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	<title>resultat-elections &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
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	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "resultat-elections"</description>
	<pubDate>Wed, 10 Feb 2010 16:29:51 +0000</pubDate>

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<title><![CDATA[Haguenau, 1932 ]]></title>
<link>http://homere.wordpress.com/2009/06/22/haguenau-1932/</link>
<pubDate>Mon, 22 Jun 2009 12:04:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Homere</dc:creator>
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<description><![CDATA[A Haguenau, la section cantonale de l’UPR a été réorganisée à la fin de l’année 1929[1]. A partir de]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p style="text-align:justify;">A Haguenau, la section cantonale de l’UPR a été réorganisée à la fin de l’année 1929<a href="#_ftn1">[1]</a>. A partir de cet instant, il apparaît que les réunions se font de plus en plus fréquentes, preuve d’un regain d’activité. Gromer et Walter y font ainsi de fréquentes allocutions et se font régulièrement renouveler la confiance, lors de votes sur diverses résolutions prises<a href="#_ftn2">[2]</a>. Ils travaillent donc très souvent de concert ; Walter prie en effet très souvent Gromer de préparer avec lui les réunions puis de l’accompagner.</p>
<p style="text-align:justify;">Ainsi, le 20 mars 1932, lors de la réunion des délégués de la circonscription, l’abbé Gromer propose Michel Walter comme candidat de l’UPR, et celui-ci est désigné à l’unanimité<a href="#_ftn3">[3]</a>. On voit bien la différence avec les précédentes élections législatives, où Gromer et Walter s’opposaient ! Walter a pourtant tenu en grande partie ses promesses, et il a à plusieurs reprises soutenu le Volksfront ; dès lors, du fait de cet accord, aucun candidat autonomiste ne se présente dans la circonscription.</p>
<p style="text-align:justify;">La campagne est très intense : de nombreuses réunions sont organisées dans tous les villages de la circonscription, et l’abbé Gromer sera en maintes occasions aux côtés du candidat. Celui-ci y développe plus particulièrement le thème de la défense religieuse et reproche notamment à l’APNA de faire passer l’intérêt national avant l’intérêt religieux : si la critique est connue, elle fait très forte impression dans les petits villages. Il détaille également quels sont les moyens mis en pratique par l’UPR pour défendre la politique du Volksfront ainsi que ses propositions pour sortir le canton des divers problèmes économiques<a href="#_ftn4">[4]</a>, les environs de Haguenau étant particulièrement touchés par la crise du bois et du houblon.</p>
<p style="text-align:justify;">Il y développe également les thèmes de la lutte contre les partis de gauche en leur reprochant, bien entendu, leur anticléricalisme, mais il prend bien soin de développer sa volonté de défendre les revendications sociales des ouvriers.</p>
<p style="text-align:justify;">Michel Walter a cinq concurrents. La candidature de Léon Ginter, déjà candidat aux municipales, sous l’étiquette APNA-démocrates, n’est pas surprenante. L’UPR lui reproche cependant d’avoir joué un rôle important lors de la dissolution de 1928, puisqu’il l’appelait de ses vœux, et le présente à ce titre comme un adversaire de la défense des droits religieux<a href="#_ftn5">[5]</a>. Les autres candidatures sont celles de Möhn pour le parti communiste, de Hincker pour les socialistes, tous deux déjà présents lors des élections précédentes, de Doriath pour le parti communiste alsacien et enfin Wurch comme candidat indépendant. Il est à noter que l’<em>Elz </em>fait campagne pour Doriath, ce qui soulève le mécontentement de la section UPR de Haguenau, et l’abbé Gromer ne manquera pas de souligner sa désapprobation. Mais cette candidature de Doriath ne peut en aucun cas être comparée à celle de Hauss : le candidat communiste n’a que très peu de soutien dans la ville et il n’est pas aussi connu.</p>
<p style="text-align:justify;">A l’issue du premier tour, Walter possède une solide avance, avec environ 46% des voix. Ginter arrive en seconde position avec près de 20%, ce qui prouve que l’APNA n’est pas en reste dans cette circonscription pourtant bien tenue par l’UPR, même si elle n’est pas en mesure d’inquiéter Walter. Les autres candidats ont en deçà des 15% (SFIO : 13.6%, PC : 12.3%, PCAL : 4.9%, Indépendants : 2.9%)</p>
<p style="text-align:justify;">Aucun candidat ne se désiste pour le second tour, et c’est donc fort logiquement que Walter est élu, avec d’ailleurs 700 voix de plus qu’en 1928. Aussi, malgré une abstention en hausse (2500 votants en moins), Walter, entre les deux tours, améliore son score de 1200 voix, tandis que celui de l’APNA s’effondre. On peut dès lors se demander si Walter n’a pas bénéficié du report des voix de l’APNA, sans avoir pourtant passé d’accord. Il est par ailleurs très intéressant de constater que la présence d’un concurrent catholique national a moins de conséquence que celle d’un concurrent autonomiste d’importance, bénéficiant de soutiens. En 1928, Walter n’avait obtenu que 40 % des suffrages au premier tour et 58 au second, alors qu’en 1932, il obtient respectivement 46 et 63%. Le choix de s’entendre avec les personnalités autonomisantes de la ville, comme Gromer, porte donc ces fruits ; les partis autonomistes n’ont, dans la ville, aucune influence  sans l’aide de ce dernier et de Keppi.</p>
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:justify;">Au total, grâce à sa meilleure implantation, l’UPR a réussi à contenir les assauts des catholiques nationaux. Cependant, il s’affirme de plus en plus comme un parti essentiellement rural. Dans les régions urbaines et industrielles autour de Mulhouse ou Strasbourg, l’UPR n’a qu’une influence très faible. Les bons résultats de l’UPR se rencontrent dans les régions rurales traditionnelles, où une population croyante suit le clergé, et dans les villes faiblement  industrialisées. L’APNA, quant à elle, n’a pas réussi à développer son influence. Les succès qu’elle remporte sont surtout « liés au poids personnel de ses candidats et à leur influence »<a href="#_ftn6">[6]</a>. Par ailleurs, à la lecture de ces résultats, on se rend compte que l’autonomisme est un phénomène essentiellement bas-rhinois. Dans ce département, les autonomistes font campagne à « visage découvert », et ils présentent cinq candidats sur les neuf circonscriptions: à Saverne (Dahlet), Sélestat (Hauss), Strasbourg-campagne (Roos), Strasbourg I (Schall) et Wissembourg (Heil). Et les résultats montrent qu’ils sont relativement bien implantés dans les arrondissements de Sélestat, Wissembourg et Strasbourg-campagne. Pour M. Dreyfus, l’autonomisme apparaît comme très lié à la pratique de la langue allemande, puisqu’il constate que c’est dans les régions où l’on parle le moins français que les autonomistes ont réalisé leurs meilleurs scores<a href="#_ftn7">[7]</a>. Mais il constate également que l’influence des autonomistes a été encore plus forte dans les cantons protestants, et ceci très certainement en raison du « poids culturel que représente l’allemand dans ces régions luthériennes ».</p>
<p style="text-align:justify;">Ces élections nous montrent par ailleurs que les Alsaciens ne sont pas prêts, en 1932, à accepter le laïcisme : en effet, les partis anticléricaux ont été mis en échec un peu partout. De plus, en votant majoritairement pour l’UPR, l’Alsace a prouvé son attachement à son statut particulier sur les plans religieux, administratif et linguistique. Mais ce succès du parti catholique met également en lumière le désir de la population de rester dans le cadre de la France. L’autonomisme, le séparatisme, essuient des revers cinglants: le fait que ni Roos, ni Hauss ne soient arrivés à se faire élire marque l’échec de leur politique.</p>
<p style="text-align:justify;">
<hr size="1" />
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref1">[1]</a> <em>Unterländer</em>, n°223-246-253-271/ 1929</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref2">[2]</a> <em>Unterländer</em> n° 223-264/ 1929.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref3">[3]</a> Idem n°68/1932</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref4">[4]</a> Idem n° 96-101/ 1932</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref5">[5]</a> Idem n°92-95/ 1932</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref6">[6]</a> DREYFUS, op. cit., p. 186.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref7">[7]</a> Idem, p. 193.</p>
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