporel, dans un temps réel qui n&#8217;est pas celui                  des réseaux.</p>
<p>Non,                  la guerre n&#8217;a pas eu lieu, l&#8217;état de siège a libéré                  les assiégés, ne serait-ce qu&#8217;en leur faisant                  prendre conscience de la valeur transcendante d&#8217;un réseau                  qui n&#8217;est que pure solution technique, créée par                  l&#8217;Histoire et la politique aussi. Le réseau d&#8217;approvisionnement                  rattache les parties à un tout central, et à une                  autorité qui gère et décide. Il répond                  au concept de l&#8217;énergie produite en masse et à                  bon marché, en vue d&#8217;une utilisation qui maximise les                  gains de productivité. Ce concept lui-même est                  d&#8217;ailleurs quelque peu ébranlé de nos jours, avec                  les technologies alternatives (micro-centrales, entre autres)                  et aussi avec les sources secondaires. Il reste que si on peut                  concevoir une alternative au réseau de distribution à                  partir d&#8217;une production centrale, c&#8217;est dans l&#8217;hypothèse                  d&#8217;une consommation nationale et domestique. Le réseau                  est désormais nécessaire à l&#8217;exportation                  dans le cadre du libre échange continental, et de la                  dérégulation des marchés d&#8217;approvisionnement                  énergétique. Le marché énergétique                  à bon marché implique le réseau, du moins                  la ligne d&#8217;acheminement qui connecte des réseaux voisins.</p>
<p>Prenons                  l&#8217;exemple de Trans-Énergie, une division d&#8217;Hydro-Québec,                  le producteur national québécois, qui gère                  l&#8217;allocation de ses lignes de transport électrique. L&#8217;énergie                  est vendue à l&#8217;heure, selon un système de transfert                  par circuits avantageux, qui s&#8217;apparentent à de gros                  « paquets » énergétiques, et qui tient                  compte de la circulation totale à chaque moment. De l&#8217;énergie                  en temps réel, en quelque sorte. Pour sa consommation                  intérieure, Hydro achète la nuit, lorsque les                  prix sont bas, et vend ses surplus le jour, aux USA, à                  un prix élevé. Ce qui implique de produire en                  surplus une énergie inutile et de vendre au marché                  extérieur, qui lui n&#8217;a pas à assumer les risques                  et les désavantages de cette production. Dans ce cadre,                  le réseau n&#8217;assure plus une fonction simple de distribution                  ; il est en quelque sorte rendu « intelligent ».                  Le président de l&#8217;entreprise d&#8217;État, André                  Caillé, compte ainsi augmenter le nombre de lignes de                  haute tension selon la demande. Il n&#8217;y aurait pas de limites                  à ce qu&#8217;on peut exporter ainsi aux États américains                  de la Nouvelle-Angleterre, forts consommateurs industriels et                  domestiques (1).</p>
<p>On                  peut parler, dans le cas actuel de la production québécoise,                  d&#8217;une logique de réseau qui permet une production flexible.                  Cependant, cette logique risque elle-même d&#8217;être                  mise à l&#8217;épreuve avec la concurrence à                  venir des petites centrales au gaz naturel qui se multiplient                  aux États-Unis actuellement, et aussi, ironie du sort,                  des centrales au charbon (dont les permis de polluer s&#8217;échangent                  à la Bourse). La capacité et le coût des                  lignes risquent de déjouer les meilleures prédictions                  d&#8217;Hydro-Québec, sans mentionner les risques environnementaux                  (pollution par le mercure des grands réservoirs hydrauliques                  créés, répercussions chez les autochtones)                  et les risques reliés à l&#8217;estimation des coûts                  (quel sera le prix d&#8217;un Kwh produit par la centrale de Churchill                  Falls, au Labrador, qui doit entrer en service en 2008 seulement                  &#8216;). Hydro a pris des précautions contre son réseau                  : elle a acquis la majorité des actions de Gaz Métropolitain,                  car la génération au gaz de l&#8217;électricité                  est déjà reconnue comme le meilleur moyen de la                  produire&#8230;</p>
<p>Un                  chercheur français, Michel Godet, précisait il                  y a vingt ans que, pour répondre aux enjeux technologiques                  et énergétiques, les deux n&#8217;étant pas étrangers                  l&#8217;un à l&#8217;autre, l&#8217;État favorise d&#8217;ambitieux programmes                  d&#8217;investissements de ses entreprises publiques : hydro-électricité                  au Québec, nucléaire en France et aux États-Unis,                  mais au prix du drainage d&#8217;une masse considérable de                  capitaux qui ne peuvent être investis ailleurs. D&#8217;où                  accentuation de la raréfaction du capital financier et                  recours croissant aux emprunts à l&#8217;étranger, aux                  dépens productifs privés, voire aux dépens                  mêmes des forces de jeu du libre marché (2). Toute                  politique de production centralisée de l&#8217;énergie                  est un gaspillage institutionnalisé. Son prix à                  payer est élevé, et le seul remède serait                  une sobriété sans croissance. (Idem, p. 185).                  Un autre remède est aussi la pluralité des solutions                  technologiques, à laquelle on aura recours tôt                  ou tard : mais auparavant, beaucoup de mal aura été                  fait. Qu&#8217;on en juge par ces lignes écrites en 1980, et                  qui commencent à matérialiser une situation réelle                  au Québec : « L&#8217;espace est sans doute le domaine                  de pollution le plus sensible pour l&#8217;avenir &#8211; la France sera                  quadrillée et morcelée en petits espaces &#8211; la                  multiplication par trois ou quatre des lignes à haute                  tension y contribuera pour beaucoup » (Idem, p. 249).                  Autre solution également : taxer l&#8217;utilisation de l&#8217;énergie,                  tout comme on tarifie celle des réseaux électroniques.</p>
<p>En                  fait, le réseau technologique a pris la relève                  du réseau énergétique dans le discours                  de la compétitivité et de la mondialisation. «                  Dans la période 1974-1977, les technologies (sauf énergétiques)                  étaient absentes du débat sur la sortie de crise.                  À partir de 1978, très précisément,                  avant le deuxième choc pétrolier, le mirage technologique                  a chassé le mirage énergétique »                  (3). Le rapport Nora-Minc de 1978 instaure en France le thème                  « nouvelle technologie de l&#8217;information et société                  ». Le mot « technologie » ne figure pas dans                  les volumes de management avant 1982, souligne Godet.</p></blockquote>
<table border="0" width="100%">
<tbody>
<tr>
<td width="50%"><strong><span style="text-decoration:underline;">Fonctions                          du réseau technologique</span></strong></td>
<td width="50%"><a href="/Documents/hermes/HERMES1/network3.htm#debut"> </a></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<blockquote><p>La perte de toute autonomie locale ou régionale                  n&#8217;est pas nouvelle en ce domaine et appartient à une                  société industrielle qui a enlevé à                  ses entités constituantes tout pouvoir autre que celui                  relevant de son centre administratif. La société                  fondée sur l&#8217;information et ses technologies partage                  peut-être le même sort que le réseau électrique.                  Si ce dernier est le symbole et le paradigme de la consommation                  décentralisée (tout en centralisant la dépendance                  en énergie première à son avantage), les                  nouvelles technologies de l&#8217;information (ou NTI) nous donnent                  désormais une autre forme d&#8217;énergie qui est devenue                  un besoin essentiel. Paul Virilio voit en l&#8217;information une                  forme de la révolution énergétique ; l&#8217;énergie                  transforme le monde physique et, après les énergies                  brutes (vapeur, charbon, pétrole, électricité),                  on passerait à l&#8217;énergie immatérielle,                  mentale comme source première. Le savoir comme volonté                  de tout posséder et de tout contrôler, dans un                  univers virtuel où précisément l&#8217;importance                  du physique a été réduite. Science-fiction                  ou achèvement des réalisations du temps présent                  &#8216; Le présent est de la science-fiction après tout,                  de la SF qui ne cesse de s&#8217;actualiser. Voyons dans l&#8217;information                  une énergie vectorielle, en somme, qui organise le complexe                  et donne une forme au chaos, au non-sens. Une énergie                  mentale non moins importante pour la production et la richesse                  collective que l&#8217;énergie physique. L&#8217;information, dès                  lors, s&#8217;impose comme le Sens transcendant d&#8217;un ensemble dominé                  par la quantité et sa gestion.</p>
<p>Évidemment,                  le réseau hydro-électrique et ses lignes de transport                  relèvent d&#8217;un schéma dépassé, datant                  de l&#8217;ère industrielle de la fin du siècle passé.                  C&#8217;est un réseau ramifié, hiérarchisé,                  qui part de quelques grandes lignes à haute tension et                  se subdivise, en passant par des postes de distribution. Le                  World Wide Web, au contraire, du moins le croit-on généralement,                  n&#8217;a pas de centre, pas de source, ni de destination finale.                  L&#8217;idée du réseau distribué a été                  formulée pour la première fois par un ingénieur                  de la Rand Corporation, Paul Baran, en 1964. La Rand Corporation                  procédait par simulation de scénarios, pour la                  plupart militaires. L&#8217;Arpanet, l&#8217;ancêtre du Web, aurait                  été créé pour déjouer les                  attaques ennemies (bien que ce ne soient pas là les idées                  premières de ses concepteurs, mais bien plutôt                  le calcul à distance) (4). Mais pour en revenir à                  la théorie officielle du réseau d&#8217;interconnections,                  détruisez un noeud, et il s&#8217;en recrée d&#8217;autres.                  Certes, en théorie encore : mais détruisez les                  moteurs de recherche, et comment peut-on utiliser le réseau                  &#8216; Détruisez certains sites clé, grands détenteurs                  de liens, ou grands redistributeurs d&#8217;information, grands carrefours,                  comme les regroupements thématiques ou les répertoires,                  ou encore les méga-sites corporatifs ou d&#8217;organisations                  de services d&#8217;information (surtout dans le contexte des canaux                  de diffusion de la « push technology», des «                  Netcasters» qui calquent le modèle des «                  broadcasters» traditionnels au WWW), bref, que se passe-t-il                  si ces constituantes-là disparaissent &#8216; Le Net n&#8217;échappe                  pas aux contraintes de quelque réseau que ce soit, à                  savoir qu&#8217;il est dépendant à la fois d&#8217;une décentralisation                  et d&#8217;une centralisation, toutes les deux étant extrêmes.                  Et c&#8217;est probablement pour cette raison qu&#8217;on a peine à                  les voir toutes les deux finalement. Seule la difformité                  et l&#8217;anarchie joyeuse du réseau nous sautent aux yeux.                  Le principe d&#8217;ordre du Web est statistique (les occurrences                  de la recherche supplantent presque la logique booléenne,                  comme le montre par exemple le « mini-thésaurus                  » minute que nous construit Excite pour assister la recherche),                  il n&#8217;en est pas moins présent comme principe d&#8217;ordre.                  La navigation par hypertexte peut à la limite être                  vue comme un mode d&#8217;organisation intuitif, fractal diraient                  les mathématiciens.</p>
<p>Pierre                  Lévy voit dans le désordre du réseau, dans                  le chaos qui fait peur à l&#8217;esprit rationaliste traditionnel,                  un nouveau principe d&#8217;ordre fondé sur une organisation                  différente de l&#8217;information. Le renvoi perpétuel                  des sites entre eux, leur indexation perpétuelle entre                  eux sur des principes non définis constitue « un                  très grand nombre de hiérarchies, qui sont en                  articulation constante les unes avec les autres, sans point                  de vue de Dieu qui donnerait une hiérarchie qui engloberait                  toutes les autres » (5). Lévy reprend ici cette                  notion du point de vue divin dont parlaient les nouveaux romanciers,                  Alain Robbe-Grillet en tête, à propos du roman                  classique. C&#8217;est une notion de symbolique littéraire                  et picturale, mais peut-on automatiquement l&#8217;appliquer à                  l&#8217;univers des connaissances &#8216; L&#8217;ensemble des livres existants                  forment-ils un univers hiérarchisé selon un point                  de vue divin &#8216; C&#8217;est bien plutôt une hiérarchie                  classique de l&#8217;organisation conceptuelle qui tombe avec un réseau                  électronique, et aussi avec elle un savoir conceptuel,                  fondé sur l&#8217;analyse critique, la définition, la                  philosophie, la métaphysique, l&#8217;esthétique, la                  morale, etc. Cela nous apparaît bien plus lourd de conséquences                  que la simple désorganisation des faits ou des connaissances.</p>
<p>Théoriquement,                  donc, le réseau est complètement « distribué                  ». Or, en pratique, qu&#8217;en est-il &#8216; Ce qui donne un sens                  et son plein potentiel au Web actuellement, c&#8217;est la force de                  ses moteurs de recherche qui organisent statistiquement l&#8217;accès                  au réseau. Le Netcaster va raffiner cette organisation                  statistique en la « customizant» (sic) à                  l&#8217;usager. La forme de navigation qui est offerte reste la meilleure                  avec la technologie logicielle actuelle. Le moteur est un instrument                  qui centralise l&#8217;accès au réseau plutôt                  que les sites, comme c&#8217;est le cas dans les bases de données                  classiques où tout est stocké dans la mémoire                  d&#8217;un ordinateur central. Précisons davantage : c&#8217;est                  l&#8217;accès au contenu qui est modélisé avec                  le principe de la recherche par mot clé ou par thème.                  On peut certes naviguer par hyper-lien d&#8217;un site à l&#8217;autre,                  ce qui est bien souvent le moyen le plus efficace, mais en partant                  obligatoirement d&#8217;un site initial, de référence,                  qui amorce la chaîne des liens en cascade. Comment connaît-on                  ce site &#8216; En tapant un nom au hasard &#8216; Par la connaissance de                  bouche à oreille &#8216; Par la lecture des chroniques de journalistes-vendeurs                  qui mentionnent des sites &#8216; Un peu de tout cela à la                  fois &#8216; Dans tous les cas, on a un point de départ, un                  centre.</p>
<p>Tout                  comme le réseau électrique, le réseau électronique                  a aussi une fonction de contrôle : contrôle des                  charges selon la demande dans le cas du premier, contrôle                  des flux de la demande d&#8217;information et de son acheminement                  optimal selon la demande instantanée et la bande passante                  (selon la charge du réseau) dans le cas du second (c&#8217;est                  le rôle du routage). Dans les deux cas, les flux sont                  ordonnés, supervisés, en fonction d&#8217;une efficacité                  maximale de l&#8217;ensemble. Le réseau maillé et «                  distribué » s&#8217;avère apte à gérer                  une complexité extrême, inconnue du réseau                  classique, mais il intègre une fonction de gestion essentielle                  qu&#8217;on a justement appelée la gestion des flux (et peut-être                  la vision philosophique unique de Gilles Deleuze a-t-elle atteint                  les techniciens eux-mêmes). Avec le Web, cette gestion                  est auto-régulée, alors que le réseau électrique                  classique, on a besoin d&#8217;un mécanisme extérieur                  (un opérateur ou un mécanisme de réaction                  ponctuelle, de délestage automatique, par exemple).</p>
<p>Au                  fond, c&#8217;est la toute-puissance de ce mécanisme d&#8217;auto-régulation                  qui fascine dans le Web, et la « classe virtuelle »                  plus que toute autre. Mécanisme qui assure la cohésion                  de l&#8217;information, de sa circulation, de sa distribution, et                  celui du corps social en tant qu&#8217;usager du réseau (le                  principe du commerce et du paiement électronique est                  d&#8217;abord une extension des possibilités d&#8217;un tel réseau).                  L&#8217;idée de l&#8217;intelligence collective formulée par                  Pierre Lévy est sous-tendue par ce principe d&#8217;auto-régulation                  de l&#8217;information, par ce choc constant et ces contacts entre                  internautes qui créent une progression qualitative dans                  leur savoir. Cette régulation est plus forte dans sa                  pensée que celle de projet de société qu&#8217;il                  prétend voir à l&#8217;origine d&#8217;Internet, et qui aurait                  été récupéré par le commercialisme                  ambiant. Un tel projet de société était                  plutôt celui de la communauté des scientifiques                  et des chercheurs, puis des universitaires, des concepteurs                  de systèmes et de logiciels, des ingénieurs. Leur                  esprit de communauté a été élevé                  au niveau de celui d&#8217;une communauté idéale de                  société technocratique. C&#8217;était un réseau                  de consultation destiné à des fins de communication                  spécifique, c&#8217;est-à-dire scientifique, là                  où la connaissance de faits précis, chiffrés                  et en temps réel est essentielle à un système                  de calcul et de quantification. L&#8217;application de ce concept                  de réseau à la collectivité sociale relève                  d&#8217;une autre logique, qui prolonge en même temps la logique                  scientifique rationnelle déjà présente                  avec le premier Internet. Il s&#8217;agit cette fois-ci de canaliser                  et de distribuer efficacement l&#8217;information. Lucien Sfez, un                  des plus brillants analystes de la communication, y voit une                  nouvelle religion, un nouveau contrat social mis en place par                  les promoteurs, qui n&#8217;est que la réalisation enfin parfaite                  du marché (Critique de la communication, Paris, Seuil,                  1988). Les relations sociales sont considérées                  dans une telle notion du réseau comme une pure communication.                  Le réseau se gonfle à l&#8217;échelle socio-politique                  et devient plus qu&#8217;une fin en soi : il devient l&#8217;anti-réseau,                  le contraire même d&#8217;un réseau, car il ne fait plus                  fonctionner librement ses composantes vers une libre détermination                  et une libre créativité de ses parties. Il enserre                  de ses mailles l&#8217;ensemble, il le capture, à la façon                  de ces mégapoles qui ont la vocation d&#8217;étendre                  leur banlieue dans les régions périphériques                  où domine encore un milieu de vie lié à                  la nature et aux petits ensembles. Le réseau noie tout.</p></blockquote>
<table border="0" width="100%">
<tbody>
<tr>
<td width="50%"><strong><span style="text-decoration:underline;">Un réseau                          de croyants pour la communauté</span></strong></td>
<td width="50%"><a href="/Documents/hermes/HERMES1/network3.htm#debut"> </a></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<blockquote><p>Le Web a même suivi l&#8217;évolution                  du réseau électrique et de son besoin : au moment                  où il devient grand public, Internet est poussé,                  mythifié par la notion de cyberespace. On crée                  ainsi le besoin nécessaire à sa consommation,                  et si ce dernier n&#8217;est pas encore bien ancré, on pousse                  davantage et on parle de projet de société fondé                  par un réseau technologique. Ce qu&#8217;on ne dit pas, c&#8217;est                  que le réseau modèle la société                  alors que c&#8217;est la société qui doit modeler le                  réseau. La technologie façonne le social par l&#8217;intermédiaire                  du réseau d&#8217;information, un peu comme est parvenue à                  le faire la production en série de l&#8217;automobile, et la                  radio commerciale dans les années 30. Ces moyens technologiques                  ont développé la communication comme paradigme                  socio-économique, et il est relayé aujourd&#8217;hui                  par celui de l&#8217;information, qui n&#8217;en est que la continuité.</p>
<p>Une                  telle opération est fortement mentale, elle implique                  une profession de foi en la technologie de l&#8217;information que                  tous n&#8217;ont pas. Je dois croire au réseau, comme je crois                  aux bienfaits et en la nécessité naturelle du                  réseau électrique sans me poser de questions fondamentales                  sur sa genèse et son développement. Le besoin                  d&#8217;information électronique, par le biais du médium                  électronique, est doué de valeur simplement pour                  cette raison (qu&#8217;il est électronique, technologique).                  On l&#8217;hypostasie par rapport aux autres besoins du corps et de                  l&#8217;esprit. On a par exemple privilégié, surévalué                  nos besoins en énergie électrique, car 1) ces                  besoins sont aussi créés par la société,                  qui exige toujours plus de consommation et de gaspillage énergétiques,                  et 2) ils sont monopolisés par une forme unique d&#8217;énergie                  qui aurait pu s&#8217;allier à d&#8217;autres sources d&#8217;approvisionnement,                  comme le gaz naturel et 3) ces besoins ont été                  augmentés par le réseau centralisé au lieu                  d&#8217;être pondérés selon la demande et l&#8217;usage                  (par exemple, le développement de l&#8217;énergie éolienne                  selon les régions géographiques, ou de l&#8217;énergie                  solaire avec des accumulateurs dont on sait qu&#8217;ils sont réalisables).                  Dans tous les cas, c&#8217;est une volonté de centralisation                  et de prise en charge qui s&#8217;impose comme vertu morale. On est                  incapable de concevoir autrement, et à la limite, de                  penser autrement, que par le réseau.</p></blockquote>
<table border="0" width="100%">
<tbody>
<tr>
<td width="66%"><strong><span style="text-decoration:underline;">Le réseau                          comme solution technique et comme mythe</span></strong></td>
<td width="34%"><a href="/Documents/hermes/HERMES1/network3.htm#debut"> </a></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<blockquote><p>Le projet de société que fonderait                  le Web et qui va se réaliser est celui de la Network                  Economy, tel que défini par les grands joueurs de l&#8217;économie                  mondiale et par les théoriciens de Wired (voir les parutions                  de septembre 1997 et février et mars 1998). Pierre Lévy                  est vraiment sincère quand il nous exprime son désir                  d&#8217;un monde meilleur fondé sur l&#8217;interactivité                  créatrice mondiale, mais ce souhait ne tient pas devant                  l&#8217;analyse de la réalité actuelle. Depuis la «                  contre-révolution » de 1996 (6), Internet révèle                  sa vraie finalité, celle du contrôle de la circulation                  et de la demande ultra-centralisées, en vue de l&#8217;hégémonie                  des grandes entreprises américaines (depuis 1947 et les                  accords de Bretton Woods, le processus est en progression),                  « puissance indispensable à la communauté                  mondiale », comme a dit Clinton à propos des États-Unis.</p>
<p>Aurait-on                  eu un Internet idéal dans l&#8217;entre-deux, entre son irruption                  conviviale en 1994 (avec « Mosaïc») et son                  enterrement par les pourvoyeurs de services en 1996 &#8216; Certains                  le disent, mais en faisant bon marché de son usage véritable                  durant cette période. Un grand discours publicitaire                  a été mis en vedette au cours de ces années,                  surtout chez les travailleurs de l&#8217;information grand public                  (documentalistes, archivistes, gestionnaires), aux dépens                  de l&#8217;aide aux éditeurs ou aux bibliothèques. Une                  analyse politique est essentielle ici. On se rend compte aujourd&#8217;hui                  que la solution technologique que représente le Web est                  politiquement rentable, qu&#8217;elle est maintenant acceptée                  par tous comme marque de progrès, et surtout qu&#8217;elle                  coûte moins cher à long terme et est moins complexe                  que la solution « humaine » (que ce soit celle des                  « ressources humaines », de la réorganisation                  réellement rationnelle ou de toute autre solution créatrice).                  Politiquement rentable non seulement pour les « décideurs                  », politiciens, technocrates ou fonctionnaires, mais aussi                  pour les professionnels de l&#8217;information dont l&#8217;intérêt                  pour l&#8217;idéologie de la communication les relie aux classes                  technocratiques de l&#8217;État. C&#8217;est ainsi que la croyance                  en une société améliorée par l&#8217;information                  conduit à brancher massivement les bibliothèques                  sans réfléchir aux implications, aux coûts                  et aux solutions intégratrices. Il faut brancher pour                  « rattraper le retard pris » : c&#8217;est avec de telles                  inepties qu&#8217;on parle de nos jours entre « spécialistes                  ». Quand le réseau gagne tous les esprits, la partie                  est gagnée. Le texte de Roger Charland dans ce numéro                  explore ces problématiques en détail (7).</p>
<p>Le                  réseau a toujours été une figure de réduction                  et de mystification très forte, historiquement et dans                  l&#8217;inconscient collectif. Dans le réseau, on devient plus                  fort, plus conscient, voire plus intelligent. Le mythe de l&#8217;«                  empowerment» repose là-dessus. Cette donnée                  acquise est partagée sans condition par tous, et on peut                  se rendre compte combien elle influence tous les discours institutionnels,                  comme par exemple celui de Gilles Caron dans le Bulletin des                  bibliothèques de France, (janvier-juin 1998), qui nous                  prophétise l&#8217;identification de l&#8217;individu à la                  capacité concurrentielle de l&#8217;entreprise. Le réseau-entreprise                  produit ainsi un homme nouveau, dont le savoir se confond à                  un grand bassin de données collectives, mais qui a peine                  à s&#8217;exprimer dans une langue correcte et qui a grand                  peine à exprimer sa pensée profonde, ses opinions                  réelles.</p>
<p>Par                  le réseau, on retourne à l&#8217;informel, au magma                  originel de la matière, à une jeunesse retrouvée.                  Cependant, avec le nouvel Internet, on va constater les autres                  aspects du réseautage. Quand les paiements en ligne des                  droits d&#8217;auteurs des documents numérisés vont                  se faire, chaque usager va sortir de l&#8217;anonymat, de l&#8217;Utopie                  bienheureuse, et aura à s&#8217;identifier : on va déchanter                  quand on saura qu&#8217;un enregistrement, quelque part, se fait lorsqu&#8217;on                  fait imprimer chez soi ou au bureau un document ou un site personnel.                  L&#8217;Index de l&#8217;Église catholique, que les étudiants                  de sciences de l&#8217;information apprennent à mépriser                  comme les pratiques duplessistes « obscurantistes »                  des années 50 dans les téléséries                  québécoises, n&#8217;aura été qu&#8217;un bref                  et modeste aperçu de ce qui nous attend. Sous le couvert                  de la protection des droits d&#8217;auteur, on risque de subir une                  solution technologique qui va encore aller puiser dans les vertus                  de la mise en réseau. On pourra savoir ce que vous lisez                  et si vous faites partie de la pensée corporative ou                  non&#8230; À ajouter à la liste des commodités                  du Net.</p></blockquote>
<table border="0" width="100%">
<tbody>
<tr>
<td width="50%"><strong><span style="text-decoration:underline;">Le réseau                          et la communauté morale</span></strong></td>
<td width="50%"><a href="/Documents/hermes/HERMES1/network3.htm#debut"> </a></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<blockquote><p>Le sociologue et historien des idées Robert                  Nisbet, dans un livre remarquable datant du début des                  années cinquante (remarquable en grande partie parce                  qu&#8217;on ne peut plus écrire de cette manière aujourd&#8217;hui),                  intitulé The Quest for Community (8), donnait déjà                  une vision politique du réseau, celle de l&#8217;efficacité                  administrative et surtout, celle de la valeur ajoutée,                  comme on dit en langage technique, insufflée au réseau.                  La communauté traditionnelle, explique-t-il, celle de                  la pré-industrialisation, se distingue par son auto-suffisance,                  que le pouvoir centralisateur a atomisée et détruite.                  La recherche d&#8217;une communauté où l&#8217;autorité                  n&#8217;est pas le Pouvoir est la tragédie moderne de l&#8217;Homme,                  soutient-il. Les allégeances de l&#8217;individu (notion centrale                  de son livre) vont au plus proche de son entourage, comme on                  l&#8217;a bien vu lors de la panne de 1998, lorsque les autorités                  gouvernementales ont dû compenser la perte ou l&#8217;absence                  de moyens des élus municipaux et régionaux. À                  cet égard, la réussite des CLSC (Centres locaux                  de services communautaires) est le meilleur exemple d&#8217;une organisation                  décentralisée et « à l&#8217;écoute                  des besoins de sa clientèle », pour reprendre un                  langage que nous abhorrons, qui a su faire face à la                  situation avec toute la préparation nécessaire.</p>
<p>Le                  réseau centralisé acquiert une valeur morale en                  soi, c&#8217;est là le drame que voyait Nisbet. L&#8217;organisation                  militaire a imprégné le civil dans l&#8217;après-guerre                  au point de remplacer la classe ouvrière, à échelle                  locale, directe, comme déterminant des relations associatives.                  La bureaucratie militaire devenait investie des attributs de                  la communauté morale. Le sens de l&#8217;identification, de                  l&#8217;apparenance et de la sécurité lui sont dévolues.                  De Bodin à Hobbes, l&#8217;ancien sens de la loyauté                  s&#8217;affaiblit, puis disparaît en tant que valeur transcendante.                  La relation devient suspecte, le contrat la remplace. Les guildes                  et la famille, centrales au Moyen Âge, sont dissoutes                  par le pouvoir royal, dépourvues de leur autorité                  dans ce qu&#8217;on nommerait aujourd&#8217;hui l&#8217;autogestion de la production                  (bien qu&#8217;il n&#8217;y ait pas de production à proprement parler                  au Moyen Âge, mais seulement des besoins à pourvoir).</p>
<p>Pour                 Nisbet, l&#8217;Histoire est le déclin de la communauté.                  Ou plutôt, progrès et déclin à la                  fois : croyances morales, statut social et racines culturelles                  sont devenues des formes de nostalgie dont on entreprend sans                  cesse la revitalisation. L&#8217;émancipation de l&#8217;individu                  doit donc se mesurer aussi au vu de la perte des structures                  anciennes d&#8217;où il s&#8217;est émancipé, et qui                  étaient aussi des structures de sens. L&#8217;État moderne,                  celui des années 50, aujourd&#8217;hui assez affaibli, dominé                  par ces autres États que sont les grandes entreprises,                  devient une communauté lui-même, et une communauté                  absolue, qui n&#8217;en tolère pas d&#8217;autres. L&#8217;État                  repose sur la force, alors que les groupes sociaux reposent                  sur la responsabilité mutuelle. La force nécessite                  une ramification vers le Pouvoir central, fédérateur                  de gré ou de force ; le rassemblement en réseau                  a constitué une forme première de tout gouvernement                  étatique moderne.</p>
<p>Nisbet                  explique comment Hobbes, le théoricien de l&#8217;État                  moderne, est fasciné par l&#8217;arrangement géométrique                  des relations sociales. Pour lui, l&#8217;individu est une entité                  abstraite liée par un contrat neutre, formel et écrit,                  avec les autres individus et l&#8217;État. L&#8217;identification                  entre toute forme de culture et d&#8217;association fonde sa pensée                  sur l&#8217;État et la société. On peut donc                  trouver chez lui une idée du réseau en tant que                  système opérationnel de relations et de fonctions.                  Le réseau désolidarise les affinités anciennes                  et « naturelles » pour organiser une macro-économie                  sociale. L&#8217;important est de noter la valeur que Hobbes confère                  à ce réseau : il est le tout de la société.                  Tout se passe en lui ou rien ne se passe; c&#8217;est là la                  tragédie moderne, dit Nisbet (p. 132).</p>
<p>Hobbes                  ne décrit toutefois pas l&#8217;État totalitaire. Il                  ne veut pas l&#8217;anéantissement de l&#8217;individu, mais sa libération                  des jougs imposés par les anciennes dépendances.                  Seul un environnement impersonnel fondé sur le juridique                  peut le permettre. C&#8217;est là le fondement du libéralisme                  et de la démocratie dite libérale qui se réalisera                  avec la Révolution française de 1789. Une telle                  notion d&#8217;environnement devrait nous faire réfléchir                  sur nos réseaux actuels ; ne préfigure-t-elle                  pas le fondement de notre soif et de notre besoin d&#8217;interconnection                  &#8216; Les transactions et le commerce sur le Web nous permettent                  d&#8217;entrevoir cette formidable uniformisation qui comble les besoins                  les plus intimes, en même temps qu&#8217;on se débarrasse                  du papier (le rêve de la « paperless society»                  de F. W. Lancaster), des intermédiaires et des institutions                  « lourdes » pour réaliser un des fantasmes                  originels du libéralisme : la libre circulation absolue,                  sans frontières et sans temporalité.</p>
<p>Comme                  chez Jean-Jacques Rousseau, c&#8217;est l&#8217;identification de cette                  puissance avec la liberté qui donne sa force et son sens                  à l&#8217;État et au réseau ainsi créé.                  Une seconde identification va de pair avec la première                  : celle de la vie morale de l&#8217;État, vie exclusive de                  la moralité dans l&#8217;État. Ce qui conduit, estime                  Nisbet, à un pouvoir illimité de l&#8217;État,                  pour avoir plus de pouvoir et plus de moralité. L&#8217;exagération                  et le dépassement paranoïaque sont inscrits dans                  la genèse de cet État, qu&#8217;il suffit de remplacer                  aujourd&#8217;hui par la mondialisation économique (la pensée                  corporative, « unique ») et ses rationnalisations                  pour mieux saisir. Nisbet entend par État le Pouvoir                  central et asservissant de son époque (le Welfare State),                  qui prend en charge le citoyen. Malgré eux, Hobbes et                  Rousseau posent les fondements du totalitarisme ; la liberté                  de Rousseau est la liberté omnisciente de l&#8217;État.                  « Freedom for Rousseau is the synchronisation of all social                  existence to the will of the State, the replacement of cultural                  diversity by a mechanical equalitarianism» (pp. 145-146).                  En somme, l&#8217;État devient la Religion nouvelle, post-chrétienne                  si l&#8217;on peut dire. Il fait le citoyen-homme, il a besoin de                  la religion pour exister.</p>
<p>N&#8217;est-il                  pas frappant de constater les ressemblances philosophiques de                  ces définitions avec celles du projet de société                  virtuelle &#8216; Comme Rousseau et les Lumières, l&#8217;État                  virtuel et réseauté veut remplacer les diversités                  culturelles, les particularismes, il a besoin de la religion                  mythologique donnée par la foi dans le cyberespace et                  les bienfaits du virtuel pour s&#8217;attirer l&#8217;allégeance                  des composantes du réseau, lesquelles il faut bien, langage                  oblige, appeler par leur nom, même s&#8217;il ne répond                  pas à une codification technique : les hommes, ou êtres                  humains.</p>
<p>Rousseau                  pense que le fondement pacifiste et humaniste du christianisme                  est de la mièvrerie. À ses yeux, le christianisme                  est trop humain pour un amateur de système comme lui.                  L&#8217;exploitation des clercs doit être remplacée par                  celle des fonctionnaires et des militaires, plus neutre : «                  Créez des citoyens et vous avez ce dont vous avez besoin                  » (p. 149, traduction personnelle ). Vers quoi tend ultimement                  le cyberespace, sinon qu&#8217;à la création du citoyen                  nouveau, du cyber-citoyen comme on le lit souvent &#8216;</p>
<p>Les                  mots « égalité, liberté, omniscience                  » sont en outre des paramètres premiers du discours                  sur les réseaux de communication. Cacheraient-ils eux                  aussi un envers comme chez Rousseau &#8216; La liberté est                  le pouvoir, et le pouvoir est la liberté : voilà                  la doctrine la plus puissante et la plus révolutionnaire                  de toute l&#8217;Histoire, affirme Nisbet (p. 151). La terminologie                  libertaire cache l&#8217;État absolu. Rousseau présente                  un amalgame entre religion et politique qui fait toute la force                  de sa pensée, et ce, d&#8217;autant plus que cet amalgame prend                  la forme de l&#8217;attachement au sol, du patriotisme. Or, le patriotisme,                  ajoutons-le, est aussi une tâche de formation et d&#8217;éducation.                  C&#8217;est ce que la « classe virtuelle » des infocrates                  et intellectuels dédiés au virtuel s&#8217;évertue                  à accomplir, en prenant conscience de son pouvoir nouveau                  dans la Network Economy et de son idéologie spécifique.</p>
<p>Le                  tour de force, ici, est de rattacher deux idées contradictoires                  : celle de la centralisation et celle de la liberté.                  La médiation de la vertu permet de l&#8217;accomplir dans la                  pensée de Rousseau, ce qui fait dire à Nisbet                  que l&#8217;idée même de communauté politique                  relève d&#8217;un système idéologique («                  idea system», p. 155). Cette communauté trouvera                  sa pleine réalisation dans notre siècle, avec                  le totalitarisme dans sa forme la plus puissante (et pas seulement                  le totalitarisme de gauche). À la suite de Platon, l&#8217;État                  parvient à sa pleine vertu morale et est source de toute                  vertu morale, donc de toute individualité (p. 154). C&#8217;est                  véritablement cette opération de réticulation                  de la vie et de l&#8217;organisation sociale qui réalise l&#8217;atomisation                  des groupes sociaux et des associations culturelles. En retour,                  cet ensemble atomisé, mis en réseau, a besoin                  de l&#8217;État pour sa sécurité et sa protection.                  Une société déterminée par l&#8217;économie                  marchande ne fait qu&#8217;accélérer et solidifier le                  processus : lorsqu&#8217;elle ne l&#8217;est pas, comme dans les pays du                  Tiers-Monde, on la provoque, on la crée. C&#8217;est le but                  avoué du Fonds monétaire international et de la                  Banque Mondiale (9), qui formulent à cet égard                  des politiques technologiques très claires et que les                  infocrates reprennent à leur compte, sans en déformer                  la moindre virgule.</p>
<p>Ainsi,                  l&#8217;égalité est celle d&#8217;une « équivalence                  mécanique de talents et de fonctions » (p. 156).                  La fraternité unit des communautés politiques                  et non plus locales, basées sur des intérêts                  communs ou des croyances (idem). Aliénation des anciennes                  structures d&#8217;association au profit de nouvelles structures,                  qui rendent l&#8217;État efficace en le libérant des                  coutumes basées sur la féodalité : voilà                  le processus premier et fondateur de la société                  moderne, conclut Nisbet. Comment ne pas y voir pour notre part                  la mise en réseau globale et universelle, unanimiste,                  telle que portée par la révolution virtuelle &#8216;</p>
<p>La                  connotation religieuse était déjà présente                  dans la spiritualisation de la relation au politique, qui se                  « technicise » en acquérant en même                  temps une aura magique. Il s&#8217;agit évidemment d&#8217;une fausse                  spiritualisation, d&#8217;un pastiche de spriritualisation. La technicisation                  introduit la magie. Paradoxal &#8216; Oui et non, dans la mesure où                  la technique érigée en technologie (en discours)                  évacue toute relation authentique à l&#8217;Autre et                  à l&#8217;autorité. Comme si sa rationnalité                  trop accablante était insupportable pour l&#8217;homme, qui                  a besoin d&#8217;un mécanisme compensateur plus irrationnel,                  qu&#8217;il va chercher dans ce qui lui reste d&#8217;imaginaire dévoyé.                  L&#8217;État politique jouait déjà ce rôle                  au temps de Rousseau, avec son imaginaire patriotique et ses                  conquêtes. Plus tard, la révolution industrielle                  et scientifique prendra le relais.</p>
<p>Réforme                  du calendrier, bannissement des associations culturelles, littéraires                  et éducatives, ainsi que des ordres religieux, désignation                  d&#8217;un contrat civil de mariage, limitation de l&#8217;autorité                  paternelle : toutes les conséquences d&#8217;un corps social                  devenu simple connexion de ses membres se résument dans                  la société de masse du XXième siècle.                  Le Comité de Salut Public proclame : « You must                  entirely refashion a people whom you wish to make free, destroy                  its prejudices (&#8230;), purify its desires» (p. 162). Tout                  un design avant la lettre, qui préfigure ce grand design                  technico-scientifique caractéristique de la pensée                  du virtuel.</p></blockquote>
<table border="0" width="100%">
<tbody>
<tr>
<td width="50%"><strong><span style="text-decoration:underline;">Réseau,                          liberté et pouvoir</span></strong></td>
<td width="50%"><a href="/Documents/hermes/HERMES1/network3.htm#debut"> </a></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<blockquote><p>Le réseau asservit et rend libre à                  la fois. Nous y sommes libres, mais à ses conditions.                  Le pouvoir de masse qu&#8217;il rend possible est une « liberté                  de masse », et encore ce pouvoir est-il tout théorique,                  si ce n&#8217;est une simple croyance, toujours entretenue par les                  médias. Cette liberté de masse est la doctrine                  politique la plus révolutionnaire du monde moderne, affirme                  Nisbet (p. 169). L&#8217;analyse des structures symboliques qu&#8217;il                  fait nous fournit une vision hautement unificatrice de notions                  absolument centrales : société de masse, société                  de l&#8217;information, publicité, éthique, conscience                  morale et politique, déterminisme technique, sans oublier                  la communauté et le pouvoir. Toutes ces mises en correspondances                  aboutissent, à travers l&#8217;historique des théories                  de la société libérale et démocratique                  moderne, à un éclairage central et fondamental                  dont on ne peut se passer pour comprendre réellement                  le processus de virtualisation socio-économique et culturel                  (technologique) que l&#8217;on vit depuis le début des années                  90.</p>
<p>Car                  toujours et partout, il y a du pouvoir. C&#8217;est lorsque ce dernier                  semble disparaître ou se neutraliser qu&#8217;il devient le                  plus fort. Dans L&#8217;État moderne (lisons aussi, comme dans                  tout ce qui précède, dans la logique corporative                  moderne), c&#8217;est « la promesse qui semble reposer dans                  le pouvoir politique quant au Salut de l&#8217;Homme » (p. 175)                  qui est significative, et non pas tellement le Pouvoir lui-même.                  Le Pouvoir ne survit que par sa mythologie, il ne serait rien                  sans cette promesse d&#8217;eschatologie proprement religieuse. Méditons                  donc un peu sur cette vérité de tous les temps                  : le Pouvoir se construit sur ce qu&#8217;il détruit et sur                  ce qu&#8217;il hait. Essentiellement cynique, il édifie la                  démocratie sur la religion. Et le virtuel &#8216; Il détruit                  le passé pour nous faire régresser dans une technique                  devenue environnement (la meilleure définition de la                  Technologie), il abolit le temps et l&#8217;espace pour nous détacher                  de l&#8217;existentiel et de l&#8217;existence (pour que nous existions                  par lui, le clonage réalisera ce volet), et enfin, il                  détruit le Réel parce qu&#8217;il en est rendu à                  le haïr. Le Réel est de trop dans son projet, comme                  l&#8217;Homme est de trop dans le totalitarisme (Hannah Arendt). N&#8217;est-ce                  pas Staline qui était fasciné par l&#8217;électrification                  des campagnes et de leurs paysans, lesquels furent littéralement                  exterminés par la famine qu&#8217;il créa en Ukraine                  &#8216; Sa fascination ne tenait-elle pas à une connexion à                  un réseau qui les mettait au pas du progrès industriel                  et technique, et qui permettait au dictateur de mieux les voir                  et les surveiller &#8216;</p>
<p>Délires                  que ces réflexions &#8216; Voyez plus en détail les                  délires rose bonbon des promoteurs et vous serez convaincus                  de leur finalité, du fantasme fondamental qu&#8217;ils ne cessent                  de réitérer. Toujours remplacer une partie de                  ce qu&#8217;on peut faire sans la technologie, et toujours ajouter                  une prothèse à un Homme libre&#8230; Le but : transformer                  le monde habitable en HLM (« hôpital de la longue                  maladie », disait Jean-Luc Godard dans son film Alphaville                  en 1962). Celui ou celle qui ne s&#8217;inquiète pas face à                  de telles questions est acquis(e) au discours technologique,                  sa conscience est formée avec succès, ce qui est                  le cas de la majorité d&#8217;entre nous&#8230; Nisbet cite Jeremy                  Bentham, le père du « panopticon », ce procédé                  de surveillance des prisonniers, et explique que le philosophe                  concevait l&#8217;exercice du contrôle collectif comme la seule                  condition de la prise en compte de l&#8217;individu en tant qu&#8217;individu                  (p. 176). Le pouvoir politique est pour lui le réseau                  des réseaux, celui qui supervise tous les autres pouvoirs                  et qui crée une « scène d&#8217;impersonnalité                  rationnelle » exigée par le besoin de libération                  individuelle.</p>
<p>On                  dispose en fait chez Nisbet d&#8217;une dialectique incroyablement                  complexe et raffinée pour analyser le phénomène                  de réseautage technologique contemporain. La liberté,                  certes, mais la liberté forcée de Rousseau et                  de Bentham, contemporaine de l&#8217;apparition de la police, du pénitencier,                  de l&#8217;usine, et de la société corporative qui s&#8217;allie                  l&#8217;État. Le concept de réseau engloberait-il tous                  les autres, ceux de management, de planification, d&#8217;organisation,                  de rationalisation, de standardisation, et jusqu&#8217;à la                  notion de communauté et de besoin &#8216; Tous ces concepts                  nous ramèneraient-ils en dernier ressort au grand concept                  transcendant qui semble l&#8217;emporter &#8216; Ce dernier rend de plus                  en plus toute alternative impensable, que ce soit la coexistence                  d&#8217;autorités diverses, autonomes, ou encore l&#8217;équilibre                  de ces autorités en contrepartie à une trop grande                  centralisation de pouvoir. Ces autorités peuvent certes                  exister, mais à l&#8217;intérieur du réseau technologique,                  ce qui leur donne une forme politique et idéologique                  déterminée, acceptable, qui les réduit                  à des opinions, des pouvoirs d&#8217;achat, des pouvoirs d&#8217;informer,                  des diffuseurs de « savoir » toujours utilitaire.</p></blockquote>
<table border="0" width="100%">
<tbody>
<tr>
<td width="50%"><strong><span style="text-decoration:underline;">Le capitalisme                          et la technique des réseaux</span></strong></td>
<td width="50%"><a href="/Documents/hermes/HERMES1/network3.htm#debut"> </a></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<blockquote><p>À la lecture de Nisbet, on peut plus nettement                  voir chez les prophètes de la cyber-société                  des manipulateurs de l&#8217;idéal démocratique et juridique,                  comme l&#8217;ont été Rousseau et les révolutionnaires.                  Ils continuent eux aussi à enclaver l&#8217;autorité                  politique dans un dispositif technique, à assimiler cette                  autorité à la personnalité humaine, à                  la projection du Moi (p. 264). La grande découverte du                  XIXième siècle aura été celle de                  l&#8217;exploitation du pouvoir de l&#8217;État dans et par la volonté                  populaire de masse par leur participation à ce pouvoir.                  Le XXième siècle n&#8217;aura-t-il pas approfondi cette                  découverte en la systématisant et en l&#8217;affinant                  dans ses modalités toujours plus nombreuses et discrètes                  &#8216; Toute technologie est logique, et toute logique est discrète                  (au Québec, une entreprise multi-médias importante                  se nomme « Discreet Logic»&#8230;). Nisbet attribue                  le « cauchemar symbolique dans lequel se trouve plongé                  le libéralisme actuel » à la centralisation                  totale de l&#8217;autorité et des fonctions sociales, qui tient                  de cette logique propre à l&#8217;homo oeconomicus, et non                  pas d&#8217;abord à la technologie comme cause première                  (p. 221). Il est clair pour lui que la technologie suit une                  logique de centralisation communautariste.</p>
<blockquote><p>The                      genius of totalitarian leadership lies in its profound awareness                      that human personality cannot tolerate moral isolation.                      It lies further in its knowledge that absolute and relentless                      power will be acceptable only when it comes to seem the                      only available form of community and membership (p. 204).</p></blockquote>
<p>Une communauté                  « totale » prend forme par et dans la mise en réseau                  globale :</p>
<blockquote><p>What                      gives identity to the totalitarian State is not the absolutism                      of one man or of a clique or a class ; rather, it is the                      absolute extension of the structure of the administrative                      State into the social and psychological realm previously                      occupied by a plurality of associations (p. 205)</p>
<p>The rulers                      of the total community devise their own symbolism to replace                      the symbolism that has been destroyed in the creation of                      the masses (p. 206).</p></blockquote>
<p>Michael                 Weinstein, de <em>CTheory</em> (10 ) reprend la pensée                  de Nisbet quand il voit dans le néo-libéralisme                  actuel un communautarisme capitaliste :</p>
<blockquote><p>Neo-liberalism                      is dead, wich means at long last that liberalism is dead.                      Neo-liberalism already was not liberal &#8211; it was communautarianism                      in camouflage (&#8230;) Neo-liberalism was also the technotopia                      of the « information highway» hype, trade war                      with China over CDs ; New Age revitalism, prayer meetings                      in the New Class (Dead Power Elite), Renaissance Weekends.                      It slowly morphed itself into the double of its competitor                      : technotopian conservative corporatism. It represented                      the virtual class, but so does its now victorious opposition.                      It represented arts, public corporations, « non-profits».                      The opposition does not.</p></blockquote>
<p>Weinstein                  voit la première manifestation de ce communautarisme                  corporatif avec le projet de « Star Wars» de l&#8217;administration                  Reagan. Ce corporatisme conservateur et technotopique favorise                  des « organisations complexes de capitaux corporatifs                  et de leurs alliés aux dépens de vastes secteurs                  de l&#8217;appareil d&#8217;État et d&#8217;intérêts non-capitalistes                  » (idem). Il a donc besoin du réseau technologique                  de la virtualité, et surtout de l&#8217;arme de l&#8217;information                  sous toutes ses formes, y inclus philosophique. Donnons un exemple                  : la technologie des communications mobiles. À Téléglobe                  Canada, on estime que la part du trafic étranger dans                  les échanges téléphoniques passera de 22                  % en 1996 (3 % en 1992) à 50 ou 60 % en 2000. La communication                  téléphonique, de service qu&#8217;elle est actuellement,                  devient <strong>produit</strong> parmi d&#8217;autres. Si bien                  que le président de l&#8217;ex-corporation d&#8217;État, Charles                  Sirois, entrevoit l&#8217;attribution de notre numéro de téléphone                  à la naissance&#8230; On parle bien sûr de contenu                  à mettre dans les tuyaux, mais à voir ce qui constitue                  le contenu actuel, on ne peut que constater qu&#8217;il est façonné                  par le « miracle » technologique. En fait, le téléphone                 <strong>sera</strong> l&#8217;ordinateur avec la                  mise au point de l&#8217;interface vocale. L&#8217; « ordinateur »                  devient un terme périmé, et ne sera plus différent                  de l&#8217;appareil-réseau</p>
<p>Autre                  exemple de la communication réifiée et marketisée,                  les centres d&#8217;appels où l&#8217;on recueille l&#8217;information                  des producteurs pour la redistribuer au consommateur :</p>
<blockquote><p>Les                      centres d&#8217;appels évoluent parce que nous sommes tous                      devenus des consommateurs avisés et mieux informés.                      Ces centres sont donc devenus des centres de communication                      et de traitement. Voici donc une nouvelle définition                      : être relié à l&#8217;information via la                      meilleure ressource (11).</p></blockquote>
<p>Avec                  Arthur Kroker, Weinstein parle du capitalisme à l&#8217;ère                  du virtuel en tant que circulation de commodités recombinantes,                  dans un texte de <em>CTheory</em> sur lequel nous reviendrons                  dans une prochaine parution (12) :</p>
<blockquote><p>Pan-capitalism                      is endlessly recombinant. Left to itself, it works to realize                      itself as a mutating relational database. The flesh as labor                      and purchaser suffers injurious neglect in the transformation                      of product into process, the recombinant commodity [wich]                      is not even a sign value. It is a packet or « body»                      of information transmitted (&#8230;) in networks of instantaneous                      exchange and substitution : telematic capitalism.</p>
<p>We&#8217;re used                      to television as a wasteland, but the Net promises COMMUNITY,                      according to the hypesters, an absolutely free and unhibited                      community &#8211; since it&#8217;s all symbolic &#8211; for its anarcho-hippie-libertarian                      hardcore (13)</p></blockquote>
</blockquote>
<table border="0" width="100%">
<tbody>
<tr>
<td width="50%"><strong><span style="text-decoration:underline;">La                              séduction de l&#8217;information dans le réseau</span></strong></td>
<td width="50%"><a href="/Documents/hermes/HERMES1/network3.htm#debut"> </a></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<blockquote><p>L&#8217;organisation                  « totale » procède rationnellement par la                  création de nouvelles fonctions, de nouveaux statuts                  et d&#8217;allégeances nouvelles (Nisbet, p. 208). La liberté                  individuelle n&#8217;y est qu&#8217;individuelle, elle n&#8217;a pas de pouvoir                  réel. Elle est toujours sujet à être guidée                  et contrôlée. « As a philosophy of means,                  individualism is now not merely theoretically inadequate : it                  has become tragically irrelevant, even intolerable» (p.                  245). L&#8217;individu détaché et indépendant                  de toute association n&#8217;est rien, il n&#8217;est que manipulable. On                  lui donne la liberté collective pour mieux cacher le                  vrai pouvoir qui le régit. « Power becomes, in                  this view, marvelously neutralized and immaterialized»                  (p. 257). Le « merveilleux » de l&#8217;immatérialisation                  : une définition sommaire de l&#8217;image virtuelle s&#8217;y esquisse.                  Dans l&#8217;immatériel, la liberté d&#8217;expression importe                  peu :</p>
<blockquote><p>(&#8230;)                      if the primary social contexts of belief and opinion are                      properly organized and managed. What is central is the creation                      of a network of functions and loyalties reaching down into                      the most intimate recesses of human life where ideas and                      beliefs will germinate and develop (idem).</p></blockquote>
<p>Aménager                  la symbolique sociale et collective, voilà la tâche                  essentielle aux yeux de l&#8217;analyste du symbolique qu&#8217;est Nisbet.                  Il est certain que, dans cette perspective, la technologie de                  l&#8217;information trouve un rôle inespéré. En                  effet, elle se situe à la jonction du réel, du                  physique et du psychique. Elle marie le symbolique et le réel.                  Elle travaille avec l&#8217;écriture, les données, l&#8217;information,                  la connaissance, et en ce sens, elle a beaucoup plus de pouvoir                  de séduction (un des pouvoirs du symbolique) que n&#8217;importe                  quelle autre technologie qui l&#8217;a précédée.</p>
<p>Mais                  ce qu&#8217;on devrait retenir surtout de la citation précédente,                  c&#8217;est le « réseau de fonctions et de loyautés                  ». « New professional, scientific and artistic groups                  are created- even new associations for the varied hobbies of                  a people» (p. 209). Aujourd&#8217;hui, Pierre Lévy nous                  parle de la capacité de s&#8217;associer sur la base des intérêts                  et des talents pour créer une nouvelle dynamique sociale                  grâce au réseau technologique&#8230;</p>
<blockquote><p>As                      the totalitarian psychologist well knows, within these new                      formal associations based upon clear function and meaning,                      there will inevitably arise over a period of time the vastly                      more important network of new informal relationships, new interpersonal                      allegiances and affections (&#8230;) (p. 209).</p></blockquote>
<p>À                  un processus de dépersonnalisation sociale, succède                  un processus de repersonnalisation politique. L&#8217;invention de                  techniques psycho-sociales, télévision, cinéma,                  médias de communication et de gestion du savoir, poursuit                  l&#8217;intériorisation des idées, des idéologies,                  de comportements et de mythologies tout en émancipant                  objectivement l&#8217;individu. Il n&#8217;y a pas de complot imaginaire                  auquel on renvoie les critiques des technologies et de leurs                  supporteurs. Il n&#8217;y a qu&#8217;une logique et un processus interne,                  consubstantiel à toute évolution socio-technique,                  et plus pertinemment encore, à la technologie comme environnement.</p>
<p>Chaque                  nouveau groupement humain ainsi créé n&#8217;est qu&#8217;une                  extension sociale et psychologique de l&#8217;administration centrale                  de l&#8217;État (idem). Nisbet donne ainsi une définition                  parfaite de notre communauté virtuelle moderne:</p>
<blockquote><p>Each                      is the instrument, ultimately, of the central government,                      the psychological setting that alone makes possible the                      massive remaking of the human consciousness. All such groups,                      with their profound properties of status, are the means                      of implementing whatever image- race, proletariat, or mankind-                      surmounts the structure of the absolute, monolithic, political                      community (idem).</p></blockquote>
<p>L&#8217;image                  qu&#8217;on veut implanter en cette fin de siècle, ou en ce                  début de nouveau siècle, c&#8217;est bien entendu celle                  d&#8217;un Homme nouveau, redessiné, qui n&#8217;a plus rien à                  voir avec l&#8217;Histoire ou la géographie anciennes. Celle                  d&#8217;un consommateur averti, intelligent, autonome. Un Homme nouveau                  simplement parce qu&#8217;il est en réseau avec de l&#8217;information                  et des données, qu&#8217;il est interactif et que seules ces                  conditions suffisent à croire. Un Homme nouveau, non                  pas parce qu&#8217;il s&#8217;est réapproprié son intelligence                  des choses et des faits à-travers l&#8217;Histoire, par une                  intelligence équilibrée et active qui part du                  sens commun&#8230; Non : un Homme nouveau qui s&#8217;apparente par la                  forme à l&#8217;Homme nouveau des fascistes allemands des années                  30, un homme jeune, athlétique de l&#8217;esprit et performant.                  L&#8217;Homme des films documentaires de Leni Riefensthal sur les                  Olympiques de Berlin.</p>
<blockquote><p>Too                      often in our intellectual defenses of freedom, in our sermons                      and manifestoes for democracy, we have fixed attention only                      on the more obvious historical threats to popular freedom                      : kings, military dictators, popes, and financial titans.                      We have tended to miss the subtler, but infinitely more                      potent threats bound up with diminution of authorities and                      allegiances in the smaller areas of association and with                      the centralization and standardization of power that takes                      place in the name of, and on behalf of, the people (p. 258).</p></blockquote>
<p>Même                  un « prophète» comme Howard Rheingold est                  capable de distinguer la communauté et le réseau                  : « People in communities have a stake in each other&#8217;s                  destiny, and care about one another». La communication                  par courrier électronique est propre à l&#8217;ordinateur,                  elle est créée par lui : si on l&#8217;utilise pour                  pousser plus à fond l&#8217;aliénation déjà                  créée dans les communications électroniques,                  alors nos difficultés n&#8217;en seront que plus grandes. Mais                  même dans le cas contraire, se demande Rheingold, sera-ce                  pire ou mieux dans un monde où le seul écran est                  celui de la télévision (et lire : du multimédia,                  de la cybertélévision) &#8216; (14) Ce n&#8217;est pas un                  hasard si 1994 et l&#8217;ouverture au marché du WWW marquent                  un tournant dans les discours et la symbolique sociales contemporaines                  ; à partir de ce moment, la pensée critique traditionnelle                  confirme son lent déclin, et le discours économique                  prend le dessus, s&#8217;infiltre partout et la technologie de l&#8217;information                  occupe une place centrale, qu&#8217;elle n&#8217;avait pas occupée                  auparavant aussi largement. Elle devient un paradigme absolu.</p></blockquote>
<table style="height:350px;" border="1" cellspacing="0" cellpadding="0" width="90%">
<tbody>
<tr>
<td width="100%" height="274" align="center"><img src="/Users/Roger/AppData/Local/Temp/moz-screenshot.png" alt="" /><a href="http://charro1010.wordpress.com/files/2009/11/helico.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-31" title="helico" src="http://charro1010.wordpress.com/files/2009/11/helico.jpg?w=300" alt="" width="300" height="196" /></a></td>
</tr>
<tr>
<td width="100%" height="64" align="center"><strong>Trois étapes de la                          croissance technologique vers l&#8217;abstraction de la réalité:</strong>Le gratte-ciel                          (négation du sol), la machine volante (négation                          de l&#8217;espace), et le dérèglement du milieu                          physique du vivant qui accompagne le développement                          des réseaux productifs virtuels (négation                          du Réel).
<p>&#160;</p>
<p>Photographie                          Pierre Blouin</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table border="0" width="100%">
<tbody>
<tr>
<td width="50%"><strong><span style="text-decoration:underline;">L&#8217;anti-réseau                          ou la techno-science</span></strong></td>
<td width="50%"><a href="/Documents/hermes/HERMES1/network3.htm#debut"> </a></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<blockquote><p>En ce sens, on pourrait imaginer un contre-réseau,                  un anti-réseau qui serait simplement l&#8217;acte de cultiver                  les singularités. Ce qui rend chaque événement,                  chaque être, chaque fait uniques, et que tout système                  a tendance à éluder. La science, disait Gilles                  Deleuze, ne se caractérise pas d&#8217;abord par l&#8217;établissement                  de lois universelles, mais par l&#8217;étude des singularités                  et des cas particuliers. En fait, chaque cas peut potentiellement                  remettre en question une ou plusieurs lois dites universelles.                  L&#8217;esprit scientifique s&#8217;exerce effectivement dans ces cas précis                  où un événement nous surprend, nous assaille.                  La logique du réseautage n&#8217;aurait-elle pas aussi pour                  fonction de normaliser les effets de surprise, non planifiés                  &#8216; Elle serait alors « illogique », le fruit d&#8217;une                  pensée non-scientifique : si tout en vient à se                  passer sur le réseau, tout est prévisible. C&#8217;est                  un peu l&#8217;équivalence donnée par le temps réel                  universel, qui est un temps de réseau, qui appartient                  au réseau et à l&#8217;internaute. C&#8217;est un temps de                  production continue comme de divertissement continu. Un temps                  de l&#8217;hallucination instituée.</p>
<p>Le                  réseau rend libre, certes, mais en lui abandonnant notre                  autonomie. Il nous donne sa liberté à lui, une                  liberté de service, une liberté sexy, glamour.                  La technologie en réseau nous lie à elle en nous                  servant, dans un pacte non déclaré, non consenti,                  non formulé. C&#8217;est un peu pourquoi on retrouve peu de                  langage sur le réseau, c&#8217;est la mort de la pensée                  langagière qui s&#8217;y profile, au profit d&#8217;une appréhension                  spatiale et active, nerveuse, des choses.</p>
<p>La                  pensée non-scientifique du réseau s&#8217;explique tout                  de même bien lorsqu&#8217;on considère son ultra-rationnalité                  : le désir de rationnel a pris le dessus sur celui de                  réalité. La fonction du réseau le fait                  proliférer de manière exponentielle (ce qui fait                  les délices de la classe infocratique, qui contemple                  la loi de Moore), mais ce faisant, elle perd tout sens pratique                  de la fonction pour devenir une fonction en soi. La fonction                  de la fonction, en quelque sorte. Sa rationalité détache                  le réseau de la réalité physique, et, en                  fait, il n&#8217;a plus affaire à la recherche scientifique                  qui l&#8217;a fait naître. Il appartient au complexe de la techno-science,                  qui ne réfère plus du tout au concept de curiosité                  désintéressée et de culture. Il fixe son                  « ordre du jour », comme on dit. L&#8217;ultra-rationnalité                  peut être une pensée magique et ésotérique,                  elle peut même se muer en obsession.</p>
<p>On                  a en fait affaire ici à toutes les caractéristiques                  de la techno-science, cette technique simple devenue science,                  et cette Science qui a perdu sa raison. La techno-science émerge                  avec les réseaux d&#8217;échange de données,                  et avec les bases de données, lesquelles furent la forme                  primitive du réseau interactif. La société                  de l&#8217;information met en place au cours des années 50                  le principe de la recherche par mot clé, véritable                  révolution dans le domaine de la documentation. Or, cette                  mise au point est le fruit de l&#8217;informatisation, elle aurait                  été impensable sans elle. Les premiers thésaurus                  ont été créés dans l&#8217;armée                  et dans l&#8217;entreprise de haute technologie (DuPont et son «                  Chemical Thesaurus», à la fin des années                  50), avec le médium informatique. La course à                  l&#8217;espace des années 60 précipite les réseaux                  de télévision et de transmission internationaux                  par satellite. Les micro-ordinateurs et les CD-ROMS des années                  80 permettent ensuite l&#8217;interconnexion des bases de données                  isolées. Puis, l&#8217;extension de ces réseaux de spécialistes                  à un réseau grand public s&#8217;avère maintenant                  être l&#8217;instrument essentiel d&#8217;une économie mondiale                  exigeant la circulation maximale grâce à la décentralisation                  maximale. Processus achevé de l&#8217;abstraction propre à                  l&#8217;Occident : les structures de réalité qui restent                  prennent l&#8217;apparence de leur squelette, qui ressemble à                  s&#8217;y méprendre à un réseau&#8230;</p></blockquote>
<table border="1" cellspacing="0" cellpadding="0" width="90%">
<tbody>
<tr>
<td width="100%"><a href="http://charro1010.wordpress.com/files/2009/11/promeneur.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-35" title="promeneur" src="http://charro1010.wordpress.com/files/2009/11/promeneur.jpg?w=300" alt="" width="300" height="196" /></a></td>
</tr>
<tr>
<td width="100%"><strong>De                          l&#8217;ampleur d&#8217;un accident de laboratoire:</strong>«                          La quantité de gaz carbonique présente                          dans l&#8217;atmosphère a augmenté de 30 % depuis                          le début de la révolution industrielle                          et est maintenant plus élevée qu&#8217;au cours                          des 160 000 dernières années (&#8230;) nous                          avons fait disparaître 20 % des forêts de                          la terre [lesquelles absorbent le CO<sup>2</sup> émis par les activités                          industrielles et les transports ] ». (Dr. James                          Bruce, Programme canadien des changements à l&#8217;échelle                          du globe, in <em>Sur                          la montagne, Bulletin d&#8217;information du</em> <em>Centre de                          la montagne</em>,                          no. 14, Printemps-Été 1998).
<p>&#160;</p>
<p>«                          (&#8230;) l&#8217;étendue de la tempête est considérable.                          On estime généralement que le verglas                          est un phénomène localisé (&#8230;)                          Or, la tempête de janvier 1998 a laissé                          de 2 à 10 centimètres de glace sur une                          bande de 1 500 kilomètres qui s&#8217;étend                          des Grands Lacs aux Maritimes. Le territoire affecté                          a les dimensions de l&#8217;Italie, et comprend des parties                          de l&#8217;Ontario, du Québec, de New York, du Vermont,                          du New Hampshire, du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse.                          La région ayant reçu des précipitations                          de 8 centimètres et plus s&#8217;étend de Kingston,                          Ontario, jusqu&#8217;à Drummondville, Québec,                          c&#8217;est-à-dire un corridor de 400 kilomètres                          de longueur. » Tom Berryman, <em>Idem</em>.</p>
<p>«                          (&#8230;) assurer la sécurité du public et                          aider les arbres à passer au travers de cet important                          traumatisme ». Denis Marcil, ingénieur                          forestier, Ville de Montréal (<em>idem</em>).</p>
<p>Photogaphie                          Pierre Blouin</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table border="0" width="100%">
<tbody>
<tr>
<td width="50%"><strong><span style="text-decoration:underline;">Vers un                          processus de déréalisation &#8216;</span></strong></td>
<td width="50%"><a href="/Documents/hermes/HERMES1/network3.htm#debut"> </a></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<blockquote><p>Réseau, c&#8217;est aussi filet, le «                  net », les rets, ce qui nous retient, nous empêche                  de bouger, nous emprisonne. Ou peut-être seulement un                  filet à papillons&#8230; Écrivez Internet sur votre                  traitement de texte, et faites une recherche de synonymes :                  vous obtiendrez la sagesse de la machine, qui ne connaît                  pas ce terme et qui vous défile une liste alphabétique                  qui ressemble à l&#8217;écriture automatique des poètes                  surréalistes des années 20. La sagesse de l&#8217;ordinateur                  peut parfois, mon Dieu, bien surpasser celle de certains humains&#8230;                  Qu&#8217;on en juge sur pièces : Internet, internat, internement,                  interpeller, interposer, interpoler, interrogatoire, interrompu&#8230;</p>
<p>Une                  seule signification nous est cependant connue à l&#8217;heure                  actuelle, celle d&#8217;une coquille protectrice et nécessaire,                  assimilable au filet de sécurité sociale du Welfare                  State. Lorsqu&#8217;elle tombe en panne, on assiste à un accident                  de réseau. Accident nouveau genre, qu&#8217;on n&#8217;avait jamais                  connu auparavant, sauf dans le cas des accidents aériens                  dus à une erreur d&#8217;aiguillage ou aux déraillements                  de trains pour la même raison. Paul Virilio a essayé                  de trouver l&#8217;accident du réseau. Peut-être est-ce                  simplement un long accident, quelque chose de vraiment imperceptible.                  L&#8217;accident de la déréalisation, qui se comparerait                  le mieux au réchauffement climatique planétaire                  : une secousse périodique, une épidémie                  de cyclones, de sécheresses, un El Nino, un verglas (exceptionnel,                  mais qu&#8217;on dit s&#8217;inscrire dans le cycle normal des verglas,                  bien que nos aînés et quelques spécialistes                  et le commun des mortels nous disent n&#8217;avoir jamais rien vu                  de semblable), des hivers qui n&#8217;existent plus&#8230; Le tout noyé                  dans l&#8217;entropie de l&#8217;information, dans un « information                  glut » sans nom, sans odeur, comme celle de la cigarette                  qui imprègne tout comme un mal nécessaire. Tout                  noyé dans le fait, dans l&#8217;événement, bref,                  dans le réel (technologisé). Ou bien l&#8217;accident                  de l&#8217;absurdité : celle de toute organisation fondée                  sur un réseau abstrait. Qui, en plus, est ultra-centralisé                  et ultra-technologisé. Un accident un peu semblable à                  celui qui perd sa carte de crédit ou de guichet automatique,                  et qui se rend soudain compte de l&#8217;existence de la technologie,                  de son emprise sur sa personne, et qui se met à s&#8217;inquiéter                  de son avoir. qui se met à s&#8217;interroger&#8230; Il se dit                  : « Je dépends entièrement de mécanismes                  qui me sont étrangers et que je ne connais pas du tout,                  et que je ne cherche pas à connaître ». Il                  cherche alors à connaître la technique, comment                  le système fonctionne, puisque ce dernier lui nie soudain                  le bonheur. Il est comme l&#8217;enfant qui pleure après s&#8217;être                  fait mal.</p>
<p>Ainsi                  que le souligne très justement Catherine Bertho-Lavenir,                  « Les démocraties des deux derniers siècles                  ont façonné leurs réseaux pour qu&#8217;ils servent                  leur dessein de démocratie politique, d&#8217;unité                  nationale et de maintien des liens symboliques par la poste,                  entre autres (&#8230;)<em> Rompre avec cette tradition, et ne décider du devenir                  des réseaux qu&#8217;en fonction de calculs économiques,                  c&#8217;est une rupture radicale avec deux siècles de culture                  politique</em>.                  » (15) « Les États-Nations du XIXième                  siècle savaient ce qu&#8217;ils voulaient faire de leurs réseaux                  et comment. Avons-nous, aujourd&#8217;hui, le lieu politique de la                  discussion pour concevoir le cadre d&#8217;usage des nouveaux réseaux                  &#8216; Rien n&#8217;est mois sûr ». (Idem).</p>
<p>À                  toute technologie correspond une anti-technologie : le missile                  anti-missile, le satellite anti-satellite, la dissuasion nucléaire                  (dans ce cas, un plus grand nombre de bombes que l&#8217;adversaire)                  Plus prosaïquement, nous avons le répondeur téléphonique                  qui permet de filtrer ses appels, de se désengager de                  la communication obligatoire. L&#8217;encryptage est une forme de                  technologie anti-réseau, qui retourne paradoxalement                  à la naissance de l&#8217;ordinateur (la machine de Turing).                  Si nous possédons des outils extraordinaires, nous ne                  sommes pas toujours libres de les utiliser ou non. Ces outils                  règlent le tout de la société : ce ne sont                  pas des outils à proprement parler. Le réseau                  n&#8217;est pas le livre, le réseau est la « société                  de la connaissance ». Nous avons toujours disposé                  d&#8217;une distance critique face à ces instruments que sont                  le livre, la photographie, le film, le disque, etc. Dans tous                  ces médias, le design souverain de l&#8217;esprit, presque                  comme un but en soi, est absent. Toutes ces techniques étaient                  trop « lourdes », trop physiques pour permettre                  une intrusion dans la fascination mentale sophistiquée.</p>
<p>Toute                  technologie se méfie d&#8217;elle-même et de ses pouvoirs.                  Tout réseau se méfierait-il de lui-même                  &#8216; Quel est le « mauvais usage » du réseau                  technologique &#8216; Le virus informatique &#8216; La bombe atomique est-elle                  un mauvais usage des réacteurs atomiques &#8216; Une erreur                  de programmation, un « 404 not found » sont-ils                  un mauvais fonctionnement en soi &#8216; Ne sont-ils pas inscrits                  dans la nature de la technologie du réseau &#8216;</p>
<p>Le                  WWW comme anti-technologie par excellence, fondée sur                  un scénario de catastratrophe ontologique : l&#8217;extermination                  de l&#8217;Homme de la planète, ce qui n&#8217;est pas peu dire.                  Le Réel détruit est substitué par le Virtuel.                  En fait, le réseau global s&#8217;oppose à toute forme                  de technologie antérieure, en instituant le contrôle                  de l&#8217;information et des savoirs. L&#8217;Information est déjà                  devenue la nouvelle arme.</p>
<p>Qu&#8217;en sera-t-il au juste du réseau d&#8217;information universel, de                  cette fédération symbiotique des réseaux électroniques et du                  contrôle numérique &#8216; C&#8217;est ce qui se profile pour le siècle qui                  s&#8217;achève, et celui qui débute, un raccordement total des                  machines à écrire et à penser avec celles qui servent déjà à                  parler. Cellulaire (le grand fantasme du moment), Web TV,                  Network computer, tablettes à écrire numériques, montres et                  puces intégrées au corps humain, merveilles de la                  nano-bio-technologie (circuits « électroniques » dans un globule                  du sang)&#8230; Oui, bien sûr, tout cela donne le vertige, et à                  certains plus qu&#8217;à d&#8217;autres. Fusion des utilitaires. La                  matérialité du livre, porteuse de désordre, improductive,                  inefficace, doit s&#8217;effacer au profit de l&#8217;accès immatériel et                  universel, au profit de la dématérialisation en elle-même, de                  l&#8217;image devenue réalité. Après tout, la pensée n&#8217;est-elle pas                  elle-même un réseau neuronal dont on déchiffrera bien les codes                  un jour.</p></blockquote>
<table border="0" width="100%">
<tbody>
<tr>
<td width="50%"><strong><em>Pierre                          Blouin</em></strong></td>
<td width="50%"><a href="/Documents/hermes/HERMES1/network3.htm#debut"> </a></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<blockquote><p>NOTES</p>
<p>(1) Est-ce aussi                  un hasard si le noyau de la production « dure »                  informatique aux USA, et dans le monde, est concentré                  dans ces États de la Nouvelle-Angleterre &#8216;</p>
<p>(2) Michel Godet,                 <em>Demain                  les crises</em>.                  Paris, Hachette, 1980, p. 81.</p>
<p>(3) Michel Godet,<em> L&#8217;avenir autrement</em>, Paris, Armand Colin,                  1991, p. 45.</p>
<p>(4) Barry M.                  Leiner; Vinton G. Cerf; David D. Clark; Robert E. Kahn; Leonard                  Kleinrock; Daniel C. Lynch; Jon Postel; Larry G. Roberts; Stephen                  Wolff;    <a href="http://www.isoc.org/internet/history/brief.html"><em>A Brief History of                  the Internet</em></a><em>.</em> Internet Society, 20                  février 1998.</p>
<p>(5) Pierre Lévy                  et Alain Finkielkraut, « <a href="http://www.mediologie.com/numero2/art20.htm">L&#8217;impasse et l&#8217;échappée</a> », in                 <em>Cahiers de Médiologie,                  no. 2, oct. 1996.</em></p>
<p>(6) Chris Adams,                  « <a href="http://w3.crim.ca/inet96/papers/e3/e3_1.htm">The 1996 Internet counterrevolution                  : Power, Information and the Mass Media</a> » in Conférence Inet &#8216;96,                  Montréal, 25-28 mai 1996.</p>
<p>(7) Il n&#8217;est                  bien sûr pas question de reprendre ici les doléances                  des bibliothécaires que l&#8217;entrée de l&#8217;informatique                  dérange. À l&#8217;Université de Montréal,                  un préposé à l&#8217;information de la bibliothèque                  a répondu à un journaliste du <em>Quartier libre</em> que dans Internet, il n&#8217;y avait rien                  d&#8217;universitaire. Ceci est un débat strictement inter-professionnel,                  qui ne nous intéresse pas ici. Ce n&#8217;est pas une position                  critique intelligente que d&#8217;exprimer son inconfort personnel.                  Nous essayons de provoquer une réflexion sur Internet                  à partir de notions et de points de vue idéologiques                  et politiques.</p>
<p>(8) Robert A.                 Nisbett;<em> The Quest for Community : A Study in the Ethics of Order and                  Freedom. </em>New                  York, 1953 (1969, 1990).</p>
<p>(9) Eduardo Talero                  and Philip Gaudette; Banque Mondiale; <a href="http://www.worldbank.org/html/fpd/harnessing/"><em>Harnessing Information                  for Development : A Proposal for a World Bank Group Strategy</em></a>. World Bank, March 1996.</p>
<p>(10) WEINSTEIN,                  Michael A.; « <a href="http://www.ctheory.com/e14-abuse_value.html">The Triumph of Abuse                  Value</a> », <em>CTheory</em>, 3 May 1995.</p>
<p>(11) «                  Les centres d&#8217;appels et les nouvelles tendances », <em>L&#8217;Économique</em>, nov. 1997, p. 45.</p>
<p>(12) Arthur KROKER;                  Michael A. WEINSTEIN; « <a href="http://www.ctheory.com/a-political_economy.html">The Political Economy                  if Virtual Reality : Pan-Capitalism</a> », <em>CTheory</em>, 15 March 1994.</p>
<p>(13) Michael                  A. WEINSTEIN; Deena WEINSTEIN;« <a href="http://www.ctheory.com/ga1.12-net_game.html">Net Game &#8211; An American                  Dialogue</a> », <em>Ctheory</em>, 11 July 1996.</p>
<p>(14) Curtis Lang;<strong> </strong>«                 <a href="http://math.lehman.cuny.edu/tb/issue3/centerpieces/lang.html">WELL Done! Howard Rheingold                  Talks About Community and Electric Minds</a> », <em>Talk Back</em>, Issue 3,   (s.d.).</p>
<p>(15) Catherine                  Bertho-Lavenir; « <a href="http://www.mediologie.com/numero3/art4.htm">Le facteur national :                  la politique des réseaux postaux</a> », in <em>Cahiers de Médiologie</em>, no. 3, mai 1997.</p></blockquote>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Comment Twitter démultiplie l'effet réseau des musées dans le monde]]></title>
<link>http://blog.sigiriya.fr/2009/11/27/comment-twitter-demultiplie-leffet-reseau-des-musees-dans-le-monde/</link>
<pubDate>Fri, 27 Nov 2009 21:42:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Delphine Wintenberger</dc:creator>
<guid>http://blog.sigiriya.fr/2009/11/27/comment-twitter-demultiplie-leffet-reseau-des-musees-dans-le-monde/</guid>
<description><![CDATA[Quoi de plus international qu&#8217;un adepte de culture ? Le développement du tourisme culturel est]]></description>
<content:encoded><![CDATA[Quoi de plus international qu&#8217;un adepte de culture ? Le développement du tourisme culturel est]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[]]></title>
<link>http://poleteletravail.wordpress.com/2009/11/27/24/</link>
<pubDate>Fri, 27 Nov 2009 10:58:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>poleteletravail</dc:creator>
<guid>http://poleteletravail.wordpress.com/2009/11/27/24/</guid>
<description><![CDATA[Dictionnaire de la Pub.]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://poleteletravail.wordpress.com/files/2009/11/brides22-22.jpg"><img src="http://poleteletravail.wordpress.com/files/2009/11/brides22-22.jpg?w=150" alt="Fleurs de Montagne" title="Fleurs de Montagne" width="150" height="112" class="aligncenter size-thumbnail wp-image-23" /></a></p>
<p>Dictionnaire de la Pub.</p>
<p><a href="http://www.poleteletravail.com/" target="_blank" title="Pôle-Télétravail"><img src="http://www.e-monsite.com/s/2009/03/06/poleteletravail/90306651-votre-banniere-gif-gif.gif" border="0" alt="Pôle-Télétravail"/></a></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[]]></title>
<link>http://poleteletravail.wordpress.com/2009/11/27/22/</link>
<pubDate>Fri, 27 Nov 2009 10:52:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>poleteletravail</dc:creator>
<guid>http://poleteletravail.wordpress.com/2009/11/27/22/</guid>
<description><![CDATA[Le Divin Larousse.]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://poleteletravail.wordpress.com/files/2009/11/brides12-12.jpg"><img src="http://poleteletravail.wordpress.com/files/2009/11/brides12-12.jpg?w=150" alt="Fleurs de Montagne" title="Fleurs de Montagne" width="150" height="112" class="alignright size-thumbnail wp-image-21" /></a></p>
<p>Le Divin Larousse.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Le dessus des cartes]]></title>
<link>http://yannickprimel.wordpress.com/2009/11/25/dessus-carte/</link>
<pubDate>Wed, 25 Nov 2009 19:27:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Yannick</dc:creator>
<guid>http://yannickprimel.wordpress.com/2009/11/25/dessus-carte/</guid>
<description><![CDATA[#1 &#8211; Le nombre de sites web a été multiplié par 40.000 entre 1994 (5.000) et 2009 (200 million]]></description>
<content:encoded><![CDATA[#1 &#8211; Le nombre de sites web a été multiplié par 40.000 entre 1994 (5.000) et 2009 (200 million]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Deezer passe au premium : les nouveaux modèles économiques de la génération Y]]></title>
<link>http://lemarketingpourtous.wordpress.com/2009/11/25/deezer-passe-au-premium-les-nouveaux-modeles-economiques-de-la-generation-y/</link>
<pubDate>Wed, 25 Nov 2009 14:27:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>doublexlmarketing</dc:creator>
<guid>http://lemarketingpourtous.wordpress.com/2009/11/25/deezer-passe-au-premium-les-nouveaux-modeles-economiques-de-la-generation-y/</guid>
<description><![CDATA[&nbsp; Deezer, plateforme d’écoute gratuite de musique sur Internet, lance une offre payante de mise]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>&#160;</p>
<p><a href="http://lemarketingpourtous.wordpress.com/files/2009/11/deezer.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-228" title="deezer" src="http://lemarketingpourtous.wordpress.com/files/2009/11/deezer.jpg?w=300" alt="" width="300" height="256" /></a></p>
<p><strong>Deezer, plateforme d’écoute gratuite de musique sur Internet, lance une offre payante de mise à disposition permanente de la musique. Le principe est simple : vous payez 9.99 € par mois, et vous avez accès à votre musique en permanence, sur différents supports (pc, i phone, black berry, …) et cela même si vous n’êtes pas connecté à Internet. Au-delà de l’innovation en terme de service, c’est un nouveau modèle économique que Deezer met en place.</strong></p>
<p>&#160;</p>
<p>Or, ce modèle économique est loin d’être novateur. On peut dire qu’il est né avec la génération « Y », cette catégorie de la population qui s’est développée avec les nouveaux usages d’Internet : blogs, réseaux sociaux, discussions en ligne, … En effet, nombreuses sont les plateformes sur Internet, à partir du moment où elles comportent une notion de partage (de fichiers, de musique, de connaissances ou d’informations anodines), qui proposent un service gratuit mais limité &#8230; qui est en fait un produit d’appel pour le service complet, payant. Parmi elles, nous pouvons citer Viadeo, last FM, ou encore le très connu Meetic.</p>
<p>&#160;</p>
<p>Comment fonctionne en réalité ce modèle économique ? Les services non payants offrent des solutions basiques qui s’avèrent rapidement limitées dès que l’utilisateur se prend réellement au jeu. De plus, en s’inscrivant à ce genre de plateforme, l’utilisateur emmène avec lui plusieurs de ses connaissances. Ainsi, un phénomène de partage et de reconnaissance peut rentrer en jeu : « tiens j’ai écouté ça sur Deezer, sauvegarde le dans ta playlist » Problème, vous n’êtes pas abonnés… La pression sociale, culturelle ou même personnelle fait qu’au final, l’utilisateur passe à l’abonnement premium afin de s’insérer dans la communauté.</p>
<p>&#160;</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Site TRES bientot en ligne]]></title>
<link>http://pmeartisans.wordpress.com/2009/11/25/site-tres-bientot-en-ligne/</link>
<pubDate>Wed, 25 Nov 2009 10:56:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>pmeartisans</dc:creator>
<guid>http://pmeartisans.wordpress.com/2009/11/25/site-tres-bientot-en-ligne/</guid>
<description><![CDATA[Découvrez le premier réseau communautaire B2B ! Inscrivez vous Créez Participez]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Découvrez le premier réseau communautaire B2B !<br />
Inscrivez vous Créez Participez</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Bienvenu sur la crête (André Frénaud)]]></title>
<link>http://arbrealettres.wordpress.com/2009/11/25/bienvenu-sur-la-crete-andre-frenaud/</link>
<pubDate>Wed, 25 Nov 2009 09:27:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>arbrealettres</dc:creator>
<guid>http://arbrealettres.wordpress.com/2009/11/25/bienvenu-sur-la-crete-andre-frenaud/</guid>
<description><![CDATA[&nbsp; Revenu sur la crête, le château n&#8217;y était plus. Mais tu étais là, toi. Tu es donc là, d]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><div style="text-align:center;"><span style="font-style:italic;font-weight:bold;font-size:17px;font-family:Comic sans-serif;color:blue;"><img class="aligncenter size-large wp-image-9772" title="ruines_" src="http://arbrealettres.wordpress.com/files/2009/11/ruines_.jpg?w=800" alt="" width="800" height="600" />
<p>&#160;</p>
<p>Revenu sur la crête, le château n&#8217;y était plus.<br />
Mais tu étais là, toi. Tu es donc là,<br />
debout dans les pierres.<br />
Le réseau de rubis brille à travers la blancheur.<br />
La houle figée ne s&#8217;épandra pas.<br />
Durs regards qui dévorez l&#8217;ombre et le jour.</p>
<p>Ecoute la végétation de la rivière,<br />
que lisse chaque flot calme<br />
dans la patience vie du fond,<br />
la bergamote et les grands marronniers.</p>
<p>Si je ne t&#8217;attends plus, n&#8217;aie pas peur de ton visage.</p>
<p>(André Frénaud)</p>
<p>&#160;</p>
<p></span></div>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Barrette écologique - suivi]]></title>
<link>http://microclub.wordpress.com/2009/11/23/barrette-ecologique-suivi/</link>
<pubDate>Mon, 23 Nov 2009 22:11:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>ymasur</dc:creator>
<guid>http://microclub.wordpress.com/2009/11/23/barrette-ecologique-suivi/</guid>
<description><![CDATA[Comme ce projet avance par étapes, je me propose d&#8217;en relater les avancées ici. Eh oui, c]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Comme ce projet avance par étapes, je me propose d&#8217;en relater les avancées ici. Eh oui, c&#8217;est finalement assez complexe, et ça mérite quelques éclaircissements. Il ya :</p>
<ul>
<li>Le hard</li>
<li>le logiciel bas niveau</li>
<li>les processus LAN</li>
<li>du temps réel</li>
<li>l&#8217;interface WEB</li>
<li>de la compression</li>
<li>des stockages et transmission de données</li>
</ul>
<p>Actuellement (novembre 2009),  le hard est posé dans les grandes lignes; mais pas complètement arrêté. La clock RTC sera matérialisé par un DS1307, une pile, un quartz. La commande de triacs sera fortement inspirée d&#8217;une interface de Franic (merci Laurent!).</p>
<p>Les couches logicielles assez bien définies; toutefois, c&#8217;est la partie qui risque de subir les plus grand changements &#8211; même si le hard est terminé! Chacun pour</p>
<div id="attachment_256" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://microclub.wordpress.com/files/2009/11/ck_datas.jpg"><img class="size-medium wp-image-256" title="ck_datas" src="http://microclub.wordpress.com/files/2009/11/ck_datas.jpg?w=300" alt="clock et datas" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">clock et datas</p></div>
<p>ra peaufinner son interface WEB. Pour cela, il faudra une bibliothèque bien établie de tags, et de modules en Javascript. Et de modules en C, bien sûr.</p>
<p>Le tout est téléchargeable ici: http://yves.masur.microclub.ch/articles/</p>
<p>Ce n&#8217;est pas vraiment un article, mais il y a: le code source, les pages WEB, et deux documents au format pdf. &#8220;MXBOARD_decouverte&#8221; présente les différentes facette de cette plateforme, alors que &#8220;barette&#8221; est le cahier des charges &#8211; qui se transforme en cahier de réalisation petit à petit.</p>
<p>Yves Masur</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Impossible de se connecter aux services MSN ? La solution]]></title>
<link>http://nicotux.wordpress.com/2009/11/22/impossible-de-se-connecter-aux-services-msn-la-solution/</link>
<pubDate>Sun, 22 Nov 2009 18:50:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>nicotux</dc:creator>
<guid>http://nicotux.wordpress.com/2009/11/22/impossible-de-se-connecter-aux-services-msn-la-solution/</guid>
<description><![CDATA[Voilà plus d&#8217;un mois que je ne pouvais plus me connecter ni à MSN via Pidgin ni à ma boite hot]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Voilà plus d&#8217;un mois que je ne pouvais plus me connecter ni à MSN via Pidgin ni à ma boite hotmail.<br />
Cela coïncidait avec la mise en place d&#8217;un réseau filaire à la maison&#8230;bizarre&#8230;</p>
<p>J&#8217;ai résolu le problème de pidgin avec le paquet msn-pecan disponible dans les dépôts universe sous Ubuntu.<br />
La boite Hotmail restant inaccessible, j&#8217;ai finalement trouvé la solution en changeant la valeur<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Maximum_Transmission_Unit"> MTU</a></p>
<p>Deux solutions s&#8217;offrent à vous :</p>
<p><strong>Version Graphique sous Ubuntu 9.10 :</strong></p>
<p>Clic droit sur l&#8217;icône réseau de votre panel gnome, puis modification des connexions</p>
<p>puis sous l&#8217;onglet filaire clic sur eth0 puis modifier</p>
<p><a href="http://nicotux.wordpress.com/files/2009/11/capture1.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-142" title="Capture" src="http://nicotux.wordpress.com/files/2009/11/capture1.png" alt="" width="584" height="406" /></a></p>
<p>Et changez la valeur MTU à 1492</p>
<p><a href="http://nicotux.wordpress.com/files/2009/11/capture-11.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-143" title="Capture-1" src="http://nicotux.wordpress.com/files/2009/11/capture-11.png" alt="" width="583" height="726" /></a></p>
<p><strong> Version en ligne de commande :</strong></p>
<blockquote><p>sudo ifconfig eth0 mtu 1492</p></blockquote>
<p>puis ajouter une ligne dans /etc/network/interfaces du type :</p>
<blockquote><p>mtu 1492</p></blockquote>
<p>Voilà les choses devrait rentrer dans l&#8217;ordre</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Accéder aux paramètres de la NeufBox 4]]></title>
<link>http://sfrlinuxetmoi.wordpress.com/2009/11/19/acceder-aux-parametres-de-la-neufbox-4/</link>
<pubDate>Thu, 19 Nov 2009 17:05:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>margouyab</dc:creator>
<guid>http://sfrlinuxetmoi.wordpress.com/2009/11/19/acceder-aux-parametres-de-la-neufbox-4/</guid>
<description><![CDATA[Taper l&#8217;adresse 192.168.1.1 dans votre navigateur et vous obtenez :]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Taper l&#8217;adresse <a title="gestionnaire neuf box" href="http://192.168.1.1" target="_blank">192.168.1.1</a> dans votre navigateur et vous obtenez :</p>
<p><a href="http://sfrlinuxetmoi.wordpress.com/files/2009/11/capture2.png"><img class="alignnone size-full wp-image-10" title="capture2" src="http://sfrlinuxetmoi.wordpress.com/files/2009/11/capture2.png" alt="" width="450" height="326" /></a></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Entretien avec Xavier Cazin, diffuseur-distributeur]]></title>
<link>http://amontour.wordpress.com/2009/11/19/entretien-avec-xavier-cazin-diffuseur-distributeur/</link>
<pubDate>Thu, 19 Nov 2009 10:46:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Constance Krebs</dc:creator>
<guid>http://amontour.wordpress.com/2009/11/19/entretien-avec-xavier-cazin-diffuseur-distributeur/</guid>
<description><![CDATA[Cet entretien est le 2e de la série d’entretiens que j’ai eu avec quelques personnes depuis longtemp]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://amontour.wordpress.com/files/2009/11/xavier-cazin-et-julien-boulnois.jpg"><img src="http://amontour.wordpress.com/files/2009/11/xavier-cazin-et-julien-boulnois.jpg?w=300" alt="" title="Xavier Cazin et Julien Boulnois" width="300" height="225" class="alignnone size-medium wp-image-622" /></a></p>
<p>Cet entretien est le 2e de la série d’entretiens que j’ai eu avec quelques personnes depuis longtemps engagés dans l’édition numérique. Qu’ils soient ici remerciés de l’autorisation de mise en ligne de ces textes. Tous les entretiens ici publiés sont liés au rapport <em>Livrel</em>.</p>
<p><strong>Xavier Cazin, Immatériel, 27 avril 2009 </strong><br />
Xavier Cazin, après des études d&#8217;informatique à Paris VI, a travaillé comme traducteur pendant ses études, avant de devenir éditeur pour Addison-Wesley, International Thomson Publishing, puis directeur éditorial pour <a href="http://oreilly.com/store/">O&#8217;Reilly</a> pendant 11 ans. À la <a href="http://www.editions-oreilly.fr/">fermeture de la filiale</a> française d&#8217;O'Reilly, il a fondé <a href="http://immateriel.fr/fr/statique/historique">immatériel.fr</a> en association avec Julien Boulnois, chargé de l&#8217;informatique chez O&#8217;Reilly.<br />
La principale nouveauté d&#8217;Immatériel, c&#8217;est de proposer des ventes de livres aux bibliothèques par le biais des librairies qui le souhaitent. Une grande première.</p>
<p><strong>4. On va commencer par la dernière question, celle de l&#8217;émerveillement que suppose Internet, cet écran bizarre.</strong><br />
Je suis passé par de nombreuses phases d&#8217;émerveillement depuis l&#8217;avènement de l&#8217;Internet. Ce qui m&#8217;émerveille le plus aujourd&#8217;hui, c&#8217;est que le travail artistique en général et littéraire en particulier ne peut plus se passer des réseaux, car il y puise une partie de sa substance. La littérature et l&#8217;Internet ont maintenant des intérêts communs alors qu&#8217;il y a peu, on ne voyait encore l&#8217;Internet que comme qu&#8217;un ensemble de technologies. Et ce regard sur le monde,  quand il n’est pas inutilement distancié, dessine de nouvelles localités, permet de se constituer un nouveau voisinage. L&#8217;Internet permet de multiplier les interactions, de s’influencer mutuellement, et quand l&#8217;individu se confronte à ce bouillonnement, ça crée de la littérature.</p>
<p>Ce qui permet ça, c&#8217;est qu&#8217;il n&#8217;est (presque) plus nécessaire de maîtriser la technologie, avec ce que ce mot a de froid, pour échanger avec les autres, pour entrer dans la danse. Aujourd&#8217;hui, les non-techniciens s’approprient un outil qui permet d’appeler des influences diverses, de s’en nourrir, filtrer, absorber, et  reproposer. À partir de peu de choses, quelque chose de personnel s&#8217;élabore : ce dont les gens ont besoin pour exister, c’est de s’influencer mutuellement, et l&#8217;Internet, au point où il en est arrivé aujourd&#8217;hui, permet ça.</p>
<p>On est à l’inverse du blog tel que trop souvent décrit. Le fait de tenir un  journal est le contraire du narcissisme. Le commentaire permet de s’affiner. Que peut-on espérer de mieux que s’affiner et influencer les autres ? C’est important pour se sentir utile. On y gagne même une double postérité parce que les choses qu&#8217;on a produites restent et qu&#8217;on influence ceux qui nous survivrons. Ceux qui comprennent ça sont bien armés pour la suite. </p>
<p>Moi, ancien éditeur technique, qui a publié pendant 10 ans des livres sur les réseaux et la programmation, cette évolution me saute à la figure. On avait le squelette, qui n&#8217;a pas bougé d&#8217;ailleurs, et voici la chair. Ça signe l’époque. C’est gratifiant de nager dans le bouillon de culture qui signe l’époque. On a tous les outils pour construire une mondialisation intéressante. Je serai bientôt en mesure d’influencer chacun de mes concitoyens sur terre et d&#8217;être influencé par eux. </p>
<p>On est à un tournant de l&#8217;Internet où l’on s’enrichit, non pas seulement de la ressource statique découverte ou consommée, mais surtout des personnes qui sont derrière la ressource et de celles qui nous y mènent : l&#8217;Internet crée de la relation entre les personnes. Une expression a fait son apparition récemment : le Web des sujets (par opposition au Web des données). On a aussi envie de parler de Renaissance, parce qu’on renaît chaque jour au contact des autres, parce que leur regard sur le monde vous enrichit.</p>
<p>Le Web des données (web sémantique) ne m’intéresse pas en revanche, sinon comme technique de gestion de base de données. Hiérarchiser les choses a priori est voué à l’échec. En procédant ainsi, on peut être tenté d&#8217;organiser la pensée des autres. Je trouve ces attitudes utilitaristes, voire totalitaires. Je pense que le Web des données servira juste à réorganiser ce qui l&#8217;est déjà. Ce qui m&#8217;intéresse, c&#8217;est le passant qui m’indique le chemin en s’adaptant à son interlocuteur et au contexte. L&#8217;interaction humaine, au lieu d&#8217;ajouter au désordre, augmente la précision de l&#8217;information.</p>
<p>Les réseaux sociaux préparent ça : quelles sont les personnes les plus aptes à me guider, non pas sur l&#8217;Internet, mais dans mes choix personnels ? La littérature est aussi le lieu d&#8217;influences croisées. Que les écrivains contemporains, comme François Bon, s’emparent de cette circulation est libérateur. </p>
<p><strong><br />
1. Qu’est ce qui se détache d’intéressant aujourd’hui parmi les institutions ? </strong><br />
Il faudrait suivre, et même anticiper la réflexion menée aux États-Unis sous le vocable Gov 2.0, qui est née là-bas à la fois de la méfiance naturelle qu&#8217;ont les Américains vis-à-vis de leur administration que des compétences informatiques de l&#8217;administration Obama.  L’institution peut et doit avoir des objectifs de progrès, et des compétences en matière d&#8217;infrastructure. Ensuite, si elle acceptait de dire : « Je vous fournis cette plate-forme, inventez-en les bons usages, je n’ai pas de recommandations spécifiques, il faut seulement qu’il se passe quelque chose, que les gens puissent échanger pour inventer l&#8217;avenir, etc. », l&#8217;institution aurait une vraie place sur le Réseau. Malheureusement l’institution a encore tendance à imposer des choix aux individus pour justifier les dépenses collectives.</p>
<p>Depuis le Web 2.0, les visiteurs que j’accueille viennent sur aussi sur ma plate-forme parce qu’elle est différente. Il ne faut pas être neutre, mais pas non plus se contenter d&#8217;une seule direction. Twitter est le type de plate-forme qui aurait pu être proposée par une institution : chacun peut venir et se l’approprier comme une plate-forme publique.</p>
<p>Je peux, créant Twitter, ou Facebook, interagir et susciter une création. Je suis  réticent à Facebook, j&#8217;ai parfois du mal avec Twitter. Mais l’outil permet aux individus de se dire : « Je suis quelqu&#8217;un de bien parce que je suis reconnu par mes pairs. » De même, WordPress, malgré ses inconvénients de la plate-forme, permet aux individus de partager. Myspace est très moche, mais permet d’échanger. On pourrait imaginer qu’une institution ait mis au point une plate-forme comme ça. C’est le rôle de l’institution. Quel est l’espace public d’aujourd’hui ? ça peut être un jardin, Twitter, ou un réseau de blog, mais pas un zoo qui ne favorise pas l&#8217;échange entre visiteurs. </p>
<p>Si l&#8217;on résume les développements que la Région pourrait proposer : pas de neutralité, favoriser les relations entre les gens en leur permettant de s&#8217;approprier un espace public.</p>
<p>Ce serait logique qu’une institution offre un espace de promenade. Par exemple Google m’inquiète lorsque qu’il demande aux gens de déposer leurs profils. Quand on sait que cette boite vit grâce aux données, ça me gêne. Une plate-forme publique pérenne, non menaçante ; l’État c’est moi puisque je suis citoyen. Donc j’aimerais déposer mes infos sur un espace public que je rends public au moment où je le souhaite et vers qui je le souhaite. C’est ma place citoyenne. « Public » veut dire espace citoyen mais c’est moi qui décide de l’accès. </p>
<p><strong>2. Quels sont les besoins d&#8217;Immatériel ? </strong><br />
Immatériel.fr a d&#8217;abord besoin de ne plus être le seul au sein de l&#8217;industrie de l&#8217;édition à promouvoir le passage à une véritable économie de réseau pour la diffusion de contenu numérique. Nous essayons d&#8217;expliquer aux acteurs de l&#8217;édition que le principal changement induit par le numérique sera ce passage à une économie de réseau (comme les opérateurs téléphoniques ou les banques), qui imposera de se connecter à ses concurrents pour servir correctement ses clients. La mutualisation de ePagine et d&#8217;immatériel.fr par exemple, déjà induite par les tuyaux, est désormais effective. Les défenses commencent à tomber, mais pas encore aux bouts de la chaîne (éditeurs et détaillants). Bien sûr, l&#8217;arrivée prochaine de Google accélèrera cette prise de conscience, mais il est toujours gênant de se faire imposer un système par un acteur qui n&#8217;est pas du métier.</p>
<p>Par ailleurs, Immatériel.fr a besoin de fonds pour embaucher les trois ou quatre personnes nécessaires à son développement, en premier lieu un commercial qui contacte les éditeurs et les libraires pour faire connaître ce qu’on est en droit d&#8217;attendre d&#8217;un véritable distributeur numérique. On a surtout besoin de convaincre les libraires de passer un peu de temps sur la question. Ce qui leur manque c’est de pouvoir mélanger les offres numérique et papier et non plus les proposer séparément : aujourd&#8217;hui, les lecteurs continuent à chercher par titre et par auteur, pas par format ! On a mis en place deux choses : des webservices, qui permettent d&#8217;intégrer notre catalogue aux librairies en ligne, et un système de commande séparé pour les librairies physiques. L&#8217;API d&#8217;Immatériel [ = ensemble de fonctions, procédures ou classes mises à disposition des programmes informatiques par une bibliothèque logicielle, un système d'exploitation ou un service] permet même aux libraires clients d&#8217;ePagine d&#8217;accéder au catalogue d&#8217;immatériel.</p>
<p>Surtout, faire comprendre que l&#8217;édition numérique ne se résume pas à la version PDF ou ePub d’un livre papier. L’abonnement, le bouquet, la licence, peuvent être vendus aux grands comptes (bibliothèques) ou aux particuliers via les libraires, et ça pourrait rapporter aux libraires beaucoup plus qu&#8217;ils ne croient. Et c&#8217;est plus facile de vendre un abonnement que 500 livres papier à la même bibliothèque. </p>
<p><strong>3. Le Motif pourrait-il mettre en place un laboratoire du texte ?</strong><br />
Pourquoi pas? Mais il faut là aussi une API pour permettre aux citoyens et aux autres acteurs de la cité de  venir jouer dans ce bac à sable comme ils l&#8217;entendent. Ce qui est difficile, c&#8217;est d&#8217;attirer des gens qu&#8217;on ne connaît pas <em>a priori</em>. Un designer, un infographiste, un maquettiste, un typographe, un développeur, un imprimeur&#8230;  qui échangent et se proposent éventuellement comme ressources humaines. Vous décrivez vos besoins, qu&#8217;ils soient artisanaux ou industriels, et d&#8217;autres les étudient, voire en réalisent une partie, un peu à a manière du mouvement Open Source; les réalisations sont visibles sur é-motif, elles sont modifiables en commun, par tous, etc. On s’enrichit ainsi. Les outils doivent encourager l’interaction, le partage. Si j’ai tel projet que je me mets dans la file d&#8217;attente, une plate-forme gérée par le MOTif pourrait me relier à des personnes ou des sociétés susceptibles de répondre à mes besoins. La région propose, et les gens sont libres de trouver les <em>modus operandi</em>. </p>
<p><strong>Liens</strong><br />
<a href="http://immateriel.fr/">Immatériel </a>est le diffuseur-distributeur de <a href="http://www.publie.net/">Publie.net</a>, ente autres éditeurs en ligne.<br />
Il travaille en lien avec la plate-forme <a href="http://www.epagine.fr/">ePagine</a>, la plate-forme Eden-Livres dont je n&#8217;ai pas trouvé trace sur la Toile, à part <a href="http://www.edenlivres.fr/p/9782070126354">ceci</a>, par exemple.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Wireshark opérationnel sous W7]]></title>
<link>http://microclub.wordpress.com/2009/11/18/wireshark-operationnel-sous-w7/</link>
<pubDate>Wed, 18 Nov 2009 22:09:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>ymasur</dc:creator>
<guid>http://microclub.wordpress.com/2009/11/18/wireshark-operationnel-sous-w7/</guid>
<description><![CDATA[Wireshark 1.2.4 (stable) has been released &#8211; ça fait plaisir! Enfin on peut utiliser cet analy]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Wireshark 1.2.4 (stable) has been released &#8211; ça fait plaisir! Enfin on peut utiliser cet analyseur de réseau sous Windows 7. Et il s&#8217;installe sans coup férir (32 bits &#8211; je n&#8217;ai plus la 64 bits&#8230;)</p>
<p>En effet, pour le projet &#8220;Barrette écologique&#8221;,  j&#8217;avais besoin de sniffer ce qui se passe entre le module MXBOARD. Jusqu&#8217;ici, je devais passer par le débugger et voir ainsi les trames reçues/envoyées, via ligne série!</p>
<p>Le but est de trouver une requête régulière que ferait un PC, pour lancer un timer de prolongation de durée de l&#8217;enclenchement du secteur.</p>
<p>//Yves</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[De l'importance du RT]]></title>
<link>http://renartleveille.wordpress.com/2009/11/18/twitter-rt-importance/</link>
<pubDate>Wed, 18 Nov 2009 19:11:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>renartleveille</dc:creator>
<guid>http://renartleveille.wordpress.com/2009/11/18/twitter-rt-importance/</guid>
<description><![CDATA[&nbsp; (Notice : si vous n&#8217;aimez pas ou que vous n&#8217;êtes tout simplement pas intéressé pa]]></description>
<content:encoded><![CDATA[&nbsp; (Notice : si vous n&#8217;aimez pas ou que vous n&#8217;êtes tout simplement pas intéressé pa]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[iTunes partage !]]></title>
<link>http://lucieberthet.wordpress.com/2009/11/18/itunes-partage/</link>
<pubDate>Wed, 18 Nov 2009 17:21:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>lucieberthet</dc:creator>
<guid>http://lucieberthet.wordpress.com/2009/11/18/itunes-partage/</guid>
<description><![CDATA[Voilà qui est fait: on peut enfin se rendre sur iTunes depuis un simple navigateur Internet ! Plus b]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://lucieberthet.wordpress.com/files/2009/11/image-8.png"><img src="http://lucieberthet.wordpress.com/files/2009/11/image-8.png?w=300" alt="" title="iTunes Preview" width="300" height="166" class="aligncenter size-medium wp-image-57" /></a></p>
<p>Voilà qui est fait: on peut enfin se rendre sur iTunes depuis un simple navigateur Internet ! Plus besoin de télécharger l’application. Son nom ? iTunes Preview.<!--more--></p>
<p>Il est plutôt difficile de parler de iTunes comme une communauté, puisque sa marque mère Apple est à elle toute seule, un symbole de communauté. Apple a essentiellement accentué sa communication sur le désir d’être toujours plus proche de ses clients. Le résultat est convaincant, puisque ceux qui achètent Apple se sentent appartenir à cette communauté. Mais revenons à iTunes :<br />
La consultation de l’Apple Store est désormais disponible pour tout internaute. C&#8217;est intéressant et pratique, mais cette solution ne permet pas d’acheter directement des produits, ou encore d’écouter les extraits d’un album.<br />
Par contre, les internautes consultant ce site peuvent lire les commentaires des membres iTunes ainsi que leur notation! Un très bon point pour se faire des idées et pour encourager par la suite, au téléchargement et à l’achat. Ceci ne fait qu’une fois de plus renforcer la communauté Apple. </p>
<p>Quand verra-t-on le « vrai » réseau social intégré à iTunes ? Actuellement, seul les liens vers Facebook et Twitter d’une chanson que l’on veut partager, sont disponibles.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Ma Communauté UM]]></title>
<link>http://leblogdemisterv.com/2009/11/18/371/</link>
<pubDate>Wed, 18 Nov 2009 17:09:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mister V</dc:creator>
<guid>http://leblogdemisterv.com/2009/11/18/371/</guid>
<description><![CDATA[Universal Mobile lance Ma communauté UM, son site communautaire principalement destiné aux jeunes. C]]></description>
<content:encoded><![CDATA[Universal Mobile lance Ma communauté UM, son site communautaire principalement destiné aux jeunes. C]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[revenu complémentaire ou liberté financiére]]></title>
<link>http://lucien57.wordpress.com/2009/11/18/revenu-complementaire-ou-liberte-financiere/</link>
<pubDate>Wed, 18 Nov 2009 10:41:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>lucien57</dc:creator>
<guid>http://lucien57.wordpress.com/2009/11/18/revenu-complementaire-ou-liberte-financiere/</guid>
<description><![CDATA[Je me présente Lucien j’habite en Moselle en France. Depuis quelques temps, je recherchai un travail]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Je me présente Lucien j’habite en Moselle  en France.<br />
Depuis quelques temps, je recherchai un travail sur internet afin d&#8217;obtenir un revenu supplémentaire.<br />
Comme je surfe pas mal sur Internet, je me suis dit : &#8220;Pourquoi ne pas saisir l&#8217;opportunité de rentabiliser mon surf et travailler le reste du temps à domicile quand je ne suis pas au boulot&#8221;. J&#8217;ai recherché et je suis tombée sur une publicité concernant CARREFOURINTERNET où je me suis donc inscrit. Très bien renseigné par mon parrain de soutien sur CI, je me suis donc lancée dans cette nouvelle opportunité.<br />
CARREFOURINTERNET est quelque chose de très sérieux et qui offre réellement la possibilité de générer un revenu supplémentaire, voir même de vivre à la longue du travail à domicile. Quelques heures par jour suffisent, de la motivation, de la performance et bien sur travailler sont les facteurs clés d&#8217;une bonne réussite.</p>
<p>CARREFOURINTERNET vous offre tout d&#8217;abord une boutique clé en main, sans stocks à gérer, et vous devenez ainsi Webcommerçant. 3 façons de gagner :<br />
- Le parrainage pour former votre équipe de vente<br />
- La vente directe via votre boutique<br />
- Les campagnes publicitaires concernant votre boutique ou vos sites webs ajoutés.<br />
En plus j&#8217;ai un site de référencement pour vous, une salle de conférence avec des personnes compétentes, une équipe pour le soutient, et d&#8217;autre outil.<br />
Si vous souhaitez vous inscrire, je vous laisse cette adresse :</p>
<p>http://charly57.carrefourinternet.com/inscription.asp?i_section=2417&#38;docid=2417</p>
<p>Je précise que ce n&#8217;est pas une arnaque, que c&#8217;est du travail légal et considéré comme du MLM.</p>
<p>A bientôt sur CarrefourInternet je l&#8217;espère.</p>
<p>charly57</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Bulletin d'information Publicités Facebook]]></title>
<link>http://jpcdiffusion.wordpress.com/2009/11/18/bulletin-dinformation-publicites-facebook/</link>
<pubDate>Tue, 17 Nov 2009 22:13:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>jpcdiffusion</dc:creator>
<guid>http://jpcdiffusion.wordpress.com/2009/11/18/bulletin-dinformation-publicites-facebook/</guid>
<description><![CDATA[Nouveautés Vous avez une Page, une application, un groupe ou un événement Facebook ? Si oui, ceci vo]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Nouveautés<br />
Vous avez une Page, une application, un groupe ou un événement Facebook ? Si oui, ceci vous concerne tout particulièrement ! Vous pouvez désormais cibler un public plus large : les amis des personnes qui sont déjà en contact avec votre Page, application, groupe ou événement.</p>
<p>Vous pouvez désormais cibler vos publicités pour les présenter aux amis des personnes qui ont établi un contact avec votre Page, application, groupe ou événement. Par exemple, Gwenhaël est fan de la Page Wills Wing. Lorsque Wills Wing souhaite promouvoir sa Page Facebook, le nouveau filtre Amis des connexions lui permet de cibler les amis de Gwenhaël, qui verront la publicité de Wills Wing, avec la mention suivante : « Gwenhaël Jacq est fan de cette Page. » Cette publicité retiendra plus facilement l&#8217;attention de ses amis si elle indique que Gwenhaël interagit déjà avec la Page Wills Wing.</p>
<p>Cette option a été ajoutée au processus de création de publicité. Il vous suffit de renseigner le champ en regard de Amis des connexions avec le nom de votre Page, application, groupe ou événement. Les noms des contenus avec lesquels vous pouvez utiliser cette option apparaîtront au fur et à mesure que vous saisirez le texte dans le champ. Veuillez remarquer que vous devez être administrateur de la Page, de l&#8217;application, du groupe ou de l&#8217;événement. Dites-nous ce que vous pensez de cette nouvelle option.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Me voici à nouveau sur un réseau social !]]></title>
<link>http://dclictonavenir.wordpress.com/2009/11/17/me-voici-a-nouveau-sur-un-reseau-social/</link>
<pubDate>Tue, 17 Nov 2009 09:39:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>dclictonavenir</dc:creator>
<guid>http://dclictonavenir.wordpress.com/2009/11/17/me-voici-a-nouveau-sur-un-reseau-social/</guid>
<description><![CDATA[J&#8217;avais pourtant  juré qu&#8217;on ne m&#8217;y reprendrait plus ! Mais voilà, Quitterie m]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>J&#8217;avais pourtant  juré qu&#8217;on ne m&#8217;y reprendrait plus !</p>
<p>Mais voilà, Quitterie m&#8217;a un peu boostée et hier j&#8217;ai franchi le pas Facebook. Le problème, c&#8217;est que je recommence comme avant, sur viadeo : je viens de passer 2 heures à courir après des amis ! &#8230; 2 heures que  j&#8217;aurais pu utiliser pour aller faire un footing, continuer mon travail de traduction pour la Fabrique Narrative, développer D&#8217;clic ton avenir, trouver des clients, parler avec des amis (pour de vrai, je veux dire) et plein d&#8217;autres choses encore.</p>
<p>Je suis à la fois perplexe et attirée, inquiète et intéressée. Dès mon inscription, rien qu&#8217;avec mon nom (Catherine Mengelle) et mon adresse email, le réseau a été capable de me proposer plein d&#8217;amis : je les connaissais tous. Quelle puissance ! Quel pouvoir !</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[07/11/09]]></title>
<link>http://efygie.wordpress.com/2009/11/16/071109/</link>
<pubDate>Mon, 16 Nov 2009 17:16:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>efygie</dc:creator>
<guid>http://efygie.wordpress.com/2009/11/16/071109/</guid>
<description><![CDATA[]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img class="aligncenter size-full wp-image-478" title="07-11-09" src="http://efygie.wordpress.com/files/2009/11/07-11-09.jpg" alt="07-11-09" width="450" height="871" /></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Adictiz, le réseau des marques ]]></title>
<link>http://lucieberthet.wordpress.com/2009/11/16/adictiz-le-reseau-des-marques/</link>
<pubDate>Mon, 16 Nov 2009 16:45:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>lucieberthet</dc:creator>
<guid>http://lucieberthet.wordpress.com/2009/11/16/adictiz-le-reseau-des-marques/</guid>
<description><![CDATA[Addictiz est une communauté qui rassemble toutes les marques. Les participants peuvent ainsi voter, ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img src="http://lucieberthet.wordpress.com/files/2009/11/adictiz_logo.jpg?w=300" alt="Adictiz_Logo" title="Adictiz_Logo" width="300" height="206" class="aligncenter size-medium wp-image-46" /></p>
<div style="text-align:justify;">Addictiz est une communauté qui rassemble toutes les marques. Les participants peuvent ainsi voter, selon des critères simples : packaging, rapport qualité prix… ce qui donne ensuite une note moyenne à la marque. Les membres peuvent aussi devenir fan d’une marque et après suivre l’actualité de celle-ci. <!--more--></p>
<p>C’est une situation à double tranchant pour les marques. Si la marque est bien cotée cela peut être une très bonne publicité gratuite. A l’inverse un membre de la communauté très énervé contre une marque, peut faire baisser les statistiques et influencer les autres membres. En effet, il peut laisser son opinion sur la marque. Mais de ce fait, la marque peut alors écouter les conseils, et s&#8217;améliorer.</p>
<p>Heureusement pour les marques et par rapport à la communauté <a href="www.jesuisencolere.com">« jesuisencolère.com »</a> évoquée dans un précédent <a href="http://lucieberthet.wordpress.com/2009/11/01/jesuisencolere-com-un-site-dont-les-marques-devraient-se-mefier/">article</a>, les membres d’Adictiz ne rejoignent pas la communauté dans un but négatif, et pour descendre une marque, au contraire cette communauté s’adresse plus aux « fans ».<br />
Il est donc rare de trouver, insultes, mauvaises notations…à l’égard d’une marque.<br />
Bien sur, les marques les plus célèbres sur cette communauté restent, Apple, Google et Nutella.</p>
<p>(nb : Aujourd’hui Adictiz se spécialise dans les applications Facebook en particulier pour les jeux, qui remportent un franc succès ex : Paff le chien)</p></div>
<p><a href="www.adictiz.com">www.adictiz.com</a></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Pour préserver l'environnement ?]]></title>
<link>http://christophelhomme.wordpress.com/2009/11/15/pour-preserver-lenvironnement/</link>
<pubDate>Sun, 15 Nov 2009 21:28:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>clhomme</dc:creator>
<guid>http://christophelhomme.wordpress.com/2009/11/15/pour-preserver-lenvironnement/</guid>
<description><![CDATA[Ouais… On va dire : pour faire votre boulot]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Ouais… On va dire : pour faire votre boulot <img src='http://s.wordpress.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' /> </p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-7797" title="pour préserver environnement travaux" src="http://christophelhomme.wordpress.com/files/2009/11/pour-preserver-environnement-travaux.jpg" alt="pour préserver environnement travaux" width="450" height="552" /></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Quelles valeurs accorder au livrel ? ]]></title>
<link>http://amontour.wordpress.com/2009/11/14/quelles-valeurs-accorder-au-livrel/</link>
<pubDate>Sat, 14 Nov 2009 08:18:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Constance Krebs</dc:creator>
<guid>http://amontour.wordpress.com/2009/11/14/quelles-valeurs-accorder-au-livrel/</guid>
<description><![CDATA[Un point n&#8217;est pas suffisamment clair dans le rapport. J&#8217;y reviens donc aujourd&#8217;hu]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Un point n&#8217;est pas suffisamment clair dans le rapport. J&#8217;y reviens donc aujourd&#8217;hui pour le séminaire de Michel Bernard à Paris 3 où j&#8217;ai le plaisir d&#8217;intrvenir à l&#8217;invitation de Michel. Et que vous pouvez suivre sous Skype en vous connectant à &#8220;hubertdephalèse&#8221; entre 10 et 12 heures, heure française.</p>
<p>J&#8217;ai voulu montrer que le don et le contre-don, loin d&#8217;être un acte d&#8217;échanges simplement gratuits, créent au moins deux types de valeur. Une valeur symbolique, sociale, forte. Une valeur économique qui peut être importante, qui ne suffit pas toujours, mais qui peut aussi être largement rentable, dans certains cas (les opérateurs de téléphonie, les moteurs de recherche surpuissants). Dans les deux cas, ces échanges débouchent sur un marché économique, qui peut être celui du livrel.</p>
<p>À l&#8217;inverse, le décalque du marché actuel du livre n&#8217;est pas transférable sur le marché du livrel. Si on le transfert en décalque &#8211; comme à l&#8217;aide d&#8217;un papier transfert, sans création de communauté d&#8217;échanges -, ce marché transposé tel que ne peut pas fonctionner sans valeur supplémentaire. Les éditeurs ont donc raison de se méfier de ce changement.<br />
1. Ils ont bien conscience que la gratuité ou prétendue telle est de mise sur la Toile.<br />
2. Ils n&#8217;ont pas en mains toutes les cartes pour la constitution de réseaux (même si cela vient vite).<br />
3. Des formations sont donc indispensables pour appréhender les usages d&#8217;un marché en cours de constitution.</p>
<p><strong><br />
Questions que je me pose :</strong><br />
D’ou provient la valeur symbolique d’un livre, celle d’un livrel ?</p>
<p>Peut-on faire fonctionner une structure éditoriale, rémunérer les auteurs, à partir de la seule valeur symbolique ? Autrement dit, comment transformer cette vaelur symbolique en une valeur économique ?</p>
<p>Comment rendre cette valeur symbolique viable économiquement ? Quel équilibre peut-il se créer dans ce partage de rémunération entre éditeurs, fournisseurs et prestataires, auteurs ?</p>
<p><strong><br />
1. L’auteur écrit un texte, l’éditeur publie un livre.</strong><br />
Pour le papier, l’auteur écrit des romans, poèmes, pièces, essais, guides, voire un livre pratique, qui est surtout un texte à écrire.</p>
<p>En ligne, l’auteur continue à écrire un texte (htx, communauté, etc.).<br />
L’éditeur, s’il épouse les nouvelles formes que prend le livrel, peut lui apporter une valeur marchande, et symbolique. Il importe donc de définir le livre pour bien en comprendre les enjeux professionnels.</p>
<p>Les livres diffèrent, ainsi que leur valeur symbolique : Quand ils sont numérisés platement (PDF, EPUB) leur valeur symbolique est quasi nulle ; quand ils sont édités numériquement (PDF, EPUB, XHTML, XML, MD Onix ou autres) ils sont interopérables, archivables, leur valeur symbolique est monnayable pour des questions de diffusion internationale et de pérennité ; et quand ils sont édités en ligne (HTML, PHP/MySQL, Java, Flash, XML, MD Onix, autres formats, autres langages, surtout une comunauté et des liens, etc.) leur valeur se développe avec leur vie, qui s’étend au fur et à mesure des liens et des extensions des réseaux.</p>
<p>Le livre n’est plus clos, il est ouvert, il est dynamique et interactif. C’est un organisme vivant. Le livre, et pas uniquement le texte. Le texte reste le texte, c’est-à-dire, selon le <a href="http://atilf.atilf.fr/dendien/scripts/tlfiv5/saveregass.exe?87;s=3609753225;r=1;;">TLFi </a>, une « suite de signes linguistiques constituant un écrit ou une œuvre ». Quant au livre, selon le même <a href="http://atilf.atilf.fr/dendien/scripts/tlfiv5/visusel.exe?126;s=3609753225;r=2;nat=;sol=4;">TLFi</a>, c’est un « assemblage de feuilles en nombre plus ou moins élevé, portant des signes destinés à être lus ».</p>
<p>Les éditeurs ont donc raison de se méfier. le livre, comme décalque, risque de dégrader la valeur marchande du texte même. Parce que le Net révèle, aux yeux des profanes, la valeur du texte en la séparant de la valeur du livre.</p>
<p><strong>2. On achète le support. L’oeuvre est gratuite ou quasi.</strong><br />
Éditeurs, libraires, bibliothécaires et lecteurs ne parlent du texte qu’à travers le livre. Alors que, dès 1995 en gros, le texte s’est détaché de son support principal. Il vit indépendamment du livre. Texte et livre sont désormais une oeuvre et un support, stricto sensu, tels que les dictionnaires les définissent.</p>
<p>Cette confusion des genres, que nous faisons tous, amène le lecteur du Net à ne pas reconnaître de valeur marchande au texte seul. Il aime, comme nous tous, l’objet pour lequel il est prêt à payer (il est d’ailleurs prêt à acheter une tablette, un ordinateur, un téléphone mutlitâche). </p>
<p>La confusion que le marché a entretenue (prix du livre de poche <em>vs </em>prix de l’édition grand papier ou de l’édition illustrée d’un roman classique, par exemple) amène assez naturellement à cet état de fait.</p>
<p>Cette confusion entre la valeur du texte et la valeur de son support ne dépend pas de la Toile. La Toile révèle l’absurdité d’usages économiques : l’odeur du papier, la valeur marchande de l’objet, le prix du support plutôt que le prix de l’oeuvre.</p>
<p>La confusion date de plusieurs décennies, plusieurs siècles, entre le livre et le texte. Le Net n’offre souvent que le texte. Il n’y a donc aucune raison pour que ce texte soit payant.</p>
<p><strong>3. Il faut redonner du sens, de la valeur, à l’oeuvre.</strong><br />
Pour cela, on peut choisir de forcer l’économie en imposant une valeur marchande au texte (70 % du prix du livre imprimé pour le livrel). Mais il y a peu de chances pour que des usages installés depuis des siècles se modifient.</p>
<p>On peut choisir de suivre les usages en vendant le livrel à 30 % du prix du livre, soit environ 6 euros HT, en tentant de redonner une valeur marchande au texte. C’est une rupture d’usage, petite mais réelle, et l’on n’est pas certains qu’elle fonctionne. J’y reviendrai dans la seconde partie.</p>
<p>On peut aussi accepter que la valeur marchande essentielle provient d’un livre. Dès lors, qu’est-ce qu’un livre sur le Net ? Que permet le support ?</p>
<p>Dans une <a href="http://amontour.wordpress.com/2009/11/17/quelles-valeurs-accorder-au-livrel-2/">deuxième partie</a>, j’aborderai un des différents modèles d’édition (publie, cléo, site andré breton).<br />
Constance Krebs, 14 novembre 2009.</p>
<p>P.-S. Ce que vous venez de lire, c&#8217;est le texte que j&#8217;avais préparé. Mais on n&#8217;a pas parlé de ça. On a repris la présentation orale du rapport, dont le texte est en ligne <a href="http://amontour.wordpress.com/2009/10/20/presentation-du-rapport/">ici</a>, que j&#8217;ai relu en commentant. Pour ceux qui n&#8217;étaient pas connecté à Skype, en live, voici <a href="http://www.cavi.univ-paris3.fr/phalese/documents/Seminaire20092010.html">la conférence en différé</a>, avec Michel Bernard pour les notes de bas de pages, l&#8217;environnement technique et la prise de son. Faut tout faire, quand on est professeur de lettres.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[L'ethnologue dans les mailles du réseau]]></title>
<link>http://yannickprimel.wordpress.com/2009/11/12/lethnologue-dans-les-mailles-du-reseau/</link>
<pubDate>Thu, 12 Nov 2009 17:59:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Yannick</dc:creator>
<guid>http://yannickprimel.wordpress.com/2009/11/12/lethnologue-dans-les-mailles-du-reseau/</guid>
<description><![CDATA[Le rêve d&#8217;une organisation sans cloison, sans frontière et pleine de communication n&#8217;en ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[Le rêve d&#8217;une organisation sans cloison, sans frontière et pleine de communication n&#8217;en ]]></content:encoded>
</item>

</channel>
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