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	<title>systeme-de-traitement-automatise-de-donnees &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://en.wordpress.com/tag/systeme-de-traitement-automatise-de-donnees/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "systeme-de-traitement-automatise-de-donnees"</description>
	<pubDate>Mon, 28 Dec 2009 19:25:08 +0000</pubDate>

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	<language>en</language>

<item>
<title><![CDATA[Est-ce une infraction d'accéder à un répertoire caché sur un site Internet ?]]></title>
<link>http://decryptages.wordpress.com/2008/04/07/est-ce-une-infraction-dacceder-a-un-repertoire-cache-sur-un-site-internet/</link>
<pubDate>Mon, 07 Apr 2008 16:00:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
<guid>http://decryptages.wordpress.com/2008/04/07/est-ce-une-infraction-dacceder-a-un-repertoire-cache-sur-un-site-internet/</guid>
<description><![CDATA[Il n&#8217;est pas rare qu&#8217;un gestionnaire de site Internet utilise un répertoire caché pour y]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Il n&#8217;est pas rare qu&#8217;un gestionnaire de site Internet utilise un répertoire caché pour y stocker des informations ou pour faire des essais, notamment de mise en page. Ce répertoire n&#8217;est pas forcément protégé par un fichier <a title="lien vers le site de Comment ça marche" href="http://www.commentcamarche.net/apache/apacht.php3">htaccess</a> pour que les visiteurs ne puisse y accéder. Dès lors, il peut arriver qu&#8217;un internaute y accède et en voit le contenu. Cet internaute commet-il pour autant une infraction ?</p>
<p>L&#8217;infraction qui vient à l&#8217;esprit du juriste s&#8217;appelle <strong>accès ou maintien dans un système de traitement automatisé de données</strong> (<a title="lien vers le site de Légifrance" href="http://legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000006418316&#38;cidTexte=LEGITEXT000006070719&#38;dateTexte=20080407&#38;fastPos=19&#38;fastReqId=926956041&#38;oldAction=rechCodeArticle">art. 323-1 c. pénal</a>). Un site internet répond bien aux différents critères posés par le texte. Ainsi un site Internet est bien un tel système. La question qui se pose est de savoir si le fait d&#8217;accéder à des données dans un répertoire caché, éventuellement sans lien avec le reste du site Internet est constitutif d&#8217;un accès ou d&#8217;un maintien dans ce système.<!--more--></p>
<p>La réponse à cette question a été apportée par la Cour d&#8217;appel de Paris dans un arrêt du <span class="spip_out">30 octobre 2002</span>. Il ressort, aux termes de cet arrêt, qu&#8221;<em>il ne peut être reproché à un internaute d’accéder aux données [dans un répertoire caché], ou de se maintenir dans les <strong>parties des sites qui peuvent être atteintes par la simple utilisation d’un logiciel grand public de navigation</strong>, ces parties de site, qui ne font, par définition, l’<strong>objet d’aucune protection de la part de l’exploitant du site</strong> ou de son prestataire de services, <strong>devant être réputées non confidentielles à défaut de toute indication contraire</strong> et de tout obstacle à l’accès ;</em></p>
<p>Les magistrats ajoutent également que &#8220;<em>l’internaute y <strong>accédant dans de telles conditions</strong> ne peut <strong>inférer de leur nature qu’elles ne sont pas publiées avec l’accord des intéressés</strong>, et ne peut dès lors être considéré comme ayant accédé ou s’étant maintenu frauduleusement dans cette partie du système automatisé de traitement de données, la détermination du caractère confidentiel</em>&#8220;. Dans le cas présent, l&#8217;internaute qui a accédé aux données ne pouvait pas savoir que les données auxquelles il a accédé n&#8217;étaient pas publiques.</p>
<p>Trois éléments ont permis aux magistrats d&#8217;écarter la commission de l&#8217;infraction :</p>
<ul>
<li>les parties du site contenant les données sensibles étaient accessibles facilement avec un logiciel grand public ;</li>
<li>il n&#8217;y avait pas de protection particulière de ces données, notamment par fichier htaccess ;</li>
<li>l&#8217;internaute ne pouvait pas savoir que ces données étaient confidentielles dans le mesure où il n&#8217;y avait pas de protection.</li>
</ul>
<p>Il va de soi que le fait de cracker un fichier htaccess permettra de prouver l&#8217;intention malveillante de l&#8217;internaute et sera un élément à retenir contre lui.</p>
<p>Il n&#8217;en reste pas moins que le<strong> gestionnaire de site est responsable</strong> si des <strong>données à caractère personnel sont accessibles</strong> par ce biais. Ces données peuvent être des noms, adresses, numéros de téléphones, adresses e-mail, coordonnées bancaires&#8230; Il ressort de l&#8217;<a title="lien vers le site de Légifrance" href="http://legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=246AEAA324C7FB4A01082B6136612AE0.tpdjo04v_1?idArticle=LEGIARTI000006417964&#38;cidTexte=LEGITEXT000006070719&#38;dateTexte=20080407">article 226-17 du code pénal</a> et de l&#8217;article 34 de la l<a title="lien vers le site de Légifrance" href="http://legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000886460&#38;dateTexte=20080407&#38;fastPos=3&#38;fastReqId=676467183&#38;oldAction=rechTexte">oi Informatique et Liberté du 6 janvier 1978</a> que &#8220;<em>l<strong>e responsable du traitement</strong> est tenu de prendre t<strong>outes précautions utiles</strong>, au regard de la nature des données et des risques présentés par le traitement, pour <strong>préserver la sécurité des données</strong> et, notamment, empêcher qu&#8217;elles soient déformées, endommagées, ou que des tiers non autorisés y aient accès</em>&#8220;.</p>
<p>Dès lors, un gestionnaire de site Internet ne peut agir valablement contre un internaute pouvant accéder facilement à des données sensibles qu&#8217;il ne souhaite pas divulguer, s&#8217;il n&#8217;a pas pris les précautions nécessaires, élémentaires, pour protéger ces données. Ce même gestionnaire pourra par ailleurs voir sa responsabilité pénale engagée si ces données, personnelles, doivent légalement être protégées. Au delà de ça n&#8217;est-il pas du plus bel effet pour un commerçant électronique de laisser sa base de données clients en libre accès ?</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Convoiter le wifi du voisin, c'est pas bien !]]></title>
<link>http://decryptages.wordpress.com/2008/04/03/convoiter-le-wifi-du-voisin-cest-pas-bien/</link>
<pubDate>Thu, 03 Apr 2008 19:40:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
<guid>http://decryptages.wordpress.com/2008/04/03/convoiter-le-wifi-du-voisin-cest-pas-bien/</guid>
<description><![CDATA[Très présent dans les foyers grâce aux &#8220;box&#8221;, les connexions wifi, ne sont pas toujours ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Très présent dans les foyers grâce aux &#8220;box&#8221;, les connexions wifi, ne sont pas toujours sécurisées par leurs utilisateurs, souvent par ignorance ou négligence. Il peut alors être tentant de <span style="font-weight:bold;">profiter, voler, la connexion wifi de son voisin cela, à son insu</span>. L&#8217;infraction de <span style="font-weight:bold;">vol</span> n&#8217;est toutefois <span style="font-weight:bold;">pas constituée</span>. Pour mémoire le vol est défini comme la <span style="font-style:italic;">soustraction frauduleuse de la chose d&#8217;autrui</span> (<a href="http://legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000006418127&#38;cidTexte=LEGITEXT000006070719&#38;dateTexte=20080403&#38;fastPos=1&#38;fastReqId=453028164&#38;oldAction=rechCodeArticle" title="lien vers Légifrance">art. 311-1 c. pénal</a>). En effet, rien dans l&#8217;utilisation d&#8217;une connexion ne peut être vu comme une soustraction. Dès lors cette infraction n&#8217;est pas constituée.<!--more--></p>
<p>Ce n&#8217;est pas parce que l&#8217;infraction de vol n&#8217;est pas constituée que l&#8217;utilisation frauduleuse de la connexion d&#8217;autrui n&#8217;est pas réprimée pour autant. En effet, l&#8217;<span style="font-weight:bold;">article 323-1 du code pénal</span> dispose que &#8220;<span style="font-style:italic;">le fait d&#8217;accéder ou de se maintenir, frauduleusement, dans tout ou partie d&#8217;un </span><span style="font-style:italic;" class="surligne">système</span><span style="font-style:italic;"> de traitement automatisé de données est puni de deux ans d&#8217;emprisonnement et de 30000 euros d&#8217;amende</span>.&#8221;</p>
<p>Procédons avec ordre pour comprendre cet article et ses différents éléments. Il faut :</p>
<ul>
<li>un <span style="font-weight:bold;">système de traitement automatisé de données</span>, élément central, de l&#8217;article, défini comme l&#8217;ensemble des éléments physiques et logiciels employés pour le traitement de données. Cette définition inclus aussi les réseaux assurant la communication entre les différents éléments du système. La définition, générale inclus donc, les <span style="font-weight:bold;">ordinateurs, modems, routeurs, box</span>&#8230; Cette définition ne concerne toutefois pas les atteintes physiques aux matériels qui sont concernées par les <a href="http://legifrance.gouv.fr/affichCode.do?idSectionTA=LEGISCTA000006165341&#38;cidTexte=LEGITEXT000006070719&#38;dateTexte=20080403" title="lien vers Légifrance">articles 322-1</a> et suivants du code pénal.</li>
<li><span style="font-weight:bold;">une accession dans le système</span> :  il s&#8217;agit de toute action de pénétration ou d&#8217;intrusion : connexion, ouverture de fichier&#8230; Cette action doit se faire de manière frauduleuse c&#8217;est à dire <span style="font-weight:bold;">sans droit</span>, éventuellement à l&#8217;aide d&#8217;un logiciel sniffer. Cela signifie que même si la <span style="font-weight:bold;">connexion n&#8217;est pas protégée</span>, le simple fait de <span style="font-weight:bold;">se connecter</span>, même pour tester est constitutif de l&#8217;<span style="font-weight:bold;">infraction</span>. Cela ne dispense pas le propriétaire de son obligation de protéger son système si ce dernier contient des données personnelles. En revanche, accéder par <span style="font-weight:bold;">erreur</span> à l&#8217;Internet via la connexion wifi de son voisin ne sera pas constitutif d&#8217;infraction : il manquera l&#8217;<span style="font-weight:bold;">élément intentionnel</span> nécessaire à la commission d&#8217;un délit. L&#8217;intention de nuire au système n&#8217;est pas un élément à prendre en compte dans le sens où les nuisances occasionnées n&#8217;entrent pas en ligne de compte dans l&#8217;intrusion dans ledit système.</li>
<li>et ou <span style="font-weight:bold;">maintien dans le système</span>. Ce maintien recouvre l&#8217;hypothèse où la personne s&#8217;est rendue compte qu&#8217;elle avait pénétré un système où normalement elle n&#8217;a rien à faire et y reste malgré tout. L&#8217;intention de nuire n&#8217;est pas non plus nécessaire pour que l&#8217;infraction soit constituée.</li>
</ul>
<p>Si des <span style="font-weight:bold;">dégâts</span> sont occasionnés, suppressions, modifications d&#8217;informations, altération du système à l&#8217;occasion de l&#8217;accès frauduleux, l&#8217;alinéa 2 de l&#8217;article 322-1 prévoit une peine de <span style="font-style:italic;">trois ans d&#8217;emprisonnement et de 45000 euros d&#8217;amende.</span></p>
<p>Les questions de <span style="font-weight:bold;">preuves</span> relatives à l&#8217;accession, maintien, dégâts occasionnés sont les <span style="font-weight:bold;">mêmes que pour l&#8217;ensemble des délits</span> : il n&#8217;y a rien de spécifique en la matière.</p>
<p>L&#8217;hypothèse exposée ici ne recouvre bien sûr pas le cas où deux personnes voisines se mettent d&#8217;<span style="font-weight:bold;">accord pour partager une connexion</span> à l&#8217;Internet, par le biais d&#8217;une connexion wifi. Ici le <span style="font-weight:bold;">risque</span> n&#8217;est pas pénal : il n&#8217;y a pas d&#8217;infraction commise mais <span style="font-weight:bold;">civil</span> : le titulaire de l&#8217;abonnement n&#8217;a peut être pas l&#8217;<span style="font-weight:bold;">autorisation de la part du fournisseur d&#8217;accès</span> de partager sa connexion. Dans le cas présent, la réponse se trouve dans le contrat entre le titulaire de l&#8217;abonnement et le fournisseur d&#8217;accès.</p>
<p>Le partage de connexion peut également être <span style="font-weight:bold;">expressément autorisé</span> par le fournisseur d&#8217;accès à l&#8217;Internet. C&#8217;est le cas de <a href="http://www.neuf.fr/" title="lien vers le site de Neuf">Neuf</a> qui autorise ses clients à utiliser le <span style="font-weight:bold;">service </span><a href="http://www.fon.com/fr" title="lien vers le site de Fon">Fon</a> qui permet le partage de sa connexion à l&#8217;Internet avec d&#8217;autres clients du FAI.  Là encore c&#8217;est le contrat qui détermine ce que l&#8217;on peut faire.</p>
<p>Après une pluie de procès contre les digg-like, va t-on assister à des procès entre voisins pour abus de connexion wifi ? Rien n&#8217;est moins sûr ! Soit le voisin n&#8217;en sait rien et n&#8217;est pas capable de s&#8217;en rendre compte, soit il y a accord et le fournisseur d&#8217;accès à l&#8217;Internet peut difficilement le savoir. Les<span style="font-weight:bold;"> procès</span> pourront venir de l&#8217;<span style="font-weight:bold;">utilisation de connexions non sécurisées pour la commission d&#8217;infractions</span> sur l&#8217;Internet et là ce sera l&#8217;abonné négligent qui sera en première ligne, à son insu.</p>
</div>]]></content:encoded>
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