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	<title>talibans &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://en.wordpress.com/tag/talibans/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "talibans"</description>
	<pubDate>Sat, 05 Dec 2009 02:33:52 +0000</pubDate>

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	<language>en</language>

<item>
<title><![CDATA[Le commandant taliban de Kaboul : Les forces françaises offrent beaucoup d´argent aux talibans pour qu´ils ne les attaquent pas]]></title>
<link>http://leblogdenoach.wordpress.com/2009/11/30/le-commandant-taliban-de-kaboul-les-forces-francaises-offrent-beaucoup-d%c2%b4argent-aux-talibans-pour-qu%c2%b4ils-ne-les-attaquent-pas/</link>
<pubDate>Mon, 30 Nov 2009 21:49:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>leblogdenoach</dc:creator>
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<description><![CDATA[Ci-dessous des extraits de propos tenus par Seifullah Jalali, commandant taliban sur le front de Kab]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p dir="ltr">Ci-dessous des extraits de propos tenus par Seifullah Jalali, commandant taliban sur le front de Kaboul, diffusés sur Al-Jazeera (Qatar) le 29 novembre 2009 : </p>
<p dir="ltr">Voir les extraits vidéo sous-titrés en français sur MEMRI TV en français : <a href="http://www.netmailermrk.info/ecrm/Includes/CountLinks.asp?ID=220E0603262B525C5D5A5D493C1A0D262B525B585F5F595E5B493C1A0D1C0C1D060D0A1D2A020E06035201001F1D0E080A1D2F02000B1A0300010A1B41091D493C061B0A262B525C5C&#38;Link=http://www.memritv.org/clip/en/0/0/0/0/0/0/5047.htm?lang=fr">http://www.memritv.org/clip/en/0/0/0/0/0/0/5047.htm?lang=fr</a>    </p>
<p dir="ltr">Présentateur : Seifullah Jalali, commandant sur le front de Kaboul du mouvement taliban afghan, a déclaré que les forces françaises en Afghanistan avaient offert aux talibans de grandes sommes d´argent pour qu´ils promettent de ne pas les attaquer.  Jalali a déclaré, dans une interview exclusive sur Al-Jazeera, que les talibans repoussent ce type d´offres mais insistent pour que les forces étrangères se retirent des terres afghanes. </p>
<p dir="ltr">Seifullah Jalali, commandant taliban du front de Kaboul : Les Français, dans le district de Saroubi, ont essayé d´envoyer des présents aux moudjahidine, leur offrant beaucoup d´argent pour qu´ils n´attaquent pas les forces françaises. Mais les moudjahidine talibans ont catégoriquement refusé cette offre, exigeant fermement que les forces françaises et autres se retirent de notre pays où elles sont entrées au moyen d´agressions et de violences.</p>
<p dir="ltr">De nombreux groupes, après avoir obtenu l´autorisation des talibans, reçoivent des armes des forces étrangères, via le gouvernement, et nous les font parvenir. Ces personnes ont tenu leur promesse et nous ont livré ces armes.</p>
<p dir="ltr">source : <strong><em><a href="http://http://www.memri.otg">memri</a></em></strong></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[L’Europe soutient la « régionalisation » de l’Afghanistan]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/29/l%e2%80%99europe-soutient-la-%c2%ab-regionalisation-%c2%bb-de-l%e2%80%99afghanistan/</link>
<pubDate>Sun, 29 Nov 2009 19:39:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
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<description><![CDATA[Par Ulrich Rippert WSWS Les Etats-Unis et ses alliés planifient augmenter de façon importante le nom]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><em>Par Ulrich Rippert</em></p>
<p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/des-afghans.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2690" title="des afghans" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/des-afghans.jpg" alt="" width="450" height="289" /></a></p>
<div><a href="http://www.wsws.org/">WSWS</a></div>
<div>
<p>Les Etats-Unis et ses alliés planifient augmenter de façon importante le nombre de leurs soldats en Afghanistan. Dans une allocution télévisée qu’il donnera mardi prochain à l’école militaire de West Point, le président américain Barack Obama annoncera son intention d’augmenter le contingent de l’armée américaine en Afghanistan d’environ 30.000 soldats. Il y a actuellement 68.000 soldats américains dans ce pays.</p>
<p>Le secrétaire général de l’OTAN Anders Fogh Rasmussen cherche au même moment à ce que les pays européens déploient 10.000 soldats de plus en Afghanistan. Et tout laisse croire qu’on acquiescera à ses demandes. Malgré la croissance des tensions économiques et politiques entre les Etats-Unis et les puissances européennes, ces dernières appuient entièrement la guerre en Afghanistan. Ayant soutenu la guerre dès son commencement, les puissances européennes souffriraient autant que les Etats-Unis des conséquences d’une débâcle comme celle du Viet Nam.</p>
<p>Selon le nouveau secrétaire de la Défense allemand, Karl Theodor zu Guttenberg, les Etats-Unis et ses alliés sont condamnés « <em>à réussir</em> » en Afghanistan. Le déploiement est « <em>le test déterminant, non seulement pour l’alliance transatlantique, mais pour tout l’Occident</em> », a-t-il déclaré.</p>
<p>La décision du président Obama suit des disputes acerbes au sein des dirigeants américains et de l’OTAN. En plus d’une augmentation substantielle du nombre des troupes, le résultat en est une nouvelle stratégie dont les implications réelles sont masquées par le terme de « <em>régionalisation</em> ».</p>
<p>Durant sa première visite à Washington, Guttenberg a dit qu’il était nécessaire de mettre de côté « <em>l’idée romantique de la démocratisation de tout un pays selon le modèle occidental</em> » et qu’il fallait plutôt « <em>céder le contrôle des provinces une à une aux forces de sécurité afghanes</em> ».</p>
<p>Ces vues sont clairement partagées par le gouvernement américain et sont la conclusion des discussions ayant eu lieu au sein de l’administration américaine. Guttenberg, qui est ministre depuis quatre semaines seulement, a été reçu à bras ouverts à Washington. Il a depuis cultivé des rapports transatlantiques étroits avec des politiciens influents comme le secrétaire à la Défense Robert Gates, le sénateur John McCain et l’adjoint au secrétaire d’Etat Jim Steinberg. Gates a décrit son collègue plus jeune comme « <em>une autorité respectée</em> » en matière de politique sécuritaire et comme un « <em>grand ami</em> » des Etats-Unis. Le président du centre d’expertise sur la politique étrangère Center for Strategic and International Studies, John Hamre, a dit de Guttenberg que c’était « <em>le politicien d’Allemagne et probablement d’Europe qui a été le plus souvent invité à Washington</em> ».</p>
<p>A Washington, Guttenberg a fait part du fait que le gouvernement allemand était prêt à s’impliquer davantage le long de la frontière entre l’Afghanistan et le Pakistan et à prendre «<em> une plus grande part du fardeau</em> ». Officiellement, il n’y aura pas de décision avant la conférence internationale sur l’Afghanistan prévue en janvier, mais le secrétaire à la Défense allemand n’a pas laissé de doute sur le fait que son gouvernement soutiendra l’expansion prévue de la guerre.</p>
<p>La nouvelle stratégie de « <em>régionalisation</em> » de l’Afghanistan a pour but de diviser ce pays en cantons individuels, à la manière de ce qui a été fait au Liban et dans l’ancienne Yougoslavie. Jusqu’à ce jour, les occupants américains et de l’OTAN soutenaient le gouvernement de Hamid Karzaï et vendait la guerre à la population comme un processus de « <em>démocratisation</em> » du pays. Toutefois, les forces d’occupation, de plus en plus, se préparent à donner le pouvoir aux seigneurs de guerre régionaux et à leurs milices, avec l’hypothèse que de telles forces régionales suivront mieux les ordres de leurs maîtres impériaux. Aussitôt qu’il n’y aura plus de danger dans une province donnée, a déclaré Guttenberg, alors les troupes internationales devraient en être retirées.</p>
<p>Le <em>Frankfurter Neue Presse</em><em> a écrit sur la nouvelle stratégie en Afghanistan : « L’Afghanistan est une société tribale et clanique, dans laquelle les chefs de clan déterminent quels candidats présidentiels devraient être choisis par leurs sujets. Celui qui a le soutien d’un nombre suffisant de chefs de clan gagne l’élection. »Le quotidien cite ensuite le général britannique Paul Newton qui, d’une façon entièrement cynique, a résumé la nouvelle stratégie de guerre en déclarant qu’on doit se munir « de sacs d’or » pour acheter la collaboration des chefs régionaux.</em></p>
<p><em>Hamid Karzaï, la marionnette des forces d’occupation, n’a pu conserver le pouvoir qu’en achetant les bonnes grâces des plus importants chefs de clan régionaux. Alors que les forces de l’occupation appellent publiquement Karzaï à agir contre la corruption et le favoritisme, ils ont aujourd’hui adopté une stratégie visant à obtenir la collaboration des éléments les plus corrompus de l’Afghanistan.</em></p>
<p><em>Les talibans, qui ont joué jusqu’à ce jour le rôle crucial du vilain dans la propagande des Etats-Unis et de l’OTAN pour justifier la guerre, font aussi partie de ceux avec qui on désire augmenter la collaboration. Selon les journaux, le gouvernement américain autait déjà contacté des éléments talibans « modérés » en Afghanistan. Selon le magazine allemand Der Spiegel,</em><em> le médiateur principal avec les talibans est la famille royale d’Arabie saoudite.</em></p>
<p>La nouvelle stratégie de guerre aura des conséquences catastrophiques pour la population de l’Afghanistan. L’augmentation du nombre de soldats mènera à une expansion du conflit et à un niveau plus élevé de victimes civiles. Le renforcement du statut de chef de clan et de seigneur de guerre régional va davantage paralyser le pays et le plonger dans un conflit au caractère encore plus civil et tribal.</p>
<p>La manipulation continuelle des conflits régionaux fait du pays, à long terme, un jouet pour les impérialistes. A sa propre manière présomptueuse, Guttenberg appelle cela une « <em>structure de sécurité auto-suffisante</em> ». En fait, c’est la plus vieille tactique dans le livre de la guerre néocoloniale : <strong>diviser pour régner</strong>.</p>
<p>La nature véritable de la guerre en Afghanistan devient de plus en plus évidente. Ce n’est pas la question de la démocratie, ni de la lutte contre les talibans ou al-Qaïda, dont les partisans en Afghanistan ne seraient qu’au nombre de quelques dizaines, qui est en jeu. C’est plutôt le contrôle impérialiste d’un pays qui, des décennies durant, a été d’une grande importance géopolitique pour sa position entre l’Iran et le sous-continent indien et les deux plus importantes régions productrices de pétrole au monde, le golfe Persique et l’Asie centrale.</p>
<p>La guerre n’est pas seulement faite contre le peuple afghan ; elle va à l’encontre de la volonté et, dans une large mesure, se décide à l’insu des populations américaine et européenne, qui rejettent en majorité la guerre.</p>
<p>&#160;</p>
<p>Source : <a href="http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&#38;aid=16319">http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&#38;aid=16319</a></p>
</div>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Portrait d'un Homme. (1)]]></title>
<link>http://lookingforsomehope.wordpress.com/2009/11/29/portrait-dun-homme-1/</link>
<pubDate>Sun, 29 Nov 2009 17:42:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sonaïe</dc:creator>
<guid>http://lookingforsomehope.wordpress.com/2009/11/29/portrait-dun-homme-1/</guid>
<description><![CDATA[Retrouvez une fois par mois, les visages de ceux qui ont guidé et éclairé la vie de millions de pers]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p style="text-align:left;"><strong>Retrouvez une fois par mois, les visages de ceux qui ont guidé et éclairé la vie de millions de personnes, sans que leurs espoirs ne soient jamais véritablement atteint…<br />
Entre admiration et tristesse, ici se trouveront ceux qui, sans les avoir connus, inspirent ma vie et me laissent croire en un Monde meilleur, un Monde où chacun aurait sa place sans avoir à se battre ou à désespérer…</strong></p>
<p style="text-align:center;"><a href="http://lookingforsomehope.wordpress.com/files/2009/11/10280567601.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-287" title="Massoud, le Lion du Panshir" src="http://lookingforsomehope.wordpress.com/files/2009/11/10280567601.jpg?w=235" alt="" width="235" height="300" /></a><span style="font-family:'Lucida Grande', 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif;font-size:small;"><span style="text-decoration:underline;">Ahmad Shah Massoud</span>, le Lion du Panshir.</span></p>
<blockquote>
<p style="text-align:center;"><span style="font-family:'Lucida Grande', 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif;font-size:small;">« <em>Est-ce que ces vingt années de guerre m’ont changé ? C’est lui, mon peuple, qu’elles ont métamorphosé. Mais en bien. Elles l’ont hissé au-dessus de lui-même. Elles lui ont permis, à travers la souffrance et la résistance, de se transcender. J’aimais mon peuple, avant. Maintenant, je l’admire. Et mon rêve le plus cher serait de contribuer avec lui, pour lui, à la reconstruction d’un Afghanistan libre</em> ».</span></p>
</blockquote>
<p style="text-align:left;"><span style="font-family:'Lucida Grande', 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif;font-size:small;">Un Homme comme on en voit trop peu dans ce Monde. Un Homme attaché à l&#8217;Homme, qui s&#8217;est toujours dévoué pour l&#8217;unité et la liberté de son peuple. <span style="text-decoration:underline;">Amhad Shah Massoud</span>, ce Commandant qui a d&#8217;abord défendu son pays contre l&#8217;hégémonie soviétique, avant de contenir en vain la tyrannie des Talibans.</span></p>
<p style="text-align:left;"><span style="font-family:'Lucida Grande', 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif;font-size:small;">Cet Homme qui s&#8217;est continuellement retrouvé seul face à la Communauté Internationale, qui ne l&#8217;a que trop peu écouté. Lui qui avait pourtant mis en garde le Monde des intentions d&#8217;Al Quaïda, qui n&#8217;allaient pas tarder à s&#8217;étendre au-delà des frontières afghanes.</span></p>
<p style="text-align:left;"><span style="font-family:'Lucida Grande', 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif;font-size:small;">Un Homme qui a aimé et chéri sa Femme, Sediqa, et qui, quoi qu&#8217;en disent les rumeurs les plus abominables, a toujours souhaité écouter les conseils de celle-ci. C&#8217;était un Amoureux fidèle à la Femme ayant donné vie à ses enfants, et qui cultivait patiemment chaque moment passé à ses cotés.</span></p>
<p style="text-align:left;"><span style="font-family:'Lucida Grande', 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif;font-size:small;">Il fût aussi un admirable Père, aimant et très attaché à ses enfants, qui trouvait toujours du temps pour jouer avec eux, malgré l&#8217;ampleur des combats qu&#8217;il menait. Il arrivait qu&#8217;il reçoive très souvent ses convives – qu&#8217;ils soient militaires ou civils – avec un de ses jeunes enfants sur ses genoux. C&#8217;était un père qui désirait que ses filles soient éduquées de la même façon que son fils ainé, lui qui était attaché à l&#8217;égalité pour les Femmes.</span></p>
<p style="text-align:left;"><span style="font-family:'Lucida Grande', 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif;font-size:small;">C&#8217;était aussi et surtout un chef d&#8217;armée qui a toujours pensé au bien-être de ses hommes, en les encourageant à faire preuve d&#8217;Humanité lorsqu&#8217;ils combattaient les ennemis de leur pays. Ainsi, les combattants talibans capturés étaient toujours remis à leur familles, sans avoir été soumis à aucune torture.</span></p>
<p style="text-align:left;"><span style="font-family:'Lucida Grande', 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif;font-size:small;">Il était croyant, et a toujours souhaité défendre un Islam modéré et juste. Il était farouchement opposé à la polygamie et mettait un point d&#8217;honneur à faire revenir à la raison ses soldats, lorsque l&#8217;un d&#8217;entre eux s&#8217;apprêtait à avoir une nouvelle femme. C&#8217;était aussi un Homme qui était contre le port du voile imposé par les Talibans.</span></p>
<p style="text-align:left;"><span style="font-family:'Lucida Grande', 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif;font-size:small;">C&#8217;était aussi quelqu&#8217;un qui aimait la poésie et la littérature, qui parvenait dans ses rares moments de solitude à écrire dans son journal. C&#8217;était un féru du jeu d&#8217;échecs, un amoureux de cette Nature qui faisait de son pays un endroit si beau. C&#8217;était enfin un passionné de l&#8217;Homme, et de sa Liberté…</span></p>
<p style="text-align:left;"><span style="font-family:'Lucida Grande', 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif;font-size:small;">Mais ce fût malheureusement un Homme qui périt le 9 septembre 2001, en croyant pouvoir une nouvelle fois faire part de son combat au Monde en recevant deux journalistes qui n&#8217;étaient en fait que des terroristes kamikazes infiltrés.</span></p>
<blockquote>
<p style="text-align:center;"><span style="font-family:'Lucida Grande', 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif;font-size:small;">Cet Homme, c&#8217;était le <span style="text-decoration:underline;">Commandant Ahmad Shah Massoud</span>.</span></p>
</blockquote>
<p style="text-align:left;"><span style="font-family:'Lucida Grande', 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif;font-size:small;"><span style="text-decoration:underline;">N.B.</span>: Vous pourrez retrouver sa biographie dans un roman écrit par sa propre femme, <span style="text-decoration:underline;">Sediqa Massoud</span>, et dans lequel vous découvrirez cet Homme mystérieux de la manière la plus sincère et juste, à travers les yeux de cette Femme qui l&#8217;a toujours aimé: <em><strong><a href="http://livre.fnac.com/a1845222/Sediqa-Massoud-Pour-l-amour-de-Massoud">Pour l&#8217;amour de Massoud</a></strong></em><a href="http://livre.fnac.com/a1845222/Sediqa-Massoud-Pour-l-amour-de-Massoud">, aux éditions Pocket</a>.</span></p>
<blockquote>
<p style="text-align:center;">
</blockquote>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[An Internationally Unpopular War]]></title>
<link>http://mafiapk.wordpress.com/2009/11/28/an-internationally-unpopular-war/</link>
<pubDate>Sat, 28 Nov 2009 08:43:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Absar</dc:creator>
<guid>http://mafiapk.wordpress.com/2009/11/28/an-internationally-unpopular-war/</guid>
<description><![CDATA[Sometimes surprises aren’t really surprises as they’re always expected in some way, but are delivere]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p style="text-align:justify;">Sometimes surprises aren’t really surprises as they’re always expected in some way, but are delivered a bit late. Obama is going to reveal his new Afghanistan strategy on coming Tuesday during speech to the cadets at West Point. The top Democrats of U.S. including the Vice President Joe Biden has made it absolutely clear to Obama that he shouldn’t expect a friendly reception if he’s going to announce in favor of the troops surge strategy regarding Afghanistan. Ergo, Obama is under bare poles. As yet, Obama hasn’t informed members of his war council about the decision he’s going to make.</p>
<p style="text-align:justify;">Senator Russell Feingold — another top Democrat — has coneyed his extensive reservations on the direction of president’s strategy. Senator Russel Feingold said: Devoting billions more dollars and tens of thousands more troops to Afghanistan is not likely to significantly improve conditions in that country, and it will not help — and could even hurt — our efforts to dismantle al-Qaeda’s global network with safe havens in Pakistan, Yemen, Somalia, North Africa and elsewhere.</p>
<p style="text-align:justify;">Another interesting thing to note is that the most hawkish Democrats like Senator Carl M. Levin, the chairman of the Armed Services Committee — and and Senator John F. Kerry, chairman of the Foreign Relations Committee — have also expressed their reservations on troops-surge strategy.</p>
<p style="text-align:justify;">In fact Senator Kerry has raised his voice to follow the strategy of Kennedy — that instead of increasing the number of troops, it’d be better if more be done to train the Afghan Army and police and to teach them the counterinsurgency tactics and outfit them with advanced equipments.</p>
<p style="text-align:justify;">The Republicans have endorsed every war-funding bill and strategy sine 9/11, but this time many Republicans also seem to averse the troops surge plus extra war-fundings strategy, while they raise the issue that U.S. — their own homeland — is having monetary trouble — the problematic economic crunch.</p>
<p style="text-align:justify;">Just few days back I read a report on the number of American people opposing the presence of U.S. forces in Iraq and Afghanistan. As per the poll result — published in Washington Post some days back — 52% of Americans want their troops back home as they find the 8 years results of war futile.</p>
<p style="text-align:justify;">Just today, the German army’s chief of staff has resigned over an air strike in northern Afghanistan in September in which civilians were believed to have been killed. If anything, two Nato countries including Canada and Holland are retreating their troops from Afghanistan soon after Obama is going to announce new war strategy on coming Tuesday. This has caused a bit panic in the Nato countries like Germany and Itlay, and the common perception is that other Nato countries are planning to decrease their number of troops or might retreat all of them. Germany and Italy are silent; simultaneously their silence speaks volume that fighting and elongating the war in Afghanistan is really not practical. Britain is playing an arch-role in swaying the Nato countries.</p>
<p style="text-align:justify;">On the other hand, Pakistan is all wishing that U.S-led Nato forces shouldn’t vacate Afghanistan since it’ll make Pakistan surrounded by it’s arch-foe India from both sides. Indian army is said to have been located in Southern part of Afghanistan, and strategically position of Pakistan is weak, it’d be weak even then.</p>
<p style="text-align:justify;">Some of the officialdom from U.S. say that U.S. is also having secret talks with Afghani Talibans for peace process and for that Pakistan and Saudi Arabia are acting as an interlocutors. The recent visit of CIA’s chief to Pakistan and meeting with ISI’s chief, COAS and other Pakistani officialdom does substantiate the fact of U.S’s interest to handle this war in an another way. Afghani Talibans have recently put a condition that to want peace in Afghanistan U.S- led Nato forces should vacate Afghanistan; it’ll become all peaceful and Afghani Talibans would take care of their country in a well way.</p>
<p style="text-align:justify;">As yet, the House of Representatives is echoing with anti-troops surge strategy. The war is becoming unpopular everywhere in the world while in 8 years it has served a literal no good purpose and now the war is about to get enter into its 9th year.</p>
<p style="text-align:justify;">Obama has recently pledged that he’ll put this war to an end by the time he’ll leave the office as he said he’ll not render the Afghanistan war issue to his successor, instead he’d like his successor to deal with other core issues like economy. How could we believe on Obama’s promise now when we’ve just witnessed Obama breaching his own promise of late — when he said that Gitmo can’t be closed down by Jan 2010. Ostensibly, it was Obama’s promise to close down Gitmo and such places while he was on the road to become president — during the election campaigning — the hot campaigning debates and everything connected to it. But conspicuously, he has failed to fill the bill.</p>
<p style="text-align:justify;">In any case, Obama should unite the people of U.S, and the rest of the world badly affected by the bloody war, while making any decision.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Front line against the Taliban]]></title>
<link>http://abluteau.wordpress.com/2009/11/27/front-line-against-the-taliban/</link>
<pubDate>Fri, 27 Nov 2009 13:25:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>ab</dc:creator>
<guid>http://abluteau.wordpress.com/2009/11/27/front-line-against-the-taliban/</guid>
<description><![CDATA[Pakistan&#8217;s crises Fighting this hydra-headed enemy is only the most obvious of the many deep p]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><strong>Pakistan&#8217;s crises</strong></p>
<p><strong>Fighting this hydra-headed enemy is only the most obvious of the many deep problems afflicting Pakistan</strong></p>
<p style="text-align:center;"><img class="aligncenter" src="http://media.economist.com/images/20091128/4809FB1.jpg" alt=" " width="400" height="250" /></p>
<p>ABDUL MALIK’S anti-aircraft gun, stationed on the flat roof of his house in Pakistan’s North-West Frontier Province (NWFP), still points towards the Taliban. Just 20km (12 miles) south of Peshawar, NWFP’s teeming capital, the militants have launched many attacks on Mr Malik’s village of Adezai in recent months—including a suicide blast on November 8th that killed him and 12 others.</p>
<p>Mr Malik, who was the village mayor, had raised a militia against them. In the absence of effective police, this force, of 150 well-armed locals, patrols daily at the dead man’s expense. “We are on the front-line,” said a thickset nephew of Mr Malik, Israr Khan, with a Kalashnikov sub-machinegun on his shoulder. “We are a wall and if this wall falls, the Taliban will take just two days to reach Peshawar.” That is plausible. Adjoining Adezai is Darra Adam Khel, a Taliban-held, arms-making town, and beyond that Orakzai, a semi-autonomous tribal agency, where the leaders of the Pakistani Taliban are now said to be.</p>
<p>Yet the Pakistani Taliban, a conglomeration of tribally based jihadist groups that control much of the lofty frontier region, has also suffered in recent weeks. In what may be the biggest victory of a seven-year-long, and mostly dismal, army campaign, 30,000 troops have advanced into most of the militants’ main stronghold, in neighbouring South Waziristan, from whence their leaders fled. It seems to be an impressive effort. For the second time this year—after the Pakistani Taliban’s inaugural thumping in May, in NWFP’s Malakand region—the army’s well-drilled infantrymen and attack helicopters, fighting in rugged and never-pacified terrain, have sent the militants packing.</p>
<p>Their prizes include Kotkai, the home town of the Taliban’s overall commander, Hakimullah Mehsud. The army also claims to have dismantled much terrorism infrastructure, including suicide-bomber training-camps that have supplied personnel for over 200 suicide-blasts in Pakistan in the past two years. A recent surge in terrorism, in retaliation for the offensive, underlines what a blessing this would be.</p>
<p>The killing has included suicide-blasts and commando-style attacks across NWFP and Punjab—in Peshawar, Lahore, Islamabad, the national capital, and in the nearby garrison city of Rawalpindi. Last month, on the eve of the army’s attack in South Waziristan, ten Taliban and Punjabi jihadists, led by a former army medical orderly, raided the army’s headquarters in Rawalpindi—the secular sanctum of a country ruled by generals for half its history. A score were killed, including nine militants and, for a valuable scalp, a passing army brigadier. Another brigadier was murdered outside his house in Islamabad; a third narrowly escaped the same fate. Worse, the terrorists have launched attacks on bazaars and queuing civilians, aiming to kill as many as possible—over 100 perished in a blast in Peshawar in October.</p>
<p>More than 270 have been killed by bomb blasts in the city of 3m since early last month. The provincial headquarters of the army’s powerful Inter-Services Intelligence agency (ISI) was another target. This carnage is despite recent progress in policing Peshawar—after dark days early this year, when the city’s wealthy inhabitants fled as Taliban kidnappers moved in. In the past three months Peshawar’s police claim to have defused 17 car bombs and apprehended 24 would-be suicide-bombers. Over the same period the number of police checkposts has been doubled. “Our efficiency is 200%,” says Niaz Ali Shah, an optimistic special adviser to NWFP’s chief minister. Yet the provincial government, he concedes, is pitifully under-resourced. To beef up police, it has been forced to cut spending on schools and hospitals. And it can do little to protect the inhabitants of outlying places such as Adezai, except urge them to save themselves. “In our culture there is a gun in every household,” Mr Shah explains, not reassuringly.</p>
<p>In similar fashion, the army’s recent progress has underlined the scale of its task. For the loss of 70 soldiers, it claims to have killed 600 militants, mostly local Pushtuns—of South Waziristan’s radicalised Mehsud tribe—and Uzbek jihadists, who had found shelter among them. That is a heavy toll. But it is much less than the 10,000-15,000 militants the army had estimated to be in the Mehsud fief. After stiff resistance at first, the jihadists seem to have fled in reasonable order. None of their leaders, including Hakimullah Mehsud, or Qari Hussain, an expert indoctrinator of suicide-bombers, has been captured or killed. As the army battles on, it is unclear where the militants are, how damaged they are and to what extent it will pursue them. If indeed they are in Orakzai, a pursuit may already have started—with a wave of aerial bombing reported there this week. But if, as some speculate, the Taliban have fled to North Waziristan, a neighbouring Taliban haven, it may be reluctant to follow. The militias there are at peace with the army, though at war with America and its NATO allies in Afghanistan.</p>
<p><strong>Zardari’s boast</strong></p>
<p>Uncertainty over the army’s progress, as well as the remoteness of South Waziristan and, above all, the ferocity of the terrorism, may have dimmed Pakistanis’ support for the anti-Taliban campaign. This support is a recent phenomenon, largely inspired by the Taliban’s encroachment across Malakand. It is also the proudest boast of President Asif Zardari, whose government, a coalition led by his Pakistan People’s Party (PPP), came to power last year after almost a decade of army rule. Mr Zardari rules Pakistan, in effect, through his leadership of the PPP, which he inherited from his wife Benazir Bhutto—a former prime minister murdered in 2007—and through the powers his predecessor, Pervez Musharraf, gathered to his office. He has often attributed Pakistanis’ fledgling enthusiasm for battling militancy to the legitimacy his civilian government has given to the struggle. The army, to give the unpopular Mr Zardari his due, seems to agree with this.</p>
<p>In power, Pakistan’s generals felt too exposed to public criticism to pursue the campaign vigorously. Many officers and men also felt sympathy for the Taliban, even as over 1,500 were killed by them. In fact, some still do: on a battlefield in Malakand, an army colonel described to your correspondent the flush of Muslim martyrdom he had seen on the dead faces of soldiers and militants alike. (A white mist, hovering over their stiffening bodies, was another sign.)</p>
<div style="text-align:center;"><img src="http://media.economist.com/images/20091128/CFB905.gif" alt=" " width="256" height="328" /></div>
<p>General Ashfaq Kayani, the army chief and instigator of its recent offensive, seems seriously committed to crushing the Pakistani Taliban. At the same time, alas, he has shown no interest in pursuing those other Taliban who use Pakistan as a rear-base for the insurgency in Afghanistan—and who allegedly include that country’s deposed rulers, even Mullah Omar himself.</p>
<p>It has been thus since 2001, when America’s invasion of Afghanistan sent thousands of Afghan Taliban, and their al-Qaeda guests, flooding into Pakistan. In return for American support, and the legitimacy it conferred on Mr Musharraf abroad, Pakistan grabbed scores of al-Qaeda members. But it ignored (or, if you believe Afghan officials, including President Hamid Karzai, re-armed) the Taliban, its former ally, through whom it had sought to hold Afghanistan against Indian influence. (The Indians had supported the Taliban’s Tajik enemies.) Indisputably, however, these fugitive Taliban used Pakistan from 2003 as a base for an insurgency so successful that it now affects 40% of Afghanistan’s districts. The Pakistanis could no longer turn it off if they tried.</p>
<p>Barack Obama’s administration recognises this—unlike many Afghans and Westerners in Kabul, who have grown used to deflecting blame onto Pakistan for their own failures. Yet Mr Obama has also increased American pressure on Pakistan to fight the Taliban of all kinds. As an inducement—and a measure of heightened American concern for Pakistan—he has also helped bring a big increase in aid to the country, including $7.5 billion of non-military aid over five years, approved by Congress last month. Meanwhile, an almost unbroken stream of senior American visitors to Islamabad, recently including Hillary Clinton, the secretary of state, and Richard Holbrooke, America’s regional envoy, exhort the Pakistanis to “do more” against the militants.</p>
<p>Fat chance of that—at least as far as the Afghan lot are concerned. Underpinning the army’s reluctance to go after the Afghan Taliban, whose leaders are said to reside in Pakistan’s city of Quetta, has been its belief that America and NATO will fail in Afghanistan. Recent events there and in Washington make it more certain of this than ever. Early this year, after Mr Obama had approved the dispatch of 21,000 extra American troops to Afghanistan, a senior ISI officer said he had revised upwards his estimate of how long NATO would be there to around 15 years. After so much mayhem, including heavy NATO casualties and Mr Karzai’s fraudulent re-election in August, this figure has no doubt been re-revised. Pakistani security officials in Islamabad, well-versed in Mr Obama’s dithering over troop levels and the wavering of his European allies, think the alliance could quit Afghanistan in a year or two. The army must feel vindicated.</p>
<p>In a sense, it must also be pleased. For both Pakistan and India, Afghanistan remains partly a zero-sum game. The failure of Mr Karzai’s Western- and Indian-backed regime, Pakistan’s generals consider, would therefore be one in the eye for their oldest and still-mortal rival. That calculation has been hardened by a deterioration in relations between the two countries since an assault by Pakistani terrorists on Mumbai a year ago this week. India responded by freezing a promising peace process, and says it will not restore this until Pakistan brings the attack’s masterminds to justice. Pakistan’s answer—on November 25th it charged seven alleged planners of the Mumbai attack with terrorism offences—looks inadequate.</p>
<p><strong>Demands on America</strong></p>
<p>But prolonged violence in Afghanistan would also have worrying consequences for Pakistan: for example, more Islamist blowback from its radicalised frontier. Or, worse, an American retreat from the region could mean an end to lavish American aid—an experience Pakistan endured in the 1990s, after the conclusion of the anti-Soviet <em>jihad</em> in Afghanistan. Partly to prevent this, perhaps, Pakistan is urging America to accept what it sincerely believes: that NATO’s strategy in Afghanistan, even if reinforced by the 40,000 extra troops requested of Mr Obama, will fail. Instead, Pakistani generals and diplomats argue with increasing confidence, America must seek a high-level political settlement with its Taliban enemies. And Pakistan wants a hand in this, thereby reasserting its influence over Afghanistan’s affairs, to India’s cost. According to a senior Pakistani official in Islamabad, some steps have already been taken. “We’ve already been talking to the Taliban,” he said. “If the US helps the process, some arrangements can be worked out for political reconciliation.”</p>
<p>America also wants to reconcile with the Taliban, but at a lower level. Unlike some of its European allies, it considers their top-level leaders beyond the pale. On November 23rd Mrs Clinton said she welcomed reports that Mr Karzai’s government was planning its own peace process with the militants, but she warned: “Obviously we are going to ask questions about how it proceeds&#8230; We have urged caution.” And no one in NATO seems to want the Pakistanis to play a lead role in any such negotiations. On the contrary, influential American pundits advocate inviting India to play a bigger role in Afghanistan.</p>
<p>Totting up these slights, and America’s unremitting refrain of “do more”, the army feels insulted. It considers the entrapped superpower in no position to issue lectures on dealing with the Taliban—or anything else. Last month its top brass decried the conditions Congress had written, in a hectoring tone, into its new aid bill: a demand, for example, for civilian control over senior army appointments. This encouraged the media and opposition parties to launch a raucous campaign against the bill. In a quieter tone, on November 23rd General Kayani reiterated his demand that America “give Pakistan and its interests a consideration and consult us when they design a new Afghan policy.”</p>
<p><img class="alignright" src="http://media.economist.com/images/20091128/4809FB2.jpg" alt=" " width="300" height="199" /></p>
<p><em>And this is an ally.</em></p>
<p>Such bullishness is popular. Indeed, Pakistan’s free media is preaching an anti-Americanism just as virulent as that officially espoused in neighbouring Iran. Western journalists, once exempt from this onslaught, are no longer safe. The Wall Street Journal’s Pakistan correspondent, Matthew Rosenberg, was last month reported by an English-language rag to have been spying for America and Israel.</p>
<p>In Peshawar’s stricken bazaars, many blamed the recent blasts on foreign spies—American, Russian, Indian or Israeli. Others said the army was behind them. Still more reckoned the central government was blowing people up in their city. In Peshawar’s high-court building, where stray cats are still finding morsels of human flesh scattered by a suicide blast that killed 19 last week, a court clerk said: “People think the Taliban is not capable of this. They think it’s the government’s handiwork, just so it can get foreign dollars. People’s anger is at the government.”</p>
<p><strong>The coming horde</strong></p>
<p>Such is Pakistanis’ faith in their elected rulers. Indeed, a survey of young adults for the British Council, released on November 21st, suggests Pakistanis are increasingly giving up on their flailing state. Only 15% said the country was heading the right way. A mere third thought democracy the best way to manage it—the same proportion as advocated <em>sharia</em> law. Half the respondents were not registered to vote. Asked to appraise the country’s institutions, 60% said they trusted the army, and half religious authorities. Only 10% claimed to have much confidence in the government, national or local, or in the courts or police.</p>
<p>You can see their point. Only a fifth of respondents had a full-time job. A quarter of them were illiterate—as many of their children will be, with 40% of Pakistani children out of school. And with half its 170m people under 20, Pakistan has a lot of children, and many more coming. Its population, already straining the available fertile land and water, is predicted to increase by 85m within two decades.</p>
<p>The country’s leaders seem unconcerned by this coming horde, jobless and angry. The army is preoccupied with its game of soldiers with India, distractions in the north-west excepted. And the politicians, back in power after a long exile, are predictably at each other’s throats, especially Mr Zardari’s.</p>
<p>After falling out with one of his main coalition allies, the Muttahida Qaumi Movement (MQM), a gangsterish ruler of vast Karachi in the south, Mr Zardari has been unable to muster a parliamentary majority to rubber-stamp a 2007 amnesty, known as the National Reconciliaton Ordinance (NRO), which was granted to thousands of politicians and civil servants by Mr Musharraf as part of an attempted power-sharing agreement with Ms Bhutto. On November 28th, therefore, by order of the Supreme Court, the amnesty will lapse, leaving some of Mr Zardari’s closest allies vulnerable to renewed corruption charges. The president, relieved of many corruption cases under the NRO, may also be vulnerable. His office gives him immunity from prosecution. Yet if the anti-Zardari judges were to rule that he was ineligible to hold it, this might not apply.</p>
<p>Mr Zardari, who is closely linked to the gross corruption of his dead wife’s former governments, was always heading for trouble. He is one of the country’s most discredited politicians; that he should have spearheaded the restoration of Pakistani democracy is an irony lost on none of the millions who question its value. And he has since further blackened his name and united his opponents—including the judges and the main opposition leader, Nawaz Sharif, a popular two-time prime minister—through a series of hapless plots. Many Pakistanis are now predicting his demise, by some means or other—due process being always an open question in Pakistan, where there is much constitutional scar tissue left by on-off army rule.</p>
<p>In the short term, that might not be too destabilising. Many Pakistanis would be pleased. And the PPP-led government—officially headed by the prime minister, Yusuf Raza Gilani—could theoretically survive. But it would be bad for Pakistan, on two counts. First, because Mr Zardari, despite his bad press, has some admirable ambitions: above all, to make peace with India and cut the army down to size. That this has aroused the army’s ire, a factor in his travails, is to his credit. Also in his favour, he has pushed hard for a peaceful end to Pakistan’s second and smaller insurgency, in the western province of Baluchistan. On November 24th the government offered peacemaking proposals to separatists there, including an end to military operations and a payment of $1.4 billion to the province in increased gas royalties.</p>
<p>The second reason has nothing to do with Mr Zardari personally. It is that Pakistani governments need to get into the habit of completing their terms—something no fully civilian government has yet managed. And Mr Zardari’s removal, by scheming judges, generals or political opponents, would make this less likely. Partly because of this, Mr Sharif, a former army favourite who now stands firmly against its meddling in politics, seems willing to put up with Mr Zardari. Yet he also demands that Mr Zardari divest his office of its dictatorial powers and scrap a ban on third-term prime ministers, another Musharraf imposition. Mr Zardari says he will do these things shortly. He has broken many promises; he would be wise to keep this one.</p>
<p>__________</p>
<p>Full article and photos: <a href="http://www.economist.com/opinion/displaystory.cfm?story_id=14984901">http://www.economist.com/opinion/displaystory.cfm?story_id=14984901</a></p>
<p>&#160;</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[An Internationally Unpopular War]]></title>
<link>http://absarahmed.wordpress.com/2009/11/26/an-internationally-unpopular-war/</link>
<pubDate>Thu, 26 Nov 2009 17:27:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Absar</dc:creator>
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<description><![CDATA[Sometimes surprises aren&#8217;t really surprises as they&#8217;re always expected in some way, but ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p style="line-height:200%;" align="justify"><font face="Times New Roman" size="3"><br />
Sometimes surprises aren&#8217;t really surprises as they&#8217;re always expected in some way, but are delivered a bit late. Obama is going to reveal his new Afghanistan strategy on coming Tuesday during speech to the cadets at West Point. The top Democrats of U.S. including the Vice President Joe Biden has made it absolutely clear to Obama that he shouldn&#8217;t expect a friendly reception if he&#8217;s going to announce in favor of the troops surge strategy regarding Afghanistan. Ergo, Obama is under bare poles. As yet, Obama hasn&#8217;t informed members of his war council about the decision he&#8217;s going to make. </p>
<p style="line-height:200%;" align="justify"><font face="Times New Roman" size="3"><br />
Senator Russell Feingold &#8212; another top Democrat &#8212; has coneyed his extensive reservations on the direction of president&#8217;s strategy. Senator Russel Feingold said: Devoting billions more dollars and tens of thousands more troops to Afghanistan is not likely to significantly improve conditions in that country, and it will not help &#8212; and could even hurt &#8212; our efforts to dismantle al-Qaeda&#8217;s global network with safe havens in Pakistan, Yemen, Somalia, North Africa and elsewhere. </p>
<p style="line-height:200%;" align="justify"><font face="Times New Roman" size="3"><br />
Another interesting thing to note is that the most hawkish Democrats like Senator Carl M. Levin, the chairman of the Armed Services Committee &#8212; and and Senator John F. Kerry, chairman of the Foreign Relations Committee &#8212; have also expressed their reservations on troops-surge strategy. </p>
<p style="line-height:200%;" align="justify"><font face="Times New Roman" size="3"><br />
In fact Senator Kerry has raised his voice to follow the strategy of Kennedy &#8212; that instead of increasing the number of troops, it&#8217;d be better if more be done to train the Afghan Army and police and to teach them the counterinsurgency tactics and outfit them with advanced equipments.</p>
<p style="line-height:200%;" align="justify"><font face="Times New Roman" size="3"><br />
The Republicans have endorsed every war-funding bill and strategy sine 9/11, but this time many Republicans also seem to averse the troops surge plus extra war-fundings strategy, while they raise the issue that U.S. &#8212; their own homeland &#8212; is having monetary trouble &#8212; the problematic economic crunch. </p>
<p style="line-height:200%;" align="justify"><font face="Times New Roman" size="3"><br />
Just few days back I read a report on the number of American people opposing the presence of U.S. forces in Iraq and Afghanistan. As per the poll result &#8212; published in Washington Post some days back &#8212; 52% of Americans want their troops back home as they find the 8 years results of war futile.  </p>
<p style="line-height:200%;" align="justify"><font face="Times New Roman" size="3"><br />
Just today, the German army&#8217;s chief of staff has resigned over an air strike in northern Afghanistan in September in which civilians were believed to have been killed. If anything, two Nato countries including Canada and Holland are retreating their troops from Afghanistan soon after Obama is going to announce new war strategy on coming Tuesday. This has caused a bit panic in the Nato countries like Germany and Itlay, and the common perception is that other Nato countries are planning to decrease their number of troops or might retreat all of them. Germany and Italy are silent; simultaneously their silence speaks volume that fighting and elongating the war in Afghanistan is really not practical. Britain is playing an arch-role in swaying the Nato countries. </p>
<p style="line-height:200%;" align="justify"><font face="Times New Roman" size="3"><br />
On the other hand, Pakistan is all wishing that U.S-led Nato forces shouldn&#8217;t vacate Afghanistan since it&#8217;ll make Pakistan surrounded by it&#8217;s arch-foe India from both sides. Indian army is said to have been located in Southern part of Afghanistan, and strategically position of Pakistan is weak, it&#8217;d be weak even then. </p>
<p style="line-height:200%;" align="justify"><font face="Times New Roman" size="3"><br />
Some of the officialdom from U.S. say that U.S. is also having secret talks with Afghani Talibans for peace process and for that Pakistan and Saudi Arabia are acting as an interlocutors. The recent visit of CIA&#8217;s chief to Pakistan and meeting with ISI&#8217;s chief, COAS and other Pakistani officialdom does substantiate the fact of U.S&#8217;s interest to handle this war in an another way. Afghani Talibans have recently put a condition that to want peace in Afghanistan U.S- led Nato forces should vacate Afghanistan; it&#8217;ll become all peaceful and Afghani Talibans would take care of their country in a well way.</p>
<p style="line-height:200%;" align="justify"><font face="Times New Roman" size="3"><br />
As yet, the House of Representatives is echoing with anti-troops surge strategy. The war is becoming unpopular everywhere in the world while in 8 years it has served a literal no good purpose and now the war is about to get enter into its 9th year.</p>
<p style="line-height:200%;" align="justify"><font face="Times New Roman" size="3"><br />
Obama has recently pledged that he&#8217;ll put this war to an end by the time he&#8217;ll leave the office as he said he&#8217;ll not render the Afghanistan war issue to his successor, instead he&#8217;d like his successor to deal with other core issues like economy. How could we believe on Obama&#8217;s promise now when we&#8217;ve just witnessed Obama breaching his own promise of late &#8212; when he said that Gitmo can&#8217;t be closed down by Jan 2010. Ostensibly, it was Obama&#8217;s promise to close down Gitmo and such places while he was on the road to become president &#8212; during the election campaigning &#8212; the hot campaigning debates and everything connected to it. But conspiciously, he has failed to fill the bill.</p>
<p style="line-height:200%;" align="justify"><font face="Times New Roman" size="3"><br />
In any case, Obama should unite the people of U.S, and the rest of the world badly affected by the bloody war, while making any decision. </p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[L'Afghanistan et ses minerais stratégiques ]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/25/lafghanistan-et-ses-minerais-strategiques/</link>
<pubDate>Wed, 25 Nov 2009 16:10:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
<guid>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/25/lafghanistan-et-ses-minerais-strategiques/</guid>
<description><![CDATA[Dans un contexte de concurrence internationale sur les minerais stratégiques, le sous-sol afghan sus]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><strong>Dans un contexte de concurrence internationale sur les minerais stratégiques, le sous-sol afghan suscite l&#8217;intérêt des grands pays industriels.</strong></p>
<p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/marche-de-pierres-precieuses-en-afghanistan.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2635" title="marché d'ornements décoratifs et de pierres précieuses en Afghanistan" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/marche-de-pierres-precieuses-en-afghanistan.jpg" alt="" width="450" height="337" /></a></p>
<p>Les minerais considérés comme stratégiques, sont les minerais dont une nation a un besoin essentiel, à des fins industrielles ou de production énergétique et qui peuvent difficilement être remplacés par d&#8217;autres matériaux dans leurs applications respectives. Leur importance est accrue lorsqu&#8217;une nation s&#8217;approvisionne en ces minerais principalement par l&#8217;importation, du fait de leur rareté sur son territoire ou des obstacles, notamment écologiques ou économiques, qui entravent leur extraction.</p>
<p>Pour exemple, le zinc, le cobalt, le chrome, le nickel et le manganèse, sont essentiels dans la production métallurgique et dans les industries d&#8217;intérêt stratégique, telles que l&#8217;aéronautique ou la défense. D&#8217;autres minerais, comme le coltan, l&#8217;or ou le cuivre, ne peuvent être remplacés dans la production de composants électroniques. L&#8217;uranium et le charbon ont pour leur part un rôle majeur dans la production d&#8217;énergie mondiale.</p>
<p>Les gisements exploitables de certains de ces minerais sont concentrés dans quelques régions du monde, dont certaines connaissent une forte instabilité. Cette situation impose donc aux pays industriels d&#8217;être présents dans ces régions, sur les plans industriel, diplomatique et sécuritaire. La fin de la guerre froide, marquée par l&#8217;écoulement des réserves minérales stratégiques mises en place par les pays industrialisés et l&#8217;arrivée de nouveaux acteurs industriels, notamment la Chine, ont instauré une forte concurrence sur l&#8217;appropriation des gisements.</p>
<p>C&#8217;est dans ce contexte que les prospecteurs ont réinvesti l&#8217;Afghanistan depuis l&#8217;instauration du gouvernement Karzaï en 2001, avec la présence de deux acteurs principaux que sont les USA et la Chine. L&#8217;exploitation des ressources minérales du pays est contrôlée par le ministère afghan des mines, sous l&#8217;autorité du ministre Mohammad Ibrahim Adel, un proche d&#8217;Hamid Karzai. Si des gisements de charbon, de fer (gisements des provinces de Bamyan et Baghlan), de cuivre (provinces de Kaboul, Logar, Kandahar, Zaboul et Herat) et d&#8217;or (province de Badakhshan), sont connus et exploités depuis des décennies par la population afghane, l&#8217;étendue des ressources minières est longtemps demeurée incertaine.</p>
<p>C&#8217;est pour palier à cette méconnaissance du sous-sol afghan que les USA ont lancé une véritable opération civilo-militaire, visant à localiser et identifier les ressources minérales d&#8217;Afghanistan. Cette mission lancée dès 2005, menée conjointement par l&#8217;USGS (US Geological Survey), le DoD Reconstruction Office et le US Navy NRL (Naval Research Laboratory), a permis d&#8217;effectuer des relevés géologiques rendant possible une évaluation de l&#8217;état des ressources minières afghanes. Le Pentagone a mobilisé d&#8217;importants moyens afin d&#8217;effectuer ces relevés, notamment un P-3 Orion modifié par Lockheed (NP-3D), emportant un magnétomètre, un gravimètre, un radar à synthèse d&#8217;ouverture (SAR), un capteur d&#8217;imagerie hyperspectral et un capteur optronique. L&#8217;US Air Force aurait également déployé un WB-57 modifié au cours de cette mission géologique, mais cette <a href="http://www.wired.com/dangerroom/2009/08/dr-book-club-afghanistans-high-tech-rock-collectors/">information</a> n&#8217;est pas confirmée.</p>
<p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/carte-des-ressources-afghanes.gif"><img class="aligncenter size-full wp-image-2634" title="carte des ressources afghanes" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/carte-des-ressources-afghanes.gif" alt="" width="450" height="342" /></a></p>
<p style="text-align:center;"><em>cliquer sur la carte pour agrandir</em></p>
<p>Les conclusions préliminaires présentées au terme de cette campagne de relevés ne manquent pas d&#8217;intérêt en matière de prospection en Afghanistan. Selon l&#8217;USGS, le sous-sol afghan pourrait contenir plusieurs gisements substantiels de minerais stratégiques, notamment de cobalt, chrome, mica, bauxite, zinc, beryllium et lithium. Les gisements de la vallée d&#8217;Aynak, dans lesquels a fortement investi la Chine, pourraient contenir 17 millions de tonnes de cuivre et 600 000 tonnes de cobalt. Les gisements de plomb et de zinc, sont évalués à 244 000 tonnes de minerais mélangés. D&#8217;importants gisements de chromite seraient présents dans le sous-sol des provinces de Logar et de Khost. L&#8217;Afghanistan possède également des ressources importantes en pierres précieuses et semi-précieuses, telles que les rubis, les saphirs, les émeraudes et les lapis-lazuli.</p>
<p>Ces précieux gisements font d&#8217;ores et déjà l&#8217;objet d&#8217;une féroce concurrence des compagnies minières occidentales et asiatiques, concurrence à laquelle la corruption de fonctionnaires ne semble pas étrangère. Le gisement de cuivre d&#8217;Aynak, le plus important d&#8217;Afghanistan par sa taille, mais également un des plus accessibles, aurait fait l&#8217;objet d&#8217;un <a href="http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/story/2009/11/18/ST2009111800831.html?sid=ST2009111800831">pot-de-vin chinois</a> de plusieurs millions de dollars au ministre afghan chargé des mines, afin de s&#8217;assurer que le projet d&#8217;exploitation de la compagnie chinoise MCC soit retenu.</p>
<p>En Afghanistan comme dans le reste du monde, la compétition internationale pour les matières premières stratégiques bat son plein, avec des politiques offensives en matière d&#8217;exploitation et d&#8217;approvisionnement, menées par les puissances industrielles que sont les USA, le Canada, le Brésil, la Russie, la Chine, l&#8217;Inde et le Japon. En Europe, le sujet des approvisionnements en minerais stratégiques est généralement traité au second plan, sans réelle coordination, une situation dont s&#8217;inquiétait en 2007, Anne Lauvergeon, PDG d&#8217;Areva, lors des auditions du LBSDN. Selon elle, &#8221; <em>[...] nous sommes dans le domaine des matières premières stratégiques dans la même situation où nous étions pour l’énergie cinq ans auparavant. À cette époque-là, très peu de gens étaient convaincus que la question de l’énergie était essentielle.</em> &#8220;. Elle concluait sur la question des matières premières stratégiques: &#8220;<em>Nous sommes au cœur d’une évolution extrêmement importante et qui n’est pas du tout analysée en Europe. Je crains que nous nous réveillions avec des conséquences fortes sur le tissu industriel et sur les coûts.&#8221;.</em></p>
<p><em> </em></p>
<p>Source : <a href="http://zonedinteret.blogspot.com/2009/11/lafghanistan-et-ses-minerais.html">http://zonedinteret.blogspot.com/2009/11/lafghanistan-et-ses-minerais.html</a></p>
<p>&#160;</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Afghanistan: pour gagner la guerre, il faut s'allier aux milices]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/25/afghanistan-pour-gagner-la-guerre-il-faut-sallier-aux-milices/</link>
<pubDate>Wed, 25 Nov 2009 12:13:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
<guid>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/25/afghanistan-pour-gagner-la-guerre-il-faut-sallier-aux-milices/</guid>
<description><![CDATA[Par Fred Kaplan La société afghane a toujours été structurée par les tribus. Il n&#8217;y a jamais e]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><em>Par Fred Kaplan</em></p>
<p><strong>La société afghane a toujours été structurée par les tribus. Il n&#8217;y a jamais eu de pouvoir central fort.</strong></p>
<p><strong><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/milices-afghanes.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2618" title="milices afghanes" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/milices-afghanes.jpg" alt="" width="432" height="300" /></a></strong></p>
<p>«<a href="http://www.nytimes.com/2009/11/22/world/asia/22militias.html?_r=1" target="_blank"><em>Les milices afghanes combattent les talibans avec l&#8217;aide des Etats-Unis</em></a>». Tel est le titre de l&#8217;article de Dexter Filkins, paru le 21 novembre 2009 dans le <em>New York Times</em>. Ce papier ne prétend pas percer les intentions d&#8217;Obama; pour autant il pourrait bien lever un coin du voile sur l&#8217;examen stratégique du président et ses projets pour l&#8217;Afghanistan.</p>
<p>Présentons les choses autrement: si Obama décide de renforcer l&#8217;engagement américain en Afghanistan, et si sa stratégie ne ressemble en rien à l&#8217;approche présentée par Filkins&#8230; l&#8217;échec de notre armée sera alors presque inévitable.</p>
<p>Selon Filkins, qui compte parmi les plus intrépides correspondants de guerre, les forces spéciales américaines viennent depuis peu en aide aux milices antitalibanes dans le sud et l&#8217;ouest de l&#8217;Afghanistan, où sont concentrés la majorité les insurgés. Ces milices se sont constituées d&#8217;elles-mêmes au sein de certaines tribus; les commandants de l&#8217;armée américaine espèrent pouvoir user de l&#8217;exemple de telles révoltes pour «<em>encourager la naissance de groupes armés similaires au cœur des terres talibanes</em>.»</p>
<p>De fait cette situation éveille l&#8217;intérêt &#8211; on peut même parler d&#8217;enthousiasme &#8211; des Américains pour deux raisons. Tout d&#8217;abord, ces évènements rappellent ceux de «<em>l&#8217;Eveil d&#8217;Anbar</em>», en 2006-2007, quand des chefs de tribus sunnites de l&#8217;ouest irakien s&#8217;étaient alliés aux forces américaines (qui se faisaient tirer dessus par ces mêmes sunnites quelques mois auparavant) pour venir à bout d&#8217;un acteur plus menaçant encore: Al-Qaïda. D&#8217;autre part, ces évènements ont poussé l&#8217;armée à s&#8217;intéresser de plus près à<a href="http://blog.stevenpressfield.com/2009/10/one-tribe-at-a-time-4-the-full-document-at-last/" target="_blank"> un rapport de 45 pages</a> rédigé par le major Jim Gant, l&#8217;ancien chef d&#8217;un détachement de forces spéciales stationné dans la province de Kunar. L&#8217;auteur du document (intitulé «<em>Une tribu à la fois: quelle stratégie adopter pour vaincre en Afghanistan</em>») y raconte comment il a constitué des «<em>tribal engagement teams</em>» (équipes d&#8217;engagement auprès des tribus) pour aider les combattants de la région à repousser les talibans; il y expose ensuite sa stratégie visant à constituer des équipe de ce type dans le reste du pays.</p>
<p>Le rapport de Jim Gant a sans aucun doute éveillé l&#8217;intérêt de sa hiérarchie: au lieu d&#8217;être envoyé en Irak &#8211; comme prévu -, le major a été redéployé en Afghanistan pour aider à la création d&#8217;autres équipes d&#8217;engagement.</p>
<p>Dans son introduction, il affirme que l&#8217;Afghanistan «<em>n&#8217;a jamais été un Etat au pouvoir central fort, et ne le sera jamais</em>». La société du pays et sa hiérarchie politique ont toujours été organisées autour du système tribal; si les Etats-Unis et l&#8217;OTAN espèrent vaincre les talibans, il leur faudra donc passer par les tribus.</p>
<p>L&#8217;approche adoptée par les Etats-Unis depuis maintenant sept ans (se concentrer sur Kaboul et sur la formation d&#8217;une armée et d&#8217;une police&#8230; nationales) est donc vouée à l&#8217;échec. Gant ne nie pas que l&#8217;approche tribale comporte elle aussi un bon nombre de risques. Le jeu en vaut néanmoins la chandelle, selon lui. Et pour cause: «<em>rien d&#8217;autre ne marchera</em>».</p>
<p>Certains signes laissent penser qu&#8217;Obama caresse l&#8217;idée d&#8217;une stratégie similaire. Le président a rencontré sept fois ses conseillers militaires; lors de l&#8217;une de ces réunions, il a demandé un rapport sur les provinces afghanes, afin de savoir quelles régions du pays étaient en mesure d&#8217;assurer leur propre défense, et dans quelles proportions. Dans une interview récente accordée à Jake Tapper, de la chaîne ABC, il a déclaré que ses conseillers et lui-même avaient cessé de «<em>se consacrer au seul gouvernement national de Kaboul», </em>pour s&#8217;intéresser également<em> «aux acteurs des gouvernements provinciaux, qui sont légitimes dans l&#8217;immédiat</em>».</p>
<p>Obama a toutes les raisons d&#8217;opter pour une stratégie reposant sur le système tribal. Cela permettrait tout d&#8217;abord de placer le peuple afghan &#8211; et non plus l&#8217;occupant américain &#8211; au centre des opérations. Dans ce cas de figure, le soldat américain vit près des tribus, gagne leur confiance, les entraîne, les approvisionne en vivres et en matériel, obtient des renseignements, et combat à leurs côtés. L&#8217;Américain était un chef; il devient un allié.</p>
<p>Deuxième avantage: ces équipes de soldats américains fonctionnent par petits groupes. Cette approche, comme l&#8217;explique Gant, prend énormément de temps (plusieurs mois pour créer le contact, des années pour établir un lien durable) mais réclame un nombre limité de soldats. Si Obama cherche à contrer les talibans et à assurer la sécurité de l&#8217;Afghanistan sans avoir à mobiliser le renfort de 40.000 hommes demandé par le général Stanley McChrystal, il pourrait s&#8217;engager dans cette voie.</p>
<p>Troisième point: cette stratégie permet à l&#8217;armée américane de moins dépendre des succès politiques du président afghan <a href="http://www.slate.fr/story/12501/afghanistan-corruption-karzai-perdre-guerre-allies" target="_blank">Hamid Karzaï</a>. Le succès des campagnes anti-insurrection dépend souvent du comportement des autorités locales: si ces dernières ont la réputation d&#8217;être corrompues, la campagne échouera. Karzaï a promis des réformes, ce qui pourrait redorer son blason et le rendre plus légitime aux yeux du peuple afghan. Mais même s&#8217;il ne tenait pas ses engagements, ou si ses efforts ne rencontraient pas le succès escompté, la stratégie de Gant n&#8217;en pâtirait pas vraiment: les chefs de tribus sont les seules autorités qui comptent.</p>
<p>Gant est parfaitement lucide quant aux difficultés que pourrait poser ce rapprochement tribal. Le risque principal serait, selon lui, de se retrouver impliqué dans on ne sait quelles luttes intestines. En 2001, pendant l&#8217;invasion américaine en Afghanistan, il arrivait que nos alliés dans la guérilla locale signalent à l&#8217;aviation et à l&#8217;artillerie américaines des «<em>cibles talibanes</em>» devant être détruites &#8211; en fait de talibans, ces cibles s&#8217;avéraient parfois être des camps de tribus rivales.</p>
<p>L&#8217;un des objectifs les plus transparents &#8211; et les plus essentiels &#8211; de la stratégie de Gant consiste à créer un réseau de tribus indépendantes, en commençant par celles d&#8217;une même province, puis d&#8217;une même région, avant de passer à la nation entière; réseau lié au gouvernement de Kaboul par un système d&#8217;échanges de bons procédés (défense mutuelle, approvisionnement). Le major n&#8217;explique pas comment cette approche « <em>ascendante</em> » de l&#8217;unité nationale afghane pourrait concrètement prendre forme, mais il est sûr d&#8217;une chose: si cette stratégie n&#8217;est pas mise en place, les talibans conserveront l&#8217;avantage en jouant sur les rivalités tribales.</p>
<p>Il précise également qu&#8217;une telle stratégie ne pourra pas, à elle seule, vaincre les talibans. Les officiers qui ont fait circuler le rapport de Gant, et qui en discutent lors de réunions en huis clos, sont de toute manière loin d&#8217;être optimistes.</p>
<p>Il y a deux semaines, lorsqu&#8217;un journaliste lui a demandé où en étaient les longues discussions en interne sur le sujet, le secrétaire à la Défense Robert Gates a répondu que le président Obama était en train d&#8221;« <em>associer les meilleurs éléments des différentes idées</em> » avancées par ses conseillers.</p>
<p>Lorsque Obama fera connaître sa décision &#8211; quelle stratégie adopter, combien de renforts envoyer -, il nous faudra étudier son projet avec soin. Et répondre à cette question cruciale: quel rôle aura-t-il donné aux tribus afghanes ?</p>
<p>&#160;</p>
<p>Lire également sur la guerre en Afghanistan: <a href="http://www.slate.fr/story/12501/afghanistan-corruption-karzai-perdre-guerre-allies" target="_blank">Afghanistan: la corruption des Karzaï fera perdre la guerre</a>, <a href="http://www.slate.fr/story/9841/lafghanistan-un-nouveau-vietnam-maj" target="_blank">L&#8217;Afghanistan, un nouveau Vietnam</a> et<a href="http://www.slate.fr/story/10057/il-faut-rester-en-afghanistan" target="_blank"> Il faut rester en Afghanistan.</a></p>
<p>Source : Slate <a href="http://www.slate.fr/story/13497/afghanistan-pour-gagner-la-guerre-il-faut-sallier-aux-milices">http://www.slate.fr/story/13497/afghanistan-pour-gagner-la-guerre-il-faut-sallier-aux-milices</a></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[La " course aux passes ", un siècle après... ]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/24/la-course-aux-passes-un-siecle-apres/</link>
<pubDate>Tue, 24 Nov 2009 12:48:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
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<description><![CDATA[Mise en perspective historique par Alexandre Guérin de l&#8217;enjeu des voies logistiques en Afghan]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><strong>Mise en perspective historique par Alexandre Guérin de l&#8217;enjeu des voies logistiques en Afghanistan (</strong><a href="http://www.egeablog.net/dotclear/index.php?post/2009/11/12/La-logistique-%3A-la-fonction-op%C3%A9rationnelle-oubli%C3%A9e"><strong>importance rappelée par Olivier Kempf</strong></a><strong> à qui je prépare une réponse sur l&#8217;oubli relatif de cette fonction).</strong></p>
<p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/attaque-dun-convoi-italien-de-lisaf.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2583" title="attaque d'un convoi italien de l'ISAF le 17 septembre 2009" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/attaque-dun-convoi-italien-de-lisaf.jpg" alt="" width="450" height="342" /></a></p>
<p>S&#8217;il est une constante de l&#8217;Asie Centrale vis-à-vis des conquérants et des armées en campagne, c&#8217;est bien son hostilité intrinsèque à tout élément exogène. Hostilité des hommes tout d&#8217;abord, puisqu&#8217;il ne fait pas bon être &#8221; <em>infidèle</em> &#8221; en ces contrées. Certes un occidental s&#8217;y aventurant aujourd&#8217;hui ne risque plus, comme au XIXème siècle d&#8217;être décapité sur le caprice d&#8217;un Khan, tué par des brigands ou capturé puis vendu comme esclave par des Turcomans. Néanmoins, il ne peut échapper à la méfiance des habitants, tout particulièrement des montagnards Afghans immortalisés par Kessel et si prompts à partir en guerre contre tout &#8221; <em>envahisseur</em> &#8220;, qu&#8217;il soit Britannique, Soviétique ou Américain. Hostilité du terrain, puisqu&#8217;aux déserts d&#8217;Asie Centrale succèdent des chaînes de montagnes franchissables en de rares endroits. Lorsque le &#8221; <em>Tournoi des Ombres</em> &#8221; battait son plein, aventuriers Russes et Britanniques se livrèrent une compétition acharnée pour cartographier ces passes et s&#8217;arroger la loyauté des monarques les contrôlant. Leur importance résidait dans le fait qu&#8217;une armée lancée à la conquête des Indes devait impérativement les emprunter. A mi-chemin entre l&#8217;Asie Centrale soumise au Tzar et le Joyau de la Couronne Britannique, l&#8217;Afghanistan était bien au premier plan de cette lutte d&#8217;influence.</p>
<p>Aujourd&#8217;hui, l&#8217;Afghanistan a remplacé l&#8217;Inde comme objet de l&#8217;attention des grandes puissances, mais l&#8217;hostilité du milieu demeure. Si elle ne pose plus des problèmes aussi épineux que par le passé[1], elle pèse néanmoins de tout son poids sur la logistique. Les flux des forces internationales transitant jusqu’alors par le Pakistan, la pression insurgée sur le ravitaillement s&#8217;est logiquement portée au Sud. Les convois entre Karachi et Kaboul traversant l&#8217;Hindou Kouch ont payé le prix fort face aux coups de main des Taliban et autres insurgés. Face aux pertes croissantes de leurs convois, sans parler des &#8221; <em>emprunts de matériels</em> &#8221; par quelques insurgés, les stratèges de l&#8217;OTAN considèrent de plus en plus sérieusement l&#8217;ouverture d&#8217;un axe supplémentaire au Nord, traversant l&#8217;ex-URSS, espace tenu dans une certaine mesure par la Russie.</p>
<p>L’ouverture de cet axe alternatif pose cependant des problèmes de plusieurs ordres.</p>
<ul>
<li>Au niveau politique, tout d’abord, puisque tous les pays de la zone n’ont semble-t-il pas le même empressement à apporter leur soutien à ce projet. De plus, si la Russie semble décidée à ne pas couper cet axe, elle compte bien obtenir un maximum de concessions de la part des Américains dans d’autres domaines (Europe ou Caucase).</li>
<li>Au niveau technique, il est possible que les infrastructures de transport vieillissantes doivent être restaurées et remises à niveau afin de supporter un trafic important et régulier.</li>
<li>Au niveau sécuritaire, enfin, l’ouverture d’une nouvelle route nord semble inciter les insurgés à ouvrir un front nord. Ces derniers sont en effet conscients du talon d’Achille que constituent pour les forces internationales des lignes logistiques étirées à l’extrême, et semblent décidés à faire tout leur possible <a href="http://www.military.com/news/article/northern-afghan-supply-route-threatened.html">pour perturber le ravitaillement de l’ISAF</a>. En conséquence, la situation dans le Nord de l’Afghanistan s’est dégradée depuis quelques mois.</li>
</ul>
<p>Par ailleurs, ce même Nord et le Tadjikistan voisin pourraient faire les frais d’une conséquence imprévue de l’offensive de l’Armée pakistanaise. En effet, chassés des zones tribales, de nombreux jihadistes internationaux ont commencé à fuir vers le Nord. Parmi eux se trouvent sans doute des vétérans du Mouvement Islamique d’Ouzbékistan[2], certains ayant une expérience du combat remontant à la Guerre Civile au Tadjikistan (1992-1996). Transitant par les mêmes itinéraires clandestins que l’opium et le cannabis, ces combattants revenant au pays après une décennie d’exil pourraient à nouveau semer le désordre. D’autant plus que les convois de la coalition sont une cible attirante et que la situation socio-politique de l’Ouzbékistan et du Tadjikistan n’a guère changé depuis l’apparition de ces mouvements.</p>
<p><strong>Notes<br />
</strong>[1] On se réfèrera par exemple à la fin tragique de la première aventure Britannique en Afghanistan et du <span style="font-style:italic;">44th Regiment of Foot</span> qui connut au village de Gandamak son Dien-Bien-Phu ou son Kerbala, c&#8217;est selon.<br />
[2] Ce mouvement islamiste combattant, fondé en 1999 par Juma Namangani (ancien spetznaz, vétéran de la Guerre Civile au Tadjikistan), a été virtuellement anéanti en 2001 alors qu’il combattait aux côtés des Taliban.</p>
<p>Source : Mars attaque <a href="http://mars-attaque.blogspot.com/2009/11/la-course-aux-passes-un-siecle-apres.html">http://mars-attaque.blogspot.com/2009/11/la-course-aux-passes-un-siecle-apres.html</a></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Knocking On The Neighbour's Door]]></title>
<link>http://absarahmed.wordpress.com/2009/11/23/knocking-on-the-neighbours-door/</link>
<pubDate>Mon, 23 Nov 2009 12:07:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Absar</dc:creator>
<guid>http://absarahmed.wordpress.com/2009/11/23/knocking-on-the-neighbours-door/</guid>
<description><![CDATA[Talibans claim the responsibility of every attack, hard to believe them every time. Attacking on pla]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p style="line-height:200%;" align="justify"><font face="Times New Roman" size="3"><br />
Talibans claim the responsibility of every attack, hard to believe them every time. Attacking on places like GHQ and POF needs strong strategical skills maneuvering. It’s not like so easy without tactical maneuvering that you go, fire the rounds, break in GHQ, kill and run off.</p>
<p style="line-height:200%;" align="justify"><font face="Times New Roman" size="3"><br />
Last year in August 2008 when POF came under attack — the detained would-be suicide bomber, who identified himself as Hameedullah, revealed some stunning facts about the activities and involvement of proxy Taliban in the tribal areas of Pakistan.</p>
<p style="line-height:200%;" align="justify"><font face="Times New Roman" size="3"><br />
Officials declined to give further details, but it was every where on media about the involvement of NAD and RaW — as briefed by ISPR.</p>
<p style="line-height:200%;" align="justify"><font face="Times New Roman" size="3"><br />
Just this month, on 3rd November, ISPR’s Major-General Athar Abbas at a press briefing said that Pakistan has found concrete evidence of India’s involvement in militancy in South Waziristan.</p>
<p style="line-height:200%;" align="justify"><font face="Times New Roman" size="3"><br />
Last month, 2 Indians on two consecutive days are apprehended by Rangers. As per the Rangers and officials, those two are backed by RaW. Many are caught day-to-day and many such newses are remained inconspicuous on media.</p>
<p style="line-height:200%;" align="justify"><font face="Times New Roman" size="3"><br />
I don’t understand what those two Indians were doing? Selling peanuts or walnuts on a wheeled vehicle? Or they just came for sight seeing in Pakistan? This all should end from both sides!</p>
<p style="line-height:200%;" align="justify"><font face="Times New Roman" size="3"><br />
Just today, Pakistan&#8217;s Foreign Minister Shah Mehmood Qureshi has accused India of supporting insurgents in Pakistan. On the other side, while U.S. President Obama was on his trip to Asia, during his stay in China, he, followed by Chinese President Hu Jintao, voiced that Pakistan and India should recommence the talks again. India retorted that it wouldn&#8217;t allow someone from outside to meddle in it&#8217;s internal affairs. </p>
<p style="line-height:200%;" align="justify"><font face="Times New Roman" size="3"><br />
The general perception of Pakistani public is that Indian Government is up in arms &#8212; and extremely reluctant to recommence the talks with Pakistan. And this was finally announced by Pakistani Foreign Minister Shah Mehmood Qureshi of late. Against the grain, Pakistan is always ready to step in for talks and negotiation to settle the long-standing disputes, while the affectation of India is yet to be truly said as surplus at this juncture. </p>
<p style="line-height:200%;" align="justify"><font face="Times New Roman" size="3"><br />
I prefer Indian Government should behave judiciously and recommence the talk and negotiation. This wouldn&#8217;t be a unilateral benefit once the relations between both countries are fine-tuned, rather it&#8217;d be a bilateral benefit &#8212; a much needed too &#8212; for both India and Pakistan. </p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Mourir pour Hamid Karzaï ?]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/22/mourir-pour-hamid-karzai/</link>
<pubDate>Sun, 22 Nov 2009 17:10:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
<guid>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/22/mourir-pour-hamid-karzai/</guid>
<description><![CDATA[Par Serge Halimi Après avoir présenté les combats en Afghanistan comme une « guerre nécessaire », le]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><em>Par Serge Halimi</em></p>
<p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/un-soldat-canadien-marche-dans-un-champ-d-opium-dans-le-district-de-zharey-au-sud-de-l-afghanistan-le-21-mai-2008.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2543" title="un soldat canadien marche dans un champ d'opium dans le district de Zharey au sud de l'Afghanistan, le 21 mai 2008" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/un-soldat-canadien-marche-dans-un-champ-d-opium-dans-le-district-de-zharey-au-sud-de-l-afghanistan-le-21-mai-2008.jpg" alt="" width="450" height="327" /></a></p>
<p>Après avoir présenté les combats en Afghanistan comme une <em>« guerre nécessaire »,</em> le président Barack Obama est pressé par le général Stanley McChrystal, qu’il a lui-même nommé à la tête des forces américaines dans ce pays, d’y déployer quarante mille soldats supplémentaires. La guerre dure depuis huit ans.</p>
<p>En Indochine, les Etats-Unis appuyèrent une pléiade de gouvernements corrompus, illégitimes, perçus comme fantoches par la population. Sans succès. En Afghanistan, ni les Britanniques ni les Soviétiques ne purent s’imposer en dépit des moyens qu’ils engagèrent. Aujourd’hui, bien que les pertes militaires américaines demeurent relativement modestes (huit cent quatre-vingts morts depuis 2001, contre mille deux cents <em>par mois</em> au Vietnam en 1968), et le mouvement antiguerre atone, quelles perspectives de « victoire » peuvent escompter des armées occidentales perdues dans les montagnes afghanes, les trafics de drogue (<a id="nh1" title="L’Afghanistan produirait 93 % de l’héroïne mondiale. Cf. Ahmed Rashid, « The (...)" rel="footnote" href="/2009/11/HALIMI/18370#nb1">1</a>), et suspectées de guerroyer contre l’islam ?</p>
<p>Ministre français des affaires étrangères, M. Bernard Kouchner espère toutefois <em>« gagner les cœurs avec un gilet pare-balles ».</em> De son côté, le général McChrystal prétend : <em>« Notre affaire, ce n’est pas de tuer le maximum de talibans, mais de protéger la population »</em> (<a id="nh2" title="Respectivement Canal+, 18 octobre 2009, et Le Figaro, Paris, 29 septembre (...)" rel="footnote" href="/2009/11/HALIMI/18370#nb2">2</a>). Une idée commune sous-tend de telles proclamations, au-delà du cynisme : celle que le développement social et les opérations de guerre peuvent être menés de front dans un territoire où, pourtant, il est impossible de distinguer les insurgés des civils. Au Vietnam, le journaliste américain Andrew Kopkind avait résumé d’une formule assassine ce genre de « contre-insurrection » : <em>« Bonbons le matin, napalm l’après-midi. »</em></p>
<p>A défaut d’espérer vaincre un jour des combattants nationalistes dont Washington a pu apprécier la pugnacité quand, avec son concours, ils s’employaient à saigner à blanc l’Union soviétique, les Etats-Unis aimeraient que se distendent les liens, déjà fragiles, entre les talibans et les militants d’Al-Qaida (<a id="nh3" title="Lire Syed Saleem Shahzad, « Al-Qaida contre les talibans », Le Monde (...)" rel="footnote" href="/2009/11/HALIMI/18370#nb3">3</a>). Car, au lendemain des attentats du 11 septembre 2001, c’est pour anéantir les seconds que Washington a déployé en Asie centrale ses soldats et ses drones, pas par souci de scolariser les petites Afghanes.</p>
<p>S’il refuse l’escalade militaire que réclament les néoconservateurs, le nouveau Prix Nobel de la paix va donc devoir bientôt expliquer à son opinion publique qu’on réalise rarement le bonheur des peuples en les soumettant à une occupation armée ; que les disciples de M. Oussama Ben Laden ne comptent plus qu’une poignée de rescapés en Afghanistan ; enfin, qu’un éventuel compromis avec une fraction des talibans, moins hallucinée <em>(lire « <a href="/2009/11/PORTER/18432">Surprenante souplesse tactique des talibans en Afghanistan</a> »),</em> ne menace pas la sécurité nationale des Etats-Unis. La Russie, la Chine, l’Inde, le Pakistan, qui ont plutôt intérêt à ce que ce foyer de tension régional s’apaise, pourraient œuvrer dans le sens d’un règlement négocié. Engager sa vie pour la « démocratie » en terre étrangère constitue déjà un pari singulier ; faut-il vraiment mourir pour M. Hamid Karzaï ? Et s’y résoudre alors que, de l’aveu même du général McChrystal, le « maire de Kaboul », maintenu en place par la fraude électorale, a réalisé la prouesse incroyable de rendre une partie du peuple afghan <em>« nostalgique de la sécurité et de la justice du régime taliban »&#8230;</em></p>
<p>Bien que près de trente et un mille soldats britanniques, allemands, français, italiens, etc., affrontent les insurgés aux côtés des militaires américains, toutes ces questions paraissent ne pas concerner les dirigeants européens. Les choix de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) sont plus que jamais arrêtés à Washington. A Paris, le président Nicolas Sarkozy vient d’annoncer qu’il n’enverrait <em>« pas un soldat de plus »</em> combattre les talibans. Mais il a ajouté : <em>« Faut-il rester en Afghanistan ? Je réponds “oui”. Et rester pour gagner</em>  (<a id="nh4" title="Le Figaro, Paris, 16 octobre 2009. Mme Ségolène Royal a fait chorus : « La (...)" rel="footnote" href="/2009/11/HALIMI/18370#nb4">4</a>). <em> »</em> Noyée dans un entretien de deux pages, cette déclaration n’a suscité aucune réaction. C’était également la manière la plus généreuse de la commenter.</p>
<p><strong>Notes</strong>&#60;!&#8211; document.write(&#039;<a href="/imprimer/18370/6207a6429d"><img src="/squelettes/picto/ico_imp.gif" border="0" alt="imprimer" title="Imprimer cette page" width="22" height="22"> Imprimer&#8217;); // &#8211;&#62;</p>
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<div id="footnotes">
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<p>(<a id="nb1" title="Notes 1" rev="footnote" href="/2009/11/HALIMI/18370#nh1">1</a>) L’Afghanistan produirait 93 % de l’héroïne mondiale. <em>Cf.</em> Ahmed Rashid, « <a href="http://www.nybooks.com/articles/23113">The Afghanistan impasse</a> », <em>The New York Review of Books,</em> 8 octobre 2009. <em>Cf.</em> aussi sur notre site la carte « <a href="/cartes/afghanopium2009">L’opium, principale production afghane</a> ».</p>
<p>(<a id="nb2" title="Notes 2" rev="footnote" href="/2009/11/HALIMI/18370#nh2">2</a>) Respectivement Canal+, 18 octobre 2009, et <em>Le Figaro,</em> Paris, 29 septembre 2009.</p>
<p>(<a id="nb3" title="Notes 3" rev="footnote" href="/2009/11/HALIMI/18370#nh3">3</a>) Lire Syed Saleem Shahzad, « <a href="/2007/07/SHAHZAD/14902">Al-Qaida contre les talibans</a> », <em>Le Monde diplomatique,</em> juillet 2007.</p>
<p>(<a id="nb4" title="Notes 4" rev="footnote" href="/2009/11/HALIMI/18370#nh4">4</a>) <em>Le Figaro,</em> Paris, 16 octobre 2009. Mme Ségolène Royal a fait chorus : <em>« La guerre en Afghanistan doit être gagnée et elle le sera. »</em></p>
<p><em> </em></p>
<p>Source : le Monde Diplomatique <a href="http://www.monde-diplomatique.fr/2009/11/HALIMI/18370">http://www.monde-diplomatique.fr/2009/11/HALIMI/18370</a></p>
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<title><![CDATA[Pakistan : l'étau des talibans (vidéo)]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/22/pakistan-letau-des-talibans-video/</link>
<pubDate>Sun, 22 Nov 2009 15:04:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
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<description><![CDATA[Pour répondre à la violente actualité du Pakistan, où les combats entre armée pakistanaise et taliba]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/la-burqa-le-symbole-du-mouvement-des-talibans.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2539" title="la Burqa, le symbole occidental du mouvement des Talibans" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/la-burqa-le-symbole-du-mouvement-des-talibans.jpg?w=300" alt="" width="300" height="277" /></a>Pour répondre à la violente actualité du Pakistan, où les combats entre armée pakistanaise et talibans ont entraîné près d’1,5 millions de personnes à quitter leurs habitations, Arte a choisi de déprogrammer La Nef Des Damnés pour proposer un documentaire inédit. <strong>Pakistan, l’étau des talibans</strong> est le fruit du travail d’une journaliste pakistanaise, Sharmeen Obaid-Chinoy, qui tente de comprendre les raisons pour lesquelles les talibans continuent à avoir autant d’influence, en particulier sur la jeunesse.</p>
<p>Depuis 2001, la région de la Vallée du Swat vit au rythme des combats menés en Afghanistan par l&#8217;ISAF et doit s’organiser autour des alliances entre les pays. En constatant l’échec du gouvernement pakistanais, Sharmeen Obaid-Chinoy propose une plongée au cœur de la réalité quotidienne au Pakistan.</p>
<p><strong>Avertissement</strong> : <em>Mecanoblog ne partage pas forcément les opinions et considérations des intervenants, ni la propagande contre les talibans par les mass médias au service de certains intérêts occidentaux. Mecanoblog a pour mission d&#8217;informer et de permettre à chacun d&#8217;avoir un avis. </em></p>
<p><strong>Première partie</strong></p>
<p><object width="425" height="254"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/xa6dbe"></param><param name="allowfullscreen" value="true"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/xa6dbe" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="334" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><strong>Deuxième partie</strong></p>
<p><object width="425" height="254"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/xa6ji1"></param><param name="allowfullscreen" value="true"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/xa6ji1" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="334" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><strong>Troisième partie</strong></p>
<p><object width="425" height="254"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/xa6kiz"></param><param name="allowfullscreen" value="true"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/xa6kiz" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="334" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>&#160;</p>
<p>Source : La Némésis du Nouvel Ordre Mondial</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Des gendarmes français en Afghanistan]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/21/des-gendarmes-francais-en-afghanistan/</link>
<pubDate>Sat, 21 Nov 2009 15:58:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
<guid>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/21/des-gendarmes-francais-en-afghanistan/</guid>
<description><![CDATA[Par Jean Paul Baquiast Vont-ils eux aussi devoir soudoyer les talibans, comme l&#8217;ensemble des f]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><em>Par </em><em>Jean Paul Baquiast</em></p>
<p><strong>Vont-ils eux aussi devoir soudoyer les talibans, comme l&#8217;ensemble des forces « <em>occidentales</em> », pour ne pas se faire attaquer ?</strong></p>
<p><a href="mailto:jp.baquiast@wanadoo.fr">Jean Paul Baquiast</a></p>
<p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/des-gendarmes-francais-en-afghanistan.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-2494" title="des gendarmes français en Afghanistan" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/des-gendarmes-francais-en-afghanistan.jpg" alt="" width="260" height="195" /></a>Le gouvernement français juge bon d&#8217;envoyer un contingent de 150 gendarmes en Afghanistan, sous prétexte de « <em>former les forces gouvernementales</em> ». On croit rêver. Nos services ignorent-ils l&#8217;ambiance qui règne désormais dans ce pays, bien décrite par un article du Guardian cité en référence ?<br />
<em><br />
«  Les convois ne peuvent passer qu&#8217;après avoir rétribué les talibans pour ne pas être attaqués – les talibans, ou bien diverses bandes de seigneurs de la guerre&#8230;. Dans certains cas, les convois sont même escortés par deux véhicules talibans, un en tête et l&#8217;autre en queue du convoi,  à $1.500 par camion transportant du carburant sur 300 kilomètres. Cette subvention faite aux talibans concerne 10% à 20% de l&#8217;argent du Pentagone pour la logistique en Afghanistan ».</em></p>
<p>Les militaires sérieux, qu&#8217;ils soient américains ou qu&#8217;ils appartiennent aux autres contingents de l&#8217;Otan, connaissent cette situation et la déplorent. Mais mieux vaut payer que perdre des hommes&#8230;et se faire attaquer ensuite en justice par les familles. Quant aux mercenaires américains, comme il s&#8217;agit de l&#8217;argent fédéral, ils cotisent à tout va.</p>
<p>Au-delà de cette situation, que certains trouveront peut-être anecdotique, le fait d&#8217;ajouter 150 gendarmes français aux contingents déjà en place ne fera qu&#8217;ajouter au dilemme devant lequel se trouve désormais Obama :<br />
- ou bien il renforce le contingent US des quelques 50.000 hommes demandés par McCrystal et il encoure la fureur du gouvernement pakistanais. Celui-ci, à juste titre, se plaint que tout renforcement américain en Afghanistan provoque un afflux de talibans dans les zones tribales puis vers le Pakistan, au moment précis ou Washington presse Islamabad de lutter contre eux.<br />
-  ou bien  il n&#8217;envoie pas de renforts et  il manifeste  ainsi, qu&#8217;il le veuille ou non, l&#8217;acceptation d&#8217;un retrait proche. Ce retrait serait du bon sens, mais Obama déclencherait alors la fureur de l&#8217;opposition conservatrice.</p>
<p>Même si les 150 gendarmes français compteront peu dans ce vaste dilemme, il ne semble pas que les considérations qui précèdent aient été étudiées par notre vaillant Président. Ajoutons que ces gendarmes seraient bien plus utiles en France qu&#8217;en Afghanistan, y compris pour prévenir d&#8217;éventuels attentats terroristes.</p>
<p>Source : Europe Solidaire <a href="http://www.europesolidaire.eu/article.php?article_id=391&#38;r_id">http://www.europesolidaire.eu/article.php?article_id=391&#38;r_id</a>=</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Stratégie impériale pour un nouvel ordre mondial: les origines de la Troisième Guerre mondiale]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/20/strategie-imperiale-pour-un-nouvel-ordre-mondial-les-origines-de-la-troisieme-guerre-mondiale/</link>
<pubDate>Fri, 20 Nov 2009 22:59:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
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<description><![CDATA[Par Andrew Gavin Marshall Introduction Face à l’effondrement économique mondial, les perspectives d’]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><em>Par Andrew Gavin Marshall</em></p>
<p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/lanneau-dasie-centrale.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2488" title="l'anneau d'Asie Centrale" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/lanneau-dasie-centrale.jpg" alt="" width="450" height="300" /></a></p>
<p><strong>Introduction</strong></p>
<p>Face à l’effondrement économique mondial, les perspectives d’une guerre à l’échelle internationale s’intensifient. Historiquement, les périodes de déclin impérial et de crises économiques sont marquées par la guerre et une violence accrue. La chute des grands empires européens a été stigmatisée par les Première et Seconde Guerres mondiales, et par la Grande dépression qui a eu lieu entre ces deux guerres.</p>
<p>Le monde assiste actuellement au déclin de l’Empire étatsunien, en soi un produit de la Seconde Guerre mondiale. En tant que toute-puissance d’après-guerre, les États-Unis ont dirigé le système monétaire international et ont régné en champion et arbitre de l’économie politique mondiale.</p>
<p>Afin de gérer cette dernière, les États-Unis ont créé la plus grande et la plus puissante force militaire de l’histoire. Le contrôle permanent de l’économie mondiale nécessite une activité et une présence militaire permanentes.</p>
<p>Maintenant que l’empire étatsunien et l’économie politique mondiale sont en déclin et s’effondrent, les perspectives d’une fin violente de l’ère impériale étatsunienne augmentent dramatiquement.</p>
<p>Cet essai se divise en trois parties. La première couvre la stratégie géopolitique des États-Unis et de l’OTAN depuis la fin de la guerre froide, au début du nouvel ordre mondial, en dressant les grandes lignes de la stratégie impériale occidentale ayant mené à la guerre en Yougoslavie et à la « <em>guerre au terrorisme</em> ». La seconde partie est une analyse de la nature des « <em>révolutions des fleurs</em> » ou « <em>révolutions de couleur</em> » dans la stratégie impériale étatsunienne et met l’accent sur l’instauration d’une hégémonie en Europe de l’Est et en Asie centrale. La troisième partie examine l’aspect de la stratégie impériale qu’est la construction d’un nouvel ordre mondial, en se penchant sur les conflits grandissants en Afghanistan, au Pakistan en Iran, en Amérique latine, en Europe de l’Est et en Afrique, ainsi que le potentiel qu’ont ces conflits de déclencher une nouvelle guerre mondiale contre la Chine et la Russie.</p>
<h2>Définir une nouvelle stratégie impériale</h2>
<p>En 1991, avec la chute de l’Union soviétique, les États-Unis et l’OTAN on dû réinventer le rôle joué par leur politique étrangère dans le monde. La Guerre froide servait de justification à l’expansion impérialiste des États-Unis à travers le monde, ayant pour objectif d’« <em>endiguer</em> » la menace soviétique. L’OTAN a elle-même été créée et a existé uniquement dans les but de forger une alliance antisoviétique. Avec la disparition de l’URSS, l’OTAN n’avait plus de raisons d’exister et les États-Unis devaient trouver une nouvelle raison pour leur stratégie impérialiste dans le monde.</p>
<p>En 1992, le département de la Défense, sous la direction du secrétaire à la Défense Dick Cheney [futur vice-président sous George Bush Jr] a demandé au secrétaire adjoint à la Défense du Pentagone (Under Secretary of Defense for Policy) Paul Wolfowitz [futur secrétaire adjoint de George Bush Jr et président de la Banque mondiale] de rédiger un document sur la défense pour guider la politique étrangère du pays dans l’ère post-guerre froide, appelée communément « nouvel ordre mondial ».</p>
<p>Le document Defense Planning Guidance a été coulé en 1992 et a révélé ceci : « <em>Dans une nouvelle déclaration générale à l’étape finale d’écriture, le département de la Défense affirme que la mission politique et militaire des États-Unis dans l’ère post-guerre froide sera de s’assurer qu’aucune autre superpuissance rivale ne soit autorisée à émerger en Europe de l’Ouest, en Asie ou dans les territoires de l’ancienne Union Soviétique. Le document confidentiel défend un monde dominé par une superpuissance, dont la position peut être perpétuée par un comportement constructif et une force militaire suffisant à dissuader tout pays ou groupe de défier la primauté des États-Unis.</em> »</p>
<p>En outre, « <em>la nouvelle ébauche dépeint un monde dans lequel il y a une puissance militaire dominante, dont les leaders “doivent conserver les mécanismes visant même à décourager les compétiteurs potentiels d’aspirer à un rôle régional ou mondial supérieur”</em> ». Parmi les défis nécessaires à la suprématie étatsunienne, le texte « <em>réclamait des guerres régionales contre l’Irak et la Corée du Nord</em> » et identifiait la Chine et la Russie comme ses plus grandes menaces. Par ailleurs, il « suggère que les États-Unis pourraient aussi considérer l’élargissement des engagements de sécurité aux pays d’Europe de l’Est et de l’Ouest, semblablement à ceux de l’Arabie Saoudite, du Koweït et d’autres États arabes le long du Golfe persique ». [1]</p>
<h2>L’OTAN et la Yougoslavie</h2>
<p>Les guerres en Yougoslavie dans les années 1990 ont servi de justification au maintien de l’existence de l’OTAN dans le monde et à étendre les intérêts impériaux étatsuniens en Europe de l’Est.</p>
<p>La Banque mondiale et le FMI ont préparé le terrain pour la déstabilisation de la Yougoslavie. Après la mort de son dictateur de longue date, Josip Tito, en 1980, une crise de leadership s’est développée dans l’État. En 1982, des officiels de la politique étrangère étatsunienne ont organisé un ensemble de prêts du FMI et de la Banque mondiale, sous le nouveau Programme d’ajustement structurel (PAS), afin de faire face à la crise de la dette de 20 milliards de dollars US. Les prêts du PAS ont eu pour effet de « <em>dévaster l’économie et la politique […] La crise économique menaçait la stabilité politique […] et risquaient d’aggraver les tensions ethniques latentes</em> ». [2]</p>
<p>En 1989 Slobodan Milosevic est devenu président de la Serbie, la république la plus grande et la plus puissante des républiques yougoslaves. En 1989 toujours, le premier ministre yougoslave est allé aux États-Unis rencontrer le président George H.W. Bush afin de négocier un autre plan d’aide financière. En 1990, le programme de la Banque mondiale et du FMI est entré en vigueur et les dépense de l’État yougoslave allaient au paiement de la dette. En conséquence, les programmes sociaux ont été démantelés, la monnaie a été dévaluée, on a gelé les salaires et les prix ont augmenté. Les « <em>réformes ont attisé les tendances sécessionnistes nourris par les facteurs économiques aussi bien que par les divisions ethniques, assurant pratiquement la sécession de facto de la république</em> » et menant à la sécession de la Croatie et de la Slovénie en 1991. [3]</p>
<p>En 1990, la communauté du renseignement des États-Unis a publié un rapport de synthèse du renseignement (National Intelligence Estimate) prédisant le démantèlement de la Yougoslavie, l’éclatement d’une guerre civile, en rejetant par la suite le blâme de la future déstabilisation sur le président serbe Milosevic. [4]</p>
<p>En 1991, un conflit a éclaté entre le Yougoslavie et la Croatie lorsqu’elle a, elle-aussi, déclaré son indépendance. Un cessez-le-feu a été conclu en 1992. Pourtant, les Croates ont poursuivi de petites offensives militaires jusqu’en 1995 et ont également participé à la guerre en Bosnie. En 1995, la Croatie a entrepris l’opération Tempête dans le but de récupérer la région de Krajina. Un général croate a récemment été traduit en justice à La Haye pour crimes de guerre durant cette bataille, un affrontement clé dans l’expulsion des Serbes de la Croatie et qui a « <em>cimenté l’indépendance croate</em> ». Les États-Unis ont soutenu l’opération et la CIA a activement fourni des renseignements aux forces croates, ce qui a conduit au déplacement de 150 000 à 200 000 Serbes, en grande partie par le biais du meurtre, du pillage, de villages incendiés et du nettoyage ethnique. [5] L’armée croate a été entraînée par des conseillers étatsuniens et le général en procès a même été personnellement soutenu par la CIA. [6]</p>
<p>L’administration Clinton a donné le feu vert à l’Iran pour qu’il arme les musulmans bosniaques et « <em>de 1992 à janvier 1996, il y a eu un afflux d’armes et de conseillers iraniens en Bosnie</em> ». Qui plus est, « <em>l’Iran et d’autres États musulmans ont aidé à amener des moudjahidin en Bosnie pour livrer la bataille avec les musulmans contre les Serbes, des “saints combattants”  d’Afghanistan, de Tchétchénie, du Yémen et d’Algérie, parmi lesquels certains avaient des liens soupçonnés avec les camps d’entraînement d’Oussama ben Laden en Afghanistan</em> ».</p>
<p>C’est « <em>l’intervention occidentale dans les Balkans [qui] a exacerbé les tensions et a aidé à entretenir les hostilités. En reconnaissant les revendications des groupes et des républiques séparatistes en 1990-1991, les élites occidentales – étatsuniennes, britanniques, françaises et allemandes – ont sapé les structures gouvernementales en Yougoslavie, ont accru l’insécurité, ont attisé le conflit et amplifié les tensions ethniques. Et en offrant un soutien logistique aux différentes parties pendant la guerre, l’intervention occidentale a soutenu le conflit jusqu’au milieu des années 1990. On doit voir sous cet angle le choix qu’a fait M. Clinton de défendre les musulmans bosniaques pour se faire le champion sur la scène internationale, ainsi que les demandes de son administration pour que les Nations Unies lèvent l’embargo sur les armes afin d’armer les musulmans et les Croates contre les Serbes.</em> » [7]</p>
<p>Pendant la guerre en Bosnie, il y « <em>avait une vaste voie de passage secrète pour le trafic d’armes par la Croatie. Elle avait été constituée par les agences clandestines des États-Unis, de la Turquie et de l’Iran, avec la collaboration d’un éventail de groupes islamistes radicaux, incluant des moudjahidin afghans et le Hezbollah pro-iranien</em>. » De plus, « <em>les services secrets de l’Ukraine, de la Grèce et d’Israël s’affairaient à armer les Serbes bosniaques</em> ». [8] L’agence de renseignement allemande, la BND, a également envoyé des cargaisons d’armes aux musulmans bosniaques et à la Croatie pour la lutte contre les Serbes. [9]</p>
<p>Les États-Unis avaient influencé la guerre dans la région de diverses façons. Comme le rapportait <em>The Observer </em>en 1995, un pan important de leur implication se faisait par le biais de « <em>Military Professional Resources Inc (MPRI), une société privée étatsunienne de généraux et d’agents du renseignement à la retraite, située en Virginie. L’ambassade étatsunienne à Zagreb a admis que MPRI entraînait les Croates, avec la permission du gouvernement des États-Unis.</em> » Aussi, les Néerlandais « <em>étaient convaincus que les forces spéciales étatsuniennes étaient impliquées dans l’entraînement de l’armée bosniaque et de l’armée croate de Bosnie (HVO).</em> » [10]</p>
<p>Dès 1988, le leader de la Croatie a rencontré le chancelier allemand Helmut Kohl afin de créer « <em>une politique conjointe pour désunir la Yougoslavie</em> » et amener la Slovénie et la Croatie dans la « <em>zone économique allemande</em> ». Des officiers de l’Armée étatsunienne ont donc été envoyés en Croatie, en Bosnie, en Albanie et en Macédoine en tant que « <em>conseillers</em> » et ont fait appel aux Forces spéciales des États-Unis pour les aider. [11] Durant le cessez-le-feu de neuf mois dans la guerre de Bosnie-Herzégovine, six généraux étatsuniens ont rencontré des dirigeants de l’armée bosniaque pour planifier l’offensive bosniaque qui a mis fin au cessez-le-feu. [12]</p>
<p>En 1996, la mafia albanaise, avec collaboration avec l’Armée de libération du Kosovo (ALK), une organisation de guérilleros militants, a pris le contrôle du gigantesque itinéraire de trafic de drogue des Balkans. L’ALK était liée à d’anciens moudjahidin en Afghanistan, dont Oussama ben Laden. [13]</p>
<p>En 1997, l’ALK a commencé à se battre contre les forces serbes, [14] et en 1998, le département d’État états-unien a enlevé l’ALK de sa liste d’organisations terroristes. [15] Avant et après 1998, l’ALK recevait des armes, de l’entraînement et du soutien des États-Unis et de l’OTAN, et la secrétaire d’État de M. Clinton, Madeleine Albright entretenait une relation  politique étroite avec Hashim Thaci, le dirigeant de l’ALK.</p>
<p>À la fois la CIA et le renseignement allemand, la BND, ont soutenu les terroristes de l’ALK en Yougoslavie avant et après qu’elle ne soit bombardée par l’OTAN en 1999. La BND avait des contacts avec l’ALK depuis le début des années 1990, au moment où l’ALK établissait des contacts avec Al-Qaïda. [17] Les membres de l’ALK étaient entraînés par Oussama ben Laden dans les camps d’entraînement en Afghanistan. Même l’ONU a affirmé que la violence provenait en majorité des membres de l’ALK « <em>particulièrement des alliés de Hashim Thaci</em> ». [18]</p>
<p>Le bombardement de l’OTAN au Kosovo en mars 1999 a été justifié par le faux-semblant suivant : mettre un terme à l’oppression des Albanais du Kosovo par les Serbes, qualifiée de génocide. L’administration Clinton a déclaré qu’au moins 100 000 Albanais du Kosovo étaient portés disparus et qu’ils avaient « <em>peut-être été tués</em> » par les Serbes. Bill Clinton a personnellement comparé les événements du Kosovo avec l’Holocauste. Le département d’État avait avoué craindre que près de 500 000 Albanais étaient mort. Finalement, l’évaluation officielle a réduit ce nombre à 10 000, toutefois, des enquêtes exhaustives ont révélé que moins de 2 500 des décès albanais pouvaient être attribués aux Serbes. Pendant la campagne de bombardements de l’OTAN, entre 400 et 1500 civils serbes ont été tués et l’OTAN a commis des crimes de guerres, dont le bombardement d’une station de télévision serbe et d’un hôpital. [19]</p>
<p>En 2000, le département d’État des États-Unis, en coopération avec la American Enterprise Institute, AEI, a tenu une conférence en Slovaquie sur l’intégration euro-atlantique. Parmi les participants, il y avait des chefs d’État, des officiels des Affaires étrangères et des ambassadeurs de divers États européens, ainsi que des représentants de l’ONU et de l’OTAN. [20] Un correspondance entre un politicien allemand présent à la rencontre et le chancelier allemand a révélé la vraie nature de la campagne de l’OTAN au Kosovo. On y apprenait que les conférenciers ont réclamé une déclaration hâtive de l’indépendance du Kosovo, que la guerre en Yougoslavie était menée dans le but d’élargir l’OTAN, que la Serbie serait exclue indéfiniment du développement européen afin de justifier une présence militaire états-unienne dans la région et que l’expansion était ultimement conçue pour endiguer la Russie. [21]</p>
<p>Élément important, « <em>la guerre créait une raison d’être pour la perpétuité de l’OTAN dans un monde d’après-guerre froide, alors que l’organisation tentait désespérément de justifier son existence et son désir d’expansion</em> ». En outre, « <em>les Russes avaient assumé que l’OTAN se dissoudrait à la fin de la Guerre froide. Au contraire, non seulement l’OTAN s’est élargie, elle est allée en guerre en raison d’une dispute interne dans un pays slave d’Europe de l’Est</em> ». Cela a été vu comme une grande menace. Ainsi, « <em>la guerre de 1999 contre la Yougoslavie est à l’origine de bien des tensions entre les États-Unis et la Russie au cours de la dernière décennie</em> ». [22]</p>
<h2>La guerre au terrorisme et le Project for the New American Century (PNAC)</h2>
<p>Lorsque Bill Clinton est devenu président, les faucons néoconservateurs de l’administration de George H.W. Bush on formé un cercle de réflexion appelée <em>Project for the New American Century</em> <strong>(Projet pour un nouveau siècle états-unien)</strong> ou PNAC. En 2000, ils ont publié un rapport intitulé Rebuilding America’s Defenses: Strategy, Forces, and Resources for a New Century. (Reconstruire la défense des États-Unis : stratégie, forces et ressources pour un nouveau siècle). En se basant sur le document Defense Policy Guidance (Guide de la politique de défense) ils ont déclaré que «<em> les États-Unis doivent conserver suffisamment de forces capables de se déployer rapidement et de gagner de multiples guerres de grande échelle à la fois</em> [23] ». On ajoute, qu’« <em>il est nécessaire de conserver suffisamment de forces de combat pour mener et gagner de nombreuses guerres de théâtre presque simultanées [et que] le Pentagone a besoin de commencer à calculer la force nécessaire pour protéger, indépendamment et en tout temps, les intérêts états-uniens en Europe, en Asie de l’Est et dans le Golfe</em> ». [25]</p>
<p>Fait intéressant, le document indiquait que « <em>depuis des décennies, les États-Unis ont cherché à jouer un rôle davantage permanent en matière de sécurité dans la région du Golfe. Alors que le conflit irrésolu avec l’Irak fournit une justification immédiate, la nécessité d’une force états-unienne substantielle dans le Golfe transcende la question du régime de Saddam Hussein</em> [26] ». Cependant, en préconisant une importante augmentation des dépenses en défense ainsi que l’expansion de l’empire états-unien autour du globe, incluant la puissante destruction de nombreux pays par de grandes guerres de théâtre, le rapport mentionnait qu’« <em>en outre, le processus de transformation, même s’il apporte des changements révolutionnaires, sera probablement de longue durée s’il ne se produit pas d’événement catastrophique et catalyseur, comme un nouveau Pearl Harbor</em> [27] ». Cet événement s’est produit un an plus tard, lors des attentats du 11 septembre. De nombreux auteurs du rapport et membres du PNAC étaient devenus des représentants de l’administration Bush et étaient en position convenable pour mettre leur « <em>projet</em> » à exécution après l’avènement de leur « <em>nouveau Pearl Harbor</em> ».</p>
<p>Les plans pour la guerre étaient « <em>déjà en développement par les boîtes de réflexion d’extrême-droite dans les années 1990, des organisations au sein desquelles des combattants de la Guerre froide issus du cénacle des services secrets, des églises évangéliques et des compagnies de pétrole et d’armement formulaient des plans consternants pour un nouvel ordre mondial</em> ». Afin d’y arriver, « <em>les États-Unis auraient besoin d’utiliser tous les moyens – diplomatiques, économiques et militaires, même des guerres d’agression – pour avoir le contrôle à long terme des ressources de la planète et la capacité d’assurer la faiblesse de tout rival potentiel</em> ».</p>
<p>Parmi les personnes impliquées dans le PNAC et les plans impériaux on trouve “Dick Cheney – vice-président; Lewis Libby – chef d’état-major de M. Cheney; Donald Rumsfeld – secrétaire à la Défense; Paul Wolfowitz – secrétaire de M. Rumsfeld; Peter Rodman – chargé des Affaires de Sécurité mondiale; John Bolton – secrétaire d’État pour le contrôle des armements; Richard Armitage – adjoint du secrétaire d’État; Richard Perle – ancien adjoint du secrétaire à la Défense sous Reagan, aujourd’hui à la tête du Defense Policy Board (conseil des politiques de Défense); William Kristol – directeur du PNAC et conseiller de M. Bush, connu comme le cerveau du président et Zalmay Khalilzad », qui est devenu ambassadeur et en Afghanistan et en Irak après les changements de régimes [28].</p>
<h2>Le « <em>grand échiquier</em> » de Brzezinski </h2>
<p><a href="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/ancien-conseiller-a-la-securite-nationale-des-etats-unis-zbigniew-brzezinski.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2490" title="Ancien conseiller à la sécurité nationale des États-Unis : Zbigniew Brzezinski" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/ancien-conseiller-a-la-securite-nationale-des-etats-unis-zbigniew-brzezinski.jpg?w=300" alt="" width="300" height="210" /></a>Le stratégiste faucon par excellence, Zbigniew Brzezinski, co-fondateur de la Commission trilatérale avec David Rockefeller, ancien conseiller à la Sécurité nationale et architecte clé de la politique étrangère sous Jimmy Carter, est également l’auteur d’un livre sur la géostratégie états-unienne. M. Brzezinski est par ailleurs membre du Council on Foreign Relations, du groupe Bilderberg et a aussi été membre du conseil d’administration d’Amnistie internationale, du Conseil de l&#8217;Atlantique et de National Endowment for Democracy (NED). À l’heure actuelle, il est administrateur et conseiller au Center for Strategic and International Studies (CSIS), un important cercle de réflexion états-unien.</p>
<p>Dans son livre <em>Le grand échiquier</em>, paru en 1997, Brzezinski a tracé les grandes lignes  d’une stratégie pour les États-Unis dans le monde. Il a écrit : « <em>Pour les États-Unis, le grand prix politique est l’Eurasie. Depuis un demi-millénaire, les affaires mondiales ont été dominées par les pouvoirs eurasiens et les peuples qui se sont battus entre eux pour la domination régionale et ont aspiré au pouvoir mondial.</em> » Il ajoute, « la façon dont les États-Unis “s’y prennent” avec l’Eurasie est critique. L’Eurasie constitue le plus grand continent du globe et représente un axe géopolitique. Un pouvoir dominant l’Eurasie contrôlerait deux des trois régions du monde les plus avancées et les plus productives sur le plan économique. Un simple coup d’œil sur la carte suggère également que la domination de l’Eurasie impliquerait presque systématiquement la subordination de l’Afrique [29].</p>
<p>Il poursuit l’élaboration d’une stratégie pour l’empire états-unien en affirmant qu’« il est impératif qu’aucun opposant eurasien n’émerge, et soit capable de dominer l’Eurasie et, par conséquent, de défier les États-Unis. L’objectif de ce livre est donc de formuler une géostratégie eurasienne approfondie et intégrée [30] ». Il explique : « <em>Deux étapes fondamentales sont donc requises : premièrement, identifier les États eurasiens dynamiques sur le plan géostratégique ayant le pouvoir de provoquer un changement potentiellement important dans la distribution internationale du pouvoir et de déchiffrer les principaux objectifs extérieurs de leurs élites politiques respectives et les conséquences probables de ces aspirations; deuxièmement, formuler des politiques spécifiquement états-uniennes pour compenser, coopter et/ou contrôler ce qui précède</em> [31]. »</p>
<p>Cela signifie qu’il est primordial d’identifier les États qui seraient de potentiels pivots sur lesquels l’équilibre des puissances de la région mettrait fin à la sphère d’influence états-unienne, et qu’il faut ensuite « <em>compenser, coopter et/ou contrôler</em> » de tels États et de telles circonstances. L’Iran serait un exemple : il est l’un des plus grands producteurs de pétrole du monde et détient une position stratégique significative dans l’axe de l’Europe, de l’Asie et du Moyen-Orient. L’Iran pourrait détenir la capacité de modifier l’équilibre des puissances en Eurasie s’il s’alliait étroitement à la Russie ou à la Chine, ou les deux, en leur offrant un important approvisionnement en pétrole de même qu’une sphère d’influence dans le Golfe, rivalisant ainsi l’hégémonie états-unienne dans la région.</p>
<p>M. Brzezinski a supprimé toute subtilité de ses penchants impérialistes et écrit : « <em>Afin de l’exprimer dans une terminologie rappelant l’âge davantage brutal des anciens empires, les trois grands impératifs de la géostratégie sont : prévenir la collusion et maintenir la dépendance sécuritaire entre les vassaux, préserver la protection des tributaires et leur caractère influençable, et finalement empêcher les barbares de s’unir</em> [32]. »</p>
<p>Brzezinski fait référence aux républiques d’Asie centrale sous le nom « <em>Balkans eurasiens</em> » en écrivant : « <em>De plus, d’un point de vue sécuritaire et sur le plan des ambitions historiques elles [républiques d’Asie centrale] sont importantes pour au moins trois de leurs voisins immédiats les plus puissants, à savoir, la Russie, la Turquie et l’Iran, ainsi que pour la Chine, qui démontre un intérêt politique accru envers la région. Mais les Balkans eurasiens constituent un trésor économique potentiel et sont infiniment plus importants pour cette raison : une énorme concentration de gaz naturel et de réserves de pétrole se trouve dans cette région, en plus d’importants minéraux, dont l’or</em> [33]. » Il ajoute :« <em>Il s’ensuit que l’intérêt principal des États-Unis est d’aider à s’assurer qu’aucun pouvoir à lui seul arrive à contrôler cet espace géopolitique et que la communauté internationale y ait accès économiquement et financièrement, sans entraves</em> [34] ». Voilà un illustre exemple du rôle des États-Unis en tant qu’engin impérial : le pays pratique une politique étrangère impériale conçue pour maintenir ses positions stratégiques, mais dont le but « <em>infiniment plus important</em> » est d’abord, de sécuriser le « <em>trésor économique</em> » pour la « <em>communauté internationale</em> ». En d’autres termes, les États-Unis constituent une hégémonie impériale œuvrant pour les intérêts financiers internationaux.</p>
<p>Brzezinski a également avertit que « <em>les États-Unis pourraient devoir déterminer la façon de composer avec les coalitions régionales qui cherchent à évincer le pays de l’Eurasie, menaçant ainsi son statut de puissance mondiale</em> [35] ». Il « <em>met au premier plan la tactique et la manipulation afin de prévenir l’émergence d’une coalition hostile qui pourrait tôt ou tard chercher à défier la primauté états-unienne</em> ». Ainsi, « <em>la tâche la plus urgente consiste à s’assurer qu’aucun État ou ensemble d’États acquière la capacité d’expulser les États-Unis de l’Eurasie ou même de diminuer de manière significative son rôle décisif d’arbitre</em> [36] ».</p>
<h2>La guerre au terrorisme et l’impérialisme excessif</h2>
<p>En 2000, le Pentagone a publié un document appelé Joint Vision 2020, qui expose brièvement un projet destiné à accomplir ce qu’ils nomment « <em>Full Spectrum Dominance</em> » (domination sous tous ses aspects), en tant que modèle pour le département de la Défense dans le futur. « <em>La domination sous tous ses aspects signifie la capacité des forces états-uniennes, agissant seules ou avec des alliés, de vaincre n’importe quel adversaire et de contrôler n’importe quelle situation pour l’ensemble des opérations militaires.</em> » Le rapport «  <em>aborde la domination sous tous ses aspects dans l’ensemble des conflits, de la guerre nucléaire aux grandes guerres de théâtre, en passant par les contingences de plus petite échelle. Il touche également aux situations imprécises comme le maintien de la paix et l’aide humanitaire n’impliquant pas de combat</em> ». On mentionne également «<em> le développement d’un réseau d’informations mondial offrant un environnement propice à la supériorité décisionnelle</em> [37] ».</p>
<p>Comme l’expliquait l’économiste politique Ellen Wood, « <em>la domination sans frontières de l’économie mondiale et des nombreux États qui l’administrent nécessite une action militaire sans fin, dans l’intention ou dans le temps</em> [38] ». Elle ajoute : « <em>La domination impériale dans une économie capitaliste mondiale requière un équilibre délicat et contradictoire entre l’abolition de la compétition et le maintien des conditions qui génèrent des marchés et des profits dans les économies en compétition. Il s’agit des contradictions les plus fondamentales du nouvel ordre mondial</em> [39]. »</p>
<p>Après le 11 septembre, la « <em>doctrine Bush</em> » a été mise en place. Elle réclamait « <em>un droit exclusif et unilatéral à l’attaque préventive, partout et en tout temps, libre de tout accord international, afin de s’assurer que</em> <em>leurs forces seront assez fortes pour dissuader des adversaires potentiels de se développer militairement dans l’espoir de surpasser ou d’égaler la puissance des États-Unis</em> [40] ».</p>
<p>L’OTAN a entrepris la première invasion terrestre de toute son histoire avec l’invasion et l’occupation de l’Afghanistan en octobre 2001. En réalité, la guerre afghane avait été planifiée avant les événements du 11 septembre, avec la rupture d’un important marché de pipeline entre des compagnies pétrolières occidentales et les talibans. La guerre en soi a été orchestrée en été 2001, avec le plan fonctionnel pour aller en guerre à la mi-octobre [41].</p>
<p>D’un point de vu géopolitique, l’Afghanistan est extrêmement important, car « <em>le transport de tout le combustible fossile du bassin de la mer Caspienne à travers la Russie ou l’Azerbaïdjan accroîtrait énormément le contrôle politique et économique de la Russie sur les républiques d’Asie centrale, ce que l’Ouest a précisément tenté de prévenir pendant 10 ans. Le faire passer par l’Iran enrichirait un régime que les États-Unis cherchent à isoler. Envoyer le combustible par le long chemin de la Chine, en passant complètement à côté des considérations stratégiques, se ferait à un coût prohibitif. Si les pipelines passaient toutefois par l’Afghanistan, cela permettrait aux États-Unis de poursuivre à la fois son objectif de “diversification de l’approvisionnement énergétique” et de pénétrer les marchés les plus lucratifs du monde</em> [42] ».</p>
<p>Comme le soulignait le San Francisco Chronicle, à peine deux semaines après les attaques du 11 septembre, « <em>au-delà de la détermination états-unienne de se venger des auteurs de l’attentat, au-delà de la probabilité de batailles interminables provoquant davantage de pertes civiles dans les mois et les années à venir, les enjeux cachés dans la guerre au terrorisme peuvent se résumer en un seul mot : pétrole</em> ». Le quotidien explique en outre que « <em>la carte des sanctuaires de terroristes et des cibles au Moyen-Orient et en Asie centrale est également, dans une mesure extraordinaire, la carte des principales sources d’énergie mondiales au 21<sup>e</sup> siècle. La défense de ces ressources énergétiques, au lieu d’être une simple confrontation entre l’Islam et l’Ouest – sera la première étincelle du conflit mondial qui perdurera dans les prochaines décennies</em> ».</p>
<p>Au nombre des multiples États notables où il y a un croisement entre le terrorisme, le pétrole et les réserves de gaz, et qui sont d’une importance capitale pour les États-Unis et l’Ouest, on trouve l’Arabie Saoudite, la Lybie, le Bahreïn, les Émirats du Golfe, l’Iran, l’Irak, l’Égypte, le Soudan, l’Algérie, le Turkménistan, le Kazakhstan, l’Azerbaïdjan, la Tchétchénie, la Géorgie et l’est de la Turquie. Fait marquant, « <em>cette région compte plus de 65 % de la production mondiale de pétrole et de gaz naturel</em> ». Aussi, « <em>inévitablement, bien des gens verront la guerre contre le terrorisme comme une guerre pour le compte des états-uniennes Chevron, ExxonMobil et Arco, de la française TotalFinaElf; de la britannique British Petroleum et de la et néerlandaise Royal Dutch Shell et d’autres géantes multinationales, lesquelles ont investi des centaines de milliards de dollars dans la région</em> [43] ».</p>
<p>Ce n’est pas un secret que la guerre en Irak était étroitement liée au pétrole. À l’été 2001, Dick Cheney a organisé une Energy Task Force (unité d’intervention sur l’énergie), qui constituait une série de rencontres extrêmement secrètes, où l’on déterminait la politique énergétique des États-Unis. Lors de ces rencontres, ainsi que par divers moyens de communication, M. Cheney et ses assistants se sont entretenus avec de hauts représentants et des dirigeants de Shell Oil, British Petroleum (BP), Exxon Mobil, Chevron, et Conoco [44]. Lors de la réunion qui s’est tenue avant le 11 septembre et avant que l’on ne mentionne une guerre en Irak, des documents traitant des champs pétrolifères, des pipelines, des raffineries et des terminaux ont été présentés et ont fait l’objet de discussions. « <em>Sur des documents saoudiens et émiratis figurait également une carte de tous les champs pétrolifères, pipelines, raffineries et terminaux pétroliers de chaque pays</em> [45]. » Depuis, Royal Dutch Shell et British Petroleum ont toutes deux reçu d’importants contrats pour développer les champs pétrolifères iraquiens [46]. </p>
<p>La guerre en Irak, tout comme la guerre en Afghanistan, servent des intérêts stratégiques dans cette région : en grande partie, des intérêts spécifiquement états-uniens, et, en général, des intérêts impériaux de l’Occident. Ces guerres ont été particulièrement conçues pour éliminer, menacer ou endiguer les pouvoirs régionaux, ainsi que pour y instaurer directement plusieurs douzaines de bases militaires, établissant ainsi, de manière ferme, une présence impériale. Le but de cette entreprise vise largement les joueurs important de la région et tend spécifiquement à encercler la Russie et la Chine et à menacer leur accès aux réserves régionales de pétrole et de gaz. L’Iran est désormais cerné, par l’Irak d’un côté et l’Afghanistan de l’autre.</p>
<h2>Conclusion</h2>
<p>La première partie de cet essai a tracé les grandes lignes de la stratégie impériale des États-Unis et de l’OTAN visant à entrer dans le nouvel ordre mondial après le démantèlement de l’Union Soviétique. Le but principal visait à encercler la Russie et la Chine et à prévenir l’émergence d’une nouvelle superpuissance. Les États-Unis devaient agir à titre d’hégémonie impériale, servant les intérêts financiers internationaux dans l’imposition d’un nouvel ordre mondial. La prochaine partie de cet essai examine les « <em>révolutions de couleur</em> » à travers l’Europe de l’Est et l’Asie centrale, lesquelles perpétuent la politique d’endiguement de la Russie et de la Chine, en contrôlant l’accès aux principales réserves de gaz naturel et leurs voies de transport. Les « <em>révolutions de couleur</em> » ont été une force cruciale de la stratégie géopolitique, et leur analyse est  essentielle à la compréhension du nouvel ordre mondial.</p>
<p><em><object width="425" height="254"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/x86fy4"></param><param name="allowfullscreen" value="true"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x86fy4" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="334" allowfullscreen="true"></embed></object> </p>
<p></em>Article original en anglais: <a href="http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&#38;aid=15686" target="_new">An Imperial Strategy for a New World Order</a>, publié le 16 octobre 2009.</p>
<p><strong>Notes</strong></p>
<p>[1]           Tyler, Patrick E. U.S. Strategy Plan Calls for Insuring No Rivals Develop: A One Superpower World. The New York Times: March 8, 1992. <a href="http://work.colum.edu/~amiller/wolfowitz1992.htm">http://work.colum.edu/~amiller/wolfowitz1992.htm</a></p>
<p>[2]           Louis Sell, Slobodan Milosevic and the Destruction of Yugoslavia. Duke University Press, 2002: Page 28. Michel Chossudovsky, Dismantling Former Yugoslavia, Recolonizing Bosnia-Herzegovina. Global Research: February 19, 2002: <a href="http://globalresearch.ca/index.php?context=va&#38;aid=370">http://globalresearch.ca/index.php?context=va&#38;aid=370</a></p>
<p>[3]           Michel Chossudovsky, Dismantling Former Yugoslavia, Recolonizing Bosnia-Herzegovina. Global Research: February 19, 2002: <a href="http://globalresearch.ca/index.php?context=va&#38;aid=370">http://globalresearch.ca/index.php?context=va&#38;aid=370</a></p>
<p>[4]           David Binder, Yugoslavia Seen Breaking Up Soon. The New York Times: November 28, 1990</p>
<p>[5]           Ian Traynor, Croat general on trial for war crimes. The Guardian: March 12, 2008: <a href="http://www.guardian.co.uk/world/2008/mar/12/warcrimes.balkans">http://www.guardian.co.uk/world/2008/mar/12/warcrimes.balkans</a></p>
<p>[6]           Adam LeBor, Croat general Ante Gotovina stands trial for war crimes. The Times Online: March 11, 2008: <a href="http://www.timesonline.co.uk/tol/news/world/europe/article3522828.ece">http://www.timesonline.co.uk/tol/news/world/europe/article3522828.ece</a></p>
<p>[7]           Brendan O’Neill, &#8216;You are only allowed to see Bosnia in black and white&#8217;. Spiked: January 23, 2004: <a href="http://www.spiked-online.com/Articles/0000000CA374.htm">http://www.spiked-online.com/Articles/0000000CA374.htm</a></p>
<p>[8]           Richard J. Aldrich, America used Islamists to arm the Bosnian Muslims. The Guardian: April 22, 2002: <a href="http://www.guardian.co.uk/world/2002/apr/22/warcrimes.comment/print">http://www.guardian.co.uk/world/2002/apr/22/warcrimes.comment/print</a></p>
<p>[9]           Tim Judah, German spies accused of arming Bosnian Muslims. The Telegraph: April 20, 1997: <a href="http://www.serbianlinks.freehosting.net/german.htm">http://www.serbianlinks.freehosting.net/german.htm</a></p>
<p>[10]         Charlotte Eagar, Invisible US Army defeats Serbs. The Observer: November 5, 1995: <a href="http://charlotte-eagar.com/stories/balkans110595.shtml">http://charlotte-eagar.com/stories/balkans110595.shtml</a></p>
<p>[11]         Gary Wilson, New reports show secret U.S. role in Balkan war. Workers World News Service: 1996: <a href="http://www.workers.org/ww/1997/bosnia.html">http://www.workers.org/ww/1997/bosnia.html</a></p>
<p>[12]         IAC, The CIA Role in Bosnia. International Action Center: <a href="http://www.iacenter.org/bosnia/ciarole.htm">http://www.iacenter.org/bosnia/ciarole.htm</a></p>
<p>[13]         History Commons, Serbia and Montenegro: 1996-1999: Albanian Mafia and KLA Take Control of Balkan Heroin Trafficking Route. The Center for Cooperative Research: <a href="http://www.historycommons.org/topic.jsp?topic=country_serbia_and_montenegro">http://www.historycommons.org/topic.jsp?topic=country_serbia_and_montenegro</a></p>
<p>[14]         History Commons, Serbia and Montenegro: 1997: KLA Surfaces to Resist Serbian Persecution of Albanians. The Center for Cooperative Research: <a href="http://www.historycommons.org/topic.jsp?topic=country_serbia_and_montenegro">http://www.historycommons.org/topic.jsp?topic=country_serbia_and_montenegro</a></p>
<p>[15]         History Commons, Serbia and Montenegro: February 1998: State Department Removes KLA from Terrorism List. The Center for Cooperative Research: <a href="http://www.historycommons.org/topic.jsp?topic=country_serbia_and_montenegro">http://www.historycommons.org/topic.jsp?topic=country_serbia_and_montenegro</a></p>
<p>[16]         Marcia Christoff Kurop, Al Qaeda&#8217;s Balkan Links. The Wall Street Journal: November 1, 2001: <a href="http://www.freerepublic.com/focus/fr/561291/posts">http://www.freerepublic.com/focus/fr/561291/posts</a></p>
<p>[17]         Global Research, German Intelligence and the CIA supported Al Qaeda sponsored Terrorists in Yugoslavia. Global Research: February 20, 2005: <a href="http://globalresearch.ca/index.php?context=va&#38;aid=431">http://globalresearch.ca/index.php?context=va&#38;aid=431</a></p>
<p>[18]         Michel Chossudovsky, Kosovo: The US and the EU support a Political Process linked to Organized Crime. Global Research: February 12, 2008: <a href="http://globalresearch.ca/index.php?context=va&#38;aid=8055">http://globalresearch.ca/index.php?context=va&#38;aid=8055</a></p>
<p>[19]         Andrew Gavin Marshall, Breaking Yugoslavia. Geopolitical Monitor: July 21, 2008: <a href="http://www.geopoliticalmonitor.com/content/backgrounders/2008-07-21/breaking-yugoslavia/">http://www.geopoliticalmonitor.com/content/backgrounders/2008-07-21/breaking-yugoslavia/</a></p>
<p>[20]         AEI, Is Euro-Atlantic Integration Still on Track? Participant List. American Enterprise Institute: April 28-30, 2000: <a href="http://www.aei.org/research/nai/events/pageID.440,projectID.11/default.asp">http://www.aei.org/research/nai/events/pageID.440,projectID.11/default.asp</a></p>
<p>[21]         Aleksandar Pavi, Correspondence between German Politicians Reveals the Hidden Agenda behind Kosovo&#8217;s &#8220;Independence&#8221;. Global Research: March 12, 2008: <a href="http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&#38;aid=8304">http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&#38;aid=8304</a></p>
<p>[22]         Stephen Zunes, The War on Yugoslavia, 10 Years Later. Foreign Policy in Focus: April 6, 2009: <a href="http://www.fpif.org/fpiftxt/6017">http://www.fpif.org/fpiftxt/6017</a></p>
<p>[23]         PNAC, Rebuilding America’s Defenses. Project for the New American Century: September 2000, page 6: <a href="http://www.newamericancentury.org/publicationsreports.htm">http://www.newamericancentury.org/publicationsreports.htm</a></p>
<p>[24]         Ibid. Page 8</p>
<p>[25]         Ibid. Page 9</p>
<p>[26]         Ibid. Page 14</p>
<p>[27]         Ibid. Page 51</p>
<p>[28]         Margo Kingston, A think tank war: Why old Europe says no. The Sydney Morning Herald: March 7, 2003: <a href="http://www.smh.com.au/articles/2003/03/07/1046826528748.html">http://www.smh.com.au/articles/2003/03/07/1046826528748.html</a></p>
<p>[29]         Brzezinski, Zbigniew. The Grand Chessboard: American Primacy and its Geostrategic Imperatives. Basic Books, 1997: Pages 30-31</p>
<p>[30]         Brzezinski, Zbigniew. The Grand Chessboard: American Primacy and its Geostrategic Imperatives. Basic Books, 1997: Page xiv</p>
<p>[31]         Brzezinski, Zbigniew. The Grand Chessboard: American Primacy and its Geostrategic Imperatives. Basic Books, 1997: Page 41</p>
<p>[32]         Brzezinski, Zbigniew. The Grand Chessboard: American Primacy and its Geostrategic Imperatives. Basic Books, 1997: Page 40</p>
<p>[33]         Brzezinski, Zbigniew. The Grand Chessboard: American Primacy and its Geostrategic Imperatives. Basic Books, 1997: Page 124</p>
<p>[34]         Brzezinski, Zbigniew. The Grand Chessboard: American Primacy and its Geostrategic Imperatives. Basic Books, 1997: Page 148</p>
<p>[35]         Brzezinski, Zbigniew. The Grand Chessboard: American Primacy and its Geostrategic Imperatives. Basic Books, 1997: Page 55</p>
<p>[36]         Brzezinski, Zbigniew. The Grand Chessboard: American Primacy and its Geostrategic Imperatives. Basic Books, 1997: Page 198</p>
<p>[37]         Jim Garamone, Joint Vision 2020 Emphasizes Full-spectrum Dominance. American Forces Press Service: June 2, 2000:<br />
 <a href="http://www.defenselink.mil/news/newsarticle.aspx?id=45289">http://www.defenselink.mil/news/newsarticle.aspx?id=45289</a></p>
<p>[38]         Ellen Wood, Empire of Capital. Verso, 2003: page 144</p>
<p>[39]         Ellen Wood, Empire of Capital. Verso, 2003: page 157</p>
<p>[40]         Ellen Wood, Empire of Capital. Verso, 2003: page 160</p>
<p>[41]         Andrew G. Marshall, Origins of Afghan War. Geopolitical Monitor: September 14, 2008:<br />
<a href="http://www.geopoliticalmonitor.com/content/backgrounders/2008-09-14/origins-of-the-afghan-war/">http://www.geopoliticalmonitor.com/content/backgrounders/2008-09-14/origins-of-the-afghan-war/</a></p>
<p>[42]         George Monbiot, America&#8217;s pipe dream. The Guardian: October 23, 2001:<br />
<a href="http://www.guardian.co.uk/world/2001/oct/23/afghanistan.terrorism11">http://www.guardian.co.uk/world/2001/oct/23/afghanistan.terrorism11</a></p>
<p>[43]         Frank Viviano, Energy future rides on U.S. war. San Francisco Chronicle: September 26, 2001:<br />
<a href="http://www.sfgate.com/cgi-bin/article.cgi?file=/chronicle/archive/2001/09/26/MN70983.DTL">http://www.sfgate.com/cgi-bin/article.cgi?file=/chronicle/archive/2001/09/26/MN70983.DTL</a></p>
<p>[44]         Dana Milbank and Justin Blum, Document Says Oil Chiefs Met With Cheney Task Force. Washington Post: November 16, 2005:<br />
<a href="http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2005/11/15/AR2005111501842_pf.html">http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2005/11/15/AR2005111501842_pf.html</a></p>
<p>[45]         Judicial Watch, CHENEY ENERGY TASK FORCE DOCUMENTS FEATURE MAP OF IRAQI OILFIELDS. Commerce Department: July 17, 2003: <a href="http://www.judicialwatch.org/printer_iraqi-oilfield-pr.shtml">http://www.judicialwatch.org/printer_iraqi-oilfield-pr.shtml</a></p>
<p>[46]         TERRY MACALISTER, Criticism as Shell signs $4bn Iraq oil deal. Mail and Guardian: September 30, 2008: <a href="http://www.mg.co.za/article/2008-09-30-criticism-as-shell-signs-4bn-iraq-oil-deal">http://www.mg.co.za/article/2008-09-30-criticism-as-shell-signs-4bn-iraq-oil-deal</a></p>
<p> Al-Jazeera, BP group wins Iraq oil contract. Al Jazeera Online: June 30, 2009: <a href="http://english.aljazeera.net/news/middleeast/2009/06/200963093615637434.html">http://english.aljazeera.net/news/middleeast/2009/06/200963093615637434.html</a></p>
<p>&#160;</p>
<p>Source : Mondialisation.ca</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Why Always Pakistan?]]></title>
<link>http://absarahmed.wordpress.com/2009/11/20/why-always-pakistan/</link>
<pubDate>Fri, 20 Nov 2009 15:22:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Absar</dc:creator>
<guid>http://absarahmed.wordpress.com/2009/11/20/why-always-pakistan/</guid>
<description><![CDATA[Extremism isn&#8217;t confined to a country, race, religion or caste. Why still Extremism and Nation]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p style="line-height:200%;" align="justify"><font face="Times New Roman" size="3"><br />
Extremism isn&#8217;t confined to a country, race, religion or caste. Why still Extremism and Nationalism in Pakistan is set off  with hoopla every where in the world? On top of that, countries suffering from extremism, fanaticism and nationalism point fingers at Pakistan yet they themselves are victim of extremism and fanaticism. One of these countries include our neighbor country India &#8212; and our best one of the whole allies, United States of America.</p>
<p style="line-height:200%;" align="justify"><font face="Times New Roman" size="3"><br />
India unfortunately has no shortage of extremists. There are quite a number of Hindu fundamentalists in India affiliated with a number of extremist political parties like Shiv Sina, BJP, RSS etc., that keep on disturbing the internal peace of India. These extremists not only target Muslims, but they do also target Christians. This sort of fundamentalism is quite common at many places in India. And this isn&#8217;t presumed, but convincing enough on the basis of enough and prima facie proofs. Without discussing much of the extremism transpired in past, since it&#8217;s known to many, let&#8217;s talk about the most latest one that happened just yesterday.  </p>
<p style="line-height:200%;" align="justify"><font face="Times New Roman" size="3"><br />
Promotional posters for a new Bolly-boo movie, showing an actress with unsuitable wearable, have been torn down by activists of hard-line Hindu nationalist group. They&#8217;ve called the posters an affront to Indian values. </p>
<p style="line-height:200%;" align="justify"><font face="Times New Roman" size="3"><br />
In another event, Shiv Sena have also target Indian television station in Mumbai just because a local TV channel in India criticized Shiv Sena. </p>
<p style="line-height:200%;" align="justify"><font face="Times New Roman" size="3"><br />
Last week, Shiv Sena&#8217;s ageing leader and figurehead Bal Thackeray criticised leading Indian batsman Sachin Tendulkar for saying that he was an Indian first and that Mumbai, his home city, &#8216;belongs to all Indians&#8217;.</p>
<p style="line-height:200%;" align="justify"><font face="Times New Roman" size="3"><br />
On the other hand, since the terrorist attacks of 9/11 have happened in United States of America, many office bearer or functionary of a high rank of the religious right in America have been quite vocal against Islam, the Quran and Prophet Muhammad SAW. Excluding some anomalies, American columnists, intellectuals and political leaders have encouraged this hate campaign with their silence.</p>
<p style="line-height:200%;" align="justify"><font face="Times New Roman" size="3"><br />
For example: Rev. Franklin Graham, Billy Graham&#8217;s son and successor who participated in the former president Bush&#8217;s inauguration ceremony, declared Islam a &#8220;very evil and wicked religion.&#8221;</p>
<p style="line-height:200%;" align="justify"><font face="Times New Roman" size="3"><br />
If America is intolerant to religious extremism, one would hear within the public square criticism of extremists of all faiths. However, we only hear Muslim extremists being condemned. Is it not the case? </p>
<p style="line-height:200%;" align="justify"><font face="Times New Roman" size="3"><br />
There are a lot of developing examples from many countries. Let&#8217;s truncate it: Absolute majority of Indian people want to see peace, Americans want to see peace. Everyone wants to see peace. The syllogism of all of this, again, is that extremism isn&#8217;t confined to a  particular country, race, religion or caste. A handful of hatemonger and extremist bods at all don&#8217;t represent actions and thoughts of the whole state. Absolute majority of Pakistanis are product of peaceful mind. We&#8217;re adverse to extremism. Then why always Pakistan on this planet?</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Purs et durs... mais corruptibles!]]></title>
<link>http://climenole.wordpress.com/2009/11/18/purs-et-durs-mais-corruptibles/</link>
<pubDate>Wed, 18 Nov 2009 17:57:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Claude LaFrenière</dc:creator>
<guid>http://climenole.wordpress.com/2009/11/18/purs-et-durs-mais-corruptibles/</guid>
<description><![CDATA[Mali Ilse Paquin http://blogues.cyberpresse.ca/paquin/?p=814#comment-17466 Nous avons perdu en Afgha]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Mali Ilse Paquin<br />
<a class="linkification-ext" style="color:#006620;background-color:#fff9ab;" title="Linkification: http://blogues.cyberpresse.ca/paquin/?p=814#comment-17466" href="http://blogues.cyberpresse.ca/paquin/?p=814#comment-17466">http://blogues.cyberpresse.ca/paquin/?p=814#comment-17466</a><br />
Nous avons perdu en Afghanistan</p>
<p>Vous avez titré votre billet: «Nous avons perdu en Afghanistan» et pourquoi cela? Parce que la coalition paye des &#8220;talibans&#8221; pour déposer temporairement les armes? Vous êtes dans l&#8217;erreur en tirant votre conclusion à partir de cette prémisse&#8230;</p>
<p>Il n&#8217;y a pas si longtemps, les dirigeants talibans au Pakistan on rejetés avec mépris une offre de réconciliation de Karzaï sous le prétexte (fondé!) qu&#8217;un compromis avec un gouvernement aussi corrompu n&#8217;était pas possible.</p>
<p>Des purs et durs les Talibans, n&#8217;est-ce pas? Mais voilà que nous apprenons que les purs et durs ne le sont pas tant que ça: une bourse bien garnie suffit à apaiser certains d&#8217;entre eux. Tient donc!</p>
<p>Ce qu&#8217;il faut comprendre c&#8217;est ceci:</p>
<p>1- Les Talibans ne forment pas un groupe homogène et qu&#8217;exploiter la division chez l&#8217;ennemi est une tactique bien connue de l&#8217;art militaire.</p>
<p>2- L&#8217;objectif stratégique est de détruire l&#8217;ennemi en tant que force armée, c&#8217;est-à-dire à briser leur volonté de combattre et les conduire à déposer les armes.</p>
<p>Que cela se fasse avec une balle dans la tête ou un &#8220;bakchich&#8221; est sans importance&#8230;</p>
<p>Militairement, la coalition est imbattable. Le centre de gravité de cette guerre est politique et non militaire: c&#8217;est l&#8217;opinion publique occidentale.</p>
<p>Les moins fous des Talibans savent que tuer un nombre X de militaires occidentaux ne leur donnera jamais de supériorité stratégique: seul l&#8217;effet de ces morts sur l&#8217;opinion publique occidentale pourra faire la différence et c&#8217;est là-dessus qu&#8217;ils comptent.</p>
<p>Notez aussi que désormais, les Talibans combattent sur deux fronts: le Pakistan est désormais impliqué activement dans des opérations militaires dans l&#8217;ex-&#8221;safe heaven&#8221; taliban des régions frontalières. C&#8217;est une donnée qu&#8217;il ne faut pas négliger!</p>
<p>Cette guerre qui apparaît comme un &#8220;truc&#8221; militaire de part en part se joue ailleurs: sur le terrain du moral car la stratégie consiste non à frapper le plus grand nombre possible d&#8217;ennemis que d&#8217;atteindre l&#8217;esprit des chefs et celui de leurs soutiens (les électeurs&#8230;).</p>
<p>En Afghanistan, l&#8217;appui de la population est tout aussi important qu&#8217;ici mais cela se joue sur un autre terrain que celui des crises de nerfs d&#8217;une opinion &#8220;pacifiste&#8221;. Sur ce terrain, la lutte contre la corruption est le point principal et l&#8217;objectif #1 qui doit être visé par la coalition. Les récentes exigences américaines envers le gouvernement afghan sont un indice que c&#8217;est de ce côté que se dirige la conduite des opérations.</p>
<p>Il s&#8217;agit moins de frapper les &#8220;talibans&#8221; ( ceux qu&#8217;on ne peut acheter&#8230;) que de frapper les corrompus (seigneurs de la guerre, trafiquants de drogue, gros bonnets locaux&#8230;) et qui couperait l&#8217;herbe sous le pied des Talibans tant pour le financement que pour leurs arguments basés sur la corruption de l&#8217;État afghan.</p>
<p>Si nous perdons cette guerre ce ne sera nullement à cause des &#8216;pourboires&#8217; qui achètent la paix mais plutôt parce que les gouvernants occidentaux n&#8217;auront pas fait le travail d&#8217;explication et de persuasion de leurs opinions publiques&#8230;</p>
<p>Un revirement d&#8217;opinion en Occident qui donnerait un appui majoritaire et stable à la mission en Afghanistan et des frappes spectaculaires (pour les Afghans) contre les principaux parasites de leur pays, créerait les conditions d&#8217;une victoire (la cessation des combats par les Talibans) et permettrait ainsi de &#8220;finaliser&#8221; l&#8217;opération contre les derniers carrés de l&#8217;adversaire. Comme avec les Tigres de l&#8217;Élam Tamoul de triste mémoire&#8230;</p>
<p> <img src='http://s.wordpress.com/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> </p>
<p>&#8211;<br />
Claude LaFrenière</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Disintegrated Dreams]]></title>
<link>http://absarahmed.wordpress.com/2009/11/18/disintegrated-dreams/</link>
<pubDate>Wed, 18 Nov 2009 04:30:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Absar</dc:creator>
<guid>http://absarahmed.wordpress.com/2009/11/18/disintegrated-dreams/</guid>
<description><![CDATA[Education Budget What qualification do we actually need to call a spade as spade? What&#8217;s that ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><div id="attachment_511" class="wp-caption aligncenter" style="width: 160px"><a href="http://absarahmed.wordpress.com/files/2009/11/education1.jpg"><img src="http://absarahmed.wordpress.com/files/2009/11/education1.jpg?w=150" alt="Education Budget" title="Education Budget" width="150" height="114" class="size-thumbnail wp-image-511" /></a><p class="wp-caption-text">Education Budget</p></div>
<p style="line-height:200%;" align="justify"><font face="Times New Roman" size="3"><br />
What qualification do we actually need to call a spade as spade? What&#8217;s that state of mind when we call a spade a spade? Hah! Forget it. It’s a wrong question to start with the wrong nation. </p>
<p style="line-height:200%;" align="justify"><font face="Times New Roman" size="3"><br />
I always wonder Pakistan has an innate talent since creation still Pakistan doesn&#8217;t progress. Instead we&#8217;re regressing day-to-day. Loads of things always pop in my mind while I think about the reasons, causes, cases, mistakes and practices. And today it once again popped in my mind while I read a news in Jang newspaper, edition of 17th November 2009 about a financially deprived student name Naila who wants to pursue her studies in a medical college after securing excellent marks in Inter and further clearing the medical aptitude test too, but she has been badly brushed off by elites, jet-sets, government and foremost we, ourselves I believe. After reading the short news, I reached a point in my conscience where I felt that we need to accent the truths and yet learn at the same time about the facts pioneering progression and regression in our country. </p>
<p style="line-height:200%;" align="justify"><font face="Times New Roman" size="3"><br />
I&#8217;m flabbergasted that such phenomenal talent of financially deprived students in Pakistan is, if anything, cold-shouldered. I&#8217;m sad to learn that neither the Medical College offered Naila for a scholarship. This is bad. If no one is helping her out, I expect our NGO&#8217;s at least to step to the fore and help this student Naila.</p>
<p style="line-height:200%;" align="justify"><font face="Times New Roman" size="3"><br />
For more reference, you can check the Jang Newspaper edition of yesterday, i.e. 17th November 2009. I found a link online, You may check it: <a href="http://www.jang.net/jm/11-17-2009/images/06_22.gif">http://www.jang.net/jm/11-17-2009/images/06_22.gif</a></p>
<p style="line-height:200%;" align="justify"><font face="Times New Roman" size="3"><br />
Educational budget of Rs. 31 billion, comprehensively, was disbursed by government for the ongoing year. While the spending on war each year is much high. Defense budget for the ongoing year is Rs. 345 billion. Phenomenal, isn&#8217;t it? Just like Matthew Hoh, a former Foreign Service officer and former Marine Corps captain who last month became the first U.S. official known to resign in protest over the Afghan war, said: We&#8217;re mortgaging our country&#8217;s economy on war. We&#8217;re spending ourselves into oblivion. </p>
<p style="line-height:200%;" align="justify"><font face="Times New Roman" size="3"><br />
Are we not doing the same speculative thing, I ask? We&#8217;ve top notch talent in Pakistan, but unfortunately it&#8217;s derelict because disbanding some 50,000 to 60,000 Tajiks, Uzbeks and Arabs is our priority. Where are they coming from? Exactly not tumbling from air whereby parachutes. Can we not spend finally and forever this much on stockading just like Iran has started building a concrete wall on Pakistan-Iran 700 km border and just like Pakistan-India border which is almost 2,900 km long and is secured with walls, barbed wire fences and barricades stretch almost half the 2,900 km of boundary line. </p>
<p style="line-height:200%;" align="justify"><font face="Times New Roman" size="3"><br />
In the general balance of things, we&#8217;ve quite a number of strategies to follow, yet it&#8217;s not followed. Nuclear technology, sabre rattling, rhetoric and cliches of our leaders &#8212; this all doesn&#8217;t serve any affirmative purpose. This country still remains as a protectorate after several years. Being a country having nuclear technology, we still are ranked on number 11 on the 2009 Failed States Index with conscience-stricken score of 9.5 out of 10 in the rating of &#8216;External Affairs&#8217;. Iraq and Afghanistan pulls in 10 out of 10. We&#8217;re just 0.5 point away from those two jolted countries. </p>
<p style="line-height:200%;" align="justify"><font face="Times New Roman" size="3"><br />
Naila isn&#8217;t the only disenfranchised student in Pakistan. In a wake of the downturns with respect to everything, I wonder how many of the students like Naila are unable to fulfill their dreams &#8212; dreams to get education which their soul thirsted for. </p>
<p style="line-height:200%;" align="justify"><font face="Times New Roman" size="3"><br />
PS: All the readers are generously requested to help this girl out, by any means you can. It&#8217;d be good if you can refer her case to any NGO, philanthropist or some charity organizations by writing to them and bringing their attention towards it. Students like Naila from the proletariat families with disintegrated dreams are questing to continue their education. </p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Massoud l'Afghan (vidéo)]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/16/massoud-lafghan-video/</link>
<pubDate>Mon, 16 Nov 2009 18:52:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
<guid>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/16/massoud-lafghan-video/</guid>
<description><![CDATA[Huit ans après sa disparition à la veille des attentats du 11 septembre 2001, Mecanoblog vous propos]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a rel="attachment wp-att-2414" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/16/massoud-lafghan-video/massoud/"><img class="alignleft size-medium wp-image-2414" title="Massoud" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/massoud.jpg?w=220" alt="Massoud" width="220" height="300" /></a>Huit ans après sa disparition à la veille des attentats du 11 septembre 2001, Mecanoblog vous propose de revenir sur la vie du commandant des Moudjahidins de l&#8217;Armée Islamique et de l&#8217;Alliance du Nord, <strong>Ahmad Shah Massoud</strong> dit le Lion du Panjshir, à travers le documentaire réalisé en 1998 par Christophe de Ponfilly, réalisateur d&#8217;une quarantaine de reportages sur l&#8217;Afghanistan. Héros charismatique pour certains, traître à la solde des occidentaux pour les autres, la bête noire des Russes et l&#8217;ennemi juré des Taliban, Massoud demeure une figure emblématique de la longue et interminable histoire des guerres afghanes qui durent depuis près de 30 ans. « <em>L’Afghanistan, pays lointain en guerre dont tout le monde se fiche ou presque. Dans le flot d’images du monde moderne, le témoignage audiovisuel a-t-il encore un sens ? Lorsque Christophe de Ponfilly a commencé ce film il y a 28 ans il ne se posait pas cette question. Il ne pensait qu’au fait qu’il allait rencontrer des hommes remarquables dont le commandant Massoud. Pas des héros de pacotille, ni des produits de marketing comme il s’en fabrique tant aujourd’hui. Il essaye dans ce film de rassembler les traces de cette aventure afin de se sentir survivre à tout ce bluff qui l’entoure et aussi pour quelque chose de plus précieux qu’il a gardé pour lui. Ce film a commencé en 1981, dans la clandestinité de la Guerre d&#8217;Afghanistan. Il y raconte l’histoire de deux solitudes et de deux combats : celle d’un chef de guerre, héros charismatique de la résistance afghane lorsqu’elle tenait tête à l’armée soviétique et celle de Christophe de Ponfilly, celui qui filme et s’interroge, celui qui témoigne. Au fil des 90 minutes que dur cette aventure tragique, l’histoire se raconte égrenant les étapes du destin d’un “héros” et d’un cinéaste dont le regard parvient sans doute à plus de maturité.</em> » Wikipedia.</p>
<p><strong>Première partie</strong></p>
<p><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/ededkdC99a0&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' /><param name='allowfullscreen' value='true' /><param name='wmode' value='transparent' /><embed src='http://www.youtube.com/v/ededkdC99a0&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' type='application/x-shockwave-flash' allowfullscreen='true' width='425' height='350' wmode='transparent'></embed></object></span></p>
<p><strong>Deuxième partie</strong></p>
<p><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/l3RLXnJHXSI&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' /><param name='allowfullscreen' value='true' /><param name='wmode' value='transparent' /><embed src='http://www.youtube.com/v/l3RLXnJHXSI&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' type='application/x-shockwave-flash' allowfullscreen='true' width='425' height='350' wmode='transparent'></embed></object></span></p>
<p><strong>Troisième partie</strong></p>
<p><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/Q1jRBBd5uGw&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' /><param name='allowfullscreen' value='true' /><param name='wmode' value='transparent' /><embed src='http://www.youtube.com/v/Q1jRBBd5uGw&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' type='application/x-shockwave-flash' allowfullscreen='true' width='425' height='350' wmode='transparent'></embed></object></span></p>
<p><strong>Quatrième partie</strong></p>
<p><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/Vd-b4jYA3DQ&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' /><param name='allowfullscreen' value='true' /><param name='wmode' value='transparent' /><embed src='http://www.youtube.com/v/Vd-b4jYA3DQ&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' type='application/x-shockwave-flash' allowfullscreen='true' width='425' height='350' wmode='transparent'></embed></object></span></p>
<p><strong>Cinquième partie</strong></p>
<p><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/DoP8_dlEYjc&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' /><param name='allowfullscreen' value='true' /><param name='wmode' value='transparent' /><embed src='http://www.youtube.com/v/DoP8_dlEYjc&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' type='application/x-shockwave-flash' allowfullscreen='true' width='425' height='350' wmode='transparent'></embed></object></span></p>
<p><strong>Sixième partie</strong></p>
<p><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/rCdwhs88OEM&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' /><param name='allowfullscreen' value='true' /><param name='wmode' value='transparent' /><embed src='http://www.youtube.com/v/rCdwhs88OEM&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' type='application/x-shockwave-flash' allowfullscreen='true' width='425' height='350' wmode='transparent'></embed></object></span></p>
<p><strong>Septième partie</strong></p>
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<p><strong>Huitième partie</strong></p>
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<p><strong>Neuvième partie</strong></p>
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</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Le 11 septembre 2001 : un alibi pour sortir du traité ABM (+ vidéo)]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/16/le-11-septembre-2001-un-alibi-pour-sortir-du-traite-abm-video/</link>
<pubDate>Mon, 16 Nov 2009 14:43:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
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<description><![CDATA[En 2000, les futurs conseillers de l’administration Bush II, réunis au sein du groupe de réflexion «]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a rel="attachment wp-att-2403" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/16/le-11-septembre-2001-un-alibi-pour-sortir-du-traite-abm-video/lancement-dun-missile-nucleaire/"><img class="aligncenter size-full wp-image-2403" title="lancement d'un missile nucléaire" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/lancement-dun-missile-nucleaire.jpg" alt="lancement d'un missile nucléaire" width="357" height="500" /></a></p>
<p>En 2000, les futurs conseillers de l’administration Bush II, réunis au sein du groupe de réflexion « <em>Project for the New American Century</em> », rendent un rapport intitulé « <em>Reconstruire les Défenses de l’Amérique</em> » (1). Ce projet décrit la stratégie des forces armées américaines nécessaires pour la « <em>Pax Americana</em> » (2). Leur ambition est de créer une armée spatiale et de poursuivre le développement du bouclier anti-missile afin d’établir l’hégémonie des Etats-Unis.</p>
<p>Albert Wohlstetter (1913-1997) était professeur à l’université de Chicago et conseiller de la Rand Corporation. Il fut l’inspirateur du néo-conservatisme (4). En 1958 il préconise The Delicate Balance of Terror (5) l’utilisation d’armes nucléaires tactiques en liaison avec d’autres armes de précisions téléguidées suffisamment précises pour éviter les dommages collatéraux sur les populations civiles. (6) Ce faisant, il était un adversaire du traité de désarmement nucléaire signé entre l’Union soviétique et le gouvernement américain lequel restreignaient selon lui la créativité technologique des États-Unis tout en maintenant un équilibre artificiel avec l’URSS.</p>
<p>Le traité ABM (7), conclu en 1972 entre Nixon et Brejnev, force les américains à stopper officiellement la militarisation de l’espace. Le 8 mars 1983, en pleine « <em>guerre froide</em> » Reagan qualifia l’Union soviétique d’« <em>Empire du mal</em> » (25). Sa politique en matière de défense s’articulait autour de la doctrine « <em>Paix dans la force</em> ». Ainsi naquit « <em>Star War</em> » qui désigne le programme américain de défense antimissiles nommé « <em>Initiative de défense stratégique</em> » (IDS) (8) . Son lancement intervient le 23 mars 1983 . Il s’agit d’un projet de réseau de satellites pour détecter et détruire des missiles balistiques lancés contre les États-Unis.</p>
<p>Dix sept ans plus tard, en 2000, les néoconservateurs du PNAC (1) réclament la maîtrise de l’espace et constatent que leur programme, nécessitant une forte augmentation du budget de défense du Pentagone, ne pourra se réaliser qu’à l’occasion d’un événement d’une exceptionnelle gravité, tel qu’un nouveau Pearl Harbor. Donald Rumsfeld alors qu’il était administrateur de la Rand Corporation et juste avant qu’il ne devienne secrétaire à la Défense, a théorisé l’arme spatiale (9) . Son ambition était de créer un nouveau type d’armée et le fameux bouclier anti-missiles. Rumsfeld s’est demandé si le seul événement capable de galvaniser les énergies de la Nation et de forcer le gouvernement à agir serait une attaque destructrice contre le pays : un « <em>Pearl Harbor spatial</em> ». (10)</p>
<p>Delmart Vreland, agent des services secrets de la Navy (11), détaillera ce programme lors d’un entretien avec Mike Ruppert. Vreeland envoya en août 2001 une lettre aux autorités canadiennes dans laquelle il donne les détails concernant les attaques du 11 septembre.</p>
<p>Mike Ruppert : « <em>Pourquoi étiez-vous à Moscou et en Russie fin 2000 ?</em> » Vreeland : « <em>J’avais été envoyé là-bas par le gouvernement des États-Unis et par l’ONI</em> [Office of Naval Intelligence]. <em>J’ai reçu mes ordres entre le 4 et le 7 septembre 2000. C’était pour travailler à l’ambassade canadienne sur des diagrammes et des projets concernant un système d’armes défensives</em> [weapons defense system]. » Le nom de ce système de défense est SSST [Stealth Satellite System Terminator - Système de satellite furtif Terminator]. (12) . « <em>La seule partie dont j’ai parlé publiquement est un élément relatif à des satellites réellement en orbite actuellement, qui ne sont pas à ce jour la propriété du gouvernement des Etats-Unis. Sur conseil de mon avocat je ne peux pas parler des autres composants.</em> »</p>
<p>Vreeland donne une description du système ABM américain et précise que les satellites utilisés sont de type civil. Il rapporte ces informations pour donner du crédit à ses révélations sur le 11 Septembre. Ce qu’il a voulu nous dire c’est : « <em>Vérifiez ce que je dis sur l’ABM et que personne n’a dit avant moi, et vous verrez que je dis la vérité sur l’affaire du 11 Septembre.</em> »</p>
<h3>Les attentats du 11 Septembre ont été le bon de sortie du traité ABM de 1972.</h3>
<p>En juin 2001, eut lieu un exercice de simulation militaire appelé Amalgam Virgo (13). le visage de ben Laden apparaissait déjà sur le document d’état-major (14) Cet exercice impliquait l’hypothétique scénario d’une frappe d’un missile de croisière et ressemblait en tous points à l’attaque du Pentagone. Il sera cité lors de la commission d’enquête des attentats en 2004 mais aucune investigation ne sera menée (15) Autre coîncidence, le jour des attentats du 11 septembre se déroulait aussi un exercice de simulation de guerre nucléaire appelé « <em>Global Guardian</em> »(16). La marine faisait partie de cette opération et avait la capacité d’envoyer un missile sur le Pentagone grâce au système AEGIS (17). Venant de subir une agression terroriste inédite sur son propre sol et se considérant en guerre , les États-Unis réclament l’aval de la légitime défense. (18)</p>
<p>L’annonce du retrait du traité ABM est rendue publique dès le 13 décembre 2001. Le mardi 12 juin 2002, à Madrid, George W. Bush affirme qu’il est désormais « <em>un vestige du passé</em> ». Le lendemain, les Etats-Unis sont officiellement désengagés de ce traité. Ce retrait unilatéral fait sauter le verrou qui empêchait le développement du bouclier spatial. Non seulement ce programme retrouve une actualité, mais désormais c’est l’US Navy qui est en position centrale dans ce qui succède au programme IDS : la « <em>National Missile Defense</em> »(19) mise en œuvre par la « <em>Missile Defense Agency</em> » (MDA).</p>
<p>Cette attaque venue du ciel est vraiment une aubaine pour les va-t-en guerre néoconservateurs. En faisant voter au Congrès américain le plus gros budget de défense militaire (20), la guerre au terrorisme peut commencer en Afghanistan, fief des Talibans de Ben Laden et d’Al Qaida. La traque de ben Laden fut inefficace pendant 7 ans et étrangement, il n’est toujours pas inculpé par le FBI pour le crime des attentats du 11 septembre. (21)</p>
<h3>Conclusion.</h3>
<p>Au mois de mai 2008, le PNAC arrête la diffusion de son site internet. La doctrine des néoconservateurs est reprise par l’ « <em>American Commitee for a Strong Europe</em> » (22). Celui ci prévoit de reconstruire les forces armées européennes par l’intermédiaire de l’Otan et par l’adoption de la politique de défense commune du mini traité de Nicolas Sarkozy. Le projet de bouclier anti missile qui était une arme défensive devient maintenant offensif et nous rappelle les terribles heures de la crise des missiles de Cuba. (23)</p>
<p>Comme le dit Noam Chomsky : (24) « <em>En isolant le pays (USA) des représailles, la défense anti-missiles garantira la capacité et la disponibilité des Etats-Unis à modeler l’environnement dans d’autres régions du monde. [...] La défense anti-missiles ne sert pas à protéger l’Amérique. C’est un outil visant à la domination mondiale. [...] L’installation d’un système de défense anti-missiles en Europe orientale est pratiquement une déclaration de guerre.</em> »</p>
<p>1.<a href="http://www.reopen911.info/11-septembre/reconstruire-les-defenses-de-lamerique-traduit-par-reopen911/">http://www.reopen911.info/11-septem&#8230;</a> 2 <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pax_Americana">http://fr.wikipedia.org/wiki/Pax_Am&#8230;</a> 3 <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Albert_Wohlstetter">http://fr.wikipedia.org/wiki/Albert&#8230;</a> 4 <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/N%C3%A9o-conservatisme">http://fr.wikipedia.org/wiki/N%C3%A&#8230;</a> 5 <a href="http://www.rand.org/publications/classics/wohlstetter/P1472/P1472.html">www.rand.org/publications/classics/&#8230;</a> 6 <a href="http://www.rand.org/publications/classics/wohlstetter/P1472/P1472.html">www.rand.org/publications/classics/&#8230;</a> 7 <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Trait%C3%A9_ABM">http://fr.wikipedia.org/wiki/Trait%&#8230;</a> 8 <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Guerre_des_%C3%A9toiles_">http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Gue&#8230;</a>(politique) 9 <a href="http://fas.org/irp/congress/1998_cr/s980731-rumsfeld.htm">http://fas.org/irp/congress/1998_cr&#8230;</a> 10 <a href="http://www.voltairenet.org/article7624.html?var_recherche=bouclier%20spatial?var_recherche=bouclier%20spatial">www.voltairenet.org/article7624.htm&#8230;</a> 11 <a href="http://www.fromthewilderness.com/free/ww3/092602_vreeland_gnn.html">www.fromthewilderness.com/free/ww3/&#8230;</a> 12 <a href="http://www.tldm.org/News4/satellite.htm">www.tldm.org/News4/satellite.htm</a> 13 <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Amalgam_Virgo">http://en.wikipedia.org/wiki/Amalga&#8230;</a> 14 <a href="http://www.ratical.org/ratville/CAH/linkscopy/AmalgumVirgo.pdf">www.ratical.org/ratville/CAH/linksc&#8230;</a> 15 <a href="http://www.dailymotion.com/Ashoka_lc/video/x317j7_colonel-scott-amalgan-virgo-01_news">www.dailymotion.com/Ashoka_lc/video&#8230;</a> 16 <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Global_Guardian">http://fr.wikipedia.org/wiki/Global&#8230;</a> 17 <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Syst%C3%A8me_de_combat_Aegis">http://fr.wikipedia.org/wiki/Syst%C&#8230;</a> 18 <a href="http://www.aidh.org/attacks/d01.htm">www.aidh.org/attacks/d01.htm</a> 19 <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/National_missile_defense">http://fr.wikipedia.org/wiki/Nation&#8230;</a> 20 <a href="http://www.voltairenet.org/article12253.html">www.voltairenet.org/article12253.html</a> 21 <a href="http://www.voltairenet.org/article140501.html">www.voltairenet.org/article140501.html</a> 22 <a href="http://libe-usa.blogs.com/CSE.html">http://libe-usa.blogs.com/CSE.html</a> 23 <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Crise_des_missiles_de_Cuba">http://fr.wikipedia.org/wiki/Crise_&#8230;</a> 24 <a href="http://contreinfo.info/article.php3?id_article=105025">http://contreinfo.info/article.php3&#8230;</a> 25 <a href="http://www.pbs.org/wgbh/amex/presidents/vi...">www.pbs.org/wgbh/amex/presidents/vi&#8230;</a></p>
<p>Source : Geopolintel</p>
<p><strong>Reportage sur le bouclier anti-missiles des USA</strong></p>
<p><object width="425" height="254"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/x5p10u"></param><param name="allowfullscreen" value="true"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x5p10u" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="334" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Un enfant de 9 ans torturé à Guantanamo]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/16/un-enfant-de-9-ans-torture-a-guantanamo/</link>
<pubDate>Mon, 16 Nov 2009 13:53:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
<guid>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/16/un-enfant-de-9-ans-torture-a-guantanamo/</guid>
<description><![CDATA[Un ancien détenu de Guantanamo, témoigne que le plus jeune prisonnier qu’il ait vu, était un jeune g]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a rel="attachment wp-att-2396" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/16/un-enfant-de-9-ans-torture-a-guantanamo/le-traitement-special-dun-prisonnier-de-guantanamo-2/"><img class="alignleft size-full wp-image-2396" title="le traitement spécial d'un prisonnier de Guantanamo" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/le-traitement-special-dun-prisonnier-de-guantanamo1.jpg" alt="le traitement spécial d'un prisonnier de Guantanamo" width="333" height="328" /></a>Un ancien détenu de Guantanamo, témoigne que le plus jeune prisonnier qu’il ait vu, était un jeune garçon de 9 ans, qui a été torturé comme les autres. C’est ce qu’a révélé un détenu britannique musulman, incarcéré pendant trois ans, dans la très controversée prison américaine de Guantanamo.</p>
<p>Ruhal Ahmed témoigne des atrocités commises contre les détenus à Guantanamo, dans une interview qui s’est déroulée vendredi, en marge d’une Conférence internationale sur les crimes de guerre.</p>
<p>Les témoignages préliminaires aux audiences de Commission de crimes de guerre de Kuala Lumpur, seront soumis à un tribunal en coordination avec la conférence sur les crimes de guerre en 2009, du tribunal pénal dirigé par le malaisien et ancien premier Ministre Tun D<sup>r</sup> Mahathir Mohamad.</p>
<p>M. Mahathir, a déclaré que les décisions du tribunal pourraient être transmises à l’organisation des Nations Unies, pour action supplémentaire.</p>
<p>L’avocat malaisien Zainur Zakaria, a dirigé un comité de six membres, et a entendu, vendredi, les expériences de sept personnes qui parlaient de la torture physique et émotionnelle, quasi-quotidienne, par l’armée américaine, sur leurs liens présumés avec Al-Qaïda ou du mouvement taliban.</p>
<p>Ruhal, maintenant 27 ans, a été détenu en 2001, après que lui et trois pakistanais britanniques, Iqbal Gashaki, Shafiq Rasul et un ami Monir, se soient rendus au Pakistan, pour un mariage.</p>
<p>Dans un élan d’idéalisme, ils ont décidé d’aller voir la situation en Afghanistan, qui étant un bastion d’Al-Qaïda, a été bombardé par les forces américaines, en représailles pour les attaques du 11 septembre</p>
<p>« Une fois arrivés, après la perte de Monir, dans le chaos, nous avons été capturés par les combattants de l’Alliance du Nord qui nous ont remis aux Américains. Ils nous ont transportés à la prison de Guantanamo, dit-il.</p>
<p>« J’ai été interrogé des centaines de fois par le FBI, la CIA et la même MI5, battu et soumis à la torture continue, dégradation sexuelle, persécution religieuse et drogué », a-t-il déclaré.</p>
<p>Avec les mains et les pieds enchaînés et dans une position fœtale, sur le sol, tous les trois ont été accusés de faire des vidéos d’Oussama ben Laden, en Afghanistan.</p>
<p>Tous les trois, désormais connus dans les médias comme le &#8220;Tipton three&#8221; ont été libérés en 2004, sans inculpations, après avoir été forcés a signer un papier où ils reconnaissent leur participation à la vidéo.</p>
<p>Un autre britannique, le musulman Moazzam Begg, 41 ans, consterné par le sort du peuple Afghan, sous le régime Taliban conservateur, se rendit à Kaboul avec son épouse et ses trois jeunes enfants, mi-2001, pour ouvrir une école et de fournir des pompes à eau.</p>
<p>Ils ont fui à Islamabad, au Pakistan, lorsque les forces alliées ont attaqué l’Afghanistan, en octobre de cette année, il a été arrêté en janvier 2002 par la police pakistanaise et la CIA, enfermé dans une cave sans fenêtre, à la base aérienne de Bagram, pendant près d’un an.</p>
<p>Le gouvernement des États-Unis me considére comme un ennemi combattant, et a fait valoir que j’avait été formé dans des camps terroristes d’al-Qaïda, en Afghanistan. &#8220;Il n’a été inculpé d’aucun crime, et n’a pas été autorisé à consulter un avocat pendant tout ce temps, dit Moazzam, qui a été l’un des neuf britannique musulmans détenus.</p>
<p>En janvier 2005, il a été libéré avec trois autres, sans aucune charge retenue contre eux.</p>
<p>Le viol et les abus sur les femmes et les enfants, par les troupes américaines, étaient presque une affaire journalière, dans la prison d’Abou Ghraib, à Bagdad, a témoigné l’irakien Jameela Abbas Hameedi.</p>
<p>Jameelah, 54 ans, a été arrêtée dans la capitale irakienne en janvier 2004, avec toute sa famille, inculpée d’aider et de financer la résistance contre l’invasion de US.</p>
<p>« L’armée américaine m’a battue avec des tubes et une chaise en plastique, jusqu’à ce qu’elle explose. Un morceau de plastique a pénétré ma jambe et a causé une importante infection. J’ai eu à subir une intervention chirurgicale, à vif, » a déclaré Jameelah, qui a été également déshabillée dans la salle&#8221;noire&#8221; de la prison, et projetée contre les murs.</p>
<p>Sa seule fille et son neveu ont été battus et torturés nus, pendant six mois, jusqu’à ce que Jameelah avoue qu’elle aidait la résistance.</p>
<p>Elle a également décri d’autres tortures, comme la privation de sommeil, le stress, la nudité, l’utilisation de chiens pour effrayer et mordre les prisonniers, les menaces de mort et les abus sexuels.</p>
<p>Jameelah et sa famille ont été libérées en juillet 2004, sans aucunes accusations portées contre eux.</p>
<p>&#160;</p>
<p>Source : News of Tomorrow</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Afghanistan : Portrait de trois idéalistes]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/15/afghanistan-portrait-de-trois-idealistes/</link>
<pubDate>Sun, 15 Nov 2009 17:21:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
<guid>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/15/afghanistan-portrait-de-trois-idealistes/</guid>
<description><![CDATA[Par Emmanuel Duparcq Abdul le taliban Abdul est revenu faire la guerre sainte aux &#8221; pillards ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><em>Par Emmanuel Duparcq</em></p>
<p><a rel="attachment wp-att-2385" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/15/afghanistan-portrait-de-trois-idealistes/la-mosquee-bleue-de-mazar-e-sharif/"><img class="aligncenter size-full wp-image-2385" title="la Mosquée Bleue de Mazar-e-Sharif" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/la-mosquee-bleue-de-mazar-e-sharif.jpg" alt="la Mosquée Bleue de Mazar-e-Sharif" width="450" height="299" /></a></p>
<h2>Abdul le taliban</h2>
<p><em>Abdul est revenu faire la guerre sainte aux &#8221; pillards &#8221; Américains.</em></p>
<p><a rel="attachment wp-att-2378" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/15/afghanistan-portrait-de-trois-idealistes/abdul-shafiq/"><img class="alignleft size-full wp-image-2378" title="Abdul Shafiq" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/abdul-shafiq.jpg" alt="Abdul Shafiq" width="320" height="256" /></a>Abdul Shafiq a 30 ans et deux activités dans la vie : lire le Coran et faire la guerre. Exilé en 2001, ce chef taliban a, depuis, repris du service dans ses montagnes afghanes, sacrifiant sa famille pour mieux accomplir sa mission : chasser les &#8221; <em>infidèles</em> &#8221; américains.</p>
<div>
<p>Il aura fallu plusieurs tasses de thé pour que l’homme mince au visage fin typique des Pachtounes du sud afghan commence à livrer son histoire dans une maison familiale posée sur un flanc de colline enneigé quelque part au sud de Kaboul.</p>
<p>Abdul Shafiq (un nom d’emprunt) porte une longue chemise crème et une veste de cuir discrète. Il a la peau très mate, le cheveu et la barbe noirs et épais, et des yeux marrons clairs brillants, comme les pierreries en toc brodées qui scintillent sur son petit chapeau noir plat.</p>
<p>De son récit se dégage une impression persistante : jamais cet homme n’a semblé aussi malheureux et démuni qu’en période de paix. Né &#8221; <em>un an avant l’invasion soviétique</em> &#8221; de décembre 1979, il passe son enfance dans son Wardak natal, une province située au sud-ouest de Kaboul. Après l’école publique, jusqu’à 13 ans, il passe six ans dans une école coranique (madrasa) où des professeurs &#8221; <em>arabes</em> &#8221; enseignent un islam rigoriste.</p>
<p>Il en sort à 18 ans en 1994, mûr pour rejoindre le mouvement taliban qui entame sa progression vers Kaboul. En 1996, les talibans prennent Kaboul. Abdul se rappelle l’entrée dans la capitale, &#8221; <em>tous des gens qui étaient heureux de voir les talibans, des bons musulmans, mettre fin aux tueries, aux vols et aux viols des moujahidines</em> &#8220;.</p>
<p>Le jeune homme, 18 ans dont déjà deux années à leurs côtés, est éduqué et peut prétendre travailler dans la nouvelle administration. Mais il préfère aller se battre dans le nord contre les partisans du commandant Ahmad Shah Massoud, l’ennemi juré des talibans. &#8221; <em>De bons combattants. On se respectait</em> &#8220;, souligne-t-il.</p>
<p>Le 11 septembre 2001, dans les montagnes du nord afghan, la radio des combattants talibans annonce que des avions détournés par Al-Qaïda ont frappé les Etats-Unis en plein coeur. &#8221; <em>C’était très beau, délicieux à entendre, tout le monde était heureux</em> &#8220;, se rappelle-t-il en souriant.</p>
<p>&#8221; <em>Mais nous ne nous attendions pas à ce qu’ils nous attaquent</em> &#8220;, ajoute-t-il. Et face au déluge de bombes américaines, &#8221; <em>on a vite vu qu’on ne pouvait pas faire face</em> &#8220;. Nombre de talibans prennent la fuite, certains au Pakistan, d’autres en Iran comme Abdul.</p>
<p>Le régime iranien avait bien peu d’atomes crochus avec les talibans, si ce n’est une aversion commune pour les Etats-Unis. Il en accueille pourtant des milliers, raconte Abdul Shafiq, tous regroupés ensemble dans des camps, organisés par des &#8221; <em>hommes d’affaires</em> &#8220;. &#8221; <em>On ne sait pas qui ils étaient, mais c’étaient des amis des talibans</em> &#8220;, explique-t-il.</p>
<p>Il y restera quatre ans, privé d’armes, de combats, de vie. &#8221; <em>Je ne voulais rien faire, et de toutes façons je ne sais rien faire d’autre que combattre. On lisait le Coran, mais la vie n’était pas très intéressante</em> &#8220;. Début 2006, l’Afghanistan vient d’élire son parlement. A Kaboul, l’armée américaine, sûre d’elle, décrit les talibans comme &#8221; <em>finis</em> &#8220;. A la même époque, Abdul Shafiq revient discrètement dans sa province du Wardak, proche du Kaboul.</p>
<p>&#8221; <em>On nous a dit que les Américains arrêtaient beaucoup moins les talibans</em> &#8220;, dit-il. Il prend la tête d’un groupe d’une trentaine de combattants très mobiles qui vont &#8221; <em>de maison d’accueil en maison d’accueil</em> &#8220;.</p>
<p>Cela fait déjà quelques années que les talibans ont commencé à se reconstituer, poussés par leur bases à l’étranger. &#8221; <em>Tout est structuré. Les ordres viennent de nos leaders au Pakistan</em> &#8220;. Il est moins disert sur les armes et l’argent, qui empruntent les même circuits selon des sources concordantes.</p>
<p>Dans les villages désoeuvrés, las des bombardements américains et déçus par l’aide internationale qui ne vient pas, le discours des talibans contre l’&#8221; <em>envahisseur</em> &#8221; américain qui &#8221; <em>pille la terre musulmane</em> &#8221; fait mouche. D’autres les suivent pour améliorer leur maigre ordinaire avec le butin des convois de marchandises. &#8221; <em>Anciens</em> &#8221; et &#8221; <em>nouveaux</em> &#8221; talibans s’autorisent quelques libertés avec le dogme de la &#8221; <em>guerre islamique</em> &#8221; qui interdit en principe de s’en prendre aux civils, aux prisonniers, les enlèvements sans raison&#8230;.</p>
<p>Abdul Shafiq justifie ainsi les attentats suicide, &#8221; <em>une bonne arme</em> &#8221; qui doit &#8221; <em>éviter de tuer des civils</em> &#8220;, ce qui est rarement le cas. Le trentenaire taliban, dont l’AFP a recoupé les propos auprès de sources locales, passe son temps à se cacher, &#8221; <em>rarement deux nuits au même endroit</em> &#8220;.</p>
<p>Dans ses montagnes, on lui a parlé de Barack Obama, &#8221; <em>qui ne changera rien</em> &#8220;, et de la Palestine, &#8221; <em>où il se passe quelque chose</em> &#8220;. Il dénonce la télévision, &#8221; <em>contraire à l’islam</em> &#8220;, et n’a jamais utilisé internet. Aujourd’hui, selon des sources locales, plusieurs districts du Wardak sont contrôlés ou très fortement sous influence de la rébellion. Son avenir semble tout tracé : &#8221; <em>Tant que les Américains seront là, nous seront face à eux</em> &#8220;. Une guerre sainte qui passe avant tout : Abdul Shafiq a une femme et trois enfants de moins de cinq ans, qu’il ne voit presque jamais.</p>
<p>Il prend congé et reprend la route au milieu des flocons de l’hiver afghan. Son année 2009 s’annonce chargée : plus de 20.000 renforts militaires américains sont annoncés, dont plusieurs milliers dans sa province du Wardak.</p>
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<h2>Shahir l’espion</h2>
<p><em>Démasqué par un taliban, Shahir l’espion sera-t-il abattu, pendu ou lapidé ?</em></p>
<p><a rel="attachment wp-att-2381" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/15/afghanistan-portrait-de-trois-idealistes/shahir-lespion/"><img class="alignleft size-full wp-image-2381" title="Shahir l'espion" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/shahir-lespion.jpg" alt="Shahir l'espion" width="166" height="220" /></a>Dans la voiture qui l’emmenait dans les montagnes du Wardak, Shahir l’espion afghan se savait perdu. Il venait d’être démasqué par les talibans et n’avait aucun doute sur son sort. A un détail près : allait-il être abattu par balle, pendu ou lapidé ?</p>
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<p>En ce soir de novembre, une seconde d’inattention a suffi pour mettre fin à la carrière de cet homme chargé depuis 2004 par les Américains ou le gouvernement afghan de surveiller les mouvements des talibans, selon un récit recueilli par l’AFP.</p>
<p>Chaque fois qu’il repérait une de leurs cachettes, Shahir Khan (un nom d’emprunt), muni d’un discret GPS ressemblant à un téléphone portable, en notait la latitude et la longitude précises. Il s’éclipsait alors discrètement pour les transmettre à ses employeurs, lesquels, lorsqu’ils étaient Américains, bombardaient parfois aussitôt la zone.</p>
<p>Payé un peu plus de 1.000 dollars par mois, il opère d’abord dans le sud du pays, avant de retourner en 2006 chez lui, dans le Wardak, au sud-ouest de Kaboul. Il infiltre alors un groupe de talibans mené par un certain Timur, déterminé à aider les autorités à chasser ces &#8221; <em>voleurs</em> &#8221; qui &#8221; <em>n’ont plus rien à voir avec les talibans d’autrefois</em> &#8221; et sont en passe de contrôler son district de Jaratu.</p>
<p>Pendant plus d’un an, il les voit terroriser les populations, tuer &#8220;<em>des dizaines de gens</em>&#8220;, chefs tribaux, chauffeurs de camions interceptés sur la route, otages dont la famille ne peut payer la rançon. Un jour, il voit passer &#8220;<em>21 motos bourrées d’explosifs</em>&#8221; destinées à des attentats dans plusieurs villes. Le soir même, le groupe taliban doit se retrouver chez lui pour discuter de ce plan d’attaque. Après le dîner, il laisse ses invités et sort discrètement de la maison.</p>
<p>Il appelle alors le gouverneur de la province pour le prévenir. Quelques secondes qui le perdent : un des gardes talibans, venu se soulager derrière la maison, surprend la conversation.</p>
<p>&#8220;<em>Ils m’ont ordonné de me mettre au volant de ma voiture, dans laquelle ils sont montés. Je me demandais juste comment j’allais mourir, si ce serait d’une balle dans la tête, la pendaison, ou la lapidation</em>&#8220;, dit Shahir dans son récit.</p>
<p>Toute l’histoire a été confirmée à l’AFP par plusieurs sources, dont le chef du district de l’époque, Mohammed Naïm, qui se rappelle que &#8220;<em>l’espion a été emmené par les talibans pour être exécuté</em>&#8220;. Plus d’un an a passé depuis cette funeste soirée. Mais l’homme massif à la barbe touffue rencontré en ce début d’année dans un restaurant de Kaboul en rit désormais à gorge déployée. &#8220;<em>Tout ça parce qu’un taliban a eu une envie pressante, et qu’il faisait noir ! C’est fou !</em>&#8220;, pouffe Shahir Khan.</p>
<p>Car il a survécu. Au terme d’une évasion rocambolesque confirmée par plusieurs témoignages. Shahir évoque juste un &#8220;<em>accident de voiture</em>&#8221; qui lui aurait permis de s’échapper, sans en dire plus.</p>
<p>Mohammed Naïm est plus précis : &#8220;<em>Dans un virage, il a précipité sa voiture dans un fossé. Plusieurs talibans ont été blessés. L’espion a crié qu’il s’était cassé le pied, les talibans ne se sont donc pas souciés de lui et se sont occupés de leurs blessés. Et quand ils ont eu le dos tourné, il s’est échappé</em>&#8220;. Puis a dû passer deux jours et une nuit glaciale planqué dans ses montagnes natales.</p>
<p>Il dit aujourd’hui n’avoir reçu &#8220;<em>aucune aide des Américains</em>&#8220;, qui lui avaient pourtant &#8220;<em>promis</em>&#8221; de s’occuper de lui &#8220;<em>en cas de pépin</em>&#8220;. Le gouverneur du Wardak a été plus reconnaissant, et lui a trouvé un emploi de chauffeur à Kaboul.</p>
<p>Shahir Khan a aujourd’hui 46 ans et gagne 7.000 afghanis (140 dollars) par mois. Pas de quoi faire venir sa femme, ses six fils et deux filles à Kaboul. Il espère bientôt mieux mais rêve d’avoir un jour assez de pouvoir et d’armes pour aller chasser les &#8220;<em>voleurs</em>&#8221; de &#8220;s<em>on</em>&#8221; Wardak.</p>
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<h2>Elaha, chanteuse et femme rebelle</h2>
<p><em>Un inconnu l’a menacée de lui &#8221; jeter de l’acide au visage &#8221; &#8230;</em></p>
<p><a rel="attachment wp-att-2382" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/15/afghanistan-portrait-de-trois-idealistes/elaha/"><img class="alignleft size-medium wp-image-2382" title="Elaha" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/elaha.jpg?w=300" alt="Elaha" width="300" height="199" /></a>Elaha ne gagnera pas la &#8220;<em>Star academy</em>&#8221; afghane cette année. Mais la jolie chanteuse de 20 ans jure qu’elle n’abandonnera jamais la scène, malgré des menaces venues parfois de sa propre famille, et au nom de la liberté des femmes afghanes à décider de leur sort.</p>
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<p>Elle est assise à même le sol, le corps hoquetant de sanglots, la tête enfouie dans les bras, effondrée dans un recoin gris et oublié des coulisses. La caméra, impudique, la filme en gros plan. Le son, poussé au maximum, fait résonner sans grande finesse les pleurs désespérés de la favorite déchue.</p>
<p>Quelques minutes plus tôt, la populaire Elaha Sorur venait d’être éliminée de la quatrième saison d’&#8221;<em>Afghan star</em>&#8220;. Un coup de théâtre auquel la seule femme parmi les huit derniers candidats en lice ne s’attendait pas. Depuis le début de la saison, il y a trois mois, la longue silhouette et le joli minois de la petite hazara (une minorité afghane de type mongol) avait pourtant largement séduit les fans de l’émission, cette &#8220;<em>génération internet</em>&#8221; urbaine, éduquée et occidentalisée qui a émergé depuis 2001.</p>
<p>Une semaine avant, elle faisait encore chavirer les 400 spectateurs du grand hall où la chaîne Tolo TV enregistre ces deux émissions hebdomadaires. Elaha, en veste et jupe de jean et bottines rouges, une écharpe multicolore en guise de foulard sur les cheveux, se produit sur les paroles épicuriennes du célèbre chanteur afghan Farhad Darya, invité du jour.</p>
<p>&#8220;<em>Le temps passe, la saison des fleurs aussi/Le temps passe, il reviendra/ Mais le jeune aura vieilli</em>&#8220;, fredonne-t-elle, ondulante et souriante. Succès garanti, et hommage remarqué du &#8220;<em>maître</em>&#8221; Darya : &#8220;<em>J’admire ton courage, dans un pays où les traditions confinent les femmes au foyer. Elaha, tous les musiciens afghans sont avec toi !</em> &#8221;</p>
<p>Au bord de la scène, Sona, une étudiante de 20 ans, maquillage, paillettes et sac à main, votera Elaha &#8220;<em>parce qu’elle a besoin de soutien</em>&#8220;. La beauté asiatique de la chanteuse, pommettes hautes, yeux noirs en amandes et longs cheveux de jais parsemés de petites mèches blondes, n’est pas étrangère à son succès. &#8220;<em>J’aime, euh&#8230; son style</em>&#8220;, sourit Abdul Tarim, 22 ans.</p>
<p>Juges et fans sont unanimes : jamais une candidate d’&#8221;<em>Afghan Star</em>&#8221; n’avait montré un tel talent sur scène. Née à Kaboul, sous le prénom de Mariam, elle a passé ses 14 premières années en Iran, une &#8220;<em>vie normale</em>&#8221; entre un père ancien pilote de l’armée afghane reconverti dans les affaires, et une mère au foyer avec ses six enfants.</p>
<p>Elle a raconté à l’AFP son retour difficile en Afghanistan, où elle souffre d’un double handicap : être une femme, et vouloir faire de la chanson, une activité déviante aux yeux des radicaux islamistes. &#8220;<em>Mais, je me suis accrochée</em>&#8220;, dit-elle. En 2004, elle rejoint un groupe de musiciens. Quatre ans plus tard, elle est retenue au casting d’&#8221;<em>Afghan Star</em>&#8220;, prenant au passage le nom de scène d’Elaha (&#8220;<em>déesse</em>&#8220;, en persan).</p>
<p>Elle admet que sa vie a &#8220;<em>beaucoup changé en trois mois</em>&#8220;. Les messages d’amour, les demandes en mariage ? Elle éclate de rire : &#8220;<em>Oui, cela arrive</em>&#8220;. Mais tous ne lui veulent pas du bien. Un inconnu l’a menacée au téléphone de venir lui &#8220;<em>jeter de l’acide</em>&#8221; au visage. &#8220;<em>Un de mes oncles a même menacé de me tuer</em>&#8220;, dit-elle.</p>
<p>Elle n’en a cure. &#8220;<em>Rien ne pourra m’empêcher d’offrir ma musique aux gens. La musique leur ouvre l’esprit, les fait évoluer. Et je veux que les Afghanes n’aient plus honte d’être des femmes</em>&#8220;, assène-t-elle. Jusqu’au bout, elle se disait &#8220;<em>sûre de gagner</em>&#8220;.</p>
<p>Las ! Le rêve ne s’est pas réalisé. Plusieurs hypothèses sont évoquées : campagne de vote (par SMS) mieux organisée chez ses rivaux, démobilisation de ses supporters trop sûrs d’eux, pressions conservatrices&#8230; L’annonce du verdict l’a laissée sidérée. Mais elle a lancé au public : &#8220;<em>Vous verrez bien qui sera la star plus tard. Vous entendrez mes chansons</em> !&#8221;*</p>
<p>&#160;</p>
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<p>Source : Grands Reporters</p>
<p>&#160;</p>
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</div>]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Why all the responsibility for all problems is being put upon President Zardari?]]></title>
<link>http://iaoj.wordpress.com/2009/11/15/why-all-the-responsibility-for-all-problems-is-being-put-upon-president-zardari/</link>
<pubDate>Sun, 15 Nov 2009 10:18:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>iaoj</dc:creator>
<guid>http://iaoj.wordpress.com/2009/11/15/why-all-the-responsibility-for-all-problems-is-being-put-upon-president-zardari/</guid>
<description><![CDATA[by Tausif Kamal If Zardari is forced out before his term it would be the beginning of the end of our]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://wp.me/p7eUy-2i3"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-2231" title="asif_smile" src="http://iaoj.wordpress.com/files/2008/08/asif_smile.jpg?w=94" alt="asif_smile" width="75" height="75" /></a><span style="color:#3366ff;">by Tausif Kamal</span></p>
<p>If Zardari is forced out before his term it would be the beginning of the end of our nascent restoration of democracy. I&#8217;m no supporter of PPP or Zaradari but why all the responsibilty for all the country&#8217;s problems is being heaped upon one man, who has been in , power&#8217; (whatever that means ) for not even two years.</p>
<p>If anybody has to go down, its &#8220;K&#8221;. He&#8217;s directing an inept war in slow motion against the enemy, Talibans/ Jihadists. Under his command GHQ has been attacked&#8230; Talibans are murdering and terrorizing the citizens of the country at will.</p>
<p>It has taken many years or indeed decades for the existential and debilitating problems of Taliban/ Jihadist terrorism, Baluchistan insurgency and the dead-end state of the economy to germinate and develop. They did not come about overnight. Its obvious that the reactionary forces in Pakistan, the Islamist parties like JI, right wing media and groups , pro-military establishment etc are spearheading a campaign to remove Zardari, to sidestep the PPP govt and to grab power themselves. Eventually such a move will derail whatever democracy we have. Since nurturing democracy in Pakistan is the core agenda of CRDP we all should be concerned about this possibly destructive move and I suggest that we take some action. [Courtesy: Tausif and crdp@yahoogroups.com]</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Poor Man's Voice]]></title>
<link>http://absarahmed.wordpress.com/2009/11/13/poor-mans-voice/</link>
<pubDate>Fri, 13 Nov 2009 15:55:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Absar</dc:creator>
<guid>http://absarahmed.wordpress.com/2009/11/13/poor-mans-voice/</guid>
<description><![CDATA[They say: A poor man&#8217;s voice is never heard. One country in South Asia is so poor that its voi]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p style="line-height:200%;" align="justify"><font face="Times New Roman" size="3"><br />
They say: A poor man&#8217;s voice is never heard. One country in South Asia is so poor that its voice is also never heard in last 60 years or so. Or perhaps I&#8217;ve said something wrong. Corrigendum: How its voice can be heard when it actually had never voiced on it up until now?</p>
<p style="line-height:200%;" align="justify"><font face="Times New Roman" size="3"><br />
A friend asked me, &#8220;While we&#8217;ve no choice left except to select one in the lot of evil, what would we do except that to opt for a lesser evil in the lot?&#8221; I ask them, &#8220;How could we be so naive to support and assert the system run by the evils? Do we not have an option to boycott the system &#8212; and ostracize the looters of nation? Is it too much laborious to do for our nation?&#8221; Or at least we can try to be bit vocal against the illegal or dishonest behavior of our elected leaders instead of saying we lack with the options of true leadership so let&#8217;s opt for a lesser evil in the available lot. A few minds of respective political leadership are the decision makers, but there&#8217;s no decision making echelon.</p>
<p style="line-height:200%;" align="justify"><font face="Times New Roman" size="3"><br />
During the time of such distress and desperate straits in our country, I&#8217;ve even seen people raising offers that infallibly suggest the disintegration of Pakistan. Exactly similar to that, I found someone saying that the troubled and lawless areas of Pakistan like FATA should be disbanded from Pakistan. Might I ask them: Lest you forsake that FATA terrain, which it&#8217;d belong to? Would you just give it to US-led Nato Forces or would you seam it with Afghanistan as a charity or what? Or would you just pull out all your forces back from the region and let the nasty and barbaric games prevail there? Will it not make our strategic position at stake if we take such an inexpedient step?</p>
<p style="line-height:200%;" align="justify"><font face="Times New Roman" size="3"><br />
Okay, I denounce the loss of innocent lives, simultaneously I want to see peace too in those region. Can we&#8217;ve the peace without having such barbaric games in those areas &#8212; be the games played by TTP, Pakistan Army, Nato Forces, ISI, CIA or anyone.</p>
<p style="line-height:200%;" align="justify"><font face="Times New Roman" size="3"><br />
There are a number of such suggestions ventilated daily. These suggestions concerning the disintegration of Pakistan investigate the fact that there still are such parallel elements in our country that are failed to accept the existence of Pakistan; there still are people who talk about fraction, violence, extremism.</p>
<p style="line-height:200%;" align="justify"><font face="Times New Roman" size="3"><br />
A few days back, an American Army Major, who was (fortunately or unfortunately?) a Muslim, went on a killing spree in one of the American biggest Military post. 13 people died, out of which 12 were servicemen and 1 was civilian; Innocent civilian, innocent servicemen? When we, or anyone, regret or don&#8217;t regret the loss of innocent lives &#8212; I ask whose life isn&#8217;t innocent? We all are innocent. People did rejoice over the loss of lives. The concept that killing solves anything must be retired. Major Nidal&#8217;s actions will now spark more resentment and prejudice against the U.S. Muslim population. It is this same prejudice that Major Nidal reported to his relatives that made him so crazy &#8212; crazy enough to kill. So now his actions will spawn more violence. Where does it end? When everyone from one gene pool is dead? Then, those who remain will turn on each other. Violence begets violence. But this is unnecessary and uncalled for to warrant killings, be it done by U.S. Army or Blackwater or Major Nidal or Pakistan Army.</p>
<p style="line-height:200%;" align="justify"><font face="Times New Roman" size="3"><br />
This doesn&#8217;t end here. I was talking about an old saying: A poor man&#8217;s voice is never heard. What is the term &#8216;poor man&#8217; implying? It doesn&#8217;t talk about a financially deprived man. But it&#8217;s squarely talking about a frail man &#8212; a man deprived of moral understandings. Kerry-Lugar bill, which aims to provide billions of dollars to Pakistanis &#8212; would it uplift us from this sort of poorness to richness?  Before we go on thinking constructively about the ways to improve our socio-economic structure, we need to understand that a poor man&#8217;s voice is really never heard.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[La signification du « changement d’allure » de l’Europe en Afghanistan]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/12/la-signification-du-%c2%ab-changement-d%e2%80%99allure-%c2%bb-de-l%e2%80%99europe-en-afghanistan/</link>
<pubDate>Thu, 12 Nov 2009 17:50:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
<guid>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/12/la-signification-du-%c2%ab-changement-d%e2%80%99allure-%c2%bb-de-l%e2%80%99europe-en-afghanistan/</guid>
<description><![CDATA[L’Union européenne (UE) a approuvé un plan d’action pour l’Afghanistan et le Pakistan. Décrit comme ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><strong>L’Union européenne (UE) a approuvé un plan d’action pour l’Afghanistan et le Pakistan. Décrit comme un « <em>changement d’allure</em> » dans la politique européenne, il montre que les Européens soutiennent totalement l’aventure impérialiste de Washington et qu’ils veulent garantir leurs propres intérêts en se faisant porter par la machine de guerre américaine.</strong></p>
<p><a rel="attachment wp-att-2306" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/12/la-signification-du-%c2%ab-changement-d%e2%80%99allure-%c2%bb-de-l%e2%80%99europe-en-afghanistan/les-atlantistes-sarkozy-rasmussen-merkel-et-obama/"><img class="aligncenter size-full wp-image-2306" title="les atlantistes Nicolas Sarkozy, Anders F. Rasmussen, Angela Merkel et Barack H. Obama" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/les-atlantistes-sarkozy-rasmussen-merkel-et-obama.jpg" alt="les atlantistes Nicolas Sarkozy, Anders F. Rasmussen, Angela Merkel et Barack H. Obama" width="450" height="327" /></a></p>
<p><a href="http://www.wsws.org/francais/News/2009/nov2009/afgh-n10.shtml">WSWS</a></p>
<p>La semaine dernière, les ministres des Affaires étrangères de l’UE réunis au Luxembourg ont, en réaction à un rapport commandité par celle-ci, promis une aide accrue pour l’Afghanistan et le Pakistan. Ce rapport avertissait de ce que la situation politique et militaire dans la région était en train de s’aggraver. Montrant que les gouvernements européens n’ont aucune intention de se laisser influencer par l’opinion ultra majoritaire dans la population en faveur d’un retrait rapide d’Afghanistan, ce rapport déclare : « <em>La situation en Afghanistan a un impact direct sur l’Europe. Bon nombre des menaces internationales les plus sérieuses auxquelles nous faisons face aujourd’hui sont présentes dans la région.</em> »</p>
<p>Appelant à un soutien international concerté pour l’Afghanistan, le rapport ajoute que tandis qu’au bout du compte c’est « <em>l’Etat afghan qui doit prendre l’entière responsabilité…cela ne revient pas à une ‘stratégie de internationale de sortie’</em> »</p>
<p>Une déclaration de presse prenait l’engagement que « <em>L’Union européenne [était] prête à relever les défis complexes de l’Afghanistan et du Pakistan</em> ».</p>
<p>Le ministre suédois des Affaires étrangères, Carl Bildt dont le pays exerce la présidence de l’Union européenne, annonça que la Commission européenne dépenserait 200 millions d’euros supplémentaires dans les mois qui viennent afin de soutenir la nouvelle stratégie, ceci en plus du milliard d’euros par an déjà dépensé. Les ministres des Affaires étrangères ont aussi promis plus de personnel pour la mission de police européenne (EUPOL) en Afghanistan, qui comporte pour le moment seulement 271 des 400 instructeurs auxquels l’UE s’était engagée.</p>
<p>Le document souligne que l’Europe ne croit pas qu’une solution militaire puisse à elle seule garantir la stabilité de la région. Bildt dit au Financial Times « <em>Si nous ne mettons pas en place un Etat capable de fonctionner en Afghanistan, un système de gouvernement quelconque, tous nos efforts échoueront.</em> »</p>
<p>L’UE dit que son but est le développement d’un « <em>programme complet en vue d’une relation stratégique renforcée</em> » avec le Pakistan et qu’il est besoin d’un « <em>dialogue accru</em> » avec les « <em>acteurs régionaux</em> » tels que l‘Inde, la Chine, la Russie, l’Iran, la Turquie et les Etats du Golfe persique.</p>
<p>Malgré ces critiques indirectes de la politique américaine en Afghanistan, ce document représente un soutien tout à fait direct lui, de l’opération de contre insurrection menée en ce moment par la Maison Blanche. La seule réserve sérieuse des puissances européennes à leur soutien de cette guerre sous conduite des Etats-Unis est leur désir que ce soient les soldats américains qui prennent sur eux le gros des combats et fournissent le gros des victimes.</p>
<p>Toutes les phrases cyniques de l’UE sur le besoin d’« <em>accords politiques</em> », de « <em>construction d’un Etat</em> » et de « <em>gouvernement démocratique</em> » se fondent sur une répression de l’insurrection Afghane.</p>
<p>Cela explique pourquoi les Etats de l’UE ont soutenu de façon déclarée l’exigence du Général Stanley McChrystal d’envoyer 40.000 soldats américains supplémentaires en Afghanistan. Bildt avait déclaré à la suite de la rencontre des ministres des Affaires étrangères de l’OTAN la semaine précédente : « <em>Le rapport McChrystal est très clair. Les efforts de sécurité militaire sont cruciaux pour le succès en Afghanistan, mais sans succès de l’effort civil, ils n’aboutiront à rien du tout</em> ».</p>
<p>L’UE ne peut se concentrer sur « <em>l’effort politique civil</em> » que dans la mesure où elle peut s’appuyer sur les « <em>efforts de sécurité militaire</em> » fournis par les Etats-Unis et exigés par l’occupation. Si on suit les recommandations de McChrystal, les forces américaines en Afghanistan atteindront le nombre de 105.000, pour 35.000 approximativement de troupes de l’Union européenne. Mais même ce chiffre prête à confusion, étant donné que plusieurs Etats, y compris l’Allemagne et l’Espagne ont, pour ce qui est du nombre de soldats qu’ils engagent dans les combats, des contraintes, officielles tout au moins, et dont le but est de neutraliser le sentiment antiguerre dans leur pays.</p>
<p>Il faut remarquer que cela n’a pas empêché les troupes allemandes de mener des opérations de combat dans le nord et le nord-est de l’Afghanistan, ni d’ordonner une attaque aérienne à Kunduz en septembre qui se solda par la mort d’au moins 125 personnes, un des pires massacres de l’histoire de cette guerre.</p>
<p>Les puissances européennes ne veulent pas néanmoins d’une escalade de leur participation militaire directe s’ils peuvent l’éviter. C’est pourquoi elles ont été plus sensibles aux exigences de McChrystal que le président Barak Obama qui a lui, repoussé à plus tard une promesse définitive d’envoyer des troupes supplémentaires alors qu’il a demandé un supplément de troupes à l’Europe – sans grand succès. Jusqu’ici, seul le premier ministre britannique Gordon Brown a accepté l’envoi de 500 soldats supplémentaires. Le Président Sarkozy a par contre déclaré le 15 octobre que la France n’enverrait « <em>pas un soldat de plus</em> » combattre en Afghanistan.</p>
<p>De tels engagements ne sont pas à prendre au sérieux de la part de Sarkozy, mais ils montrent que les puissances de l’Union européenne pensent qu’un engagement militaire supplémentaire de la part des Etats-Unis est infiniment préférable, ou tout au moins une condition préalable, à toute augmentation de l’intervention militaire européenne.</p>
<p>Commentant le refus de l’Europe d’approuver plus de troupes au sommet de l’OTAN, le magazine d’information allemand Spiegel soulignait le 29 octobre que « <em>pour une fois</em> » cette « <em>hésitation ne [pouvait] être attribuée à la lassitude généralement répandue vis-à-vis de la guerre en Europe</em> ». C’est bien plutôt « <em>le président américain Obama [qui] s’est tu pendant bien trop longtemps sur la situation et les pays européens comme l’Allemagne et la France [qui] ont raison de demander un meilleur leadership américain sur la question de l’Afghanistan</em> ».</p>
<p>Remarquant le retard d’Obama à prendre une décision sur la demande de troupes supplémentaires de McChrystal, le Spiegel fit cette affirmation extraordinaire, et fausse, que le « <em>public en général</em> » voulait que « <em>la Maison-Blanche et le Pentagone déploient plus de troupes</em> ».</p>
<p>« <em>L’administration Obama donne en ce moment l’impression que son courage l’a abandonnée</em> » se plaignit ce magazine. Par conséquent « <em>pourquoi des pays comme l’Allemagne et la France devraient-ils croire les promesses verbeuses d’un président qui n’envoie pas de message clair même dans son propre pays, alors qu’il dispose d’une majorité aux deux chambres du Congrès ?</em> »</p>
<p>Le même jour, le journal britannique Guardian publiait l’article d’un commentateur militaire, Tom Rogan intitulé « <em>Obama doit écouter le Général McChrystal</em> ». Rogan y écrit : « <em>L’enjeu est lourd, la décision d’Obama non seulement influencera le résultat du conflit en Afghanistan, mais aussi le caractère moral et la position stratégique des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne et de l’OTAN.</em> »</p>
<p>Quels que soient les calculs et les manoeuvres politiques sordides qui motivent les décideurs politiques à Berlin, Paris et Londres, les puissances européennes sont, dans la guerre Afghane, coupables au plus haut point et elles partagent toutes la responsabilité des actes criminels qui y sont perpétrés et le seront encore. Il ne peut être mis un terme à cette guerre qu’à travers une lutte unifiée de la classe ouvrière contre la bourgeoisie impérialiste et ses représentants politiques en Europe et en Amérique.</p>
<p>(Article original publié le 3 novembre 2009)</p>
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<p>Source : News of Tomorrow</p>
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<title><![CDATA[Le droit est le fondement de la paix, de la justice et de l’humanité]]></title>
<link>http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/12/le-droit-est-le-fondement-de-la-paix-de-la-justice-et-de-l%e2%80%99humanite/</link>
<pubDate>Thu, 12 Nov 2009 15:27:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bao</dc:creator>
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<description><![CDATA[Par Karl Müller Réflexions sur l’histoire et l’éthique de la politique internationale. Horizons et d]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><em>Par Karl Müller</em></p>
<p><strong>Réflexions sur l’histoire et l’éthique de la politique internationale.</strong></p>
<p><a rel="attachment wp-att-2287" href="http://mecanoblog.wordpress.com/2009/11/12/le-droit-est-le-fondement-de-la-paix-de-la-justice-et-de-l%e2%80%99humanite/tyrant_boot_canvas_unique/"><img class="aligncenter size-full wp-image-2287" title="The limits of the tyrants are prescribed by the endurance of those whom they oppress" src="http://mecanoblog.wordpress.com/files/2009/11/tyrant_boot_canvas_unique.jpg" alt="The limits of the tyrants are prescribed by the endurance of those whom they oppress" width="450" height="608" /></a></p>
<div><a href="http://www.horizons-et-debats.ch/">Horizons et débats</a></div>
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<p>Au vu des victimes et des dégâts causés pendant la Seconde Guerre mondiale, les fondateurs des Nations Unies et de sa Charte tentèrent d’éviter qu’une pareille catastrophe ne se reproduise, cherchant à rendre le monde plus pacifique et plus juste. La mise en place des relations internationales ne devait plus relever de l’arbitraire de quelques pays. Il fallait établir un ordre juridique international approuvé et respecté par tous les Etats de la planète.</p>
<p>Mais peu après la fin de la guerre et la fondation des Nations Unies, le monde se trouva à nouveau divisé en blocs hos­tiles. Une nouvelle fois, les relations internationales furent marquées, au cours des décennies suivant la guerre, par la poli­tique d’hégémonie.</p>
<p>On savait déjà qu’une politique internationale soumise aux fluctuations de la recherche du pouvoir et du contre-pouvoir n’apportait pas de stabilité et n’assurait donc pas la paix. La situation dans le monde fut donc très fragile et l’humanité n’échappa que d’un cheveu, et par hasard, à la destruction.</p>
<p>C’est pourquoi dès les années 60 on entreprit de sérieux efforts pour réduire les affrontements et l’aggravation de la situation entre les blocs et pour remplacer les affrontements, les conflits et la course aux armements par des mesures de confiance, de coopération et de désarmement.</p>
<p>Il est vrai que tout le monde n’était pas honnête et ce furent les mêmes qui déclenchèrent une nouvelle fois la guerre froide dans les années 80, provoquant une nouvelle course aux armements.<br />
Le monde se retrouva face à la menace d’une guerre mondiale dévastatrice. Ce furent avant tout les Etats-Unis qui cherchèrent à gagner la guerre froide; non pas par la force des armes mais par une guerre économique et financière.</p>
<p>L’alliance militaire orientale, le Pacte de Varsovie, et le bloc économique oriental, le Conseil d’assistance économique mutuelle (Comecon) furent mis sous pression, ce qui amena finalement leur dissolution. Il ne resta qu’une grande puissance: les Etats-Unis et l’OTAN, qu’ils dirigent, et l’ordre financier et économique mondial qu’ils déterminent.</p>
<p>Nombreux furent ceux qui, lors de la dissolution du bloc de l’Est, espérèrent une paix durable assurant la sécurité et le bien-être. Mais ce fut en vain car la politique américaine, profitant de sa situation d’unique superpuissance au monde, voulut s’imposer non par le droit mais en profitant de sa situation dominante. La mondialisation fut en fait une américanisation du monde – par tous les moyens et sans tenir compte des dégâts causés.</p>
<p>Au début des années 90, le gouvernement américain avait appelé cela « <em>nouvel ordre mondial </em>» et il ouvrit cette « <em>ère nouvelle</em> » par de nouvelles guerres: contre l’Irak, contre la Somalie, contre la Yougoslavie. Les groupes de réflexion américains se penchèrent dans les années 90 sur un « <em>Projet de nouveau siècle américain</em> », escomptant bien l’imposer par leur supériorité militaire. Les guerres contre l’Afghanistan et à nouveau contre l’Irak en sont les signes les plus visibles, mais aussi l’instrumentalisation des Etats européens membres de l’OTAN, la mainmise sur l’Union européenne, la mise au pas de la «<em> gauche</em> » européenne et l’extension à l’Est de l’OTAN et de l’Union européenne.</p>
<p>Néanmoins, aujourd’hui, 20 ans après la dissolution du bloc de l’Est, le plan des Etats-Unis a échoué.</p>
<p>Les conséquences catastrophiques du « <em>projet</em> » américain pour une grande partie du monde apparurent clairement aux yeux des populations. Les Etats-Unis ont lancé le bouchon trop loin; leur prestige dans le monde a disparu, des forces contraires se sont mises en place et se renforcent. Elles vont de la résistance inattendue dans les pays en guerre aux alliances internationales tels que l’Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (ALBA) en Amérique latine, l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) en Asie ou le BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine), alliance intercontinentale. Il reste bien sûr des forces dangereuses qui souhaitent renverser la vapeur et prêtes à risquer gros. Toutefois, il ne s’agit que de quelques attardés dans l’évolution historique qui doivent néanmoins être pris très au sérieux, surveillés et tenus à l’écart – du fait qu’ils pourraient être tentés d’embraser le monde. Leur politique est cependant sans avenir.</p>
<p>Les prochaines années seront pleines d’insécurité et nécessiteront la recherche de nou­velles orientations.</p>
<p>Il se peut que le nouveau gouvernement américain s’y consacre. On peut l’espérer du fait que le président américain a reçu cette année le prix Nobel de la Paix. Peut-on espérer amener le président à refuser la poli­tique hégémonique de son pays – ne serait-ce qu’en raison de la grande misère qui s’abat sur la population de son pays – et à s’engager dans une politique de paix dans le monde ? Ou bien se contentera-t-il, en manœuvrant habilement, de redonner aux Etats-Unis la capacité d’être à nouveau la seule superpuissance ?</p>
<p>On ne peut se contenter d’attendre les réponses à ces questions. Le plus de personnes possible doivent se mettre à réfléchir, à discuter, à formuler des solutions.</p>
<p>Mais est-il crédible de rediscuter plus ou moins ouvertement l’idée d’un gouvernement mondial ? Peut-on mettre en place un tel gouvernement et en même temps respecter l’ensemble des droits humains ? Qui donnera sa légitimité à un tel gouvernement ? Quels seront ses domaines politiques ? Ne risquons-nous pas de retomber dans une politique centralisée ? L’humanité est-elle prête à accepter ce nouveau Léviathan ?</p>
<p>Il existe une autre perspective: celle de mettre en place les bases de la paix et de la justice par un « <em>ordre mondial du droit</em> ». Cette idée n’est pas nouvelle, elle nous vient du siècle des Lumières. Mais pres­que personne ne s’en est préoccupé au cours de ces dernières années. Et ce sont précisément les Etats européens, où est née la philosophie des Lumières, qui ont trahi le projet d’un ordre mondial reposant sur le droit. Une idéologie du laissez-faire, de l’égalité des valeurs, du droit du plus fort, c’est-à-dire de l’arbitraire des puissants a pénétré jusque dans les sciences « <em>occidentales</em> », dans l’art et la culture. Et toutes les professions de foi en faveur du droit ne furent plus que des déclarations peu sincères. On traite de naïfs et de ringards tous ceux qui croient encore à la valeur du droit et à son caractère obligatoire, tout particulièrement en ce qui concerne les relations entre les Etats.</p>
<p>On constate aujourd’hui les conséquences de cette idéologie: un monde en plein désordre, sans paix, ni justice, ni humanité.</p>
<p>Pourtant la tâche ne serait pas si difficile car il n’est pas nécessaire de créer un ordre juridique international. Les fondements essentiels en ont été établis par le droit international et un grand nombre de traités internationaux. La communauté internationale peut s’y référer.</p>
<p>Ce qui est nécessaire avant tout, c’est de comprendre que le monde n’a pas d’autre perspective s’il veut survivre et que la dignité de tous les hommes impose le respect du droit.</p>
<p>L’idée du contrat social, venue des Lumières, partait du principe que les individus se soumettraient au droit accepté par tous afin d’assurer la liberté, la propriété et la vie. Il en va de même dans la communauté des Etats. Le respect des traités entre les peuples consti­tue l’« <em>ordre mondial du droit</em> ». </p>
<p>Source : Mondialisation.ca</p>
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