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	<title>samuel-huntington &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
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	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "samuel-huntington"</description>
	<pubDate>Mon, 30 Nov 2009 10:19:03 +0000</pubDate>

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<title><![CDATA[L’Assemblée nationale, la burqa et les minarets suisses]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/29/l%e2%80%99assemblee-nationale-la-burqa-et-les-minarets-suisses/</link>
<pubDate>Sun, 29 Nov 2009 19:05:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
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<description><![CDATA[Par Alain Gresh « Après les établissements scolaires, l’Assemblée nationale va-t-elle devenir le pro]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><em>Par Alain Gresh</em></p>
<p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/islamophobies-europeennes.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2687" title="islamophobies européennes" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/islamophobies-europeennes.jpg" alt="" width="450" height="301" /></a></p>
<p><em>« Après les établissements scolaires, l’Assemblée nationale va-t-elle devenir le prochain lieu public d’où sera banni le voile islamique ? La question, ressentie comme une nouvelle stigmatisation de l’islam par la communauté musulmane, se pose après la demande de la députée (UMP) du Nord, Françoise Hostalier, de modifier le règlement de l’Assemblée nationale pour y interdire le port du voile.</em></p>
<p><em>Cette nouvelle polémique a surgi après la visite, le 12 novembre, dans les tribunes de l’Assemblée nationale, d’une classe d’un lycée de Garges-lès-Gonesse. La présence d’une élève portant le voile islamique avait suscité la colère de plusieurs députés pour qui cette tenue relevait de la “provocation”. “Elle était fortement voilée et agitée”, précise aujourd’hui Mme Hostalier. »</em></p>
<p>La députée n’explique pas ce qu’est une femme <em>« faiblement voilée »</em>.</p>
<p><em>« Avec plusieurs de ses collègues, la députée avait alors demandé, en vain, que soit appliqué sur-le-champ le règlement de l’Assemblée nationale, et notamment son article 8 qui dispose que les personnes assises dans le public doivent être “découvertes”. »</em></p>
<p><em>« Face à l’émotion persistante, le président de l’Assemblée nationale, Bernard Accoyer, a adressé une lettre à tous les députés le 19 novembre. Il y rappelle qu’“aucune disposition de notre règlement n’autorise le président de séance à refuser l’accès des tribunes du public à une personne pour ce motif”. Il indique par ailleurs que la prescription demandant aux visiteurs d’avoir la tête découverte est “vieille de plus d’un siècle et ne saurait être opposée au foulard” et rappelle que “les libertés de religion et d’opinion font partie des droits fondamentaux”. »</em></p>
<p>Haut lieu de la représentation nationale, l’Assemblée serait-elle menacée ? Le lieu même serait-il sacré au point de n’admettre aucun « signe religieux » ? Pourtant, qui se rappelle qu’il n’y a pas si longtemps siégeaient à l’assemblée des députés-prêtres qui portaient la soutane ? Les plus célèbres d’entre eux ont été Henri Grouès (1946-1951), dit aussi abbé Pierre et le chanoine Felix Kir (1946-1967), le chanoine Kir, maire de Dijon, antigaulliste et allié à la gauche. Personne alors ne semblait choqué par le port de la soutane dans l’hémicycle&#8230; Il est vrai que ce n’étaient pas des musulmans&#8230;</p>
<p>Pendant ce temps, imperturbable, alors que le chômage s’aggrave et que s’accélère le démantèlement du service public, <a href="http://blog.mondediplo.net/2009-06-21-Enfin-la-representation-nationale-se-mobilise">la Mission d’information sur la pratique du port du voile intégral</a> sur le territoire national poursuit ses <a rel="external" href="http://www.assemblee-nationale.fr/13/cr-miburqa/09-10/index.asp">travaux</a>. Les compte-rendus, et notamment les interventions des députés, pourraient faire l’objet d’une anthologie des fantasmes, des peurs, de la démagogie aussi de nombre d’élus.</p>
<p>On pourra lire toutefois des interventions plus raisonnables, notamment celles de l’historien Benjamin Stora, de Jean Baubérot, celles des représentantes du collectif des féministes pour l’égalité (Ismahane Chouder et Monique Crinon), celle de Farhad Khosrokhavar. Mais la plupart de ces contributions auront peu d’impact, tant est grande la démagogie des politiques.</p>
<p>« <a rel="external" href="http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/11/18/l-ump-lance-un-site-pour-debattre-de-la-burqa_1268975_3224.html">L’UMP lance un site pour débattre de la burqa</a> » (Celia Heron, lemonde.fr, 18 novembre)</p>
<p><em>« Lors de son discours, jeudi 12 novembre, à La Chapelle-en-Vercors (Drôme), Nicolas Sarkozy avait exhorté les Français à “prendre part au débat sur l’identité nationale”. Commençant par s’en emparer lui-même, il avait insisté sur le fait que “la France est un pays où il n’y a pas de place pour la burqa, pas de place pour l’asservissement de la femme”. Parallèlement à la mission parlementaire sur le voile intégral, mise en place par l’Assemblée nationale début juillet, le groupe UMP à l’Assemblée a pris l’initiative de lancer un site sur ce qu’il qualifie de “phénomène de société” : <a rel="external" href="http://la-burqa-en-debat.fr/">la-burqa-en-debat.fr</a>. »</em></p>
<p>Mais l’utilisation du chiffon rouge musulman n’est pas l’apanage, loin s’en faut, des seuls élus et politiques français.</p>
<p>Dépêche de l’Agence France-Presse, du 27 novembre : <em>« La droite populiste helvétique, qui ne manque jamais une occasion d’attiser la peur de l’étranger, demande aux Suisses d’interdire dimanche (29 novembre) par référendum la construction de minarets, accusés de symboliser une revendication de pouvoir politique de l’islam.</em> (&#8230;)</p>
<p><em>Les partisans de l’interdiction n’ont pas fait dans la nuance : <a rel="external" href="http://www.yanndarc.com/article-suisse--une-affiche-anti-minarets-de-la-droite-dure-37128208.html">leurs affiches</a> représentent une femme complètement voilée devant le drapeau suisse couvert de minarets, dont la silhouette stylisée évoque des missiles. Après les affiches appelant à bouter les “moutons noirs” étrangers hors de Suisse, la propagande de la droite populiste a encore fait scandale. Cette image “attise la haine”, a dénoncé la Commission fédérale contre le racisme (CFR), un organisme public consultatif, tandis que le Comité des droits de l’homme de l’ONU s’est inquiété de cette campagne d’“affiches sinistres”. Comme l’objet du référendum, le débat sur la campagne d’affichage divise profondément la Suisse : plusieurs villes ont banni cette propagande tandis que d’autres ont préféré ne pas limiter le droit à la liberté d’expression. »</em></p>
<p>Dans un éditorial du quotidien <em>Le Temps</em> (21 novembre), intitulé « <a href="//www.letemps.ch/Page/Uuid/129dbf32-d61b-11de-b6b8-2a8dd448be04/Minarets_non_à_loffense_irréparable">Minarets : non à l’offense irréparable !</a> », (et dont le sous-titre est « Sommes-nous prêts à blesser nos libertés fondamentales pour parer un danger largement imaginaire ? ») Jean-Jacques Roth écrit :</p>
<p><em>« Il faut dire non. Un non catégorique, vibrant, indigné. L’initiative qui veut interdire la construction de minarets est tout d’abord inutile : les minarets de Suisse (quatre !) ne dérangent personne, et nul ne projette d’en construire une marée. Les lois actuelles suffisent à les proscrire là où on ne les veut pas, et les muezzins ne sont pas tolérés. C’est donc une mauvaise réponse à une question qui ne se pose pas.</em></p>
<p><em>Mais ce n’est pas aux minarets qu’une forte proportion de citoyens s’apprête à dire “stop”, comme les y invitent des affiches menaçantes. Derrière ces tours virtuelles, les motifs d’inquiétude se bousculent : les visées de la cinquième colonne terroriste, la charia qui voudra un jour voiler nos femmes et interdire Noël, l’allégeance religieuse plutôt que le respect de la laïcité républicaine. Non au Hamas, non à la burqa ! Et si l’on ne pose pas cette limite aujourd’hui, demain sera trop tard… »</em></p>
<p>Sur les arguments en faveur de l’interdiction, on lira l’article de <em>La Tribune de Genève</em> du 5 mars de Marc Chuard, « <a rel="external" href="http://www.tdg.ch/actu/suisse/minarets-debat-ridicule-dangereux-2009-03-04">Les minarets ? “Un débat ridicule et dangereux”</a> » :</p>
<p><em>« En effet, l’UDC ne vise pas que les minarets, loin s’en faut. Jasmine Hutter (UDC/SG) affirme vouloir combattre en vrac la charia, les extrémistes et “l’islamisation” de la société suisse. Et d’ajouter : “Aucune Suissesse ne tolère la façon dont les fondamentalistes musulmans traitent les femmes.”</em></p>
<p>(&#8230;) <em>“Hans Fehr (UDC/ZH) fustige le manque de “volonté d’intégration” de certains musulmans. Il use de la métaphore militaire, qualifiant les minarets de “baïonnettes du pouvoir islamique contre les mécréants” – citation attribuée à un ministre turc.</em></p>
<p><em>“Oskar Freysinger (UDC/VS) se lance dans la théologie, observant que &#8220;le christianisme a retenu le concept d’amour du prochain, alors que 3% seulement des textes islamiques parlent d’amour du prochain”. »</em></p>
<p>Pour comprendre le sens du débat, on lira avec profit le livre réalisé sous la direction de Patrick Haenni et Stéphane Lathion, <em>Les minarets de la discorde,</em> Infolio-Religioscope, Paris, 2009, 112 pages, 8 euros. Et notamment le texte de Patrick Haenni et Samir Amghar, « <em>Leur conquête de l’Ouest n’aura pas lieu</em> ».</p>
<p>Pourtant, nombre d’élus et d’intellectuels se mobilisent contre cette invasion. <a href="http://blog.mondediplo.net/2008-06-18-Encore-toujours-l-islam">Le sujet</a> n’est pas prêt de disparaître des colonnes des journaux, des discours des responsables politiques, des interventions des intellectuels.</p>
<p>&#160;</p>
<p>Source : <a href="http://blog.mondediplo.net/2009-11-27-L-Assemblee-nationale-la-burqa-et-les-minarets">http://blog.mondediplo.net/2009-11-27-L-Assemblee-nationale-la-burqa-et-les-minarets</a></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Décrypter les mécanismes du « Nouvel Ordre Mondial »]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/25/decrypter-les-mecanismes-du-%c2%ab-nouvel-ordre-mondial-%c2%bb/</link>
<pubDate>Wed, 25 Nov 2009 23:03:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
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<description><![CDATA[Par Régis Mex, pour Mecanopolis article rédigé le 16 mars 2009 G20, sommet de l’OTAN… La crise écono]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><em>Par Régis Mex, pour Mecanopolis</em></p>
<p>article rédigé le 16 mars 2009</p>
<p><strong>G20, sommet de l’OTAN… La crise économique mondiale accélère un processus entamé il y a déjà fort longtemps. La pression sur les États va encore s’accentuer, dans les prochaines semaines, afin qu’ils participent à de nouveaux « <em>plans de sauvetages</em> », aussi inutiles qu’onéreux. Lorsqu’ils crouleront sous le poids des dettes et seront menacé de faillite, le « <em>nouvel ordre mondial</em> » pourra s’imposer de lui même. L’histoire du monde nous démontre que les mécanismes de la manipulation sont toujours les mêmes et qu’ils s’étalent presque au grand jour, pour ceux qui se donnent la peine de garder les yeux ouverts.<br />
</strong></p>
<p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/nwo.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2644" title="nwo" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/nwo.jpg" alt="" width="445" height="336" /></a></p>
<p><strong>DIALOGUES AUX ENFERS ENTRE MACHIAVEL ET MONTESQUIEU</strong></p>
<p>Dans le Dialogue aux enfers entre Machiavel et Montesquieu (1864), Maurice Joly (1829-1878) décrit – sous couvert d’une discussion philosophique entre Machiavel et Montesquieu, personnages qu’il a réuni de manière fictive, sur les fins de la politique – comment Napoléon III a manipulé les milieux économiques, la presse, l’opinion publique, les syndicats, les milieux ouvriers, le peuple, etc, pour établir les bases solides d’un pouvoir qu’on pourrait qualifier de totalitaire. Selon l’auteur, l’empereur a fait du peuple français un peuple d’esclaves, oublieux de sa liberté et consentant à tous les asservissements.</p>
<p>Puisque je trouve les caractéristiques d’un gouvernement totalitaire admirablement décrites dans cette oeuvre, je vous propose ce recueil d’extraits que j’ai commenté. Vous serez sans doute surpris de voir à quel point de nombreux critères correspondent à merveille avec notre société actuelle, et à quel point les mécanismes du despotisme sont intemporels et ne changent que par la forme à travers le temps, jamais en substance. D’où l’intérêt de connaître le passé pour comprendre le présent.</p>
<p><strong>Prologue:</strong></p>
<p><strong>« Machiavel :</strong></p>
<p>L’instinct mauvais chez l’homme est plus puissant que le bon. L’homme a plus d’entraînement vers le mal que vers le bien ; la crainte et la force ont sur lui plus d’empire que la raison. Les hommes aspirent tous à la domination, et il n’en est point qui ne fût oppresseur, s’il le pouvait ; tous ou presque tous sont prêts à sacrifier les droits d’autrui à leurs intérêts. Qui contient entre eux ces animaux dévorants qu’on appelle les hommes ? A l’origine des sociétés, c’est la force brutale et sans frein ; plus tard, c’est la loi, c’est-à-dire encore la force, réglée par des formes.</p>
<p>Sous certaines latitudes de l’Europe, il y a des peuples incapables de modération dans l’exercice de la liberté. Si la liberté s’y prolonge, elle se transforme en licence ; la guerre civile ou sociale arrive, et l’État est perdu, soit qu’il se fractionne et se démembre par l’effet de ses propres convulsions, soit que ses divisions le rendent la proie de l’étranger. Dans des conditions pareilles, les peuples préfèrent le despotisme à l’anarchie ; ont-ils tort ? Les États une fois constitués ont deux sortes d’ennemis : les ennemis du dedans et les ennemis du dehors. Quelles armes emploieront-ils en guerre contre les étrangers ? Les deux généraux ennemis se communiqueront-ils réciproquement leurs plans de campagne pour se mettre mutuellement en état de se défendre ? S’interdiront-ils les attaques nocturnes, les pièges, les embuscades, les batailles en nombre de troupes inégal ? Non, sans doute, n’est-ce pas ? et de pareils combattants apprêteraient à rire. Et ces pièges, ces artifices, toute cette stratégie indispensable à la guerre, vous ne voulez pas qu’on l’emploie contre les ennemis du dedans, contre les factieux ?</p>
<p>Sans doute, on y mettra moins de rigueur ; mais, au fond, les règles seront les mêmes. Est-il possible de conduire par la raison pure des masses violentes qui ne se meuvent que par des sentiments, des passions et des préjugés ? Je vous l’ai dit tout à l’heure, et je le maintiens, même en présence de l’histoire contemporaine : tous les pouvoirs souverains ont eu la force pour origine, ou, ce qui est la même chose, la négation du droit. Ce mot de droit lui-même, d’ailleurs, ne voyez-vous pas qu’il est d’un vague infini ? Où commence-t-il, où finit-il ? Quand le droit existera-t-il, et quand n’existera-t-il pas ? Dans les États, le principe du droit est dominé par celui de l’intérêt. Abstraitement parlant, la violence et l’astuce sont-elles un mal ? Oui ; mais il faudra bien les employer pour gouverner les hommes, tant que les hommes ne seront pas des anges.</p>
<p>Tout est bon ou mauvais, suivant l’usage qu’on en fait et le fruit que l’on en tire ; la fin justifie les moyens : et maintenant si vous me demandez pourquoi, moi républicain, je donne partout la préférence au gouvernement absolu, je vous dirai que, témoin dans ma patrie de l’inconstance et de la lâcheté de la populace, de son goût inné pour la servitude, de son incapacité à concevoir et à respecter les conditions de la vie libre ; c’est à mes yeux une force aveugle qui se dissout tôt ou tard, si elle n’est dans la main d’un seul homme ; je réponds que le peuple, livré à lui-même, ne saura que se détruire ; qu’il ne saura jamais administrer, ni juger, ni faire la guerre. Je vous dirai que la Grèce n’a brillé que dans les éclipses de la liberté ; que sans le despotisme de l’aristocratie romaine, et que, plus tard, sans le despotisme des empereurs, l’éclatante civilisation de l’Europe ne se fût jamais développée.Chercherai-je mes exemples dans les États modernes ? Ils sont si frappants et si nombreux…</p>
<p><strong>Montesquieu : </strong></p>
<p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/illuminati_remix_2_by_keepinschtum.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2646" title="illuminati by Keepinschtum" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/illuminati_remix_2_by_keepinschtum.jpg?w=300" alt="" width="300" height="300" /></a>Vous conviendrez cependant que, quand il s’agit de gouvernement, il faut aboutir à des principes. Vous ne faites aucune place, dans votre politique, ni à la morale, ni à la religion, ni au droit ; vous n’avez à la bouche que deux mots : la force et l’astuce. Si votre système se réduit à dire que la force joue un grand rôle dans les affaires humaines, que l’habileté est une qualité nécessaire à l’homme d’État, vous comprenez bien que c’est là une vérité qui n’a pas besoin de démonstration ; mais ; si vous érigez la violence en principe, l’astuce en maxime de gouvernement ; si vous ne tenez compte dans vos calculs d’aucune des lois de l’humanité, le code de la tyrannie n’est plus que le code de la brute, car les animaux aussi sont adroits et forts, et il n’y a, en effet, parmi eux d’autre droit que celui de la force brutale. Ce n’est pas seulement au nom de l’intérêt, c’est au nom du devoir qu’agissent tous les oppresseurs. Ils le violent, mais ils l’invoquent ; la doctrine de l’intérêt est donc aussi impuissante à elle seule que les moyens qu’elle emploie. »</p>
<p><strong>Commentaire :</strong></p>
<p>Cet extrait des Dialogues issu du prologue met les choses à leur place d’une manière objective: si le gouvernement est coupable de bien des vices, ses fondations reflètent la nature de peuples. En effet, comme le dit le proverbe, « <em>on a les politiciens que l’on mérite</em> », et il me semble particulièrement intéressant de constater, lorsque l’on remonte aux sources des causes de la perversité de nos gouvernements, que beaucoup de mesures moralement contestables que ces derniers sont forcés de mettre en place sont dues à l’irresponsabilité et à la méchanceté des peuples. Il me semble, d’ailleurs, que l’extrait est suffisamment éloquent à ce sujet. Le problème est que, comme le souligne Montesquieu, les gouvernements auront tendance à s’égarer dans la force, à négliger le bien de ses sujets, et à ne favoriser que les intérêts du « <em>prince</em> » (souverain) et ses proches. La solution ne se trouverait donc pas dans un système, puisque tous devront user de moyens douteux à un instant ou à un autre de leur existence, mais bien dans l’attitude des dirigeants; il ne faut pas qu’ils s’égarent sur la voie de la facilité et estiment leurs citoyens comme un troupeau de bétail qui n’a d’autre utilité que celle d’être exploité. Ils doivent, au contraire, être conscients que si les peuples manquent de responsabilité, ils doivent être ceux qui les guideront pour les amener à s’améliorer, comme un parent bienveillant éduque son enfant. Hélas, nous savons tous que les gouvernements de notre temps (et ceux d’une écrasante majorité à travers l’histoire, d’ailleurs) empruntent la voie inverse, et ont bien peu de scrupules moraux et philosophiques. Mais il n’empêche que nous ne devons pas être aveugle et ne voir que leurs fautes; nous devons aussi avoir un regard introspectif et admettre la responsabilité de la collectivité, ce qui, je pense, se fait bien trop rarement de notre temps, alors que l’on ne peut arriver à un vision juste des choses en l’absence de la considération de ce point.</p>
<p>« <strong>Machiavel :</strong></p>
<p>Ici, je vous arrête ; vous faites une part à l’intérêt, cela suffit pour justifier toutes les nécessités politiques qui ne sont pas d’accord avec le droit.</p>
<p><strong>Montesquieu:</strong></p>
<p>C’est la raison d’État que vous invoquez. Remarquez donc que je ne puis pas donner pour base aux sociétés précisément ce qui les détruit. Au nom de l’intérêt, les princes et les peuples, comme les citoyens, ne commettront que des crimes. L’intérêt de l’État, dites-vous ! Mais comment reconnaîtrai-je s’il lui est réellement profitable de commettre telle ou telle iniquité ? Ne savons-nous pas que l’intérêt de l’État, c’est le plus souvent l’intérêt du prince en particulier, ou celui des favoris corrompus qui l’entourent ?</p>
<p>Vous ne songez donc pas qu’avec des maximes pareilles, il n’y a pas de société qui puisse vivre ; vous croyez que le sujet tiendra longtemps ses serments quand il verra le souverain les trahir ; qu’il respectera les lois quand il saura que celui qui les lui a données les a violées, et qu’il les viole tous les jours ; vous croyez qu’il hésitera dans la voie de la violence, de la corruption et de la fraude, quand il y verra marcher sans cesse ceux qui sont chargés de le conduire ? Détrompez-vous ; sachez que chaque usurpation du prince dans le domaine de la chose publique autorise une infraction semblable dans la sphère du sujet ; que chaque perfidie politique engendre une perfidie sociale ; que chaque violence en haut légitime une violence en bas. Voilà pour ce qui regarde les citoyens entre eux.</p>
<p>Pour ce qui les regarde dans leurs rapports avec les gouvernants, je n’ai pas besoin de vous dire que c’est la guerre civile introduite à l’état de ferment, au sein de la société. Le silence du peuple n’est que la trêve du vaincu, pour qui la plainte est un crime. Attendez qu’il se réveille : vous avez inventé la théorie de la force ; soyez sûr qu’il l’a retenue. Au premier jour, il rompra ses chaînes ; il les rompra sous le prétexte le plus futile peut-être, et il reprendra par la force ce que la force lui a arraché.</p>
<p>La maxime du despotisme, c’est le perinde ac cadaver des jésuites ; tuer ou être tué : voilà sa loi ; c’est l’abrutissement aujourd’hui, la guerre civile demain.</p>
<p>Sans doute, les orages de la liberté existeront toujours, et il se commettra encore bien des crimes en son nom : mais le fatalisme politique n’existe plus. Si vous avez pu dire, dans votre temps, que le despotisme était un mal nécessaire, vous ne le pourriez pas aujourd’hui, car, dans l’état actuel des mœurs et des institutions politiques chez les principaux peuples de l’Europe, le despotisme est devenu impossible. »</p>
<p><strong>Commentaire :</strong></p>
<p>Ici, nous retrouvons ce que nous avons laissé entendre précédemment en plus approfondi; les citoyens créent une entité qui leur ressemble par sa nature, l’État, qui constitue l’autorité. Mais l’autorité influence toujours, voire façonne entièrement, le caractère de ce qui dépend d’elle. Donc, si l’autorité est vertueuse, la morale des citoyens aura tendance à s’améliorer, et inversément si elle est vicieuse. De là découle toute l’importance de ce que les dirigeants assument les mauvais aspects qui existent naturellement, et tentent d’améliorer la situation, plutôt que de se complaire égoïste dans l’état imparfait des choses, en ne se souciant guère du bien commun.</p>
<p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/illuminati-papercraft.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2657" title="presse-papier Illuminati" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/illuminati-papercraft.jpg?w=300" alt="" width="300" height="247" /></a>« <strong>Machiavel :</strong></p>
<p>Impossible ?… Si vous parvenez à me prouver cela, je consens à faire un pas dans le sens de vos idées.</p>
<p><strong>Montesquieu :</strong></p>
<p>Je vais vous le prouver très-facilement, si vous voulez bien me suivre encore.</p>
<p><strong>Machiavel :</strong></p>
<p>Très-volontiers, mais prenez garde ; je crois que vous vous engagez beaucoup. Je me propose de démolir, pièce à pièce, toutes les belles choses que vous venez de dire, et de vous démontrer que ce sont mes doctrines seules qui l’emportent même aujourd’hui, malgré les nouvelles idées, malgré les nouvelles mœurs, malgré vos prétendus principes de droit public, malgré toutes les institutions dont vous venez de me parler.</p>
<p><strong>Machiavel :</strong></p>
<p>En écoutant vos théories sur la division des pouvoirs et sur les bienfaits que lui doivent les peuples de l’Europe, je ne pouvais m’empêcher d’admirer, Montesquieu, à quel point l’illusion des systèmes peut s’emparer des plus grands esprits. A la première occasion, le mouvement se produira par la rupture d’un des ressorts que vous avez si soigneusement forgés. Croyez-vous que les pouvoirs resteront longtemps dans les limites constitutionnelles que vous leur avez assignées, et qu’ils ne parviendront pas à les franchir ? Quelle est l’assemblée législative indépendante qui n’aspirera pas à la souveraineté ? Quelle est la magistrature qui ne fléchira pas au gré de l’opinion ? Quel est le prince, surtout, souverain d’un royaume ou chef d’une république, qui acceptera sans réserve le rôle passif auquel vous l’aurez condamné ; qui, dans le secret de sa pensée, ne méditera pas le renversement des pouvoirs rivaux qui gênent son action ? En réalité, vous aurez mis aux prises toutes les forces contraires, suscité toutes les entreprises, donné des armes à tous les partis. Vous aurez livré le pouvoir à l’assaut de toutes les ambitions, et fait de l’État une arène où se déchaîneront les factions. Dans peu de temps, ce sera le désordre partout ; d’intarissables rhéteurs transformeront en joutes oratoires les assemblées délibérantes ; d’audacieux journalistes, d’effrénés pamphlétaires attaqueront tous les jours la personne du souverain, discréditeront le gouvernement, les ministres, les hommes en place…</p>
<p>Dans vos calculs, vous n’avez compté qu’avec des minorités sociales. Il y a des populations gigantesques rivées au travail par la pauvreté, comme elles l’étaient autrefois par l’esclavage. Qu’importent, je vous le demande, à leur bonheur toutes vos fictions parlementaires ? Votre grand mouvement politique n’a abouti, en définitive, qu’au triomphe d’une minorité privilégiée par le hasard comme l’ancienne noblesse l’était par la naissance. Qu’importe au prolétaire courbé sur son labeur, accablé sous le poids de sa destinée, que quelques orateurs aient le droit de parler, que quelques journalistes aient le droit d’écrire ? Vous avez créé des droits qui resteront éternellement pour la masse du peuple à l’état de pure faculté, puisqu’il ne saurait s’en servir. Ces droits, dont la loi lui reconnaît la jouissance idéale et dont la nécessité lui refuse l’exercice réel, ne sont pour lui qu’une ironie amère de sa destinée. Je vous réponds qu’un jour il les prendra en haine, et qu’il les détruira de sa main pour se confier au despotisme. Le tempérament de vos institutions est de donner plus de force à l’aristocratie qu’au peuple, plus de force au prince qu’à l’aristocratie, proportionnant ainsi les pouvoirs à la capacité politique de ceux qui doivent les exercer.</p>
<p>Le peuple, par une conséquence absolument inévitable, s’emparera, un jour ou l’autre, de tous les pouvoirs dont on a reconnu que le principe était en lui. Sera-ce pour les garder ? Non. Après quelques jours de folie, il les jettera, par lassitude, au premier soldat de fortune qui se trouvera sur son chemin. Dans votre pays, vous avez vu, en 1793, comment les coupe-têtes français ont traité la monarchie représentative : le peuple souverain s’est affirmé par le supplice de son roi, puis il a fait litière de tous ses droits ; il s’est donné à Robespierre, à Barras, à Bonaparte.</p>
<p>Vous êtes un grand penseur, mais vous ne connaissez pas l’inépuisable lâcheté des peuples ; je ne dis pas de ceux de mon temps, mais de ceux du vôtre ; rampants devant la force, sans pitié devant la faiblesse, implacables pour des fautes, indulgents pour des crimes, incapables de supporter les contrariétés d’un régime libre, et patients jusqu’au martyre pour toutes les violences du despotisme audacieux, brisant les trônes dans des moments de colère, et se donnant des maîtres à qui ils pardonnent des attentats pour le moindre desquels ils auraient décapité vingt rois constitutionnels.</p>
<p>Cherchez donc la justice ; cherchez le droit, la stabilité, l’ordre, le respect des formes si compliquées de votre mécanisme parlementaire avec des masses violentes, indisciplinées, incultes, auxquelles vous avez dit : Vous êtes le droit, vous êtes les maîtres, vous êtes les arbitres de l’État !<a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/structure-franc-maconnerie.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-2647" title="les 33 degrés de la Franc-Maçonnerie" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/structure-franc-maconnerie.jpg?w=206" alt="" width="206" height="300" /></a> Ce que vous savez, ainsi que moi, du passé, m’autorise, dès à présent, à dire que le principe de la souveraineté populaire est destructif de toute stabilité, qu’il consacre indéfiniment le droit des révolutions. Il met les sociétés en guerre ouverte contre tous les pouvoirs humains et même contre Dieu ; il est l’incarnation même de la force. Il fait du peuple une brute féroce qui s’endort quand elle est repue de sang, et qu’on enchaîne ; et voici la marche invariable que suivent alors les sociétés dont le mouvement est réglé sur ce principe : la souveraineté populaire engendre la démagogie, la démagogie engendre l’anarchie, l’anarchie ramène au despotisme. Le despotisme, pour vous, c’est la barbarie. Eh bien, vous voyez que les peuples retournent à la barbarie par le chemin de la civilisation.</p>
<p>Mais ce n’est pas tout, et je prétends qu’à d’autres points de vue encore le despotisme est la seule forme de gouvernement qui soit réellement appropriée à l’état social des peuples modernes, car, avec vos grands États, qui ne vivent plus que par l’industrie ; avec vos populations sans Dieu et sans foi, dans des temps où les peuples ne se satisfont plus par la guerre, et où leur activité violente se reporte nécessairement au dedans, la liberté, avec les principes qui lui servent de fondement, ne peut être qu’une cause de dissolution et de ruine. De la lassitude des idées et du choc des révolutions sont sorties des sociétés froides et désabusées qui sont arrivées à l’indifférence en politique comme en religion, qui n’ont plus d’autre stimulant que les jouissances matérielles, qui ne vivent plus que par l’intérêt, qui n’ont d’autre culte que l’or, dont les moeurs mercantiles le disputent à celles des juifs qu’ils ont pris pour modèles. Croyez-vous que ce soit par amour de la liberté en elle-même que les classes inférieures essayent de monter à l’assaut du pouvoir ? C’est par haine de ceux qui possèdent ; au fond, c’est pour leur arracher leurs richesses, instrument des jouissances qu’ils envient.</p>
<p>Ceux qui possèdent implorent de tous les côtés un bras énergique, un pouvoir fort ; ils ne lui demandent qu’une chose, c’est de protéger l’État contre des agitations auxquelles sa constitution débile ne pourrait résister, de leur donner à eux-mêmes la sécurité nécessaire pour qu’ils puissent jouir et faire leurs affaires. Quelles formes de gouvernement voulez vous appliquer à des sociétés où la corruption s’est glissée partout, où la fortune ne s’acquiert que par les surprises de la fraude, où la morale n’a plus de garantie que dans les lois répressives, où le sentiment de la patrie lui-même s’est éteint dans je ne sais quel cosmopolitisme universel ? Je ne vois de salut pour ces sociétés, véritables colosses aux pieds d’argile, que dans l’institution d’une centralisation à outrance, qui mette toute la force publique à la disposition de ceux qui gouvernent « </p>
<p><strong>Commentaire :</strong></p>
<p>Il y a peu à redire là-dessus, si ce n’est que, après 145 ans, ce texte reste d’une grande actualité. Il est effectivement saisissant de constater à quel point des passages tels que ceux qui sont surlignés restent valables, et sont sans doute même bien plus vrai qu’à l’époque; les masses de travaux qui ont continué à écraser bien des hommes malgré l’abolition de l’esclavage sont effectivement une poursuite de ce dernier dans une autre forme, surtout aujourd’hui où tout est si bien réglementé et où tant de personnes sont assommées par le crédit que l’on n’a d’autre choix que de suivre une route toute tracée et qui se présente en simulacre de liberté.</p>
<p>La propension qu’ont les hommes à se reposer sur la force de quelqu’un d’autre, et ainsi à leur confier tant de responsabilités qu’ils rendent pour ainsi dire quelqu’un d’autre maître de leur vie, est aussi très bien illustrée dans ce dernier extrait. Mais l’élément le plus frappant est encore, à mon sens, ces sociétés indifférentes aux valeurs essentielles et obsédées par les jouissances matérielles dont parle Maurice Joly, presque prophétiquement, lorsqu’on voit à quel point ces aspects se sont développés et empirés aujourd’hui. Les moeurs ont effectivement été très bousculées, au point que tout ce qui pourrait s’opposer vertueusement aux dérives matérialistes, comme l’idée même de Dieu, est systématiquement renié sans un semblant de réflexion, ce qui engendre un extrême avilissement des peuples occidentaux consommateurs, et les poussent dans l’acception systématique de leurs pulsions primaires et animales, ce qui ne les rend que bien plus simples à contrôler et manipuler, puisque leurs facultés intellectuelles tombent en désuétude.</p>
<p><strong>« Machiavel :</strong></p>
<p>Avec des sociétés nouvelles, il faut employer des procédés nouveaux. Il ne s’agit pas aujourd’hui, pour gouverner, de commettre des iniquités violentes, de décapiter ses ennemis, de dépouiller ses sujets de leurs biens, de prodiguer les supplices ; non, la mort, la spoliation et les tourments physiques ne peuvent jouer qu’un rôle assez secondaire dans la politique intérieure des États modernes. Il s’agit moins aujourd’hui de violenter les hommes que de les désarmer, de comprimer leurs passions politiques que de les effacer, de combattre leurs instincts que de les tromper, de proscrire leurs idées que de leur donner le change en se les appropriant.</p>
<p>Le principal secret du gouvernement consiste à affaiblir l’esprit public, au point de le désintéresser complétement des idées et des principes avec lesquels on fait aujourd’hui les révolutions. Dans tous les temps, les peuples comme les hommes se sont payés de mots. Les apparences leur suffisent presque toujours ; ils n’en demandent pas plus. On peut donc établir des institutions factices qui répondent à un langage et à des idées également factices ; il faut avoir le talent de ravir aux partis cette phraséologie libérale, dont ils s’arment contre le gouvernement. Il faut en saturer les peuples jusqu’à la lassitude, jusqu’au dégoût. On parle souvent aujourd’hui de la puissance de l’opinion, je vous montrerai qu’on lui fait exprimer ce qu’on veut quand on connaît bien les ressorts cachés du pouvoir. Mais avant de songer à la diriger, il faut l’étourdir, la frapper d’incertitude par d’étonnantes contradictions, opérer sur elle d’incessantes diversions, l’éblouir par toutes sortes de mouvements divers, l’égarer insensiblement dans ses voies. Un des grands secrets du jour est de savoir s’emparer des préjugés et des passions populaires, de manière à introduire une confusion de principes qui rend toute entente impossible entre ceux qui parlent la même langue et ont les mêmes intérêts.</p>
<p>Le prince devra s’attacher avant tout à détruire les partis, à dissoudre les forces collectives partout où elles existent, à paralyser dans toutes ses manifestations l’initiative individuelle ; ensuite le niveau des caractères descendra de lui-même, et tous les bras molliront bientôt contre la servitude. Le pouvoir absolu ne sera plus un accident, il deviendra un besoin. Les moyens d’action du despotisme, les plus puissants peut-être, seront précisément ceux que l’on aura le talent d’emprunter à ce même régime industriel qui fait votre admiration. »</p>
<p><strong>Commentaire :</strong></p>
<p>Nous retrouvons ici la concrétisation de ce que je laissais présager précédemment: l’esprit public est affaibli, malléable, et si désintéressé de la nature de son monde qu’il se contentera de croire ce que les autorités présenteront comme la vérité. Ainsi, le citoyen moyen d’aujourd’hui aime croire qu’il vit dans un système réellement démocratique et respectueux des valeurs humaines en s’extasiant devant les discours officiels incohérents et grossièrement simplistes relayés par son poste télévisé. Il serait si malheureux que l’on tente de le sortir de la béatitude qu’engendre son inconscience qu’il occultera sa réflexion encore plus qu’il ne le fait d’habitude si jamais il entend quelqu’un essayer de lui faire prendre conscience de la véritable réalité des choses; n’écoutant pas, se voilant derrière ses impressions et ses sentiments irrationnels, il continuera d’être un mouton trop occupé par les futilités de son existence et trop égoïste pour réfléchir aux problèmes que connait le monde. Il est alors effectivement extrêmement simple de le manier dans le sens où on l’entend, du moment que l’on lui promettre de pouvoir demeurer dans sa prison dorée d’inconscience. Outre cette actualisation de l’extrait, ce dernier s’exprime si bien de lui-même que je n’ai rien de plus à ajouter.</p>
<p><strong>« Machiavel :</strong></p>
<p>A l’aide du seul pouvoir réglementaire, j’instituerais, par exemple, d’immenses monopoles financiers, réservoirs de la fortune publique, dont dépendrait si étroitement le sort de toutes les fortunes privées, qu’elles s’engloutiraient avec le crédit de l’État le lendemain de toute catastrophe politique. Vous êtes un économiste, Montesquieu, pesez la valeur de cette combinaison. Voici une autre combinaison empruntée a l’ordre industriel : Dans le temps actuel, l’aristocratie, en tant que force politique, a disparu ; mais la bourgeoisie territoriale est encore un élément de résistance dangereux pour les gouvernements, parce qu’elle est d’elle-même, indépendante ; il peut être nécessaire de l’appauvrir ou même de la ruiner complétement. Il suffit, pour cela, d’aggraver les charges qui pèsent sur la propriété foncière, de maintenir l’agriculture dans un état d’infériorité relative, de favoriser à outrance le commerce et l’industrie, mais principalement la spéculation ; car la trop grande prospérité de l’industrie peut elle-même devenir un danger, en créant un nombre trop considérable de fortunes indépendantes. Il faut arriver à ce qu’il n’y ait plus, dans l’État, que des prolétaires, quelques millionnaires et des soldats. »</p>
<p><strong>Commentaire :</strong></p>
<p>Quoi de plus actuel, à nouveau, que la mainmise des immenses monopoles financiers sur le système ? Il y a cependant ici une inversion; dans l’État imaginé par Machiavel, ces fortunes sont à la solde de l’État et le public domine le privé. Dans les temps actuels, c’est le contraire.</p>
<p>Pour ce qui est de ruiner toute force indépendante, il est aisé de constater à quel point les supermarchés et autres organismes de centralisations, véritables monopoles aux mains de l’État (et une centralisation aussi puissante de biens essentiels dans une seule paire de mains est toujours <a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/2003817320.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-2658" title="2003817320" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/2003817320.jpg?w=226" alt="" width="226" height="300" /></a>une des caractéristiques terribles du despotisme), ont aidé à rendre très difficile toute réussite magistrale dans le commerce ou l’artisanat indépendants. Le despotisme doit rendre ses citoyens dépendants de son gouvernement, et n’aura de cesse de les appauvrir, tant matériellement qu’intellectuellement et spirituellement, pour s’assurer la longévité. En effet, moins les citoyens sont riches, moins ils ont de possibilités de se révolter… Comme le dit Machiavel: « <em>Il faut arriver à ce qu’il n’y ait plus, dans l’État, que des prolétaires et quelques millionnaires</em> ». On devine de quel côté seront les millionnaires.</p>
<p>Remarquons également, à propos de la spéculation, à quel point cette dernière a explosé aujourd’hui et que le danger que voit Machiavel dans les fortunes indépendantes a eu raison des gouvernements, puisque la richesse du secteur privé dépasse de loin celle du public. Á titre d’exemple, les 500 plus grosses entreprises des États-Unis possèdent 80% du PIB du pays; le mot du gouvernement a donc bien moins à dire que celui des multinationales…</p>
<p>De plus, les plus puissantes personnes des secteurs de pouvoir, qui ne sont soumis à aucune censure démocratique, désignent le plus souvent leur successeur parmi leurs enfants ou leur entourage, ce qui est relativement conforme à la dynastie royale que voudrait imposer Machiavel après son coup d’État despotique.</p>
<p><strong>« Machiavel :</strong></p>
<p>Le pouvoir que je rêve, bien loin, comme vous le voyez, d’avoir des moeurs barbares, doit attirer à lui toutes les forces et tous les talents de la civilisation au sein de laquelle il vit. Il devra s’entourer de publicistes, d’avocats, de jurisconsultes, d’hommes de pratique et d’administration, de gens qui connaissent à fond tous les secrets, tous les ressorts de la vie sociale, qui parlent tous les langages, qui aient étudié l’homme dans tous les milieux. Il faut les prendre partout, n’importe où, car ces gens-là rendent des services étonnants par les procédés ingénieux qu’ils appliquent à la politique. Il faut, avec cela, tout un monde d’économistes, de banquiers, d’industriels, de capitalistes, d’hommes à projets, d’hommes à millions, car tout au fond se résoudra par une question de chiffres.</p>
<p>L’usurpateur d’un État est dans une situation analogue à celle d’un conquérant. Il est condamné à tout renouveler, à dissoudre l’État, à détruire la cité, à changer la face des moeurs.</p>
<p>C’est là le but, mais dans les temps actuels il n’y faut tendre que par des voies obliques, des moyens détournés, des combinaisons habiles, et, autant que possible, exemptes de violence. Je ne détruirai donc pas directement les institutions, mais je les toucherai une à une par un trait de main inaperçu qui en dérangera le mécanisme. Ainsi je toucherai tour à tour à l’organisation judiciaire, au suffrage, à la presse, à la liberté individuelle, à l’enseignement.</p>
<p>Je vous disais, il y a peu d’instants, que les peuples étaient comme les hommes, qu’ils tenaient plus aux apparences qu’à la réalité des choses ; c’est là, en politique, une règle dont je suivrais scrupuleusement les indications ; veuillez me rappeler les principes auxquels vous tenez le plus et vous verrez que je n’en suis pas aussi embarrassé que vous paraissez le croire. Vous ne manqueriez sans doute pas de me parler du principe de la séparation des pouvoirs, de la liberté de la parole et de la presse, de la liberté religieuse, de la liberté individuelle, du droit d’association, de l’égalité devant la loi, de l’inviolabilité de la propriété et du domicile, du droit de pétition, du libre consentement de l’impôt, de la proportionnalité des peines, de la non rétroactivité des lois. Je ne vois nul inconvénient à proclamer ces principes ; j’en ferai même, si vous le voulez, le préambule de ma constitution.</p>
<p>Les gouvernés seront toujours contents du prince, lorsqu’il ne touchera ni à leurs biens, ni à leur honneur, et dès lors il n’a plus à combattre que les prétentions d’un petit nombre de mécontents, dont il vient facilement à bout.</p>
<p><strong>Montesquieu : </strong></p>
<p>On pourrait vous répondre que les droits politiques aussi sont des biens ; qu’il importe aussi à l’honneur des peuples de les maintenir, et qu’en y touchant vous portez en réalité atteinte à leurs biens comme à leur honneur.</p>
<p><strong>Machiavel :</strong></p>
<p>Vous semblez toujours croire que les peuples modernes sont affamés de liberté. Avez-vous prévu le cas où ils n’en veulent plus, et pouvez-vous demander aux princes d’avoir pour elle plus de passion que n’en ont les peuples ? Or, dans vos sociétés si profondément relâchées, où l’individu ne vit plus que dans la sphère de son égoïsme et de ses intérêts matériels, interrogez le plus grand nombre, et vous verrez si, de tous côtés, on ne vous répond pas : Que me fait la politique ? Que m’importe la liberté ? Est-ce que tous les gouvernements ne sont pas les mêmes ? Est-ce qu’un gouvernement ne doit pas se défendre ?</p>
<p>Remarquez-le bien, d’ailleurs, ce n’est même pas le peuple qui tiendra ce langage ; ce seront les bourgeois, les industriels, les gens instruits, les riches, les lettrés, tous ceux qui sont en état d’apprécier vos belles doctrines de droit public. Ils me béniront, ils s’écrieront que je les ai sauvés, qu’ils sont en état de minorité, qu’ils sont incapables de se conduire. Tenez, les nations ont je ne sais quel secret amour pour les vigoureux génies de la force. A tous les actes violents marqués du talent de l’artifice, vous entendrez dire avec une admiration qui surmontera le blâme : Ce n’est pas bien, soit, mais c’est habile, c’est bien joué, c’est fort ! »</p>
<h2>La presse</h2>
<p><strong>« Machiavel :</strong></p>
<p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/21_illuminati.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2649" title="Divers logos de sociétés secrètes différentes allant tous vers le même objectif : le Nouvel Ordre Mondial" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/21_illuminati.jpg?w=225" alt="" width="225" height="300" /></a>Puisque c’est une si grande force que le journalisme, savez-vous ce que ferait mon gouvernement ? Il se ferait journaliste, ce serait le journalisme incarné. Je compterai le nombre de journaux qui représenteront ce que vous appelez l’opposition. S’il y en a dix pour l’opposition, j’en aurai vingt pour le gouvernement ; s’il y en a vingt, j’en aurai quarante ; s’il y en a quarante, j’en aurai quatre-vingts. Voilà à quoi me servira, vous le comprenez à merveille maintenant, la faculté que je me suis réservée d’autoriser la création de nouvelles feuilles politiques. Il ne faut pas que la masse du public puisse soupçonner cette tactique ; la combinaison serait manquée et l’opinion se détacherait d’elle-même des journaux qui défendraient ouvertement ma politique.</p>
<p>Je diviserai en trois ou quatre catégories les feuilles dévouées à mon pouvoir. Au premier rang je mettrai un certain nombre de journaux dont la nuance sera franchement officielle, et qui, en toutes rencontres, défendront mes actes à outrance. Ce ne sont pas ceux-là, je commence par vous le dire, qui auront le plus d’ascendant sur l’opinion. Au second rang je placerai une autre phalange de journaux dont le caractère ne sera déjà plus qu’officieux et dont la mission sera de rallier à mon pouvoir cette masse d’hommes tièdes et indifférents qui acceptent sans scrupule ce qui est constitué, mais ne vont pas au delà dans leur religion politique.</p>
<p>C’est dans les catégories de journaux qui vont suivre que se trouveront les leviers les plus puissants de mon pouvoir. Ici, la nuance officielle ou officieuse se dégrade complétement, en apparence, bien entendu, car les journaux dont je vais vous parler seront tous rattachés par la même chaîne à mon gouvernement, chaîne visible pour les uns, invisible à l’égard des autres. Je n’entreprends point de vous dire quel en sera le nombre, car je compterai un organe dévoué dans chaque opinion, dans chaque parti ; j’aurai un organe aristocratique dans le parti aristocratique, un organe républicain dans le parti républicain, un organe révolutionnaire dans le parti révolutionnaire, un organe anarchiste, au besoin, dans le parti anarchiste. Comme le dieu Wishnou, ma presse aura cent bras, et ces bras donneront la main à toutes les nuances d’opinion quelconque sur la surface entière du pays. On sera de mon parti sans le savoir. Ceux qui croiront parler leur langue parleront la mienne, ceux qui croiront agiter leur parti agiteront le mien, ceux qui croiront marcher sous leur drapeau marcheront sous le mien.</p>
<p><strong>Montesquieu :</strong></p>
<p>Je me demande seulement, comment vous pourrez diriger et rallier toutes ces milices de publicité clandestinement embauchées par votre gouvernement.</p>
<p><strong>Machiavel :</strong></p>
<p>Ce n’est là qu’une affaire d’organisation, vous devez le comprendre ; j’instituerai, par exemple, sous le titre de division de l’imprimerie et de la presse, un centre d’action commun où l’on viendra chercher la consigne et d’où partira le signal. Alors, pour ceux qui ne seront qu’à moitié dans le secret de cette combinaison, il se passera un spectacle bizarre ; on verra des feuilles, dévouées à mon gouvernement, qui m’attaqueront, qui crieront, qui me susciteront une foule de tracas.</p>
<p>Remarquez bien que jamais les bases ni les principes de mon gouvernement ne seront attaqués par les journaux dont je vous parle ; ils ne feront jamais qu’une polémique d’escarmouche, qu’une opposition dynastique dans les limites les plus étroites. Le résultat, vraiment considérable déjà, sera de faire dire, par le plus grand nombre : Mais vous voyez bien qu’on est libre, qu’on peut parler sous ce régime, qu’il est injustement attaqué, qu’au lieu de comprimer, comme il pourrait le faire, il souffre, il tolère ! Un autre résultat, non moins important, sera de provoquer, par exemple, des observations comme celles-ci : Voyez à quel point les bases de ce gouvernement, ses principes, s’imposent au respect de tous ; voilà des journaux qui se permettent les plus grandes libertés de langage, eh bien, jamais ils n’attaquent les institutions établies. Il faut qu’elles soient au-dessus des injustices des passions, puisque les ennemis mêmes du gouvernement ne peuvent s’empêcher de leur rendre hommage.</p>
<p><strong>Montesquieu :</strong></p>
<p>Voilà, je l’avoue, qui est vraiment machiavélique.</p>
<p><strong>Machiavel :</strong></p>
<p>Vous me faites beaucoup d’honneur, mais il y a mieux : A l’aide du dévouement occulte de ces feuilles publiques, je puis dire que je dirige à mon gré l’opinion dans toutes les questions de politique intérieure ou extérieure. J’excite ou j’endors les esprits, je les rassure ou je les déconcerte, je plaide le pour et le contre, le vrai et le faux. Je fais annoncer un fait et je le fais démentir suivant les circonstances ; je sonde ainsi la pensée publique, je recueille l’impression produite, j’essaie des combinaisons, des projets, des déterminations soudaines, enfin ce que vous appelez, en France, des ballons d’essai. Je combats à mon gré mes ennemis sans jamais compromettre mon pouvoir, car, après avoir fait parler ces feuilles, je puis leur infliger, au besoin, les désaveux les plus énergiques ; je sollicite l’opinion à de certaines résolutions, je la pousse ou je la retiens, j’ai toujours le doigt sur ses pulsations, elle reflète, sans le savoir, mes impressions personnelles, et elle s’émerveille parfois d’être si constamment d’accord avec son souverain. On dit alors que j’ai la fibre populaire, qu’il y a une sympathie secrète et mystérieuse qui m’unit aux mouvements de mon peuple. »</p>
<p><strong>Commentaire :</strong></p>
<p>Il n’est pas aisé, au premier abord, de se douter de combien les médias d’aujourd’hui sont reliés aux intérêts des gouvernements et/ou des grands empires financiers. En effet, les chaînes de télévision, de radio, les journaux, les maisons d’édition de livres, etc., qui n’appartiennent pas directement au gouvernement sont les biens de grandes entreprises privées. Ainsi, Europe 1 et Hachette appartiennent à Lagardère, l’actionnaire principal de TF1 est Bouygues, RTL Group appartient à Bertelsmann, etc… Parce que toute entreprise de communication qui sera écoutée et popularisée ne pourra qu’être financée par un ou des puissants groupes qui ont tous de nombreux intérêts communs avec leurs semblables, il est toujours vital de rechercher qui donne les subsides de quelle entreprise ou de quel institut. C’est parce que l’on ignore souvent ces sources que l’on peut être leurré par tel moyen de communication d’opposition, qui en fait, pourrait très bien être relié aux intérêts du poivoir, tout comme dans le gouvernement imaginé par Machiavel. Il est alors aussi facile de diriger la pensée de ceux qui se laisseront tromper que de piéger ceux qui participeront à des manifestations ou autres activités d’opposition qui seraient, en fait, également liées au pouvoir. Dans ces cas-là, par exemple, quelques agitateurs infiltrés se débrouillent parfaitement bien pour discréditer toute l’optique de manifestants. De même, un candidat à une élection, quelle qu’elle soit, jouera peut-être le mécontent du système, le grand réformateur, mais s’avérera souvent être un pion d’intérêts financiers qui auront misé sur la confiance et l’enthousiasme qu’il aura suscités chez les gens pour mieux les tromper. Les vraies forces d’opposition indépendantes, les vrais hommes rebelles qui ne répondent pas d’intérêts oligarchiques, sont discrédités par une propagande abondante, dans le cas où ils auraient réussi à se rallier un certain nombre d’adeptes. Dans la plupart des cas, peu popularisés, ils ne constituent pas une menace digne d’être écartée.</p>
<p>En outre, les médias populaires, prétendument objectifs, qui font de la soi-disante opposition ne remettront jamais en question les bases du système. Comme le dit si bien Machiavel, les gens penseront alors que le fait qu’il y ait une critique signifiera qu’il y a de la liberté, mais que les fondations mêmes du système sont trop parfaites pour pouvoir être critiquées, infaillibles. Nous remarquons parfaitement la même chose lorsque nous sommes longuement bassinés par telle ou telle injure qu’aurait prononcée le président Sarkozy, appelés à s’indigner sur le prix exorbitant de ses dernières vacances, sur tel scandale de détournement de fonds qui pourtant, s’empresserait-on d’ajouter ou de sous-entendre, serait un cas isolé,… Ce ton critique, agressif, osé, donne l’impression d’une opposition, mais ces choses sont d’une frivolité telle qu’elles ne serviront qu’à en maintenir l’illusion, car jamais l’essentiel ne sera mis en cause; au contraire, la multitude des informations insignifiantes que l’on préférera dispenser massivement au lieu de cela empêcheront de s’en apercevoir.</p>
<p>« <strong>Montesquieu :</strong></p>
<p>Ces diverses combinaisons me paraissent d’une perfection idéale. Je vous soumets cependant encore une observation, mais très-timide cette fois : Si vous sortez du silence de la Chine, si vous permettez à la milice de vos journaux de faire, au profit de vos desseins, l’opposition postiche dont vous venez de me parler, je ne vois pas trop, en vérité, comment vous pourrez empêcher les journaux non affiliés de répondre, par de véritables coups, aux agaceries dont ils devineront le manége. Ne pensez-vous pas qu’ils finiront par lever quelques-uns des voiles qui couvrent tant de ressorts mystérieux ? Quand ils connaîtront le secret de cette comédie, pourrez-vous les empêcher d’en rire ? Le jeu me paraît bien scabreux.</p>
<p><strong>Machiavel :</strong></p>
<p>Pas du tout ; je vous dirai que j’ai employé, ici, une grande partie de mon temps à examiner le fort et le faible de ces combinaisons, je me suis beaucoup renseigné sur ce qui touche aux conditions d’existence de la presse dans les pays parlementaires. Vous devez savoir que le journalisme est une sorte de franc-maçonnerie : ceux qui en vivent sont tous plus ou moins rattachés les uns aux autres par les liens de la discrétion professionnelle ; pareils aux anciens augures, ils ne divulguent pas aisément le secret de leurs oracles. Ils ne gagneraient rien à se trahir, car ils ont pour la plupart des plaies plus ou moins honteuses. Il est assez probable, j’en conviens, qu’au centre de la capitale, dans un certain rayon de personnes, ces choses ne seront pas un mystère ; mais, partout ailleurs, on ne s’en doutera pas, et la grande majorité de la nation marchera avec la confiance la plus entière sur la trace des guides que je lui aurai donnés.</p>
<p>Vous savez avec quelle discrétion et quels ménagements ingénieux doivent être rédigés les documents de l’autorité, dans les conjonctures importantes : le problème à résoudre en pareil cas est de donner une sorte de satisfaction à tous les partis. Eh bien, chacun de mes journaux, suivant sa nuance, s’efforcera de persuader à chaque parti que la résolution que l’on a prise est celle qui le favorise le plus. Ce qui ne sera pas écrit dans un document officiel, on l’en fera sortir par voie d’interprétation ; ce qui ne sera qu’indiqué, les journaux officieux le traduiront plus ouvertement, les journaux démocratiques et révolutionnaires le crieront par dessus les toits ; et tandis qu’on se disputera, qu’on donnera les interprétations les plus diverses à mes actes, mon gouvernement pourra toujours répondre à tous et à chacun : Vous vous trompez sur mes intentions, vous avez mal lu mes déclarations ; je n’ai jamais voulu dire que ceci ou que cela.</p>
<p>Ce sont les paroles bien plus que les actes qu’il s’agit de faire accorder. Comment voulez-vous que la grande masse d’une nation puisse juger si c’est la logique qui mène son gouvernement ? Il suffit de le lui dire. Je veux donc que les diverses phases de ma politique soient présentées comme le développement d’une pensée unique se rattachant à un but immuable. Chaque événement prévu ou imprévu sera un résultat sagement amené, les écarts de direction ne seront que les différentes faces de la même question, les voies diverses qui conduisent au même but, les moyens variés d’une solution identique poursuivie sans relâche à travers les obstacles. Le dernier événement sera donné comme la conclusion logique de tous les autres.</p>
<p>Je n’oublierais pas que je vis dans une époque où l’on croit pouvoir résoudre, par l’industrie, tous les problèmes de la société, où l’on s’occupe sans cesse de l’amélioration du sort des classes ouvrières. Je m’attacherais d’autant plus à ces questions, qu’elles sont un dérivatif très-heureux pour les préoccupations de la politique intérieure. Chez les peuples méridionaux, il faut que les gouvernements paraissent sans cesse occupés ; les masses consentent à être inactives, mais à une condition, c’est que ceux qui les gouvernent leur donnent le spectacle d’une activité incessante, d’une sorte de fièvre ; qu’ils attirent constamment leurs yeux par des nouveautés, par des surprises, par des coups de théâtre ; cela est bizarre peut-être, mais, encore une fois, cela est.</p>
<p>Je me conformerais de point en point à ces indications ; en conséquence, je ferais, en matière de commerce, d’industrie, d’arts et même d’administration, étudier toutes sortes de projets, de plans, de combinaisons, de changements, de remaniements, d’améliorations dont le retentissement dans la presse couvrirait la voix des publicistes les plus nombreux et les plus féconds. L’économie politique a, dit-on, fait fortune chez vous, eh bien, je ne laisserais rien à inventer, rien à publier, rien à dire même à vos théoriciens, à vos utopistes, aux déclamateurs les plus passionnés de vos écoles. Le bien-être du peuple serait l’objet unique, invariable, de mes confidences publiques. Soit que je parle moi-même, soit que je fasse parler par mes ministres ou mes écrivains, on ne tarirait jamais sur la grandeur du pays, sur la prospérité, sur la majesté de sa mission et de ses destinées ; on ne cesserait de l’entretenir des grands principes du droit moderne, des grands problèmes qui agitent l’humanité. Le libéralisme le plus enthousiaste, le plus universel, respirerait dans mes écrits. »</p>
<p><strong>Commentaire :</strong></p>
<p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/not_illuminati.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-2650" title="I can't believe. It's not the Illuminati" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/not_illuminati.jpg?w=300" alt="" width="300" height="277" /></a>Á nouveau, Machiavel parle de la facilité avec laquelle il est facile de tromper l’opinion publique en arguant de bonnes intentions, et du peu d’importance qu’auront les quelques rares esprits, incompris et raillés, qui auront percé la ruse à jour. Il confirme également ce que nous avons dit précédemment lorsqu’il dit qu’il faut donner des préoccupations à l’opinion publique, occuper son esprit, par toute une foule de choses qui occulteront des informations plus essentielles. Pendant ce temps, il pourra continuer de régner tranquillement, voire même faire passer l’une ou l’autre mesure qui aurait soi-disant pour but d’aider à accomplir telle ou telle grande oeuvre sur laquelle la société s’échine. Il est effectivement facile de constater que lorsque l’esprit public est occupé ou choqué, comme cela s’est passé lors du 11 septembre ou de quelque grand autre événement comme un cataclysme naturel, des mesures passent en force et, si elles ne sont pas présentées comme garantes d’une amélioration de la situation, dans l’ignorance et l’indifférence générales.</p>
<p><strong>« Machiavel :</strong></p>
<p>Il serait très-important de mettre en relief les fautes de ceux qui m’ont précédé, de montrer que j’ai su les éviter toujours. On entretiendrait ainsi, contre les régimes auxquels mon pouvoir a succédé, une sorte d’antipathie, d’aversion même, qui finirait par devenir irréparable comme une expiation.</p>
<p>Dans les pays les plus avancés de l’Europe en civilisation, l’invention de l’imprimerie a fini par donner naissance à une littérature folle, furieuse, effrénée, presque immonde, c’est un grand mal. Eh bien, cela est triste à dire, mais il suffira presque de ne pas la gêner, pour que cette rage d’écrire, qui possède vos pays parlementaires, soit à peu près satisfaite.</p>
<p>Cette littérature pestiférée dont on ne peut empêcher le cours, la platitude des écrivains et des hommes politiques qui seraient en possession du journalisme, ne manquerait pas de former un contraste repoussant avec la dignité du langage qui tomberait des marches du trône, avec la dialectique vivace et colorée dont on aurait soin d’appuyer toutes les manifestations du pouvoir. Vous comprenez, maintenant, pourquoi j’ai voulu environner le prince de cet essaim de publicistes, d’hommes d’administration, d’avocats, d’hommes d’affaires et de jurisconsultes qui sont essentiels à la rédaction de cette quantité de communications officielles dont je vous ai parlé, et dont l’impression serait toujours très-forte sur les esprits. »</p>
<p><strong>Commentaire :</strong></p>
<p>Encore une fois, on compte sur <em>l’effet</em> ménagé par toute cette panoplie « d’experts » dont regorge le gouvernement pour impressionner les gens, qui, espère t-on, seront plus tentés de remettre leur confiance en ces personnes qu’en qui que ce soit d’autre. L’apparence joue donc un grand rôle, à nouveau.</p>
<h2>Les sociétés secrètes</h2>
<p><strong>« Machiavel :</strong></p>
<p>Le monde souterrain des sociétés secrètes est rempli de cerveaux vides, dont je ne fais pas le moindre cas, mais il y a là des directions à donner, des forces à mouvoir. S’il s’y agite quelque chose, c’est ma main qui remue ; s’il s’y prépare un complot, le chef c’est moi : je suis le chef de la ligue.</p>
<p><strong>Montesquieu :</strong></p>
<p>Et vous croyez que ces cohortes de démocrates, ces républicains, ces anarchistes, ces terroristes vous laisseront approcher et rompre le pain avec eux ; vous pouvez croire que ceux qui ne veulent point de domination humaine accepteront un guide qui sera autant dire un maître !</p>
<p><strong>Montesquieu :</strong></p>
<p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/salle-franc-maconnique.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2651" title="salle franc-maçonnique" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/salle-franc-maconnique.jpg?w=300" alt="" width="300" height="238" /></a>C’est que vous ne connaissez pas, ô Montesquieu, ce qu’il y a d’impuissance et même de niaiserie chez la plupart des hommes de la démagogie européenne. Ces tigres ont des âmes de mouton, des têtes pleines de vent ; il suffit de parler leur langage pour pénétrer dans leur rang. Leurs idées ont presque toutes, d’ailleurs, des affinités incroyables avec les doctrines du pouvoir absolu. Leur rêve est l’absorption des individus, dans une unité symbolique. Ils demandent la réalisation complète de l’égalité, par la vertu d’un pouvoir qui ne peut être en définitive que dans la main d’un seul homme. Vous voyez que je suis encore ici le chef de leur école ! Et puis il faut dire qu’ils n’ont pas le choix. Les sociétés secrètes existeront dans les conditions que je viens de dire ou elles n’existeront pas. »</p>
<p><strong>Commentaire :</strong></p>
<p>Peu de chose à ajouter par rapport à ce que nous avons déjà dit, mais cet extrait renforce la présence du gouvernement dans ce qui pourrait constituer une opposition potentielle, pour la dévier de son but et être au courant des éventuels complots qui se trament. Cela ne fait que rejoindre ce que j’ai dit à propos des gens qui penseront se diriger vers quelque forme d’opposition, et que l’on piégera.</p>
<h2>Législatif et judiciaire</h2>
<p><strong>« Machiavel :</strong></p>
<p>La cour de cassation est plus qu’un corps judiciaire : c’est, en quelque sorte, un quatrième pouvoir dans l’État, parce qu’il lui appartient de fixer en dernier ressort le sens de la loi. Aussi vous répéterai-je ici ce que je crois vous avoir dit à propos du Sénat et de l’Assemblée législative : une semblable cour de justice qui serait complétement indépendante du gouvernement pourrait, en vertu de son pouvoir d’interprétation souverain et presque discrétionnaire, le renverser quand elle voudrait. Il lui suffirait pour cela de restreindre ou d’étendre systématiquement, dans le sens de la liberté, les dispositions de lois qui règlent l’exercice des droits politiques.</p>
<p><strong>Montesquieu :</strong></p>
<p>Et c’est apparemment le contraire que vous allez lui demander ?</p>
<p><strong>Machiavel :</strong></p>
<p>Je ne lui demanderai rien, elle fera d’elle-même ce qu’il conviendra de faire. Car c’est ici que concourront le plus puissamment les différentes causes d’influence dont je vous ai parlé plus haut. Plus le juge est près du pouvoir, plus il lui appartient. L’esprit conservateur du règne se développera là à un plus haut degré que partout ailleurs, et les lois de haute police politique recevront, dans le sein de cette grande assemblée, une interprétation si favorable à mon pouvoir, que je serai dispensé d’une foule de mesures restrictives qui, sans cela, deviendraient nécessaires.</p>
<p>Il faut maintenant donner au gouvernement le moyen de résister à l’influence de l’opposition, d’empêcher qu’elle ne fasse déserter les rangs de ceux qui veulent le défendre. Au moment des élections, les partis ont pour habitude de proclamer leurs candidats et de les poser en face du gouvernement ; je ferai comme eux, j’aurai des candidats déclarés et je les poserai en face des partis. J’irai jusqu’à fermer les yeux sur les agissements de quelques candidatures populaires qui s’agiteront bruyamment au nom de la liberté ; seulement, il est bon de vous dire que ceux qui crieront le plus fort seront des hommes à moi.</p>
<p>L’essentiel est bien moins de ne commettre aucune faute, que d’en supporter la responsabilité avec une attitude d’énergie qui impose aux détracteurs. Quand même l’opposition parviendrait à introduire dans ma chambre quelques déclamateurs, que m’importerait ? Je ne suis pas de ceux qui veulent compter sans les nécessités de leur temps.</p>
<p>Un de mes grands principes est d’opposer les semblables. De même que j’use la presse par la presse, j’userais la tribune par la tribune ; j’aurais autant qu’il en faudrait d’hommes dressés à la parole et capables de parler plusieurs heures sans s’arrêter. L’essentiel est d’avoir une majorité compacte et un président dont on soit sûr. Il y a un art particulier de conduire les débats et d’enlever le vote. Aurais-je besoin d’ailleurs des artifices de la stratégie parlementaire ? Les dix-neuf vingtièmes de la Chambre seraient des hommes à moi qui voteraient sur une consigne, tandis que je ferais mouvoir les fils d’une opposition factice et clandestinement embauchée ; après cela, qu’on vienne faire de beaux discours : ils entreront dans les oreilles de mes députés comme le vent entre dans le trou d’une serrure. »</p>
<p><strong>Commentaire :</strong></p>
<p>Bien qu’un bon nombre de précautions conseillées par Machiavel dans les Dialogues aux Enfers n’existent pas aujourd’hui (c’est pourquoi je ne les ai pas extraites), il semble que le même effet de domination du pouvoir sur des organes tels que l’Assemblée Nationale, le Sénat, et les institutions judiciaires, aient pu se faire avec nettement plus de facilité que ce qu’il imaginait. On peut effectivement se douter que le député, le juge et le sénateur, faisant partie d’un corps social privilégié, aient une tendance naturelle à aider les intérêts des « riches », de même que, pour accéder à leur fonction, ils doivent sans doute avoir assuré de jouer le jeu. En tout cas, il est clair que, dans la réalité des choses, ces forces sont bel et bien sous influence. Ainsi, l’UMP est censé faire opposition au PS en France, et inversément; mais il faudrait être bien dupe pour croire qu’il existe des différences réelles entre les deux partis. Il n’y a effectivement pas de ligne réellement définie; ils servent les mêmes intérêts. Le PS a souvent plus privatisé qu’il n’a nationalisé, et ses membres s’entendent généralement bien avec l’UMP pour faire avancer les intérêts d’un amour qu’ils ont le plus particulièrement en commun: celui de l’argent. Donc, aucune loi et aucune décision judiciaire ne pourront gêner réellement l’ordre établi.</p>
<h2>L’éducation</h2>
<p><strong>« Machiavel :</strong></p>
<p>En ce qui touche l’Université, l’ordre de choses actuel me satisfait à peu près. Vous n’ignorez pas, en effet, que ces grands corps d’enseignement ne sont plus organisés, aujourd’hui, comme ils l’étaient autrefois. Ils ont presque partout, m’assure-t-on, perdu leur autonomie et<a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/nwogun.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-2652" title="arme gravée du Nouvel Ordre Mondial" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/nwogun.jpg?w=300" alt="" width="300" height="225" /></a> ne sont plus que des services publics à la charge de l’État. Or, ainsi que je vous l’ai dit plus d’une fois, là où est l’État, là est le prince ; la direction morale des établissements publics est entre ses mains ; ce sont ses agents qui inspirent l’esprit de la jeunesse. Les chefs comme les membres des corps enseignants de tous les degrés sont nommés par le gouvernement, ils y sont rattachés, ils en dépendent, cela suffit ; s’il reste çà et là quelques traces d’organisation indépendante dans quelque école publique ou Académie que ce soit, il est facile de la ramener au centre commun d’unité et de direction. C’est l’affaire d’un règlement ou même d’un simple arrêté ministériel. Il faut que les générations qui naissent sous mon règne soient élevées dans le respect des institutions établies, dans l’amour du prince ; aussi ferais-je un usage assez ingénieux du pouvoir de direction qui m’appartient sur l’enseignement : je crois qu’en général dans les écoles on a un grand tort, c’est de négliger l’histoire contemporaine. Il est au moins aussi essentiel de connaître son temps que celui de Périclès »</p>
<p><strong>Commentaire :</strong></p>
<p>Voilà bien un secteur où l’ordre établi ne risquera pas non plus d’être remis sérieusement en cause, avec toute la sincérité des professeurs, si ce n’est l’une ou l’autre exception qui bénéficiera d’assez de lucidité et d’indépendance. Il est aussi intéressant de constater que comme le dit Machiavel, on y néglige à tort l’histoire comtemporaine. La tendance est plutôt dans la diabolisation des temps anciens et la vénération du système présent, ce que j’aime appeler le culte du présent. En effet, les régimes absolutistes d’autrefois n’étaient-ils pas si laids, et notre démocratie si merveilleuse d’aujourd’hui n’est-elle pas si belle ? Il n’y a malheureusement que trop peu de gens qui se rendent compte que ce que l’on fait aujourd’hui n’est que ce que l’on faisait hier dans une forme différente…</p>
<h2>Les complots</h2>
<p><strong>« Machiavel :</strong></p>
<p>Je voudrais avoir un prince de ma maison, assis sur les marches de mon trône, qui jouerait au mécontent. Sa mission consisterait à se poser en libéral, en détracteur de mon gouvernement et à rallier ainsi, pour les observer de plus près, ceux qui, dans les rangs les plus élevés de mon royaume, pourraient faire un peu de démagogie. A cheval sur les intrigues intérieures et extérieures, le prince auquel je confierais cette mission ferait ainsi jouer un jeu de dupe à ceux qui ne seraient pas dans le secret de la comédie.</p>
<p>Il y aura des complots sous mon règne : il faut qu’il y en ait.</p>
<p>Il y aura peut-être des complots vrais, je n’en réponds pas ; mais à coup sûr il y aura des complots simulés. A de certains moments, ce peut être un excellent moyen pour exciter la sympathie du peuple en faveur du prince, lorsque sa popularité décroît. En intimidant l’esprit public on obtient, au besoin, par là, les mesures de rigueur que l’on veut, ou l’on maintient celles qui existent. Les fausses conspirations, dont, bien entendu, il ne faut user qu’avec la plus grande mesure, ont encore un autre avantage : c’est qu’elles permettent de découvrir les complots réels, en donnant lieu à des perquisitions qui conduisent à rechercher partout la trace de ce qu’on soupçonne.</p>
<p>Avec le système que j’organiserai, je serai si complétement renseigné, que je pourrai tolérer même des agissements coupables, parce qu’à chaque minute du jour j’aurai le pouvoir de les arrêter. »</p>
<p><strong>Commentaire :</strong></p>
<p>La meilleure preuve contemporaine que l’on peut prendre des mesures extraordinaires grâce à un complot simulé me semble être le 11 septembre; comme nous en avons déjà parlé, le choc de cet événement a permis de faire passer toute une série de mesures sous prétexte d’empêcher que cela se reproduise. Mais quoi de pire que la perspective que l’événement ait été créé de toute pièces ? Face à l’absurdité de la version officielle et aux analyses minutieuses qui ont été faites à ce sujet, nous savons malheureusement que cela a d’ailleurs bien été le cas…</p>
<p><strong>« Montesquieu :</strong></p>
<p>Les tolérer, et pourquoi ?</p>
<p><strong>Machiavel :</strong></p>
<p>Parce que dans les États européens le monarque absolu ne doit pas indiscrètement user de la force ; parce qu’il y a toujours, dans le fond de la société, des activités souterraines sur lesquelles on ne peut rien quand elles ne se formulent pas ; parce qu’il faut éviter avec grand soin d’alarmer l’opinion sur la sécurité du pouvoir ; parce que les partis se contentent de murmures, de taquineries inoffensives, quand ils sont réduits à l’impuissance et que prétendre désarmer jusqu’à leur mauvaise humeur, serait une folie. On les entendra donc se plaindre, çà et là, dans les journaux, dans les livres ; ils essaieront des allusions contre le gouvernement dans quelques discours ou dans quelques plaidoyers ; ils feront, sous divers prétextes, quelques petites manifestations d’existence ; tout cela sera bien timide, je vous le jure, et le public s’il en est informé, ne sera guère tenté que d’en rire. On me trouvera bien bon de supporter cela, je passerai pour trop débonnaire ; voilà pourquoi je tolérerai ce qui, bien entendu, me paraîtra pouvoir l’être sans aucun danger : je ne veux pas même que l’on puisse dire que mon gouvernement est ombrageux. »</p>
<h2>La manipulation de la religion</h2>
<p><strong>Montesquieu :</strong></p>
<p>Il n’est que trop vrai que l’on peut prêter aux mesures les plus détestables, le langage de la raison ! Mais voyons, qu’allez-vous faire maintenant à <a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/illuminati_detail.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2653" title="symboles maçonniques de l'Ordre du Grand Orient" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/illuminati_detail.jpg?w=299" alt="" width="299" height="300" /></a>l’égard du clergé ? Voilà une institution qui ne dépend de l’État que par un côté et qui relève d’une puissance spirituelle, dont le siége est ailleurs que chez vous. Je ne connais rien de plus dangereux pour votre pouvoir, je vous le déclare, que cette puissance qui parle au nom du ciel et dont les racines sont partout sur la terre : n’oubliez pas que la parole chrétienne est une parole de liberté. Sans doute, les lois de l’État ont établi une démarcation profonde entre l’autorité religieuse et l’autorité politique ; sans doute, la parole des ministres du culte ne se fera entendre qu’au nom de l’Évangile ; mais le spiritualisme divin qui s’en dégage est la pierre d’achoppement du matérialisme politique. C’est ce livre si humble et si doux qui a détruit, à lui seul, et l’empire Romain, et le césarisme, et sa puissance. Les nations franchement chrétiennes échapperont toujours au despotisme, car le christianisme élève la dignité de l’homme trop haut pour que le despotisme puisse l’atteindre, car il développe des forces morales sur lesquelles le pouvoir humain n’a pas de prise[10]. Prenez garde au prêtre : il ne dépend que de Dieu, et son influence est partout, dans le sanctuaire, dans la famille, dans l’école. Vous ne pouvez rien sur lui : sa hiérarchie n’est pas la vôtre, il obéit à une constitution qui ne se tranche ni par la loi, ni par l’épée. Si vous régnez sur une nation catholique et que vous ayez le clergé pour ennemi, vous périrez tôt ou tard, quand bien même le peuple entier serait pour vous.</p>
<p>[10] <em>Esp. des lois</em>, p. 371, liv. XXIV, ch. I et suiv.</p>
<p><strong>Machiavel :</strong></p>
<p>Je ne sais pas trop pourquoi il vous plaît de faire du prêtre un apôtre de liberté. Je n’ai jamais vu cela, ni dans les temps anciens, ni dans les temps modernes ; j’ai toujours trouvé dans le sacerdoce un appui naturel du pouvoir absolu.</p>
<p><strong>Commentaire :</strong></p>
<p>L’histoire démontre que Machiavel a amplement raison ; la religion a toujours été un prétexte à la mise en place d’un pouvoir temporel déguisé et despotique. Bien qu’elle joue un bien moindre rôle aujourd’hui, il n’empêche qu’il subsiste un bon nombre de « <em>fidèles</em> » loyaux à la parole du pape et des autres personnages haut placés du Vatican. À partir du moment où l’on contrôle l’opinion publique par tous les stratagèmes que nous avons abordés, il est logique de souhaiter dominer également le Vatican de sorte à ce que le pouvoir de manipulation des esprits soit complet. Malheureusement, cette vérité est elle aussi réalité, comme le démontrent les extraits suivants, qui utilisent honteusement le message religieux pour promouvoir, de façon plus ou moins subliminale, le mondialisme.</p>
<p>Le 24 décembre 2005, Benoît XVI a délivré son message de Noël<em> : « La force vivifiante de sa lumière (de Dieu) t’encourage à t’engager dans l’édification d’un Nouvel Ordre Mondial, fondé sur de justes relations éthiques et économiques. Que son amour guide les peuples et éclaire leur conscience commune d’être une famille appelée à construire des relations de confiance et de soutien mutuel. L’humanité unie pourra affronter les problèmes nombreux et préoccupants du monde présent.</em> »</p>
<p>« Peter-Hans Kolvenbach, supérieur général de l’Ordre des Jésuites. Dans un discours tenu en 1997, ce prince de l’Église a réaffirmé la nécessité de l’unité dans des termes proches de l’Être suprême : « <em>L’homme de foi est intimement convaincu que l’histoire de l’union humaine peut être écrite en collaboration avec le Seigneur de l’Histoire. L’échec de la tour de Babel n’est pas fatal. Le monde se meut vers un nouveau phénomène pentecostal où chacun, avec ses particularités, se fait communion avec l’esprit.</em> »</p>
<p>« <em>Dès que possible, nous devons arriver à élaborer un gouvernement mondial et une religion mondiale dirigées par un leader mondial</em> » <strong>Robert Muller (ancien assistant au secrétaire général de l’ONU)</strong></p>
<p>Cette dernière citation montre que la religion n’a pas cessé d’être perçu comme un outil de manipulation utile et efficace par ceux qui se trouvent dans les plus hautes sphères du pouvoir.</p>
<p><strong>Montesquieu :</strong></p>
<p>Ce serait un coup de maître, si vous teniez à Rome une garnison perpétuelle, car vous disposeriez presque du Saint-Siége, comme s’il résidait dans quelque province de votre royaume. Mais enfin, si au lieu de trouver dans la chaire de Saint-Pierre un Borgia ou un Dubois, comme vous paraissez y compter, vous aviez en face de vous un pape qui résistât à vos intrigues et bravât votre colère, que feriez-vous ?</p>
<p><strong>Machiavel :</strong></p>
<p>Alors, il faudrait bien s’y résoudre, sous prétexte de défendre le pouvoir temporel, je déterminerais sa chute.</p>
<p><strong>Montesquieu :</strong></p>
<p>Vous avez ce que l’on appelle du génie !</p>
<h2>Les finances</h2>
<p> <strong>« Montesquieu:</strong></p>
<p>Oui, mais c’est ici que commence la difficulté. Je sais comment les gouvernements représentatifs pourvoient à leurs besoins financiers, mais je n’ai aucune idée des moyens d’existence du pouvoir absolu dans les sociétés modernes. Si j’interroge le passé, je vois très-clairement qu’il ne peut subsister qu’aux conditions suivantes : il faut, en premier lieu, que le monarque absolu soit un chef militaire, vous le reconnaissez sans doute.</p>
<p><strong>Machiavel:</strong></p>
<p>Oui.</p>
<p><strong>Montesquieu:</strong></p>
<p>Il faut, de plus, qu’il soit conquérant, car c’est à la guerre qu’il doit demander les principales ressources qui lui sont nécessaires pour entretenir son faste et ses armées. S’il les demandait à l’impôt, il écraserait ses sujets. Vous voyez par là que ce n’est pas, parce que le monarque absolu dépense moins, qu’il doit ménager les tributs, mais parce que la loi de sa subsistance est ailleurs. »</p>
<p><strong>Commentaire :</strong></p>
<p>Il n’est pas utile de s’étendre sur ce point, car je pense que tout le monde aura fait le rapprochement avec le comportement belliqueux des États-Unis, plus grande « <em>démocratie absolutiste</em> » du monde, et qui, avec 400 milliards de $ attribués chaque année au secteur militaire, dépendent de guerres chroniques pour suivre la logique de leur économie. Outre les deux conflits mondiaux, quand ils ne sont pas en Corée (1951), au Vietnam (1964-1973), au Panama (1989), en Irak (1991), en Serbie (1999), en Afghanistan (2001), encore en Irak (2003), ils trouvent toujours bien l’un ou l’autre pays à qui vendre des armes, un camp à aider contre un autre, comme Taïwan ou plusieurs pays africains.</p>
<p><strong>« Machiavel :</strong></p>
<p>Il y a une manière particulière de présenter le budget, d’en dissimuler, au besoin, l’élévation croissante. Il n’est pas de gouvernement qui ne soit dans la nécessité d’en agir ainsi.</p>
<p><strong>Montesquieu :</strong></p>
<p>Puisque vos dépenses augmentent, il faut bien que vos ressources croissent dans la même proportion. Trouverez-vous, comme Jules César, une valeur de deux milliards de francs dans les coffres de l’État, ou découvrirez-vous les sources du Potose ?</p>
<p><strong>Machiavel :</strong></p>
<p>Vos traits sont fort ingénieux ; je ferai ce que font tous les gouvernements possibles, j’emprunterai.</p>
<p>Quelquefois il y a, vous le savez, en finances des mots tout faits, des phrases stéréotypées, qui font beaucoup d’effet sur le public, le calment, le rassurent.</p>
<p>Ainsi, en présentant avec art telle ou telle dette passive, on dit : ce chiffre n’a rien d’exorbitant ; – il est normal, il est conforme aux antécédents budgétaires ; – le chiffre de la dette flottante n’a rien que de très-rassurant. Il y a une foule de locutions semblables dont je ne vous parle pas parce qu’il est d’autres artifices pratiques, plus importants, sur lesquels je dois appeler votre attention.</p>
<p>D’abord, dans tous les documents officiels il est nécessaire d’insister sur le développement de la prospérité, de l’activité commerciale et du progrès toujours croissant de la consommation.</p>
<p>Le contribuable s’émeut moins de la disproportion des budgets, quand on lui répète ces choses, et on peut les lui répéter à satiété, sans que jamais il s’en défie, tant les écritures authentiques produisent un effet magique sur l’esprit des sots bourgeois. Lorsque l’équilibre des budgets est rompu et que l’on veut, pour l’année suivante, préparer l’esprit public à quelque mécompte, on dit à l’avance, dans un rapport, l’année prochaine le découvert ne sera que de tant.</p>
<p>Si le découvert est inférieur aux prévisions, c’est un véritable triomphe ; s’il est supérieur, on dit : « <em>le déficit a été plus grand qu’on ne l’avait prévu, mais il s’était élevé à un chiffre supérieur l’année précédente ; de compte fait, la situation est meilleure, car on a dépensé moins et cependant on a traversé des circonstances exceptionnellement difficiles : la guerre, la disette, les épidémies, des crises de subsistances imprévues, etc.</em> »</p>
<p>« <em>Mais, l’année prochaine, l’augmentation des recettes permettra, suivant toute probabilité, d’atteindre un équilibre depuis si longtemps désiré : la dette sera réduite, le budget convenablement balancé. Ce progrès continuera, on peut l’espérer, et, sauf des événements extraordinaires, l’équilibre deviendra l’habitude de nos finances, comme il en est la règle.</em> »</p>
<p><strong>Montesquieu :</strong></p>
<p>Mais ne vous préoccuperez-vous pas de payer enfin ?</p>
<p><strong>Machiavel :</strong></p>
<p>A cet égard les moyens sont très-variés : il y a d’abord l’impôt.</p>
<p><strong>Machiavel :</strong></p>
<p>Il y a d’autres moyens : il y a ce que l’on appelle la conversion. Ceci est relatif à la dette que l’on appelle consolidée, c’est-à-dire à celle qui provient de l’émission des emprunts. On dit aux rentiers de l’État, par exemple : jusqu’à ce jour je vous ai payé 5 p.c. de votre argent ; c’était le taux de votre rente. J’entends ne plus vous payer que le 4 1/2 ou le 4 p.c. Consentez à cette réduction ou recevez le remboursement du capital que vous m’avez prêté.</p>
<p><strong>Montesquieu :</strong></p>
<p>Mais si l’on rend réellement l’argent, je trouve le procédé encore assez honnête.</p>
<p><strong>Machiavel :</strong></p>
<p>Sans doute on le rend, si on le réclame ; mais très-peu s’en soucient ; les rentiers ont leurs habitudes ; leurs fonds sont placés ; ils ont confiance dans l’État ; ils aiment mieux un revenu moindre et un placement sûr. Si tout le monde demandait son argent il est évident que le Trésor serait pris au lacet. Cela n’arrive jamais et l’on se débarrasse par ce moyen d’un passif de plusieurs centaines de millions. Voici une autre combinaison relative à un autre genre de dette. Je vous disais tout à l’heure que l’État avait à sa disposition les fonds des caisses de prévoyance et qu’il s’en servait en payant le loyer, sauf à les rendre à première réquisition. Si, après les avoir longtemps maniés, il n’est plus en mesure de les rendre, il consolide la dette qui flotte dans ses mains.</p>
<p><strong>Montesquieu :</strong></p>
<p>Je sais ce que cela signifie ; l’État dit aux déposants : Vous voulez votre argent, je ne l’ai plus ; voilà de la rente.</p>
<p><strong>Machiavel :</strong></p>
<p>Précisément, et il consolide de la même manière toutes les dettes auxquelles il ne peut plus suffire. Il consolide les bons du Trésor, les dettes contractées envers les villes, envers les banques, enfin toutes celles qui forment ce que l’on appelle très-pittoresquement la dette flottante, parce qu’elle se compose de créances qui n’ont point d’assiette déterminée et qui sont à une échéance plus ou moins rapprochée. Je ne vous indique seulement pas la millième partie des combinaisons que l’on peut employer. Loin de redouter l’accroissement des rentes perpétuelles, je voudrais que la fortune publique entière fût en rentes ; je ferais en sorte que les villes, les communes, les établissements publics convertissent en rentes leurs immeubles ou leurs capitaux mobiliers. C’est l’intérêt même de ma dynastie qui me commanderait ces mesures financières. Il n’y aurait pas dans mon royaume un écu qui ne tînt par un fil à mon existence.</p>
<p><strong>Montesquieu :</strong></p>
<p>Mais à ce point de vue même, à ce point de vue fatal, atteindrez-vous votre but ? Ne marchez-vous pas, de la manière la plus directe, à votre ruine à travers la ruine de l’État ? Ne savez-vous pas que chez toutes les nations de l’Europe il y a de vastes marchés de fonds publics, où la prudence, la sagesse, la probité des gouvernements est mise à l’enchère ? A la manière dont vous dirigez vos finances, vos fonds seraient repoussés avec perte des marchés étrangers et ils tomberaient aux plus bas cours, même à la Bourse de votre royaume.</p>
<p><strong>Machiavel :</strong></p>
<p>C’est une erreur flagrante. Un gouvernement glorieux, comme serait le mien, ne peut que jouir d’un grand crédit à l’extérieur. A l’intérieur, sa vigueur dominerait les appréhensions. Au surplus je ne voudrais pas que le crédit de mon État dépendît des transes de quelques marchands de suif ; je dominerais la Bourse par la Bourse.</p>
<p><strong>Montesquieu :</strong></p>
<p>Qu’est-ce encore ?</p>
<p><strong>Machiavel :</strong></p>
<p>J’aurais de gigantesques établissements de crédit institués en apparence pour prêter à l’industrie, mais dont la fonction la plus réelle consisterait à soutenir la rente. Capables de jeter pour 400 ou 500 millions de titres sur la place, ou de raréfier le marché dans les mêmes proportions, ces monopoles financiers seraient toujours maîtres des cours.</p>
<p><strong>Commentaire :</strong></p>
<p>Outre les discours visant à rassurer le public sur la situation des finances, et les méthodes visant à cacher cette même situation, nous connaissons tous à quel point la situation de la dette est catastrophique et Ô combien son montant est exponentiel. Cette dette permet au gouvernement de vivre au-dessus de ses moyens, et condamne le contribuable à être pris dans un système d’esclavage où il devra toujours s’échiner à rembourser une dette qui ne fera qu’augmenter, paradoxalement.</p>
<p>Quant aux gigantesques établissements de crédits, maîtres des cours, le plus frappant est sans doute la Réserve Fédérale des États-Unis (La FED, banque centrale), qui, par la gestion de la masse monétaire et donc des cours de l’argent, détermine également la valeur de ce dernier.</p>
<h2>Conclusion</h2>
<p><strong>« Montesquieu :</strong></p>
<p>La souveraineté du pouvoir humain correspond à une idée profondément subversive, la souveraineté du droit humain ; c’est cette doctrine matérialiste et athée, qui a précipité la Révolution française dans le sang, et lui a infligé l’opprobre du despotisme après le délire de l’indépendance. Il n’est pas exact de dire que les nations sont maîtresses absolues de leurs destinées, car leur souverain maître c’est Dieu lui-même, et elles ne seront jamais hors de sa puissance. Si elles possédaient la souveraineté absolue, elles pourraient tout, même contre la justice éternelle, même contre Dieu ; qui oserait aller jusque-là ? Mais le principe du droit divin, avec la signification qui s’y trouve communément attachée, n’est pas un principe moins funeste, car il voue les peuples à l’obscurantisme, à l’arbitraire, au néant, il reconstitue logiquement le régime des castes, il fait des peuples un troupeau d’esclaves, conduits, comme dans l’Inde, par la main des prêtres, et tremblant sous la verge du maître. Comment en serait-il autrement ? Si le souverain est l’envoyé de Dieu, s’il est le représentant même de la Divinité sur la terre, il a tout pouvoir sur les créatures humaines soumises à son empire, et ce pouvoir n’aura de frein que dans des règles générales d’équité, dont il sera toujours facile de s’affranchir.</p>
<p>C’est dans le champ qui sépare ces deux opinions extrêmes, que se sont livrées les furieuses batailles de l’esprit de parti ; les uns s’écrient : Point d’autorité divine ! les autres : Point d’autorité humaine ! O Providence suprême, ma raison se refuse à accepter l’une ou l’autre de ces alternatives ; elles me paraissent toutes deux un égal blasphème contre ta sagesse ! Entre le droit divin qui exclut l’homme et le droit humain qui exclut Dieu, il y a la vérité, Machiavel ; les nations comme les individus sont libres entre les mains de Dieu. Elles ont tous les droits, tous les pouvoirs, à la charge d’en user suivant les règles de la justice éternelle. La souveraineté est humaine en ce sens qu’elle est donnée par les hommes, et que ce sont les hommes qui l’exercent ; elle est divine en ce sens qu’elle est instituée par Dieu, et qu’elle ne peut s’exercer que suivant les préceptes qu’il a établis. »</p>
<p>Cette formule de Maurice Joly me semble parfaitement synthétiser ce qui a toujours prévalu au cours de l’histoire des civilisations : « <em>Il ne s’agit que de mettre le despotisme en harmonie avec les mœurs modernes.</em> »</p>
<p>En outre, la politique du juste milieu est la seule qui puisse être valable; écoeurés par les abus d’un clergé ecclésiastique, nous avons sombré dans l’autre extrême, les abus d’un groupe privilégié de matérialistes. Nous sommes passés de l’obscurantisme religieux à l’obscurantisme matériel. Espérons qu’un jour, les peuples seront capables de la maturité qui leur permettra d’établir un système qui puisse enfin être subtil et nuancé, ce qui le rendra juste.</p>
<p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/obey-giant-hostile-takeover.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2655" title="obey-giant-hostile-takeover" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/obey-giant-hostile-takeover.jpg" alt="" width="400" height="400" /></a></p>
<p>Les Dialogues aux enfers entre Machiavel et Montesquieu peuvent être consultés en lecture sur <a href="http://fr.wikisource.org/wiki/Dialogue_aux_enfers_entre_Machiavel_et_Montesquieu" target="_blank">Wikisource</a></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Loi rabbinique de guerre: appel à l'extermination]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/24/loi-rabbinique-de-guerre-appel-a-lextermination/</link>
<pubDate>Tue, 24 Nov 2009 15:39:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
<guid>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/24/loi-rabbinique-de-guerre-appel-a-lextermination/</guid>
<description><![CDATA[Par Leila Mazboudi Des rabbins sionistes ont revendiqué haut et fort ce qu&#8217;Israël a toujours f]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><em>Par Leila Mazboudi</em></p>
<p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/halakha.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2603" title="Halakha" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/halakha.jpg" alt="" width="384" height="375" /></a></p>
<p>Des rabbins sionistes ont revendiqué haut et fort ce qu&#8217;Israël a toujours fait tout bas depuis sa création. Dans un recueil intitulé &#8221; <em>Dogme du roi</em> &#8220;, inspiré des préceptes de la Thora, selon les auteurs les deux rabbins Itshak Shapira et Youssi Allistor, et s&#8217;apparentant au &#8221; <em>Prince</em> &#8221; italien de Machiavel, une véritable sentence de mort  est lancée.</p>
<p>Répondant à la question, quand est-il permis de tuer les &#8221; <em>autres</em> &#8220;, (ou les Goyims selon le terme hébraïque donné aux non juifs), elle en appelle à tuer par anticipation, par prévention et par vengeance tout ceux qui sont contre Israël, que ce soit de par les actes, les paroles, ou  même les sentiments. Par extension, elle permet de tuer mêmes ceux qui ne sont pas les ennemis d&#8217;Israël, mais seulement parce qu&#8217;ils se trouvent sr le lieu où se trouve l&#8217;ennemi à abattre. De part et d&#8217;autre, le manuscrit vise surtout les civils.</p>
<p>&#8221; <em>Partout, là où la présence de ce Goyim pourrait porter atteinte à la vie d&#8217;un Israélien, il est permis de le tuer, même s&#8217;il aime les autres peuples du monde, et n&#8217;est pas coupable de la condition naissante</em> &#8220;. Et d&#8217;expliquer &#8221; <em>qu&#8217;il faut tuer quelqu&#8217;un qui ne veut pas tuer de Juif lorsque ceci permet d&#8217;empêcher la mort d&#8217;un juif</em>  &#8220;.</p>
<p>Concernant les civils en temps de guerre, le pamphlet ne prescrit aucune précaution. Bien au contraire, arguant &#8220;  <em>les nécessités de la guerre</em> &#8220;, il accorde une certaine légitimité à leur massacre: à l&#8217;origine, selon les préceptes de la Thora, tous les Goyims sont censés avoir du sang juif sur les mains. Lorsqu&#8217;il s&#8217;agit du peuple de l&#8217;ennemi, les règles sont encore plus sanguinaires. Tous sont considérés être des ennemis voire des combattants, du fait &#8221; <em>qu&#8217;ils aident les combattant, les encouragent ou expriment leur satisfaction quant à leur combat</em> &#8220;.<br />
En dehors des temps de guerre, ils devraient faire l&#8217;objet des mesures de rétorsion, dans le but d&#8217;opérer &#8221; <em>l&#8217;équilibre de terreur</em> &#8220;. Le texte cite: &#8221; <em>Ceux qui appartiennent au peuple de l&#8217;ennemi sont l&#8217;ennemi, car ils aident les assassins. Raison pour laquelle il faut agir avec eux par vengeance et selon la loi du talion; la vengeance est indispensable avec eux pour rendre vain le mal. Les actes pourraient parfois être féroces mais ils ont pour but de créer un équilibre de terreur efficace</em> &#8220;.<br />
    <br />
Mêmes les enfants ne sauraient être épargnés: Qualifiés &#8221; <em>d&#8217;obstructeurs du chemin</em>&#8220;, il devient permis de les tuer à bout portant: sont évoqués les fils des commandants des ennemis d&#8217;Israël, car le fait de les tuer devrait permettre de faire pression sur leurs pères. Figurent aussi les enfants qui peuvent constituer une menace lorsqu&#8217;ils grandiront, ou ceux qui constituent un obstacle dans l&#8217;affrontement des méchants ou durant les opérations de sauvetage de Juifs.<br />
 <br />
Une sentence de mort peut même être décrétée à l&#8217;encontre de ceux qui critiquent Israël, ou a contrario de ceux qui flattent la résistance contre lui. Faisant partie des &#8220;<em>oppresseurs</em>&#8220;, le paragraphe les concernant permet des explications aléatoires, voire arbitraires.  &#8221; <em>… est considéré oppresseur celui qui affaiblit notre royaume de par les paroles</em> &#8220;. <br />
 <br />
Selon des observateurs, la publication de ce livre qui dispose déjà du soutien d&#8217;un  grand nombre de rabbins influents, à l&#8217;instar d&#8217;Itshak Guinsbourg, Dov Léor et Jacob Joseph est porteuse de plusieurs significations. De point de vue sociologique, il illustre une volonté d&#8217;insuffler à son paroxysme l&#8217;esprit belliciste à tous les Israéliens, voire à tous les sionistes pour les amener à s&#8217;investir totalement, en cas de guerre. S&#8217;attaquant de front à ceux qui sont contre l&#8217;entité sioniste, le livre n&#8217;en comporte pas moins insidieusement des menaces contre ceux qui sont contre la politique israélienne ou s&#8217;aventure à la critiquer. Ils pourraient désormais payer de leur peau leurs positions. Pas seulement en Palestine, mais aussi partout ailleurs dans le monde. De par la franchise avec laquelle il révèle la dimension frôlant les thèses d&#8217;extermination du  dogme qui régit l&#8217;action militaire et d&#8217;intelligence de l&#8217;entité sioniste depuis sa création, il reflète plus que jamais l&#8217;arrogance d&#8217;impunité chez les Israéliens.</p>
<p>Une arrogance qui ne saurait dissimuler la peur qui l&#8217;attise !</p>
<p>&#160;</p>
<p>Source : Al-ManarTV <a href="http://almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=110748&#38;language=fr">http://almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=110748&#38;language=fr</a></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Menaces sur le siècle]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/24/menaces-sur-le-siecle/</link>
<pubDate>Tue, 24 Nov 2009 12:13:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
<guid>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/24/menaces-sur-le-siecle/</guid>
<description><![CDATA[Par Moisés Naim L&#8217;extension du crime, de l&#8217;insécurité et de la corruption; la perte d]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Par Moisés Naim</p>
<p><strong>L&#8217;extension du crime, de l&#8217;insécurité et de la corruption; la perte d&#8217;efficacité politique des Etats-Unis et l&#8217;effacement de l&#8217;Europe menacent la planète.</strong></p>
<p><strong><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/saisie-darmes-au-mexique.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2579" title="la plus grande saisie d'armes au Mexique" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/saisie-darmes-au-mexique.jpg" alt="" width="432" height="259" /></a></strong></p>
<p>Cette semaine, j&#8217;ai convié à Washington un groupe de personnes de divers horizons pour débattre des tendances mondiales dominantes. Y ont participé d&#8217;éminents analystes de l&#8217;économie et de la politique internationale, des hauts fonctionnaires du gouvernement américain, responsables politiques, présidents d&#8217;organismes multilatéraux et de cellules de réflexion (<em>think tanks</em>), rédacteurs en chef de quotidiens et de magazines européens, américains et latino-américains, des professeurs et patrons de grandes entreprises. Le but de la réunion n&#8217;était pas de fournir des recommandations, de publier un communiqué ou d&#8217;arriver à des accords, mais simplement de réfléchir à voix haute et d&#8217;échanger des idées. Etant donné la diversité du groupe et la formule ouverte du débat, sans discours planifié, ordre du jour prédéfini ou compte-rendu écrit, d&#8217;innombrables sujets ont été abordés.</p>
<p>Ce fut une réunion aussi fascinante qu&#8217;impossible à résumer. Chacun a pu tirer ses propres conclusions. Voici une sélection subjective, arbitraire et - évidemment - incomplète des trois principaux problèmes que j&#8217;ai retenus à la suite des échanges.</p>
<p><strong>Perte d&#8217;efficacité politique des Etats-Unis</strong></p>
<p>L&#8217;influence d&#8217;un grand nombre de lobbies, la hausse du nombre de problèmes et leur plus grande complexité, ainsi que la politisation extrême du débat autour des solutions sapent l&#8217;efficacité de l&#8217;action gouvernementale de la première puissance mondiale. Le <a href="http://www.slate.fr/story/13383/etats-unis-une-reforme-de-sante-la-decoupe" target="_blank">système de santé</a>, l&#8217;environnement ou l<a href="http://www.slate.fr/story/12501/afghanistan-corruption-karzai-perdre-guerre-allies" target="_blank">&#8216;Afghanistan</a> sont autant d&#8217;exemples parmi un millier de défis auxquels les pouvoirs publics répondent tardivement et avec médiocrité. Evidemment, ce problème n&#8217;est pas propre aux Etats-Unis; il concerne toutes les démocraties. Notons que la solution ne consiste pas à se réfugier dans l&#8217;autoritarisme, dont le prix et les dangers sont toujours supérieurs à ceux de la démocratie. Toutefois, l&#8217;efficacité diminuée des autorités gouvernementales dans les pays démocratiques est un vrai problème dont les conséquences risquent de s&#8217;aggraver ces prochaines années.</p>
<p><strong>Extension géographique du crime, de l&#8217;insécurité publique et de la corruption</strong></p>
<p>Dans de plus en plus de pays, la population se voit privée de son droit d&#8217;aller et venir en toute sécurité: on ne peut plus sortir de chez soi sans avoir peur de se faire voler ou enlever. Dans beaucoup d&#8217;autres pays, on ne peut même pas rester chez soi sans craindre d&#8217;être la proie de malfaiteurs. Or ce fléau criminel ne se cantonne plus aux pays pauvres, il frappe également les pays développés. Pire, non seulement le crime augmente dans la rue, mais il gagne aussi les sphères politiques. Je ne parle pas des petits délits, mais des crimes à grande échelle. Il ne s&#8217;agit pas de bureaucrates percevant des commissions illégales, mais bien de ministres, notables locaux, législateurs, militaires et parfois même de chefs d&#8217;Etat, impliqués dans des organisations criminelles qui opèrent à l&#8217;international. A titre d&#8217;exemple, la corruption et les conséquences du crime organisé au sein des gouvernements d&#8217;Afghanistan, du Mexique, du Venezuela, des Balkans ou de la Russie touchent bien plus que les citoyens de ces pays. Elles s&#8217;étendent au monde entier. Il y a longtemps que j&#8217;essaie de sensibiliser le monde à ce problème (<a href="http://www.edition-grasset.fr/chapitres/ch_naim.htm" target="_blank">j&#8217;ai même écrit un livre là-dessus</a>). Cette fois, j&#8217;ai été surpris de constater que c&#8217;était l&#8217;une des principales préoccupations qui ressortait constamment des discussions. C&#8217;est donc un problème dont sont conscients des personnes travaillant dans divers secteurs et pays et dont les expériences et intérêts sont très différents.</p>
<p><strong>L&#8217;Europe, l&#8217;Atlantide du XXI ème siècle ?</strong></p>
<p>Selon <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Platon" target="_blank">Platon</a>, l<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Atlantide" target="_blank">&#8216;Atlantide</a> était une grande puissance qui, « <em>dans l&#8217;espace d&#8217;un seul jour et d&#8217;une nuit terribles</em> », a été balayé de la carte du monde. L&#8217;Europe disparaîtra-t-elle de la carte du monde politique et économique au cours de ce siècle? Certes, elle est confrontée à des défis de taille. Son intégration et la mise en place d&#8217;institutions communautaires plus efficaces, le chômage structurel et l&#8217;immigration, la compétitivité et ses difficultés à agir de façon cohérente et unie ne sont qu&#8217;un extrait de la longue liste des problèmes bien connus que les Européens doivent résoudre. Autre contrainte: le monde ne va pas s&#8217;arrêter de tourner en attendant que l&#8217;Europe remédie à ses problèmes.</p>
<p><strong>Pendant que les Européens se réunissent et débattent, le reste du monde travaille à la croissance économique, investit, innove, commerce et laisse le vieux continent à la traîne</strong>. Selon une étude récente d&#8217;<a href="http://www.carnegieendowment.org/experts/index.cfm?fa=expert_view&#38;expert_id=437" target="_blank">Uri Dadush</a>, directeur du programme économique à la Fondation Carnegie pour la paix internationale, <a href="http://www.carnegieendowment.org/publications/index.cfm?fa=view&#38;id=24195" target="_blank">en 2050</a>, les trois principales puissances économiques mondiales seront la Chine, l&#8217;Inde et les Etats-Unis. Face à elles, le poids économique et politique de l&#8217;Europe diminuera radicalement. Ce n&#8217;est pas une fatalité, mais si on n&#8217;opère pas des changements profonds en Europe ou dans le reste du monde, ce destin demeurera très probable.</p>
<p>A la réunion de Washington, nous avons parlé de beaucoup d&#8217;autres sujets. Tous n&#8217;étaient pas aussi négatifs que ceux que j&#8217;expose ici. Mais, hélas, les problèmes nous ont plus occupés que les bonnes nouvelles. C&#8217;est regrettable.</p>
<p>&#160;</p>
<p>Source : Slate <a href="http://www.slate.fr/story/13437/menaces-pour-le-xxieme-siecle-crime-etats-unis-europe">http://www.slate.fr/story/13437/menaces-pour-le-xxieme-siecle-crime-etats-unis-europe</a></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Stratégie impériale pour un nouvel ordre mondial: les origines de la Troisième Guerre mondiale]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/20/strategie-imperiale-pour-un-nouvel-ordre-mondial-les-origines-de-la-troisieme-guerre-mondiale/</link>
<pubDate>Fri, 20 Nov 2009 22:59:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
<guid>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/20/strategie-imperiale-pour-un-nouvel-ordre-mondial-les-origines-de-la-troisieme-guerre-mondiale/</guid>
<description><![CDATA[Par Andrew Gavin Marshall Introduction Face à l’effondrement économique mondial, les perspectives d’]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><em>Par Andrew Gavin Marshall</em></p>
<p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/lanneau-dasie-centrale.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2488" title="l'anneau d'Asie Centrale" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/lanneau-dasie-centrale.jpg" alt="" width="450" height="300" /></a></p>
<p><strong>Introduction</strong></p>
<p>Face à l’effondrement économique mondial, les perspectives d’une guerre à l’échelle internationale s’intensifient. Historiquement, les périodes de déclin impérial et de crises économiques sont marquées par la guerre et une violence accrue. La chute des grands empires européens a été stigmatisée par les Première et Seconde Guerres mondiales, et par la Grande dépression qui a eu lieu entre ces deux guerres.</p>
<p>Le monde assiste actuellement au déclin de l’Empire étatsunien, en soi un produit de la Seconde Guerre mondiale. En tant que toute-puissance d’après-guerre, les États-Unis ont dirigé le système monétaire international et ont régné en champion et arbitre de l’économie politique mondiale.</p>
<p>Afin de gérer cette dernière, les États-Unis ont créé la plus grande et la plus puissante force militaire de l’histoire. Le contrôle permanent de l’économie mondiale nécessite une activité et une présence militaire permanentes.</p>
<p>Maintenant que l’empire étatsunien et l’économie politique mondiale sont en déclin et s’effondrent, les perspectives d’une fin violente de l’ère impériale étatsunienne augmentent dramatiquement.</p>
<p>Cet essai se divise en trois parties. La première couvre la stratégie géopolitique des États-Unis et de l’OTAN depuis la fin de la guerre froide, au début du nouvel ordre mondial, en dressant les grandes lignes de la stratégie impériale occidentale ayant mené à la guerre en Yougoslavie et à la « <em>guerre au terrorisme</em> ». La seconde partie est une analyse de la nature des « <em>révolutions des fleurs</em> » ou « <em>révolutions de couleur</em> » dans la stratégie impériale étatsunienne et met l’accent sur l’instauration d’une hégémonie en Europe de l’Est et en Asie centrale. La troisième partie examine l’aspect de la stratégie impériale qu’est la construction d’un nouvel ordre mondial, en se penchant sur les conflits grandissants en Afghanistan, au Pakistan en Iran, en Amérique latine, en Europe de l’Est et en Afrique, ainsi que le potentiel qu’ont ces conflits de déclencher une nouvelle guerre mondiale contre la Chine et la Russie.</p>
<h2>Définir une nouvelle stratégie impériale</h2>
<p>En 1991, avec la chute de l’Union soviétique, les États-Unis et l’OTAN on dû réinventer le rôle joué par leur politique étrangère dans le monde. La Guerre froide servait de justification à l’expansion impérialiste des États-Unis à travers le monde, ayant pour objectif d’« <em>endiguer</em> » la menace soviétique. L’OTAN a elle-même été créée et a existé uniquement dans les but de forger une alliance antisoviétique. Avec la disparition de l’URSS, l’OTAN n’avait plus de raisons d’exister et les États-Unis devaient trouver une nouvelle raison pour leur stratégie impérialiste dans le monde.</p>
<p>En 1992, le département de la Défense, sous la direction du secrétaire à la Défense Dick Cheney [futur vice-président sous George Bush Jr] a demandé au secrétaire adjoint à la Défense du Pentagone (Under Secretary of Defense for Policy) Paul Wolfowitz [futur secrétaire adjoint de George Bush Jr et président de la Banque mondiale] de rédiger un document sur la défense pour guider la politique étrangère du pays dans l’ère post-guerre froide, appelée communément « nouvel ordre mondial ».</p>
<p>Le document Defense Planning Guidance a été coulé en 1992 et a révélé ceci : « <em>Dans une nouvelle déclaration générale à l’étape finale d’écriture, le département de la Défense affirme que la mission politique et militaire des États-Unis dans l’ère post-guerre froide sera de s’assurer qu’aucune autre superpuissance rivale ne soit autorisée à émerger en Europe de l’Ouest, en Asie ou dans les territoires de l’ancienne Union Soviétique. Le document confidentiel défend un monde dominé par une superpuissance, dont la position peut être perpétuée par un comportement constructif et une force militaire suffisant à dissuader tout pays ou groupe de défier la primauté des États-Unis.</em> »</p>
<p>En outre, « <em>la nouvelle ébauche dépeint un monde dans lequel il y a une puissance militaire dominante, dont les leaders “doivent conserver les mécanismes visant même à décourager les compétiteurs potentiels d’aspirer à un rôle régional ou mondial supérieur”</em> ». Parmi les défis nécessaires à la suprématie étatsunienne, le texte « <em>réclamait des guerres régionales contre l’Irak et la Corée du Nord</em> » et identifiait la Chine et la Russie comme ses plus grandes menaces. Par ailleurs, il « suggère que les États-Unis pourraient aussi considérer l’élargissement des engagements de sécurité aux pays d’Europe de l’Est et de l’Ouest, semblablement à ceux de l’Arabie Saoudite, du Koweït et d’autres États arabes le long du Golfe persique ». [1]</p>
<h2>L’OTAN et la Yougoslavie</h2>
<p>Les guerres en Yougoslavie dans les années 1990 ont servi de justification au maintien de l’existence de l’OTAN dans le monde et à étendre les intérêts impériaux étatsuniens en Europe de l’Est.</p>
<p>La Banque mondiale et le FMI ont préparé le terrain pour la déstabilisation de la Yougoslavie. Après la mort de son dictateur de longue date, Josip Tito, en 1980, une crise de leadership s’est développée dans l’État. En 1982, des officiels de la politique étrangère étatsunienne ont organisé un ensemble de prêts du FMI et de la Banque mondiale, sous le nouveau Programme d’ajustement structurel (PAS), afin de faire face à la crise de la dette de 20 milliards de dollars US. Les prêts du PAS ont eu pour effet de « <em>dévaster l’économie et la politique […] La crise économique menaçait la stabilité politique […] et risquaient d’aggraver les tensions ethniques latentes</em> ». [2]</p>
<p>En 1989 Slobodan Milosevic est devenu président de la Serbie, la république la plus grande et la plus puissante des républiques yougoslaves. En 1989 toujours, le premier ministre yougoslave est allé aux États-Unis rencontrer le président George H.W. Bush afin de négocier un autre plan d’aide financière. En 1990, le programme de la Banque mondiale et du FMI est entré en vigueur et les dépense de l’État yougoslave allaient au paiement de la dette. En conséquence, les programmes sociaux ont été démantelés, la monnaie a été dévaluée, on a gelé les salaires et les prix ont augmenté. Les « <em>réformes ont attisé les tendances sécessionnistes nourris par les facteurs économiques aussi bien que par les divisions ethniques, assurant pratiquement la sécession de facto de la république</em> » et menant à la sécession de la Croatie et de la Slovénie en 1991. [3]</p>
<p>En 1990, la communauté du renseignement des États-Unis a publié un rapport de synthèse du renseignement (National Intelligence Estimate) prédisant le démantèlement de la Yougoslavie, l’éclatement d’une guerre civile, en rejetant par la suite le blâme de la future déstabilisation sur le président serbe Milosevic. [4]</p>
<p>En 1991, un conflit a éclaté entre le Yougoslavie et la Croatie lorsqu’elle a, elle-aussi, déclaré son indépendance. Un cessez-le-feu a été conclu en 1992. Pourtant, les Croates ont poursuivi de petites offensives militaires jusqu’en 1995 et ont également participé à la guerre en Bosnie. En 1995, la Croatie a entrepris l’opération Tempête dans le but de récupérer la région de Krajina. Un général croate a récemment été traduit en justice à La Haye pour crimes de guerre durant cette bataille, un affrontement clé dans l’expulsion des Serbes de la Croatie et qui a « <em>cimenté l’indépendance croate</em> ». Les États-Unis ont soutenu l’opération et la CIA a activement fourni des renseignements aux forces croates, ce qui a conduit au déplacement de 150 000 à 200 000 Serbes, en grande partie par le biais du meurtre, du pillage, de villages incendiés et du nettoyage ethnique. [5] L’armée croate a été entraînée par des conseillers étatsuniens et le général en procès a même été personnellement soutenu par la CIA. [6]</p>
<p>L’administration Clinton a donné le feu vert à l’Iran pour qu’il arme les musulmans bosniaques et « <em>de 1992 à janvier 1996, il y a eu un afflux d’armes et de conseillers iraniens en Bosnie</em> ». Qui plus est, « <em>l’Iran et d’autres États musulmans ont aidé à amener des moudjahidin en Bosnie pour livrer la bataille avec les musulmans contre les Serbes, des “saints combattants”  d’Afghanistan, de Tchétchénie, du Yémen et d’Algérie, parmi lesquels certains avaient des liens soupçonnés avec les camps d’entraînement d’Oussama ben Laden en Afghanistan</em> ».</p>
<p>C’est « <em>l’intervention occidentale dans les Balkans [qui] a exacerbé les tensions et a aidé à entretenir les hostilités. En reconnaissant les revendications des groupes et des républiques séparatistes en 1990-1991, les élites occidentales – étatsuniennes, britanniques, françaises et allemandes – ont sapé les structures gouvernementales en Yougoslavie, ont accru l’insécurité, ont attisé le conflit et amplifié les tensions ethniques. Et en offrant un soutien logistique aux différentes parties pendant la guerre, l’intervention occidentale a soutenu le conflit jusqu’au milieu des années 1990. On doit voir sous cet angle le choix qu’a fait M. Clinton de défendre les musulmans bosniaques pour se faire le champion sur la scène internationale, ainsi que les demandes de son administration pour que les Nations Unies lèvent l’embargo sur les armes afin d’armer les musulmans et les Croates contre les Serbes.</em> » [7]</p>
<p>Pendant la guerre en Bosnie, il y « <em>avait une vaste voie de passage secrète pour le trafic d’armes par la Croatie. Elle avait été constituée par les agences clandestines des États-Unis, de la Turquie et de l’Iran, avec la collaboration d’un éventail de groupes islamistes radicaux, incluant des moudjahidin afghans et le Hezbollah pro-iranien</em>. » De plus, « <em>les services secrets de l’Ukraine, de la Grèce et d’Israël s’affairaient à armer les Serbes bosniaques</em> ». [8] L’agence de renseignement allemande, la BND, a également envoyé des cargaisons d’armes aux musulmans bosniaques et à la Croatie pour la lutte contre les Serbes. [9]</p>
<p>Les États-Unis avaient influencé la guerre dans la région de diverses façons. Comme le rapportait <em>The Observer </em>en 1995, un pan important de leur implication se faisait par le biais de « <em>Military Professional Resources Inc (MPRI), une société privée étatsunienne de généraux et d’agents du renseignement à la retraite, située en Virginie. L’ambassade étatsunienne à Zagreb a admis que MPRI entraînait les Croates, avec la permission du gouvernement des États-Unis.</em> » Aussi, les Néerlandais « <em>étaient convaincus que les forces spéciales étatsuniennes étaient impliquées dans l’entraînement de l’armée bosniaque et de l’armée croate de Bosnie (HVO).</em> » [10]</p>
<p>Dès 1988, le leader de la Croatie a rencontré le chancelier allemand Helmut Kohl afin de créer « <em>une politique conjointe pour désunir la Yougoslavie</em> » et amener la Slovénie et la Croatie dans la « <em>zone économique allemande</em> ». Des officiers de l’Armée étatsunienne ont donc été envoyés en Croatie, en Bosnie, en Albanie et en Macédoine en tant que « <em>conseillers</em> » et ont fait appel aux Forces spéciales des États-Unis pour les aider. [11] Durant le cessez-le-feu de neuf mois dans la guerre de Bosnie-Herzégovine, six généraux étatsuniens ont rencontré des dirigeants de l’armée bosniaque pour planifier l’offensive bosniaque qui a mis fin au cessez-le-feu. [12]</p>
<p>En 1996, la mafia albanaise, avec collaboration avec l’Armée de libération du Kosovo (ALK), une organisation de guérilleros militants, a pris le contrôle du gigantesque itinéraire de trafic de drogue des Balkans. L’ALK était liée à d’anciens moudjahidin en Afghanistan, dont Oussama ben Laden. [13]</p>
<p>En 1997, l’ALK a commencé à se battre contre les forces serbes, [14] et en 1998, le département d’État états-unien a enlevé l’ALK de sa liste d’organisations terroristes. [15] Avant et après 1998, l’ALK recevait des armes, de l’entraînement et du soutien des États-Unis et de l’OTAN, et la secrétaire d’État de M. Clinton, Madeleine Albright entretenait une relation  politique étroite avec Hashim Thaci, le dirigeant de l’ALK.</p>
<p>À la fois la CIA et le renseignement allemand, la BND, ont soutenu les terroristes de l’ALK en Yougoslavie avant et après qu’elle ne soit bombardée par l’OTAN en 1999. La BND avait des contacts avec l’ALK depuis le début des années 1990, au moment où l’ALK établissait des contacts avec Al-Qaïda. [17] Les membres de l’ALK étaient entraînés par Oussama ben Laden dans les camps d’entraînement en Afghanistan. Même l’ONU a affirmé que la violence provenait en majorité des membres de l’ALK « <em>particulièrement des alliés de Hashim Thaci</em> ». [18]</p>
<p>Le bombardement de l’OTAN au Kosovo en mars 1999 a été justifié par le faux-semblant suivant : mettre un terme à l’oppression des Albanais du Kosovo par les Serbes, qualifiée de génocide. L’administration Clinton a déclaré qu’au moins 100 000 Albanais du Kosovo étaient portés disparus et qu’ils avaient « <em>peut-être été tués</em> » par les Serbes. Bill Clinton a personnellement comparé les événements du Kosovo avec l’Holocauste. Le département d’État avait avoué craindre que près de 500 000 Albanais étaient mort. Finalement, l’évaluation officielle a réduit ce nombre à 10 000, toutefois, des enquêtes exhaustives ont révélé que moins de 2 500 des décès albanais pouvaient être attribués aux Serbes. Pendant la campagne de bombardements de l’OTAN, entre 400 et 1500 civils serbes ont été tués et l’OTAN a commis des crimes de guerres, dont le bombardement d’une station de télévision serbe et d’un hôpital. [19]</p>
<p>En 2000, le département d’État des États-Unis, en coopération avec la American Enterprise Institute, AEI, a tenu une conférence en Slovaquie sur l’intégration euro-atlantique. Parmi les participants, il y avait des chefs d’État, des officiels des Affaires étrangères et des ambassadeurs de divers États européens, ainsi que des représentants de l’ONU et de l’OTAN. [20] Un correspondance entre un politicien allemand présent à la rencontre et le chancelier allemand a révélé la vraie nature de la campagne de l’OTAN au Kosovo. On y apprenait que les conférenciers ont réclamé une déclaration hâtive de l’indépendance du Kosovo, que la guerre en Yougoslavie était menée dans le but d’élargir l’OTAN, que la Serbie serait exclue indéfiniment du développement européen afin de justifier une présence militaire états-unienne dans la région et que l’expansion était ultimement conçue pour endiguer la Russie. [21]</p>
<p>Élément important, « <em>la guerre créait une raison d’être pour la perpétuité de l’OTAN dans un monde d’après-guerre froide, alors que l’organisation tentait désespérément de justifier son existence et son désir d’expansion</em> ». En outre, « <em>les Russes avaient assumé que l’OTAN se dissoudrait à la fin de la Guerre froide. Au contraire, non seulement l’OTAN s’est élargie, elle est allée en guerre en raison d’une dispute interne dans un pays slave d’Europe de l’Est</em> ». Cela a été vu comme une grande menace. Ainsi, « <em>la guerre de 1999 contre la Yougoslavie est à l’origine de bien des tensions entre les États-Unis et la Russie au cours de la dernière décennie</em> ». [22]</p>
<h2>La guerre au terrorisme et le Project for the New American Century (PNAC)</h2>
<p>Lorsque Bill Clinton est devenu président, les faucons néoconservateurs de l’administration de George H.W. Bush on formé un cercle de réflexion appelée <em>Project for the New American Century</em> <strong>(Projet pour un nouveau siècle états-unien)</strong> ou PNAC. En 2000, ils ont publié un rapport intitulé Rebuilding America’s Defenses: Strategy, Forces, and Resources for a New Century. (Reconstruire la défense des États-Unis : stratégie, forces et ressources pour un nouveau siècle). En se basant sur le document Defense Policy Guidance (Guide de la politique de défense) ils ont déclaré que «<em> les États-Unis doivent conserver suffisamment de forces capables de se déployer rapidement et de gagner de multiples guerres de grande échelle à la fois</em> [23] ». On ajoute, qu’« <em>il est nécessaire de conserver suffisamment de forces de combat pour mener et gagner de nombreuses guerres de théâtre presque simultanées [et que] le Pentagone a besoin de commencer à calculer la force nécessaire pour protéger, indépendamment et en tout temps, les intérêts états-uniens en Europe, en Asie de l’Est et dans le Golfe</em> ». [25]</p>
<p>Fait intéressant, le document indiquait que « <em>depuis des décennies, les États-Unis ont cherché à jouer un rôle davantage permanent en matière de sécurité dans la région du Golfe. Alors que le conflit irrésolu avec l’Irak fournit une justification immédiate, la nécessité d’une force états-unienne substantielle dans le Golfe transcende la question du régime de Saddam Hussein</em> [26] ». Cependant, en préconisant une importante augmentation des dépenses en défense ainsi que l’expansion de l’empire états-unien autour du globe, incluant la puissante destruction de nombreux pays par de grandes guerres de théâtre, le rapport mentionnait qu’« <em>en outre, le processus de transformation, même s’il apporte des changements révolutionnaires, sera probablement de longue durée s’il ne se produit pas d’événement catastrophique et catalyseur, comme un nouveau Pearl Harbor</em> [27] ». Cet événement s’est produit un an plus tard, lors des attentats du 11 septembre. De nombreux auteurs du rapport et membres du PNAC étaient devenus des représentants de l’administration Bush et étaient en position convenable pour mettre leur « <em>projet</em> » à exécution après l’avènement de leur « <em>nouveau Pearl Harbor</em> ».</p>
<p>Les plans pour la guerre étaient « <em>déjà en développement par les boîtes de réflexion d’extrême-droite dans les années 1990, des organisations au sein desquelles des combattants de la Guerre froide issus du cénacle des services secrets, des églises évangéliques et des compagnies de pétrole et d’armement formulaient des plans consternants pour un nouvel ordre mondial</em> ». Afin d’y arriver, « <em>les États-Unis auraient besoin d’utiliser tous les moyens – diplomatiques, économiques et militaires, même des guerres d’agression – pour avoir le contrôle à long terme des ressources de la planète et la capacité d’assurer la faiblesse de tout rival potentiel</em> ».</p>
<p>Parmi les personnes impliquées dans le PNAC et les plans impériaux on trouve “Dick Cheney – vice-président; Lewis Libby – chef d’état-major de M. Cheney; Donald Rumsfeld – secrétaire à la Défense; Paul Wolfowitz – secrétaire de M. Rumsfeld; Peter Rodman – chargé des Affaires de Sécurité mondiale; John Bolton – secrétaire d’État pour le contrôle des armements; Richard Armitage – adjoint du secrétaire d’État; Richard Perle – ancien adjoint du secrétaire à la Défense sous Reagan, aujourd’hui à la tête du Defense Policy Board (conseil des politiques de Défense); William Kristol – directeur du PNAC et conseiller de M. Bush, connu comme le cerveau du président et Zalmay Khalilzad », qui est devenu ambassadeur et en Afghanistan et en Irak après les changements de régimes [28].</p>
<h2>Le « <em>grand échiquier</em> » de Brzezinski </h2>
<p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/ancien-conseiller-a-la-securite-nationale-des-etats-unis-zbigniew-brzezinski.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2490" title="Ancien conseiller à la sécurité nationale des États-Unis : Zbigniew Brzezinski" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/ancien-conseiller-a-la-securite-nationale-des-etats-unis-zbigniew-brzezinski.jpg?w=300" alt="" width="300" height="210" /></a>Le stratégiste faucon par excellence, Zbigniew Brzezinski, co-fondateur de la Commission trilatérale avec David Rockefeller, ancien conseiller à la Sécurité nationale et architecte clé de la politique étrangère sous Jimmy Carter, est également l’auteur d’un livre sur la géostratégie états-unienne. M. Brzezinski est par ailleurs membre du Council on Foreign Relations, du groupe Bilderberg et a aussi été membre du conseil d’administration d’Amnistie internationale, du Conseil de l&#8217;Atlantique et de National Endowment for Democracy (NED). À l’heure actuelle, il est administrateur et conseiller au Center for Strategic and International Studies (CSIS), un important cercle de réflexion états-unien.</p>
<p>Dans son livre <em>Le grand échiquier</em>, paru en 1997, Brzezinski a tracé les grandes lignes  d’une stratégie pour les États-Unis dans le monde. Il a écrit : « <em>Pour les États-Unis, le grand prix politique est l’Eurasie. Depuis un demi-millénaire, les affaires mondiales ont été dominées par les pouvoirs eurasiens et les peuples qui se sont battus entre eux pour la domination régionale et ont aspiré au pouvoir mondial.</em> » Il ajoute, « la façon dont les États-Unis “s’y prennent” avec l’Eurasie est critique. L’Eurasie constitue le plus grand continent du globe et représente un axe géopolitique. Un pouvoir dominant l’Eurasie contrôlerait deux des trois régions du monde les plus avancées et les plus productives sur le plan économique. Un simple coup d’œil sur la carte suggère également que la domination de l’Eurasie impliquerait presque systématiquement la subordination de l’Afrique [29].</p>
<p>Il poursuit l’élaboration d’une stratégie pour l’empire états-unien en affirmant qu’« il est impératif qu’aucun opposant eurasien n’émerge, et soit capable de dominer l’Eurasie et, par conséquent, de défier les États-Unis. L’objectif de ce livre est donc de formuler une géostratégie eurasienne approfondie et intégrée [30] ». Il explique : « <em>Deux étapes fondamentales sont donc requises : premièrement, identifier les États eurasiens dynamiques sur le plan géostratégique ayant le pouvoir de provoquer un changement potentiellement important dans la distribution internationale du pouvoir et de déchiffrer les principaux objectifs extérieurs de leurs élites politiques respectives et les conséquences probables de ces aspirations; deuxièmement, formuler des politiques spécifiquement états-uniennes pour compenser, coopter et/ou contrôler ce qui précède</em> [31]. »</p>
<p>Cela signifie qu’il est primordial d’identifier les États qui seraient de potentiels pivots sur lesquels l’équilibre des puissances de la région mettrait fin à la sphère d’influence états-unienne, et qu’il faut ensuite « <em>compenser, coopter et/ou contrôler</em> » de tels États et de telles circonstances. L’Iran serait un exemple : il est l’un des plus grands producteurs de pétrole du monde et détient une position stratégique significative dans l’axe de l’Europe, de l’Asie et du Moyen-Orient. L’Iran pourrait détenir la capacité de modifier l’équilibre des puissances en Eurasie s’il s’alliait étroitement à la Russie ou à la Chine, ou les deux, en leur offrant un important approvisionnement en pétrole de même qu’une sphère d’influence dans le Golfe, rivalisant ainsi l’hégémonie états-unienne dans la région.</p>
<p>M. Brzezinski a supprimé toute subtilité de ses penchants impérialistes et écrit : « <em>Afin de l’exprimer dans une terminologie rappelant l’âge davantage brutal des anciens empires, les trois grands impératifs de la géostratégie sont : prévenir la collusion et maintenir la dépendance sécuritaire entre les vassaux, préserver la protection des tributaires et leur caractère influençable, et finalement empêcher les barbares de s’unir</em> [32]. »</p>
<p>Brzezinski fait référence aux républiques d’Asie centrale sous le nom « <em>Balkans eurasiens</em> » en écrivant : « <em>De plus, d’un point de vue sécuritaire et sur le plan des ambitions historiques elles [républiques d’Asie centrale] sont importantes pour au moins trois de leurs voisins immédiats les plus puissants, à savoir, la Russie, la Turquie et l’Iran, ainsi que pour la Chine, qui démontre un intérêt politique accru envers la région. Mais les Balkans eurasiens constituent un trésor économique potentiel et sont infiniment plus importants pour cette raison : une énorme concentration de gaz naturel et de réserves de pétrole se trouve dans cette région, en plus d’importants minéraux, dont l’or</em> [33]. » Il ajoute :« <em>Il s’ensuit que l’intérêt principal des États-Unis est d’aider à s’assurer qu’aucun pouvoir à lui seul arrive à contrôler cet espace géopolitique et que la communauté internationale y ait accès économiquement et financièrement, sans entraves</em> [34] ». Voilà un illustre exemple du rôle des États-Unis en tant qu’engin impérial : le pays pratique une politique étrangère impériale conçue pour maintenir ses positions stratégiques, mais dont le but « <em>infiniment plus important</em> » est d’abord, de sécuriser le « <em>trésor économique</em> » pour la « <em>communauté internationale</em> ». En d’autres termes, les États-Unis constituent une hégémonie impériale œuvrant pour les intérêts financiers internationaux.</p>
<p>Brzezinski a également avertit que « <em>les États-Unis pourraient devoir déterminer la façon de composer avec les coalitions régionales qui cherchent à évincer le pays de l’Eurasie, menaçant ainsi son statut de puissance mondiale</em> [35] ». Il « <em>met au premier plan la tactique et la manipulation afin de prévenir l’émergence d’une coalition hostile qui pourrait tôt ou tard chercher à défier la primauté états-unienne</em> ». Ainsi, « <em>la tâche la plus urgente consiste à s’assurer qu’aucun État ou ensemble d’États acquière la capacité d’expulser les États-Unis de l’Eurasie ou même de diminuer de manière significative son rôle décisif d’arbitre</em> [36] ».</p>
<h2>La guerre au terrorisme et l’impérialisme excessif</h2>
<p>En 2000, le Pentagone a publié un document appelé Joint Vision 2020, qui expose brièvement un projet destiné à accomplir ce qu’ils nomment « <em>Full Spectrum Dominance</em> » (domination sous tous ses aspects), en tant que modèle pour le département de la Défense dans le futur. « <em>La domination sous tous ses aspects signifie la capacité des forces états-uniennes, agissant seules ou avec des alliés, de vaincre n’importe quel adversaire et de contrôler n’importe quelle situation pour l’ensemble des opérations militaires.</em> » Le rapport «  <em>aborde la domination sous tous ses aspects dans l’ensemble des conflits, de la guerre nucléaire aux grandes guerres de théâtre, en passant par les contingences de plus petite échelle. Il touche également aux situations imprécises comme le maintien de la paix et l’aide humanitaire n’impliquant pas de combat</em> ». On mentionne également «<em> le développement d’un réseau d’informations mondial offrant un environnement propice à la supériorité décisionnelle</em> [37] ».</p>
<p>Comme l’expliquait l’économiste politique Ellen Wood, « <em>la domination sans frontières de l’économie mondiale et des nombreux États qui l’administrent nécessite une action militaire sans fin, dans l’intention ou dans le temps</em> [38] ». Elle ajoute : « <em>La domination impériale dans une économie capitaliste mondiale requière un équilibre délicat et contradictoire entre l’abolition de la compétition et le maintien des conditions qui génèrent des marchés et des profits dans les économies en compétition. Il s’agit des contradictions les plus fondamentales du nouvel ordre mondial</em> [39]. »</p>
<p>Après le 11 septembre, la « <em>doctrine Bush</em> » a été mise en place. Elle réclamait « <em>un droit exclusif et unilatéral à l’attaque préventive, partout et en tout temps, libre de tout accord international, afin de s’assurer que</em> <em>leurs forces seront assez fortes pour dissuader des adversaires potentiels de se développer militairement dans l’espoir de surpasser ou d’égaler la puissance des États-Unis</em> [40] ».</p>
<p>L’OTAN a entrepris la première invasion terrestre de toute son histoire avec l’invasion et l’occupation de l’Afghanistan en octobre 2001. En réalité, la guerre afghane avait été planifiée avant les événements du 11 septembre, avec la rupture d’un important marché de pipeline entre des compagnies pétrolières occidentales et les talibans. La guerre en soi a été orchestrée en été 2001, avec le plan fonctionnel pour aller en guerre à la mi-octobre [41].</p>
<p>D’un point de vu géopolitique, l’Afghanistan est extrêmement important, car « <em>le transport de tout le combustible fossile du bassin de la mer Caspienne à travers la Russie ou l’Azerbaïdjan accroîtrait énormément le contrôle politique et économique de la Russie sur les républiques d’Asie centrale, ce que l’Ouest a précisément tenté de prévenir pendant 10 ans. Le faire passer par l’Iran enrichirait un régime que les États-Unis cherchent à isoler. Envoyer le combustible par le long chemin de la Chine, en passant complètement à côté des considérations stratégiques, se ferait à un coût prohibitif. Si les pipelines passaient toutefois par l’Afghanistan, cela permettrait aux États-Unis de poursuivre à la fois son objectif de “diversification de l’approvisionnement énergétique” et de pénétrer les marchés les plus lucratifs du monde</em> [42] ».</p>
<p>Comme le soulignait le San Francisco Chronicle, à peine deux semaines après les attaques du 11 septembre, « <em>au-delà de la détermination états-unienne de se venger des auteurs de l’attentat, au-delà de la probabilité de batailles interminables provoquant davantage de pertes civiles dans les mois et les années à venir, les enjeux cachés dans la guerre au terrorisme peuvent se résumer en un seul mot : pétrole</em> ». Le quotidien explique en outre que « <em>la carte des sanctuaires de terroristes et des cibles au Moyen-Orient et en Asie centrale est également, dans une mesure extraordinaire, la carte des principales sources d’énergie mondiales au 21<sup>e</sup> siècle. La défense de ces ressources énergétiques, au lieu d’être une simple confrontation entre l’Islam et l’Ouest – sera la première étincelle du conflit mondial qui perdurera dans les prochaines décennies</em> ».</p>
<p>Au nombre des multiples États notables où il y a un croisement entre le terrorisme, le pétrole et les réserves de gaz, et qui sont d’une importance capitale pour les États-Unis et l’Ouest, on trouve l’Arabie Saoudite, la Lybie, le Bahreïn, les Émirats du Golfe, l’Iran, l’Irak, l’Égypte, le Soudan, l’Algérie, le Turkménistan, le Kazakhstan, l’Azerbaïdjan, la Tchétchénie, la Géorgie et l’est de la Turquie. Fait marquant, « <em>cette région compte plus de 65 % de la production mondiale de pétrole et de gaz naturel</em> ». Aussi, « <em>inévitablement, bien des gens verront la guerre contre le terrorisme comme une guerre pour le compte des états-uniennes Chevron, ExxonMobil et Arco, de la française TotalFinaElf; de la britannique British Petroleum et de la et néerlandaise Royal Dutch Shell et d’autres géantes multinationales, lesquelles ont investi des centaines de milliards de dollars dans la région</em> [43] ».</p>
<p>Ce n’est pas un secret que la guerre en Irak était étroitement liée au pétrole. À l’été 2001, Dick Cheney a organisé une Energy Task Force (unité d’intervention sur l’énergie), qui constituait une série de rencontres extrêmement secrètes, où l’on déterminait la politique énergétique des États-Unis. Lors de ces rencontres, ainsi que par divers moyens de communication, M. Cheney et ses assistants se sont entretenus avec de hauts représentants et des dirigeants de Shell Oil, British Petroleum (BP), Exxon Mobil, Chevron, et Conoco [44]. Lors de la réunion qui s’est tenue avant le 11 septembre et avant que l’on ne mentionne une guerre en Irak, des documents traitant des champs pétrolifères, des pipelines, des raffineries et des terminaux ont été présentés et ont fait l’objet de discussions. « <em>Sur des documents saoudiens et émiratis figurait également une carte de tous les champs pétrolifères, pipelines, raffineries et terminaux pétroliers de chaque pays</em> [45]. » Depuis, Royal Dutch Shell et British Petroleum ont toutes deux reçu d’importants contrats pour développer les champs pétrolifères iraquiens [46]. </p>
<p>La guerre en Irak, tout comme la guerre en Afghanistan, servent des intérêts stratégiques dans cette région : en grande partie, des intérêts spécifiquement états-uniens, et, en général, des intérêts impériaux de l’Occident. Ces guerres ont été particulièrement conçues pour éliminer, menacer ou endiguer les pouvoirs régionaux, ainsi que pour y instaurer directement plusieurs douzaines de bases militaires, établissant ainsi, de manière ferme, une présence impériale. Le but de cette entreprise vise largement les joueurs important de la région et tend spécifiquement à encercler la Russie et la Chine et à menacer leur accès aux réserves régionales de pétrole et de gaz. L’Iran est désormais cerné, par l’Irak d’un côté et l’Afghanistan de l’autre.</p>
<h2>Conclusion</h2>
<p>La première partie de cet essai a tracé les grandes lignes de la stratégie impériale des États-Unis et de l’OTAN visant à entrer dans le nouvel ordre mondial après le démantèlement de l’Union Soviétique. Le but principal visait à encercler la Russie et la Chine et à prévenir l’émergence d’une nouvelle superpuissance. Les États-Unis devaient agir à titre d’hégémonie impériale, servant les intérêts financiers internationaux dans l’imposition d’un nouvel ordre mondial. La prochaine partie de cet essai examine les « <em>révolutions de couleur</em> » à travers l’Europe de l’Est et l’Asie centrale, lesquelles perpétuent la politique d’endiguement de la Russie et de la Chine, en contrôlant l’accès aux principales réserves de gaz naturel et leurs voies de transport. Les « <em>révolutions de couleur</em> » ont été une force cruciale de la stratégie géopolitique, et leur analyse est  essentielle à la compréhension du nouvel ordre mondial.</p>
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<p></em>Article original en anglais: <a href="http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&#38;aid=15686" target="_new">An Imperial Strategy for a New World Order</a>, publié le 16 octobre 2009.</p>
<p><strong>Notes</strong></p>
<p>[1]           Tyler, Patrick E. U.S. Strategy Plan Calls for Insuring No Rivals Develop: A One Superpower World. The New York Times: March 8, 1992. <a href="http://work.colum.edu/~amiller/wolfowitz1992.htm">http://work.colum.edu/~amiller/wolfowitz1992.htm</a></p>
<p>[2]           Louis Sell, Slobodan Milosevic and the Destruction of Yugoslavia. Duke University Press, 2002: Page 28. Michel Chossudovsky, Dismantling Former Yugoslavia, Recolonizing Bosnia-Herzegovina. Global Research: February 19, 2002: <a href="http://globalresearch.ca/index.php?context=va&#38;aid=370">http://globalresearch.ca/index.php?context=va&#38;aid=370</a></p>
<p>[3]           Michel Chossudovsky, Dismantling Former Yugoslavia, Recolonizing Bosnia-Herzegovina. Global Research: February 19, 2002: <a href="http://globalresearch.ca/index.php?context=va&#38;aid=370">http://globalresearch.ca/index.php?context=va&#38;aid=370</a></p>
<p>[4]           David Binder, Yugoslavia Seen Breaking Up Soon. The New York Times: November 28, 1990</p>
<p>[5]           Ian Traynor, Croat general on trial for war crimes. The Guardian: March 12, 2008: <a href="http://www.guardian.co.uk/world/2008/mar/12/warcrimes.balkans">http://www.guardian.co.uk/world/2008/mar/12/warcrimes.balkans</a></p>
<p>[6]           Adam LeBor, Croat general Ante Gotovina stands trial for war crimes. The Times Online: March 11, 2008: <a href="http://www.timesonline.co.uk/tol/news/world/europe/article3522828.ece">http://www.timesonline.co.uk/tol/news/world/europe/article3522828.ece</a></p>
<p>[7]           Brendan O’Neill, &#8216;You are only allowed to see Bosnia in black and white&#8217;. Spiked: January 23, 2004: <a href="http://www.spiked-online.com/Articles/0000000CA374.htm">http://www.spiked-online.com/Articles/0000000CA374.htm</a></p>
<p>[8]           Richard J. Aldrich, America used Islamists to arm the Bosnian Muslims. The Guardian: April 22, 2002: <a href="http://www.guardian.co.uk/world/2002/apr/22/warcrimes.comment/print">http://www.guardian.co.uk/world/2002/apr/22/warcrimes.comment/print</a></p>
<p>[9]           Tim Judah, German spies accused of arming Bosnian Muslims. The Telegraph: April 20, 1997: <a href="http://www.serbianlinks.freehosting.net/german.htm">http://www.serbianlinks.freehosting.net/german.htm</a></p>
<p>[10]         Charlotte Eagar, Invisible US Army defeats Serbs. The Observer: November 5, 1995: <a href="http://charlotte-eagar.com/stories/balkans110595.shtml">http://charlotte-eagar.com/stories/balkans110595.shtml</a></p>
<p>[11]         Gary Wilson, New reports show secret U.S. role in Balkan war. Workers World News Service: 1996: <a href="http://www.workers.org/ww/1997/bosnia.html">http://www.workers.org/ww/1997/bosnia.html</a></p>
<p>[12]         IAC, The CIA Role in Bosnia. International Action Center: <a href="http://www.iacenter.org/bosnia/ciarole.htm">http://www.iacenter.org/bosnia/ciarole.htm</a></p>
<p>[13]         History Commons, Serbia and Montenegro: 1996-1999: Albanian Mafia and KLA Take Control of Balkan Heroin Trafficking Route. The Center for Cooperative Research: <a href="http://www.historycommons.org/topic.jsp?topic=country_serbia_and_montenegro">http://www.historycommons.org/topic.jsp?topic=country_serbia_and_montenegro</a></p>
<p>[14]         History Commons, Serbia and Montenegro: 1997: KLA Surfaces to Resist Serbian Persecution of Albanians. The Center for Cooperative Research: <a href="http://www.historycommons.org/topic.jsp?topic=country_serbia_and_montenegro">http://www.historycommons.org/topic.jsp?topic=country_serbia_and_montenegro</a></p>
<p>[15]         History Commons, Serbia and Montenegro: February 1998: State Department Removes KLA from Terrorism List. The Center for Cooperative Research: <a href="http://www.historycommons.org/topic.jsp?topic=country_serbia_and_montenegro">http://www.historycommons.org/topic.jsp?topic=country_serbia_and_montenegro</a></p>
<p>[16]         Marcia Christoff Kurop, Al Qaeda&#8217;s Balkan Links. The Wall Street Journal: November 1, 2001: <a href="http://www.freerepublic.com/focus/fr/561291/posts">http://www.freerepublic.com/focus/fr/561291/posts</a></p>
<p>[17]         Global Research, German Intelligence and the CIA supported Al Qaeda sponsored Terrorists in Yugoslavia. Global Research: February 20, 2005: <a href="http://globalresearch.ca/index.php?context=va&#38;aid=431">http://globalresearch.ca/index.php?context=va&#38;aid=431</a></p>
<p>[18]         Michel Chossudovsky, Kosovo: The US and the EU support a Political Process linked to Organized Crime. Global Research: February 12, 2008: <a href="http://globalresearch.ca/index.php?context=va&#38;aid=8055">http://globalresearch.ca/index.php?context=va&#38;aid=8055</a></p>
<p>[19]         Andrew Gavin Marshall, Breaking Yugoslavia. Geopolitical Monitor: July 21, 2008: <a href="http://www.geopoliticalmonitor.com/content/backgrounders/2008-07-21/breaking-yugoslavia/">http://www.geopoliticalmonitor.com/content/backgrounders/2008-07-21/breaking-yugoslavia/</a></p>
<p>[20]         AEI, Is Euro-Atlantic Integration Still on Track? Participant List. American Enterprise Institute: April 28-30, 2000: <a href="http://www.aei.org/research/nai/events/pageID.440,projectID.11/default.asp">http://www.aei.org/research/nai/events/pageID.440,projectID.11/default.asp</a></p>
<p>[21]         Aleksandar Pavi, Correspondence between German Politicians Reveals the Hidden Agenda behind Kosovo&#8217;s &#8220;Independence&#8221;. Global Research: March 12, 2008: <a href="http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&#38;aid=8304">http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&#38;aid=8304</a></p>
<p>[22]         Stephen Zunes, The War on Yugoslavia, 10 Years Later. Foreign Policy in Focus: April 6, 2009: <a href="http://www.fpif.org/fpiftxt/6017">http://www.fpif.org/fpiftxt/6017</a></p>
<p>[23]         PNAC, Rebuilding America’s Defenses. Project for the New American Century: September 2000, page 6: <a href="http://www.newamericancentury.org/publicationsreports.htm">http://www.newamericancentury.org/publicationsreports.htm</a></p>
<p>[24]         Ibid. Page 8</p>
<p>[25]         Ibid. Page 9</p>
<p>[26]         Ibid. Page 14</p>
<p>[27]         Ibid. Page 51</p>
<p>[28]         Margo Kingston, A think tank war: Why old Europe says no. The Sydney Morning Herald: March 7, 2003: <a href="http://www.smh.com.au/articles/2003/03/07/1046826528748.html">http://www.smh.com.au/articles/2003/03/07/1046826528748.html</a></p>
<p>[29]         Brzezinski, Zbigniew. The Grand Chessboard: American Primacy and its Geostrategic Imperatives. Basic Books, 1997: Pages 30-31</p>
<p>[30]         Brzezinski, Zbigniew. The Grand Chessboard: American Primacy and its Geostrategic Imperatives. Basic Books, 1997: Page xiv</p>
<p>[31]         Brzezinski, Zbigniew. The Grand Chessboard: American Primacy and its Geostrategic Imperatives. Basic Books, 1997: Page 41</p>
<p>[32]         Brzezinski, Zbigniew. The Grand Chessboard: American Primacy and its Geostrategic Imperatives. Basic Books, 1997: Page 40</p>
<p>[33]         Brzezinski, Zbigniew. The Grand Chessboard: American Primacy and its Geostrategic Imperatives. Basic Books, 1997: Page 124</p>
<p>[34]         Brzezinski, Zbigniew. The Grand Chessboard: American Primacy and its Geostrategic Imperatives. Basic Books, 1997: Page 148</p>
<p>[35]         Brzezinski, Zbigniew. The Grand Chessboard: American Primacy and its Geostrategic Imperatives. Basic Books, 1997: Page 55</p>
<p>[36]         Brzezinski, Zbigniew. The Grand Chessboard: American Primacy and its Geostrategic Imperatives. Basic Books, 1997: Page 198</p>
<p>[37]         Jim Garamone, Joint Vision 2020 Emphasizes Full-spectrum Dominance. American Forces Press Service: June 2, 2000:<br />
 <a href="http://www.defenselink.mil/news/newsarticle.aspx?id=45289">http://www.defenselink.mil/news/newsarticle.aspx?id=45289</a></p>
<p>[38]         Ellen Wood, Empire of Capital. Verso, 2003: page 144</p>
<p>[39]         Ellen Wood, Empire of Capital. Verso, 2003: page 157</p>
<p>[40]         Ellen Wood, Empire of Capital. Verso, 2003: page 160</p>
<p>[41]         Andrew G. Marshall, Origins of Afghan War. Geopolitical Monitor: September 14, 2008:<br />
<a href="http://www.geopoliticalmonitor.com/content/backgrounders/2008-09-14/origins-of-the-afghan-war/">http://www.geopoliticalmonitor.com/content/backgrounders/2008-09-14/origins-of-the-afghan-war/</a></p>
<p>[42]         George Monbiot, America&#8217;s pipe dream. The Guardian: October 23, 2001:<br />
<a href="http://www.guardian.co.uk/world/2001/oct/23/afghanistan.terrorism11">http://www.guardian.co.uk/world/2001/oct/23/afghanistan.terrorism11</a></p>
<p>[43]         Frank Viviano, Energy future rides on U.S. war. San Francisco Chronicle: September 26, 2001:<br />
<a href="http://www.sfgate.com/cgi-bin/article.cgi?file=/chronicle/archive/2001/09/26/MN70983.DTL">http://www.sfgate.com/cgi-bin/article.cgi?file=/chronicle/archive/2001/09/26/MN70983.DTL</a></p>
<p>[44]         Dana Milbank and Justin Blum, Document Says Oil Chiefs Met With Cheney Task Force. Washington Post: November 16, 2005:<br />
<a href="http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2005/11/15/AR2005111501842_pf.html">http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2005/11/15/AR2005111501842_pf.html</a></p>
<p>[45]         Judicial Watch, CHENEY ENERGY TASK FORCE DOCUMENTS FEATURE MAP OF IRAQI OILFIELDS. Commerce Department: July 17, 2003: <a href="http://www.judicialwatch.org/printer_iraqi-oilfield-pr.shtml">http://www.judicialwatch.org/printer_iraqi-oilfield-pr.shtml</a></p>
<p>[46]         TERRY MACALISTER, Criticism as Shell signs $4bn Iraq oil deal. Mail and Guardian: September 30, 2008: <a href="http://www.mg.co.za/article/2008-09-30-criticism-as-shell-signs-4bn-iraq-oil-deal">http://www.mg.co.za/article/2008-09-30-criticism-as-shell-signs-4bn-iraq-oil-deal</a></p>
<p> Al-Jazeera, BP group wins Iraq oil contract. Al Jazeera Online: June 30, 2009: <a href="http://english.aljazeera.net/news/middleeast/2009/06/200963093615637434.html">http://english.aljazeera.net/news/middleeast/2009/06/200963093615637434.html</a></p>
<p>&#160;</p>
<p>Source : Mondialisation.ca</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[america needs a new, modern political system]]></title>
<link>http://transect.wordpress.com/2009/11/18/america-needs-a-new-modern-political-system/</link>
<pubDate>Wed, 18 Nov 2009 20:01:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>transect</dc:creator>
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<description><![CDATA[I&#8217;ve been reading Sameul Huntington (of Clash of Civilizations fame)&#8217;s Political Order i]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>I&#8217;ve been reading Sameul Huntington (of <em>Clash of Civilizations</em> fame)&#8217;s <em>Political Order in Changing Societies</em>. While I&#8217;m not entirely sure whether I agree with Huntington&#8217;s overall position on development, this book has a very fascinating passage contrasting the development of American institutions with those of Europe (particularly Britain).</p>
<p>The U.S. effectively developed political institutions out of the Tudor or more specifically Elizabethan era of England (p. 96). It did not share in many of the developments in European politics. This explains many particular features of the American political system, including the early militia system rather than developing standing armies early, a fused head of state and head of government, the persistance of &#8220;fundamental law&#8221; thinking, etc. In the U.S., politics is highly decentralized. This has some advantages; it can rightly claim to be preventing new moves towards tyranny (though, of course, if someone enacts a tyrannical law, it&#8217;s difficult to get rid of).</p>
<p>Canada, in contrast, developed its institutions much later than the U.S. (under the 1867 British North America Act, which became Canada&#8217;s first constitution). Canada didn&#8217;t evolve out of Tudor England. Now, I&#8217;m not going to comment on the implications of having the head of government recommend someone as head of state to a foreign-based monarchy, which ultimately approves the head of state; however, having a separation between the head of state and head of government removes certain limits on what the head of government can do (since they no longer need to wear the head of state hat) and, furthermore, it imposes certain constraints on what the head of state and government can do by delineating more specialized powers. The U.S.-model fused head of state and government is actually problematic. More importantly, Canada inherited a more or less unicameral legislature (there is a Canadian Senate, but it&#8217;s significantly weaker than the U.S. Senate, following the Westminster model). This removes a significant obstacle to passing legislation that exists in the U.S.: the other house of the legislature.</p>
<p>This has some very real implications for trans people, both positive and negative.</p>
<p>For example, militaries frequently play a role in targeting members of marginalized populations during wartime (see the UN report <a href="http://www.transracial.net/2009/10/23/at-risk-transgender-folk-victims-of-counter-terror-battles/">linked to on this blog</a>). [Of course, the counterpoint is that having a standing army can prevent armed conflict, and I see merit in this argument; however, in my view, no institution can exist without playing some sort of role, and a standing army will find functions even in "peacetime" - this may or may not be a good thing, depending on your point of view.] As a result, whether a country has a standing army or a militia system has very real implications for trans people.</p>
<p>However, what seems far more significant to me is that American political institutions are so dispersed that it&#8217;s nearly impossible to make significant progress legislatively in a way that isn&#8217;t present in more modern political systems . At present, even though there&#8217;s wide public support for a number of pro-LGBT equality policies, such as ending Don&#8217;t Ask, Don&#8217;t Tell and enacting nondiscrimination laws (or, really, just about everything other than marriage), there has been little legislative progress, apart from the recent passage of federal hate crimes legislation. Furthermore, the health care bill, which is certainly relevant to a large number of queer people, is facing tremendous difficulties getting through Congress. In contrast, Canada, with an effectively unicameral legislature, was able to pass health care reform on a federal level in the 1960s, following its establishment on a provincial level under the agrarian socialist <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Co-operative_Commonwealth_Federation">CCF</a> in Saskatchewan.</p>
<p>Now, as someone socialized in America, I have a great deal of reverence for the U.S. Constitution; however, this reverence should not overtake pragmatism. If the institutions aren&#8217;t working quite right, we should change them. If the system is no longer working, for example by providing no opportunity to change the institutions by constitutional amendment, we should change that. However, this is such a taboo in the U.S. that I&#8217;m not sure that this is even worth advocating. For the moment, then, it probably makes more sense to think about what would make Canada a better system for trans people.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[The Ignorance of Clashes]]></title>
<link>http://georgeasaad.wordpress.com/2009/11/18/the-ignorance-of-clashes/</link>
<pubDate>Wed, 18 Nov 2009 15:40:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>georgeasaad</dc:creator>
<guid>http://georgeasaad.wordpress.com/2009/11/18/the-ignorance-of-clashes/</guid>
<description><![CDATA[Samuel Huntington In 1993, Foreign Affairs published an article by Samuel Huntington, an American po]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><div id="attachment_57" class="wp-caption aligncenter" style="width: 160px"><a href="http://georgeasaad.wordpress.com/files/2009/11/samuel-huntington-jpg2.jpeg"><img class="size-thumbnail wp-image-57" title="Samuel Huntington.JPG" src="http://georgeasaad.wordpress.com/files/2009/11/samuel-huntington-jpg2.jpeg?w=150" alt="" width="150" height="136" /></a><p class="wp-caption-text">Samuel Huntington</p></div>
<p>In 1993, <em>Foreign Affairs</em> published an article by Samuel Huntington, an American political theorist. This article was called &#8220;The Clash of Cinvilizations?&#8221;. In the article, Huntington proposes his famous &#8220;The Clash of Civilizations&#8221; theory, which states that people&#8217;s cultural and religious identities will be the primary source of conflict in the post-Cold War world. In his support, Huntington divides the world into several civilizations and pays close attention to the &#8220;West&#8221; and &#8220;Islam&#8221;.</p>
<div id="attachment_59" class="wp-caption aligncenter" style="width: 119px"><a style="text-decoration:none;" href="http://georgeasaad.wordpress.com/files/2009/11/lewis-pre.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-59" title="Lewis-pre" src="http://georgeasaad.wordpress.com/files/2009/11/lewis-pre.jpg?w=109" alt="" width="109" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">Bernard Lewis</p></div>
<p>Huntington also draws on another article, &#8220;The Roots of Muslim Rage&#8221;, by Bernard Lewis, a historian, Orientalist, and political commentator that was published in <em>The Atlantic</em> in 1990. In that article, Lewis attempts to explain &#8220;[w]hy so many Muslims deeply resent the West, and why their bitterness will not easily be mollified&#8221; (Lewis).</p>
<div id="attachment_58" class="wp-caption aligncenter" style="width: 160px"><a href="http://georgeasaad.wordpress.com/files/2009/11/edward-said2.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-58" title="edward-said" src="http://georgeasaad.wordpress.com/files/2009/11/edward-said2.jpg?w=150" alt="" width="150" height="145" /></a><p class="wp-caption-text">Edward Said</p></div>
<p>Both of these articles are criticized in Edward Wadie Said&#8217;s article, published in <em>The Nation</em> in 2001, &#8220;The Clash of Ignorance&#8221;. Before his death in 2003 from <span style="text-decoration:none;">chronic lymphocytic leukemia, Said was a Palestinian American literary theorist, cultural critic, and an advocate for Palestinian rights. He was also a professor of English and Comparative Literature at Columbia University and a founding figure in postcolonialism. Robert Fisk, the Middle east correspondent for <em>The Independent</em>, once described Said as the Palestinians&#8217; &#8220;most powerful political voice&#8221; (Ashkelon).</span></p>
<p><span style="text-decoration:none;">In &#8220;The Clash of Ignorance&#8221;, Said came down on Huntington&#8217;s &#8220;The Clash of Civilizations&#8221; theory and his use of labels and generalizations. Said notes that the clash between the West and Islam takes the &#8220;lion&#8217;s share of [Huntington's] attention.&#8221; He sees that his use of such terms is careless and antagonistic.</span></p>
<p><span style="text-decoration:none;"><strong>&#8220;Labels like Islam and the West mislead and confuse the mind, which is trying to make sense of a disorderly reality.&#8221;</strong></span></p>
<p>Said claims that the use of labels like the West and Islam are nonsensical. His defense is that while the West is a geographical location with a multitude of differences, Islam is a religion not restricted to a single area.</p>
<p>Said goes on to note how Huntington&#8217;s theory has spread and is being used almost unabashedly by big political figures and influential publications like Benazir Bhutto and <em>The Economist</em>. He then goes on to mention a series of articles by the late Eqbal Ahmad, Pakistani writer, journalist, and anti-war activist. These articles, published in the widely respected Pakistani weekly <em>Dawn</em>, deal with extremists&#8217; view of Islam and how inaccurate and how far from the truth it is.</p>
<p><strong>&#8220;The &#8216;Clash of Civilizations&#8217; thesis is better for reinforcing self-pride than for a critical understanding of the interdependence of our time.&#8221;</strong></p>
<p>Said found that Huntington&#8217;s article and theory had no basis in truth or dedicated scholarly credit. The lines it draws and the civilizations it groups are both fallacious and hostile. In conclusion, Said saw that Huntington&#8217;s contestation was unhelpful as a critical view at conflict, but great to strengthen already existing supremacist views.</p>
<p><strong>Strengths</strong></p>
<p>Said is an excellent writer. He gets his point across clearly and completely. Another strength is the use of other pieces of writing that further strengthen his point. However, strongest of all is the argument itself. The importance of such well written, carefully constructed, and clear purpose is immeasurable. There is not enough of this information being published. The only angle available seems to be that similar to Huntington&#8217;s and Lewis&#8217;s.</p>
<p><strong>Weaknesses</strong></p>
<p>I cannot find a major weakness in this paper. Some may say he seems biased. Well of course you&#8217;re biased when it&#8217;s towards a racist or white supremacist like Huntington or Lewis.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Le droit est le fondement de la paix, de la justice et de l’humanité]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/12/le-droit-est-le-fondement-de-la-paix-de-la-justice-et-de-l%e2%80%99humanite/</link>
<pubDate>Thu, 12 Nov 2009 15:27:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
<guid>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/12/le-droit-est-le-fondement-de-la-paix-de-la-justice-et-de-l%e2%80%99humanite/</guid>
<description><![CDATA[Par Karl Müller Réflexions sur l’histoire et l’éthique de la politique internationale. Horizons et d]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><em>Par Karl Müller</em></p>
<p><strong>Réflexions sur l’histoire et l’éthique de la politique internationale.</strong></p>
<p><a rel="attachment wp-att-2287" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/12/le-droit-est-le-fondement-de-la-paix-de-la-justice-et-de-l%e2%80%99humanite/tyrant_boot_canvas_unique/"><img class="aligncenter size-full wp-image-2287" title="The limits of the tyrants are prescribed by the endurance of those whom they oppress" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/tyrant_boot_canvas_unique.jpg" alt="The limits of the tyrants are prescribed by the endurance of those whom they oppress" width="450" height="608" /></a></p>
<div><a href="http://www.horizons-et-debats.ch/">Horizons et débats</a></div>
<div>
<p>Au vu des victimes et des dégâts causés pendant la Seconde Guerre mondiale, les fondateurs des Nations Unies et de sa Charte tentèrent d’éviter qu’une pareille catastrophe ne se reproduise, cherchant à rendre le monde plus pacifique et plus juste. La mise en place des relations internationales ne devait plus relever de l’arbitraire de quelques pays. Il fallait établir un ordre juridique international approuvé et respecté par tous les Etats de la planète.</p>
<p>Mais peu après la fin de la guerre et la fondation des Nations Unies, le monde se trouva à nouveau divisé en blocs hos­tiles. Une nouvelle fois, les relations internationales furent marquées, au cours des décennies suivant la guerre, par la poli­tique d’hégémonie.</p>
<p>On savait déjà qu’une politique internationale soumise aux fluctuations de la recherche du pouvoir et du contre-pouvoir n’apportait pas de stabilité et n’assurait donc pas la paix. La situation dans le monde fut donc très fragile et l’humanité n’échappa que d’un cheveu, et par hasard, à la destruction.</p>
<p>C’est pourquoi dès les années 60 on entreprit de sérieux efforts pour réduire les affrontements et l’aggravation de la situation entre les blocs et pour remplacer les affrontements, les conflits et la course aux armements par des mesures de confiance, de coopération et de désarmement.</p>
<p>Il est vrai que tout le monde n’était pas honnête et ce furent les mêmes qui déclenchèrent une nouvelle fois la guerre froide dans les années 80, provoquant une nouvelle course aux armements.<br />
Le monde se retrouva face à la menace d’une guerre mondiale dévastatrice. Ce furent avant tout les Etats-Unis qui cherchèrent à gagner la guerre froide; non pas par la force des armes mais par une guerre économique et financière.</p>
<p>L’alliance militaire orientale, le Pacte de Varsovie, et le bloc économique oriental, le Conseil d’assistance économique mutuelle (Comecon) furent mis sous pression, ce qui amena finalement leur dissolution. Il ne resta qu’une grande puissance: les Etats-Unis et l’OTAN, qu’ils dirigent, et l’ordre financier et économique mondial qu’ils déterminent.</p>
<p>Nombreux furent ceux qui, lors de la dissolution du bloc de l’Est, espérèrent une paix durable assurant la sécurité et le bien-être. Mais ce fut en vain car la politique américaine, profitant de sa situation d’unique superpuissance au monde, voulut s’imposer non par le droit mais en profitant de sa situation dominante. La mondialisation fut en fait une américanisation du monde – par tous les moyens et sans tenir compte des dégâts causés.</p>
<p>Au début des années 90, le gouvernement américain avait appelé cela « <em>nouvel ordre mondial </em>» et il ouvrit cette « <em>ère nouvelle</em> » par de nouvelles guerres: contre l’Irak, contre la Somalie, contre la Yougoslavie. Les groupes de réflexion américains se penchèrent dans les années 90 sur un « <em>Projet de nouveau siècle américain</em> », escomptant bien l’imposer par leur supériorité militaire. Les guerres contre l’Afghanistan et à nouveau contre l’Irak en sont les signes les plus visibles, mais aussi l’instrumentalisation des Etats européens membres de l’OTAN, la mainmise sur l’Union européenne, la mise au pas de la «<em> gauche</em> » européenne et l’extension à l’Est de l’OTAN et de l’Union européenne.</p>
<p>Néanmoins, aujourd’hui, 20 ans après la dissolution du bloc de l’Est, le plan des Etats-Unis a échoué.</p>
<p>Les conséquences catastrophiques du « <em>projet</em> » américain pour une grande partie du monde apparurent clairement aux yeux des populations. Les Etats-Unis ont lancé le bouchon trop loin; leur prestige dans le monde a disparu, des forces contraires se sont mises en place et se renforcent. Elles vont de la résistance inattendue dans les pays en guerre aux alliances internationales tels que l’Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (ALBA) en Amérique latine, l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) en Asie ou le BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine), alliance intercontinentale. Il reste bien sûr des forces dangereuses qui souhaitent renverser la vapeur et prêtes à risquer gros. Toutefois, il ne s’agit que de quelques attardés dans l’évolution historique qui doivent néanmoins être pris très au sérieux, surveillés et tenus à l’écart – du fait qu’ils pourraient être tentés d’embraser le monde. Leur politique est cependant sans avenir.</p>
<p>Les prochaines années seront pleines d’insécurité et nécessiteront la recherche de nou­velles orientations.</p>
<p>Il se peut que le nouveau gouvernement américain s’y consacre. On peut l’espérer du fait que le président américain a reçu cette année le prix Nobel de la Paix. Peut-on espérer amener le président à refuser la poli­tique hégémonique de son pays – ne serait-ce qu’en raison de la grande misère qui s’abat sur la population de son pays – et à s’engager dans une politique de paix dans le monde ? Ou bien se contentera-t-il, en manœuvrant habilement, de redonner aux Etats-Unis la capacité d’être à nouveau la seule superpuissance ?</p>
<p>On ne peut se contenter d’attendre les réponses à ces questions. Le plus de personnes possible doivent se mettre à réfléchir, à discuter, à formuler des solutions.</p>
<p>Mais est-il crédible de rediscuter plus ou moins ouvertement l’idée d’un gouvernement mondial ? Peut-on mettre en place un tel gouvernement et en même temps respecter l’ensemble des droits humains ? Qui donnera sa légitimité à un tel gouvernement ? Quels seront ses domaines politiques ? Ne risquons-nous pas de retomber dans une politique centralisée ? L’humanité est-elle prête à accepter ce nouveau Léviathan ?</p>
<p>Il existe une autre perspective: celle de mettre en place les bases de la paix et de la justice par un « <em>ordre mondial du droit</em> ». Cette idée n’est pas nouvelle, elle nous vient du siècle des Lumières. Mais pres­que personne ne s’en est préoccupé au cours de ces dernières années. Et ce sont précisément les Etats européens, où est née la philosophie des Lumières, qui ont trahi le projet d’un ordre mondial reposant sur le droit. Une idéologie du laissez-faire, de l’égalité des valeurs, du droit du plus fort, c’est-à-dire de l’arbitraire des puissants a pénétré jusque dans les sciences « <em>occidentales</em> », dans l’art et la culture. Et toutes les professions de foi en faveur du droit ne furent plus que des déclarations peu sincères. On traite de naïfs et de ringards tous ceux qui croient encore à la valeur du droit et à son caractère obligatoire, tout particulièrement en ce qui concerne les relations entre les Etats.</p>
<p>On constate aujourd’hui les conséquences de cette idéologie: un monde en plein désordre, sans paix, ni justice, ni humanité.</p>
<p>Pourtant la tâche ne serait pas si difficile car il n’est pas nécessaire de créer un ordre juridique international. Les fondements essentiels en ont été établis par le droit international et un grand nombre de traités internationaux. La communauté internationale peut s’y référer.</p>
<p>Ce qui est nécessaire avant tout, c’est de comprendre que le monde n’a pas d’autre perspective s’il veut survivre et que la dignité de tous les hommes impose le respect du droit.</p>
<p>L’idée du contrat social, venue des Lumières, partait du principe que les individus se soumettraient au droit accepté par tous afin d’assurer la liberté, la propriété et la vie. Il en va de même dans la communauté des Etats. Le respect des traités entre les peuples consti­tue l’« <em>ordre mondial du droit</em> ». </p>
<p>Source : Mondialisation.ca</p>
</div>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Acts Worse than Terrorism]]></title>
<link>http://radicalcontra.wordpress.com/2009/11/10/acts-worse-than-terrorism/</link>
<pubDate>Tue, 10 Nov 2009 12:52:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Joseph Steinberg</dc:creator>
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<description><![CDATA[Josh Rogin made me fairly depressed, that this bhTV forums debate was only a unwitting reprise of Ca]]></description>
<content:encoded><![CDATA[Josh Rogin made me fairly depressed, that this bhTV forums debate was only a unwitting reprise of Ca]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Diary]]></title>
<link>http://pakistanpal.wordpress.com/2009/11/10/diary/</link>
<pubDate>Tue, 10 Nov 2009 11:45:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>pakistanpal</dc:creator>
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<description><![CDATA[Tariq Ali June is never a good month on the plains. It was 46ºC in Fortress Islamabad a fortnight ag]]></description>
<content:encoded><![CDATA[Tariq Ali June is never a good month on the plains. It was 46ºC in Fortress Islamabad a fortnight ag]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Abu Omar come l'Achille Lauro?]]></title>
<link>http://byebyeunclesam.wordpress.com/2009/11/09/abu-omar-come-lachille-lauro/</link>
<pubDate>Mon, 09 Nov 2009 07:29:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>byebyeunclesam</dc:creator>
<guid>http://byebyeunclesam.wordpress.com/2009/11/09/abu-omar-come-lachille-lauro/</guid>
<description><![CDATA[Il “caso Abu Omar”, ossia la vicenda del rapimento, a Milano ed in pieno giorno, del predicatore int]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://byebyeunclesam.wordpress.com/files/2009/11/achillelauro.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-3843" title="achillelauro" src="http://byebyeunclesam.wordpress.com/files/2009/11/achillelauro.jpg?w=300" alt="achillelauro" width="300" height="230" /></a></p>
<p>Il <a href="http://byebyeunclesam.wordpress.com/category/versione-italiana/abu-omar-versione-italiana/">“caso Abu Omar”</a>, ossia la vicenda del rapimento, a Milano ed in pieno giorno, del predicatore integralista islamico da parte di un commando della CIA, presenta caratteristiche di simmetria e specularità con un caso ancora più clamoroso, conseguenze incluse, che appassionò il mondo ventiquattro anni fa, il sequestro della nave Achille Lauro.<br />
Ricordiamolo per sommi capi.<br />
Il 7 ottobre del 1985, un gruppo di palestinesi armati nascosti a bordo sequestra l’ ammiraglia della flotta turistica italiana, appena salpata da Alessandria d’Egitto, con tutto l’equipaggio e 450 passeggeri a bordo, di varie nazionalità. A quale scopo, ci si chiede subito…? Allo scopo, rispondono i sequestratori, che Israele liberi 52 detenuti palestinesi: viceversa, l’Achille Lauro salterà in aria. Figuriamoci.<br />
Un curioso sistema, da parte di un commando terrorista ritenuto “vicino” al Fronte di Liberazione Popolare, di ottenere lo scopo: attaccando militarmente cioè, nel piroscafo (che ne fa parte integrale ai fini del diritto di navigazione) il territorio di un paese naturalmente amico della causa palestinese; e per di più allora guidato da un governo “Craxi-Andreotti” che ancor oggi il sito “liberali per Israele” designa ingiustamente come “amico dei terroristi”. Che tale non era affatto, naturalmente: ma bensì desideroso di contribuire alla pace in Medio Oriente, risolvendolo alla stregua delle risoluzioni ONU che prevedono la costituzione di uno Stato Palestinese sulle terre occupate da Israele durante l’attacco bellico del giugno 1967, Cisgiordania in primis. E in questa chiave aveva accolto in Italia, con protocollo da Capo di Stato incluso discorso in Parlamento, Yasser Arafat nel 1983.<br />
Agli occhi di qualcuno, una colpa imperdonabile&#8230;<br />
Bene, dopo due giorni di sequestro, e di frenetiche trattative triangolari fra Italia, Egitto, OLP di Arafat e Abu Abbas capo del FLP residente in Egitto, al quale gruppo risulta aderente l’autolesionista commando di sequestratori, gli stessi cedono: otterranno un salvacondotto per giungere in Italia ove saranno giudicati dalla giustizia italiana, perché i ponti, le cabine, la tolda di una nave italiana sono territorio nazionale a tutti gli effetti. Garanti della mediazione con il governo italiano sono il Presidente egiziano Hosni Mubarak ed il capo dell’OLP Yasser Arafat, che ne rispondono alle opinioni arabe se qualcuno tradisse il compromesso stesso.<br />
Il 9 ottobre il commando abbandona la nave, non senza aver firmato la provocazione con un delitto gratuito ed odioso, solo apparentemente “inutile”: l’assassinio a sangue freddo, e senza giustificazione di alcun tipo, di un solo passeggero. Leon Klinghoffer, un crocerista paralitico di appartenenza ebraica, con passaporto USA.<br />
La vicenda, fin qui solo “drammatica”, allora assume di colpo un profilo “tragico” ed emozional-mediatico che ribalta completamente quello “solo” giuridico: ai fini del quale invece, non cambia nulla; solo un altro reato, il più grave peraltro (l’omicidio in forma abbietta), si aggiunge alla lista di quelli addebitabili al commando in sede penale. E coinvolge, insieme dalla stessa parte, Stati Uniti e Israele contro l’Italia: perché il governo, ad onta dello scandalo, intende mantener dritta la barra del compromesso stipulato con garanti così autorevoli che rischierebbero grosso in caso opposto. “Bruciare” politicamente Mubarak ed Arafat agli occhi arabi &#8211; come responsabili di un accordo tradito dall’ Italia, che dovrebbe, negli intenti israelo-USA, consegnare loro i sequestratori &#8211; lo Stato italiano questo non può farlo.<br />
A questo punto entrano in scena i “diversori” per linee interne: <!--more-->in primis Michael Ledeen, un personaggio dei servizi “non solo USA” coinvolto negli affari più sporchi degli ultimi trent’anni, Iran-Contras incluso; con gravi condanne a carico che gli impediscono ancor oggi di accostarsi al nostro Paese, pontificandone sui nostri media stando bene al sicuro nella sua Langley.<br />
Allora introdottissimo presso Palazzo Chigi grazie a Claudio Martelli garante, e Giuliano Ferrara suo sodale. Questi era allora, di grande famiglia comunista-togliattana dopo nonno liberal-massone, un “neo-convertito” al craxismo: perché aveva abbandonato il PCI due anni prima, dopo avere schiaffeggiato, in consiglio comunale torinese, l’assessore-compagno alla Cultura, il filo-sionista Giorgio Balmas, perché aveva rifiutato di dedicare ai bambini massacrati a Sabra e Chatila un concerto di “Settembre Musica”.<br />
A posteriori, un modo di “accreditarsi”: talché a raccoglierne gli umori apparentemente fumantini, furono Alberto Ronchey, “amico di famiglia” fino dai tempi di una comune residenza moscovita che gli fece ottenere “Bretelle Rosse”, rubrica politica fissa sul Corsera; ed Antonio Ghirelli, antico animatore di Radio Napoli nel 1943 per conto del PWB* inglese, che lo volle notista al TG2.<br />
Lui e Martelli, insieme con il leader di Lotta Continua Adriano Sofri ed il capo del servizio d’ordine di quel medesimo gruppo, il sociologo sardo-trentino Luigi Manconi, editavano, coi soldi chiesti a Silvio Berlusconi, il quotidiano “Reporter”, una specie di ante-Foglio, assai pubblicizzato in TV dall’ennesimo Lottacontinuista di questa vicenda: Dagospia, allora solo Roberto d’Agostino, che lo inseriva nel suo angolino, la rubrica del look “fico” e reaganiano, inserendolo nelle tasche dei vari testimonial che si prestavano al gioco, del fortunatissimo “Quelli della notte” di Renzo Arbore, in onda giusto giusto la primavera del 1985, tre mesi prima del “caso Lauro”.<br />
Insomma: gente di cui fidarsi ad occhi chiusi!</p>
<p><a href="http://byebyeunclesam.wordpress.com/files/2009/11/abbas.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-3844" title="abbas" src="http://byebyeunclesam.wordpress.com/files/2009/11/abbas.jpg?w=300" alt="abbas" width="300" height="147" /></a></p>
<p>E invece no: perché Michael Ledeen ha recentemente rivelato che in quelle notti convulse di passioni, liti e scenate telefoniche ai due capi dell’Oceano, tra <a href="http://byebyeunclesam.wordpress.com/2009/08/12/quando-i-carabinieri-circondarono-le-delta-force/">Craxi che difendeva i patti stipulati con onore, perfino difendendo coi Carabinieri schierati in pista, a Sigonella, il B737 che traduceva i banditi dall’assalto della Delta Force</a>; e pure a Fiumicino, ove poi giunto inseguito dai caccia USA, ingiunse immediatamente, carabinieri con i mitra spianati, agli aerei stello-strisciati di “sloggiare” dalla pista di decollo… Ebbene ad attizzare i due l’un contro l’altro, perché vieppiù confliggessero &#8211; e con essi i due Paesi alleati &#8211; fino alla inevitabile soccombenza del più debole, furono le traduzioni telefoniche del Ledeen (che fa nome “Levi” in verità), sbagliate apposta per farli litigare. E pensare che Claudio Martelli lo aveva chiamato d’ urgenza apposta a Palazzo, cornetta in mano, per quella emergenza. Consigliando Bettino, da fedelissimo suo VicePresidente, di non fidarsi degli interpreti ufficiali, date le circostanze eccezionali!<br />
Bene. Ad interfaccia dell’“agente Marte”, come viene definito dagli uffici suoi stessi, interviene Spadolini, intransigentissimo atlantista che ricopriva, abbondantemente, la poltrona di Ministro della Difesa. Un buffo panzone di taglia gigantesca ma con vocina esile e stridula da zitellina del famoso asilo di Dorsoduro a Venezia, che Forattini disegnava sempre nudo, con uno spadolino microscopico sul davanti, come fosse un eunuco… (Ha lasciato ad un erede, e pur si vede, tutte queste sue caratteristiche). Giovanni Spadolini si dimette dalla sua carica-chiave, costringendo alle inevitabili dimissioni anche il premier Bettino. Questi lo fece con un memorabile discorso alla Camera, ove rivendicò virilmente le Responsabilità di Stato, mantenute a dispetto di ogni pressione straniera (la parola data a Capi di Stato amici non si rinnega), ed a costo di dimettersi. Un discorso che commosse perfino l’allora scalfariano Giampaolo Pansa, che, su “La Repubblica”, forse perché era caduto, disse che lo aveva comunque fatto da “Hombre Vertical”.<br />
Ecco, è questo il succo del ”caso Lauro”: le dimissioni, in Italia, di un Capo di Governo “sovranista e nazionale” contro ogni pretesa del Grande Fratello Atlantico in questioni di merito interno, seppure di emozione mondiale.<br />
Non erano ancora i tempi dei Veltroni, che esalta la missione civilizzatrice degli eserciti USA alla conquista del mondo “per esportare la democrazia” (discorso al Circo Massimo, maggio 2007); o dei D’Alema, che nel suo discorso di insediamento a premier per la breve esperienza di Palazzo Chigi dietro ribaltone parlamentare, giurò che mai l’Italia avrebbe partecipato a guerre di aggressione, per poi levare i cacciabombardieri su Belgrado, e mobilitare 18.000 uomini, da mettere agli ordini del comando USA d Wesley Clark, per l’invasione in Kosovo…<br />
Non erano né i tempi né gli uomini, ma quella prima caduta di Bettino Craxi fu decisiva a preparare quella successiva del 1992. Ed a determinare questi tempi e questi uomini che adesso scontiamo.</p>
<p>Questa premessa assolutamente indispensabile per capire quale anche è il succo del caso Abu Omar. La caduta di un Capo dei Servizi di palese appartenenza nazionale, pur nella doverosa fedeltà ai supernazionali Patti che lo costrinsero, bongré malgré, a “dare una mano” al nutrito gruppo di agenti CIA delegati al sequestro dell’“estremista islamico”. Il quale rapimento di Abu Omar fu effettuato in pieno centro ed in pieno giorno, facendo il maggiore baccano possibile, davanti a quanti più testimoni stupefatti perché ben si imprimessero in testa tutte le circostanze, a futura memoria: che inguaierà poi il solo Pollari. Costretto anch’egli a lasciare una carica, quella di Capo dei Servizi, che nelle circostanze attuali vale più di cento “premier”, che sono affatto privi di qualunque potere effettivo. Visto che l’affollatissimo gruppo di “condannati” della CIA, a partire dal caposcalo Robert Seldon &#8220;Lady&#8221; (però: chissà…), son tutti uccel di bosco, e mai sconteranno neppure un minuto, benché la sentenza, peraltro doverosa ed onorevole, che fa davvero onore al giudice Oscar Magi che l’ha emessa dopo tanto tormento, inasprirà ulteriormente i rapporti già non buoni tra Italia e USA. Che gli USA, ed altri, vogliono ad ogni costo impedire la nostra sovranità energetica quale discende dai contratti stipulati dall’ENI con Gazprom-Russia, con Nyoc-Libia, con Sonatrach-Algeria; per ovviare nei decenni a venire le necessità di energia pulita, cioè il metano di quei sottosuoli.<br />
Pollari, dunque, è stato il solo a pagare. Se poi si vede chi è il suo successore, da dove venne nel lontano 1984 con al guinzaglio la “mina a tempo” Masino Buscetta, e per fare che cosa, forse ben si capisce tutto il senso di questa operazione, Abu Omar incluso.<br />
Già, Abu Omar, chi era costui? Forse in “essenza” non lo sapremo mai.<br />
Ma è interessante, come si fa con le particelle nella fisica nucleare, “tracciarne” il percorso più interamente che in quell’attimo “puntuale” del ratto, il 17 febbraio 2003, in ora di punta.<br />
Egli giunse per la prima volta in Italia nel 1999, con intenzione di stabilirvisi nel cuore della sua comunità, libero come un fringuello, da Kosovo e da Bosnia, ove era militante dei gruppi più fanatici anti-serbi, finanziati e nutriti da chissà chi. Kosovo e Bosnia “liberate” dalla Jugoslavia e date in pasto a quell’“integralismo islamico” che proprio in quei tempi, inventato da Brzezinski nei lontani Settanta per attaccare le frontiere di Russia, saliva al potere finalmente a Kabul, nel cuore geopolitico d’EurAsia: i talebani del 1997, insediati colà dalle ISI pakistane guidate dalla CIA e dal FBI… E finanziati a pié di lista (“per estirpare il papavero”) dall’ex-deputato dalemiano (adesso dipietrista) Pino Arlacchi (il noto mafiologo de “La Repubblica”, che oggi dirige “Intelligence”), quando la Albright lo fece nominare Capo del Dipartimento ONU per la lotta alla droga. Coi risultati che si videro, già dall’inizio, era il 1997… Come si vede, poi giungendo, l’integralismo islamico da combattere con sempre più truppe, via Kosovo reso indipendente dagli “Alleati” Wesley Clark&#38;D’Alema, fino a Montenapoleone, oltre Belgrado: al quale assedio compiuto dai turchi all’epoca di Giuseppe II Imperatore d’Asburgo, Wolfgang Amadeus Mozart dedicò il suo sarcastico “rondò” (Marcia alla Turca) che incomparabilmente chiude la Sonata per piano solo K331, reso famoso dalla pubblicità televisiva…<br />
Anche qui c’è da ridere, infatti. Perché questo Abu Omar, naturalmente uno pseudonimo di chissà chi, dopo una strana detenzione ad Aviano, viene più volte spedito e rispedito, riarrestato e rilasciato, via Cairo, avanti-indietro, fino a liberazione definitiva con tante scuse e danni da risarcire da parte del governo italiano: un milione di euro, al Cairo sei nababbo. Nel frattempo dice di aver subito orribili torture, di cui non porta alcuna traccia. Insomma, un fortunato. Anzi, un predestinato, come ci spiega Pirandello nel memorabile breviario de “Il Gioco delle Parti”, tra opposti coordinati.<br />
A Napoli si recita così: due compari, ad un angolo di strada, iniziano furiosamente a litigare, trascinando in mezzo alla lite un passante qualunque. Con la scusa di menarsi, gliele suonano di santa ragione a lui che è imprigionato tra di loro, gli fregano l’orologio ed il portafogli, e lo lasciano pesto in terra e sanguinante, fuggendo via col bottino, in un posto sicuro per spartirselo.<br />
E meno male che sia il governo Prodi, come quello Berlusconi, hanno opposto “Segreto di Stato” per salvaguardare il nostro Pollari dalle liti “loro”, naturalmente suscitando lo sdegno de “La Repubblica” che invece lo voleva bruciato per sempre…<br />
Ecco, sia Pirandello col raffinato “Gioco delle Parti”, sia Napoli con quello più ruspante dei “Compari”, ci ricordano tanto sia il “caso Abu Omar” che quello “Achille Lauro”.<br />
E soprattutto la Guerra al Terrorismo, proprio quello, portato ieri “al comando”, da quegli stessi che oggi gliela proclamano contro, soprattutto combattendola attraverso “soggetti terzi &#60;messi in mezzo&#62;  dai primi due”.<br />
Come da manuale. Anche quello di Samuel Huntington, reso famoso grazie all’11 settembre, “Lo Scontro delle Civiltà”, cristiani contro islamici, come dice il proverbio. Che a ben vedere questo strombazzatissimo “The Clash” è proprio un manuale pratico, di istruzioni anche un po’ elementari.<br />
Perché fra due litiganti c’è sempre un terzo che ogni volta ne gode. Lo dice proprio piatto e rotondo il grande tragico inglese che ben se intendeva, Christopher Marlowe**, in un suo capolavoro che analizza con preveggente acume le guerre cristiano-islamiche nel Mediterraneo di quell’epoca, ed intestato ad un signore “…di Malta”, che si chiamava Barabba, sembra un “nom de plume”.<br />
Chissà, forse era già “Abu Omar”.<br />
<strong><em>Gianni Caroli</em></strong></p>
<p>* Psychological Warfare Branch, ufficio di alto spionaggio e propaganda delle Forze di occupazione angloamericane in Italia, in funzione ininterrottamente fino dal 9 luglio 1943 (sbarco in Sicilia, poi Salerno), con prima sede stabile in Piazza delle Borsa a Napoli</p>
<p>** Christopher Marlowe, <em>Tutto il Teatro</em>, Adelphi</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Phase 3 (vidéo)]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/06/phase-3-video-2/</link>
<pubDate>Fri, 06 Nov 2009 18:11:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
<guid>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/06/phase-3-video-2/</guid>
<description><![CDATA[Après de longs mois d&#8217;impatience et surtout après l&#8217;énorme succès de la série The Arriva]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a rel="attachment wp-att-2109" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/06/phase-3-video-2/wake-up-project-2/"><img class="aligncenter size-full wp-image-2109" title="Wake Up Project" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/wake-up-project.jpg" alt="Wake Up Project" width="450" height="616" /></a>Après de longs mois d&#8217;impatience et surtout après l&#8217;énorme succès de la série <strong>The Arrivals</strong> (les Arrivées), l&#8217;équipe de Wake Up Project dont Noreagaaa &#38; Achernahr viennent enfin de lancer leur nouvelle série tant attendue : <strong>Phase 3</strong>.</p>
<p>Phase 3 est un projet créé en collaboration avec des cinéastes en provenance du monde entier, avec pour intention de faire un portrait de l&#8217;ère dans laquelle nous vivons à l&#8217;aide de moyens artistiques. Ce film se base sur le respect inter-religieux, le savoir, et il instruira les téléspectateurs et les inspirera à &#8220;guérir&#8221; le monde. Le film qui vous est présenté est basé sur l&#8217;analyse biblique et islamique des Prophéties par Sheikh Imran N.Hosein. Il est nullement dans l&#8217;intention des auteurs de cette vidéo de la présenter en tant que vérité absolue. Disons, que c&#8217;est une analyse bien explorée, qui peut être davantage enquêtée par vous-même.</p>
<p><a href="http://www.wakeupproject.com/">http://www.wakeupproject.com/</a><br />
<a href="http://www.youtube.com/user/noreagaaa">http://www.youtube.com/user/noreagaaa</a></p>
<p><strong>Premier épisode : Introduction</strong><br />
<object width="425" height="254"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/xapfxd"></param><param name="allowfullscreen" value="true"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/xapfxd" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="334" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><strong>Deuxième épisode : Symbolisme Religieux</strong><br />
<object width="425" height="254"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/xapf72"></param><param name="allowfullscreen" value="true"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/xapf72" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="334" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><strong>Troisième épisode : le Temps des Grandes Tromperies</strong><br />
<object width="425" height="254"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/xas48b"></param><param name="allowfullscreen" value="true"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/xas48b" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="334" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><strong>Quatrième épisode : Globalisation &#38; Capitalisme<br />
</strong><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/HSEgk7YGWI0&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' /><param name='allowfullscreen' value='true' /><param name='wmode' value='transparent' /><embed src='http://www.youtube.com/v/HSEgk7YGWI0&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' type='application/x-shockwave-flash' allowfullscreen='true' width='425' height='350' wmode='transparent'></embed></object></span></p>
<p><strong>Cinquième épisode : Apparence &#38; Réalité</strong></p>
<p><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/yUgWevrqePs&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' /><param name='allowfullscreen' value='true' /><param name='wmode' value='transparent' /><embed src='http://www.youtube.com/v/yUgWevrqePs&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' type='application/x-shockwave-flash' allowfullscreen='true' width='425' height='350' wmode='transparent'></embed></object></span></p>
<p><strong>Sixième épisode : La civilisation moderne de l&#8217;Ouest</strong></p>
<p><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/QVBNiD15kh0&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' /><param name='allowfullscreen' value='true' /><param name='wmode' value='transparent' /><embed src='http://www.youtube.com/v/QVBNiD15kh0&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' type='application/x-shockwave-flash' allowfullscreen='true' width='425' height='350' wmode='transparent'></embed></object></span></p>
<p><strong>Septième épisode : L&#8217;impérialisme par la guerre</strong></p>
<p><object width="425" height="254"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/xb957l"></param><param name="allowfullscreen" value="true"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/xb957l" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="334" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
</div>]]></content:encoded>
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<item>
<title><![CDATA[Le nouveau désordre mondial (vidéo)]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/03/le-nouveau-desordre-mondial-video/</link>
<pubDate>Tue, 03 Nov 2009 19:35:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
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<description><![CDATA[« L&#8217;idéal des Nations Unies est un idéal Juif. » David Ben Gourion, Time, le 16 août 1948. L]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a rel="attachment wp-att-2004" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/03/le-nouveau-desordre-mondial-video/drapeau-israel-armes/"><img class="aligncenter size-full wp-image-2004" title="Israël, l'état d'apartheid" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/drapeau-israel-armes.jpg" alt="Israël, l'état d'apartheid" width="420" height="278" /></a></p>
<p style="text-align:center;">« <strong>L&#8217;idéal des Nations Unies est un idéal Juif.</strong> » David Ben Gourion, Time, le 16 août 1948.</p>
<p>L&#8217;éminent Roger Garaudy nous présente dans ce documentaire de Néant Prod intitulé <strong>Le nouveau désordre mondial</strong> (2006) une vaste fresque historique de la menace omniprésente du lobby sioniste internationale à travers diverses époques allant de la Déclaration de Balfour en 1917 aux nombreuses guerres énergétiques américaines du Moyen-Orient, &#8221; <em>le lieu stratégique le plus important du monde</em> &#8221; selon le général Eisenhower, jusqu&#8217;au lancement par le 43ième président des États-Unis et criminel de guerre George W. Bush de leur dernière croisade contre la terreur des groupes islamistes, officiellement.</p>
<p>Appuyant sa thèse à l&#8217;aide notamment d&#8217;ouvrages de référence mondialement célèbres tels que <strong>La Fin de l&#8217;Histoire et le Dernier Homme</strong> de Francis Fukuyama ou <strong>le Choc des Civilisations</strong> de Samuel Huntington, le philosophe et écrivain français Roger Garaudy, catalogué parmi les négationnistes de la Shoah, passe en revue <strong></strong> l&#8217;expansionnisme israélien dans le monde depuis la création de l&#8217;État juif en Palestine demeurant à ce jour comme étant le plus grave scandale politique de l&#8217;ONU.</p>
<p><strong>Première partie</strong></p>
<p><object width="425" height="254"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/x8g9rq"></param><param name="allowfullscreen" value="true"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x8g9rq" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="334" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><strong>Deuxième partie</strong></p>
<p><object width="425" height="254"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/x8ga4x"></param><param name="allowfullscreen" value="true"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x8ga4x" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="334" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Repenser l’art de la guerre]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/02/repenser-l%e2%80%99art-de-la-guerre/</link>
<pubDate>Mon, 02 Nov 2009 19:35:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
<guid>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/02/repenser-l%e2%80%99art-de-la-guerre/</guid>
<description><![CDATA[Par Gregory Mailly « Le bon général a gagné la bataille avant de l’engager. » Sun Tzu Les attentats ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><em>Par Gregory Mailly</em></p>
<p><strong>« <em>Le bon général a gagné la bataille avant de l’engager.</em> » Sun Tzu</strong></p>
<p><a rel="attachment wp-att-1974" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/02/repenser-l%e2%80%99art-de-la-guerre/afghanistan/"><img class="aligncenter size-full wp-image-1974" title="Afghanistan" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/afghanistan.jpg" alt="Afghanistan" width="450" height="337" /></a></p>
<div>
<div>
<p>Les attentats du 11 Septembre 2001 ont montré combien la première menace qu’ont à affronter les nations est « <em>l’invisible, l’insensible, l’indétecté</em> ». New York, Madrid, Londres, Bombay rappellent la nécessité pour chaque grande puissance de repenser sa défense stratégique, soit l’art de conduire la guerre même quand elle n’est pas militaire. Car il ne suffit pas d’avoir les moyens de la force, il faut être capable d’intégrer celle-ci dans une véritable politique, savoir convertir cette force en stratégie de puissance. Cette complexité accrue de la stratégie impose un effort de réflexion sans précédent. Pour la France, il s’agit ainsi de choisir entre rester à la table des grands ou devenir une simple force supplétive. Pour cocher la première option, il nous faut comprendre un peu plus vite et un peu mieux ce qui nous menace de l’autre côté de la montagne.</p>
<h2><strong>Les carences du tandem dissuasion nucléaire/diplomatie</strong></h2>
<p>En France, pendant 50 ans, la dissuasion nucléaire a été la réponse à tout, la réponse du faible au fort. Seulement cette réponse unique, sanctuarisée, a éteint le débat stratégique français. Or, si l’arme nucléaire constituait effectivement une protection efficace jusqu’à la chute du mur de Berlin, ce n’est plus le cas aujourd’hui. L’annonce de la déclaration de guerre à l’Amérique a constitué un évènement nouveau : le rapport du faible au fort est devenu la réponse du fort au fou. Depuis lors, nul ne peut répliquer à une attaque terroriste en bombardant nucléairement une base supposée de ceux-ci et nul n’a pensé fort heureusement à nucléariser l’Afghanistan parce que les alliés de Ben Laden étaient proches du pouvoir. En outre, ces dernières années, la diplomatie a été la valeur dominante en matière de politique étrangère, en suivant un cheminement immuable : désarmement des belligérants, progression de la guerre froide vers la paix armée, puis de la paix armée vers la coexistence pacifique, etc. Cependant, si la diplomatie n’est pas un élément négatif en soi, loin s’en faut, « <em>il faut à la fois la force et la ruse</em> », selon le stratège Perse Ardashir. La carence des nations occidentales a été d’ignorer la force, et surtout l’adaptation à la force. A nouveau, si la dissuasion nucléaire est un outil parfait pour faire face à un Etat structuré et organisé, il existe a contrario de plus en plus d’Etats échoués ou d’espaces qui sont hors contrôle, qui signent une dégradation et une désagrégation des relations internationales _le retour des Pirates au large de la Somalie, que l’on avait cru oublié depuis 2 ou 3 siècles, en est un exemple parmi d’autres. De ce point de vue, la restructuration de la pensée stratégique nécessite une réadaptation à la réalité, car le principe de réalité gagne toujours, c’est juste plus ou moins long.</p>
<h2><strong>Evolution de la pensée stratégique occidentale</strong></h2>
<p>La recherche stratégique française s’est arrêtée avec les années soixante aux Généraux de premier rang Gallois, Poirier, et Raymond Aron. Depuis, ce sont les Américains qui donnent le « <em>la</em> ». Ce sont eux qui définissent les concepts, les méthodes, le vocabulaire, et qui les diffusent à travers le monde. Rares sont ceux qui essaient encore d’y résister. Hélas, les think-tanks Américains sont d’abord des tanks : ils servent à véhiculer la pensée officielle, pas à l’éclairer. D’ailleurs, beaucoup d’Américains eux-mêmes sont en demande de pensées différentes et divergentes pour reconstruire des stratégies efficaces après s’être totalement embourbés en Irak. La situation Afghane n’est du reste pas un exemple de réussite et celle à la frontière avec le Mexique, où la drogue a tué beaucoup plus que tous les soldats américains tombés en Irak et Afghanistan, mériterait que les Américains s’attaquent en profondeur à ce fléau.</p>
<h2><strong>La recherche stratégique actuelle à travers les Think-Tanks</strong></h2>
<p>Aujourd’hui, le paysage de la recherche stratégique en France est essentiellement animé par les quatre think-tanks suivants : − L’organisme le plus important est la Fondation pour la Recherche Stratégique (FRS). Elle se livre à des recherches sur contrat, mais publie peu ; − L’Institut français des relations internationales (IFRI) conserve un département stratégique, mais celui-ci n’a plus son activité d’antan. L’IFRI travaille sur les questions stratégiques de manière ponctuelle, mais se tourne en priorité vers les questions d’économie et de politique internationales ; − L’Institut de recherches internationales et stratégiques (IRIS). Son activité proprement stratégique était, jusqu’à présent, faible et il était plutôt un institut de relations internationales ; − Le Groupe de recherches interdisciplinaire sur la sécurité et sur la paix (GRISP), publie une intéressante lettre d’information, Le Débat stratégique.</p>
<p>L’impression générale qui se dégage de ce panorama est qu’a succédé à la pensée des années soixante une pléthore d’organismes qui se font concurrence et qui témoignent d’une incontestable vitalité, sans forcément un réel dynamisme de la recherche. Si les recherches sont certainement plus abondantes, il n’est pas certain que leur qualité rivalise avec celles des grandes signatures des années soixante. S’il existe de nombreux analystes de qualité aujourd’hui, rares sont les théoriciens capables d’exercer une influence réelle sur la formulation de la politique de défense.</p>
<h2><strong>Comprendre l’ennemi pour pouvoir le combattre : l’exemple d’Al-Qaïda</strong></h2>
<p>L’organisation dite Al-Qaïda est en fait le « <em>Front islamique international de lutte contre les Juifs et les croisés</em> ». Al-Qaïda est un nom dont ses leaders ne se sont jamais donnés, il leur a été affublé par les Occidentaux par facilité de dénomination et pour radicaliser encore un peu plus Oussama Ben Laden vis-à-vis de l’opinion. Car l’organisation de Ben Laden n’est pas ce que nous aurions aimé, à savoir une organisation du type de celle de Dr. No dans James Bond : un chef (Dr. No), une organisation pyramidale avec des râteaux, un quartier général, des lumières qui clignotent, des missiles anti-missiles, des souterrains, un jacuzzi… En effet, l’ancien quartier général de Ben Laden à Tora Bora n’est qu’une succession de grottes sans rien autour. L’ennemi ne correspond donc pas à ce qu’il devrait être. En fait, c’est une nébuleuse du crime, une mutuelle du crime, une franchise du terrorisme organisée de façon informelle et qui vise simplement à mettre en commun un certain nombre de moyens. Et comme ce mode de développement n’est en rien compréhensible par rapport au notre, on est face à un dispositif protéiforme, devant lequel le médicament habituel ne peut pas agir car le virus continue à muter. Al-Qaïda n’était pas ce qu’on croyait il y a dix ans, et Al-Qaïda continue à évoluer, à changer de nature.</p>
<p>Lorsqu’on demande à l’adversaire de bien vouloir avoir la gentillesse de faire la même chose que précédemment à la même heure et au même endroit, on est évidemment surpris quand l’adversaire décide de faire différemment, ailleurs et pas à la même heure. Ce travers est assimilable au syndrome d’Azincourt, où une puissante chevalerie montée, lourde et lente, fut décimée par des archers rapides et efficaces.</p>
<p>Il n’est pas impossible qu’Al-Qaïda se soit rapprochée pour des raisons pratiques d’un certain nombre d’Etats qui lui fournissent, par intérêt, un certain nombre de moyens. Tout le monde s’est rappelé assez rapidement que Ben Laden a été un produit inventé par les Occidentaux au moment de la campagne de libération de l’Afghanistan contre les Soviétiques, financé et armé par la CIA. Le problème c’est ce qu’il est devenu après. Finalement, Ben Laden est une sorte de « <em>golem</em> » pour les Américains. Dans la mystique juive, le golem, créé une nuit pour libérer le peuple juif, échappe à ses créateurs et devient leur propre bourreau.</p>
<h2><strong>L’utilité des Think-Tanks face à la difficulté d’annoncer les menaces de demain</strong></h2>
<p>A force d’être obnubilé par le terrorisme, on n’a pas vu le crime organisé, à force d’être obnubilé par le crime organisé, on n’a pas vu les subprimes, et c’est à force d’être obnubilé par les subprimes qu’on risque de ne pas voir venir le prochain épisode, de la même manière qu’on n’avait pas vu venir la canicule ou la maladie de Creutzfeld-Jacob… Le risque est de s’enfermer dans une problématique de petites cases, d’immédiateté, comme durant l’épisode qui a vu s’écrouler les tours jumelles en 2001, qui a commencé en fait dès 1996, à une époque où personne n’avait lu ni même traduit la déclaration de guerre d’Al-Qaïda à l’Amérique. Et depuis, le crime organisé s’est professionnalisé, et fonctionne désormais selon les règles de l’économie de marché. C’est même la première organisation globalisée du monde, qui constitue pour les criminologues un étalon du développement économique : intégration verticale, horizontale, rémunération « <em>incentive</em> », département R&#38;D… on ne peut guère leur reprocher qu’une gestion de la concurrence un peu définitive !</p>
<p>Aujourd’hui, 20 à 30 % des dépôts dans le monde sont de l’argent gris, mi-sale, mi-sali, noirci parfois, blanchi souvent. Ce canal de financement sert pour beaucoup à de la rétro-commission, au trafic, au racket, et petitement au financement du terrorisme car c’est ce qui est le moins cher de l’ensemble, même si ca représente des sommes considérables. Adam Smith avait raison : <em>la main invisible en économie existe. Il avait juste oublié qu’elle est criminelle !</em> L’entreprise criminelle est la première entreprise globalisée du monde. Le crime n’est pas en récession.</p>
<p>L’exemple terroriste n’est pas le seul qui illustre parfaitement la difficulté à appréhender les crises de demain. Force est de constater qu’Harry Markopolos, qui a dénoncé les agissements frauduleux de Bernard Madoff dès 2005 n’a pas été écouté, pas plus que ceux comme Georges Soros, Nouriel Roubini ou Jean-Marie Messier qui annoncent aujourd’hui ce que sera le monde financier de demain. Il est assez compliqué de se retrouver dans la position de Cassandre. La vraie difficulté est de ne pas confondre le télescope et le microscope, car la confusion de celui qui veut regarder loin et celui qui veut regarder près, ce n’est pas tellement sa volonté, mais l’outil qu’il utilise et sa capacité à l’accepter. Car si l’on considère les phénomènes qui se sont passés au cours des 20 dernières années : dans 90% des cas, ils ont été annoncés, précisés ; des moyens d’informations permettaient de comprendre ce qui allait arriver, parfois où, parfois quand. Et il y a toujours quelqu’un qui a refusé d’y croire. Pour entendre ces signaux, l’un des axes de travail serait de donner une caisse de résonnance beaucoup plus forte aux organes de réflexion comme les think-tanks qui mènent un travail suffisamment poussé pour évoquer les pistes non seulement de ce que sera demain mais aussi sur ce qu’il serait possible de faire pour l’améliorer. D’autant que la crise actuelle offre les conditions de marché pour que s’ouvre une nouvelle redistribution des cartes de l’information.</p>
<h2><strong>Conclusion</strong></h2>
<p>La crise, c’est ce qui rompt un ronronnement, une monotonie, une habitude. En matière stratégique, ne pas anticiper, prévoir les crises, c’est se condamner systématiquement à perdre soit des batailles, soit des guerres. Il y a une difficulté naturelle dans nos systèmes à imaginer ce qui est différent. Pour prendre un exemple simple, quand vous voyagez le 11 septembre, depuis 2001, il existe une collective obsession d’une célébration potentielle des attentats. Ceci est parfait dans un monde avec un calendrier solaire, mais dans un espace avec un calendrier lunaire, et où on ne souhaite pas son propre anniversaire, surtout pas celui du prophète, l’idée même qu’il puisse se passer quelque chose de régulier le 11 septembre n’a aucun sens, sauf pour nous. Et une idée essentielle de ce que nous construisons pour lutter, résister contre les adversaires, se fait en fonction de critères culturels qui sont les nôtres et pas les leurs. Le sujet est finalement d’essayer de comprendre ces différences, de faire comprendre ces différences ; bref d’avoir l’esprit ouvert.</p>
<p>&#160;</p>
<p>Source : Observatoire Français des Think Tanks</p>
</div>
</div>
</div>]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Fabrizio Cicchitto e il nuovo grande elemento di contraddizione]]></title>
<link>http://30secondi.wordpress.com/2009/11/02/fabrizio-cicchitto-e-il-nuovo-grande-elemento/</link>
<pubDate>Mon, 02 Nov 2009 11:56:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Lorenzo</dc:creator>
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<description><![CDATA[Mirabile esempio di ricaduta sociologica dell&#8217;orientalismo, di luogo comune erroneo sull]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Mirabile esempio di <a href="http://30secondi.wordpress.com/about/" target="_blank">ricaduta sociologica dell&#8217;orientalismo</a>, di luogo comune erroneo sull&#8217;islam prestato alla politica, cosa contro cui aspramente mi scaglio.</p>
<p>Secondo l&#8217;Onorabile Cicchitto (tessera 2232) del 1 novembre 2009:</p>
<blockquote><p>Per cio’ che riguarda il nodo costituito dal ruolo dell’islamismo bisogna stare attenti, a nostro avviso, a non rovesciare l’ordine delle cose. Dopo il crollo del comunismo, il nuovo grande elemento di contraddizione nel mondo contemporaneo e’ rappresentato dal fondamentalismo islamico, che ha anche prodotto il terrorismo di al-Qaeda (<a href="http://www.ilpopolodellaliberta.it/notizie/arc_16699.htm" target="_blank">fonte</a>)</p></blockquote>
<p>Ci metterò più di 30 secondi, purtroppo.</p>
<p>Primo. La frase di Cicchitto deriva, strutturalmente e ideologicamente ma con grande semplificazione, dalla frase usata nel 1993 da Samuel Huntington per definire la sua teoria del conflitto di civiltà:</p>
<blockquote><p>la mia ipotesi è che la fondamentale fonte di conflitto in questo nuovo corso del mondo non sarà nè primariamente ideologica nè primariamente economica. La grande divisione fra diverse umanità e la forma dominante di conflitto sarà culturale. Gli stati nazionali rimarranno gli attori più potenti negli affari mondiali, ma i principali conflitti della politica globale si verificheranno fra nazioni e gruppi appartenenti a diverse civiltà&#8221; (&#8220;The clash of civilizations&#8221;, <em>Foreign Affairs</em>. Summer 1993, v72, n3, p22)</p></blockquote>
<p>A parte il fatto che questa teoria <a href="http://www.islamistica.com/issues/conflitto_e_dintorni.html" target="_blank">è una bufala</a>:</p>
<ol>
<li>è vecchia di almeno 25 anni, non &#8220;il nuovo grande elemento&#8230;&#8221;</li>
<li>tratta di &#8220;civiltà&#8221;, il ché fra l&#8217;altro rende la teoria debolissima, e non di &#8220;gruppi&#8221;, come quelli fondamentalisti</li>
<li>non riguarda solo l&#8217;islam anche se l&#8217;idea a Huntington venne leggendo <a href="http://www.islamistica.com/lorenzo_declich/lewis_huntington.html" target="_blank">Bernard Lewis</a>.</li>
</ol>
<p>Terzo: che significa &#8220;elemento di contraddizione&#8221;? Contraddizione rispetto a cosa? Rispetto al &#8220;bene assoluto&#8221;? Un elemento di contraddizione può essere ad esempio la fame nel mondo, non il fondamentalismo islamico. Il fondamentalismo islamico può definirsi un elemento di criticità, un <em>problema</em>. E poi, che significa &#8220;ruolo dell&#8217;islamismo&#8221;? Stiamo vestendo dei ruoli? Forse nel mondo di Cicchitto sì, con il piccolo dettaglio che i ruoli li assegna lui.</p>
<p>Quarto: il terrorismo di al-Qaeda è stato prodotto da una <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Al-Qaeda" target="_blank">situazione particolare</a> e da <a href="http://www.islamistica.com/daniele_mascitelli/1400h.html" target="_blank">movimenti interni allo società dell&#8217;Arabia Saudita</a>.</p>
<p>Chiudo.</p>
<p>Della frase di Cicchitto non rimane nulla, se non una sensazione di appiccicaticcio. E&#8217; come se dietro a ciò che dice ci sia un &#8220;progetto&#8221; che non conosciamo.</p>
<p>Sarà l&#8217;abitudine. Oppure è solo un banale e deprimente &#8220;telefono senza fili&#8221;.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA["End of History" quote of the day]]></title>
<link>http://enviroecon.wordpress.com/2009/10/29/end-of-history-quote-of-the-day/</link>
<pubDate>Thu, 29 Oct 2009 00:06:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Carlos Ferreira</dc:creator>
<guid>http://enviroecon.wordpress.com/2009/10/29/end-of-history-quote-of-the-day/</guid>
<description><![CDATA[Currently reading René Rémond&#8217;s Introduction à l&#8217;histoire de notre temps &#8211; literal]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Currently reading René Rémond&#8217;s <em>Introduction à l&#8217;histoire de notre temps</em> &#8211; literally, &#8220;An introduction to the history of our time&#8221; (<a href="http://www.amazon.com/Introduction-%C3%A0-lhistoire-notre-temps/dp/2020574268">this</a>, just the Portuguese version). Page 299, discussing the impact of WWI and the inception of Democracy all over Europe, and lo-and-behold:</p>
<blockquote><p>During the period of unwinding immediately after the armistice, under the spell of the euphoria that fosters illusions, people came to believe that they had reached<strong> the end of history</strong>.</p></blockquote>
<p>My rough translation there. Now, note this is a 1974 book! Funny enough, in 1992 a well-regarded academic, prof. Francis Fukuyama, wrote <em><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/The_End_of_History_and_the_Last_Man">The End of History and The Last Man</a><span style="font-style:normal;">. It was a time of unwinding, immediately after the end of the Cold War. The argument put forward was remarkably similar: democracy had one the ultimate struggle. There would be peace. Trade, well-being and good sense would prevail. Seriously, no more wars.</span></em></p>
<p><em><span style="font-style:normal;">Right.</span></em></p>
<p><em><span style="font-style:normal;">I&#8217;m just glad Huntington decided to reply to Fukuyama&#8217;s book by writing the </span>Clash<span style="font-style:normal;">. Not only does it make for great reading, it offers excellent advice on <a href="http://enviroecon.wordpress.com/2009/08/07/girls-religion-and-the-clash-of-civilizations/">girls</a>.</span></em></p>
<p>&#160;</p>
<p><em><span style="font-style:normal;"><strong>Punchline:</strong> Marx once said &#8220;History repeats itself, first as tragedy, second as farce&#8221;. I hope we are not in for the former, and don&#8217;t really care about the later.</span></em></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[De la chute du système à la fin de l'humanité]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/10/26/de-la-chute-du-systeme-a-la-fin-de-lhumanite/</link>
<pubDate>Mon, 26 Oct 2009 21:51:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
<guid>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/10/26/de-la-chute-du-systeme-a-la-fin-de-lhumanite/</guid>
<description><![CDATA[Par Saïd Ahmiri La léthargie du monde De nos jours, dans un contexte où l’on parle beaucoup d’extrém]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><em>Par Saïd Ahmiri</em></p>
<p><a rel="attachment wp-att-1775" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/10/26/de-la-chute-du-systeme-a-la-fin-de-lhumanite/la-spirale-de-la-violence/"><img class="aligncenter size-full wp-image-1775" title="la spirale de la violence" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/10/la-spirale-de-la-violence.jpg" alt="la spirale de la violence" width="450" height="281" /></a></p>
<h2>La léthargie du monde</h2>
<p>De nos jours, dans un contexte où l’on parle beaucoup d’extrémisme religieux, de guerre des religions, de terrorisme et de choc des civilisations, alors que la démocratie s&#8217;enfonce inéxorablement dans un nouveau siècle d&#8217;obscurantisme, de disgrâce de l&#8217;intelligence et de crescendo de la violence dictés par une oligarchie qui tend à devenir un système élitiste exclusif aux initiés des arcanes du pouvoir de plus en plus enclin aux cabales des sociétés secrètes, une question taraude l&#8217;esprit : &#8221; <em>Que représente réellement la valeur d&#8217;une vie humaine aux yeux des téléspectateurs ?</em> &#8221; Ces mêmes téléspectateurs lobotomisés par des générations de navets hollywoodiens à qui la vue du sang des vraies victimes innocentes des luttes armées du pouvoir, aperçues pendant quelques secondes à peine au journal télévisé, est littéralement devenue un spectacle d&#8217;une effarante insignifiance, un banal fait divers. Plus de réactions émotionnelles, ni de pitié, que du mépris, un manque d&#8217;empathie à l&#8217;égard des souffrances d&#8217;autrui et l&#8217;absence quasi complète de sensibilisation entraînant presque une sociopathie passive. Un prosaïsme notoire qui sans s&#8217;en apercevoir bouleverse d&#8217;une manière insidieuse les normes des moeurs et accentue l&#8217;apathie devant les<a rel="attachment wp-att-1780" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/10/26/de-la-chute-du-systeme-a-la-fin-de-lhumanite/societe-sociopathe/"><img class="alignright size-medium wp-image-1780" title="société sociopathe" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/10/societe-sociopathe.jpg?w=300" alt="société sociopathe" width="300" height="252" /></a> innombrables massacres perpétrés pour diverses et absurdes raisons politiques tandis que le progrès scientifique en deux siècles a prodigieusement amélioré les conditions de vie. Un progrès réservé à une minorité. Le facteur économique étant de toutes les absurdités la plus incohérente de leurs aspirations chimériques d&#8217;un monde de paix, d&#8217;égalité entre les hommes et de fraternité entre les ethnies alors que des guerres éclairs éclatent un peu partout, Gaza, Georgie, Irak, Kivu, Liban, Tchétchénie, Waziristan ne laissant que désolation et d&#8217;autres conflits qui s&#8217;éternisent, Afghanistan, Darfour, Kurdistan, Ogaden, Somalie entrainant des flots massifs de réfugiés. Personne ne parle jamais des richesses qui sont faites sur les cadavres de ces belligérances contemporaines. La culture de l&#8217;indifférence a pris le pas sur la recherche de la vérité puisque le système nous a appris à ignorer leurs souffrances. Le pouvoir a suscité, suscite et suscitera sans doute toujours les injustices en galvanisant les ambitions voraces en guise de signes avant-coureurs à la haine meurtrière d&#8217;un seul individu sur tout le groupe. Il parait que la réalité commence là où s&#8217;arrête la fiction mais où se situe dès lors la frontière quand la réalité vaut ou va bien au-delà de la fiction ? Voulu délibérément par une machination diabolique, le véritable sens du mot « <em>humanité</em> » ne signifie pratiquement plus rien pour les ahurissantes masses abruties, sourdes, muettes et aveugles, pauvres alcooliques, dépendants des jeux d&#8217;argent, délinquants drogués et irresponsables bourgeois, tous et toutes trop préoccupés par les petits soucis de leur misérable vie insignifiante au regard des oligarches. Et au facteur de grave méconnaissance des cultures de son prochain totalement ignoré par l&#8217;éducation nationale autant que l&#8217;indifférence générale de la flegmatique espèce humaine pour une autre communauté que la sienne, qui se caractérise essentiellement par le manque flagrant d&#8217;activité pour stopper les rivières <a rel="attachment wp-att-1783" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/10/26/de-la-chute-du-systeme-a-la-fin-de-lhumanite/marionnette/"><img class="alignleft size-medium wp-image-1783" title="L'être humain est-il devenu une marionnette ?" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/10/marionnette.jpg?w=213" alt="L'être humain est-il devenu une marionnette ?" width="213" height="300" /></a>pourpres de s&#8217;écouler, se rajoute la disparition de la compassion marquant l&#8217;une des rares qualités de la nature humaine. Le comble de l&#8217;être humain est d&#8217;être inhumain, et par là, je rajouterai même que l&#8217;on ne nait pas humain, on le devient. Lorsque l&#8217;égo se travestit de strass et paillettes pour ressembler aux stars du show business, on n&#8217;est pas une réelle victime persécutée par la société cosmopolite mais ni plus ni moins qu&#8217;un vulgaire robot consommateur conditionné à ressembler à ses maîtres d&#8217;apparat du star system Britney Spears, 50 Cent et Tom Cruise, une déplorable marionnette articulée pour obéir à la volonté des magnats et des monarques de ce monde léthargique dont son espèce dominante auto-destructrice a cessé de vivre. Elle ne cherche plus qu&#8217;à survivre à l&#8217;égard de ses passions à assouvir.</p>
<h2>
Le berceau des illusions</h2>
<p>Fondé sur les mécanismes du mensonge et de la domination, le système n&#8217;enseigne pas le Bien. Ce n&#8217;est pas son but. Subversif, le système banalise le Mal en nourissant la corruption de l&#8217;âme végétative par l&#8217;hédonisme. Cette tendance croissante et décadente à rechercher le maximum de satisfactions charnelles, matérielles ou virtuelles. Des jouissances éphémères dans la forme mais dans le fond n&#8217;ayant que l&#8217;aspect tout au plus de futilités précaires pseudo existentielles vendues à grands coups de slogans publicitaires par les mass médias mercantiles.<a rel="attachment wp-att-1786" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/10/26/de-la-chute-du-systeme-a-la-fin-de-lhumanite/conditionnement/"><img class="alignright size-medium wp-image-1786" title="l'endoctrinement de la soumission" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/10/conditionnement.jpg?w=300" alt="l'endoctrinement de la soumission" width="300" height="240" /></a> Un matraquage audiovisuel de désinformation quotidien stimulant le subconscient de souillures déficientes en dissimulant les artifices d&#8217;un pervers endoctrinement de soumission que j&#8217;ai déjà abordé, parmi tant d&#8217;autres internautes engagés, dans un précédent billet [1]. Sous embargo à la télévision comme à la radio, parler de la réalité fracassante des échecs du système est un tabou. L&#8217;auteur en inspirant d&#8217;emblée à une vision pessimiste de la vie, un misanthrope aussitôt catalogué de conspirationniste, négationniste, révisionniste, pendant que les méprisants dirigeants des gouvernements occidentaux se hasardent à moraliser leur auditoire, osent nous bassiner entre deux sourires Colgate, en chantant les louanges de leur nation défendant les inaliénables droits d&#8217;expression et d&#8217;opinion tout en les comparant à des régimes dictatoriaux d&#8217;Afrique, du Moyen-Orient ou d&#8217;Asie que leurs prédécesseurs putschistes ont mis en place. Leur charisme n&#8217;a d&#8217;effet que le poids de leur zèle à appliquer la constitution sans ambrages. « <em>La démocratie, c&#8217;est la dictature de la loi.</em> » pour citer Vladimir Poutine et pour donner des leçons, l&#8217;Occident détient la palme d&#8217;or car en fouillant dans ses placards on peut très vite se rendre compte de l&#8217;envers du décor. Du sang sur les mains de ces clones de leaders politiques occupant la scène internationale depuis maintes décades. Ne fut-ce que recourir à des mercenaires pour règler incognito des situations critiques afin que l&#8217;administration ne soit pas entachée d&#8217;accusations freinant leur agenda, culpabilisée d&#8217;éventuels dommages collatéraux sur les civils, en dit long sur leurs intentions aussi mafieuses que ténébreuses [2]. Là où en toute logique il devrait y avoir de la transparence pour permettre aux concitoyens de juger les actes des hommes d&#8217;état, les baisers de Judas l&#8217;emportent sur la vérité et les valeurs de la démocratie sont bafouées par <a rel="attachment wp-att-1789" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/10/26/de-la-chute-du-systeme-a-la-fin-de-lhumanite/i-say-obey/"><img class="alignleft size-medium wp-image-1789" title="I say obey !" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/10/i-say-obey.jpg?w=240" alt="I say obey !" width="240" height="300" /></a>leurs plus hauts responsables ayant juré de les défendre qui entre les considérations personnelles et les spéculations incensées, leurs minables tentatives d&#8217;explication donnent d&#8217;avantage de crédit aux théories du complot dans les plus grandes affaires de ce nouveau millénaire. Cacochyme pour les uns, en proie au népotisme pour certains et trop orgueilleux pour tous les autres, ces magnats et monarques perdus dans les extravagances d&#8217;un idéal narcissique de toute-puissance savent avec pertinence que la majorité de leur clientèle ou de leur électorat ne songe qu&#8217;à la seule prospérité de leur bien-être, le souhait égoïste d&#8217;une existence confortable vouée à la tranquillité, d&#8217;où cette raison indubitable de les bercer d&#8217;illusions. Une considérable pondération qui n&#8217;a de cesse de creuser le gouffre entre la politique et la population, entre les riches et les pauvres. Consommez, votez et payez vos impôts, le système veille sur vous.</p>
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Corporatisme et cosmopolitisme</h2>
<p>Pour en revenir à ce « <em>lavage de cerveau au nom de la liberté</em> » d&#8217;après Noam Chomsky qui se révèle indispensable lorsque l&#8217;information propagandiste sert à répandre des faussetés à propos des ennemis de l&#8217;ensemble des démocraties libérales pour favoriser l&#8217;opinion publique en lui ôtant toute transparence, on peut apercevoir la gravité du caractère machiavélique de ces agissements dans l&#8217;ombre, ainsi justifiés et justifiables pour la cause. Un exemple tacite de la déshumanisation du système, la torture dite « <em>techniques d&#8217;interrogatoires cruelles</em> » dans les goulags d&#8217;Abou Ghraib en Irak, Bagram en Afghanistan, Guantanamo sur l&#8217;île de Cuba [3], celle que subit le million de nord-coréens en prison dont personne ne parle [4] et le 1,3 million de <a rel="attachment wp-att-1792" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/10/26/de-la-chute-du-systeme-a-la-fin-de-lhumanite/torture-freedom/"><img class="alignright size-medium wp-image-1792" title="la Statue de la Torture" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/10/torture-freedom.jpg?w=224" alt="la Statue de la Torture" width="224" height="300" /></a>prisonniers chinois [5]. Pour les droits-de-l&#8217;hommistes et les utopistes frappés de cécité, il est tout bonnement révoltant, incroyablement inconcevable, d&#8217;encore parler de torture au XXIe siècle après la somme de tous les récits sanguinaires du temps des invasions barbares que l&#8217;on trouve à la bibliothéque, sur Encarta ou Wikipedia, les fresques dans les musées, toutes ces atrocités commises pendant les trois inquisitions de l&#8217;Église catholique romaine et plus près de nous, les camps de la mort de la Seconde Guerre Mondiale. Cette cécité est la preuve flagrante du décallage de la réalité entre la société déshumanisée et le système tortionnaire. Comme l&#8217;affirmait Hegel : « <em>La seule leçon que l&#8217;on peut retenir de l&#8217;histoire est que les hommes n&#8217;ont jamais retenu aucune leçon de l&#8217;histoire.</em> » Ce n&#8217;est pas prêt de changer. Telle que la diabolisation de l&#8217;Islam, les rumeurs infondées pour engraisser une idéologie servent avant toute chose les intérêts économiques des alliés de ces obscurs prêcheurs, à la langue de bois, du libre-échange alias « <em>le capitalisme du désastre</em> » selon Naomi Klein en ces termes de globalisation du commerce et de la finance dont la Banque mondiale (BM) et le Fonds monéitaire international (FMI) font figure d&#8217;organisations si respectueuses. La majorité des gens n&#8217;ont pas idée de combien la guerre peut être une entreprise très lucrative. Un schéma quasi friedmanien en trois étapes :</p>
<ul>
<li>la privatisation des secteurs grâce au néo-libéralisme canonisé par l&#8217;Organisation mondiale du commerce (OMC).</li>
<li>la destruction des villes sous un tapis de bombes Raytheon.</li>
<li>la reconstruction de nouveaux lotissements de haut standing par la compagnie Halliburton comme l&#8217;enclave « Zone Verte » de Bagdad.</li>
</ul>
<p>Bien que cela ne soit pas notre sujet principal, je m&#8217;attarderai un petit peu plus avant de refermer cette parenthèse sur ces institutions spécialisées de l&#8217;ONU sous influence de l&#8217;Occident &#8211; <em>Selon les règles, le directeur de la BM est toujours un américain et le directeur du FMI est <a rel="attachment wp-att-1795" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/10/26/de-la-chute-du-systeme-a-la-fin-de-lhumanite/fmi/"><img class="alignleft size-medium wp-image-1795" title="FMI-USA" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/10/fmi.jpg?w=300" alt="FMI-USA" width="300" height="200" /></a>toujours un européen défavorisant ainsi les autres grands pays du monde tels le Brésil, la Chine ou l&#8217;Inde</em> -. Car on ne le répétera jamais assez qu&#8217;en avant-plan du système monétaire international ces trois acteurs du néo-colonialisme économique, la BM, le FMI et l&#8217;OMC, sont les obstacles majeurs empêchant de nombreux pays du Tiers-Monde d&#8217;éponger leur dette afin de se sortir de la pauvreté imposée par des régimes dictatoriaux aidés des seigneurs de la guerre armés par la Russie, les États-Unis et l&#8217;Union européenne sur le podium des pays exportateurs d&#8217;armes &#8211; <em>Selon l&#8217;ONG Oxfam, 640 millions armes légères sont disséminées à travers le monde (une pour dix personnes). La production de cartouches militaires est de 14 milliards par an (deux pour une personne).</em> &#8211; alors que les vrais dictateurs, nous le savons, vivent bien au-delà des frontières de ces pays en voie de développement. « <em>En Amérique centrale et en Amérique du Sud, de telles politiques furent conduites au nom de la sécurité nationale, avec le soutien actif des États-Unis auprès de forces armées dédiées au maintien de la sécurité intérieure. (&#8230;) Certaines campagnes militaires intrusives, comme les invasions du Timor oriental par l&#8217;Indonésie, de l&#8217;Angola, de la Namibie et de l&#8217;Ouganda par l&#8217;Afrique du Sud, ou de l&#8217;Iran par l&#8217;Iraq, conduisirent également à un endettement extrême.</em> » Wikipedia. Nous sommes bien loin de l&#8217;humanisme<a rel="attachment wp-att-1796" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/10/26/de-la-chute-du-systeme-a-la-fin-de-lhumanite/obey-giant-hostile-takeover/"><img class="alignright size-medium wp-image-1796" title="NWO - New World Order - Nouvel Ordre Mondial" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/10/obey-giant-hostile-takeover.jpg?w=300" alt="NWO - New World Order - Nouvel Ordre Mondial" width="300" height="300" /></a> philanthropique de Bill Gates et du patriotisme américaniste de George W. Bush mais nettement plus proche du cosmopolitisme expliquée par les philosophes David Held ou encore Emmanuel Kant ayant déjà proposé à leur époque leur vision d&#8217;un Nouvel Ordre Mondial. Un système transnational au niveau institutionnel prônant la rupture avec le nationalisme tout en désignant un rêve thétique d&#8217;unification mondiale des institutions économiques, politiques, linguistique, juridique et religieuses. La Banque mondiale, le FMI et l&#8217;OMC sont ces sinistres archétypes planétaires au service d&#8217;un seul et unique système global.</p>
<h2>Le paradoxe de l&#8217;universalité</h2>
<p>Perfide, le système aspire à l&#8217;individualisme compétitif, au repli sur soi dans une course contre les autres, à être sans relâche sur ses gardes, à basculer dans l&#8217;anonymat de peur d&#8217;être blessé psychologiquement, à être constamment sous-estimer sauf que dans cette optique de rabaissement, le vrai danger vient surtout du fait de l&#8217;accepter ce qui équivaut à se sous-<a rel="attachment wp-att-1799" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/10/26/de-la-chute-du-systeme-a-la-fin-de-lhumanite/violence_2_by_fredh/"><img class="alignleft size-medium wp-image-1799" title="Violence_2_by_Fredh" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/10/violence_2_by_fredh.jpg?w=300" alt="Violence_2_by_Fredh" width="300" height="199" /></a>estimer soi-même. La perte d&#8217;amour-propre impose alors le port d&#8217;un masque pour cacher sa souffrance aux proches ainsi qu&#8217;à l&#8217;indifférence d&#8217;autrui continuant ainsi d&#8217;alimenter le malaise qui ronge de l&#8217;intérieur. Pour s&#8217;en sortir, trop se nourrir d&#8217;espoir peut provoquer des effets secondaires lorsque les aspirations se traduisent par de longues périodes d&#8217;attente qui ne se termineront jamais ou qui résulteront sur de mauvaises surprises. Paradoxalement, il en va de même que pour le désespoir capable d&#8217;apporter de la clarté dans les pensées alambiques là où l&#8217;être humain ne s&#8217;y attendait vraiment pas. « <em>Et la lumière luit dans les ténèbres et les ténèbres ne l&#8217;ont point comprise.</em> » Bernard Hoepffner. Il n&#8217;est pas obligatoire mais il arrive que la quête d&#8217;une porte de sortie se fasse au détriment des autres. C&#8217;est hélas parfois nécessaire. En toute évidence, il est vrai que personne ne souhaite réellement s&#8217;embarrasser de ce qui lui est préjudiciable, ni de celles et ceux qui lui causent du tort. Restreint, le système a des limites qui ne définissent pas la portée de l&#8217;honorable noblesse du coeur telle la charité lors d&#8217;un geste aussi infime soit-il que toutes ses infâmes bassesses comme la vengeance pour un acte puérile que la vraie sagesse d&#8217;esprit permet de ne pas s&#8217;en soucier de façon à ne point envenimer la situation patibulaire. Contrairement au Bushido des samouraïs, ce n&#8217;est pas là du déshonneur mais de la grandeur d&#8217;âme car nous n&#8217;avons pas juré fidélité et loyauté à un shogun. Rien à prouver à quiconque sauf à soi. Notre seule droiture, autant que notre dévouement placé au service altruiste des autres dans le besoin ou non sans chercher le moindre intérêt, nous nous la devons à nous-même ici bas avant d&#8217;entendre là-haut prononcer notre Dernier Jugement et une ligne de conduite irréprochable rien qu&#8217;à Dieu pour les plus fervents croyants. Comme bon nombre d&#8217;êtres humains, je sais qu&#8217;il n&#8217;est pas aisé d&#8217;accepter ses défauts, de reconnaître ses torts, de dépasser les clivages et d&#8217;aller au-delà de la martyrisation mais pour revoir un printemps fleurir, il est impératif de devenir l&#8217;émergence d&#8217;une pandémie de bonnes volontés pour tout son entourage. C&#8217;est cela que dans le Coran, l&#8217;on nomme le « jihad » le plus grand combat est contre soi-même et pour être plus précis, l&#8217;expression « <em>al-jihad bi anfousikoum</em> » signifie «<em> lutter contre les penchants de son âme</em> », contre son égoïsme et ses instincts, contre son orgueil et sa passion de dominer les autres. « <em>Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l&#8217;oeil de ton frère, et n&#8217;aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton œil ?</em> » Jésus-Christ (pbsl), Évangile de Matt<a rel="attachment wp-att-1802" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/10/26/de-la-chute-du-systeme-a-la-fin-de-lhumanite/egalite-fraternite/"><img class="alignright size-medium wp-image-1802" title="Egalité &#38; Fraternité" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/10/egalite-fraternite.jpg?w=300" alt="Egalité &#38; Fraternité" width="300" height="225" /></a>hieu. Il est possible de découvrir des qualités insoupçonnées au fond de soi dans l&#8217;observation des défauts de ses semblables pour faire nettement mieux que de les travailler afin de s&#8217;améliorer jour après jour, combler les faiblesses de son prochain en les lui montrant avec humilité et modestie dans le discours sans jamais se montrer condescendant, hautain, prétencieux ou supérieur car personne ici bas, fruit d&#8217;une mère et d&#8217;un père, ne l&#8217;est sur un autre être humain peu importe la caste sociale sinon à quoi bon vouloir un autre monde si l&#8217;être humain n&#8217;est déjà pas capable d&#8217;accepter les différences qui nous distinguent les uns des autres ? Même face aux plus ignares marginalisés de mouton qui croient profondément à ce système fallacieux aux grandes défaillances que l&#8217;arrogance anglo-saxonne qui le caractérise ne lui permettrait pas de les dévoiler au grand public. C&#8217;est cela vivre en société en cette aube du monde multipolaire. C&#8217;est cela une société multiculturelle, juste et équitable qui n&#8217;est plus basée sur la recherche du mérite, du profit personnel et de l&#8217;auto-satisfaction mais là où le respect porte tout son sens à travers le partage. Le respect ne se mérite pas, ni ne se gagne, il rend les hommes égaux les uns envers les autres.</p>
<h2>
Dans l&#8217;attente d&#8217;un changement</h2>
<p>Il est un autre respect civique vis-à-vis du système que je voudrais aborder pour conclure. Toujours selon Wikipedia, nous apprenons que : « <em>sans un minimum de respect des institutions de la part du peuple, une démocratie perd donc son sens et tend soit à se rapprocher d&#8217;une dictature, soit à sombrer dans l&#8217;anarchie.</em> » Les réactionnaires ennemis de l&#8217;humanité, éprouvant le désir d&#8217;un retour au système féodal du Moyen-Âge et ne se cachant même plus dans les coulisses du pouvoir pour l&#8217;obtenir en le scandant haut et fort comme les Bush père et fils, Gordon Brown, Nicolas Sarkozy, Cristina Kirchner et même le pape Benoit XVI, ont entamé l&#8217;édification de cette dictature sous l&#8217;égide du Nouvel Ordre Mondial pendant que les militants altermondialistes et les défenseurs pacifiques ne se battent pas pour l&#8217;instauration d&#8217;une anarchie, c&#8217;est faux, mais seulement au nom des sacro-saintes valeurs de la démocratie, du respect des droits humains fondamentaux et contre le capitalisme sauvage de la mondialisation néolibérale en se faisant gazé, tabassé et même tué, comme Carlo Giuliani, par les forces de l&#8217;ordre à chacun des <a rel="attachment wp-att-1811" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/10/26/de-la-chute-du-systeme-a-la-fin-de-lhumanite/de-lage-de-pierre-a-un-nouvel-age-de-pierre/"><img class="alignleft size-medium wp-image-1811" title="De l'âge de pierre à un nouvel âge de pierre ?" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/10/de-lage-de-pierre-a-un-nouvel-age-de-pierre.jpg?w=300" alt="De l'âge de pierre à un nouvel âge de pierre ?" width="300" height="225" /></a>sommets des grandes puissances du monde G7 à G20, des nations du pacte atlantiste de l&#8217;OTAN ou lors des forums économiques de Davos, BM, FMI, OCDE ou OMC depuis bien avant Seattle en novembre 1999 à Pittsburg en septembre 2009. Chaque fois un peu plus nombreux que la précédente manifestation. Manichéen, le système a été fondé sur une morale partiale axée entre la loi des tyrans et le chaos des révolutionnaires. Aujourd&#8217;hui, en ces temps de fausse paix vacillante, est un dangereux terroriste quiconque ne partage pas les commandements de cette loi. Aujourd&#8217;hui, dans les prémices d&#8217;une guerre idéologique nécessaire, est un être humain libre celui qui vit selon les vertueux préceptes d&#8217;un monde meilleur. L&#8217;humanité n&#8217;a pas besoin d&#8217;une révolution mais d&#8217;une évolution spirituelle sinon du chaos émergera un nouveau système enfanté dans le sang des martyrs et instauré par la force contre l&#8217;avis des contestataires. Là où l&#8217;on ne répètera plus les erreurs du passé, ce sera un grand pas en avant qui est posé vers l&#8217;avenir.</p>
<p> </p>
<p><strong>Notes</strong></p>
<p>[1] : <a href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/07/13/les-sept-peches-capitaux-de-loccident/">http://mecanoblog.wordpress.com/2009/07/13/les-sept-peches-capitaux-de-loccident/</a></p>
<p>[2] : <a href="http://www.rue89.com/2009/08/23/quand-la-cia-sous-traitait-la-traque-dal-qaeda">http://www.rue89.com/2009/08/23/quand-la-cia-sous-traitait-la-traque-dal-qaeda</a></p>
<p>[3] : <a href="http://www.planetenonviolence.org/Torture-Sexuelle-Utilisee-Par-Les-Americains-Ce-Qui-Est-Connu-Et-Ce-Qui-Reste-Inconnu_a1912.html">http://www.planetenonviolence.org/Torture-Sexuelle-Utilisee-Par-Les-Americains-Ce-Qui-Est-Connu-Et-Ce-Qui-Reste-Inconnu_a1912.html</a></p>
<p>[4] : <a href="http://www.blogdei.com/index.php/2007/09/27/2628-coree-du-nord-plus-d-un-million-d-habitants-sont-en-prison">http://www.blogdei.com/index.php/2007/09/27/2628-coree-du-nord-plus-d-un-million-d-habitants-sont-en-prison</a></p>
<p>[5] : <a href="http://web.radicalparty.org/pressreview/print_right.php?func=detail&#38;par=4658">http://web.radicalparty.org/pressreview/print_right.php?func=detail&#38;par=4658</a></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Des couleurs, des drones et le néocolonialisme]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/10/11/des-couleurs-des-drones-et-le-neocolonialisme/</link>
<pubDate>Sun, 11 Oct 2009 01:41:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
<guid>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/10/11/des-couleurs-des-drones-et-le-neocolonialisme/</guid>
<description><![CDATA[Par Saïd Ahmiri De l&#8217;éclatement de la Yougoslavie depuis 1991 à la proclamation d&#8217;indépe]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><em>Par Saïd Ahmiri</em></p>
<p><strong>De l&#8217;éclatement de la Yougoslavie depuis 1991 à la proclamation d&#8217;indépendance du Kosovo le 17 février 2008 est ce que l&#8217;on nomme une balkanisation, une stratégie qui se définit par un processus politico-militaire de fragmentation territoriale en vue d&#8217;élaborer des états autonomes pour diminuer la puissance d&#8217;une nation et profiter des divisions inter-ethniques, ou inversement, afin par exemple d&#8217;y installer des bases militaires étrangères dans le cadre d&#8217;opérations futures de plus grande envergure n&#8217;impliquant pas forcément la nation balkanisée. En ces heures sombres pour les uns, glorieuses pour les autres, de la fin du capitalisme, la balkanisation n&#8217;a pas évolué en une nouvelle forme de morcellement du territoire mais a cédé l&#8217;aspect purement politique à la révolution colorée ou révolution des fleurs afin entre autre d&#8217;instaurer ou de faire instaurer au pays nouvellement pro-atlantiste une démocratie de marché, infiniment néolibérale, et n&#8217;impliquant plus seulement que les politiciens de l&#8217;opposition au régime en place mais qui en appele à la participation massive de jeunes activistes.</strong></p>
<h2><a rel="attachment wp-att-1469" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/10/11/des-couleurs-des-drones-et-le-neocolonialisme/iran-moussavi_16/"><img class="aligncenter size-full wp-image-1469" title="les Révolutions de Couleur/Fleurs" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/10/iran-moussavi_16.jpg" alt="les Révolutions de Couleur/Fleurs" width="450" height="329" /></a></h2>
<h2>Le millénaire des guerres énergétiques</h2>
<p>Bien que la Guerre Froide soit officiellement terminée, un nouvel acteur au premier plan de ce monde multipôlaire, la Chine, s&#8217;est invité en force dans la rivalité mythique entre les États-Unis à la tête de l&#8217;OTAN et la Russie soutenue par la CEI. La concurrence rude des trois blocs demeure omniprésente dans les coulisses du pouvoir des pays post-soviétiques du Caucase à l&#8217;Asie Centrale, deux vastes régions eurasiennes aux ressources très riches en hydrocarbures où plusieurs révolutions de couleur/de fleurs majoritairement anti-communiste ont éclaté et ont réussi après la révolution originelle de la Serbie en septembre 2000 grâce notamment à <em>Optor</em>, le mouvement d&#8217;activistes serbes anti-Milosevic :</p>
<ul>
<li>la <strong>Révolution des Roses</strong> en Georgie le 23 novembre 2003 qui a vu la démission du président Edouard Chevardnaze et l&#8217;arrivée de Mikhaïl Saakachvili formé dans les universités américaines et soutenu par le mouvement de résistance civique <em>Kmara</em> (Assez !).</li>
<li>la <strong>Révolution Orange</strong> en Ukraine a débuté le 22 novembre 2004 après l&#8217;annulation des résultats frauduleux du second tour des votes présidentiels entre le Premier ministre sortant Viktor Ianoukovytch et son rival Viktor Iouchtchenko soutenu par le mouvement <em>Pora</em> (Il est temps !).</li>
<li>la <strong>Révolution des Tulipes</strong> au Kyrgyzstan le 24 mars 2005, plus complexe et nettement plus violente que les précédentes, a vu le renversement du président Askar Akaïev et la chute de son régime puis l&#8217;instauration du nouveau gouvernement de l&#8217;ancien Premier ministre Kourmanbek Bakiev qui n&#8217;était pas directement soutenu par le mouvement de résistance des jeunes <em>Kel-Kel</em>.</li>
</ul>
<p>« <em>Ces révolutions se sont toutes déroulées suivant le même mécanisme : au moment où le pouvoir en place tentait de se renouveler, les partis d&#8217;opposition, soutenues par de puissantes ONG locales, ont contesté le résultat des élections et bloqué le pays par des manifestations pacifiques. Cette dynamique des sociétés civiles a débouché sur la chute du pouvoir et son remplacement par des équipes gouvernementales <a rel="attachment wp-att-1458" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/10/11/des-couleurs-des-drones-et-le-neocolonialisme/birmanie-la-revolution-safran/"><img class="size-full wp-image-1458 alignright" title="Birmanie, la Révolution Safran" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/10/birmanie-la-revolution-safran.jpg" alt="Birmanie, la Révolution Safran" width="209" height="139" /></a>proaméricaines.</em> » Aymeric Chauprade, Chronique du choc des civilisations, page 90. Et les nombreuses autres tentatives avortées ou échouées, parfois sous la répression meurtrière de la police, par l&#8217;intervention implacable de l&#8217;armée ou au moyen d&#8217;assassinat planifié<a rel="attachment wp-att-1457" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/10/11/des-couleurs-des-drones-et-le-neocolonialisme/iran-vote-mousavi/"><img class="size-medium wp-image-1457 alignleft" title="Iran, la Révolution de Velours" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/10/iran-la-revolution-de-velours.jpg?w=208" alt="IRAN-VOTE-MOUSAVI" width="146" height="210" /></a> par les services secrets comme en Azerbaïdjan dès mars 2005 [1], en Ouzbékistan en mai 2005 [2], la <strong>Révolution Safran</strong> en Birmanie en août 2007 [3], en Mongolie en juillet 2008 [4], en Moldavie en avril 2009 [5] ainsi que la très médiatique <strong>Révolution de Velours</strong> en Iran du 12 juin 2009 au lendemain du premier tour des élections présidentielles remportées par l&#8217;antisioniste président conservateur sortant Mahmoud Ahmadinejad sur le candidat de l&#8217;Occident libéral, le réformiste Mir Hossein Moussavi surnommé le Boucher de Beyrouth [6].</p>
<h2>ONG à but conflictuel</h2>
<p>Dans un contexte initial légèrement différent des enjeux énergétiques, face à la montée en puissance des radicaux islamistes partout au Moyen-Orient, et plus globalement dans tout le monde musulman, en Tchétchénie, au Dagestan, en Ingouchie jusque dans l&#8217;Indonésie du Jemaah Islamiyah, suite aux sanglantes guerres d&#8217;agression en Afghanistan et en Irak ainsi que les convois d&#8217;armes et moyens financiers au Hezbollah des deux bêtes noires de Washington, l&#8217;Iran et la Syrie, nous pouvons également citer la réussite de la <strong>Révolution du Cèdre</strong> au Liban après l&#8217;assassinat de Rafiq Hariri dans un attentat-suicide commis par camionnette contenant une seule charge explosive de 1800 kg le 14 février 2005, commandité soit par les <a rel="attachment wp-att-1463" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/10/11/des-couleurs-des-drones-et-le-neocolonialisme/dick-cheney-membre-du-pnac/"><img class="alignleft size-medium wp-image-1463" title="Dick Cheney, membre du PNAC" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/10/dick-cheney-membre-du-pnac.jpg?w=300" alt="Dick Cheney, membre du PNAC" width="180" height="128" /></a>Syriens pour la communauté internationale ou par un commando des forces spéciales américaines sous les ordres de l&#8217;ancien vice-président Dick Cheney selon la piste du journaliste d&#8217;investigation Wayne Madsen [7] mais dont les événements qui ont suivi ont ainsi poussé le peuple libanais à descendre dans la rue pour demander l&#8217;arrêt des ingérences de la Syrie dans la politique de leur pays autant que le rejet de la présence des troupes syriennes sur leur territoire. Hormis cette dernière insurrection au cheminement classique différent, chacune des autres révolutions de couleur/de fleurs non-violentes visant à remplacer l&#8217;ancien système communiste pro-russe dans le but de servir les intérêts occidentaux a vu l&#8217;implication directe des États-Unis. Parfois soutenant l&#8217;opposition ou organisant directement la révolution par le biais de structures indépendantes financées par le budget américain dont USAID (United States Agency for International Developpement), NED (National Endowment for Democracy) étant un organe du CFR, International Republican Institute présidé par John McCain, National Democratic Institute for International Affairs présidé par Madeleine Albright, Albert Einstein Institution étant une vitrine de la CIA, la fondation Soros et Freedom House qui a notamment compté parmi les membres de son conseil, les néoconservateurs Steve Forbes, Donald<a rel="attachment wp-att-1466" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/10/11/des-couleurs-des-drones-et-le-neocolonialisme/logo_pnac-2/"><img class="alignright size-medium wp-image-1466" title="Project for the New American Century" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/10/logo_pnac1.gif?w=300" alt="Project for the New American Century" width="300" height="40" /></a> Rumsfeld, Paul Wolfowitz et Zbigniew Brzezinski que l&#8217;on ne présentent plus. Tous des signataires du dangereux manifeste des principes impérialistes du think tank Project for the New American Century (PNAC) fondé au printemps 1997 par William Kristol et Robert Kagan.</p>
<h2>Chine-USA : une réévaluation géostratégique mondiale</h2>
<p><a rel="attachment wp-att-1472" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/10/11/des-couleurs-des-drones-et-le-neocolonialisme/yes-we-can-invade-you/"><img class="alignleft size-medium wp-image-1472" title="Yes, we can invade you" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/10/yes-we-can-invade-you.jpg?w=300" alt="Yes, we can invade you" width="300" height="279" /></a>« <em>Pour les États-Unis, la donne internationale actuelle crée une nouvelle grille de lecture géostratégique à plusieurs échelons. Au premier échelon, nous retrouvons la relation entre la superpuissance et les grandes puissances. Le deuxième échelon se caractérise par la relation entre Washington et les États voyous. Le troisième, enfin se détermine par la relation entre les États-Unis et les États effondrés, lesquels sont souvent dirigés par des clans, des ethnies ou des tribus et forment un refuge pour de nombreux acteurs transnationaux.</em> » Tanguy Struye de Swielande. Le lobby PNAC, le groupuscule obscur derrière la guerre d&#8217;Irak, a concocté ce projet néocolonialiste typiquement anglo-saxon, visant une soixantaine de pays et étroitement placé sous l&#8217;égide de l&#8217;OTAN, pour garantir la continuité du leadership mondial de l&#8217;hyperpuissance américaine en ce nouveau millénaire bien entamé. Sans partage sur la distribution des recettes mais surtout pour assouvir la domination planétaire politico-militaro-économique des faucons de Washington principalement sur tous les derniers grands gisements de gaz et de pétrole répertoriés dans le sol des nations post-soviétiques de l&#8217;Eurasie pour en faire bénéficier en priorité le gros consommateur américain au devant de la menace pesante du pic pétrolier annoncé entre 2010 et 2015 par les plus éminents spécialistes et afin de réduire leur très grande interdépendance vis-à-vis des énormes importations d&#8217;or noir de la péninsule arabique, l&#8217;Arabie Saoudite en tête, le Bahreïn, le Koweït, le Qatar et les Émirats arabes unis réunissant Abou Dabi, Ajman, Charjah, Dubaï, Fujaïrah, Ras el Khaïmah et Oumm al Qaïwaïn. Des ressources importantes du coeur continental de la masse terrestre eurasiatique « <em>Heartland</em> » dont dépendent inévitablement la consommation sans cesse croissante des superpuissances eurasiennes de Bruxelles, Moscou, New Dehli et Pékin.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>La carte des pays exportateurs du pétrole</strong> <em>(cliquer pour agrandir)</em></p>
<p><a rel="attachment wp-att-1475" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/10/11/des-couleurs-des-drones-et-le-neocolonialisme/payx-exportateurs-de-petrole/"><img class="aligncenter size-full wp-image-1475" title="les pays exportateurs de pétrole" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/10/payx-exportateurs-de-petrole.png" alt="les pays exportateurs de pétrole" width="450" height="248" /></a></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>La carte des principaux flux pétroliers dans le monde</strong></p>
<p><a rel="attachment wp-att-1479" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/10/11/des-couleurs-des-drones-et-le-neocolonialisme/principaux-flux-petrolier-dans-le-monde-2/"><img class="aligncenter size-full wp-image-1479" title="les principaux flux pétroliers dans le monde" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/10/principaux-flux-petrolier-dans-le-monde1.jpg" alt="les principaux flux pétroliers dans le monde" width="450" height="307" /></a></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>La carte de production et consommation de pétrole dans le monde</strong></p>
<p><a rel="attachment wp-att-1482" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/10/11/des-couleurs-des-drones-et-le-neocolonialisme/production-et-consommation-de-petrole/"><img class="aligncenter size-full wp-image-1482" title="production et consommation de pétrole" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/10/production-et-consommation-de-petrole.jpg" alt="production et consommation de pétrole" width="450" height="349" /></a></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>La carte des réserves mondiales de pétrole</strong></p>
<p><strong><a rel="attachment wp-att-1485" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/10/11/des-couleurs-des-drones-et-le-neocolonialisme/reserves-mondiales-de-petrole/"><img class="aligncenter size-full wp-image-1485" title="réserves mondiales de pétrole" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/10/reserves-mondiales-de-petrole.jpg" alt="réserves mondiales de pétrole" width="450" height="394" /></a></strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Inutile de rappeler que la Chine comme la Russie sont déjà toutes deux très solidement ancrées en Asie Centrale, dans le Caucase, les pourtours de la Mer Noire et l&#8217;Afrique qui n&#8217;est pas en reste en matière de néocolonialisme alors que le taux de pauvreté de l&#8217;Afrique subsaharienne qui n&#8217;a pas diminué depuis vingt-cinq ans augmente inéxorablement avec sa démographie et explosera d&#8217;ici 2015, comme cela a été le cas après l&#8217;effondrement du bloc soviétique en 1990, avec plus d&#8217;un tiers du milliard de pauvres dans le monde. Un facteur-clé de l&#8217;essor économique chinois qui n&#8217;est pas resté inaperçu aux yeux des néocolonialistes venus de Hong Kong, Pékin et Shanghaï. « <em>Les réseaux d&#8217;ONG, directement au contact de la population auraient le rôle non avoué de galvaniser le peuple contre certains régimes despotiques des pays en développement. (&#8230;) Ceux qui soutiennent que le néocolonialisme a historiquement remplacé ou complémenté le colonialisme, mettent en avant le fait que l&#8217;Afrique aujourd&#8217;hui paie chaque année (en paiement des intérêts sur prêts) au FMI et à la BM cinq fois plus qu&#8217;elle n&#8217;en reçoit sous forme d&#8217;aide au développement sous forme de prêts, privant souvent, de ce fait, les habitants de ces pays des nécessités de base.</em> » Wikipedia. En ce qui concerne les nombreux chantiers chinois en Afrique : « <em>l&#8217;argent investi ne profite pas aux économies domestiques » déplore le chercheur sud-africain Tsidiso Disenyana rajoutant que : « La Chine amène ses propres ingénieurs et ouvriers.</em> » Une nouvelle ère de colonialisme étant loin de bénéficier au foyer de la famille africaine comme de résoudre les plus graves problèmes de l&#8217;Afrique noire &#8211; l&#8217;alphabétisation, le braconnage, la sécheresse, les seigneurs de la guerre &#8211; qui n&#8217;est pas sans rappeler le pillage des empires britannique et français durant la seconde partie du XIXe siècle. M. Moumouni insiste sur le fait que : « <em>Nous les Africains devons sortir de ce type de rêverie d&#8217;une puissance, toute bénévole, qui vient pour nos beaux yeux ou parce que nous nous prévalons de notre pauvreté. Aujourd&#8217;hui on parle de la Chine, mais demain ce sera l&#8217;Inde ou le Brésil qui mènent beaucoup d&#8217;offensives en Afrique selon le même schéma.</em> »</p>
<h2>PNAC, une doctrine militariste</h2>
<p>« <em>Connaissez-vous le PNAC ? Non ? C’est dommage et c’est une erreur. Car si vous ne vous intéressez pas au PNAC, lui, il nous concerne. Nous, c’est-à-dire tous ceux qui ne sont pas citoyens des Etats-Unis d’Amérique.</em> » Raoul Marc Jennar, chercheur altermondialiste.</p>
<p><object width="425" height="254"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/x3dlpx"></param><param name="allowfullscreen" value="true"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x3dlpx" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="334" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p> En 2000, le PNAC a publié un rapport intitulé « Reconstruire les défenses de l’Amérique ». On peut y lire ceci : « <em>À l’heure actuelle, les Etats-Unis ne sont confrontés à aucun rival global. L’objectif d’une stratégie américaine ambitieuse devrait être de préserver et d’étendre cette position avantageuse aussi loin que possible dans le futur.</em> » Une stratégie territoriale intercontinentale argumentant l&#8217;augmentation des effectifs militaires en passant de 1,4 millions à 1,6 millions de soldats déployés rapidement depuis leurs bases situées aux quatre coins du globe ou les autres postes d’opération avancés permettant des facilités d’accès dans certains pays. « <em>L’US Navy de demain s’appuie, en définitive, sur trois grands principes : <strong>Sea Basing</strong> (bases en mer, forces expédition­naires), <strong>Sea Strike</strong> (projection de la puissance maritime), <strong>Sea Shield<a rel="attachment wp-att-1488" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/10/11/des-couleurs-des-drones-et-le-neocolonialisme/090712-n-0000g/"><img class="size-medium wp-image-1488 alignleft" title="USS-Independance LCS-2" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/10/uss-independance-lcs-2.jpg?w=251" alt="USS-Independance LCS-2" width="251" height="294" /></a></strong> (bouclier par défense anti-aérienne, anti-missiles, anti-sous-marine, défense du littoral, démi­nage, etc.)</em> » Tanguy Struye de Swielande. Une stratégie technologique avant-gardiste axée essentiellement sur le cyberespace et l&#8217;espace qui nécessite toutefois la modernisation des équipements militaires actuels pour en limiter à l&#8217;avenir le coût humain car je cite Jean-Pierre Petit : « <em>Un soldat coûte cher. Il faut le nourrir, le soigner, lui payer une pension, une retraite. Il a des états d&#8217;âme, des scrupules.</em> » Une rénovation générale s&#8217;appuyant sur un usage massive des nouvelles armes de haute technologie telle que la nouvelle génération de drones tactiques aérien<a rel="attachment wp-att-1498" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/10/11/des-couleurs-des-drones-et-le-neocolonialisme/drone-naval/"><img class="alignright size-thumbnail wp-image-1498" title="drone naval" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/10/drone-naval.jpg?w=150" alt="drone naval" width="150" height="95" /></a> pour la reconnaissance, la surveillance et l&#8217;élimination, naval dans la lutte anti-mine principalement, sous-marin pour la reconnaissance de submersible et défense des pipelines sous-marins, terrestre dans le cadre des missions secrètes des forces spéciales et spatial, tel que le modèle Ikhana dérivé du meurtrier Predator B, officiellement <a rel="attachment wp-att-1491" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/10/11/des-couleurs-des-drones-et-le-neocolonialisme/071104-f-2185f-031-jpg-2/"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-1491" title="drone tactique MQ-9 Reaper" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/10/mq-9-reaper1.jpg?w=150" alt="drone tactique MQ-9 Reaper" width="150" height="83" /></a>pour mieux lutter contre les incendies et la progression des feux de forêt [8]. Outre les micro-drone, drone-mouche, drone-hélicoptère, parmi les plus récents avions de combat sans pilote multirôles comme le General Atomics MQ-9 Reaper adaptables aux portes-avions, bâtiments amphibies et nouvelles frégates classe LCS-2 ainsi que les prototypes de drones furtifs à vitesse supersonique de haute altitude, longue autonomie, ayant la capacité d&#8217;être ravitaillé en vol et interconnectés les uns aux autres comme le Northrop Grumman X-47 Pegasus pour notamment rivaliser avec les concurrents européen<a rel="attachment wp-att-1494" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/10/11/des-couleurs-des-drones-et-le-neocolonialisme/xin_616b5d863cec46f8b4f2678ff67ade64/"><img class="size-medium wp-image-1494 alignright" title="drone furtif supersonique An Jian" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/10/xin_616b5d863cec46f8b4f2678ff67ade64.jpg?w=232" alt="drone furtif supersonique An Jian" width="232" height="300" /></a> Dassault nEUROn ou chinois An Jian, certains portent en eux les espoirs au DARPA de transporter une mini-nuke à guidage GPS dotée d&#8217;une ogive thermonucléaire de faible puissance et d&#8217;autres d&#8217;être équipé d&#8217;un réacteur nucléothermique similaire à celui du programme NERVA ou encore d&#8217;un système de propulsion à générateur MHD (magnétohydrodynamique) atteignant facilement les Mach 15 (19000 km/h). Et pour les drones spatiaux de demain, un propulseur MPD (magnétoplasmadynamique) parcourant la centaine de kilomètres en une seconde qui est déjà exploité par le MIT (Massachusetts Institute of Technology) et la NASA dans l&#8217;élaboration des futurs vaisseaux interplanétaires habités vers Mars ainsi que pour les lunes de Jupiter et Saturne. Des concepts bien réels qui ne font plus partie de la science-fiction des années 1960 où commença le développement des premiers UAV auxquels il faut rajouter l&#8217;arme à antimatière dont quelques grammes suffisent à remplacer les plusieurs kilogrammes de plutonium d&#8217;une charge nucléaire. Ce qui réduit fortement la taille de l&#8217;ogive comme son poids et sa capacité à être déployée depuis une imposante plate-forme mobile tel que le sous-marin lanceur d&#8217;engins tout en gardant une haute puissance nominale de destruction exempte de retombées radioactives. « <em>En fait, en 1950, deux ans avant l&#8217;explosion de la première bombe H, l&#8217;allumage par l&#8217;antimatière d&#8217;un mélange de deutérium et de tritium était à l&#8217;étude.</em> » André Gsponer et Jean-Pierre Hurni [9]. « <em>Hollywood a le même code génétique que le Pentagone.</em> » Le film Anges &#38; Démons réalisé par Ron Howard d&#8217;après le roman de Dan Brown dévoile l&#8217;existence des armes à antimatière. Un message à caractère propagandiste de la part des américains destiné précisément aux autres grandes puissances technocratiques eurasiennes, la France, la Chine et la Russie qui planchent également sur ce nouveau type d&#8217;armement non-conventionnel pendant que la communauté internationale s&#8217;acharne sur le programme nucléaire iranien. Qu&#8217;il soit civil ou militaire, la presse occidentale ferait mieux de regarder dans les placards de ses propres gouvernements. D&#8217;inévitables scandales au sein du complexe militaro-industriel craint d&#8217;Eisenhower qui ferait du Watergate un banal fait divers. Des programmes noirs du Département de la Défense plus que certainement classés Secret Défense inconnus même de la Maison Blanche qui offriraient le prix Pulitzer à un véritable journalisme d&#8217;investigation.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Notes</strong></p>
<p>[1] : <a href="http://www.monde-diplomatique.fr/2006/02/CHETERIAN/13165">http://www.monde-diplomatique.fr/2006/02/CHETERIAN/13165</a></p>
<p>[2] : <a href="http://www.colisee.org/article.php?id_article=2017">http://www.colisee.org/article.php?id_article=2017</a></p>
<p>[3] : <a href="http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2238/articles/a355272-birmanie__la_r%C3%A9volution_safran.html">http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2238/articles/a355272-birmanie__la_r%C3%A9volution_safran.html</a></p>
<p>[4] : <a href="http://asie21.com/asie/index.php?option=com_content&#38;view=article&#38;id=60:le-soubresaut&#38;catid=58:mongolie&#38;Itemid=86">http://asie21.com/asie/index.php?option=com_content&#38;view=article&#38;id=60:le-soubresaut&#38;catid=58:mongolie&#38;Itemid=86</a></p>
<p>[5] : <a href="http://www.courrierinternational.com/article/2009/04/10/une-caricature-de-revolution-coloree">http://www.courrierinternational.com/article/2009/04/10/une-caricature-de-revolution-coloree</a></p>
<p>[6] : <a href="http://www.jean-luc-melenchon.fr/?p=692">http://www.jean-luc-melenchon.fr/?p=692</a></p>
<p>[7] : <a href="http://www.reopen911.info/News/2009/05/13/l%E2%80%99ombre-de-dick-cheney-plane-sur-le-meurtre-de-lex-premier-ministre-libanais-rafic-hariri/">http://www.reopen911.info/News/2009/05/13/l%E2%80%99ombre-de-dick-cheney-plane-sur-le-meurtre-de-lex-premier-ministre-libanais-rafic-hariri/</a></p>
<p>[8] : <a href="http://newsoftomorrow.org/spip.php?article1888">http://newsoftomorrow.org/spip.php?article1888</a></p>
<p>[9] : <a href="http://cui.unige.ch/isi/sscr/phys/LaRecherche.html">http://cui.unige.ch/isi/sscr/phys/LaRecherche.html</a></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Samuel Huntington est mort, mais pas sa pseudo-doctrine…]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/10/08/samuel-huntington-est-mort-mais-pas-sa-pseudo-doctrine%e2%80%a6/</link>
<pubDate>Thu, 08 Oct 2009 14:36:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
<guid>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/10/08/samuel-huntington-est-mort-mais-pas-sa-pseudo-doctrine%e2%80%a6/</guid>
<description><![CDATA[Par SpotlessMind et BlueRider pour ReOpenNews article paru le 31 décembre 2008 L’idéologue et théori]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Par<em> </em>SpotlessMind et BlueRider pour ReOpenNews</p>
<p>article paru le 31 décembre 2008</p>
<p><strong><a rel="attachment wp-att-1407" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/10/08/samuel-huntington-est-mort-mais-pas-sa-pseudo-doctrine%e2%80%a6/samuel-huntington-2/"><img class="alignleft size-medium wp-image-1407" title="Samuel Huntington" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/10/samuel-huntington1.jpg?w=300" alt="Samuel Huntington" width="300" height="300" /></a>L’idéologue et théoricien Samuel Huntington est mort mercredi dernier à l’âge de 81 ans. Devenu à la fin de sa carrière l’un des intellectuels américains les plus connus dans le monde en vertu de sa célèbre formule &#8220;le Choc des civilisations&#8221;, il nous laisse un lourd héritage : une nouvelle vision du monde qui a servi et sert encore de caution intellectuelle aux agissements des dirigeants américains et leurs alliés.</strong></p>
<p>En 1993, son article <em>The Clash of Civilisations ?</em> publié dans la revue <em>Foreign Affairs</em> lui vaut un début de renommée, mais également beaucoup de critiques. En 1996, l’article devient un livre (à noter que le titre passe du questionnement à l’affirmation avec la suppression du point d’interrogation). Mais c’est avec les évènements du 11 Septembre qu’Huntington accède à la gloire, quand les commentateurs voient une validation de sa théorie et s’emparent de sa formule pour accompagner les images de l’effondrement des Tours Jumelles. En quelques jours, la théorie du choc des civilisations devient, dans le discours médiatique, la clé de compréhension des attentats, effaçant toute autre explication. Comme le décrit <a href="http://www.liberation.fr/monde/0101308216-huntington-le-choc-des-civilisations-perd-son-theoricien" target="_blank">Libération</a> :<em><br />
</em></p>
<blockquote><p>Chez Huntington, les enjeux ethniques, économiques, géographique ne pèsent rien. Seuls comptent la communauté, le groupe, l’identité, ce <em>«gros &#8220;nous&#8221;»,</em> qui s’oppose <em>«à tous les autres &#8220;eux&#8221;»,</em> écrit-il crûment. Au 19ième siècle, les guerres se faisaient au nom des nations, explique-t-il encore ; au 20ième, pour défendre une idéologie ; au 21ième, la civilisation sera à l’origine des principaux conflits. Ce qui le conduit à découper le monde en huit <em>«civilisations» </em>antagonistes, dont seules deux l’intéressent vraiment : la Chine, et surtout l’islam, dont il décrit <em>«les frontières sanglantes»,</em> analysant avec la même grille des conflits aussi divers que la Bosnie, le Soudan, la Tchétchénie, le Pakistan… <em>«Le problème de l’Occident n’est pas avec l’islamisme, mais avec l’islam.»</em></p>
<p><em>«Un livre simplificateur et explosif», </em>écrit le spécialiste des relations internationales Pierre Hassner quand il sort en français. Pour Marc Crépon [auteur en 2002 de l’<em>Imposture du choc des civilisations (Ed. Pleins feux)]</em>, le livre d’Huntington <em>«ne cesse de chercher à provoquer la peur du lecteur» </em>et, plus précisément, à <em>«apprendre aux Américains à redouter l’islam […] et la Chine». «Les différences de religion, complète Jean-Pierre Filiu, c’est plus facile à comprendre que les problèmes ethniques, les modes de production ou la globalisation. Il a permis à monsieur Toutlemonde d’énoncer des stéréotypes en se sentant intelligent. Prétendre que les musulmans font la guerre au monde entier cesse d’être du racisme, puisqu’on va pouvoir ajouter : &#8220;Comme le dit Huntington&#8221;…»</em></p></blockquote>
<p>Avant le 11 Septembre, la plupart des intellectuels français ont donc jugé la théorie d’Huntington simpliste ; aussi est-elle dangereusement dédaignée. En conséquence, le public français est complètement sous-informé au sujet des pseudos-fondements de la politique étrangère américaine menée par les néoconservateurs. Pourtant le livre du théoricien est choquant et instructif car il a servi d’habillage idéologique à toutes les exactions de huit années d’administration Bush.</p>
<p>En effet, ce choc des civilisations tant redouté n’est-il pas surtout et avant tout un prétexte, une pseudo-doctrine qui permet de faire oublier les véritables visées des néo-conservateurs. Ainsi, dans le fameux think tank du PNAC « Project for a new American Century » (traduit <a href="http://www.reopen911.info/uploads/document/fichier/pnac-reconstruire-les-defenses-de-l-amerique.pdf" target="_blank">ici</a>) qui compte entre autres Wolfowitz, Rumsfeld, Cheney, Perle et Clarke  parmi ses membres, nulle trace de ce &#8220;choc des civilisations&#8221; ou de terreur islamiste. En revanche, le PNAC aborde en détail les raisons géopolitiques d’une nécessaire domination américaine, notamment dans le Moyen-Orient. Il prône, dès 2000, des réformes radicales pour la garantir, en assurant notamment son indépendance énergétique. Le projet précisait que seul un « nouveau Pearl Harbor serait susceptible d’accélérer les réformes”… dans les délais souhaitables, c’est-à-dire sans doute les huit années potentielles d’administration Bush.</p>
<p>Le 11 Septembre a constitué ce nouveau Pearl Harbor tant attendu par ces faucons issus de l’industrie pétrolière et du lobby militaro-industriel et financier. Mais exploitant la doctrine d’Huntington, l’administration Bush présente les attentats comme un acte de guerre de militants islamistes animés par leur haine (aveugle, fanatique, irrépressible et quasi atavique !) à l’encontre de la civilisation occidentale, sa liberté et sa démocratie. Les nombreuses zones d’ombre, mensonges et contradictions contenus dans les 4 principaux rapports officiels sur le 11/9 (Joint Committee, FEMA, 911 Commission et NIST) n’y changeront rien: les médias ne remettront pas en cause cette explication simpliste érigée en dogme.</p>
<p>Les éclaircissements sur qui porte réellement la responsabilité du 11/9 sont plus que jamais nécessaires pour comprendre pourquoi des théories fausses et dangereuses comme celles de Huntington nous ont menés au chaos que nous connaissons aujourd’hui : : plusieurs centaines de milliers de morts afghans et irakiens, plus de 4 millions d’exilés, des dizaines de milliers d’arrestations et de détentions illégales, la <a href="http://www.mondialisation.ca/index.php?context=listByAuthor&#38;authorFirst=Jean-Claude&#38;authorName=Paye" target="_blank">fin de l’Etat de Droit</a> dans la soi-disant plus grande démocratie du monde, sans oublier enfin l’explosion des budgets militaires au service de l’impérialisme US.</p>
<p> </p>
<p>Source : ReOpen911</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Oil, Smoke &amp; Mirrors (vidéo)]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/10/05/oil-smoke-mirrors-video/</link>
<pubDate>Mon, 05 Oct 2009 22:52:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
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<description><![CDATA[Au travers d&#8217;une série d&#8217;interviews extraordinairement éloquentes, ce documentaire de 50]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a rel="attachment wp-att-2069" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/10/05/oil-smoke-mirrors-video/oil-smoke-mirrors/"><img class="aligncenter size-full wp-image-2069" title="Oil, Smoke &#38; Mirrors" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/10/oil-smoke-mirrors.jpg" alt="Oil, Smoke &#38; Mirrors" width="300" height="420" /></a></p>
<p>Au travers d&#8217;une série d&#8217;interviews extraordinairement éloquentes, ce documentaire de 50 minutes montre que les événements du 11 septembre et la mise en place de la prétendue &#8220;guerre contre le terreur&#8221; peuvent être mieux compris dans le contexte plus large de l&#8217;imminence d&#8217;une crise pétrolière. Un film d&#8217;une grande qualité qui mérite d&#8217;être vu du plus grand nombre.</p>
<p><em>Parmi les intervenants</em> :<br />
Michael Meacher : Parlementaire, et ancien ministre britannique de l’environnement<br />
Colin Campbel : Géologue et membre de l’Association for the Study of Peak Oil and Gas<br />
David Shayler : Ancien membre du MI5, Officier du contre terrorisme<br />
Andreas Von Bülow : Ancien ministre allemand des sciences et technologies<br />
Christopher Bollyn : Journaliste de chez American Free Press<br />
Webster Tarpley : Historien, auteur de &#8220;La terreur fabriquée, Made in USA&#8221;</p>
<p>PLUS D&#8217;INFO sur <a rel="nofollow" href="http://www.reopen911.info/">www.REOPEN911.info<span style="color:#000000;"> </span></a> le site français sur les attentats du 11 septembre 2001</p>
<p><object width="425" height="254"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/x23bn3"></param><param name="allowfullscreen" value="true"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x23bn3" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="334" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[La « Guerre des civilisations » (vidéo)]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/10/04/la-%c2%ab-guerre-des-civilisations-%c2%bb-video/</link>
<pubDate>Sun, 04 Oct 2009 11:44:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
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<description><![CDATA[Un plan pour étendre l’hégémonie US Par Thierry Meyssan Un article du 4 juin 2004. La théorie du com]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><span style="color:#ff0000;">Un plan pour étendre l’hégémonie US</span></p>
<p>Par Thierry Meyssan</p>
<p><em>Un article du 4 juin 2004.</em></p>
<p><strong>La théorie du complot islamique mondial et du clash des civilisations a été progressivement élaborée, depuis 1990, pour fournir une idéologie de remplacement au complexe militaro-industriel états-unien après l’effondrement de l’URSS. L’orientaliste britannique Bernard Lewis, le stratège états-unien Samuel Huntington et le consultant français Laurent Murawiec en ont été les principaux inventeurs. Elle permet de justifier, de manière pas toujours rationnelle, la croisade états-unienne pour le pétrole.</strong></p>
<p><strong><a rel="attachment wp-att-1269" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/10/04/la-%c2%ab-guerre-des-civilisations-%c2%bb-video/es-a-390-a1b8a-2/"><img class="aligncenter size-full wp-image-1269" title="es-a-390-a1b8a-2" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/10/es-a-390-a1b8a-2.jpg" alt="es-a-390-a1b8a-2" width="390" height="241" /></a></strong></p>
<p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/wp-admin/article1.html">Réseau Voltaire</a></p>
<p>Les attentats du 11 septembre 2001, imputés par l’administration Bush à un « <em>complot islamiste</em> », ont été interprétés aux États-Unis et en Europe comme la première manifestation d’un « <em>clash des civilisations</em> ». Le monde arabo-musulman serait entré en guerre contre le monde judéo-chrétien. Cet affrontement ne pourrait trouver de solution que dans le triomphe de l’un au détriment de l’autre, soit celui de l’islam avec l’imposition d’un Califat mondial (c’est-à-dire d’un Empire islamique), soit celui des « <em>valeurs de l’Amérique</em> » partagées avec un islam modernisé dans un monde globalisé.</p>
<h3>Une doctrine apocalyptique</h3>
<p>La théorie du complot islamique et du clash des civilisations offre une explication holistique du monde. Elle ordonne le monde d’après la disparition de l’URSS. Il n’y a plus d’affrontement Est-Ouest entre deux super-puissances animées d’idéologies antagonistes, mais une guerre entre deux civilisations, ou plutôt entre la civilisation moderne et une forme archaïque de barbarie.</p>
<p>En posant que l’islam est en guerre contre les valeurs de l’Amérique, cette théorie sous-entend en premier lieu que l’islam n’est pas modernisable. Cette culture est indissociable de la société arabe au VIIIe siècle dont elle perpétue les structures, notamment le statut inférieur des femmes. Elle ne conçoit son expansion que par la violence sur le modèle des guerres du Prophète.</p>
<p>Cette théorie suppose également que « <em>l’Amérique</em> » est porteuse de liberté, de démocratie et de prospérité. Qu’elle incarne la modernité et représente le point ultime du progrès et la fin de l’Histoire.</p>
<p>Le 11 septembre 2001 est la première bataille de cette guerre des civilisations, comme Pearl Harbour est la première bataille de la Seconde Guerre mondiale vue des États-Unis. C’est dire que cette guerre ne ressemble pas aux précédentes. Au cours des deux premières Guerres mondiales, des coalitions militaires se livraient un combat de titans. Au cours de la Guerre froide, les combats militaires sont limités à des zones périphériques, voire à des conflits de basse intensité (guérillas), tandis que l’affrontement central oppose idéologiquement deux super-puissances. Au cours de la Quatrième Guerre mondiale qui vient de commencer, les batailles militaires classiques disparaissent au profit des guerres asymétriques : une unique puissance, leader de tous les États, combat un terrorisme non-étatique omniprésent.</p>
<p>Il ne s’agit pourtant pas d’une guerre entre le despotisme des États et des groupes de résistants, mais bien au contraire d’une insurrection des démocraties contre la tyrannie islamiste qui opprime le monde arabo-musulman et tente d’imposer le Califat mondial.</p>
<p>Cette lutte du Bien et du Mal trouve son point de cristallisation à Jérusalem. C’est en effet là que, à l’issue de l’Armageddon, doit avoir lieu le retour du Christ qui marquera le triomphe de la « <a href="http://mecanoblog.wordpress.com/wp-admin/article14019.html"><em>destinée manifeste</em></a> » des États-Unis, « <em>seule nation libre sur terre</em> », chargée par la Divine Providence d’apporter « <em>la lumière du progrès au reste du monde</em> ». Dès lors le soutien inconditionnel à Israël face au terrorisme islamiste est un devoir patriotique et religieux pour tout citoyen états-unien, même si les juifs ne peuvent espérer le salut qu’à travers la conversion au christianisme.</p>
<h3>Un complexe</h3>
<p>Cet exposé de la théorie du complot islamiste et du clash des civilisations ne force aucunement le trait. Elle est fidèle à la vulgate des médias et des partis politiques aux États-Unis. On peut, bien entendu, s’interroger à la fois sur les préjugés qui la fondent, sa cohérence interne et sa nature irrationnelle.</p>
<p>Les concepts de monde arabo-musulman et de monde judéo-chrétien sont eux-mêmes contestables. Originellement le terme judéo-chrétien ne désigne pas l’ensemble Juifs plus Chrétiens, mais au contraire le groupuscule des premiers Chrétiens lorsqu’ils étaient encore juifs, avant que l’Église ne se sépare de la Synagogue. Mais à la fin des années soixante, c’est-à-dire après le rapprochement israélo-états-unien et la guerre des Six jours, ce terme prend un sens politique. Il désigne le bloc atlantiste, qualifié d’Occident, face au bloc soviétique, appelé Est.</p>
<p>On observe ici un recyclage des concepts. L’Occident reste à peu près le même aujourd’hui, tandis que l’adversaire n’est plus l’Est, mais l’Orient. Ces concepts n’ont rien à voir, ni avec la géographie, ni avec la culture, mais uniquement avec la propagande. Ainsi, l’Australie et le Japon sont politiquement occidentaux, comme d’ailleurs deux États européens à population musulmane, la Turquie et la Bosnie-Herzégovine. On se heurte d’ailleurs là au plus gros problème : dans de nombreux États, et particulièrement alentour de la Méditerranée, il est impossible de distinguer actuellement civilisation judéo-chrétienne et civilisation arabo-musulmane. La guerre des civilisations suppose donc que l’on suscite des guerres civiles pour séparer les populations. De ce point de vue, une expérience réussie a été réalisée en Yougoslavie. La poursuite et l’achèvement du projet de séparation implique la liquidation de l’idéalisme laïque. Il est donc inévitable, sur le long terme, que la résistance structurelle la plus importante à l’intérieur du camp « <em>occidental</em> » soit la République française [<a id="nh1" title="Nous distinguons ici la République française, en tant qu’idée, de la France, (...)" rel="footnote" href="http://mecanoblog.wordpress.com/wp-admin/#nb1">1</a>]</p>
<p>Par ailleurs le préjugé selon lequel l’islam est incompatible avec la modernité et la démocratie suppose une grande ignorance. À la fois l’expression monde arabo-musulman souligne que l’islam est aujourd’hui bien plus large que le monde arabe, mais en même temps la représentation que l’on s’en fait est on ne peu plus étriquée. Très rares sont les États-uniens qui savent que l’Indonésie est le premier État musulman au monde. Peut-on raisonnablement dire qu’Abou Dhabi et Dubaï sont moins modernes que le Kansas ? Peut-on sincèrement affirmer que le Bahreïn est moins démocratique que la Floride ? L’un des ressorts de ce discours est d’assimiler l’islam à l’Arabie du VIIIe siècle, mais vient-ils à l’esprit de quiconque d’assimiler le christianisme à l’Antiquité proche-orientale ?</p>
<p>Corrélativement, cette théorie repose sur la croyance dans « <em>les valeurs de l’Amérique</em> ». Et c’est bien de croyance dont il s’agit car comment peut-on tenir en si haute estime un pays dont <a href="http://mecanoblog.wordpress.com/wp-admin/article12215.html">la Constitution ne reconnaît pas la souveraineté populaire</a>, dont le président n’est pas élu mais nommé, où <a href="http://mecanoblog.wordpress.com/wp-admin/article13592.html">la corruption des parlementaires n’est pas interdite mais réglementée</a>, où des justiciables peuvent être tenus au secret, qui entretient un <a href="http://mecanoblog.wordpress.com/wp-admin/article7634.html">camp de concentration à Guantanamo</a>, qui pratique la peine de mort et <a href="http://mecanoblog.wordpress.com/wp-admin/torture-usa.html">la torture</a>, où <a href="http://mecanoblog.wordpress.com/wp-admin/article8893.html">les patrons des grands journaux reçoivent hebdomadairement leurs ordres de la Maison-Blanche</a>, qui bombarde des populations civiles en Afghanistan, qui <a href="http://mecanoblog.wordpress.com/wp-admin/article12807.html">kidnappe un président démocratiquement élu à Haïti</a>, qui <a href="http://mecanoblog.wordpress.com/wp-admin/article14030.html">finance des mercenaires pour renverser des régimes démocratiques au Venezuela</a> et <a href="http://mecanoblog.wordpress.com/wp-admin/article10389.html">à Cuba</a>, etc. ?</p>
<p>Enfin, cette théorie est indissociable d’une pensée religieuse à caractère apocalyptique. La révolution américaine est un mouvement complexe où se sont mêlées des idéologies différentes. Mais en définitive, c’est sur un projet religieux qu’ils se sont fondés et c’est de ce projet originel que se réclame l’actuelle administration. Le serment d’allégeance, en vigueur depuis la Guerre froide et actuellement contesté devant la Cour suprême, implique qu’il faut croire en Dieu pour être citoyen des États-Unis. George W. Bush a accédé à la Maison-Blanche en présentant sa foi en Jésus comme programme politique. Il a professe des croyances fondamentalistes selon lesquelles l’humanité a été créée il y a seulement quelques milliers d’années et sans évolution des espèces. Il a installé un Bureau des initiatives fondées sur la foi à la Maison-Blanche. L’attorney général John Ashcroft a fait sienne la devise « <em>Nous n’avons d’autre roi que Jésus</em> ». Le secrétaire à la Santé a coupé des programmes prophylactiques au nom de ses convictions religieuses. Le secrétaire à la Défense a embarqué les missionnaires de l’Église du pasteur Graham dans les forces de la Coalition en Irak avec mission de convertir les Irakiens. Etc. Au vu de tout cela, on peut raisonnablement se demander si les États-Unis sont bien un pays moderne, ouvert et tolérant, où s’ils n’incarnent pas le sectarisme et l’archaïsme.</p>
<p><strong>Origine du concept</strong></p>
<p><a rel="attachment wp-att-1270" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/10/04/la-%c2%ab-guerre-des-civilisations-%c2%bb-video/lewis-bernard/"><img class="alignleft size-medium wp-image-1270" title="Bernard Lewis" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/10/lewis-bernard.jpg?w=200" alt="Bernard Lewis" width="200" height="300" /></a>L’expression « clash des civilisations » est apparue pour la première fois dans un article de l’orientaliste Bernard Lewis, en 1990 aimablement intitulé <em>Les racines de la rage musulmane</em> [<a id="nh2" title="« The Roots of Muslim Rage » par Bernard Lewis, Atlantic Monthly, (...)" rel="footnote" href="http://mecanoblog.wordpress.com/wp-admin/#nb2">2</a>]. Le propos est lancé : l’islam ne donne rien de bon et les musulmans en conçoivent une amertume qui se transforme en fureur contre l’Occident. Mais la victoire des États-Unis est certaine, ainsi que la libanisation du Proche-Orient et le renforcement d’Israël.</p>
<p>Agé aujourd’hui de 88 ans, Bernard Lewis est né au Royaume-Uni. Il a suivi une formation de juriste et d’islamologue. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il a servi dans les services militaires de renseignement et au Bureau arabe du Foreign Office. Dans les années soixante, il est devenu un expert écouté du Royal Institute of International Affairs où il est apparu comme le spécialiste de l’ingérence humanitaire britannique dans l’Empire ottoman et l’un des derniers défenseurs du British Empire. Sous les auspices de la CIA, il a participé au <a href="http://mecanoblog.wordpress.com/wp-admin/article11249.html">Congrès pour la liberté de la culture</a> qui lui a commandé un ouvrage, <em>Le Moyen-Orient et l’Occident</em> [<a id="nh3" title="The Middle East and The West par Bernard Lewis, Weidenfeld &#38; Nicholson, (...)" rel="footnote" href="http://mecanoblog.wordpress.com/wp-admin/#nb3">3</a>]. En 1974, il a émigré aux États-Unis. Il est devenu professeur à Princeton et a été naturalisé. Il est bientôt devenu un collaborateur de Zbigniew Brzezinski, le conseiller national de sécurité du président Carter. Ils ont ensemble théorisé le concept d’« <em>arc d’instabilité</em> » et mis au point la déstabilisation du gouvernement communiste en Afghanistan. En France, Bernard Lewis a été membre de la très atlantiste <a href="http://mecanoblog.wordpress.com/wp-admin/article12431.html">Fondation Saint-Simon</a> pour laquelle il a rédigé, en 1993, un opuscule <em>Islam et démocratie</em>. À cette occasion, il a été interviewé par le quotidien <em>Le Monde</em>. Au cours de l’entretien, il s’est appliqué à nier le génocide arménien, ce qui lui a valu d’être condamné par la justice [<a id="nh4" title="Voir « Affaire Forum des Associations arméniennes de France &#38; Licra (...)" rel="footnote" href="http://mecanoblog.wordpress.com/wp-admin/#nb4">4</a>]</p>
<p>Cependant la notion de clash des civilisations a rapidement évolué. Elle est passée d’un discours néo-colonial sur la suprématie de l’homme blanc à la description d’un affrontement mondial dont l’issue est incertaine. Cette nouvelle acception est due au professeur Samuel Huntington qui n’est pas islamologue, mais stratège. Il la développe dans deux articles, <em>Le clash des civilisations ?</em> et <em>L’Occident est unique, pas universel</em>, et un livre dont le titre originel est <em>Le clash des civilisations et le remodelage de l’Ordre du monde</em> [<a id="nh5" title="« The Clash of Civilizations ? » et « The West Unique, Not Universal », (...)" rel="footnote" href="http://mecanoblog.wordpress.com/wp-admin/#nb5">5</a>].</p>
<p>Il ne s’agit plus seulement de se battre contre les musulmans, mais d’abord contre eux, puis contre le monde chinois. Comme dans le mythe des Horiaces et des Curiaces, les États-Unis doivent éliminer leurs adversaires l’un après l’autre pour espérer la victoire finale.</p>
<p><a rel="attachment wp-att-1271" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/10/04/la-%c2%ab-guerre-des-civilisations-%c2%bb-video/samuel-huntington/"><img class="alignleft size-medium wp-image-1271" title="Samuel Huntington" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/10/samuel-huntington.jpg?w=300" alt="Samuel Huntington" width="300" height="212" /></a>Samuel Huntington est un des grands intellectuels de notre temps. Non pas que ses ouvrages soient rigoureux et brillants, mais parce qu’ils forment le corpus idéologique du fascisme contemporain. Dans son premier livre, <em>Le Soldat et l’État</em>, paru en 1957, il tente de démontrer qu’il existe une caste militaire idéologiquement unie alors que les civils sont toujours politiquement divisés [<a id="nh6" title="The Soldier and the State par Samuel Huntington, Harvard University Press, (...)" rel="footnote" href="http://mecanoblog.wordpress.com/wp-admin/#nb6">6</a>]. Il développe une conception de la société où le commerce serait dérégulé, où le pouvoir politique serait détenu par les patrons des multinationales sous la tutelle d’une garde prétorienne. En 1968, il publie <em>L’ordre politique dans les sociétés en changement</em>, une thèse dans laquelle il affirme que seuls des régimes autoritaires sont capables de moderniser les pays du tiers-monde [<a id="nh7" title="Political Order in Changing Societies par Samuel Huntington, Yale (...)" rel="footnote" href="http://mecanoblog.wordpress.com/wp-admin/#nb7">7</a>]. Secrètement, il participe à la constitution d’un groupe de réflexion qui présente un rapport au candidat à la présidence, Richard Nixon, sur la manière de renforcer les actions secrètes de la CIA [<a id="nh8" title="Ce groupe comprenait Francis M. Baton, Richard M. Bissell Jr, Roger D. (...)" rel="footnote" href="http://mecanoblog.wordpress.com/wp-admin/#nb8">8</a>]. En 1969-70, Henry Kissinger, qui apprécie son goût pour les actions secrètes, le fait nommer à la Commission présidentielle pour le développement international [<a id="nh9" title="Presidential Task Force on International Development, présidée par Rudolph (...)" rel="footnote" href="http://mecanoblog.wordpress.com/wp-admin/#nb9">9</a>]. Il préconise un jeu dialectique entre le département d’État et les multinationales : le premier devra exercer des pressions sur les pays en voie de développement pour qu’ils adoptent des législations libérales et renoncent aux nationalisations, tandis que les secondes devront faire profiter le département d’État de la connaissance qu’elles ont des pays où elles sont implantées [<a id="nh10" title="The United States in Changing World Economy, US Governement Printing (...)" rel="footnote" href="http://mecanoblog.wordpress.com/wp-admin/#nb10">10</a>].<br />
Il rejoint alors le Wilson Center et crée la revue <em>Foreign Policy</em>. En 1974, <a href="http://mecanoblog.wordpress.com/wp-admin/article8780.html">Henry Kissinger</a> le fait nommer à la Commission des relations USA-Amérique latine. Il participe activement à la mise en place des régimes des généraux Augusto Pinochet au Chili et Jorge Rafael Videla en Argentine. Il teste pour la première fois son modèle social et prouve qu’une économie dérégulée est compatible avec une dictature militaire. Parallèlement, son ami Zbigniew Brzezinski le fait entrer dans un cercle privé, la Commission trilatérale. Il y rédige un rapport, <em>La Crise de la démocratie</em> [<a id="nh11" title="The Crisis of Democracy par Crozier, Huntington et Watanuki, New York Press (...)" rel="footnote" href="http://mecanoblog.wordpress.com/wp-admin/#nb11">11</a>] dans lequel il se prononce pour une société plus élitiste, où l’accès aux universités serait raréfié et la liberté de la presse contrôlée. Alors que les membres des administrations Nixon et Ford sont renvoyés par Jimmy Carter et que les Etats-Unis renversent leur politique en Amérique latine, Huntington est repêché par son ami Brzezinski, devenu conseiller national de sécurité. Du coup, il reste à la Maison-Blanche et devient coordinateur de la planification au Conseil. C’est à cette période qu’il commence à collaborer étroitement avec Bernard Lewis et qu’il conçoit la nécessité de dominer d’abord les zones pétrolières de l’arc d’instabilité avant de pouvoir attaquer la Chine communiste. Ça ne s’appelle pas encore le clash des civilisations, mais ça y ressemble. Mais le professeur Samuel Huntington doit faire face à un bien pénible scandale. On révèle qu’il est appointé par la CIA pour publier des articles dans des revues universitaires justifiant le recours à l’action secrète pour maintenir l’ordre dans les pays où des dictateurs amis décèdent soudainement. Cet épisode oublié, <a href="http://mecanoblog.wordpress.com/wp-admin/article12460.html">Frank Carlucci</a> le nomme à la Commission conjointe du Conseil de sécurité nationale et du département de la Défense pour la stratégie intégrée à long terme [<a id="nh12" title="Commission on Integrated Long-Term Strategy. Elle comprend Charles M. (...)" rel="footnote" href="http://mecanoblog.wordpress.com/wp-admin/#nb12">12</a>]. Son rapport servira de justification au programme de « <em>guerre des étoiles</em> ». Le professeur Huntington est aujourd’hui administrateur de la Maison de la liberté (Freedom House), une association anti-communiste présidée par l’ancien directeur de la CIA, James Woolsey.</p>
<p><strong>Jérusalem et La Mecque</strong></p>
<p><a rel="attachment wp-att-1274" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/10/04/la-%c2%ab-guerre-des-civilisations-%c2%bb-video/laurent-murawiec/"><img class="alignleft size-medium wp-image-1274" title="Laurent Murawiec" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/10/laurent-murawiec.jpg?w=300" alt="Laurent Murawiec" width="300" height="217" /></a>La théorie de la guerre des civilisations se cristallise sur les questions religieuses. Le contrôle judéo-chrétien de Jérusalem est un talisman nécessaire à la victoire globale. Si l’Occident perdait la ville sainte, il perdrait la force pour accomplir sa destinée manifeste, sa mission divine. Réciproquement, si les musulmans perdaient le contrôle de La Mecque, leur religion se déliterait. Bien sût, tout ça n’est pas très rationnel, mais ces superstitions sont omniprésentes dans les médias populaires états-uniens. Elles s’inscrivent aussi dans un discours politique structuré.</p>
<p>Le 10 juillet 2002, Donald Rumsfeld et Paul Wolfowitz ont convoqué la réunion trimestrielle du Comité consultatif de la politique de Défense [<a id="nh13" title="Présidé par Richard Perle, le Defense Policy Board Advisory Committee (...)" rel="footnote" href="http://mecanoblog.wordpress.com/wp-admin/#nb13">13</a>].Seule une douzaine de membres est présente. On y écoute un exposé d’un expert français de la Rand Corporation, Laurent Murawiec : <em>Mettre les Séoud hors d’Arabie</em>. La conférence se déroule en trois parties et vingt-quatre diapositives. Dans un premier temps, Murawiec reprend les théories de Bernard Lewis : le monde arabe traverse une crise depuis deux siècles. Il a été incapable de réaliser aussi bien sa révolution industrielle que sa révolution numérique. Cet échec suscite une frustration qui se transforme en rage anti-occidentale. D’autant que les Arabes ne savent pas débattre car dans leur culture la violence est la seule forme de politique. De ce point de vue, les attentats du 11 septembre ne sont que l’expression symptomatique de leur débordement. Dans un second temps, Murawiec décrit la famille royale saoudienne comme dépassée apr les évènements. Elle a développé dans le monde le wahhabisme aussi bien pour lutter contre le communisme que contre la révolution iranienne, mais aujourd’hui, elle est débordée par ce qu’elle a créé. Enfin, le conférencier propose une stratégie : les Saoud détiennent à la fois le pétrole (nous y voilà), les pétrodollars et la garde des lieux saints. Ils sont le pilier central et unique autour duquel s’organise le monde arabo-musulman. En se débarrassant d’eux, les Etats-Unis peuvent récupérer le pétrole dont ils ont besoin pour leur économie, l’argent provenant du pétrole qu’ils ont eu tort de payer par le passé, et surtout les lieux saints, donc le contrôle de la religion musulmane. Et lorsque l’islam se sera effondré, Israël pourra annexer l’Égypte.</p>
<p>Laurent Murawiec a été consultant auprès du ministre français de la Défense, Jean-Pierre Chevènement et chargé de cours à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) [<a id="nh14" title="Créé à la Libération sous l’impulsion de la CIA, l’EHESS devait contrebalancer (...)" rel="footnote" href="http://mecanoblog.wordpress.com/wp-admin/#nb14">14</a>]. Conseiller de Lyndon LaRouche pendant plusieurs années, il le quitte brusquement et rejoint les néo-conservateurs. Il est aujourd’hui expert au Hudson Institute de Richard Perle et collabore au Middle East Forum de <a href="http://mecanoblog.wordpress.com/wp-admin/article13765.html">Daniel Pipes</a>. Cette réunion a fait grand bruit. L’ambassadeur d’Arabie saoudite a demandé des explications et M. Perle, organisateur de cette réunion, a été prié de se faire plus discret quelques temps et M. Murawiec a été invité à quitter la Rand Corporation. Quoi qu’il en soit cette réunion avait été convoquée par Rumsfeld et Wolfowitz en pleine connaissance de cause. Il s’agissait seulement de tester jusqu’où le Pentagone peut aller.</p>
<p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/wp-admin/auteur29.html?lang=fr"><strong>Thierry Meyssan</strong></a><br />
Analyste politique français, président-fondateur du <a href="http://mecanoblog.wordpress.com/wp-admin/article1.html">Réseau Voltaire</a> et de la conférence <a href="http://www.axisforpeace.net/">Axis for Peace</a>. Il publie chaque semaine des chroniques de politique étrangère dans la presse arabe et russe. Dernier ouvrage publié : <a href="http://www.voltairenet.org/librairie/product_info.php?products_id=57"><em>L’Effroyable imposture 2</em></a>, éd. JP Bertand (2007).</p>
<p><object width="425" height="254"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/x5gxbo"></param><param name="allowfullscreen" value="true"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x5gxbo" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="334" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><strong>Notes</strong></p>
<p>[<a id="nb1" title="Notes 1" rev="footnote" href="http://mecanoblog.wordpress.com/wp-admin/#nh1">1</a>] Nous distinguons ici la République française, en tant qu’idée, de la France, en tant qu’État-nation.</p>
<p>[<a id="nb2" title="Notes 2" rev="footnote" href="http://mecanoblog.wordpress.com/wp-admin/#nh2">2</a>] « The Roots of Muslim Rage » par Bernard Lewis, <em>Atlantic Monthly</em>, septembre1990.</p>
<p>[<a id="nb3" title="Notes 3" rev="footnote" href="http://mecanoblog.wordpress.com/wp-admin/#nh3">3</a>] <em>The Middle East and The West</em> par Bernard Lewis, Weidenfeld &#38; Nicholson, 1963 (an <em>Encounter</em> Book).</p>
<p>[<a id="nb4" title="Notes 4" rev="footnote" href="http://mecanoblog.wordpress.com/wp-admin/#nh4">4</a>] Voir « <a href="http://mecanoblog.wordpress.com/wp-admin/article14133.html">Affaire Forum des Associations arméniennes de France &#38; Licra contre Bernard Lewis</a> », jugement du 21 décembre 1995, 17e Chambre du TGI de Paris.</p>
<p>[<a id="nb5" title="Notes 5" rev="footnote" href="http://mecanoblog.wordpress.com/wp-admin/#nh5">5</a>] « The Clash of Civilizations ? » et « The West Unique, Not Universal », <em>Foreign Affairs</em>, 1993 et 1996 ; <em>The Clash of Civilizations and the Remaking of World Order</em>, 1996.</p>
<p>[<a id="nb6" title="Notes 6" rev="footnote" href="http://mecanoblog.wordpress.com/wp-admin/#nh6">6</a>] <em>The Soldier and the State</em> par Samuel Huntington, Harvard University Press, 1957</p>
<p>[<a id="nb7" title="Notes 7" rev="footnote" href="http://mecanoblog.wordpress.com/wp-admin/#nh7">7</a>] <em>Political Order in Changing Societies</em> par Samuel Huntington, Yale University Press, 1968.</p>
<p>[<a id="nb8" title="Notes 8" rev="footnote" href="http://mecanoblog.wordpress.com/wp-admin/#nh8">8</a>] Ce groupe comprenait Francis M. Baton, Richard M. Bissell Jr, Roger D. Fisher, Samuel Huntington, Lyman Kirkpatrick, Henry Loomis, Max Milliken, Lucian W. Pye, Edwin O. Reischauer, Adam Yarmolinsky et Franklin A. Lindsay.</p>
<p>[<a id="nb9" title="Notes 9" rev="footnote" href="http://mecanoblog.wordpress.com/wp-admin/#nh9">9</a>] Presidential Task Force on International Development, présidée par Rudolph Peterson.</p>
<p>[<a id="nb10" title="Notes 10" rev="footnote" href="http://mecanoblog.wordpress.com/wp-admin/#nh10">10</a>] <em>The United States in Changing World Economy</em>, US Governement Printing Office, 1971.</p>
<p>[<a id="nb11" title="Notes 11" rev="footnote" href="http://mecanoblog.wordpress.com/wp-admin/#nh11">11</a>] <em>The Crisis of Democracy</em> par Crozier, Huntington et Watanuki, New York Press University, 1975.</p>
<p>[<a id="nb12" title="Notes 12" rev="footnote" href="http://mecanoblog.wordpress.com/wp-admin/#nh12">12</a>] Commission on Integrated Long-Term Strategy. Elle comprend Charles M. Herzfeld, Fred C. Iklé, Albert J. Wohlstetter, Anne Armstrong, Zbigniew Brzezinski, William P. Clark, W. Graham Claytor, Jr, général Andrew J. Goodpaster, amiral James L. Holloway. III, Samuel P. Huntington, Henry A. Kissinger, Joshua Lederberg, et les généraux Bernard A. Schriever et John W. Vessey.</p>
<p>[<a id="nb13" title="Notes 13" rev="footnote" href="http://mecanoblog.wordpress.com/wp-admin/#nh13">13</a>] Présidé par Richard Perle, le Defense Policy Board Advisory Committee comprend Kenneth Adelman, Richard V. Allen, Martin Anderson, Gary S. Becker, Barry M. Blechman, Harold Brown, Eliot Cohen, Devon Cross, Ronald Fogleman, Thomas S. Foley, Tillie K. Fowler, Newt Gingrich, Gerald Hillman, Charles A. Horner, Fred C. Ikle, David Jeremiah, Henry Kissinger, William Owens, J. Danforth Quayle, Henry S. Rowen, James R. Schlesinger, Jack Sheehan, Kiron Skinner, Walter B. Slocombe, Hal Sonnenfeldt, Terry Teague, Ruth Wedgwood, Chris Williams, Pete Wilson et R. James Woolsey, Jr.</p>
<p>[<a id="nb14" title="Notes 14" rev="footnote" href="http://mecanoblog.wordpress.com/wp-admin/#nh14">14</a>] Créé à la Libération sous l’impulsion de la CIA, l’EHESS devait contrebalancer le CNRS influencé par les communistes. Aujourd’hui encore, cette École est largement financée par la Fondation franco-américaine.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Apa yang Salah dengan Jenggot Kami?]]></title>
<link>http://muslimpeduli.wordpress.com/2009/09/30/apa-yang-salah-dengan-jenggot-kami/</link>
<pubDate>Wed, 30 Sep 2009 06:00:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>muslimpeduli</dc:creator>
<guid>http://muslimpeduli.wordpress.com/2009/09/30/apa-yang-salah-dengan-jenggot-kami/</guid>
<description><![CDATA[“Jika ada orang asing memakai sorban dan jubah serta berjenggot, laporkan saja ke pihak keamanan. Ma]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>“Jika ada orang asing memakai sorban dan jubah serta berjenggot, laporkan saja ke pihak keamanan. Masyarakat harus lebih peka terhadap hal-hal seperti itu.”</p>
<p>Satu lagi statement yang begitu menyudutkan dunia Islam dilontarkan Mayjend Haryadhi Soetanto, Pangdam IV Diponegoro. Semua orang tahu bahwa jubah serta jenggot adalah beberapa di antara deretan identitas seorang muslim. Saya yakin, kita juga sama-sama tahu bahwa bukanlah hal yang salah bila kita berupaya memperkenalkan diri kita sebagai muslim, tak hanya dalam lisan, tapi juga dalam penampilan serta keseharian kita.<!--more--></p>
<p>Membaca komentar ini, saya teringat dengan opini yang dilontarkan Dr. Adian Husaini, seperti yang termuat dalam situs swaramuslim, lima tahun lalu. Penjelasannya dimulai dengan paparan Samuel Huntington dalam <em>The Clash of Civilization and The Remaking New World Order</em>. Huntington memberi ‘nasihat’ pada para pembacanya untuk menempatkan dunia Islam sebagai potensi ancaman dan teror bagi masyarakat dunia. Ia menuliskan <em>preemptive strike </em>(serangan dini) dan <em>defensive intervention </em>(intervensi defensif) sebagai langkah menumpas ancaman serius bagi Dunia Barat, khususnya AS.</p>
<p>Tentu, <em>preemptive strike </em>maupun <em>defensive intervention </em>ini akan sepenuhnya diarahkan pada kaum muslimin. Mengingat, seluruh serangan dini maupun intervensi defensif yang dipraktekkan Barat dan mereka yang bersekutu dengannya memang diarahkan pada kaum muslimin.</p>
<p>Buktinya? Sudah jelas. Pernyataan Haryadhi Soetanto yang saya kutip di atas menjadi salah satu bukti yang sejatinya mirip dengan fenomena gunung es. Masyarakat disarankan untuk mengarahkan telunjuknya pada mereka yang konsisten pada al Quran dan as Sunnah. Hasilnya? Kita bicara fakta. Selang dua hari setelah peristiwa bom di JW Marriott dan Ritz Carlton, tiba-tiba polisi datang dan menyidik anggota Jamaah Tabligh di sekitar BSD Tangerang yang sedang mengoordinasi kegiatan da’wah mereka dan mendiskusikan perkembangan Islam di berbagai daerah.</p>
<p>Taufan Haji, seorang yang berjenggot, rajin shalat, dan berperangai santun, dilaporkan warga sebagai sosok yang mencurigakan ketika keluar untuk shalat hanya karena wajahnya mirip dengan Noordin M Top. Belum cukup, di Bekasi, para wanita bercadar dirazia polisi, disingkap cadarnya, dan dilihat identitasnya.</p>
<p>Saya yakin ada begitu banyak bukti di lapangan yang tak terbantahkan. Dari obrolan warung kopi, misalnya, kita sering mendengar cemoohan masyarakat bagi mereka yang aktif dalam mencari ilmu mengenai Islam, yang disertai pujian bagi mereka yang sukses tampil di panggung penuh maksiat di hadapan warga sekampung. Dari muamalah kita di lapangan, kita berkali-kali mendapatkan pandangan menghina dan ucapan bernada khawatir hanya karena jenggot tumbuh di dagu kita.</p>
<p>Saat ini, kita dipaksa untuk membenci simbol-simbol Islam. Kita digiring untuk memberikan stigma negatif pada mereka yang tidak mengabaikan sunnah-sunnah Rasulullah saw. Tidak hanya masyarakat awam, mereka yang berstatus sebagai tokoh Islam pun kini ikut dalam arus tuduhan stigmatisasi Islam. Saat ini, kita saksikan banyak ‘tokoh Islam’ yang mulai menghindari sunnah-sunnah Rasulullah saw tersebut. Jarang kita dapati mereka memelihara jenggot mereka. Jarang di antara mereka yang menghindari isbal. Jarang di antara mereka yang nyaman dengan status keislaman mereka.</p>
<p>Saat ini, kita sedang diberi ‘pelajaran’ dari media-media kafir untuk segera menggeledah pria berjenggot, mengintip cadar muslimah yang taat, atau membenci pria berjubah dan bersorban. Kita dipaksa untuk memberikan stigma negatif melalui obrolan santai kita, melalui media dengan hard and soft news mereka, dan melalui materi keislaman yang kerap kita baca.</p>
<p>Apa hambatan ini adalah suatu hal yang luar biasa? Sebenarnya tidak. Ingat usaha al Walid bin al Mughirah dalam menyatukan tuduhan terhadap Rasulullah saw menjelang musim haji? Seperti itulah kiranya pembunuhan karakter yang dilakukan oleh kaum kafirin saat ini. Nyaris tak ada bedanya. Dulu, kaum Quraisy dengan kekuatan birokrasinya hendak membentuk sebuah opini publik yang seragam di kalangan jamaah haji. Sekarang, kaum kafir, yang dipelopori kekuatan media Zionis, berusaha membentuk sebuah stigma negative bagi mereka yang memegang teguh sunnah-sunnah Rasulullah saw. Tujuannya sama. Guna menjauhkan umat Islam, terutama generasi mudanya, dari Islam, hingga suatu saat nanti kaum muslimin tak mengenal ajaran agamanya sendiri.</p>
<p>Apa salahnya menjaga dengan teguh sunnah-sunnah Rasulullah? Celana cingkrang, jenggot, cadar, jilbab; itu semua sebuah pilihan hidup yang tak mudah. Sebuah pertanda pengabdian seorang hamba kepada Rabb-nya. Sungguh sebuah keanehan bila tapak-tapak keimanan itu tak dicitrakan sebagai sebuah kebaikan, justru malah dikisahkan sebagai sinyal-sinyal terorisme.</p>
<p>Barangkali kita tak mampu mengubah opini masyarakat secara instan, supaya mereka kembali mencintai Islam. Mencintai syariat Allah dan sunnah Rasulullah saw. Atau supaya mereka bangga berkumpul di masyarakat umum dengan menunjukkan identitasnya sebagai seorang muslim. Tapi saya yakin satu pertanyaan awal harus ditujukan pada diri kita. Sudahkah kita dengan lantang mengucapkan, “isyhadu bi ana muslimun!”? Sudhakah kita dengan bangga meneriakkan, “saksikan bahwa aku seorang muslim!”?</p>
<p>-RSP-</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Christianity, Hinduism and Maoism]]></title>
<link>http://khanya.wordpress.com/2009/09/29/christianity-hinduism-and-maoism/</link>
<pubDate>Tue, 29 Sep 2009 02:43:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Steve</dc:creator>
<guid>http://khanya.wordpress.com/2009/09/29/christianity-hinduism-and-maoism/</guid>
<description><![CDATA[Relations between Christians and Hindus appear to have been strained recently, as militant Hindus ha]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Relations between Christians and Hindus appear to have been strained recently, as militant Hindus have accused Christians of making ungodly alliances with Maoists to weaken Hinduism. <a href="http://www.mybloglog.com/buzz/members/digitaldion" target="_blank">Dion Forster</a> mentioned Christianity and Hinduism  in a comment on my previous post, and I&#8217;d no sooner read that than I came across the following (hat-tip to <a href="http://egregores.blogspot.com/2009/09/christian-maoist-nexus-in-nepal.html" target="_blank">egregores</a>): <a href="http://uscatholic.claretians.org/site/News2?page=NewsArticle&#38;id=13726&#38;news_iv_ctrl=0&#38;abbr=usc_">U.S. Catholic Magazine: Bishop applauds abolishment of Nepal&#8217;s 239-year-old monarchy</a>:</p>
<blockquote><p>The bishop of Nepal described the recent abolishment of Nepal&#8217;s 239-year-old Hindu monarchy as &#8216;truly a great achievement.&#8217;</p>
<p>Catholics, &#8216;as citizens of the country, deserve to be proud, and we rejoice with the nation and our brothers and sisters. We thank God for his blessings,&#8217; Bishop Anthony Sharma of Nepal told the Asian church news agency UCA News May 29.</p>
<p>Nepal&#8217;s Constituent Assembly voted overwhelmingly to abolish the monarchy May 28, a day after its members were sworn in in the capital, Katmandu. The assembly gave the king 15 days to leave office.</p></blockquote>
<p><a href="http://egregores.blogspot.com/2009/09/on-christian-maoist-united-front.html">e g r e g o r e s: On the Christian-Maoist United Front against Hinduism</a> also posted this:</p>
<blockquote><p>The article below, by Vishal Arora, originally appeared on the Christian website <a href="http://www.compassdirect.org/about/">Compass Direct News</a> (&#8220;News from the frontlines of persecution&#8221;) in Januray of 2008. It was later taken down when they realized just how embarrassing the article is because of its frank references to the close relationship between Christians and Maoist terrorists in India. The article can still be found in various places on the net if you search on the original title of the article &#8220;<a href="http://www.google.com/#hl=en&#38;safe=off&#38;q=%22Maoists+said+to+recruit+victims+of+violence+in+India%22&#38;aq=&#38;aqi=&#38;aq=f&#38;aqi=&#38;oq=&#38;fp=ce5a24161f915bcb">Maoists Said to Recruit Victims of Violence in India</a>&#8220;. The copy below was found at the website of an outfit calling itself &#8220;<a href="http://www.hrwf.net/index.php?option=com_content&#38;view=article&#38;id=122%3Aindia-2008&#38;Itemid=54">Human Rights Without Frontiers</a>&#8221; (they appear to be a thinly disguised advocacy group supporting western based Christian missionaries).</p>
<p>I had linked to the original article in an earlier post on <a href="http://egregores.blogspot.com/2009/08/lies-damned-lies-and-persecution-of.html"><span style="font-style:italic;font-weight:bold;">Lies, damned lies, and the &#8220;persecution&#8221; of Christians in India</span></a>, but I just today discovered that the link is dead &#8211; so I am posting the article in full here.</p></blockquote>
<p>Now I&#8217;m no fundi on Indian and Nepalese politics, and I record these links for information, to see what some people are saying. The main conclusion I draw from them is that Samuel Huntington was right in his &#8220;clash of civilizations&#8221; thesis, when he suggested that in the post-Cold War era international conflicts would not be between competing ideologies such as capitalism and communism, but rather between competing civilisations based on religion. As things have developed, however, and as these reports illustrate, there is a tendency for religions to spawn ideologies, which, though they are linked to their parent religions, often contradict their values. So Hinduism has spawned Hindutva, Islam has spawned Islamism, and Christianity has spawned <a href="http://methodius.blogspot.com/2006/07/christianists-and-christianism-ugly.html" target="_blank">Christianism</a>. In parallel to these there is the rise of militant atheism, especially in the West; not entirely unprecedented, of course&#8211;in the Stalinist era membership in the League of Militant Atheists in the USSR rose to over 11 million in the 1930s, but fell off in the 1940s when Stalin sought the support of the Church in the Great Patriotic War.</p>
<p>The alleged alliance of Christians and Maoists in India and Nepal would no doubt have been very surprising to people in the Cold War era, and I also wonder if there are any Maoists left in China now.</p>
<p>Apart from noting the existence of militant Hindu, Islamic and atheist movements, there is not much I can say about them, or at least about what can be done about them. That is up to Hindu and Muslim theologians, and possibly atheist atheologians.</p>
<p>But as a Christian missiologist I can say that that growth of Christianism is a cause for concern, and fuels the clash of civilisations. The response of Christian theologians, when they have bothered to think about it at all, seems mostly to be denialist. They tend to deny that there is such a thing as the &#8220;clash of civilizations&#8221; and say that the aim of Christianity is peace and love, and just hope that the Christianists will go away. But perhaps the time has come to do a bit more theological analysis, and to make it clear that Christianism is heretical. It affects both East and West. The USA may have the so-called religious right, but Orthodoxy has groups like <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Pamyat" target="_blank">Pamyat</a>.</p>
<p>That is a bit of a digression from where this post started. Catholic bishops supporting democracy in Nepal is a far cry Christianism, and its certainly a lot better than <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Falange" target="_blank">falangism</a> in Spain and Lebanon. It&#8217;s a bit surprising if Maoists support democracy, but if they do, bully for them. I don&#8217;t have strong feelings for or against monarchies either way. I&#8217;m neither a monarchist nor a republican, though if one does have monarchies I have a preference for constitutional democratic ones. But I recognise that many &#8220;republics&#8221; can be and have been undemocratic as well. But where it does link up is that the situation in Nepal does seem to be developing along the liens of a clash of civilisations, and that is where one needs to be careful.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[An Inevitable "Clash of Civilizations"?]]></title>
<link>http://lockeanddemosthenes.wordpress.com/2009/09/28/an-inevitable-clash-of-civilizations/</link>
<pubDate>Mon, 28 Sep 2009 20:42:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>lockeanddemosthenes</dc:creator>
<guid>http://lockeanddemosthenes.wordpress.com/2009/09/28/an-inevitable-clash-of-civilizations/</guid>
<description><![CDATA[In the past week, Iran has announced their development of a second, and previously &#8220;secret]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>In the past week, Iran has announced their development of a second, and previously &#8220;secret&#8221;, uranium enrichment complex, tested a short range missile, and tested one of their Shabab long range range missiles.  These events have led many to the conclusion that Iran seems to be preparing for an imminent war or perhaps organizing an attack of their own.</p>
<p>Leaders from around the world have denounced these actions.  The U.S., France, and Britian have all threatened tougher sanctions, and Russia has also expressed their grave concern over Iran&#8217;s preparations and intentions.  Undoubtedly, Israel is also concerned over the threat of attack from Iran.  While Western experts believe Iran&#8217;s Shabab missiles can only fly about 1,300 km, Iran has boasted its range at 2,000 km &#8211; putting Israel well within range of an attack.  Other countries within range of this missile include Egypt, Saudi Arabia, Pakistan, and even (depending on the estimate) New Delhi, India.</p>
<p>In short, fear among the international community of Iran&#8217;s capabilities and intentions has become rampant.  Government leaders, however, must not succumb to fear as a basis for decision making.  The outcomes of this would be catastrophic:</p>
<p>1. Perhaps the quickest to act out of fear would be Israel.  It is no secret that Israel would act on its own behalf to ensure prevention of a future attack.  Not long ago they were persuaded against attacking one of Iran&#8217;s uranium enrichment facilities, but if they fear an attack on them is imminent, there is little to stop them from attacking first.  An attack from either side could plunge the region into a war that would have hundreds of thousands of casualties within weeks.</p>
<p>2.  Discussions concerning Iran&#8217;s nuclear program are set to begin on Thursday.  Any preemptive moves over the next three days could jeopardize the integrity of these discussions or cause an end to them altogether.</p>
<p>3.  There are much larger issues at stake than the military integrity of one nation.  If Iran were to start a war with Israel, much of the Western world (at least the U.S., Britain, and France with the possibility of Russia) would immediately back Israel, if for no other reason than they fear Iran&#8217;s continual development of a military or nuclear program.  Iran would label this move the Western, or perhaps &#8220;Christian&#8221; world, fighting, bullying, and suppressing a Muslim country.</p>
<p>The consequences of this would be severe.  Russia may hesitate to become involved if issues of religion become involved.  China, given their economic and religious situations, would have the capability to be indifferent towards any Western countries asking for aid, and might even provide help to Iran.  Other Muslim countries where there is already American presence (Iraq, Afghanistan, and Pakistan) would be caught in the middle, though would likely side (eventually) with their fellow religious followers.</p>
<p>But the crisis could extend beyond the Middle East.  Sudan, currently in an official North-South ceasefire, is likely to erupt back into civil war in 2011 if the predominantly Christian south elects to secede from the Muslim north.  If one Muslim-Christian conflict starts, others are sure to follow.</p>
<p>I&#8217;ve included a link <a href="http://history.club.fatih.edu.tr/103%20Huntington%20Clash%20of%20Civilizations%20full%20text.htm">here</a> to Samuel Huntington&#8217;s &#8220;Clash of Civilizations&#8221;.  It isn&#8217;t particularly long, nor entirely correct.  He does, however, raise a point that our world is slowly coming to realize: the most probable line of conflict in the future is between Western and Islamic civilizations.  Many of Huntington&#8217;s points are slowly unravelling, but, at least for now, this one seems to be right on target.</p>
<p>Fortunately, this conflict doesn&#8217;t need to happen.  The policy negotiations on October 1st should help dispel rumors and normalize relations.  If Israel can be prevented from launching a strike on Iran and the leaders holding discussions with Iran can put aside their emotions, this storm should pass.  If it doesn&#8217;t, we could be witness to a vast reshaping of the global power spectrum.</p>
<p>Locke</p>
</div>]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[A Defense of Western Civilization: Introduction]]></title>
<link>http://mrswishmaster.wordpress.com/2009/09/27/a-defense-of-western-civilization-introduction/</link>
<pubDate>Mon, 28 Sep 2009 00:37:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mark</dc:creator>
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<description><![CDATA[Western Civilization, long the dominant culture on Earth, for the first time in a great deal of time]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Western Civilization, long the dominant culture on Earth, for the first time in a great deal of time is under significant threat, both from internal critics and external enemies. In Europe, the cradles of Western civilization in Greece and Italy are nearing the demographic point of no return. The rest of Europe has suffered a great decline in military power and international prestige, and are suffering from a varieties of civil unrest. Canada suffers from similar ailments, with immigration unable to meet the declining birthrates. The United States, faced with the prospect of the long and difficult tasks of being the world&#8217;s only superpower, appears to be balking at the responsibilities.</p>
<p>This essay will introduce my own understanding and classification of Western Civilization, which is admittedly fairly different than the traditional literature; it will also introduce the critics and opponents of Western civilization and why I have chosen them as opposed to others. This will lay the ground work for the more thorough historical explication in the next three weeks and then into the actual defense of what I have defined as Western civilization in the face of her modern opponents. This whole series is to be taken as a work in progress, and I reserve the right to edit them as I see fit. I welcome all constructive criticism, and thoughtful consideration of what I am putting forth in these essays.</p>
<p>I think that while getting many of the details wrong, like most of us, Samuel Huntington struck a much more appropriate historical analytical tool in his work <em>The Clash of Civilizations</em>. As with most groundbreaking work, there were some considerations that should have, but weren&#8217;t taken into account; but his analytical tools in my opinion ought to be the foundation for historical and political analysis. Unlike Huntington and most historians, I do not view the unit of civilization to be historically homogenous. For example, while the Roman Empire and the Middle Ages are very much historically continuous, but certainly not the same civilization, politically or culturally. Both are distinctly different then what followed or came before; they are both in my view <em>civilizations</em>.</p>
<p>So then we need some new unit of analysis, what I call <em>streams</em>. <em>Streams</em> are broader than civilizations, but encompass what is traditionally within what we call civilization. So for a western example, The unified Roman civilization and Medieval civilizations are a part of the Western <em>stream</em>, but not the same civilization. For another clarifying example, Imperial China and the PRC are a part of the same Chinese <em>stream</em>, but are NOT the same civilization. Civilizations may cross streams, depending on the closeness of these streams, but generally remain separate. One example of this would be the dominance of communist civilization, a production of the western stream, in Russia, considered to be a part of Orthodox civilization by both Huntington and myself.</p>
<p><em>Civilizations</em> are the summation of various political, religious, and socio-cultural trends and elements within a given stream that exist for a period of time. Not only can there be multiple civilizations within a stream, there can be multiple civilizations at the same time, and interact with each other based on the differences within the described civilizational traits. Some civilizations maybe different based on politics, while others solely on religion or on various elements of the two. Even within these civilizations there can be various elements, usually political bodies but not restricted solely to them that compete with each other of land, resources, or other perceived differences. The point is that these civilizations are united based upon common philosophical assumptions about politics, religions or cultural elements. Tension between civilizations in my view thus becomes one of the fundamental sources of conflict within nation-states, as their may be several civilizations and their adherents combating each other for control over that nation-state.</p>
<p>So what exactly then is Western civilization, as opposed to the Western stream? It is what I consider the manifestation of all that is unique to the Western stream of humanity in a single civilization, generally co-terminus with what in modern historical textbooks is called the Enlightenment period, and Modernity as a whole. The fundamental political, religious and socio-cultural that make up Western civilization include, but are not limited to republicanism, constitutionalism, free commerce and trade or captialism, limited government, Judeo-Christian religious groups, commitment to exploration (See Frontier Thesis), nationalism, rationalism, classical liberalism, humanism, individualism, and above all, a commitment to liberty and equality.</p>
<p>Within the current period of time, there are several groups that challenge Western civilization for supremacy within the Western stream. These come from both within the Western stream and from without. Within the Western stream, the critics come from two sources, from proto-Western and post-Western thought. Proto-Western critics attack Western republicanism and political thought from a monarchial perspective, viewing Western civilization as insufficiently cohesive and ultimately unstable. In the past, particularly in the early era of Western civilization, this was the dominant stream of criticism. In the current time however, this has become a distinct minority voice, and most proto-Western critics tend to applaud returns to more Western political norms. Nevertheless within academic circles proto-Western critics present some profound arguments against Western civilization. Two prominent public figures who have put forward proto-Western criticisms would be Allan Bloom and Irving Kristol.</p>
<p>While proto-Westerns tend to be much more amenable to Western civilization as a whole, post-Westerns represent the most serious anti-Western thought from within the Western <em>stream</em>. Within post-Western thought, there are two competing civilizations that present a serious threat to the continued dominance of Western civilization. The first is the Marxian civilization, which has been the most prominent threat for the latter half of the 19th century and the 20th century as a whole. Marxian civilization tends to be presented as the opposite of Western civilization, and is largely true. While Marxists are not the only critics, if one were to draw a line with pure Western thought at one end, the other end would be Marxist thought. The second is the charistmatic-Nietzschean civilization, based on the criticisms of Christianity and rationalism of Western civilization. Politically, charismatic-Nietzschean civilizations tend to be led by singularly charismatic (hence the addition) leaders and are authoritarian in nature, highly corporate/group-focused as opposed to individualistic, though generally nationalistic rather than class-based as Marxian societies.</p>
<p>There are other groups of critics within the Western stream, but I do not consider them to have civilization status. The first would be feminism, which in my view lacks a philosophical cohesiveness in order to be considered a civilization. Environmentalism, in my view, is certainly a proto-civilizational movement, with the potential to become a civilization, but at the current point in time lacks political power and a definitive political structure, among other things, to be considered a true civilization. Ultimately those critics from proto- and post-Western civilizations argue against Western civilization from an primarily ideological standpoint, which despite Huntington&#8217;s claims are still particularly important in the current political environment thanks to the historical alliances between the nations within the Western stream. However as each civilization develops, more post-Western proto-civilizations emerge and non-Western streams, each civilization views this as the time that they can emerge and take away the dominance of Western civilization for themselves.</p>
<p>Outside of the western stream, things begin to appear more in line with Huntington&#8217;s thesis regarding civilizations. While the ideological differences no longer remain, Russia has returned to the world stage as a world player thanks to its discoveries in oil and other resources. Islamic streams continue to oppose the Western streams one and all, based on a multitude of justifications, but primarily religious in nature and Western stream governance in theocratic terms, making them nearly the opposite of the Western stream as a whole. I must point out as I close this introduction that I do not view proponents of these points &#8216;inferior&#8217; in any way, but rather as opponents worthy of my time to combat their claims about Western civilization.</p>
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