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	<title>robert-marchenoir &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
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	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "robert-marchenoir"</description>
	<pubDate>Sat, 02 Jan 2010 09:13:57 +0000</pubDate>

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<title><![CDATA[Une mystérieuse maladie d'époque]]></title>
<link>http://alombredesguichets.wordpress.com/2008/06/09/une-mysterieuse-maladie-depoque/</link>
<pubDate>Mon, 09 Jun 2008 23:02:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>karlguilbeau</dc:creator>
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<description><![CDATA[Un extrait de Robert Musil, L’homme sans qualités, éd.du Seuil, p.75 Ulrich se souvint alors de la p]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">Un extrait de</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-size:12pt;font-family:&#34;" lang="FR">Robert Musil,<em> L’homme sans qualités</em>, éd.du Seuil, p.75</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span lang="FR">Ulrich se souvint alors de la photographie d’une célèbre championne de tennis qu’il avait vu dans un magazine quelques jours auparavant ; elle se tenait sur la pointe du pied, une jambe découverte jusqu’au dessus de la jarretière, lançant l’autre dans la direction de sa tête, tandis qu’elle brandissait<span> </span>sa raquette le plus haut possible pour attraper une balle ; tout cela avec la mine d’une gouvernante anglaise. Dans le même numéro se trouvait la photographie d’une nageuse se faisant masser après la compétition ; auprès d’elle, l’une à ses pieds, l’autre à son chevet, se tenaient deux dames d’aspect sévère, en costume de ville ; la nageuse était couchée sur le dos, toute nue, un genou relevé dans une pose abandonnée, le masseur avait les mains posées dessus, il portait une blouse de médecin, et son regard sortait de la photographie comme si cette femme avait été dépecée et sa chair suspendue à une patère. Voilà ce que l’on commençait à voir, et ce sont des choses que l’on est bien forcé d’admettre d’une manière ou d’une autre, comme l’on reconnaît l’existence des gratte-ciel et de l’électricité. « On ne peut en vouloir à son époque sans en être aussitôt puni », tel était le sentiment d’Ulrich. Aussi bien était-il toujours prêt à aimer ces modelages de la matière vivante. Mais ce dont il était incapable, c’était de les aimer sans réserve, comme l’exige le bien-être social ; depuis longtemps traînait surtout ce qu’il faisait ou vivait un souffle de dégoût, une ombre d’impuissance et de solitude, un dégoût en quelque sorte généralisé et dont il ne pouvait trouver le goût complémentaire. Il lui semblait parfois qu’il fût né avec des dons pour lesquels, provisoirement, il n’y avait pas d’emploi.</span></p>
</div>]]></content:encoded>
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