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	<title>revolutionnaire &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://en.wordpress.com/tag/revolutionnaire/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "revolutionnaire"</description>
	<pubDate>Sat, 05 Dec 2009 00:33:43 +0000</pubDate>

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<title><![CDATA[Chronique de la nuit]]></title>
<link>http://athanasevanpire.wordpress.com/2009/11/26/chronique-de-la-nuit/</link>
<pubDate>Thu, 26 Nov 2009 22:45:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>athanasevanpire</dc:creator>
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<description><![CDATA[Il est tard, et j&#8217;ai les yeux qui piquent. Voilà des jours que je ne dors pas assez. Là, ce qu]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Il est tard, et j&#8217;ai les yeux qui piquent. Voilà des jours que je ne dors pas assez. Là, ce qu&#8217;il me faudrait pour me tenir éveillé, c&#8217;est une explosion un gros boum dans le murmure de la nuit, le début d&#8217;un évènement dramatique pas trop loin de chez moi, au coin de la rue. Il faudrait que l&#8217;Histoire s&#8217;emballe à cinq minutes d&#8217;ici. J&#8217;aurais tout juste le temps d’enfiler une veste. J’y serais dans 5 minutes, c’est juste à côté. Un coup d’Etat, une bataille de rues, l’arrivée d’une soucoupe volante, je ne suis pas exigeant. Avis aux révolutionnaires, aux martiens et aux racailles : faites quelque chose ou je vais m’endormir !</p>
<p> Je ne me fais pas d’illusions. Ces gens-là sont des lâches. Et puis ils doivent déjà dormir.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Facteur de trouble (Philippe Garnier)]]></title>
<link>http://arbrealettres.wordpress.com/2009/11/12/facteur-de-trouble-philippe-garnier/</link>
<pubDate>Thu, 12 Nov 2009 07:02:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>arbrealettres</dc:creator>
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<description><![CDATA[&nbsp; Les révolutionnaires avaient passé commande de trente mille barricades Il y eut retard aux li]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><div style="text-align:center;"><span style="font-style:italic;font-weight:bold;font-size:17px;font-family:Comic sans-serif;color:blue;"><br />
<a rel="attachment wp-att-8281" href="http://arbrealettres.wordpress.com/2009/11/12/facteur-de-trouble-philippe-garnier/revolution/"><img class="aligncenter size-full wp-image-8281" title="revolution" src="http://arbrealettres.wordpress.com/files/2009/11/revolution.jpg" alt="revolution" width="439" height="418" /></a></p>
<p>&#160;</p>
<p>Les révolutionnaires avaient passé commande<br />
de trente mille barricades<br />
Il y eut retard aux livraisons<br />
Quand enfin ils les reçurent<br />
les idées avaient changé.</p>
<p>(Philippe Garnier)</p>
<p>&#160;</p>
<p></span></div>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Révolutionnaire ! L'ordinateur portable jetable, est-il franchement envisageable ?]]></title>
<link>http://agnx.net/2009/11/05/revolutionnaire-lordinateur-portable-jetable-est-il-franchement-envisageable/</link>
<pubDate>Thu, 05 Nov 2009 15:13:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aurélien GIRAUX dit AGNX!</dc:creator>
<guid>http://agnx.net/2009/11/05/revolutionnaire-lordinateur-portable-jetable-est-il-franchement-envisageable/</guid>
<description><![CDATA[Un post de 20minutes.fr en partenariat avec Gizmodo.fr à retrouver ICI ! / Repris par AGNX.NET! Il n]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><h1 style="text-align:center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-345" title="article_500x_disposablelaptop-300x174-20minutes.fr_AGNX.NET!" src="http://agnx.wordpress.com/files/2009/11/article_500x_disposablelaptop-300x174-20minutes-fr_agnx-net.jpg" alt="article_500x_disposablelaptop-300x174-20minutes.fr_AGNX.NET!" width="590" height="342" /><strong><span style="color:#ff6600;">Un post de 20minutes.fr en partenariat avec Gizmodo.fr à retrouver <a href="http://www.20minutes.fr/article/361305/High-Tech-L-ordinateur-portable-jetable-vous-y-croyez.php">ICI</a> ! / Repris par AGNX.NET! </span></strong></h1>
<blockquote><p>Il n’y a aucun doute possible : au jour d’aujourd’hui le concept d’<a rel="nofollow" href="http://www.gizmodo.fr/tag/ordinateur%20portable">ordinateur</a> jetable est totalement ridicule. Mais si on y repense, le concept d’<a rel="nofollow" href="http://www.gizmodo.fr/tag/appareil%20photo">appareil photo</a> jetable était tout aussi ridicule il y a quelques dizaines d’années.En fait on prend clairement le chemin vers des ordinateurs portables jetables. En effet, qui aurai pensé, il y a de ça seulement 5 ans, qu’on trouverai des ordinateurs portables aux alentours de 100EUR. Bon d’accord vous n’aurez pas une bête de course à ce prix là mais vous aurez un ordinateur fonctionnel. De même, quand on s’attarde un peu sur la durée de vie de nos amis à <a rel="nofollow" href="http://www.gizmodo.fr/2009/10/19/que-peut-il-vous-arriver-en-skatekeyboard.html">clavier</a>, elle semble bien diminuer. Il reste cependant plein de problèmes à régler, comme la pollution de certains composants, batterie en tête mais il faut dire que le projet ci-dessous est bien alléchant.  [<a rel="nofollow" href="http://www.yankodesign.com/2009/11/03/disposable-paper-laptops/">Yanko</a>]</p></blockquote>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Materiality of Discourses on Decolonization]]></title>
<link>http://massthink.wordpress.com/2009/10/20/materiality-of-discourses-on-decolonization/</link>
<pubDate>Tue, 20 Oct 2009 18:05:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Ryan/Aless</dc:creator>
<guid>http://massthink.wordpress.com/2009/10/20/materiality-of-discourses-on-decolonization/</guid>
<description><![CDATA[[The Pintura of Chimalhuacán-Atoyac, an Amerindian "map"] Walter Mignolo’s The Darker Side of the Re]]></description>
<content:encoded><![CDATA[[The Pintura of Chimalhuacán-Atoyac, an Amerindian "map"] Walter Mignolo’s The Darker Side of the Re]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Les mercenaires cubains de la Maison Blanche]]></title>
<link>http://quandlematerialismesenmele.wordpress.com/2009/09/29/les-mercenaires-cubains-de-la-maison-blanche/</link>
<pubDate>Tue, 29 Sep 2009 13:19:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>sylvainguillemette</dc:creator>
<guid>http://quandlematerialismesenmele.wordpress.com/2009/09/29/les-mercenaires-cubains-de-la-maison-blanche/</guid>
<description><![CDATA[Salim Lamrani vient de publier « Cuba, ce que les médias ne vous dirent jamais », un recueil d’artic]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Salim Lamrani vient de publier « <em>Cuba, ce que les médias ne vous dirent jamais</em> », un recueil d’articles écris au cours des cinq dernières années. Il y passe en revue, de manière systématique, tous les arguments utilisés par la propagande états-unienne pour justifier a posteriori l’embargo imposé unilatéralement par Washington en violation du droit international. Ce tour d’horizon permet de mesurer à quel point les critiques du gouvernement révolutionnaire sont irréelles. Une annexe historique souligne aussi la permanence de l’attitude des administrations états-uniennes successives, indépendamment de l’alternance de façade entre démocrates et républicains.<br />
On regrettera l’absence d’index qui aurait permis d’utiliser ce livre comme une encyclopédie ; quoi qu’il en soit, son caractère exhaustif et la précision de son argumentation en font un ouvrage de référence pour tous ceux qui souhaitent approfondir cette question.<br />
Nous reproduisons ici un extrait consacré aux plus célèbres « dissidents » mis en scène par la Maison-Blanche.</p>
<p><img src="http://www.voltairenet.org/elements/transpix.gif" alt=" " width="10" height="1" /></p>
<p><!-- Contenu                                 --> <!-- /////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////// --> <!-- ALTERNATIVE : LA RUBRIQUE CONTIENT DES "MINI-ARTICLES" --> <!-- /////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////// --> <!-- Texte --></p>
<div>
<dl>
<dt><img src="http://www.voltairenet.org/IMG/jpg/1-555.jpg" alt="JPEG - 29 ko" width="400" height="208" /></dt>
<dd>Conférence de presse des « dissidents » cubains, organisée à la résidence du chargé d’affaire des États-Unis à La Havane. (de gauche à droite : Manzano, Bonne, Roque et Roca). </dd>
</dl>
<p>L’opposition cubaine dispose d’un statut particulier. D’une part, elle est extrêmement prisée par la presse occidentale. En effet, aucun groupe d’opposants en Amérique latine, hormis peut-être l’opposition vénézuélienne, ne bénéficie d’une telle aura médiatique. D’autre part, elle reçoit des financements colossaux de la part des États-Unis, dont les médias ne disent mot, et jouit d’une liberté d’agir qui scandaliserait les procureurs du monde entier.</p>
<p>Le 21 juin 2007, la Chambre des Représentants étasunienne a décidé de voter le budget de 45,7 millions de dollars pour l’année 2007-2008, présenté par le président Bush, à destination des dissidents cubains. Ainsi, 254 congressistes, dont 66 démocrates, ont approuvé la stratégie de la Maison-Blanche destinée à renverser le gouvernement cubain. Le législateur de Floride, Lincoln Díaz-Balart, descendant direct de l’ancien dictateur Fulgencio Batista, s’est réjoui de cette aide. « Cette victoire constitue un soutien pour l’opposition politique interne » cubaine, a-t-il souligné. « L’aide aux opposants n’est pas symbolique mais concrète », a-t-il ajouté. Il a également rendue publique une lettre de certains éminents dissidents cubains qui affirment que l’aide étasunienne « est un élément vital pour la survie des militants [<a id="nh1" title="Wilfredo Cancio Isla, « La Cámara da sólido apoyo a la democracia en Cuba », (...)" rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article162148.html#nb1">1</a>] ».</p>
<p>Pour l’année 2007-2008, la Chambre a également alloué une somme de 33,5 millions de dollars (6 millions de plus qu’en 2006) à Radio et TV Martí. Ces deux médias étasuniens diffusent illégalement des émissions subversives en direction de Cuba dans le but d’inciter la population à renverser l’ordre établi [<a id="nh2" title="bid." rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article162148.html#nb2">2</a>].</p>
<p>Ce même jour, le 21 juin 2007, le chef de la diplomatie étasunienne à La Havane, Michael Parmly, a reçu en grande pompe les célébrissimes dissidents René Gómez Manzano, Félix Bonne, Martha Beatriz Roque et Vladimiro Roca dans sa somptueuse résidence personnelle. Ces derniers étaient venus remercier leur précieux mécène pour sa générosité [<a id="nh3" title="Andrea Rodriguez, « Disidentes cubanos usan casa de diplomático de EEUU », (...)" rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article162148.html#nb3">3</a>].</p>
<p>Les médias occidentaux, pourtant si prolixes à l’égard de Cuba, sont restés étrangement silencieux sur ces deux évènements. Les raisons en sont relativement simples. Les personnages qu’ils s’évertuent à présenter depuis des années comme de valeureux militants à la recherche de la démocratie ne sont en réalité que de vulgaires mercenaires qui se vendent au plus offrant. Le mot mercenaire n’est pas un terme hors de propos ou exagéré. Selon le Littré, il s’agit de tout individu « qui travaille pour de l’argent, à qui l’on fait faire tout ce qu’on veut pour de l’argent [<a id="nh4" title="Le Littré, V. 1.3." rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article162148.html#nb4">4</a>] ». Manzano, Bonne, Roque et Roca entrent pleinement dans cette définition.</p>
<p>Pourtant, il n’y a rien de nouveau à tout cela. Depuis des décennies, les Etats-Unis tentent par tous les moyens de fabriquer et de diriger une opposition interne à Cuba, afin de mettre un terme au processus révolutionnaire cubain. Les archives étasuniennes sont éloquentes à cet égard. Par ailleurs, de nombreux documents étasuniens, officiels et publics, attestent de cette réalité qu’aucun journaliste ou analyste politique digne de ce nom ne peut ignorer. La loi Torricelli de 1992, et plus particulièrement l’article 1705, stipule que « les Etats-Unis fourniront une assistance, à des organisations non gouvernementales appropriées, pour soutenir des individus et des organisations qui promeuvent un changement démocratique non violent à Cuba [<a id="nh5" title="Cuban Democracy Act, Titre XVII, Section 1705, 1992." rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article162148.html#nb5">5</a>] ». La loi Helms-Burton de 1996 prévoit, à l’article 109, que « le Président [des Etats-Unis] est autorisé à fournir une assistance et offrir tout type de soutien à des individus et des organisations non gouvernementales indépendantes pour soutenir des efforts en vue de construire la démocratie à Cuba [<a id="nh6" title="Helms-Burton Act, Titre I, Section 109, 1996." rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article162148.html#nb6">6</a>] ».</p>
<p>Le premier rapport de la Commission d’assistance à une Cuba libre, adopté le 6 mai 2004, envisage la mise en place d’un « solide programme de soutien favorisant la société civile cubaine ». Parmi les mesures préconisées, un financement à hauteur de 36 millions de dollars est destiné au « soutien de l’opposition démocratique et au renforcement de la société civile émergeante [<a id="nh7" title="Colin L. Powell, Commission for Assistance to a Free Cuba, (Washington : (...)" rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article162148.html#nb7">7</a>] ». Le second rapport de la même Commission, rendu public le 10 juillet 2006, prévoit également un budget de 31 millions de dollars pour financer davantage l’opposition interne [<a id="nh8" title="Condolezza Rice &#38; Carlos Gutierrez, Commission for Assistance to a Free (...)" rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article162148.html#nb8">8</a>].</p>
<p>En 2003, la justice cubaine avait condamné 75 personnes stipendiées par les Etats-Unis, suscitant une réprobation médiatique internationale. Dans n’importe quel autre pays du monde, des individus tels que Manzano, Bonne, Roque et Roque se trouveraient actuellement derrière les barreaux [<a id="nh9" title="Salim Lamrani, Fidel Castro, Cuba et les Etats-Unis (Pantin : Le Temps des (...)" rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article162148.html#nb9">9</a>]. Ricardo Alarcón, président de l’Assemblée nationale cubaine a averti les membres de la « dissidence » du fait que ceux qui conspireraient avec Washington et accepteraient ses émoluments devront en « payer les conséquences [<a id="nh10" title="BBC, « Cuba Warns Dissidents Over US Aid », 12 juillet 2006." rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article162148.html#nb10">10</a>] ».</p>
<p>« Tant que cette politique existera, il y aura des personnes qui se trouveront impliquées […]. Elles conspireront avec les Nord-américains [et] accepteront l’argent. Cela est un délit selon les lois cubaines. Je ne connais aucun pays qui ne classe pas une telle activité comme un délit », a souligné Alarcón. « Imaginez que quelqu’un aux Etats-Unis soit soutenu, entraîné, équipé et conseillé par un gouvernement étranger. Cela est un délit en soi. C’est un délit très grave aux Etats-Unis et cela peut coûter de nombreuses années en prison, beaucoup plus que ce que l’on peut risquer ici à Cuba », a-t-il conclu [<a id="nh11" title="Ibid." rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article162148.html#nb11">11</a>].</p>
<p>Il en est de même en France comme le stipule l’article 411-4 du code pénal et une affaire survenue en 2004 illustre éloquemment cette réalité. Le 28 décembre 2004, les autorités françaises ont procédé à l’arrestation de Philippe Brett et Philippe Evanno, deux collaborateurs de M. Julia. Ils avaient été à l’origine d’une tentative infructueuse destinée à libérer les deux otages français en Irak, Christian Chesnot et Georges Malbrunot en septembre 2004. Ces deux personnes ont été mises en examen pour « intelligence avec une puissance étrangère de nature à porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation ». Ils ont été présentés aux juges antiterroristes Jean-Louis Bruguière et Marie-Antoinette Houyvet, qui s’occupent des affaires ayant trait à la sûreté de l’Etat. Ils ont été accusés d’avoir pris contact avec la résistance iraquienne et d’avoir reçu une assistance logistique de la Côte-d’Ivoire. Brett et Evanno étaient passibles de dix ans de réclusion criminelle et de 150 000 euros d’amende. M. Julia a échappé à la justice grâce à son immunité parlementaire. La gravité des charges retenues contre eux n’a suscité aucun émoi au sein de la presse occidentale [<a id="nh12" title="Salim Lamrani, Fidel Castro, Cuba et les Etats-Unis, op. cit., (...)" rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article162148.html#nb12">12</a>].</p>
<p>Le rapport de 2006 prévoit également 24 millions de dollars additionnels pour Radio et TV Martí, afin d’amplifier les transmissions de programmes subversifs vers Cuba, en violation de la législation internationale. Les membres de la « dissidence » cubaine disposent d’une partie de cette somme pour acquérir et distribuer des équipements radiophoniques et télévisuels permettant de capter les programmes émis depuis les Etats-Unis. D’autres pays sont invités à transmettre des émissions subversives vers Cuba. Le rapport prévoit également « d’entraîner et d’équiper des journalistes indépendants de la presse écrite, radiophonique et télévisuelle à Cuba [<a id="nh13" title="Condolezza Rice &#38; Carlos Gutierrez, op cit., p. 22." rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article162148.html#nb13">13</a>] ».</p>
<p>La presse occidentale, qui a censuré cette réalité, avait stigmatisé l’action des autorités cubaines, en dénonçant les sanctions prises à l’encontre de « militants pacifiques et de journalistes indépendants ». Selon elle, les inculpés auraient été châtiés pour avoir ouvertement exprimé leur désaccord avec la ligne officielle et avoir publié des articles diffamatoires dans la presse d’extrême droite de Miami [<a id="nh14" title="Reporters sans frontières, « Un an après l’arrestation de 75 dissidents, (...)" rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article162148.html#nb14">14</a>].</p>
<p>Il sied de s’arrêter un instant sur ces accusations. Les deux « dissidents » cubains qui disposent de l’influence médiatique la plus importante au niveau international, qui lancent les invectives les plus acerbes contre la Révolution cubaine et qui jouissent de la bienveillance la plus soutenue auprès des extrémistes d’origine cubaine de Miami sont Oswaldo Payá et Elizardo Sánchez [<a id="nh15" title="Oswaldo Paya, « Mensaje de Oswaldo Paya Sardiñas a Vaclav Havel, Presidente (...)" rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article162148.html#nb15">15</a>]. Face à eux, Raúl Rivero passe pour un opposant relativement modéré et frileux [<a id="nh16" title="Raúl Rivero, « El cartel del queso blanco », Luz Cubana, Janvier/Février 2003, (...)" rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article162148.html#nb16">16</a>]. Or ce dernier avait été condamné à une peine de vingt ans de réclusion criminelle. Payá et Sánchez n’ont eu aucun ennui avec la justice, alors que leurs écrits politiques sont beaucoup plus virulents que ceux de Rivero. L’explication est assez simple : Payá et Sánchez ont, jusqu’à présent, toujours refusé le financement généreusement offert par Washington, tandis que Rivero a commis l’erreur de profiter des largesses financières de l’administration Bush. C’est cela qui a été condamné, et non la production littéraire ou politique supposément hétérodoxe.</p>
<p>Intégrer l’univers de la « dissidence » est un juteux commerce. Les avantages économiques de cette profession sont conséquents et attisent la convoitise d’individus peu scrupuleux. Les 75 personnes condamnées n’exerçaient aucun métier et vivaient des émoluments offerts par les autorités étasuniennes, en échange des tâches réalisées. Les appointements considérables pour le niveau de vie de la société cubaine ont conduit certains personnages à amasser de petites fortunes personnelles, s’élevant jusqu’à 16 000 dollars en liquide, alors que le salaire moyen oscille entre quinze et vingt dollars par mois [<a id="nh17" title="Felipe Pérez Roque, « Conferencia a la prensa nacional y extranjera », (...)" rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article162148.html#nb17">17</a>]. Ils menaient ainsi un train de vie largement supérieur à celui des Cubains, et profitaient également des incomparables privilèges que procure le système social cubain.</p>
<p>Pour évaluer précisément l’importance d’une telle somme, il convient de appeler la valeur du dollar à Cuba. Pour l’équivalent d’un dollar, un Cubain peut s’offrir au choix : cent quatre litres de lait, quarante-cinq kilos de riz, vingt-six tickets pour des matchs de base-ball, entre cinq et vingt-six places de théâtre ou de cinéma, 5200 kilowatts d’électricité ou cinq cours d’anglais télévisés de cent soixante heures chacun. Tous les autres aliments de première nécessité (pain, haricots, huile.) sont dans le même ordre de prix. A cela s’ajoute la gratuité des services d’éducation et de santé. Étant donné que 85% des citoyens cubains sont propriétaires de leur logement, ils ne payent aucun loyer. De plus, l’impôt n’existe pas à Cuba. Autre fait unique au monde : les médicaments achetés dans les pharmacies coûtent deux fois moins cher que ce qu’ils valaient il y a cinquante ans [<a id="nh18" title="Gouvernement révolutionnaire de Cuba, « Documents », 18 avril 2003. (site (...)" rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article162148.html#nb18">18</a>]. Tout cela est possible grâce aux subventions octroyées annuellement par l’État cubain, tant vilipendé par les mêmes « dissidents » qui ne manquent pas de profiter des conditions de vie avantageuses qu’offre la société cubaine.</p>
<p>Suite à l’intervention diplomatique de l’Espagne, plusieurs personnes incarcérées depuis mars 2003, dont Raúl Rivero, ont été libérées fin novembre 2004 pour des raisons humanitaires [<a id="nh19" title="Andrea Rodríguez, « En libertad el poeta y disidente cubano Raúl Rivero », El (...)" rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article162148.html#nb19">19</a>]. Il convient de souligner que Rivero a profité d’une médiatisation internationale uniquement parce qu’il était, avec Oscar Elias Biscet, le seul individu écroué sur les 75 à avoir réellement exercé le métier de journaliste. Son cas est intéressant dans la mesure où il jette une lumière sur l’ampleur de la campagne de désinformation lancée contre Cuba. Dans une interview accordée à Reporters sans frontières, Blanca Reyes, femme de Rivero, affirmait que celui-ci se trouvait dans des « conditions de détention infrahumaines et inacceptables ». Elle ajoutait par la même occasion qu’il avait perdu quarante livres (19,5 kilos). « [Il] a faim. Je veux que l’on sache [que] Raúl Rivero souffre de la faim », déplorait-elle dans un élan mélodramatique de circonstances [<a id="nh20" title="Reporters sans frontières, « La mujer del periodista encarcelado Raúl Rivero (...)" rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article162148.html#nb20">20</a>]. Cette information avait été reprise en grande pompe par l’ensemble de la presse internationale.</p>
<p>Or, lors de sa sortie de prison, Rivero est apparu en excellente santé, avec un embonpoint notable, comme l’illustres les photos prises par la presse et comme n’ont cessé de le clamer les autorités cubaines [<a id="nh21" title="Nancy San Martin, « Cubans Tell Rivero to Consider Leaving », The Miami (...)" rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article162148.html#nb21">21</a>]. Alors que Washington et ses relais dénonçaient avec une remarquable répercussion médiatique les « effroyables conditions de vie » des prisonniers, Rivero lui-même avoua avoir eu un accès sans restrictions à la lecture et avoir dévoré avec avidité le dernier roman de l’écrivain colombien Gabriel García Márquez, Historias de mis putas tristes, ouvrage difficile à trouver dans les librairies françaises à l’époque [<a id="nh22" title="Wilfredo Cancio Isla, « Un símbolo en libertad », El Nuevo Herald, 1 décembre (...)" rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article162148.html#nb22">22</a>]. Rivero n’a pas vécu dans un hôtel quatre étoiles, certes, mais pas dans un « goulag tropical » non plus comme les âmes bienséantes se plaisent à qualifier les prisons cubaines, comme si les pénitenciers du reste du monde étaient des lieux de villégiature [<a id="nh23" title="Olivier Languepin, « Dans les prisons de Castro », Le Monde, 31 décembre (...)" rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article162148.html#nb23">23</a>].</p>
<p>Sans doute, les prisons d’Abu Ghraïb en Irak, où la torture de prisonniers de guerre a été institutionnalisée par Washington, sont-elles plus confortables. Que dire des geôles de Guantanamo, zone de non droit où la torture appliquée aux détenus est telle que de nombreuses tentatives de suicide ont eu lieu chez des personnes très pieuses pour qui le fait de mettre un terme à ses jours constitue le pire des pêchés [<a id="nh24" title="Robert Scheer, « A Devil’s Island for Our Times », Los Angeles Times, 28 (...)" rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article162148.html#nb24">24</a>] ? Dans tous les cas, très peu de réclusionnaires peuvent se vanter d’avoir eu accès au dernier roman de García Márquez, avant même certaines librairies européennes spécialisées.</p>
<dl>
<dt><img src="http://www.voltairenet.org/IMG/jpg/1-518.jpg" alt="JPEG - 19.5 ko" width="220" height="293" /></dt>
<dd>Armando Valladares, ex-poéte et ex-paralytique, est désormais ex-président de la Human Rights Foundation, dont il a démissionné pour apporter son appui aux golpistes honduriens. </dd>
</dl>
<p>Mais cela n’est guère nouveau. En effet, la transformation de criminels en « dissidents » ne date pas d’aujourd’hui. L’histoire d’Armando Valladares, le « poète paralytique condamné pour délit d’opinion », selon la propagande de Washington, est riche d’enseignements. Arrêté en 1960 pour terrorisme, cet ancien officier de police de la dictature de Batista reçut le soutien d’une grande campagne internationale lancée par l’extrême droite cubaine de Floride au début des années 80. Après des tractations effectuées par le gouvernement français de François Mitterrand, sous l’égide de Régis Debray, le prisonnier fut libéré et perdit, par la même occasion, ses talents de poètes et son hémiplégie. Par contre, il conserva soigneusement ses aptitudes de comédien et, ayant obtenu la nationalité étasunienne, il s’engagea auprès du gouvernement de Ronald Reagan, devenant ambassadeur auprès des Nations unies. Dépité, Régis Debray avait écrit dans son livre Les Masques : « L’homme n’était pas poète, le poète n’était pas paralytique, et le Cubain est aujourd’hui américain [<a id="nh25" title="Gianni Miná, Un Encuentro con Fidel (La Havane : Oficina de Publicaciones (...)" rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article162148.html#nb25">25</a>] ».</p>
<p>Luis Ortega Sierra est un journaliste cubain qui s’est exilé aux Etats-Unis en 1959, au triomphe de la Révolution. C’est un farouche adversaire du gouvernement de La Havane comme l’illustrent ses écrits. Il était lié à l’ancien dictateur cubain Fulgencio Batista qui finançait ses activités. Dans une lettre du 22 septembre 1961 à l’ancien homme fort de Cuba, Ortega avait exprimé sa « sympathie » et son « admiration » à son égard [<a id="nh26" title="Ivette Leyva Martínez, « Despierta singular interés vida y obra de Batista », (...)" rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article162148.html#nb26">26</a>].</p>
<p>A propos des opposants cubains, Ortega déclare la chose suivante :</p>
<p>Les dissidents à Cuba sont des gens sans importance politique et tout le monde partage cet avis, même ceux qui vivent à leurs dépens. Ce sont des marionnettes de la mafia de Miami. Ils sont au service de la Section d’Intérêts des Etats-Unis qui les balade d’un endroit à un autre […]. Ce sont des gens qui reçoivent un salaire et une orientation idéologique du gouvernement américain. Cela n’est un secret pour personne. C’est le gouvernement nord-américain qui leur octroie de l’argent pour financer les activités de ces messieurs dans l’île. Penser que cet élément puisse représenter un mouvement puissant d’opposition au gouvernement est une bêtise [<a id="nh27" title="Luis Ortega Sierra, « Fidel rebasó la historia », in Luis Báez, Los que se (...)" rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article162148.html#nb27">27</a>].</p>
<p>Si l’Iran ou la Chine finançaient des opposants aux Etats-Unis, au Royaume-Uni ou en France, ces derniers tomberaient immédiatement sous le coup de la loi. Si les médias occidentaux étaient intellectuellement libres, ils n’utiliseraient qu’un seul terme pour se référer à ceux qui se présentent comme des opposants au gouvernement cubain : mercenaires.</p>
</div>
<p><!-- Documents joints --> <!-- Auteurs, traduction, source --></p>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="400">
<tbody>
<tr valign="top">
<td width="80"><img src="http://www.voltairenet.org/elements/transpix.gif" alt=" " width="80" height="1" /></td>
<td width="320" align="right"><!-- Auteurs --> <!-- Ajouter {!traduction} à boucle article lors du passage à Spip 1.8.2--> <a name="auteur121290"></a><a href="http://www.voltairenet.org/auteur121290.html?lang=fr"><strong>Salim Lamrani</strong></a><br />
Enseignant, chargé de cours aux universités Paris-Descartes et Paris-Est Marne-la-Vallée. Dernier ouvrage publié : <a href="http://www.amazon.fr/Cuba-Medias-Vous-Diront-Jamais/dp/2953128417/ref=sr_1_4?ie=UTF8&#38;s=books&#38;qid=1252319058&#38;sr=1-4%7D"><em>Cuba. Ce Que les Medias Ne Vous Diront Jamais</em></a><em>, Estrella (2009).</em></p>
<p>[<a id="nb1" title="Notes 1" rev="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article162148.html#nh1">1</a>] Wilfredo Cancio Isla, « La Cámara da sólido apoyo a la democracia en Cuba », <em>El Nuevo Herald</em>, 22 juin 2007.</p>
<p>[<a id="nb2" title="Notes 2" rev="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article162148.html#nh2">2</a>] bid.</p>
<p>[<a id="nb3" title="Notes 3" rev="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article162148.html#nh3">3</a>] Andrea Rodriguez, « Disidentes cubanos usan casa de diplomático de EEUU », The Associated Press, 21 juin 2007.</p>
<p>[<a id="nb4" title="Notes 4" rev="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article162148.html#nh4">4</a>] Le Littré, V. 1.3.</p>
<p>[<a id="nb5" title="Notes 5" rev="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article162148.html#nh5">5</a>] <em>Cuban Democracy Act</em>, Titre XVII, Section 1705, 1992.</p>
<p>[<a id="nb6" title="Notes 6" rev="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article162148.html#nh6">6</a>] <em>Helms-Burton Act</em>, Titre I, Section 109, 1996.</p>
<p>[<a id="nb7" title="Notes 7" rev="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article162148.html#nh7">7</a>] Colin L. Powell, <a href="http://www.voltairenet.org/IMG/pdf/fr-rapport-Powel-Cuba.pdf">Commission for Assistance to a Free Cuba</a>, (Washington : United States Department of State, mai 2004) pp. 16, 22.</p>
<p>[<a id="nb8" title="Notes 8" rev="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article162148.html#nh8">8</a>] Condolezza Rice &#38; Carlos Gutierrez, <a href="http://www.voltairenet.org/IMG/pdf/CFC-2.pdf">Commission for Assistance to a Free Cuba</a>, (Washington : United States Department of State, juillet 2006). p. 20.</p>
<p>[<a id="nb9" title="Notes 9" rev="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article162148.html#nh9">9</a>] Salim Lamrani, <em>Fidel Castro, Cuba et les Etats-Unis</em> (Pantin : Le Temps des Cerises, 2006).</p>
<p>[<a id="nb10" title="Notes 10" rev="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article162148.html#nh10">10</a>] BBC, « Cuba Warns Dissidents Over US Aid », 12 juillet 2006.</p>
<p>[<a id="nb11" title="Notes 11" rev="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article162148.html#nh11">11</a>] Ibid.</p>
<p>[<a id="nb12" title="Notes 12" rev="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article162148.html#nh12">12</a>] Salim Lamrani, <em>Fidel Castro, Cuba et les Etats-Unis</em>, op. cit., p.</p>
<p>[<a id="nb13" title="Notes 13" rev="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article162148.html#nh13">13</a>] Condolezza Rice &#38; Carlos Gutierrez, op cit., p. 22.</p>
<p>[<a id="nb14" title="Notes 14" rev="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article162148.html#nh14">14</a>] Reporters sans frontières, « <a href="http://www.rsf.org/article.php3?id_article=9547">Un an après l’arrestation de 75 dissidents, Reporters sans frontières mobilise l’Europe contre la répression à Cuba</a> », 18 mars 2004.</p>
<p>[<a id="nb15" title="Notes 15" rev="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article162148.html#nh15">15</a>] Oswaldo Paya, « <a href="http://www.pdc-cuba.org/paya_havel.htm%C2%A0%C2%BB,%2023%20septembre%202002;%20El%20Nuevo%20Herald,%20%C2%AB%C2%A0%5BPiden%20a%20Europa%20m%C3%A1s%20firmeza%20contra%20el%20r%C3%A9gimen-%3Ehttp://www.miami.com/mld/elnuevo/news/world/cuba/9853178.htm">Mensaje de Oswaldo Paya Sardiñas a Vaclav Havel, Presidente de la República checa en su visita a la ciudad de Miami, Florida</a> », 7 octobre 2004.</p>
<p>[<a id="nb16" title="Notes 16" rev="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article162148.html#nh16">16</a>] Raúl Rivero, « El cartel del queso blanco », Luz Cubana, Janvier/Février 2003, n°1 : 9-10.</p>
<p>[<a id="nb17" title="Notes 17" rev="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article162148.html#nh17">17</a>] Felipe Pérez Roque, « Conferencia a la prensa nacional y extranjera », MINREX, 25 mars 2004 : 5-7.</p>
<p>[<a id="nb18" title="Notes 18" rev="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article162148.html#nh18">18</a>] Gouvernement révolutionnaire de Cuba, « <a href="http://www.cuba.cu/gobierno/documentos/2003/fra/n180403f.html">Documents</a> », 18 avril 2003. (site consulté le 2 décembre 2004).</p>
<p>[<a id="nb19" title="Notes 19" rev="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article162148.html#nh19">19</a>] Andrea Rodríguez, « <a href="http://www.miami.com/mld/elnuevo/news/world/cuba/10303056.htm">En libertad el poeta y disidente cubano Raúl Rivero</a> », <em>El Nuevo Herald</em>, 30 novembre 2004.</p>
<p>[<a id="nb20" title="Notes 20" rev="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article162148.html#nh20">20</a>] Reporters sans frontières, « <a href="http://www.rsf.org/imprimir.php3?id_article=7698">La mujer del periodista encarcelado Raúl Rivero denuncia unas condiciones de detención ‘inaceptables’</a> », 5 août 2003.</p>
<p>[<a id="nb21" title="Notes 21" rev="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article162148.html#nh21">21</a>] Nancy San Martin, « <a href="http://www.miami.com/mld/miamiherald/10308130.htm?1c">Cubans Tell Rivero to Consider Leaving</a> », <em>The Miami Herald</em>, 1 décembre 2004.</p>
<p>[<a id="nb22" title="Notes 22" rev="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article162148.html#nh22">22</a>] Wilfredo Cancio Isla, « <a href="http://www.miami.com/mld/elnuevo/news/world/cuba/10307173.htm">Un símbolo en libertad</a> », <em>El Nuevo Herald</em>, 1 décembre 2004.</p>
<p>[<a id="nb23" title="Notes 23" rev="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article162148.html#nh23">23</a>] Olivier Languepin, « Dans les prisons de Castro », <em>Le Monde</em>, 31 décembre 2004.</p>
<p>[<a id="nb24" title="Notes 24" rev="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article162148.html#nh24">24</a>] Robert Scheer, « A Devil’s Island for Our Times », <em>Los Angeles Times</em>, 28 décembre 2004.</p>
<p>[<a id="nb25" title="Notes 25" rev="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article162148.html#nh25">25</a>] Gianni Miná, <em>Un Encuentro con Fidel</em> (La Havane : Oficina de Publicaciones del Consejo de Estado, 1987), pp. 43-60 ; Jean-Marc Pillas, <em>Nos Agents à La Havane. Comment les Cubains ont ridiculisé la CIA</em> (Paris : Albin Michel, 1995), pp. 145-51.</p>
<p>[<a id="nb26" title="Notes 26" rev="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article162148.html#nh26">26</a>] Ivette Leyva Martínez, « Despierta singular interés vida y obra de Batista »,<em> El Nuevo Herald</em>, 3 mai 2008.</p>
<p>[<a id="nb27" title="Notes 27" rev="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article162148.html#nh27">27</a>] Luis Ortega Sierra, « Fidel rebasó la historia », in Luis Báez, <em>Los que se fueron</em> (La Havane : Casa Editora Abril, 2008), p. 221.</p>
<p><a href="http://www.voltairenet.org/fr">Réseau Voltaire</a></td>
</tr>
</tbody>
</table>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Le Grand Jeu des Sept Différences !]]></title>
<link>http://dawnofthedaubes.wordpress.com/2009/09/12/le-grand-jeu-des-sept-differences/</link>
<pubDate>Sat, 12 Sep 2009 09:55:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Vincent</dc:creator>
<guid>http://dawnofthedaubes.wordpress.com/2009/09/12/le-grand-jeu-des-sept-differences/</guid>
<description><![CDATA[Car ce n&#8217;est pas encore la fin des jeux de l&#8217;été, toi aussi amuse-toi avec Olivier ! Fig]]></description>
<content:encoded><![CDATA[Car ce n&#8217;est pas encore la fin des jeux de l&#8217;été, toi aussi amuse-toi avec Olivier ! Fig]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[La nécessité des gens d’affaires]]></title>
<link>http://quandlematerialismesenmele.wordpress.com/2009/08/22/la-necessite-des-gens-d%e2%80%99affaires/</link>
<pubDate>Sat, 22 Aug 2009 13:21:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>sylvainguillemette</dc:creator>
<guid>http://quandlematerialismesenmele.wordpress.com/2009/08/22/la-necessite-des-gens-d%e2%80%99affaires/</guid>
<description><![CDATA[La nécessité des gens d’affaires La nécessité des gens d’affaires est-elle une réalité, ou une simpl]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><h1 style="text-align:center;"><strong>La nécessité des gens d’affaires</strong></h1>
<p style="text-align:left;">
<p style="text-align:left;">
<p style="text-align:left;"><strong><br />
</strong></p>
<p style="text-align:left;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align:left;">La nécessité des gens d’affaires est-elle une réalité, ou une simple relativité due à la concentration de la richesse dans les mains de la bourgeoisie que représentent ces gens d’affaires? Par ce questionnement, j’entends répondre aux argumentaires des militants capitalistes, dont entre autres, à ceux des ex-députés débattant avec monsieur Durivage à Radio-Canada. Je peux aisément démontrer qu’il y a une raison pour laquelle des gens sont plus riches que d’autres, et que cette richesse, peut ensuite servir à les enrichir d’avantage, jouant l’intermédiaire, puisque possible, entre l’offre et la demande.</p>
<p style="text-align:left;">
<p style="text-align:left;">De fait, nous savons qu’une maigre partie de la population emploie, et qu’une autre, bien plus grande, est la salariée de cette première. De ces 2 classes, l’une se nomme la bourgeoisie, l’autre, le prolétariat. On distingue le prolétariat par la vente de sa force de travail, laquelle le bourgeois achète, puisqu’il en a les moyens, sinon, les capitaux pour le faire. On distingue le bourgeois par ses possessions de capitaux, dont surtout, celle des moyens de production, lesquels serviront ensuite, avec le labeur des prolétaires, à créer d’avantage de richesse, qui elle, se cartellisera chez le bourgeois.  Certes, il y a réponse à une demande, une offre. Mais qu’est-ce qui explique le fait qu’une classe possède ces moyens de production –les moyens également, d’offrir-, et qu’une autre, soit elle, obligée de vendre sa force de travail pour subsister à ses besoins criants, sinon à ceux de ses proches, comme de sa famille?</p>
<p style="text-align:left;">
<p style="text-align:left;">Il s’agit là d’un processus que préfèrent taire nos adversaires idéalistes, donc également, capitalistes. Car les idéalistes rejettent cette forme d’étude, par expérience, qui permet d’expliquer une chose ou une autre. Par exemple, un cornet qui serait porté au Soleil brûlant, comparé à ce cornet qui, serait préservé au congélateur. L’un des deux, sans équivoque, ne se sera plus de la même forme. Il aura fondu, pour des raisons explicables, prouvables et démontrables. La chaleur –à un certain niveau relatif-, permet la fonte de la glace, telle est la conclusion d’une étude bénigne (nous pourrions certainement pousser l’étude de la glace plus que cela, voire à identifier les composantes, etc..). Je démontrerai, dans les prochains paragraphes, qu’un processus explique également qu’il y ait des bourgeois, et qu’un autre explique aussi, qu’il y ait des prolétaires.</p>
<p style="text-align:left;">
<p style="text-align:left;">Le capital. Le capital, lorsque l’on en possède, permet toutes sortes de choses. L’une des divinités qu’il permet se nomme l’exploitation. Celle du labeur d’autrui en partie, sinon maintenant, celle des malheurs et maux physiques d’autrui. Le bourgeois en possède énormément, comparé au prolétaire. Avec ce capital, le bourgeois transforme la demande en offre, en créant une entreprise, par laquelle il sera dit qu’il «crée des emplois». Mais de fait, c’est la demande qui crée l’offre –les emplois-, et non l’intermédiaire qui possède les capitaux –Ça peut être n’importe qui, il y a même des loteries pour s’en assurer!-. Bâtissant son «entreprise privée», les prolétaires remplissent déjà, une autre demande, formulée elle, par le besoin des consommateurs, dont aura pu profités un chanceux détenteur de capitaux, en quantité adéquate pour ce. Un autre bourgeois. D’ailleurs, même la voiture dans laquelle se promène le bourgeois est une conception faisant suite au labeur de prolétaires, ayant rempli, eux aussi, une demande, elle aussi, issue des capitaux d’un autre bourgeois, tout aussi intermédiaire que mon autre exemple. Mais là n’est pas la question… Comment, maintenant, expliquer cet amas de capitaux chez une parcelle, et minoritaire, population mondiale? Ce débat n’ayant pas lieu dans les échanges de nos trois mousquetaires à Radio-Canada, il s’agit là d’un débat purement totalitaire.</p>
<p style="text-align:left;">
<p style="text-align:left;">Le capital peut s’amasser de diverses façons, mais nous verrons toutefois, que peu importe la façon dont il sera amassé, il en demeure qu’il n’y a pas lieu de légitimer l’exploitation du labeur d’autrui. Par exemple, certains capitalistes vous diront que le bourgeois a travaillé comme un forçat, et que comme récompense, on lui doit le fruit du labeur d’autrui. Mais cette quantité de labeur n’est pas quantifiable, sinon, l’unité de mesure avec laquelle les capitalistes la calculent, elle, n’existe pas, ou n’a pas été dévoilée par ces capitalistes. Il est donc impossible de comparer le labeur du bourgeois, avec celui de quelconque prolétaire. Un marchand de savon, par exemple, travaillera t-il aussi fort, physiquement, que le poser de bitume, sinon que le charpentier? J’en doute! En vérité, la quantité de labeur n’est pas calculable, cette excuse n’est donc qu’un paravent vis-à-vis le réel fait, celui que le bourgeois, pour partir son entreprise, possédait déjà une quantité nécessaire de capitaux.</p>
<p style="text-align:left;">
<p style="text-align:left;">Sinon, les capitalistes vous diront également que le bourgeois a pris des risques, mais comment, aujourd’hui, peut-on croire à cet argument fallacieux, puisque l’on est à même de constater que ce risque, a bel et bien été partagé lors de la récente crise capitaliste. Qui donc a perdu son emploi chez GM, les employeurs, ou les employés? Dans cette forme, nous pouvons déjà conclure, sans aller plus loin, que le risque était partagé, que les travailleurs, prolétaires, ont pris le même risque que les employeurs, les bourgeois. Même que, durant toutes ces années, le bourgeois aura certes su se mettre de côté, quelques parts de profit, ce que le prolétaire n’avait peut-être pas les moyens de faire (Je vois déjà les capitalistes me dirent que les employés de GM étaient bien payés, mais c’est certes, parce qu’ils ne connaissent pas le salaire des employeurs! Car une comparaison nous rendrait vite justice, tout en considérant que ce sont les travailleurs qui créent la richesse, les voitures en l’occurrence et non pas le capitaliste, qui n&#8217;injecte qu&#8217;un capital.).</p>
<p style="text-align:left;">
<p style="text-align:left;">Et le comble, arrive, lui, lorsque l’on émet une critique vis-à-vis l’héritage, car il faut, à ce moment, tenir compte de leurs premiers arguments… Si le bourgeois a travaillé fort pour gagner son droit d’exploitation du labeur d’autrui, comment est-ce possible que les héritiers héritent de leurs divins droits à leur tour? Ont-ils, eux aussi, travaillé fort? Donc, l’argument tombe ridiculement dans la fausse des idéalistes. Ensuite, par la même ridiculité, les capitalistes laisseront tomber leur argumentaire, selon lequel, les «méritants» auraient pris des risques pour se gagner le droit d’exploiter le labeur d’autrui, en défendant par exemple, l’héritage de ces divins droits.</p>
<p style="text-align:left;">
<p style="text-align:left;">Il existe diverses raisons pour laquelle des gens sont plus riches que d’autres. Dans notre système économique, capitaliste, il y a ces classes. Déjà, n’est-il pas facile de résoudre l’équation? Un parent riche, offrira t-il les mêmes services à son enfant, que le parent pauvre, incapable d’offrir quoique ce soit? Les réalités sociales, découlant elles, de la réalité économique, n’ont donc rien en commun lorsque l’on examine une famille bourgeoise versus une famille de prolétaires. On peut déjà constater qu’une des deux familles aura moins de misère à soigner les siens –dans un milieu où la santé se donne au privé-, que l’autre, sans parler des chances d’éducation qui s’offriront à un, versus l’autre. Il est donc irréfutable que des conditions diverses existent dans notre société capitaliste, il est donc clair également que certaines personnes disposent d’un amas de capital, possiblement hérité, amassé par avarice, gagné par une loterie ou gagné à même une autre source d’exploitation du labeur d’autrui. Et que ces mêmes personnes, seront celles qui pourront transformer la demande en offre, via leurs capitaux, lesquels ils prendront pour construire des moyens de production. Mais encore, vous savez déjà qui construira ces moyens de production.</p>
<p style="text-align:left;">
<p style="text-align:left;">Donc, lorsque Marie Grégoire dit que la bourgeoisie est la poche qui donne des «scanneurs» aux hôpitaux publics, elle omet de dire pourquoi ces riches individus possèdent les capitaux, elle omet de dire qu’il y a exploitation du labeur d’autrui, elle crée donc, un totalitarisme des plus absurdes, en direct à la télévision. Et quand elle ajoute que ce sont aussi «des créateurs d’emplois», elle raye d’un coup, l’existence de la demande et le processus expliquant la capacité de ces riches individus de «faire bâtir» des moyens de production. Ces gens ne sont pas des méritants, mais des privilégiés, parmi une masse laborieuse. Ces gens ne sont pas méritants du labeur d’autrui, mais de purs et simples exploitants, se servant de leurs privilèges et de leur amas de capitaux, pour amasser d’avantage de capitaux.</p>
<p style="text-align:left;">
<p style="text-align:left;">Le tout est purement idéologique. Madame Grégoire, madame Frula et monsieur Charbonneau sont capitalistes. À leurs yeux, les bourgeois sont des méritants, car en défendant leur domination, ils s’assurent un retour d’ascenseur. Et bref, la classe politique québécoise, et mondiale, se démène pour préserver les privilèges acquis des bourgeois, acquis non par démocratie, mais bel et bien par la dictature. Jamais, personne n’a voté pour le capitalisme, ce système fut installé, voire imposé par ces mêmes bourgeois premiers. Avez-vous déjà voté pour un bourgeois? C’est certain que non! Pourquoi? Parce qu’il est impossible de le faire, et qui donc, en réalité, règne sur nos États? Les bourgeois, par leurs lobbys.</p>
<p style="text-align:left;">
<p style="text-align:left;">L’existence des capitalistes, des bourgeois donc, n’est redevable qu’au système en place, lequel est imposé et pour lequel nous n’avons jamais voté. Sans système capitaliste, les gens d’affaires ne servent plus à rien, ils sont remplacés, dans un système socialiste, par un conseil –comme il en existe dans les entreprises appartenant au bourgeois apte à se payer des gens pour gérer son entreprise…- ouvrier, sinon populaire, par lesquels les prolétaires exerceraient une vraie démocratie, participative celle-là. Les travailleurs, si conditionnés pour ce, savent gérer et peuvent le faire. Ces bourgeois ne sont donc aucunement indispensables, si la crise capitaliste débouche sur la révolution communiste tant attendue.</p>
<p style="text-align:left;">
<p style="text-align:left;">Débarrassons-nous des parasites! Débarrassons-nous des exploitants du labeur d’autrui! Débarrassons-nous des bourgeois, de ces gens dits «d’affaires», maintenant que nous les savons dispensables!</p>
<p style="text-align:left;">
<p style="text-align:left;">
<p style="text-align:left;">
<p style="text-align:left;">
<p style="text-align:left;">
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Contradictions évidentes... (très longue lecture)]]></title>
<link>http://quandlematerialismesenmele.wordpress.com/2009/08/17/contradictions-evidentes-tres-longue-lecture/</link>
<pubDate>Mon, 17 Aug 2009 20:19:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>sylvainguillemette</dc:creator>
<guid>http://quandlematerialismesenmele.wordpress.com/2009/08/17/contradictions-evidentes-tres-longue-lecture/</guid>
<description><![CDATA[Veuillez, je vous prie, lire ces deux vastes textes, qui vous définieront l&#8217;exemple parfait d]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Veuillez, je vous prie, lire ces deux vastes textes, qui vous définieront l&#8217;exemple parfait d&#8217;une incohérence papale. L&#8217;impérialisme états-unien, dans ces deux textes, est exprimé de deux bien différentes façons, lesquelles pourtant, ne traitent pas de la même façon, une situation potentiellement semblable.</p>
<p>Avec d&#8217;un côté, un président démocratiquement élu, lequel on a vainement tenté tenté de renverser -avec l&#8217;aide des médias privés vénézuéliens-, il y a cet autre président, lui aussi, démocratiquement élu. Mais son renversement fut toutefois une réussite, du moins pour les capitalistes de Washington.  Avec le temps gagné depuis, Zelaya a peu de chance de reprendre son dû, démocratiquement dû devrais-je préciser.</p>
<p>J&#8217;aimerais durant cette lecture, que vous portiez attention aux accusations portées contre Reporters sans Frontières. Elles pourraient, pour certain ne la connaissant pas, paraître erronées, mais vous verrez par la suite, par un exemple frappant, l&#8217;indifférence la plus abjecte de cette pseudo «boîte à vérités» quant aux fermetures d&#8217;entreprises privées du Honduras, lors du coup d&#8217;État en question.</p>
<p>Veuillez noter également, l&#8217;insurrection du ministre canadien Lawrence Cannon, lors de l&#8217;élection, pourtant démocratique, du président iranien, insurrection qu&#8217;il n&#8217;a pourtant pas répété, lors du coup d&#8217;État violent perpétré contre le président démocratiquement élu du Honduras.  Ce dernier, enlevé, puis expulsé par les forces militaires honduriennes, n&#8217;a sans doute pas attiré, assez, l&#8217;attention du ministre des affaires étrangères canadiennes. Rappellez quand même que le Canada est l&#8217;un des alliés des États-Unis dans l&#8217;Organisation des États Américains.</p>
<p style="text-align:center;">Bonne lecture, lisez-les sur deux jours si trop longs!</p>
<p style="text-align:center;">
<h1 style="text-align:center;"><span>Washington face au Honduras : un numéro d’équilibriste</span><br />
<span>par   					   					  Arnold August<a title="Auteur, journaliste et conférencier spécialiste de Cuba. Livre Democracy in Cuba and the 1997-98 Elections. Chapitre « Socialism and Elections » du livre Cuban Socialism in a New Century : Adversity, Survival, and Renewal, (University Press of Florida, 2004) édité par les professeurs Max Azicri et Elsie Deal. Prochain volume Cuba : démocratie participative et élections au XXIème siècle (automne 2010 en français, anglais, et espagnol). Membre de la Latin American Studies Association (LASA)." href="http://www.voltairenet.org/article161632.html#auteur124620">*</a></span></h1>
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<p><!-- Contenu                                 --> <!-- /////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////// --> <!-- ALTERNATIVE : LA RUBRIQUE CONTIENT DES "MINI-ARTICLES" --> <!-- /////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////// --> <!-- Texte --></p>
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<dl>
<dt><img src="http://www.voltairenet.org/IMG/jpg/1-444-3.jpg" alt="JPEG - 30.1 ko" width="365" height="274" /></dt>
<dd>Le « président » « civil » Roberto Micheletti. </dd>
</dl>
<p>Presqu’immédiatement après le coup d’État du 28 juin 2009, les grands médias n’ont pu s’empêcher de remarquer que Washington faisait face à un problème. Le 30 juin, on pouvait lire en gros titre dans le quotidien <em>USA Today</em> : « La journée d’Obama : la corde raide présidentielle. » L’article se poursuivait ainsi : « Bon matin depuis le Bureau ovale [Maison-Blanche]. Lors de cette même journée, en 1859, un acrobate français nommé Charles Blondin a marché sur une corde raide au-dessus des eaux torrentielles des Chutes Niagara. Exactement 150 ans plus tard, le président Barack Obama doit sans doute comprendre ce qu’il ressentait… [par rapport à] l’Amérique latine. Obama essaie de résoudre le coup militaire au Honduras malgré la charge de méfiance de l’Amérique latine face aux États-Unis. » [<a id="nh1" title="« Obama’s day : The presidential tightrope », USA Today, 30 juin (...)" rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article161632.html#nb1">1</a>]</p>
<p>La même journée, le <em>Washington Post</em> titrait : « Sur les questions de politique étrangère, Obama avance à pas comptés. » Le texte se poursuivait ainsi : « Le président Obama est arrivé au pouvoir en promettant des changements audacieux sur de nombreux fronts, mais sa politique étrangère se fait souvent en demi-teintes. Que ce soit en Iran, en Chine ou en Corée du Nord, y a-t-il des moments où l’on ne puisse pas dire que l’administration Obama « manœuvre prudemment » ou « avance à pas comptés » à l’étranger ? Le dernier exemple en lice est le Honduras, dont la Maison-Blanche, hier, a critiqué le coup d’État qui a renversé Manuel Zelaya, sans toutefois signifier sa désapprobation totale. ‘Mais tout en condamnant le renversement, les officiels américains n’ont pas exigé la réinstallation de Zelaya’, écrit le <em>Times</em> de Los Angeles. » [<a id="nh2" title="« On Foreign Policy, Obama Treads Carefully », par Ben Pershing, Washington (...)" rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article161632.html#nb2">2</a>]</p>
<p>Nous aborderons plus loin les différences apparentes ou véritables entre le président Obama et le département d’État, dirigé par Hillary Clinton. Mais pour l’instant, continuons de traiter le sujet initial. Le correspondant de l’AP, Nestor Ikeda, titrait ainsi son article repris le 6 juillet par plusieurs grands médias internationaux ou états-uniens : « Obama joue le rôle de l’équilibriste dans le drame hondurien ». M. Ikeda atteint sa cible en plein cœur lorsqu’il écrit : « Étant donné qu’Obama avait promis aux gouvernements sud-américains que nous allions désormais privilégier le dialogue dans la recherche de solutions diplomatiques, il semble que pour la première fois, il ait adopté un nouveau rôle face au coup d’État militaire au Honduras : celui de l’équilibriste. » [<a id="nh3" title="« Obama juega papel de equilibrista en drama hondureño » , par Nestor Ikeda, (...)" rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article161632.html#nb3">3</a>]</p>
<p>Par ailleurs, le numéro du 7 juillet du <em>Christian Science Monitor</em> annonçait en manchette : « Hilary Clinton sur la corde raide face au Honduras » pour introduire un article soulignant que : « L’administration Obama s’est attaquée plus profondément à la crise au Honduras, mardi, dans la hâte que se résolve le dernier conflit de l’hémisphère sud. Cependant, elle a bien pris garde de ne pas apparaître comme la puissance hégémonique d’antan qui imposait sa volonté à ses plus petits voisins. » [<a id="nh4" title="« Clinton’s high-wire act on Honduras », par Howard LaFranchi, Christian (...)" rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article161632.html#nb4">4</a>]</p>
<p>Dans le même ordre d’idée, le magazine <em>Time</em> écrivait le 8 juillet que : « Depuis le coup d’État, la Maison-Blanche a dû manœuvrer délicatement pour cultiver une nouvelle image moins interventionniste des États-Unis —qui ont trop souvent appuyé les coups d’État en Amérique latine— tout en « répondant aux désirs de l’hémisphère occidental qui leur demande d’être au premier plan dans la défense des normes démocratiques », affirme Vicki Grass, associée dirigeante pour les droits et le développement au Bureau indépendant sur l’Amérique latine à Washington. » [<a id="nh5" title="« Clinton Pushes Honduran Foes to Negotiations », par Tim Padgett, Time (...)" rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article161632.html#nb5">5</a>]</p>
<p>Le dilemme auquel Washington fait face avait été prévu par le sympathisant médiatique le plus endurci du régime issu du coup d’État, soit le <em>El Heraldo</em> du Honduras. En effet, le 19 janvier, après l’inauguration d’Obama, le quotidien constatait : « Il sait qu’il n’a pas le droit de décevoir ses partisans. » […] Parlant de son discours inaugural, on a rapporté que « Ce sera comme si Obama marchait sur la corde raide ». Cela concernait la crise économique, mais pourrait également s’appliquer à la situation internationale. [<a id="nh6" title="« Obama hereda un mundo en crisis », El Heraldo, 19 janvier 2009." rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article161632.html#nb6">6</a>]</p>
<p>Le journal <em>El Heraldo</em> savait que l’oligarchie devait faire basculer l’équilibre en sa propre faveur.</p>
<h3>Quels sont les deux côtés en bas de cette corde raide ?</h3>
<p>Dans l’important discours prononcé par Hillary Clinton, le 15 juillet, au Council on Foreign Relations, elle affirmait que :</p>
<p>« […] La question qui se pose est non pas de savoir si notre pays peut ou doit donner l’exemple, mais comment il le fera au XXIe siècle. Les idéologies rigides et les vieilles formules n’ont pas lieu d’être. Nous avons besoin de considérer [les choses] sous un angle entièrement nouveau […] À ces ennemis actuels et éventuels, permettez-moi de dire que l’importance que nous accordons à la diplomatie et au développement ne remplace pas notre arsenal sécuritaire national. Notre volonté de dialogue n’est pas un signe de faiblesse à exploiter. Nous n’hésiterons pas à défendre vigoureusement nos alliés, nos intérêts et, avant tout, notre peuple, en ayant recours si besoin est à la plus puissante armée du monde. Ce n’est ni une solution que nous rechercherons ni une menace ; c’est une promesse faite à tous les États-uniens. […] [Sur la question du financement accru à USAID] De même que nous ne refuserions pas des munitions à des soldats US en route pour le champ de bataille, nous ne pouvons pas déployer notre personnel civil sur le terrain sans l’équipement nécessaire. […] Pour instaurer un système de coopération mondiale, nous devons définir des mesures adéquates et nous servir d’outils adéquats. Je fais souvent référence à la notion de « pouvoir intelligent » (<em>smart power</em>) car elle est au cœur même de nos réflexions et de nos processus de décision. Elle se définit par l’usage intelligent de tous les moyens à notre disposition, y compris notre capacité à rassembler et à nouer des liens. Elle se définit par notre puissance économique et militaire ; notre capacité à créer des entreprises et à innover ; et les qualifications et la crédibilité de notre nouveau président et de son équipe. Cette notion consiste également à faire preuve d’un bon sens traditionnel lors de la formulation de la politique. Elle allie à la fois principes et pragmatisme. […] » [<a id="nh7" title="« Discours au Council on Foreign Relations », par Hillary Clinton, Réseau (...)" rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article161632.html#nb7">7</a>]</p>
<p>À présent, prenons note de certaines notions dont l’équilibriste doit tenir compte pour réussir son numéro :</p>
<p><img src="http://www.voltairenet.org/elements/pictos/puce.gif" border="0" alt="-" height="11" /> 1. Washington sera le leader du monde, tel que l’avait formulé mot à mot le président Bush. Le problème, toutefois, c’est que l’orientation de sa politique étrangère s’est avérée un échec, et par conséquent, a menacé l’objectif états-unien de domination et de contrôle. Alors comment doit-on gouverner sans laisser transparaître que nos politiques ne font qu’imiter celles de l’époque de Bush ? C’est ici qu’Hillary Clinton intervient pour affirmer qu’il faut une nouvelle façon de voir les choses (<em>mindset</em>).</p>
<p><img src="http://www.voltairenet.org/elements/pictos/puce.gif" border="0" alt="-" height="11" /> 2. Washington souhaite employer la diplomatie, c’est-à-dire favoriser les pourparlers et inviter les autres pays à dialoguer. En même temps, l’autre côté de la corde raide —que Washington doit éviter— comprend en outre le recours à la force. Mais qu’y a-t-il de nouveau dans cette façon de voir les choses (<em>mindset</em>) ? Mme Clinton prévient ses interlocuteurs que la volonté états-unienne de parlementer n’exclut pas « vigoureusement […] et lorsque nécessaire, [le recours à] l’armée la plus puissante au monde. » En tenant compte de la situation actuelle au Honduras, quelle place et quelle importance tiennent réellement ces intentions pacifiques en regard du recours à la force militaire ?</p>
<p><img src="http://www.voltairenet.org/elements/pictos/puce.gif" border="0" alt="-" height="11" /> 3. « Un mélange de principes et de pragmatisme ». Le principe prédominant, on le suppose, est que les États-Unis doivent « continuer de prendre les devants » (mais avec succès, c’est-à-dire sans provoquer la hargne des peuples et des gouvernements du monde à leur endroit). Le pragmatisme dont il est question signifie sans doute le besoin d’éviter un recours injuste à l’armée aux dépens des propositions de paix, comme cela se passait à l’époque de Bush et des autres administrations avant la sienne. Cela s’avère un véritable défi lorsque l’on considère, d’une part, l’opposition pacifique et continue du peuple hondurien et de son président légitime Manuel Zelaya, et d’autre part, les instigateurs du coup d’État, lequel est à présent doublé d’une répression brutale soutenue par la base militaire états-unien au Honduras. La lutte constante et courageuse du peuple hondurien pour mettre fin au régime issu du coup d’État peut mettre en péril le numéro des équilibristes les plus expérimentés, tels qu’on les retrouve à Washington.</p>
<p>Examinons, si vous le voulez bien, la façon dont le Département d’État tente de composer avec la situation, puisque cela comporte plusieurs leçons pour les populations de l’Amérique du Sud.</p>
<h3>Le numéro d’équilibriste du département d’État</h3>
<p>Le 28 juin, la journée du coup d’État, Hillary Clinton affirmait : « Les gestes perpétrés contre le président hondurien Mel Zelaya violent les préceptes de la <a href="http://www.voltairenet.org/article161610.html">Charte démocratique interaméricaine</a> et par conséquent, devraient être condamnés à l’unanimité. Nous exhortons toutes les parties au Honduras à respecter l’ordre constitutionnel et la primauté du droit, à réaffirmer leur vocation démocratique et à s’engager à résoudre les conflits politiques de façon paisible, à travers le dialogue. Le Honduras doit embrasser les principes mêmes de la démocratie que nous avons réaffirmés lors de l’assemblée de l’OEA, laquelle s’est déroulée au Honduras il y a moins d’un mois. » [<a id="nh8" title="« Situation in Honduras », Remarques d’Hillary Clinton, département d’État, 28 (...)" rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article161632.html#nb8">8</a>]</p>
<p>Le département d’État a refusé de dire qu’il s’agissait d’un coup d’État, et il ne fait aucune mention du violent enlèvement et de l’expulsion forcée dont le président Zelaya a été victime, réduisant tout cela au simple terme « gestes ». Puis, il poursuit son délicat numéro d’équilibriste en plaçant les putschistes et le gouvernement Zelaya, élu constitutionnellement, sur un pied d’égalité : « Nous exhortons toutes les parties au Honduras […] à résoudre les conflits politiques de façon paisible et à travers le dialogue. » Si l’on pense que les États-Unis savaient que quelque chose se tramait avant même que se produise le coup d’État du 28 juin, alors qu’en est-il du pragmatisme « peace and love » dont parle Hillary Clinton ? Ou encore, se peut-il que les États-Unis aient effectivement été impliqués dans le coup d’État ? Le principe du recours à la force armée revendiqué par Hillary Clinton, tel que citée plus haut dans son discours au Council on Foreign Relations, pourrait très bien vouloir dire que les États-Unis l’utiliseront pour freiner la tendance montante des gouvernements et des peuples d’Amérique du Sud à bâtir leurs propre avenir anti-néolibéral et à s’opposer à la domination états-unienne chez eux. [<a id="nh9" title="Ibid." rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article161632.html#nb9">9</a>]</p>
<p>Le lendemain, 29 juin, Mme Clinton a déclaré : « <em>Les États-Unis ont travaillé avec nos partenaires de l’OEA afin de créer un fort consensus pour condamner la détention et l’expulsion du Président Zelaya et pour demander la restauration totale de l’ordre démocratique au Honduras. Notre priorité immédiate est de rétablir complètement l’ordre démocratique et constitutionnel de ce pays.<br />
Selon moi, la sagesse de notre approche fut évidente, hier, lorsque nous nous sommes fondés sur l’OEA et sur la <a href="http://www.voltairenet.org/article161610.html">Charte démocratique interaméricaine</a> pour réagir au coup d’État</em>. » [<a id="nh10" title="« Remarks at the Top of the Daily Press Briefing », par Hillary Clinton, (...)" rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article161632.html#nb10">10</a>]</p>
<p>Mme Clinton se tournait-elle davantage du côté de la diplomatie, distançant le département d’État des instigateurs du coup d’État appuyés par l’armée ? Après tout, elle affirme « condamner la détention et l’expulsion du président Zelaya ». Néanmoins, afin de prendre part à la résolution ferme de l’OEA [<a id="nh11" title="« Résolution de l’OEA relative à la suspension du Honduras », Réseau Voltaire, (...)" rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article161632.html#nb11">11</a>] contre le coup d’État et pour le rétablissement de Zelaya dans ses fonctions légitimes de président, les États-Unis ont dû faire quelques concessions. Il est à noter que Mme Clinton ne parle pas du retour de Zelaya chez lui, mais qu’elle évoque plutôt, de manière générale, « la restauration totale de l’ordre démocratique au Honduras ».</p>
<p>C’est ainsi que le porte-parole du département d’État, Ian Kelly, a dû monter à son tour sur la corde raide. Tout juste après que Mme Clinton eût fait la déclaration rapportée ci-dessus, le 29 juin, il a répondu aux questions des journalistes sur le Honduras lors du point de presse habituel qui se déroule presque tous les jours sur différents sujets. Selon les extraits cités dans la transcription suivante, il semble évident que les États-Unis ont dû adhérer à l’orientation de l’OEA afin de sauver la face —et de combiner principes et pragmatisme, comme le dirait Hillary Clinton—. Cela semblait avoir été fait à contrecœur, tel que le reflètent les réponses de M. Kelly (les États-unis ont « adhéré » à la résolution de l’OEA). L’échange transcrit plus bas révèle un autre sujet de prédilection, soit la première d’une longue série de questions de journalistes et de réponses ambigües fournies par le département d’État. Cet échange s’est étendu sur une période de six semaines. De quel enjeu fut-il question pendant tout ce temps ? Réponse : déterminer si les États-Unis jugeaient qu’il s’agit effectivement d’un coup d’État militaire au regard des normes juridiques. Ce jugement aurait signifié la suspension de toute l’aide militaire et autres formes de secours à leurs alliés au Honduras.</p>
<dl>
<dt><img src="http://www.voltairenet.org/IMG/jpg/1-439-3.jpg" alt="JPEG - 16.1 ko" width="220" height="294" /></dt>
<dd>Ian Kelly (© Xinhua) </dd>
</dl>
<p>« <em>— Question : Donc, Ian —je suis désolé, c’est seulement pour confirmer— donc vous ne dites pas qu’il s’agit d’un coup d’État, c’est bien cela ?<br />
— M. Kelly : Eh bien je crois que vous avez tous entendu la déclaration de l’OEA hier soir, affirmant qu’il s’agissait bien d’un coup d’État, et que vous avez entendu ce que vient d’affirmer la Secrétaire d’État. Ceci étant dit, nous sommes très conscients des détails de la loi états-unienne à ce sujet. Nous vous reparlerons donc plus tard de la question de la définition légale. Vous comprenez, je ne voudrais pas nécessairement inventer de politiques au moment où l’on se parle.<br />
— Question : Puis-je poursuivre là-dessus ? Car enfin, je ne comprends pas vraiment ce que vous souhaitez au juste, puisque vous ne réclamez pas la restauration. Soit, vous demandez que celle-ci se fasse selon l’ordre démocratique de la constitution, mais vous ne demandez pas à ce que le président —qui est à votre avis le président élu démocratiquement— puisse rentrer au pays. Ainsi, est-ce que vous…<br />
— M. Kelly : Oui, nous le demandons.<br />
— Question : – La Secrétaire Hilary Clinton vient tout juste de dire – non, la Secrétaire vient tout juste de dire qu’elle ne sait pas ce que réclament les États-Unis…<br />
— M. Kelly : Nous – que dis-je, nous avons souscrit à la déclaration très ferme du Conseil permanent de l’OEA qui exige que le Président Zelaya soit rétabli dans ses fonctions de Président légitime.</em> » [<a id="nh12" title="« Daily Press Briefing », par Ian Kelly, département d’État, 29 juin (...)" rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article161632.html#nb12">12</a>]</p>
<p>Le lendemain, 30 juin, Ian Kelly dût affronter les journalistes au sujet de la même question, à savoir si les États-Unis jugeaient qu’un coup d’État avait été perpétré au Honduras en vertu de la loi.</p>
<p>« <em>— Question : Honduras.<br />
— M. Kelly : Elise, oui.<br />
— Question : Pourriez-vous nous parler de la révision de l’aide accordée au Honduras à la suite du coup d’État – du président Zelaya ?<br />
— M. Kelly : Oui. Comme nous en avons discuté hier, il existe une disposition dans la section –il s’agit de la section 7008, je crois- de la loi sur les opérations étrangères qui nous oblige à faire une évaluation légale des faits sur le terrain afin de déterminer si la disposition sur la suspension des fonds s’applique aux circonstances en question. Ce processus se déroule au moment où l’on se parle dans notre Bureau du conseiller juridique.<br />
— Question : &#8211; - sans vouloir être simpliste – et je comprends qu’il y ait des questions légales à respecter – mais si vous êtes témoin qu’un Président a été évincé et que des troupes sont au pouvoir sans avoir été élues de façon constitutionnelle, je me – […]<br />
— M. Kelly : Eh bien, oui.<br />
— Question : &#8211; - me demande ce qu’il peut y avoir de compliqué là-dedans.<br />
— M. Kelly : Eh bien, d’accord. Vous avez entendu ce qu’a dit la Secrétaire, hier. Elle a dit qu’il s’agissait d’un coup d’État.<br />
— Question : Oui, mais –<br />
— M. Kelly : Le président a dit que c’était un coup d’État.<br />
— Question : D’accord.<br />
— M. Kelly : Nous sommes témoins de certains faits, bien sûr, et ceux-ci nous disent que l’ordre constitutionnel au Honduras a été renversé. Mais il y a également un – il y a un processus à suivre, et nous le suivons présentement. Et c’est une question légale. Et comme vous le savez tous, lorsque l’on – lorsqu’il s’agit de questions légales, il est préférable de consulter ses avocats, c’est donc ce que nous faisons. [….]<br />
— M. Kelly : Eh bien je crois que notre message sera le même que celui que nous avons exprimé publiquement, c’est-à-dire, ce que la Secrétaire Hillary Clinton a affirmé hier et ce que le président Obama a dit – que nous croyons que le président Zelaya est le président constitutionnel du Honduras élu démocratiquement, et qu’il devrait pouvoir terminer son mandat. En outre, nous adhérons de très près aux procédures de l’Organisation des États américains, et nous croyons que ce qui s’est produit au Honduras ne respecte pas les principes de la Charte interaméricaine, et que nous devons nous attaquer à cela de façon multilatérale. Entre-temps, à l’ONU, il y a d’autres événements qui se précipitent. Ainsi, je crois qu’il s’agit là d’une occasion de manifester notre soutien au président élu présidentiellement – pardon, je voulais dire démocratiquement – au Honduras, et également de lui parler de la façon dont nous nous sommes coordonnés avec nos alliés, dont certains se trouvent à l’OEA.<br />
— Question : Croyez-vous que ce soit une bonne idée qu’il rentre au pays jeudi comme il souhaite le faire ?<br />
— M. Kelly : Je ne vais pas – je vais seulement – je crois que c’est une bonne idée qu’il soit rétabli dans ses fonctions de président du Honduras.<br />
— Question : Les États-unis sont-ils prêts à lui fournir des mesures de sécurité s’il retourne au Honduras jeudi ?<br />
— M. Kelly : Voilà une question à laquelle je ne suis tout simplement pas prêt à répondre, en fait.<br />
Oui, Jill.<br />
— Question : Oui, Ian, pour en revenir au sujet – je regrette, mais je crois devoir te poser une autre question légale.<br />
— M. Kelly : Oui.<br />
— Question : Mais seulement – vous dites constitutionnel – vous les connaissez, les faits. L’ordre constitutionnel a été renversé.<br />
— M. Kelly : En effet.<br />
— Question : D’accord. Alors est-ce cela l’élément déclencheur ? Est-ce suffisant pour suspendre l’aide ? Parce qu’ensuite, vous avez dit qu’il y aurait un processus légal à suivre.<br />
— M. Kelly : Oui.<br />
— Question : En d’autres termes, avez-vous défini – est-ce l’élément déclencheur que nous avons – vous savez, renverser l’ordre constitutionnel, par conséquent, nous avons le droit de suspendre notre aide ?<br />
— M. Kelly : Eh bien, nous – comme je le disais, il y a un processus. Nous voulons nous assurer que M. Harold Koh, le Conseiller juridique au département d’État nouvellement entré en fonction, ainsi que son équipe, ait eu le temps voulu de prendre une décision à ce sujet.<br />
— Question : D’accord. Ainsi &#8211; -<br />
— M. Kelly : Voilà donc ce qui se passe maintenant.<br />
— Question : D’accord. Donc, ce n’est pas suffisant pour suspendre l’aide ? Le renversement de l’ordre constitutionnel n’est pas suffisant sur le plan légal pour que vous puissiez suspendre votre aide ?<br />
— M. Kelly : Nous avons besoin que nos experts juridiques consultent la loi, constatent les faits sur le terrain et qu’ils prennent une décision.<br />
— Question : Et combien de temps cela prendra-t-il ?<br />
— M. Kelly : Oh, ce ne sera pas long. Je ne peux vous dire avec exactitude combien de temps cela prendra, mais je présume que ce ne sera pas très long. </em> » [<a id="nh13" title="« Daily Press Briefing », par Ian Kelly, département d’État, 30 juin (...)" rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article161632.html#nb13">13</a>]</p>
<p>Encore une fois, on peut observer que M. Kelly retarde son engagement à émettre un quelconque jugement pour déterminer s’il s’agit oui ou non d’un coup d’État selon la perspective et les lois états-uniennes. Pour l’armée, qui se consacrait (et se consacre encore), tous les jours, à réprimer la résistance montante et à entraver son avancée au Honduras, cela se traduit par du temps supplémentaire et la possibilité quotidienne de se régénérer. L’armée et la police s’efforçaient et s’efforcent toujours, par tous les moyens, de dissimuler et d’entraver sérieusement la couverture médiatique locale et internationale concernant la situation véritable qui se déroule au Honduras.</p>
<p>M. Kelly tente également de dévier l’attention portée sur la responsabilité états-unienne en s’empressant d’insister sur le besoin de diplomatie et de médiation par l’OEA. Vous remarquerez, ci-dessus, ce qu’affirme M. Kelly : « nous nous sommes coordonnés avec nos alliés, dont certains se trouvent à l’OEA ». Cela soulève la question à savoir qui sont les alliés de Washington ? Le Costa Rica, La Colombie, le Canada ? D’une part, les États-Unis louangent l’OEA, mais du même souffle, ils se réservent le droit de négocier de manière bilatérale avec certains gouvernements de leur choix. Washington a besoin de temps pour s’organiser avec ses alliés, et pour donner le feu vert aux putschistes afin qu’ils puissent faire de même avec l’oligarchie de droite de l’Amérique du Sud et de Miami. Cela représente une tentative à peine voilée de diviser les forces au sein de l’OEA. La résolution juste et bonne de l’OEA ne devient plus qu’une opération de camouflage qui sert à n’importe quoi sauf à la réinstallation du président Zelaya.</p>
<p>M. Kelly a également refusé de répondre à la question à savoir si les États-Unis allaient fournir des mesures de sécurité au président Zelaya s’il essayait de revenir chez lui. Ce numéro d’équilibriste est très révélateur, parce que lorsque M. Zelaya a déclaré publiquement qu’il allait effectivement tenter de rentrer chez lui par voie terrestre, le 24 juin, en passant par la frontière du Nicaragua, les États-Unis ont tenté de persuader M. Zelaya du contraire avec la dernière énergie, comme on le verra plus bas. Cela fut fait de manière à ce que tout incident qui puisse découler du retour de Zelaya soit perçu comme étant sa faute par les États-Unis. Cette position est la même que celle revendiquée par les instigateurs du coup d’État.</p>
<p>Lors du point de presse suivant, soit le 1er juillet, M. Kelly, répondant à la même question – à savoir quand les États-Unis auraient finalement déterminé s’il s’agissait d’un coup d’État au regard de la loi – M Kelly, donc, a déclaré qu’il ne pourrait acquiescer à aucun « adverbe de temps ». Il a d’ailleurs ajouté – ce qui semble être une excuse pour des délais ultérieurs – que les États-Unis prennent « [leurs] obligations légales très au sérieux ». C’est tout de même curieux de voir que la loi portant sur les résolutions adoptées par l’OEA ne semble pas relever du fait de prendre « [leurs] obligations légales très au sérieux. »</p>
<p>« <em>— Question : Pour commencer avec le Honduras : hier, vous nous avez dit que le Bureau du Conseiller juridique avait entrepris son examen officiel pour savoir si le gouvernement états-unien considérait cela comme un coup d’État.<br />
— M. Kelly : Effectivement.<br />
— Question : Et par conséquent, si cela entraîne la suspension de l’aide.<br />
— M. Kelly : Oui.<br />
— Question : Avez-vous terminé cet examen ? Vous avez également dit que vous pensiez que ce ne serait pas long.<br />
— M. Kelly : Oui.<br />
— Question : Est-ce terminé, et avez-vous pris une décision ?<br />
— M. Kelly : Oui. Il est toujours risqué d’adjoindre un adverbe de temps, peu importe lequel, à une quelconque déclaration. En fait, nous n’avons pas fini d’étudier la question. Néanmoins, comme je l’ai dit hier, nos conseillers juridiques sont présentement en train d’évaluer activement les faits et la loi en question, que nous prenons très au sérieux. Nous prenons nos obligations légales très au sérieux. Et puis, bien évidemment, je vous en informerait sitôt que cette décision sera prise.</em> » [<a id="nh14" title="« Daily Press Briefing », par Ian Kelly, département d’État, 1er juillet (...)" rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article161632.html#nb14">14</a>]</p>
<p>Voici maintenant en quoi consistait la partie du point de presse du 2 juillet portant sur le Honduras, en réponse aux questions du même journaliste :</p>
<p>« <em>— M. Kelly : Eh bien, évidemment, notre objectif est la restauration constitutionnelle – de l’ordre constitutionnel à Tegucigalpa, ce qui veut dire la réinstallation du président Zelaya. Un processus mené par l’OEA est en cours actuellement. Nous croyons qu’il faudrait permettre à ce processus de se dérouler pleinement, et nous aurions tendance à dissuader qui que ce soit de poser des gestes pouvant entraver le déroulement de ce processus jusqu’au résultat souhaité, c’est-à-dire, évidemment, la réinstallation de Mel Zelaya au pouvoir.<br />
— Question : Donc – simplement pour clarifier – êtes-vous en train de sous-entendre que son retour prématuré puisse être une entrave ?<br />
— M. Kelly : C’est possible. Je pense que ce sur quoi nous devrions tous nous concentrer présentement, c’est la mission de l’OEA mandatée par son Assemblée générale extraordinaire. Évidemment, je ne peux parler au nom du président Zelaya, mais je crois comprendre qu’il ait prévu de retarder son retour au pays.<br />
— Question : Avez-vous des nouvelles concernant la révision de l’aide accordée au Honduras et de la possibilité qu’elle soit suspendue ?<br />
— M. Kelly : Oui, j’ai effectivement une mise à jour pour vous là-dessus, si vous voulez bien m’accorder quelques instants. La révision légale a présentement cours. Nous sommes en train d’essayer de trancher pour déterminer si la section 7008 de la Loi sur l’assistance aux pays étrangers doit être appliquée. Entre-temps, nous avons pris des mesures pour interrompre, comment dire, les programmes d’assistance que nous serions tenus par la loi de suspendre si effectivement l’on considère – si les événements du 28 juin sont considérés comme, tels que définis – ça y est, je commence à avoir l’air d’un avocat – tels que définis dans la section 7008 de la Loi sur l’assistance aux pays étrangers, s’ils sont définis comme étant un coup d’État.</em> » [<a id="nh15" title="« Daily Press Briefing », par Ian Kelly, département d’État, 2 juillet (...)" rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article161632.html#nb15">15</a>]</p>
<p>Et tandis que cela se déroule à Washington, la répression contre la résistance héroïque du peuple hondurien se poursuit sans relâche.</p>
<h3>Était-ce un coup d’État militaire ou non ? Le Département d’État a-t-il pris une décision ?</h3>
<p>Pas encore ! Le 6 juillet, le numéro d’équilibriste se poursuivait ainsi :</p>
<p>« <em>— Question : D’accord. Mais avez-vous pris une décision quant à – une décision à savoir s’il s’agit en effet d’un coup d’État militaire, et si par conséquent l’aide fournie par les États-Unis devrait être suspendue ?<br />
— M. Kelly : Eh bien, comme je l’ai dit jeudi, nous avons décidé que toute aide suspendue en vertu de cette loi – qu’aucune aide de cet ordre ne doit parvenir actuellement au régime de facto. Nous sommes encore plongés dans le processus qui déterminera si cette loi s’applique. Néanmoins, nous préférons nous abstenir de prendre une décision statutaire pendant que ces initiatives diplomatiques sont en cours.<br />
— M. Kelly : Bon, voici quelques faits. L’un d’eux est qu’il y a – la plupart de nos activités sont exclues en vertu de cette section spécifique de la loi, et il s’agit de l’aide humanitaire et de l’aide fournie pour soutenir les programmes qui visent à établir la démocratie.<br />
Les fonds que nous avons décidé de couper sont ceux versés aux programmes qui pourraient être considérés comme ayant – directement aidé le gouvernement ou le – ce que nous appelons le régime de facto au Honduras. Il s’agit d’un processus compliqué, mais nous admettons que nous pourrions décider de suspendre notre aide, et c’est pourquoi tous les programmes qui pourraient être considérés comme un soutien au gouvernement ont été – aucune de cette aide n’est en route actuellement.</em> » [<a id="nh16" title="« Daily Press Briefing », par Ian Kelly, département d’État, 6 juillet (...)" rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article161632.html#nb16">16</a>]</p>
<p>Il est à noter que M. Kelly s’inquiète de ce que l’aide envoyée au régime de facto soit « considérée » comme un soutien au gouvernement ; il utilise d’ailleurs ce terme deux fois dans le même paragraphe. Cela me rappelle l’importante déclaration de principe que Mme Clinton a faite le 15 juillet, tel que rapportée plus haut, alors qu’elle évoquait « les compétences et la crédibilité de notre nouveau président et de son équipe. […] cela signifie également se servir du bon vieux sens commun dans l’élaboration de nos politiques. Bref, c’est un mélange de principes et de pragmatisme […] » Ainsi, ce qui semble préoccuper le département d’État en tout premier lieu, c’est de rebâtir l’image et la crédibilité des États-Unis, tandis que ceux-ci tentent de « prendre les devants » d’une manière nouvelle et efficace. Accorder temps et soutien au régime de facto contribue au principe énoncé plus haut sur l’objectif impérialiste de domination états-unienne, ou comme on le dit à Washington, « prendre les devants ». Cette intention est censée se mêler au pragmatisme : dans le cas du Honduras, cela veut dire s’abstenir d’appuyer effrontément le régime soutenu par l’armée, comme cela aurait été le cas avec les politiques de Bush, lesquelles n’ont fait que contribuer à encourager les grands mouvements de masse latino-américains contre l’impérialisme états-unien et les politiques néolibérales. La défaite rapide du coup d’État contre Chavez organisé par les États-Unis ne fait que démontrer à son tour la futilité de ces politiques, que Washington essaie maintenant d’éviter. Et c’est en dissimulant la véritable cible des États-Unis sous des notions de dialogue et de diplomatie que ce pragmatisme se manifeste.</p>
<p>La portée de cet article ne me permet pas d’aborder certaines notions ou niveaux juridiques subtils quant aux différentes formes d’aide fournies par les États-Unis, entre autres dans le cadre de la « promotion de la démocratie », dans les domaines militaire, économique, humanitaire. Je me limiterai ici à traiter de la politique états-unienne actuelle, qui consiste à ne pas vouloir se prononcer clairement sur la nature juridique du coup d’État. Quelles seraient, pour les politiques états-uniennes relatives au Honduras, les conséquences d’une définition juridique claire du coup d’État comme étant un coup d’État militaire ? Les deux plus récents articles d’Eva Golinger fournissent des révélations et des analyses détaillées sur les différentes formes de l’aide états-unienne [<a id="nh17" title="« Washington et le coup d’État au Honduras : Voici la preuve », par Eva (...)" rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article161632.html#nb17">17</a>] :</p>
<p>Dans le point de presse du 7 juillet, M. Kelly a répondu à une question concernant le rétablissement de M. Zelaya dans ses fonctions de Président :</p>
<p>« <em>— M. Kelly : Oui. Eh bien, je crois – si vous regardez le <a href="http://www.voltairenet.org/article160986.html">discours du président Obama à Moscou</a> aujourd’hui, ce qu’il a dit, c’est que nous avions été témoins d’une situation où un président élu démocratiquement a été renversé et forcé à s’exiler. Et nous voulons adhérer au principe voulant que l’on ne puisse traiter ce genre de conflits sans égard à la constitution. Voilà le principe que nous souhaitons voir respecter. Nous voulons voir le – cet ordre démocratique et constitutionnel restauré.<br />
— Question : Il semble que vous ayez ouvert la porte à une autre solution en devançant probablement les élections &#8211; -<br />
— M. Kelly : À présent, c’est ce qu’on va voir. C’est-à-dire, maintenant – c’est-à-dire que nous soutenons depuis le début que (a) nous voulons que ces conflits soient résolus à travers le dialogue et (b) nous avons perçu cela comme un problème pour l’Organisation des États Américains et pour le – pour le forum du Forum Interaméricain. À présent, un processus remarquable est en cours où le président du Costa Rica joue le rôle de médiateur. Évidemment, ce processus ne fait que commencer. Et comme l’a dit la Secrétaire, nous ne voulons pas présumer de la façon dont il se déroulera, mais à présent, un dialogue a été établi. </em> » [<a id="nh18" title="« Daily Press Briefing », par Ian Kelly, département d’État, 7 juillet (...)" rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article161632.html#nb18">18</a>]</p>
<p>M. Kelly veut que la médiation du président du Costa Rica, M. Arias, puisse « se dérouler pleinement » pendant qu’au Honduras, la lutte se poursuit entre le régime militaire et la Résistance populaire. Il semble que le département d’État souhaite vivement que la Résistance du peuple hondurien s’estompe avec le temps. Néanmoins, au moment d’écrire ces lignes, on ne trouve aucun signe de découragement en dépit de la répression et des conditions extrêmement difficiles.</p>
<p>Le 10 juillet, en réponse aux journalistes, le secrétaire d’État adjoint, M. Philip J. Crowley, a affirmé que les « […] négociations [menée par Arias] sont le meilleur moyen de résoudre la crise de manière pacifique […] » [<a id="nh19" title="« Daily Press Briefing », par Philip J. Crowley, département d’État, 10 (...)" rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article161632.html#nb19">19</a>]. Ce n’est que lorsqu’un journaliste a insisté pour savoir si cela supposait le retour de Zelaya au pouvoir que Crowley a confirmé ceci – à tout le moins verbalement.</p>
<dl>
<dt><img src="http://www.voltairenet.org/IMG/jpg/1-438-2.jpg" alt="JPEG - 41.1 ko" width="400" height="300" /></dt>
<dd>Hillary Clinton reçoit Manuel Zelaya (© State Departement). </dd>
</dl>
<h3>La médiation menée par le Président Arias est-elle un processus états-unien ?</h3>
<p>À mesure que la réponse à cette question prenait davantage le devant de la scène, on a demandé à M. Kelly, le 13 juillet, si la médiation menée par M. Arias constituait ou non un processus états-unien.</p>
<p>« <em>— M. Kelly : Oui, eh bien ce n’est pas un processus américain. C’est un processus où nous mettons tous nos – c’est un processus mené par le président du Costa Rica, Oscar Arias, auquel nous donnons tout notre appui. Et…<br />
— Question : À mes yeux, cela ressemble drôlement à un processus américain. (Rires)<br />
— M. Kelly : Nous appuyons ce processus mené par Arias. Il n’est pas américain ce…<br />
— Question : Quel pays se trouve dans quelle partie du monde ?<br />
— M. Kelly : Ce n’est pas un processus qui est mené par les États-Unis d’Amérique. (Rires) Et devons simplement donner – nous devons donner le temps à ce processus de fonctionner. Et je vais simplement – nous – nous allons – comme je le disais, nous appuyons fermement le président Arias. Vers la fin de la semaine dernière, il a dit qu’il s’attendait à s’asseoir de nouveau avec les deux parties, et j’espère qu’il s’agira du type de propositions dont les deux protagonistes seront prêts à discuter. </em> » [<a id="nh20" title="« Daily Press Briefing », par Ian Kelly, département d’État, 13 juillet (...)" rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article161632.html#nb20">20</a>]</p>
<p>Puis, le 14 juillet :</p>
<p>« <em>—Question : Le président Zelaya a donné un – ce que les gens ont appelé un ultimatum. Il affirme que si les pourparlers dont le président Arias est le médiateur ne le réinstallent pas ou ne le remettent pas au pouvoir lors de la prochaine session, qu’ils auront échoué et que d’autres mesures pourraient devoir – d’autres mesures devront être adoptées.<br />
— M. Kelly : Oui.<br />
— Question : Quel – est-ce là la position qu’ont adoptée les États-Unis ?<br />
— M. Kelly : Eh bien, je pense que vous savez quelle est notre position – qui est que nous croyons que tous les intervenants dans ces pourparlers devraient donner du temps à ce processus, ne pas donner de dates butoir artificielles, ne pas faire de – ne pas dire que si un résultat « x » ne se produit pas dans tel délai, que les pourparlers seront clos. Nous devons laisser ce processus faire ses preuves et appuyer le travail du président Arias.<br />
— Question : Alors, allez-vous considérer qu’ils ont échoué si la prochaine session ne provoque pas le retour de Zelaya ?<br />
— M. Kelly : Eh bien écoutez, comme je viens de le dire, nous ne voulons pas fixer de date butoir artificielle.<br />
— Question : Alors, voilà qui est – êtes-vous en train de nous dire que la réponse est « non », que vous n’êtes pas d’accord avec Zelaya quand il dit qu’il s’agira d’un échec s’ils &#8211; -<br />
— M. Kelly : Je crois que nous devrions donner une chance au Président Arias […]</em> » [<a id="nh21" title="« Daily Press Briefing », par Ian Kelly, département d’État, 14 juillet (...)" rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article161632.html#nb21">21</a>]</p>
<h3>L’équilibriste change, mais la précarité demeure</h3>
<p>Le 17 juillet, M. Robert Wood, un autre porte-parole du département d’État, s’adressait ainsi aux journalistes :</p>
<p>« <em>— M. Wood : Et puis écoutez, les pourparlers de paix dirigés par Arias n’ont pas été – voyez-vous, cette initiative est récente. Nous devons lui donner du temps. Comme je l’ai déjà dit, il s’est engagé dans ce processus, nous le sommes aussi, et d’autres dans l’hémisphère occidental le sont. Nous devons donner la chance à [ce processus] de faire ses preuves. Nous devons lui permettre d’évoluer. Ainsi, nous allons continuer d’encourager les intervenants à l’appuyer dans ce processus, parce que nous croyons que c’est la meilleure manière de revenir au point où nous voulions nous trouver. _ Warren. _ — Question : Pour poursuivre là-dessus, le gouvernement états-unien a-t-il spécifiquement demandé au président Zelaya, ou l’a-t-il exhorté à ne pas faire une autre tentative contestée de revenir au Honduras ?<br />
— M. Wood : Je ne voudrais pas aborder des discussions que nous pourrions avoir eues ou ne pas avoir eues avec le président Zelaya sur une foule de sujets. Disons simplement que nous ne voulons pas – comme je l’ai dit plus tôt, nous ne voulons pas que quiconque prenne de mesures qui puissent entrer en conflit, de quelque manière que ce soit, ou ne pas contribuer de manière bénéfique au processus de médiation.<br />
— Question : Donc, son retour ne serait pas bénéfique ? Est-ce ce que vous dites ?<br />
— M. Wood : Je n’ai rien à ajouter à ce que je viens de vous dire […] </em> » [<a id="nh22" title="« Daily Press Briefing », par Robert Wood, département d’État, 17 juillet (...)" rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article161632.html#nb22">22</a>]</p>
<h3>Qu’est-ce que Hillary Clinton a dit à Micheletti ?</h3>
<dl>
<dt><img src="http://www.voltairenet.org/IMG/jpg/1-440-3.jpg" alt="JPEG - 25.3 ko" width="220" height="293" /></dt>
<dd>L’armée hondurienne protège le putschiste Micheletti (© Getty Images, photo transmise par l’auteur). </dd>
</dl>
<p>Revenons à M. Crowley, lors du 20 juillet :</p>
<p>« <em>— M. Crowley : Et hier, depuis New Delhi, la Secrétaire a eu une conversation téléphonique avec le leader du régime de facto, M. Micheletti. Et elle a exposé durant cet appel – l’a encouragé à continuer de se concentrer sur ces négociations, et l’a également aidé à comprendre les conséquences qui pourraient s’ensuivre s’il laissait passer cette occasion de médiation.<br />
— Question : En fait, c’est la première fois qu’elle – que qui que ce soit, je crois, parle à Micheletti ?<br />
— M. Crowley : Voilà une bonne question. Je ne – nous avons été en contact avec des représentants des deux parties, mais de toute évidence, c’est là son premier contact avec lui.<br />
— Question : Donc ce n’était pas concernant…<br />
— Question : Avez-vous une transcription qui démontre son niveau de fermeté dans sa conversation avec Micheletti ?<br />
— M. Crowley : Je crois qu’elle… […]<br />
— Question : …a-t-elle signifié très clairement à M. Micheletti que les États-Unis ne reconnaissent pas le gouvernement de facto, et que peu importe ses objections durant les pourparlers de ce week-end, il devra se préparer à se retirer afin de laisser le président élu reprendre sa place ?<br />
— M. Crowley : Je crois que cet appel téléphonique a été très ferme. Néanmoins, je pense qu’il a été – elle a clarifié à savoir si le régime de facto avait besoin qu’on lui rappelle que nous voulons la restauration de l’ordre démocratique et constitutionnel, donc une résolution pacifique. Nous croyons que personne ne devrait prendre la moindre mesure qui puisse attiser le risque de violence au Honduras, et nous appuyons totalement la médiation en cours menée par Arias.<br />
— Question : Donc, vous avez prévenu M. Zelaya de rester pour l’instant au Nicaragua, ou dans le pays qui lui donne refuge, si cela pourrait faire diminuer les tensions ?<br />
— M. Crowley : Je crois que nous avons aussi signifié clairement au président Zelaya qu’à notre avis, la médiation est la voie à suivre.<br />
Oui.<br />
— Question : Pouvez-vous – des mesures plus sévères, des déclarations que vous êtes prêts à faire s’ils – le régime de facto ne change pas sa conduite…<br />
— M. Crowley : Vous savez, nous disposons d’alternatives s’ils ne le font pas – également des obligations légales si les négociations échouent. […]<br />
— Question : P.J., je voudrais simplement clarifier. Vous avez affirmé avoir dit à Zelaya que la médiation était la voie à suivre. Mais lui avez-vous dit spécifiquement : « Ne rentrez pas car c’est dangereux et cela pourrait engendrer des tensions et de la violence » ?<br />
— M. Crowley : Oui.<br />
— Question : C’est ce que vous lui avez dit, directement ?<br />
— M. Crowley : Oui.<br />
— Question : D’accord. </em> » [<a id="nh23" title="« Daily Press Briefing », par Philip J. Crowley, département d’État, 20 (...)" rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article161632.html#nb23">23</a>]</p>
<p>Cette conversation téléphonique entre Mme Clinton et Micheletti n’a pas été divulguée au public. Néanmoins, je crois que Mme Clinton s’est effectivement montrée très « ferme » face à son interlocuteur, tel que son porte-parole et secrétaire du département d’État l’a indiqué plus haut. Mais pourquoi donc ? Les instigateurs du coup d’État ne peuvent même pas se mettre d’accord sur une proposition – qui pourtant les favorise grandement – issue de la médiation, tandis que la résistance se poursuit dans les rues du Honduras : quelle image cela donne-t-il de la nouvelle politique étrangère que Washington voudrait transmettre à travers le globe ? De quoi cela a-t-il l’air aux yeux de la population états-unienne elle-même, qui a démontré qu’elle était de plus en plus opposée aux politiques d’affrontement sur la scène internationale ?</p>
<p>M. Zelaya, pour sa part, n’a pas eu le privilège d’être averti en privé. Comme le département d’État l’indique plus haut : « Ne rentrez pas car c’est dangereux et cela pourrait engendrer des tensions et de la violence. » En affirmant cela publiquement, ne démontre-t-on pas ouvertement aux putschistes qu’ils ont le droit de s’en prendre à Zelaya et que Washington ne lui portera pas secours ? Si nous comparons cela à la conversation téléphonique secrète avec M. Micheletti, semble-t-elle aussi ferme que les paroles adressées à M. Zelaya ?</p>
<p>La décision de Washington quant à la classification légale du coup d’État, en vertu des normes états-uniennes, n’avait pas encore été prise. Ce jugement éventuel allait déterminer si les États-Unis suspendraient ou non la totalité de leur aide militaire et économique, de façon permanente, aussi longtemps que les instigateurs du coup d’État resteraient au pouvoir, couperaient toute aide militaire, économique et politique ainsi que la reconnaissance diplomatique.</p>
<p>Le régime est totalement dépendant des secours états-uniens de toutes sortes pour assurer sa survie. Au moment du point de presse mentionné ci-dessus (le 20 juillet), le département d’État affirmait avoir simplement fait une interruption temporaire dans le cas de certains programmes. Or, plus tard au cours de ce même point de presse, en réponse à la question suivante : « Avez-vous décidé s’il s’agissait d’un coup d’État sur le plan légal […] » M. Crowley a dit : « non ». [<a id="nh24" title="Ibid." rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article161632.html#nb24">24</a>]</p>
<p>De l’ambigüité au cœur de l’ambigüité ! Cela veut-il dire que les États-Unis avaient finalement jugé que le coup d’État n’était pas légal, ou qu’ils n’avaient pas encore pris leur décision ? En fait, cette clarification n’aura lieu que plus d’une semaine plus tard, soit le 29 juillet.</p>
<p>Lors du point de presse suivant, le 21 juillet, le porte-parole adjoint du département d’État, M. Robert Wood, a répondu à une question en ces termes : « <em>Nous sommes en contact constant avec un certain nombre de pays de l’hémisphère au sujet de la situation au Honduras. Et nous croyons que la médiation menée par Arias constitue la voie à suivre</em> […] » En réponse à une autre question, à savoir ce que Wood voulait dire par « agir maintenant », il a affirmé : « <em>ce que je veux dire par ‘agir maintenant’, c’est que nous disposons d’un processus que nous avons mis en œuvre et qui est mené par le président Arias</em> ». [<a id="nh25" title="« Daily Press Briefing », par Robert Wood, département d’État, 21 juillet (...)" rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article161632.html#nb25">25</a>]</p>
<p>Il semble évident que la médiation contribue à donner du temps aux États-Unis pour leur permettre de former des alliances en Amérique du Sud. Celles-ci sont dirigées non seulement contre Zelaya, mais également contre tous les gouvernements sud-américains, y compris ceux des Caraïbes, qui persistent à appuyer son retour inconditionnel, tel que les résolutions de <a href="http://www.voltairenet.org/article161015.html">l’OEA</a> et de <a href="http://www.voltairenet.org/article161016.html">l’ONU</a> l’exigeaient. La situation doit être très frustrante dans les rues de nombreuses villes du Honduras, où des milliers de personnes défient l’armée entraînée et parrainée par les États-Unis : en effet, tandis que le peuple persiste à défendre ses revendications malgré la violente répression, « agir maintenant », selon les États-Unis, s’applique uniquement aux forces sociales qui s’opposent aux instigateurs du coup d’État, mais ne concerne pas le régime putschiste. Sur la liste des priorités états-uniennes, les propositions de paix se retrouvent tout en bas, bien enfouies sous le matériel militaire.</p>
<h3>Imprudent, prématuré et téméraire ?</h3>
<p>Le lendemain, 23 juillet, en réponse à une autre question concernant les délais de la médiation, le secrétaire d’État adjoint, M. Philip Crowley, a affirmé qu’il ne devrait pas y avoir « d’échéance ». Puis, rétorquant à un autre journaliste qui voulait savoir si Zelaya prévoyait retourner au Honduras, il a qualifié ce retour « <em>d’imprudent</em> ». [<a id="nh26" title="« Daily Press Briefing », par Philip J. Crowley, département d’État, 23 (...)" rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article161632.html#nb26">26</a>]</p>
<p>Le 24 juillet, la lutte s’intensifiait dans les rues du Honduras ainsi que dans les zones proches de la frontière nicaraguayenne, où M. Zelaya préparait son retour. Ce jour-là, la vidéo officielle du département d’État n’a pu dissimuler la réaction du secrétaire d’État adjoint M. Philip Crowley, lorsqu’une fois de plus, on lui a posé une question au sujet du retour de M. Zelaya. La frustration se lisait partout sur son visage. Il a semblé soupirer d’exaspération, puis, il a serré la vis un peu plus fort à M. Zelaya et à ses sympathisants, affirmant maintenant que son retour serait « <em>prématuré</em> ». [<a id="nh27" title="« Daily Press Briefing », par Philip J. Crowley, département d’État, 24 (...)" rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article161632.html#nb27">27</a>]</p>
<p>Il n’y avait peut-être pas de grande différence entre « imprudent » et « prématuré », mais la même journée, le 24 juillet, Mme Clinton est apparue dans un point de presse avec le Premier ministre iraquien Nour al-Maliki, après leur rencontre au département d’État. Elle a affirmé de son propre chef, sans qu’il s’agisse d’une réponse à la question d’un journaliste, qu’elle considérait le retour de Zelaya comme étant « <em> téméraire </em> » [<a id="nh28" title="« Remarks With Iraqi Prime Minister Nouri al-Maliki After Their Meeting », (...)" rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article161632.html#nb28">28</a>]. Il n’y a aucun doute, cela consiste à serrer la vis. Et en outre, n’est-ce pas là une façon d’encourager M. Micheletti à prendre une position rude envers Zelaya ? La « fermeté » de l’appel téléphonique de Mme Clinton devait être bien loin dans l’esprit de Micheletti lorsqu’il l’a entendue prévenir publiquement M. Zelaya.</p>
<h3>Le duo Clinton- Micheletti</h3>
<p>À partir du vendredi 24 jusqu’au dimanche 26 juillet, l’armée s’est essayée (et dans une certaine mesure, a réussi) à réprimer par la force brutale le grand mouvement d’appui absolument indéniable et héroïque du peuple hondurien, qui voulait accueillir le président Zelaya à la frontière. En dépit de cela, le lundi 27 juillet, M. Kelly a corroboré l’opinion de Mme Clinton au sujet du retour de Zelaya, le qualifiant de « téméraire, effectivement ». Il a également ajouté que le département d’État appuyait le retour de Zelaya dans la mesure où ce soit fait « d’un commun accord ». En réponse à une question concernant la demande de sanctions qu’avait faite M. Zelaya contre le régime de facto le 27 juillet, M. Kelly a évité la question en affirmant qu’ils « appuyaient le président Arias ». [<a id="nh29" title="« Daily Press Briefing », par Ian Kelly, département d’État, 27 juillet (...)" rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article161632.html#nb29">29</a>]</p>
<p>Comment peut-il y avoir un « commun accord » alors que les putschistes refusent que Zelaya soit rétabli dans ses fonctions de président, que ce soit par des moyens diplomatiques vagues et douteux (les propositions du président Arias) ou par un retour pacifique via la frontière ? Dans le contexte de la situation tendue qui prévaut le long de la frontière Nicaragua-Honduras, « appuyer M. Arias » suppose de plus en plus chaque jour que cette médiation parrainée par les États-Unis est conçue pour fournir au régime militariste le temps nécessaire pour s’organiser au niveau national et international. En effet, M. Micheletti est en train d’établir ses contacts au niveau international, et entre-temps, il utilise la force brutale contre la population : le temps joue en faveur du statu quo. Le département d’État, le président Arias et M. Micheletti font tout ce qu’ils peuvent pour démoraliser et décourager les mouvements sociaux au pays, tout en s’efforçant de provoquer des divisions et des désertions au niveau international.</p>
<p>En parlant de donner du temps au régime de Micheletti, le 27 juillet, le <em>Wall Street Journal</em> lui a fourni l’occasion d’exprimer son opinion sur sa page éditoriale. Micheletti a littéralement fait l’éloge du terme « téméraire » choisi par Mme Clinton pour qualifier le retour de Zelaya, affirmant qu’il s’agissait là d’un qualificatif « approprié ». Il a poursuivi en faisant ainsi appel à l’extrême-droite et aux éléments belliqueux de l’oligarchie états-unienne : « […] plutôt que d’imposer des sanctions, les États-Unis devraient poursuivre les sages politiques de Mme Clinton. Elle appuie les efforts du Président Arias dans sa médiation concernant ces questions. » [<a id="nh30" title="« The Path Forward for Honduras. Zelaya’s removal from office was a triumph (...)" rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article161632.html#nb30">30</a>]</p>
<p>Il doit y avoir beaucoup de pression sur la nouvelle administration à Washington pour maintenir la domination militaire pro-états-unienne sur le Honduras, peu importe ce qu’il en coûtera à l’administration Obama. Le <em>Wall Street Journal</em> témoigne de cette coercition.</p>
<h3>Le <em>Wall Street Journal</em> et la droite états-unienne</h3>
<p>Dans un récent article de l’avocate, auteure et journaliste états-unienne d’origine vénézuélienne Eva Golinger, publié dans <em>Cubadebate</em>, elle écrivait que</p>
<dl>
<dt><img src="http://www.voltairenet.org/IMG/jpg/1-443-3.jpg" alt="JPEG - 18 ko" width="220" height="294" /></dt>
<dd>Roberto Micheletti </dd>
</dl>
<p>« <em>Le </em>Wall Street Journal<em> fait partie de l’agence de presse Dow Jones News Corporation. Son propriétaire est le puissant multimillionnaire Rupert Murdoch. Celui-ci, grâce au monopole de News Corporation, contrôle des centaines de journaux, magazines, chaînes de télévision et stations de radio à travers le globe. Murdoch est bien connu pour sa chaîne American Fox News, laquelle favorise la vision impérialiste et néoconservatrice des États-Unis. Certaines de ses autres entreprises médiatiques comprennent le National Geographic Channel, The Film Zone, tous les canaux et studios de FOX, Cine Canal, MySpace (internet) Harper Collins (édition), </em>New York Post<em> (quotidien), </em>The Sunday Times<em> (RU), </em>The Sun<em> (RU), et bien d’autres encore.<br />
Le </em>Wall Street Journal<em> est un quotidien qui jouit d’un tirage de plus de deux millions d’exemplaires par jour sur l’échelle mondiale et de 931 000 lecteurs sur internet. L’éditorial du dictateur Roberto Micheletti a été rédigé et diffusé par son lobbyiste aux États-Unis, le procureur Lanny Davis, ami intime et avocat de l’ancien président Bill Clinton et de son épouse Hillary, la secrétaire d’État du Président Obama. Le </em>Wall Street Journal<em> a plaidé d’emblée en faveur du coup d’État au Honduras, et il a même publié une série d’articles tentant d’accuser le Venezuela et le président Hugo Chavez d’avoir causé la crise dans ce pays centroaméricain</em>. » [<a id="nh31" title="Version française : « Un article d’opinion du dictateur putschiste dans le (...)" rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article161632.html#nb31">31</a>]</p>
<p>Le réseau de contacts commence à se dévoiler, tel qu’en témoigne le texte ci-dessus. Il devient de plus en plus difficile pour le fildefériste de conserver son équilibre. Inévitablement et sous les yeux de tous, il semble être en train de basculer du côté de la puissance militaire, aux dépends du cheval de Troie que représente le « dialogue et la diplomatie » situé de l’autre côté du fil. Il faudrait tout un acrobate pour maintenir la position chancelante de cet équilibriste.</p>
<h3>« Je n’ai pas encore de mise à jour là-dessus »</h3>
<p>La première fois que les journalistes ont demandé au département d’État si le coup d’État avait été jugé légal ou non, c’était le 29 juin, soit le lendemain du renversement militaire. M. Kelley avait répondu, tel que cité plus haut : « Je n’ai pas encore de mise à jour là-dessus. » Le 28 juillet – je répète volontairement – le 28 juillet, c’est-à-dire un mois plus tard :</p>
<p>« <em>— Question : Et une… une autre sur le Honduras. Je suis bien conscient que le Bureau du conseiller juridique était à l’œuvre pour déterminer si les événements au Honduras correspondaient techniquement à la définition légale d’un coup d’État, ce qui par conséquent aurait entraîné la suspension de l’aide – qui a déjà été suspendue, comme je le constate.<br />
— M. Kelley : Oui.<br />
— Question : Avez-vous enfin pris une décision sur cette question ?<br />
— M. Kelley : Je n’ai pas encore de mise à jour là-dessus.<br />
— M. Kelley : Ian ?<br />
— Question : Cela veut-il dire que vous avez pris votre décision ou que cet examen achève ?<br />
— M. Kelley : Je – comme je viens de le dire, je vais devoir – je n’ai pas encore de mise à jour là-dessus. </em> » [<a id="nh32" title="« Daily Press Briefing », par Ian Kelly, département d’État, 28 juillet (...)" rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article161632.html#nb32">32</a>]</p>
<p>Ce qui est encore plus révélateur que les transcriptions, c’est le langage corporel qu’exhibait M. Kelley et qui est bien visible sur la vidéo officielle. On aurait dit qu’il s’était passé une éternité avant qu’il ne donne sa dernière réponse : « Je – comme je viens de le dire, je vais devoir – je n’ai pas encore de mise à jour là-dessus ». Il ne cessait de gigoter. Par ailleurs, les journalistes n’avaient plus de questions. Pas un seul d’entre eux n’a souligné que le département d’État avait dit la même chose il y a un mois ! Si ce n’était de la situation profondément grave et critique que vit le peuple hondurien, et au demeurant toute l’Amérique du sud dans le contexte historique du coup d’État, alors le cirque du Département d’État aurait dû être anéanti sous nos moqueries.</p>
<h3>Mais le show continue : est-ce, oui ou non, un coup militaire ?</h3>
<p>Le 1er août :</p>
<p>« <em>— Question : Est-ce que le fait que vous n’avez pas encore condamné ce gouvernement signifie que vous l’appuyez d’une façon ou d’une autre ?<br />
— M. Crowley : Pendant environ un mois, nous avons fermement condamné l’action du régime de facto et le renvoi du président Zelaya.<br />
— Question : Reconnaissez-vous qu’il s’agissait d’un coup d’État, d’un coup d’État militaire ?<br />
— M. Crowley : Eh bien, il y a certaines questions juridiques dans ce cas que nous avons décidé de ne pas traiter à cette étape. Mais nous avons dit clairement, et sous tous les tons possibles, que ce qui est arrivé au Honduras constitue une violation de la Charte de l’OÉA. C’est pour cela que nous avons pris des mesures contre le Honduras. Il s’agit d’une violation de la <a href="http://www.voltairenet.org/article161610.html">Charte démocratique interaméricaine</a>, et nous poursuivrons intensivement nos efforts pour essayer de résoudre cette situation. </em> » [<a id="nh33" title="« Daily Press Briefing », par Philip J. Crowley, département d’État, 1er août (...)" rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article161632.html#nb33">33</a>]</p>
<p>Le 6 août, un journaliste a insisté sur la question de la définition juridique à donner au coup d’État :</p>
<p>« <em>— M. Wood : [...] Mais un coup d’État a eu lieu dans ce pays, et [...]<br />
— Question : Eh bien, vous n’avez pas encore déclaré officiellement qu’il s’agit, sur le plan juridique, d’un coup d’État.<br />
— M. Wood : Nous l’avons qualifié de coup d’État. Ce que nous avons dit c’est que, sur le plan juridique, nous ne pouvons pas le qualifier comme étant un coup d’État militaire. Une analyse est toujours en cours.<br />
— Question : Pourquoi faut-il tant de temps pour établir s’il s’agit ou non d’un coup d’État militaire ?<br />
— M. Wood : Eh bien, regardez, ce cas comporte un grand nombre de questions juridiques qui doivent être examinées attentivement avant que nous puissions nous prononcer, et, pour le faire, nous devons échanger des informations avec un certain nombre de parties. Nous devons examiner ces informations et prendre la meilleure décision juridique qui soit possible sur si oui ou non…<br />
— Question : Cela prend beaucoup de temps, semble-t-il.<br />
— M. Wood : Eh bien, lorsqu’on traite de questions juridiques aussi délicates, les choses prennent du temps. Nous voulons donc faire en sorte que…<br />
— Question : Avez-vous pris une décision sur la nécessité d’imposer des sanctions supplémentaires contre le gouvernement « de facto » ?<br />
— M. Wood : Aucune décision n’a été prise pour le moment, à part celle d’appuyer les Accords de San José et le processus de médiation.<br />
— Question : [...] Ma question était la suivante : avez-vous oui ou non pris la décision de ne pas imposer de nouvelles sanctions contre le Honduras ?<br />
— M. Wood : Et ce que je vous réponds c’est que nous nous concentrons en ce moment sur l’appui à ce processus et que nous essayons d’obtenir des deux parties qu’elles en viennent à une sorte d’entente politique. Mais je n’ai rien d’autre à ajouter sur cette question. </em> » [<a id="nh34" title="« Daily Press Briefing », par Robert Wood, département d’État, 6 août (...)" rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article161632.html#nb34">34</a>]</p>
<p>À ce point, ce que l’on ne peut lire sur la transcription mais que l’on peut voir très clairement sur la vidéo c’est que M. Wood était visiblement agacé. Il a interrompu le journaliste très persistant en pointant du doigt un autre journaliste. Or le peuple hondurien sait qu’il s’agit d’un coup d’État militaire. Il est en train d’unir ses forces et de s’organiser davantage pour intensifier sa lutte contre les militaires et contre la police. Le peuple est en train de se mobiliser malgré l’intensification de la répression. Celle-ci est déjà responsable d’au moins six assassinats, de centaines d’arrestations et de cas de blessures.</p>
<p>Le même jour, le 6 août, un article de l’agence de presse Reuters montre que le Département d’État est même allé encore plus loin :<br />
« ‘<em>Notre position politique et stratégique d’engagement n’est pas fondée sur un appui quelconque à un politicien ou à une personne en particulier. Elle est plutôt fondée sur la décision de mieux servir la population hondurienne et de répondre à ses aspirations démocratiques’</em><em> », a écrit Richard Verma, secrétaire d’État adjoint aux affaires législatives. « ‘Nous avons rejeté le recours à des sanctions économiques écrasantes et nous avons rendu clair que tous les États devaient essayer de contribuer à l’adoption d’une solution sans recourir à la violence et en respectant le principe de non-intervention</em>’ » a-t-il déclaré.  La lettre a été obtenue par l’intermédiaire du service des nouvelles de l’agence Reuters. » [<a id="nh35" title="« Honduras’s Ousted Leader Calls U.S. Response Tepid », par William Booth, The (...)" rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article161632.html#nb35">35</a>]</p>
<p>Deux points importants sont à souligner :<br />
<img src="http://www.voltairenet.org/elements/pictos/puce.gif" border="0" alt="-" height="11" /> 1. En ce qui concerne la soi-disant position d’appui à Zelaya et d’opposition à Micheletti, le département d’État (voir citation ci-dessus) celle-ci « n’est pas fondée sur un appui quelconque à un politicien ou à une personne en particulier ». Cela veut dire que le département d’État est neutre maintenant ! Mais cela montre que la position soi-disant si modérée que le département d’État affirme adopter n’est en vérité pas si modérée. Elle est en réalité favorable au régime « de facto ». Maintenir le statu quo signifie appuyer Micheletti.<br />
<img src="http://www.voltairenet.org/elements/pictos/puce.gif" border="0" alt="-" height="11" /> 2. Quand le représentant du département d’État, Richard Verma, affirme, ci-dessus, « [...] nous avons rejeté le recours à des sanctions économiques écrasantes [...] » n’explique-t-il pas ainsi, sans le vouloir, la raison pour laquelle les États-Unis d’Amérique n’ont pas qualifié juridiquement le coup d’État comme étant un coup d’État militaire ?</p>
<dl>
<dt><img src="http://www.voltairenet.org/IMG/jpg/1-441-3.jpg" alt="JPEG - 23.6 ko" width="400" height="300" /></dt>
<dd>Barack Obama et Hilary Clinton (© White House). </dd>
</dl>
<h3>Obama : victime ou complice ?</h3>
<p>Jusqu’ici, nous avons analysé en profondeur les déclarations du département d’État et de Mme Clinton, mais nous n’avons rien dit sur le président Obama. Néanmoins, il est difficile d’éviter le sujet quand on pense que, jusqu’ici, M. Obama ne s’est presque pas prononcé sur la question. Depuis le début de la crise, soit le 28 juin, et au moment d’écrire ces lignes, le président Obama et son secrétaire de presse ont émis six commentaires au total :</p>
<p>Le 29 juin, lors d’un point de presse à la Maison-Blanche avec le président de la Colombie (Uribe), Obama affirme : « <em>Nous croyons que le coup n’est pas légal et que le président Zelaya demeure le président du Honduras, le président élu démocratiquement là-bas. Là-dessus, nous avons rejoint tous les pays de la région, y compris la Colombie et l’Organisation des États Américains</em>. » [<a id="nh36" title="« Remarks in joint press avaibility », par Barack Obama et Alvaro Uribe, (...)" rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article161632.html#nb36">36</a>]</p>
<p>Le 29 juin, le secrétaire de presse de la Maison-Blanche Monsieur Robert Gibbs fait son numéro pour les journalistes :</p>
<p>« <em>— Question : […] toujours au sujet du Honduras, pour essayer de voir clair dans les intentions des États-Unis. L’administration considère-t-elle le retrait de son ambassadeur, comme l’ont fait les gouvernements latino-américains de gauche, ou même la suspension potentielle de son aide ?<br />
— M. Gibbs : Eh bien, encore une fois, je crois qu’il y aura de cela dans le prochain… dans le cadre des prochaines étapes de l’évaluation de cette situation. Seulement, pour l’instant, je préférerais ne pas trop préciser.<br />
— Question : Les États-Unis savaient-ils d’avance ou avaient-ils entendu dire qu’un coup d’État était prévu ? Avaient-ils pris des mesures quelconques pour essayer de le bloquer ? Et que révèle l’incapacité de l’administration à empêcher le coup d’État sur sa crédibilité en Amérique latine ?<br />
— M. Gibbs : Bon, alors comme je l’ai dit il y a une minute, je crois que l’administration, notre gouvernement, en collaboration avec des partenaires, essayaient de prévenir le genre de troubles que nous avons vu se produire durant les dernières 24 heures. Ils s’y sont penché au cours des quelques derniers jours. Et nous allons continuer de travailler à restaurer l’ordre démocratique au Honduras.<br />
— Question : L’administration avait-t-elle prévenu le président Zelaya que cela se préparait ?<br />
— M. Gibbs : Je n’en sais rien. </em> » [<a id="nh37" title="« Press Briefing », par Robert Gibbs, Maison-Blanche, 29 juin (...)" rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article161632.html#nb37">37</a>]</p>
<p>Si l’on considère cet extrait, est-ce vraiment différent du numéro d’équilibriste du département d’État ?</p>
<p>On ne le dirait pas.</p>
<p>Le 1er juillet, le secrétaire de presse de la Maison-Blanche répondait aux journalistes :</p>
<p>« <em>— Question : Mais avec le Pentagone qui suspend les opérations militaires conjointes, à quel point l’effet est-il considérable et songe-t-on également à prendre d’autres mesures ?<br />
— M. Gibbs : Eh bien, nous continuons de surveiller la situation et nous allons réagir de manière appropriée à mesure que les événements vont se produire. Mais encore une fois, comme je l’ai déjà dit, nous surveillons de près ce qui se passe. </em> » [<a id="nh38" title="« Press Briefing », par Robert Gibbs, Maison-Blanche, 1er juillet (...)" rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article161632.html#nb38">38</a>]</p>
<p>Tandis que le département d’État semblait de plus en plus aux prises avec un scénario vague et incertain concernant le retour du président Zelaya, le président Obama, en visite à Moscou, a fait un commentaire sur le Honduras pour répondre à des questions qu’on lui posait sur le sujet. Ainsi, le 7 juillet, le correspondant en chef à la Maison-Blanche de la chaîne ABC M. Jack Tapper, qui n’a pas la réputation d’être conservateur – et ABC n’étant certes pas aussi à droite que Fox News –, écrivait de Moscou, d’où il citait le président Obama : « <em>‘Les États-Unis appuient dès maintenant la réinstallation du président du Honduras élu démocratiquement, même s’il s’est fermement opposé aux politiques américaines</em> […]’ »</p>
<p>M. Tapper, s’appuyant sur sa longue expérience dans le domaine politique à la Maison-Blanche, écrivait : « Le président Obama, qu’on a critiqué pour avoir appuyé le « mauvais côté » lors du récent coup d’État au Honduras, a essayé d’expliquer, mardi, [7 juillet] son plaidoyer en faveur du président expulsé Manuel Zelaya […] Mais les conservateurs ont critiqué le président et blâmé Zelaya pour ce qui lui arrive. » Pour donner des exemples de la pression exercée par les conservateurs, M. Tapper a cité les activistes floridiennes de droite anti-Venezuela, anti-Cuba et des représentantes républicaines au Congrès, Mmes Ileana Ros-Lehtinen et Connie Mack. [<a id="nh39" title="« In Russia, President Obama Explains His Support for Ousted President of (...)" rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article161632.html#nb39">39</a>]</p>
<p>Si nous tenons compte de la déclaration de M. Obama citée plus haut, alors effectivement, en surface, il semble y avoir un désaccord sinon un conflit entre le président Obama et le département d’État. Or, le département d’État est plus effrontément lié à l’armée et aux forces de droite de l’époque de Bush (comme nous l’avons vu plus haut à de nombreuses occasions, et plus récemment dans l’article du <em>Wall Street Journal</em> de M. Micheletti).</p>
<p>Le 7 août, selon l’agence Reuters, Obama a déclaré aux journalistes qu’il continuait à appuyer le retour de Zelaya au pouvoir. Il a cependant ajouté : « ‘Je ne peux appuyer sur un bouton et rétablir soudain M. Zelaya à son poste’ ». Obama a dit : « ‘Il est important de noter combien il est ironique que ceux qui se plaignaient de l’ingérence des États-Unis en Amérique latine se plaignent maintenant que nous ne nous sommes pas assez ingérés.’ » [<a id="nh40" title="« Obama says no quick way to end Honduras crisis », Reuters, 8 août (...)" rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article161632.html#nb40">40</a>]</p>
<p>On pourrait, ici aussi, croire que la position du président diffère beaucoup de celle du département d’État. Alors que le département d’État a déclaré le 6 août (voir la citation ci-dessus) que sa politique n’est pas fondée sur un appui quelconque à un politicien ou à une personne en particulier, Obama a affirmé le jour suivant, le 7 août, qu’il appuyait encore le retour de Zelaya au pouvoir. Mais, se servant de son talent oratoire, Obama a fait allusion aux conditions dans lesquelles il se trouve en affirmant qu’il ne peut rétablir Zelaya au pouvoir en appuyant sur un bouton. Veut-il dire qu’il subit trop de pressions des oligarchies de droite des États-Unis, de l’Amérique latine et même du département d’État pour agir ? Ou utilise-t-il tout simplement d’autres mots et images pour appuyer la politique du département d’État, qui consiste à gagner du temps et à donner de l’oxygène au gouvernement de facto pour maintenir ce dernier au pouvoir ?</p>
<p>Qu’en est-il de la remarque d’Obama sur le fait « ironique », selon lui, que ceux qui s’opposent d’habitude à l’ingérence des États-Unis l’exigent maintenant ? En fait le Honduras a, sur son territoire, une importante base militaire des États-Unis, massivement financée par les États-Unis, fournie en forces armées et équipée de matériel des États-Unis. La fermeture complète de la base, le retrait immédiat des troupes états-uniennes et du matériel militaire et l’arrêt complet de tout entraînement militaire ne serait nullement un acte d’ingérence des États-Unis dans les affaires intérieures du Honduras. Les bases militaires, au Honduras, en Colombie ou ailleurs, constituent en fait un prolongement de la puissance militaire des États-Unis dans d’autres pays.</p>
<p>À ce sujet, dans un autre contexte et dans d’autres conditions juridiques et historiques, ceux de Cuba, qui se plaindrait de l’ingérence étrangère dans les affaires de ce pays si Washington fermait la base de Guantanamo, se retirait complètement de l’île et restituait cette partie du territoire cubain au peuple cubain ? Et au Honduras, qui, à part Micheletti, se plaindrait d’une ingérence, si Obama décidait aujourd’hui, en tant que président, de retirer l’ambassadeur des États-Unis de ce pays et de rompre les relations diplomatiques jusqu’au retour de Zelaya ? Tels sont les boutons sur lesquels le président devrait appuyer.</p>
<p>Le 10 août, selon l’AP, au Forum des leaders de l’Amérique du Nord, Obama, a repris un thème déjà mentionné, en déclarant ceci : « ‘<em>Les personnes qui nous critiquent en affirmant que les États-Unis n’ont pas intervenu suffisamment au Honduras, sont celles qui disent aussi que nous sommes toujours en train d’intervenir en Amérique latine, et que les Yankees doivent sortir de la région</em>’ ».  « ‘<em>Les gens qui nous critiquent pensent qu’il est approprié que nous agissions soudainement selon des façons qu’elles jugent inappropriées dans tous les autres contextes. Je pense que cela démontre peut-être une certaine hypocrisie dans leur façon de voir les relations entre les États-Unis et l’Amérique latine</em>’ » a poursuivi M. Obama. [<a id="nh41" title="« Obama Knocks &#34;Hypocrisy&#34; of Honduras Critics », par Anna Aulova, CBS News, (...)" rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article161632.html#nb41">41</a>]</p>
<p>Voici une partie de la déclaration finale du Sommet :</p>
<p>« <em>Nous avons discuté à fond sur le coup au Honduras et nous réaffirmons notre appui à l’Accord de San José et aux efforts continu de l’OÉA pour parvenir à une solution pacifique de la crise politique. C’est une décision qui restitue la gouvernance démocratique et la primauté du droit, et qui respecte les droits de tous les Honduriens</em> (&#8230;) » [<a id="nh42" title="« Joint Statement by North American Leaders », 10 août 2009." rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article161632.html#nb42">42</a>]</p>
<h3>Qu’est-ce que cela nous révèle au sujet d’Obama ?</h3>
<p>Mais d’abord, quel est le lien juridique et constitutionnel entre le président des États-Unis, l’armée états-unienne et le département d’État ? Voici ce que nous en dit le site web de la Maison-Blanche :</p>
<p>« <em>Le pouvoir de la branche exécutive est conféré au président des États-Unis, qui agit également à titre de chef d’État et de commandant en chef des forces armées […]<br />
Le département d’État joue le rôle principal dans le développement et la mise en œuvre de la politique étrangère du président. Ses responsabilités principales consistent à représenter les États-Unis à l’étranger, fournir de l’aide aux pays étrangers, offrir des programmes d’entraînement militaires à l’étranger,</em> […] » [<a id="nh43" title="« The Executive Branch », Site internet de la Maison-Blanche." rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article161632.html#nb43">43</a>]</p>
<p>Et la Constitution états-unienne :<br />
Article II, Section 2<br />
« <em> Le président sera commandant en chef de l’armée et de la marine des États-Unis. </em> » [<a id="nh44" title="« Constitution of the United States »" rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article161632.html#nb44">44</a>]</p>
<p>Le 29 juin 2009, l’analyste politique Thierry Meyssan écrivait, sous le titre suivant :</p>
<p>« <em>Le SouthCom prend le pouvoir dans un État membre de l’ALBA</em> »<br />
« …<em>la petite armée hondurienne est entièrement équipée, formée et encadrée par les États-Unis. Elle obéit certes à son chef, le président de la République, puis à son chef d’état-major. Mais en pratique, elle est largement contrôlée par le SouthCom depuis Soto Cano et Miami.<br />
Précisément, le Pentagone a précipitamment installé le nouveau commandant du SouthCom, le général Douglas M. Fraser, jeudi dernier [25 juin 2009], pour suivre le coup….<br />
Le SouthCom est installé à Miami, mais a une antenne à Soto Cano et des sites avancés à Comalapa (Salvador), Manta (Équateur) et sur les îles d’Aruba et de Curaçao (Antilles néerlandaises).</em> » [<a id="nh45" title="« Le SouthCom prend le pouvoir dans un État membre de l’ALBA », par Thierry (...)" rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article161632.html#nb45">45</a>]</p>
<p>Le président Obama doit donc prendre ses responsabilités. Est-il en train de laisser le département d’État se charger de sa basse besogne tandis qu’il demeure relativement distant, cherchant désespérément à s’accrocher à son image de « changement » pour le bénéfice de sa propre administration ? Le quotidien pro-coup d’État au Honduras, <em>El Heraldo</em>, tel que cité plus haut, avait remarqué dès le 19 janvier 2009 que l’extrême-droite au Honduras, en Amérique du sud et aux États-Unis devait continuer de faire pression : « Il sait qu’il n’a pas le droit de décevoir ses partisans […] ». Obama semble être pris, d’une part, entre « ses partisans », c’est-à-dire l’électorat et la branche du cercle des dirigeants qui ont appuyé son accession à la présidence, et d’autre part, ses déclarations électoralistes sur le changement, qui peuvent être perçues comme de bonnes intentions. Se joindra-t-il au numéro de cirque des équilibristes ? Est-il déjà en train de prendre part au spectacle ?</p>
<dl>
<dt><img src="http://www.voltairenet.org/IMG/jpg/1-437-3.jpg" alt="JPEG - 25.1 ko" width="400" height="300" /></dt>
<dd>Répression au Honduras (© Getty Images, photo transmise par l’auteur). </dd>
</dl>
<h3>Obama a-t-il les pieds sur terre ?</h3>
<p>Le <em>El Heraldo</em> avait tout à fait raison, il y a six mois, lorsqu’il a remarqué la contradiction entre les paroles et les gestes d’Obama et la façon la droite doit manœuvrer dans cette situation. Déjà, des sondages indiquent qu’Obama est en train de perdre beaucoup de « ses partisans ».</p>
<p>Le 22 juillet, les résultats du sondage d’AP-GfK annonçaient : « Les grands espoirs pour Obama se dissolvent dans la réalité. » L’article lui-même expliquait : « Comme ce fut rapide. L’espoir et l’optimisme qui ont balayé le pays pendant les premiers mois de la présidence de Barack Obama cèdent place à la dure réalité […] ; la confiance de voir les troupes se retirer d’Irak et d’augmenter le respect envers les États-Unis à travers le globe, en baisse de 15 points […] » [<a id="nh46" title="« AP-GfK Poll : Great hopes for Obama fade to reality », par Nancy Benac et (...)" rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article161632.html#nb46">46</a>]</p>
<p>Le 6 août, le réseau de nouvelles CNN a réalisé un sondage montrant que seulement 41 % des États-uniens sont favorables à la guerre en Afghanistan, ce qui constitue une baisse de neuf points depuis le mois de mai. [<a id="nh47" title="« Support for Afghan war drops, CNN poll finds », CNN, 6 août 2009." rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article161632.html#nb47">47</a>]</p>
<p>Obama est-il conscient de ce qui se passe ? On dirait que ses voyages à l’étranger – en Europe, en Russie, au Caire et en Afrique – lui ont monté à la tête. Le 23 juillet, le quotidien <em>Chicago Tribune</em> rapportait qu’Obama était en visite à Chicago, ce jour-là, pour deux levées de fonds destinées au Parti démocrate. (Il en coûtait 15 200 $ par personne et l’objectif était d’amasser deux millions en une soirée.) Le président a répondu à la question d’un journaliste concernant le prestige de son administration sur la scène internationale. Pendant que le courageux peuple hondurien affrontait l’armée (soutenue par les États-Unis) pour la quatrième semaine consécutive, Obama affirmait, tel que cité : « <em>L’anti-américanisme n’est plus à la mode</em>. » [<a id="nh48" title="« Obama on health care push : ’I’m from Chicago. I don’t break.’ », Chicago (...)" rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article161632.html#nb48">48</a>]</p>
<p>En effet, l’anti-américanisme n’a jamais été à la mode dans les hautes sphères du Parti démocrate. Il est possible que le président Obama trouve, ou qu’il croit avoir trouvé, des alliés à l’échelle mondiale, mais demandez au peuple du Honduras ce qu’il en pense, lui qui déclare bravement à Obama : « Nous aussi, nous avons un rêve ! » Demandez-le aux peuples de l’Amérique du sud. Demandez à la grande majorité des gouvernements de l’Amérique latine, de l’Amérique centrale et des Caraïbes quelle est leur opinion de la domination, de l’interférence et du contrôle états-uniens dans leur Amérique ? Au Honduras la crise se poursuit. Washington, ou du moins certains secteurs de l’oligarchie de droite, semble ainsi maintenir des politiques qui suscitent l’&#8221;anti-américanisme&#8221;. Le 4 août, un journaliste suédois basé en Amérique du Sud a rapporté que, selon des militants qui luttent pour les droits de la personne au Honduras, des commandos de l’armée israélienne donnent maintenant de l’entraînement en matière de répression aux militaires et policiers honduriens.</p>
<p>Cette situation rappelle le double langage typique d’Israël, qui, d’une part, parle de paix et de dialogue et tend une branche d’olivier, et, d’autre part, brandit l’épée de façon la plus brutale et poursuit le génocide des Palestiniens. Aussi, quand on leur tend ainsi une branche d’olivier, les gouvernements et les peuples d’Amérique du Sud et des Caraïbes doivent prendre garde. [<a id="nh49" title="« Comandos israelitas con experiencias de Palestina y Colombia capacitan a (...)" rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article161632.html#nb49">49</a>]</p>
<p>Le 4 août, Washington et la Colombie ont conclu un accord sur l’établissement de sept bases militaires états-uniennes en Colombie, en préparation depuis un certain temps.</p>
<p>Si nous relions les deux faits, le coup d’État militaire du Honduras et la décision de la Colombie de céder des bases militaires, nous nous rendons compte qu’ils constituent une autre offensive contre la hausse de prestige de Cuba, du Venezuela, des autres États-membres de l’ALBA (à laquelle, sous Zelaya, le Honduras a adhéré), des autres pays et de la grande majorité des gouvernements de l’Amérique latine et des Caraïbes.</p>
<p>Les cercles dirigeants états-uniens essaient de leur mieux de mater le soulèvement populaire au Honduras et utilisent, entre autres moyens, le terrorisme médiatique. Les principaux médias basés aux États-Unis d’Amérique, tels que le réseau CNN, de concert avec le département d’État, invoquent tous les arguments possibles et imaginables justifiant le coup d’État, directement ou indirectement. CNN contribue en ne diffusant pas le moindre mot sur la résistance du peuple hondurien contre la répression violente pour essayer de démoraliser ce dernier. Ce réseau essaie de donner à la population hondurienne l’impression que le monde ne sait rien de ce qui se passe dans leur pays. Washington pourra ainsi, plus facilement, poursuivre sa politique hondurienne et même de réprimer davantage le peuple. Les cas de silence médiatique sont nombreux : le 5 août, par exemple, plusieurs agences de nouvelles, dont l’AFP, ont couvert la manifestation de plus de 3 000 étudiants contre le coup d’État, tenue à l’Université nationale autonome du Honduras, à Tegucigalpa, qui a été violemment réprimée. [<a id="nh50" title="« Honduran police crackdown on student protests », AFP, 5 août (...)" rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article161632.html#nb50">50</a>]</p>
<p>Pourtant au cours de cette période, le réseau CNN n’a rien rapporté sur le Honduras, et son seul reportage sur l’Amérique du Sud portait sur les critiques du président Chavez du Venezuela contre la Colombie, qui accusait Chavez de fournir des armes aux FARC. Le reportage terminait par de la désinformation sur cette question.</p>
<p>« Le 10 août, plus de 10 000 partisans du président hondurien déchu, Manuel Zelaya, ont répudié le gouvernement de facto et ont averti qu’ils intensifieront leur campagne de protestation contre le coup d’État et pour le retour du président [...]. Cette manifestation pour le retour de Zelaya a été la plus importante depuis celle du 5 juillet. Cette dernière, tenue à l’aéroport de Toncontin, à Tegucigalpa, où le président renversé, qui voyageait à bord d’un avion vénézuélien, voulait atterrir ; mais le gouvernement de facto avait alors empêché l’atterrissage en plaçant des obstacles sur la piste de l’aéroport. La manifestation s’était renforcée avec l’arrivée de foules venues de l’Est et du Nord du pays et avec une colonne venue du Sud. D’autres sont allés à San Pedro Sula (&#8230;) » (Texte traduit de l’espagnol par l’auteur) [<a id="nh51" title="« Miles marcharon por Zelaya en la mayor manifestación desde el 5 de julio 7 (...)" rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article161632.html#nb51">51</a>]</p>
<p>Cependant, de la part de la CNN – rien.</p>
<dl>
<dt><img src="http://www.voltairenet.org/IMG/jpg/1-442-3.jpg" alt="JPEG - 33.9 ko" width="400" height="300" /></dt>
<dd>Manifestations au Honduras (© Getty Images, photo transmise par l’auteur). </dd>
</dl>
<h3>« … C’est le peuple hondurien qui aura le dernier mot »</h3>
<p>Les peuples du monde, à mon avis, doivent également continuer de faire pression sur le président Obama et son administration. Lorsqu’il regarde les sondages, il doit être conscient de ce qui se passe. Si la question du Honduras se retourne contre lui, ce qui est fort possible, et que cela attise « l’anti-américanisme », de quoi sa politique étrangère aura-t-elle l’air aux yeux de la population états-unienne – et même pour ceux qui paient 15 200 $ le couvert pour une levée de fonds ? Ces derniers n’ont pas investi ce montant pour inaugurer une autre époque à la Bush où les sentiments anti-états-uniens se répandent à travers le globe. Cependant, Obama doit aussi penser aux élections de 2012 pour lesquelles il semble déjà chercher à remplir les coffres. Ne veut-il pas également gagner la sympathie de l’oligarchie de droite afin d’assurer sa victoire en 2012 ?</p>
<p>Le tourbillon des politiques états-uniennes semblent hisser inévitablement le président Obama sur la corde raide. J’espère que ce n’est pas le cas. Le peuple du Honduras, ainsi que celui de l’Amérique du Sud et la plupart de ses gouvernements sont déterminés à le forcer à prendre position. De quelle façon ? Des actions que devrait prendre le président Obama : Prenant des mesures sérieuses et en imposant des sanctions au régime derrière le coup d’État (plutôt que de parader l’annulation de quelques visas), et en appuyant le rétablissement du président Zelaya dans ses fonctions de manière bien réelle, concrète et inconditionnelle. En tant qu’avocat, M. Obama devrait également être capable de composer avec toute la bureaucratie du gouvernement états-unien (si le problème est là, ce dont je doute), qui six semaines après le coup, n’a toujours pas porté de jugement légal sur le coup d’État !</p>
<p>L’évolution de la situation politique de la nouvelle administration états-unienne soulève elle aussi des questions quant au type de démocratie et d’élections qui se font aux États-Unis, et sur la façon dont ces derniers agissent dans le pays qui est censé donner des leçons (par la diplomatie et la force militaire) à la population mondiale. Si cela s’avère un changement auquel les gens ne peuvent PAS croire, alors certains se demanderont peut-être ce que veulent dire les élections et la démocratie aux États-Unis. (Je traiterai en détail de cette question dans un prochain ouvrage.) Obama devrait respecter le principe de respect mutuel entre pays et envers leurs systèmes politiques respectifs.</p>
<p>Obama, Clinton et leur administration au grand complet sont en train d’être jugés. « […] C’est le peuple hondurien qui aura le dernier mot », avait prédit Fidel Castro le 21 juillet, au beau milieu de la situation la plus complexe que pouvait vivre la population : la médiation appuyée par les États-Unis, combinée avec la répression policière et militaire de la résistance. [<a id="nh52" title="« Le médiateur Oscar Arias est un fidèle allié des États-Unis », par Fidel (...)" rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article161632.html#nb52">52</a>]</p>
<p>À mesure que la situation évolue, la prédiction de Fidel Castro (et sa confiance dans le peuple) s’avère juste. D’ailleurs elle semble être irréversible, peu importe les hauts et les bas qui se présentent. L’un des leaders de la résistance au Honduras, un député au Congrès hondurien, a émis un commentaire des plus profonds au journaliste de la Prensa Latina, Raimundo López. Depuis le Honduras occupé par l’armée, ce dernier n’a cessé de rapporter courageusement et inlassablement les événements sur le terrain. Le 18 juillet, l’activiste hondurien César Lam confiait donc au journaliste, lors d’une entrevue : « Il y a un Honduras d’avant le coup d’État, et un Honduras d’après le coup d’État. » [<a id="nh53" title="« Resistencia del pueblo consolidó las esperanzas de cambio en Honduras », (...)" rel="footnote" href="http://www.voltairenet.org/article161632.html#nb53">53</a>]</p>
<p>Cette déclaration reflète bien le mouvement de résistance de toutes les nouvelles forces politiques et sociales.</p>
<p>Même l’équilibriste le plus expérimenté peut être jeté au sol par la force des aspirations au changement exprimées par un peuple. Ainsi, il serait préférable que le président Obama adopte une position qui favorise la justice.</p>
<p>Arnold August</p>
<p>Source:  www.voltairenet.org/article161632.html</p>
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<td valign="top"><a href="http://www.voltairenet.org/article161543.html" target="_blank">http://www.voltairenet.org/article161543.html</a></p>
<p align="center"><strong>Hugo Chávez et les médias privés</strong></p>
<p>Salim Lamrani</p>
<p>Le 2 août 2009, Reporters sans frontières (RSF) a publié un communiqué     dénonçant la fermeture de <em>« trente-quatre médias audiovisuels     sacrifiés par caprice gouvernemental »</em> au Venezuela..     L’organisation parisienne <em>« proteste avec vigueur contre la     fermeture massive de médias audiovisuels privés »</em> et     s’interroge : <em>« Est-il encore permis d’émettre publiquement la     moindre critique envers le gouvernement bolivarien ? Cette fermeture     massive de médias réputés d’opposition, dangereuse pour l’avenir du débat     démocratique, n’obéit qu’à la volonté gouvernementale de faire taire les     voix discordantes, et ne fera qu’aggraver les divisions au sein de la société     vénézuélienne</em><sup>1</sup><em> »</em>.</p>
<p>RSF fait référence à la décision prise le 1<sup>er</sup> août 2009 par la     Commission nationale des Télécommunications (Conatel) de retirer la     fréquence à trente-quatre stations de radio et télévision. Selon RSF, la     décision serait uniquement motivée par le fait que ces médias se soient     montrés critiques à l’égard du gouvernement d’Hugo Chávez. En un mot, il     s’agirait d’un acte politique pour museler la presse d’opposition. Cette     version a été reprise par la grande majorité des médias occidentaux<sup>2</sup>.</p>
<p>Or, la réalité est tout autre et a été soigneusement occultée par RSF et     les transnationales de l’information dans le but de tromper l’opinion     publique et de transformer le gouvernement le plus démocratique d’Amérique     latine (Hugo Chávez s’est soumis à quinze processus électoraux depuis son     accession au pouvoir en 1998 et en a remporté quatorze lors de scrutins     salués par l’ensemble de la communauté internationale pour leur     transparence) en un régime portant gravement à la liberté d’expression.</p>
<p>En effet, la décision de la Conatel aurait été prise dans n’importe quel     pays du monde dans une situation similaire. Plusieurs radios ont     délibérément ignoré une citation de la Commission destinée à vérifier     l’état de la concession et à actualiser leur situation. Après enquête, la     Conatel a découvert de nombreuses irrégularités telles que l’existence de     concessionnaires décédés dont la concession était utilisée illégalement par     une tierce personne, le non-renouvellement des démarches administratives     obligatoires, ou tout simplement l’absence d’autorisation d’émettre. Or, la     loi vénézuélienne, similaire à celles du reste du monde, stipule que les     médias ne renouvelant pas leur concession dans le délai légal ou émettant     sans autorisation perdent leur fréquence, et celle-ci revient dans le     domaine public. Ainsi, trente-quatre stations qui émettaient de manière     illégale ont perdu leur concession<sup>3</sup>.</p>
<p>En réalité, la décision de la Conatel , loin de limiter la liberté d’expression,     a mis fin à une situation illégale et a ouvert une politique de     démocratisation du spectre radioélectrique vénézuélien afin de le mettre au     service de la collectivité. En effet, au Venezuela, 80% des radios et     télévisions appartiennent au domaine privé, alors que seules 9% d’entre     elles se trouvent dans le domaine public, le reste étant dévolu aux     secteurs associatif et communautaire. De plus, l’ensemble des médias privés     vénézuéliens se trouvent concentrés entre les mains de 32 familles<sup>4</sup>.</p>
<p>Ainsi, une mesure prise par la Conatel pour mettre fin à une situation     illégale a été complètement manipulée par RSF et les médias occidentaux..</p>
<p>RSF a pris fait et cause pour l’opposition vénézuélienne, responsable d’un     coup d’Etat contre Chávez en avril 2002, putsch immédiatement avalisée par     l’organisation parisienne. RSF défend particulièrement la chaîne putschiste     <em>Globovisión, </em>qu’elle considère comme le symbole de la liberté     d’expression au Venezuela<sup>5</sup>. Néanmoins, elle omet de signaler     qu’en plus de sa participation au putsch de 2002, <em>Globovisión</em> a     soutenu le sabotage pétrolier la même année, a lancé un appel aux     contribuables afin de ne pas s’acquitter de leurs impôts et a appelé à     l’insurrection et à l’assassinat du Président Chávez<sup>6</sup>.</p>
<p>Dernièrement, <em>Globovisión </em>a apporté son soutien à la junte     putschiste du Honduras qui a renversé le Président démocratiquement élu     José Manuel Zelaya, unanimement condamnée par la communauté internationale.     Le propriétaire de la chaîne Guillermo Zuloaga Núñez a ainsi reconnu le     gouvernement illégal de Micheletti tout en lançant un appel au coup     d’Etat : <em>« Le gouvernement auto-proclamé de Micheletti     respecte la Constitution et nous aimerions, nous aimerions vraiment qu’ici     au Venezuela on respecte la Constitution comme on est en train de la     respecter au Honduras</em><sup>7</sup><em> »</em>.</p>
<p>RSF ne défend pas la liberté d’expression au Venezuela. Elle préfère se     ranger aux côtés des ennemis de la démocratie.</p>
<p><span style="text-decoration:underline;">Notes</span></p>
<p><sup>1</sup> <em>Reporters sans frontières</em>,     « Trente-quatre médias audiovisuels sacrifiés par caprice     gouvernemental », 2 août 2009. <a href="http://www.rsf.org/Trente-quatre-medias-audiovisuels.html" target="_blank">http://www.rsf.org/Trente-quatre-medias-audiovisuels.html</a> (site consulté le 3 août 2009).</p>
<p><sup>2</sup><em> Agencia Bolivariana de Noticias</em>, « Productores independientes respaldan suspensión de emisoras radiales     ilegales », 4 août 2009.</p>
<p><sup>3</sup> Fabiola Sanchez, « Radios desafían a Chávez operando por     internet », <em>The Associated Press</em>, 3 août 2009.</p>
<p><sup>4</sup> Thierry Deronne, « Au Venezuela, la bataille populaire pour     démocratiser le ‘latifundio’ des ondes », 2 août 2009 ; <em>Agencia     Bolivariana de Noticias</em>, « Medida de Conatel no afectará libertad     de expresión e información en Venezuela », 4 août 2009.</p>
<p><sup>5</sup> <em>Reporters sans frontières</em>,     « Le gouvernement accélère sa croisade contre les médias privés en     voulant modifier les lois et les règles », 21 juillet 2009.</p>
<p><sup>6</sup> Salim Lamrani, « Reporters     sans frontières contre la démocratie vénézuélienne », <em>Voltaire</em>,     2 juillet 2009.</p>
<p><sup>7</sup> <em>Agencia     Bolivariana de Noticias</em>, « Goblovisión apoya marcha a favor de     gobierno golpista en Honduras », 22 juillet 2009.</p>
<p><strong>Salim     Lamrani est enseignant chargé de cours à l’Université Paris-Descartes et     l’Université Paris-Est Marne-la-Vallée et journaliste français, spécialiste     des relations entre Cuba et les Etats-Unis. Il a publié, entre autres, <em>Double     Morale. Cuba, l’Union européenne et les droits de l’homme</em> (Paris :     Editions Estrella, 2008). Son nouvel ouvrage s’intitule <em>Cuba. Ce que les     médias ne vous diront jamais </em>(Paris : Editions Estrella, 2009) et     comporte un prologue de Nelson Mandela. </strong></td>
</tr>
</tbody>
</table>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
</div>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Une page d'histoire avec Amilcar Cabral]]></title>
<link>http://quandlematerialismesenmele.wordpress.com/2009/08/12/une-page-dhistoire-avec-amilcar-cabral/</link>
<pubDate>Wed, 12 Aug 2009 19:44:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Jean-Sébastien Vézina-Girard</dc:creator>
<guid>http://quandlematerialismesenmele.wordpress.com/2009/08/12/une-page-dhistoire-avec-amilcar-cabral/</guid>
<description><![CDATA[Né en Guinée Bissau, devenu ingénieur agronome au Portugal, Amilcar Cabral fonda le PAIGC (Parti Afr]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img class="alignnone" title="Amilcar Cabral" src="http://www.phillwebb.net/Regions/Africa/Cabral/Cabral.jpg" alt="" width="252" height="310" /></p>
<p>Né en Guinée Bissau, devenu ingénieur agronome au Portugal, Amilcar Cabral fonda le PAIGC (Parti Africain pour l&#8217;Indépendance de la Guinée et du Cap Vert), le parti de libération de la Guinée, avant d&#8217;être assassiné en Guinée Conakry en 1973.</p>
<p>Amilcar Cabral est né le 12 septembre 1924 à Batafa, en Guinée Bissau, qui est alors une colonie portugaise. Il est le fils de Juvénal Cabral (originaire du Cap-Vert), enseignant dans une école élémentaire. Sa mère, Iva Pinhel Evora travaille comme couturière pour aider la famille. Bon élève, Cabral achève ses études secondaires en 1943, à Mindelon, sur l’île de San Vincente.</p>
<p>En 1945 il obtient une bourse et va poursuivre des études d’agronomie à Lisbonne, la capitale du Portugal où il restera jusqu’en 1952. D’une personnalité attrayante et ouverte, Cabral se fait facilement des amis et rencontre à Lisbonne un certain nombre de personnes qui joueront plus tard un grand rôle dans les luttes d’indépendance de l’Afrique australe et lusophone. Il s’agit notamment de Mario de Andrade, d’Agostinho Neto, de Viriato Da Cruz (qui deviendra le 1er secrétaire du MPLA), d’Eduardo Mondlane (fondateur du Frelimo), Marcelino Dos Santos, Vasco Cabral&#8230;etc</p>
<p>Cabral profite de ces années pour ouvrir ses horizons, lire et réfléchir sur la condition des africains. Cabral et ses amis sont aussi influencés par les idées &#8220;révolutionnaires&#8221; de part leurs lectures et leurs rencontres. En 1949, Cabral retourne au Cap Vert pour des travaux d’été, donne plusieurs conférences et commence à avoir pour leitmotiv de rendre les Cap-Verdiens conscients des problèmes auxquels leur société fait face. Il est pour lui essentiel que l’homme de la rue soit éduqué, bien informé. Une avant-garde intellectuelle doit se créer pour faire sortir de l&#8217;ignorance ceux des Cap Verdiens qui y sont. Mais les autorités coloniales portugaises lui interdisent vite de donner des conférences. De retour au Portugal, Cabral se met en relation avec d’autres étudiants issus des colonies portugaises, et entreprend une quête identitaire, la &#8220;réafricanisation des esprits&#8221;. Cette quête se matérialise par la création du &#8220;Centro de Estudos Africanos&#8221; (Centre des Etudes Africaines), un centre qui joue un rôle non négligeable dans la formation des futures organisations politiques des colonies portugaises.</p>
<p>En 1950, Cabral est diplômé d&#8217;agronomie et commence une période d&#8217;apprentissage au centre d’agronomie de Santarem. En 1952, il retourne en Guinée Bissau pour les services de l&#8217;agriculture et des forêts de Guinée portugaise. Le retour de Cabral en Guinée Bissau n’est pas du au hasard. Il a en effet eu la possibilité de travailler dans d&#8217;autres colonies portugaises et au Portugal. Mais il a une idée en tête : contribuer à l’amélioration des conditions de vie de son peuple, et mettre fin à la domination coloniale portugaise. Il dirige rapidement le centre agronomique de Bissau.</p>
<p>En 1953, Cabral entreprend le recensement agricole de la Guinée, un travail colossal grâce auquel il s’imprégne de la réalité profonde du pays, ce qui lui permettra aussi plus tard de mettre en place une stratégie de mobilisation adaptée à la vie en Guinée Bissau.</p>
<p>En 1955, le gouverneur lui demande de quitter la Guinée Bissau et d’aller travailler en Angola. Cabral en profite pour prendre contact avec les groupes et les formations qui formeront le futur MPLA (Mouvement pour la Libération de l’Angola). En 1956, il est de retour et effectue des travaux agronomiques considérables sur la culture de la canne à sucre et le coton. Le 19 septembre 1956 Cabral et cinq de ses compagnons parmi lesquels Luiz Cabral, son demi-frère (futur président de la république de Guine-Bissau), Aristide Perreira (futur président de la république du Cap-Vert), Abilio Duarte (futur ministre et président de l’Assemblée nationale du Cap-Vert) fondent le parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap Vert (PAIGC). La Guinée est alors régie par le code de l’Indigénat qui établit une discrimination raciale de fait. Le parti fondé par Cabral est une organisation clandestine qui ne va acquérir de statut légal que quatre ans plus tard lorsqu’une délégation du PAIGC à Conakry, dans la Guinée de Sékou Toure.</p>
<p>En novembre 1957 Cabral rencontre à Paris Viriato Da Cruz, Mario De Andrade, et Marcelino Dos Santos, pour faire le point sur l’évolution de la lutte dans les colonies portugaises. Puis Cabral organise clandestinement le PAIGC en Guinée. Le parti se concentre d’abord sur la population urbaine, qu’il considère à cette époque comme le moteur de la révolution, en créant des cellules clandestines et un mouvement syndical. Le 3 août 1959, le PAIGC connaît une défaite importante puisqu’une grève d’ouvriers est réprimée (une cinquantaine de victimes ) et une grosse partie de l’infrastructure du parti est démantelée. Cabral décide alors de réorganiser le PAIGC en mobilisant prioritairement les campagnes. C’est un grand changement dans l’orientation du parti qui provient de l’observation des réalités du terrain, de la prise en compté des revers subis et d’une meilleure connaissance du processus des luttes de libération.</p>
<p>En janvier 1960, Cabral assiste à la seconde conférence des peuples africains à Tunis, et se rend à Conakry en mai. Il se rend également à une conférence internationale à Londres en juin où il dénonce pour la première fois publiquement le colonialisme portugais (cette dénonciation sera publiée en Angleterre sous le titre de &#8220;Facts about portuguese colonies&#8221;, signée sous son pseudonyme, Abel Djassi). Il affirme cependant clairement, comme il le fera tout au long des années de bataille qu’il se bat contre le système colonial instauré par le Portugal, et non contre le peuple portugais. A la même époque, le FRELIMO (Front de Libération du Mozambique) est créé.</p>
<p>Au début des années 60, le PAIGC opère à partir de la république de Guinée Conakry. Il prépare les militants et les membres du parti à étendre son action en Guinée-Bissau afin de continuer à construire les cellules et l’infrastructure clandestines. Il cherche également à obtenir le soutien des pays voisins (Guinée Conakry, Sénégal). En 1962, il se rend à l’ONU à New-York afin de présenter un mémoire sur le colonialisme portugais en Guinée.</p>
<p>En 1963, la guérilla éclate avec une attaque du PAIGC dans le sud de la Guinée Bissau. Le PAIGC met en place un front nord en juillet, ce qui oblige les portugais à se battre sur deux fronts. Rapidement, le PAIGC contrôle le sud du pays. L’année suivante, Cabral préside un congrès du PAIGC en région libérée, puis en mai participe à un séminaire organisé par le centre Frantz Fanon de Milan où son analyse et ses interventions commencent à le faire connaître. En 1964-1965 le PAIGC met en place dans les régions libérées de nouvelles structures politico-administratives.</p>
<p>C’est en janvier 1966 que Cabral participe à la conférence tricontinentale de La Havane où est créée l&#8217;organisation de solidarité des peuples d&#8217;Asie, d&#8217;Afrique et d&#8217;Amérique Latine. Cette conférence marque l’accession de Cabral comme dirigeant révolutionnaire majeur en Afrique et grande figure de la révolution dans les pays du tiers monde. Son intervention analyse la naissance, les objectifs et le développement des luttes de libération dans le tiers-monde . Il analyse également le rôle ambivalent joué par la bourgeoisie, qui est à la fois &#8220;agent du colonialisme et agent de la révolution&#8221;. Pour Cabral, cette petite bourgeoisie &#8220;doit être capable de se suicider  comme classe pour renaître comme travailleurs révolutionnaires, entièrement identifiée aux aspirations les plus profondes du peuple auquel elle appartient.&#8221;</p>
<p>En 1968, le PAIGC contrôle les deux tiers de la Guinée-Bissau, a renforcé son infrastructure politique et administrative (création de &#8220;magasins du peuple&#8221; pour fournir les populations libérées en produits de première nécessité), ainsi que de brigades mobiles chargées d’encadrer la population. Le PAIGC met en place dans certaines régions les bases d’une structure étatique (création d’écoles, amélioration de postes sanitaires, amélioration de la condition féminine…). Cabral élabore déjà le processus qui quatre ans plus tard amènera la Guinée Bissau à proclamer unilatéralement son indépendance.</p>
<p>A partir de 1969 Cabral mène une intense activité diplomatique : en janvier il se rend au Soudan où se tient une conférence de solidarité avec les peuples des colonies portugaises. En avril, il est devant la commission des Droits de l’homme de l’ONU où il dénonce une fois de plus le colonialisme portugais. Il est de retour sur le terrain à Conakry en novembre où il dirige un séminaire de formation des cadres du PAIGC. Il traite notamment des problèmes de l’héritage magico-religieux des sociétés africaines, du poids des croyances du passé et de l’emprise des mentalités traditionnelle, notamment sous l’angle de la magie.</p>
<p>Les portugais devant l’ampleur de l’avancée militaire et de l’activité diplomatique de Cabral ont entrepris de réagir en déployant de gros moyens militaires, en africanisant la guerre par incorporation massive d’africains dans les troupes portugaises, en accordant des promotions aux élites traditionnelles qui collaborent avec eux. Les portugais entreprennent également d’améliorer les conditions sociales des habitants de Guinée Bissau afin que ceux-ci leur soient plus favorables (distribution de riz à rendement élevé, mise en valeur des terres, construction d’écoles et de postes sanitaires…).</p>
<p>Le PAIGC réussit malgré tout à conserver ses positions et Cabral est toujours sur le front international pour faire connaître son combat. En février 1970, il séjourne à l’université de Syracuse à l’occasion d’une réunion en la mémoire d’Eduardo Mondlane, dirigeant du Frelimo, assassiné un an auparavant. Cabral prononce un discours sur la lutte de libération en tant que fait et facteur de culture. Puis se rend au siège des Nations-Unies à Washington, puis devant la commission des affaires étrangères du congrès américain.</p>
<p>En avril, il se rend à Moscou à l’occasion de la commémoration du centième anniversaire de la naissance de Lénine. En juin, il est à Rome où il participe à la « conférence de solidarité avec les peuples des colonies portugaises. » A la fin de la conférence, Cabral, Marcelinho Dos Santos et Agostinho Neto sont reçus par le Pape Paul VI. Le 22 novembre, le gouvernement de Guinée Bissau lance un commando pour capturer ou assassiner les leaders du PAIGC, mais celui-ci échoue. En avril 1971, Cabral est à Stockholm, en juin à Addis-Abeba à l’occasion à l’occasion de la conférence des chefs d’Etat et des gouvernements africains. En août, il se rend à Dublin, à Helsinki (où il est reçu par le président de la république finlandaise), à Londres où il est reçu par le secrétaire général du parti travailliste. Il donne une conférence de presse à la chambre des communes.</p>
<p>En février 1972 il prend la parole lors de la 163ème session du conseil de sécurité de l’ONU, et invite les Nations-Unies à envoyer une mission d’observation dans les territoires libérés. L’activité diplomatique extrêmement importante de Cabral vise à faire proclamer l’indépendance dans les territoires passés sous contrôle du PAIGC. Misant sur la renommée internationale acquise par la lutte du PAIGC grâce à ses efforts sur la scène internationale, Cabral veut passer au stade de l’indépendance effective, et déclencher ainsi la chute finale du colonialisme portugais.</p>
<p>Une mission des Nations-unies se rend effectivement sur le terrain dans les régions libérées du sud de la Guinée du 2 au 8 avril 1972. Et son rapport amène les Nations unies à considérer le PAIGC « comme véritable et légitime représentant des peuples de la Guinée et du Cap-Vert ». Un peu plus tard, l’assemblée générale de l ‘ONU demandait aux Etats, gouvernements, organisations nationales et internationales de renforcer leur aide au PAIGC et de traiter exclusivement avec lui des problèmes concernant la Guinée-bissau et le Cap-Vert. La stratégie menée par Cabral et ses alliés portait donc ses fruits.</p>
<p>Par la suite le conseil de sécurité de l’ONU adoptait à l’unanimité une résolution condamnant le colonialisme portugais en demandant que cessent les guerres coloniales et que les troupes d’occupation soient retirées et des négociations ouvertes. Fin août 1971, le conseil supérieur de la lutte (l’organe dirigeant du PAIGC) décide de préparer les conditions pour une élection au cours de l’année 1972, afin de constituer la première assemblée populaire de Guinée-bissau. Quelques mois plus tard, les représentants de l’assemblée nationale populaire sont élus (273 conseillers régionaux et 120 membres de l’assemblée nationale populaire). Un mois plus tôt, une délégation du PAIGC, menée par Cabral s’était rendue en Asie (Japon,Chine et Corée du Nord), puis en octobre Cabral avait pris la parole devant la quatrième commission de l’assemblée générale de l’ONU.</p>
<p>Le 20 janvier 1973, à quelques mois de la proclamation de l’indépendance, un coup de tonnerre survient : Amilcar Cabral est assassiné à Conakry ! Les assassins sont des membres de son parti, le PAIGC, originaires de Guinée qui auraient commis le meurtre, espérant que les portugais leur donneraient l&#8217;indépendance à la condition que les cap-verdiens soient écartés de la direction du PAIGC. De plus, certains s’interrogent sur la complicité dont les assassins de Cabral auraient bénéficié jusqu’au plus haut niveau de l’Etat guinéen (Sékou Touré ?).</p>
<p>Toujours est-il que le 24 septembre l’assemblée populaire proclame l’indépendance, promulgue la Constitution et crée les organismes exécutifs correspondants. Malgré la disparition de son charismatique leader, le PAIGC a su conserver son unité et réaliser l’objectif pour lequel il a été créé. Le 10 septembre, le Portugal reconnaît l’indépendance de la Guinée ainsi que celle du Cap-Vert. Amilcar Cabral n’a donc pas eu le temps de voir l’aboutissement du combat pour lequel il a lutté pendant plus de 20 ans.</p>
<p>Mais par son action, il entre dans l’histoire par la grande porte, comme un digne fils de l’Afrique et un de ses plus grands révolutionnaires. Tour à tour théoricien, praticien, homme de terrain, diplomate et homme d’action, Cabral se singularise par une connaissance poussée de la culture et des réalités africaines, ce qui lui permet de mettre son action révolutionnaire en adéquation avec les aspirations réelles des populations. Les propos de Cabral sur l’ambivalence de la bourgeoisie permettent de comprendre que Cabral n’avait pas, une fois l’indépendance conquise, l’intention de laisser s’installer une bourgeoisie locale privilégiée et corrompue qui se substituerait à la bourgeoisie coloniale, sans aucun soucis des aspirations et des intérêts de la masse démunie. Cabral voulait d’abord satisfaire les besoins élémentaires de son peuple en produits agricoles et de première nécessité, en écoles, en soins de santé. Mais comme souvent dans l’histoire de l’Afrique récente, les colonialistes et ses agents ne lui en auront pas laissé le temps&#8230;</p>
<p>source ; http://www.bonaberi.com/article.php?aid=2046</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[M.BEER SOUTIENT LE COLLECTIF PONCTUEL DANS SES ACTIONS !!!]]></title>
<link>http://amaracamarada.wordpress.com/2009/07/30/m-beer-soutient-le-collectif-ponctuel-dans-ses-actions/</link>
<pubDate>Thu, 30 Jul 2009 12:41:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>M.U.R - MOUVEMENT ULTRA REVOLUTIONNAIRE GENEVE</dc:creator>
<guid>http://amaracamarada.wordpress.com/2009/07/30/m-beer-soutient-le-collectif-ponctuel-dans-ses-actions/</guid>
<description><![CDATA[  Chers lecteurs, Nous sommes les fondateurs du &#8220;Collectif Ponctuel&#8221;, nous avons reçu un]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img class="alignnone size-medium wp-image-6" title="AFFICHE COLLECTIF PONCTUEL FLYERS OFFICIEL" src="http://amaracamarada.wordpress.com/files/2009/07/affiche-collectif-ponctuel-flyers-officiel1.gif?w=212" alt="AFFICHE COLLECTIF PONCTUEL FLYERS OFFICIEL" width="212" height="300" /></p>
<p> </p>
<p>Chers lecteurs,</p>
<p>Nous sommes les fondateurs du &#8220;Collectif Ponctuel&#8221;, nous avons reçu un courrier de M. CHARLES  BEER, Conseiller d&#8217;Etat Genevois en charge de l&#8217;Instruction Publique .</p>
<p>Vous trouverez  la lettre que nous avons reçu en date du 21 Juillet 2009 sur ce lien:</p>
<p><a href="http://www.wat.tv/photo/collectif-ponctuel-lettre-beer-1okg0_1okg3_.html">http://www.wat.tv/photo/collectif-ponctuel-lettre-beer-1okg0_1okg3_.html</a></p>
<p>Dans ce courrier, M CHARLES  BEER  nous signifie son soutien dans nos actions, dont celle que nous entreprenons pour faire reconnaitre &#8220;le Graff &#8221; comme Art Contemporain, méritant sa place &#8220;au panthéon&#8221; des oeuvres modernes..</p>
<p>Nous avions dans un premier temps  proposer au Service de l&#8217;Instruction Publique Cantonale, ainsi qu&#8217;au Fond Cantonal d&#8217;Art Contemporain (Dpt de la Culture)  de leur faire don d&#8217;une fresque sur drap réalisée par un graffeur  genevois nommé &#8220;Joule&#8221;, dans le but de l&#8217;afficher dans une école ou les étudiants pourrait profité de cette oeuvre. Le Service Cantonal de la Culture ayant refusé d&#8217;intégrer le Graff dans le Fond d&#8217;art contemporain Cantonal ; M. CHARLES BEER, le Magistrat en Charge du Dip, s&#8217;est positionné ainsi :</p>
<p>Au regard du mépris affiché par les divers intervenants du Dpt de la Culture (notemment Mme Comé) vis à vis de la Culture Graff, entrainant un boycott systématique orchestré par les pseudo-élites qui tiennent la Culture à Genève ;  Il est vraiment navrant que dans notre république, il n&#8217;est pas possible, à l&#8217;image des autres nations, d&#8217;opérer un virage à 180° pour qu&#8217; enfin le Graffiti soit reconnu en qualité d&#8217;Art Contemporain.</p>
<p> Le copinage et l&#8217;esprit conservateur  qui contrôlent toute notre République empêchent toute progression sociale, culturelle, politique et démocratique en générale&#8230; L&#8217;Establishment genevois est clairement réfractaire lorsqu&#8217;il s&#8217;agit de reconnaitre un talent dans notre jeunesse&#8230;Seuls les enfants &#8220;bien-nés&#8221;, ont droit à tous les égards impliquant des lignes budgétaires bien fournies&#8230;</p>
<p>la paix sociale est loin d&#8217;être acquise, et l&#8217;augmentation des tags et graffs &#8220;vandales&#8221;  le prouvent  ;  lorsque l&#8217;on tente d&#8217;étouffer une expression culturelle, elle revient sous une forme beaucoup plus radicale, empruntant des chemins détournés&#8230;</p>
<p>Le Service Cantonal de la Culture ne pouvant reçevoir de don sous cette forme(??!!) ;  M Beer, nous propose d&#8217;offrir directement cette fresque à l&#8217;un des nombreux établissements scolaires genevois qui promotionnent et mettent en avant les artistes locaux, auteurs de nombreuses créations- graff.(ex: Ecole Hugo de Senger)</p>
<p>M. CHARLES BEER nous rappel que c&#8217;est dans la Proximité que cette action de reconnaissance du Graffiti en tant qu&#8217;art contemporain,  prendra tout son sens&#8230;au contacte directe de la population, qui elle seule décide et juge, se dont elle a besoin en terme  d&#8217;expression culturelle.</p>
<p>Nous tenons à remercier M.CHARLES BEER,  pour son soutien et pour ses conseils avisés qui nous sont utiles. Nous le rémercions également pour son engagement personnel auprès de la Jeunesse et des artistes genevois.</p>
<p>Nous allons prendre contact avec divers établissements scolaires genevois,  pour leurs soumettre notre démarche et vous tiendrons au fait de la tournure des événements.</p>
<p>Pour tous nos nouveaux lecteurs, vous pouvez retrouvez nos archives en cliquant sur le lien suivant: <a href="http://alerte.blog.tdg.ch">http://alerte.blog.tdg.ch</a></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Le Conservatoire de la Tomate: Pascal Poot]]></title>
<link>http://lecolporteur.wordpress.com/2009/07/25/le-conservatoire-de-la-tomate-pascal-poot/</link>
<pubDate>Sat, 25 Jul 2009 12:26:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le colporteur</dc:creator>
<guid>http://lecolporteur.wordpress.com/2009/07/25/le-conservatoire-de-la-tomate-pascal-poot/</guid>
<description><![CDATA[quand je serai grand, je veux faire ça!!! franchement, j&#8217;y pense&#8230; regardez et écoutez: c]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>quand je serai grand, je veux faire ça!!!</p>
<p>franchement, j&#8217;y pense&#8230;</p>
<p><object width="425" height="254"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/x8pwt4"></param><param name="allowfullscreen" value="true"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x8pwt4" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="334" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>regardez et écoutez: c&#8217;est REVOLUTIONNAIRE!!!</p>
<p>nous sommes trop loin de la vérité des choses.</p>
<p>bien @ vous,</p>
<p>nicogé, jardinier libertaire et pacifiste</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[La guerre des melons [3] : choc des civilisations]]></title>
<link>http://blaaah.wordpress.com/2009/06/19/la-guerre-des-melons-3-choc-des-civilisations/</link>
<pubDate>Fri, 19 Jun 2009 22:35:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>rastanarko</dc:creator>
<guid>http://blaaah.wordpress.com/2009/06/19/la-guerre-des-melons-3-choc-des-civilisations/</guid>
<description><![CDATA[- et la révolution ? - soyons réaliste - mais parler de révolution aujourd&#8217;hui c&#8217;est êtr]]></description>
<content:encoded><![CDATA[- et la révolution ? - soyons réaliste - mais parler de révolution aujourd&#8217;hui c&#8217;est êtr]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[In Between and Outside, Difference and Dialectics]]></title>
<link>http://massthink.wordpress.com/2009/05/24/in-between-and-outside-difference-and-dialectics/</link>
<pubDate>Sun, 24 May 2009 15:02:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Ryan/Aless</dc:creator>
<guid>http://massthink.wordpress.com/2009/05/24/in-between-and-outside-difference-and-dialectics/</guid>
<description><![CDATA[[Some of the PhD programs I applied to wanted to know more about my person and how it has shaped the]]></description>
<content:encoded><![CDATA[[Some of the PhD programs I applied to wanted to know more about my person and how it has shaped the]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Studying the Cultural Libidinal-Political Economy]]></title>
<link>http://massthink.wordpress.com/2009/05/23/studying-the-cultural-libidinal-political-economy/</link>
<pubDate>Sat, 23 May 2009 20:42:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Ryan/Aless</dc:creator>
<guid>http://massthink.wordpress.com/2009/05/23/studying-the-cultural-libidinal-political-economy/</guid>
<description><![CDATA[[A revised version of the “purpose of study” I sent out when applying for the PhD, written with the ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[[A revised version of the “purpose of study” I sent out when applying for the PhD, written with the ]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Le cocktail à la portée de tous : les Funkins Cocktail Mixer]]></title>
<link>http://recettescocktails.wordpress.com/2009/05/23/le-cocktail-a-la-portee-de-tous-les-funkins-cocktail-mixer/</link>
<pubDate>Sat, 23 May 2009 10:49:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>gillesthouy</dc:creator>
<guid>http://recettescocktails.wordpress.com/2009/05/23/le-cocktail-a-la-portee-de-tous-les-funkins-cocktail-mixer/</guid>
<description><![CDATA[Aujourd’hui, nous allons nous intéresser à un nouveau produit qui va peut être révolutionner la prép]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p style="padding-left:30px;text-align:left;">Aujourd’hui, nous allons nous intéresser à un nouveau produit qui va peut être révolutionner la préparation de cocktails que ce soit chez soi ou dans les bars.</p>
<p style="text-align:center;"><img class="size-full wp-image-453 aligncenter" title="funkin-mojito" src="http://recettescocktails.wordpress.com/files/2009/05/funkin-mojito.jpg" alt="funkin-mojito" width="370" height="405" /></p>
<p style="padding-left:30px;">Qu’est- ce que les Funkins Cocktail Mixer ?</p>
<p>Ce sont des préparations composées d’ingrédients 100% naturel, au goût exceptionnel et qui permettent de réaliser en moins de 10 secondes les cocktails classiques les plus populaires : Mojito, Cosmopolitan, Mojito framboises, Pina Colada, Appletini.</p>
<p style="padding-left:30px;">Quels avantages ?</p>
<p>Pas besoin de s’y connaître en matière de cocktail ! Que nenni ! Chacun peut réaliser des cocktails savoureux en 10 secondes et régaler ses amis en deux temps trois mouvements.</p>
<p>Un mode d’emploi très simple, jugez par vous-même : versez un sachet de Funkin dans un verre rempli de glace, ajouter 2 à 4 cl d’alcool (rhum, vodka ou tequila). Remuez, le cocktail est prêt en moins de 10 secondes !</p>
<p style="padding-left:30px;">Alors, êtes-vous prêt à vous laisser tenter par ce nouveau produit ? Va-t-on voir  les Funlin Cocktails Mixer envahir les bars ? Affaire à suivre…</p>
<p style="padding-left:30px;">
<p>Pour plus d&#8217;informations, voir ce site :<a href="http://www.huitieme-monde.com/detail-act.php?artid=33&#38;PSRC=/"> huitieme-monde</a></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Claude Bourgignon: un type génial]]></title>
<link>http://lecolporteur.wordpress.com/2009/05/04/claude-bourgignon-un-type-genial/</link>
<pubDate>Mon, 04 May 2009 16:53:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le colporteur</dc:creator>
<guid>http://lecolporteur.wordpress.com/2009/05/04/claude-bourgignon-un-type-genial/</guid>
<description><![CDATA[voici la preuve. incroyable! voilà un propos vraiment révolutionnaire! vive la permaculture, non aux]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>voici la preuve.</p>
<p>incroyable!</p>
<p><object width="425" height="254"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/x1ds9p"></param><param name="allowfullscreen" value="true"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x1ds9p" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="334" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>voilà un propos vraiment révolutionnaire!</p>
<p>vive la permaculture, non aux terres nues!</p>
<p>&#8220;les gens qui ont 80% n&#8217;ont pas connu pas connu l&#8217;agriculture chimique avant l&#8217;âge de 50 ans!!!&#8221;.</p>
<p>bien à vous,</p>
<p>nicogé, jardinier bio, libertaire et pacifiste</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Hommage à Damián García]]></title>
<link>http://futurrouge.wordpress.com/2009/04/24/hommage-a-damian-garcia/</link>
<pubDate>Fri, 24 Apr 2009 19:16:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Futur Rouge</dc:creator>
<guid>http://futurrouge.wordpress.com/2009/04/24/hommage-a-damian-garcia/</guid>
<description><![CDATA[(Le Camarade Damián García, a été assassiné par des agents de police à Los Angeles le 22 avril 1980.]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><h4 style="text-align:justify;"><span style="color:#808080;"><span style="font-size:12pt;font-family:Arial;"><br />
(Le Camarade Damián García, a été assassiné par des agents de police à Los Angeles le 22 avril 1980.)</p>
<p>Damián García, l&#8217;un des premiers révolutionnaire maoïste et membre du Revolutionary Communist Party (RCP), a été assassiné à Los Angeles le 22 avril 1980.<br />
</p>
<p>Avec beaucoup d&#8217;audace, Damián avec Hayden Fisher a escaladé Alamo, à San Antonio, Texas, le 20 Mars 1980. Il a soulevé le drapeau rouge de la révolution sur ce symbole haï de la domination américaine sur le Mexique. Cette action a été entendue dans le monde, et fait vibrer les cœurs de tous ceux qui souffrent de l&#8217;empire.<br />
</p>
<p>Il a aussi attiré l&#8217;attention de ceux qui tuent et espionnent pour les oppresseurs. Un mois après l&#8217;action Alamo, Damián a été poignardé à mort en organisant le programme de LA&#8217;s Pico Garden pour les actions révolutionnaires du 1er Mai.Depuis lors, les preuves ont révélé qu&#8217;au moins un agent de police était présent sur la scène quand Damián a été assassiné. Le tueur aurait dit, quand il l&#8217;a frappé, &#8220;Vous détestez le gouvernement, je suis le gouvernement. Votre drapeau est rouge, le mien est rouge-blanc et bleu. &#8220;<br />
</p>
<p>Dans la vie, Damián a pris sa place au front – aidant les forces communistes à s’organiser et allant parmi les travailleurs établir leur mouvement révolutionnaire..<br />
</p>
<p>Maintenant, dans la mort, il prend place une place d&#8217;honneur parmi les nombreux révolutionnaires et les résistants qui ont sacrifié leur vie ici, dans le ventre de la bête &#8211; aux côtés de John Brown, Nat Turner, Sitting Bull, Joe Hill, Sacco and Vanzetti, Lil Bobby Hutton, Bunch Carter, John Huggins, Fred Hampton, the Greensboro 5, Julius and Ethel Rosenberg, George Jackson, Malcolm X et bien d’autres encore.<br />
</p>
<p>La perte de ce combattant et ami, est toujours profondément ressentie par les révolutionnaires communistes. Chaque année, quand le 1er Mai approche, nous nous souvenons de Damián de son militantisme et de son grand amour du peuple. Nous prenons acte de la gravité de notre lutte et de la cruauté de nos ennemis. Il est un exemple pour nous tous. Et il ne sera jamais oublié.<br />
</p>
<p>Mao Zedong a dit:<br />
</p>
<p>&#8220;Tout le monde doit mourir, mais toutes les morts n’ont pas la même signification &#8230;. Mourir pour les intérêts du peuple a plus de poids que le mont Taichan, mais se dépenser au service des fascistes et mourir pour les exploiteurs et les oppresseurs a moins de poids qu&#8217;une plume.» &#8220;.<br />
</p>
<p>Damián García está presente! </span></span></h4>
<p><a href="http://futurrouge.wordpress.com/files/2009/04/damien.jpg"><img src="http://futurrouge.wordpress.com/files/2009/04/damien.jpg" alt="damien" title="damien" width="300" height="377" class="aligncenter size-full wp-image-10699" /></a></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Spontaneous Generation and Capitalist Capture]]></title>
<link>http://massthink.wordpress.com/2009/04/16/spontaneous-generation-and-capitalist-capture/</link>
<pubDate>Thu, 16 Apr 2009 22:25:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Ryan/Aless</dc:creator>
<guid>http://massthink.wordpress.com/2009/04/16/spontaneous-generation-and-capitalist-capture/</guid>
<description><![CDATA[I recently finished and defended my thesis for my MA in Philosophy. I wrote about surplus value in e]]></description>
<content:encoded><![CDATA[I recently finished and defended my thesis for my MA in Philosophy. I wrote about surplus value in e]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Si Jésus était vivant aujourd'hui...]]></title>
<link>http://satellitevoyageur.wordpress.com/2009/04/10/si-jesus-etait-vivant-aujourdhui/</link>
<pubDate>Fri, 10 Apr 2009 17:55:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Satellite Voyageur</dc:creator>
<guid>http://satellitevoyageur.wordpress.com/2009/04/10/si-jesus-etait-vivant-aujourdhui/</guid>
<description><![CDATA[Animation de Patrick Boivin Nous sommes Vendredi Saint. Forcément, il est de bon goût de parler de J]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/lh0ZB9OD_fg&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' /><param name='allowfullscreen' value='true' /><param name='wmode' value='transparent' /><embed src='http://www.youtube.com/v/lh0ZB9OD_fg&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' type='application/x-shockwave-flash' allowfullscreen='true' width='425' height='350' wmode='transparent'></embed></object></span></p>
<p><em>Animation de Patrick Boivin</em></p>
<p>Nous sommes Vendredi Saint. Forcément, il est de bon goût de parler de Jésus&#8230; ou est-ce le cas ?</p>
<p>Je m&#8217;étais toujours promis de faire ce billet éventuellement sur le blogue. J&#8217;aurai réussi à le faire avant l&#8217;anniversaire de celui-ci qui viendra mercredi prochain. C&#8217;est un billet un peu naïf/provocateur/pas fait pour les cathos extrémistes.</p>
<p>Je l&#8217;ai déjà dit, une bonne partie de mon enfance a été dans la religion catholique. Non pas que j&#8217;allais à la messe tous les dimanches, mais il y a eu une époque (<em>de 11 à 12 ans environ</em>) où je l&#8217;avoue, j&#8217;y allais fréquemment. J&#8217;ai fait tous mes sacrements et comment faire autrement venant d&#8217;une famille de croyants. À l&#8217;époque, j&#8217;étais carrément inconscient des inégalités, des injustices, du double discours &#8220;légèrement&#8221; hypocrite de la &#8220;plus belle religion du monde&#8221;. Il y a quelque chose que j&#8217;aimais dans la religion: l&#8217;idée de respect des autres, de partage, d&#8217;amour entre les hommes. Je me rappelle &#8211; oh la honte ! &#8211; à notre bibliothèque municipale, il y avait des BDs sur la vie de Jésus. Je les avais dévoré. Pourquoi ? Parce que Jésus me faisait le même effet que certains ressentent face à un gars comme Che Guevara, par exemple. Jésus était un révolutionnaire de l&#8217;époque: il était le seul féministe de son époque (<em>il n&#8217;avait aucun problème à se tenir avec des femmes et des enfants</em>), le seul qui osait voir les exclus,  le seul qui faisait chier les hommes de loi et de la religion&#8230;</p>
<p>Alors, en grandissant, je me suis rendu compte que la représentation de Jésus sur Terre (qui est censée être l&#8217;Église) a complètement occulté cette aspect révolutionnaire de leur prophète&#8230; Ce qui m&#8217;a profondément dégoûté et pour de bon. Ce que je veux dire, c&#8217;est que si Jésus était vivant de nos jours, il capoterait (<em>sic !</em>) de voir ce que l&#8217;Église est. Je suis certain qu&#8217;il serait le premier à inviter tous les catholiques à s&#8217;apostasier. Il serait horrifié de voir à quel point on a détourné son message au nom de la &#8220;loi divine&#8221;, celle que LUI-MÊME combattait parce qu&#8217;elle plaçait l&#8217;homme dans un état de frustration, de soumission.</p>
<p>Il serait dépité par la place des femmes dans l&#8217;Église, des rejets systématiques que cette religion a fait EN SON NOM. Le Jésus dont j&#8217;ai lu le message dans les %*%# d&#8217;évangiles n&#8217;approuverait pas les actions de mongols qui se promènent avec des pancartes &#8220;God hate fags&#8221; aux États-Unis, il maudirait les Américains pour avoir osé mettre le nom de Dieu sur leur argent, il pèterait une coche de voir comment on le cite à toutes les sauces (<em>surtout à la sauce d&#8217;intolérance</em>), il serait scandalisé de voir un pasteur dire (<em>comme certains l&#8217;ont fait</em>) que les attentats du 11 septembre 2001 ont été causés par des féministes, je pense qu&#8217;il se permettrait une gifle à Benoît XVI sur les propos par rapport au condom&#8230;</p>
<p>Je veux dire que lorsque Jésus a dit à Simon-Pierre : &#8220;Pierre, tu es pierre et c&#8217;est sur cette pierre que tu bâtiras mon Église&#8221;, je ne crois pas qu&#8217;il avait en tête ceci: &#8220;Hé, Pierre ! J&#8217;aimerais ça que tu bâtisses une organisation où, premièrement, vous allez vous entretuer pour savoir si je suis divin ou non, deuxièmement, vous allez bâtir une super grosse hiérarchie pour développer des luttes de pouvoir comme les organisations politiques et troisièmement, vous allez cracher sur le monde en oubliant carrément tout ce que j&#8217;ai dit dans les dix dernières années.&#8221; C&#8217;est malheureusement ce qui est arrivé. Je ne sais pas si c&#8217;est le fait d&#8217;avoir été torturé par les Romains qui les ont rendus aussi acerbes et méfiants, mais ils n&#8217;en aura pas fallu plus pour qu&#8217;ils développent une structure hiérarchique si étouffante avec un code de loi si pénible qu&#8217;elle aura eu droit à quelques scissions.</p>
<p>C&#8217;est bizarre. À chaque fois que l&#8217;Église sort dans les médias, ça fout le bordel total. Et pourtant, dans des entrevues, les ecclésiastiques sont toujours là à répéter que l&#8217;Église offre un message d&#8217;amour et de tolérance. Je suis en train de me demander si ce n&#8217;est pas leur moyen de calmer une tempête médiatique. La petite couverture d&#8217;amour pour cacher la montagne d&#8217;intolérance. J&#8217;ai déjà lu d&#8217;un chrétien &#8211; à propos des dernières tempêtes qu&#8217;a subies l&#8217;Église cette année &#8211; que la religion catholique était une religion sur le pardon et qu&#8217;il fallait faire preuve du même pardon face aux hommes d&#8217;Église. Ce n&#8217;est pas faux sauf que pour avoir droit à un véritable pardon, il faut que la personne ou l&#8217;entité regrette. C&#8217;est du moins ce qu&#8217;on m&#8217;a appris. Or, ce n&#8217;est JAMAIS le cas de l&#8217;Église. Alors, pardonner quelqu&#8217;un qui n&#8217;admet pas ses fautes, ça ne marche pas.</p>
<p>Et puis, j&#8217;en reviens à Jésus un peu. On dit que la religion catholique est une religion de pardon. Je comprends: elle est tellement castratrice et culpabilisante ! Or, encore une fois, était-ce vraiment le message de Jésus ? Je me répète mais dans la version de la Bible que j&#8217;ai lu, il me semble que justement c&#8217;était les pharisiens qui culpabilisaient et Jésus qui disait qu&#8217;il fallait arrêter ça ce cycle de culpabilisation. Mais forcément, ça ne fait pas une très bonne religion, des gens qui se sentent heureux et libres dans leur spiritualité&#8230;</p>
<p>Je sais, le billet est naïf. Après tout, on ne sait rien de Jésus. Certains doutent même de son existence historique. Cependant, il me semble qu&#8217;on ne peut pas être contre les valeurs d&#8217;acceptation, de respect, d&#8217;amour, de partage, de générosité et d&#8217;entraide. Ce sont les valeurs que le Jésus mythologique a laissées. Il est juste terriblement dommage que ces valeurs aient été carrément mis aux oubliettes par l&#8217;Église&#8230;</p>
<p>Alors, c&#8217;est Pâques: faites-vous un cadeau, faites votre apostasie ! <img src='http://s.wordpress.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' />  (<em>Je blague, mais c&#8217;est vrai que ça pourrait être un super slogan ça.</em> <img src='http://s.wordpress.com/wp-includes/images/smilies/icon_razz.gif' alt=':P' class='wp-smiley' />  )</p>
<p><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/Nxfc-pLUvQE&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' /><param name='allowfullscreen' value='true' /><param name='wmode' value='transparent' /><embed src='http://www.youtube.com/v/Nxfc-pLUvQE&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' type='application/x-shockwave-flash' allowfullscreen='true' width='425' height='350' wmode='transparent'></embed></object></span></p>
<p>Sur cette extraordinaire bande-annonce d&#8217;un road-movie mettant en vedette Jésus et le Führer revenus à la vie, je vous souhaite de Joyeuses Pâques ! <img src='http://s.wordpress.com/wp-includes/images/smilies/icon_biggrin.gif' alt=':D' class='wp-smiley' /> </p>
</div>]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[[Repères] L’anarchie et l’église]]></title>
<link>http://anarchieevangelique.wordpress.com/2009/03/04/reperes-l%e2%80%99anarchie-et-l%e2%80%99eglise/</link>
<pubDate>Wed, 04 Mar 2009 08:37:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Laurent l&#39;un</dc:creator>
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<description><![CDATA[   Élisée Reclus* &#8220;L’Anarchie et l’Église&#8220;     &#8221; Le ferme propos que voulons réali]]></description>
<content:encoded><![CDATA[   Élisée Reclus* &#8220;L’Anarchie et l’Église&#8220;     &#8221; Le ferme propos que voulons réali]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[Marx's Method: Narrative]]></title>
<link>http://massthink.wordpress.com/2009/02/20/marxs-method-narrative/</link>
<pubDate>Sat, 21 Feb 2009 05:33:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Ryan/Aless</dc:creator>
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<description><![CDATA[After Marx has laid out the model spatially, he repeats the gesture, as if to say, “Again, again, ag]]></description>
<content:encoded><![CDATA[After Marx has laid out the model spatially, he repeats the gesture, as if to say, “Again, again, ag]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[Faire Germer une idée]]></title>
<link>http://entreprendreeninde.wordpress.com/2009/02/17/faire-germer-une-idee/</link>
<pubDate>Tue, 17 Feb 2009 04:34:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>entreprendreeninde</dc:creator>
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<description><![CDATA[Depuis que je me suis lance dans la merveilleuse aventure de l’entreprenariat j’ai un immense problè]]></description>
<content:encoded><![CDATA[Depuis que je me suis lance dans la merveilleuse aventure de l’entreprenariat j’ai un immense problè]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[Marx’s Method: Schematic]]></title>
<link>http://massthink.wordpress.com/2009/02/14/marxs-method-schematic/</link>
<pubDate>Sun, 15 Feb 2009 02:47:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Ryan/Aless</dc:creator>
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<description><![CDATA[Karl Marx (with Friedrich Engels) lays out his method of revolutionary critique in The German Ideolo]]></description>
<content:encoded><![CDATA[Karl Marx (with Friedrich Engels) lays out his method of revolutionary critique in The German Ideolo]]></content:encoded>
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