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	<title>une-lectrice &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://en.wordpress.com/tag/une-lectrice/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "une-lectrice"</description>
	<pubDate>Thu, 24 Dec 2009 12:43:13 +0000</pubDate>

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	<language>en</language>

<item>
<title><![CDATA[Superficiel]]></title>
<link>http://patechinois.wordpress.com/2009/06/16/superficiel/</link>
<pubDate>Wed, 17 Jun 2009 03:15:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Lalionne</dc:creator>
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<description><![CDATA[Au parc. Je rêvasse, ignorant mon nouveau livre déposé sur le banc. Un jeune adulte détaille l]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Au parc.</p>
<p>Je rêvasse, ignorant mon nouveau livre déposé sur le banc.</p>
<p>Un jeune adulte détaille l&#8217;image figurant sur la couverture du bouquin : &#8220;EURK! Ça a donc ben l&#8217;air plate, ce livre-là!&#8221;</p>
<p>Je me retiens de lui dire qu&#8217;effectivement, il est d&#8217;un ennui mortel.</p>
<p>&#8220;C&#8217;est que, tu vois, moi je lis beaucoup, et là, je trouve que ton livre a l&#8217;air poche en maudit!&#8221;</p>
<p>(hahahaha un livre de poche&#8230; je me marre.)</p>
<p>- Mouais, et tu lis quoi?<br />
- J&#8217;aime bien les Chevaliers d&#8217;Émeraude&#8230;<br />
- Et Amos Daragon, j&#8217;imagine.<br />
- OUAIIIIS! Je les ai tous lus!<br />
- J&#8217;en étais certaine!<br />
- Pis&#8230; C&#8217;est ça, tsé, ton livre, y m&#8217;inspire pas pantoute.</p>
<p>Mouais.</p>
<p>Mon pauvre petit coeur.</p>
<p>À 17 ans, lorsque l&#8217;on observe une belle jeune femme, on peut encore mettre en doute les arguments concernant la beauté intérieure&#8230;</p>
<p>&#8230; mais, vraiment, jouer les superficiels en observant la couverture d&#8217;un livre?</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Le comble!]]></title>
<link>http://patechinois.wordpress.com/2009/06/09/le-comble/</link>
<pubDate>Wed, 10 Jun 2009 01:52:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Lalionne</dc:creator>
<guid>http://patechinois.wordpress.com/2009/06/09/le-comble/</guid>
<description><![CDATA[Dring - Allo, Monlion! J&#8217;appelle pour me vanter! - Allo, ma belle Poule. Je t&#8217;écoute! - ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Dring</p>
<p>- Allo, Monlion! J&#8217;appelle pour me vanter!</p>
<p>- Allo, ma belle Poule. Je t&#8217;écoute!</p>
<p>- Aujourd&#8217;hui, c&#8217;était remise de diplômes dans la classe de Tipiti.</p>
<p>- À propos&#8230;?</p>
<p>- De livrets de lecture. Nommés du moins liseux au dévoreur. 30, 50 livrets&#8230; Il y en a même une qui en avait lu 80!</p>
<p>- Et&#8230;? Vante-toi, Malionne.</p>
<p>- Et&#8230; je cite sans y avoir été, &#8221; Et le champion de la classe est&#8230;&#8221; Roulement de tambour.</p>
<p>- Tipiti!</p>
<p>- Ouais! Avec 85 livrets!</p>
<p>- Champion, Tipiti, bravo!</p>
<p>- Oui, et dis bravo à sa mère&#8230; C&#8217;est tout de même un peu grâce à moi! Qui c&#8217;est qui lui fait lire ses livrets?</p>
<p>- hmmm hmmm, Malionne.</p>
<p>- Quoi&#8230;.</p>
<p>- &#8230;</p>
<p>- QUOI?</p>
<p>- Un. Tu sais très bien que tu n&#8217;as jamais eu à lui tordre le bras pour qu&#8217;il lise. Deux, tu n&#8217;oublierais pas &#8220;Bravo à Sonpére&#8221;? T&#8217;auras beau dire, il est aussi féru de lecture que toi&#8230;</p>
<p>- Ok, BRAVO À SONPÉRE. Mhmmpf Voilà, c&#8217;est dit. De toute façon, c&#8217;était IM-PLI-CITE.</p>
<p>- Plutôt, ouais!</p>
<p>- Mais n&#8217;empêche, une bibliothéceuse dont le fiston est champion de classe en lecture, c&#8217;est le comble du bonheur!</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Le bon temps]]></title>
<link>http://patechinois.wordpress.com/2009/05/20/le-bon-temps/</link>
<pubDate>Thu, 21 May 2009 02:33:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Lalionne</dc:creator>
<guid>http://patechinois.wordpress.com/2009/05/20/le-bon-temps/</guid>
<description><![CDATA[Adolescente, je traînais pain, couteau, confiture et assiette au salon pour me confectionner un dîne]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Adolescente, je traînais pain, couteau, confiture et assiette au salon pour me confectionner un dîner des dieux en regardant la télé.</p>
<p>C&#8217;était le bon vieux temps.</p>
<p>Maintenant, je préfère lire à la table de la cuisine.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[l'aventure]]></title>
<link>http://patechinois.wordpress.com/2009/05/13/laventure/</link>
<pubDate>Thu, 14 May 2009 01:09:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Lalionne</dc:creator>
<guid>http://patechinois.wordpress.com/2009/05/13/laventure/</guid>
<description><![CDATA[J&#8217;ai 9 ou 10 ans. Nous sommes en camping avec une famille amie de la mienne. Qui dit camping, ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>J&#8217;ai 9 ou 10 ans. Nous sommes en camping avec une famille amie de la mienne. Qui dit camping, dit toilettes publiques à 3 km de la tente. Avec un peu de chance, les douches sont dans la même bâtisse.</p>
<p>J&#8217;ai mal au ventre, je jure que je vais mourir. Les crampes, les sueurs froides, les crampes.<br />
J&#8217;ai envie. Vous savez, enviiiiie&#8230; Aller au p&#8217;tit coin, faire un numéro 2, trôner, se vider, le neu&#8217; pousse le vieux?</p>
<p>J&#8217;ai envie de caca!</p>
<p>Ni une, ni deux (oui, deux), j&#8217;y vais. À force de trop d&#8217;étiquette et de retiens-ton-pet, je suis gonflée, gonflée à bloc, prête à répondre à toute attaque par la bouche de mes canons. Boum! Explosion.</p>
<p>Veinarde que je suis, les douches sont dans la même bâtisse. On ne fait pas dans la dentelle, dans la famille! (on fait dans les toilettes)</p>
<p>Boum! À couvert!</p>
<p>La fille qui prend sa douche à ce moment éclate de rire lorsque j&#8217;éclate d&#8217;un orgueil trop longtemps retenu.</p>
<p>Depuis, je ne fais plus de numéro 2 dans une toilette publique. Plus jamais. J&#8217;ai même déjà quitté l&#8217;école en pleine journée pour cause de vous-savez-quoi.</p>
<p>(Introduction un peu longue, mais j&#8217;en viens au sujet vif.)</p>
<p>Dernièrement, Sonpére m&#8217;a donné un livre, <em>La frousse autour du monde</em>, qui est un recueil des chroniques de Bruno Blanchet, publiées en 2004-2005 dans La Presse. Un livre fantastique, le premier à me convaincre que voyager pourrait m&#8217;intéresser. Vraiment. Voyager, je le ferais de la même façon qu&#8217;il le fait. Ses chroniques sont disponibles <a title="Frousse autour du monde" href="http://www.ilederien.net/bruno/frousse/index.htm" target="_blank">ici</a>, mais je vous suggère d&#8217;acheter le bouquin et de l&#8217;offrir à quelqu&#8217;un que vous aimez.</p>
<p>Mieux, achetez-le et laissez-le sur une table, sur un banc, sur le comptoir d&#8217;une toilette publique&#8230;</p>
<p>Ce livre, donc,  se termine avec la décision de Bruno de poursuivre ses voyages. En réponse à ceux qui lui disent qu&#8217;il est chanceux de pouvoir partir ainsi à l&#8217;aventure, il dit ceci :</p>
<blockquote><p><span style="color:#000000;">Ça m&#8217;a pris presque un an pour réaliser qu&#8217;elle est nulle part, l&#8217;aventure. L&#8217;aventure ne se trouve pas dans un livre, un guide ou une expédition prévue pour ça. L&#8217;aventure est une porte qui s&#8217;ouvre par en-dedans. Le reste dépend de vous. Ça peut se passer à Bombay, à Brossard ou dans la prison de Tanguay. L&#8217;aventure débute avec la fin de la peur: de la peur de rire quand on doit se taire; de la peur de fuir quand on doit plaire; de la peur d&#8217;être nu, ridicule et vulnérable, mort; de la peur de se tromper; de la peur d&#8217;échouer. Se placer volontairement les pieds dans les plats? Pourquoi pas! Se confronter à une tâche impossible à réaliser? Kick ass, baby!</span></p>
<p><span style="color:#000000;">L&#8217;aventure a la tête dure. L&#8217;aventure n&#8217;apprend pas de ses erreurs, sinon qu&#8217;elle n&#8217;en a jamais assez commises. Et toujours, l&#8217;aventure prend des fucking de drôles de tournures. Même que, parfois, elle commence où on croit qu&#8217;elle finit&#8230; &#8212; Bruno Blanchet / La frousse autour du monde, Éditions La Presse, 2008,</span></p></blockquote>
<p>J&#8217;ai terminé mon bouquin dans un endroit public. Pour pleurer, je me suis cachée dans les toilettes.</p>
<p>Bruno, notre ami Bruno, a ouvert «la porte par en-dedans.»</p>
<p>Elle était fermée depuis beaucoup trop longtemps.</p>
<p>La fin de la peur.</p>
<p><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/Q_5hchfeGho&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' /><param name='allowfullscreen' value='true' /><param name='wmode' value='transparent' /><embed src='http://www.youtube.com/v/Q_5hchfeGho&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' type='application/x-shockwave-flash' allowfullscreen='true' width='425' height='350' wmode='transparent'></embed></object></span></p>
<p>[Note : désolée pour la qualité de l'image!]</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Ex-il]]></title>
<link>http://patechinois.wordpress.com/2008/04/25/exil/</link>
<pubDate>Sat, 26 Apr 2008 02:02:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Lalionne</dc:creator>
<guid>http://patechinois.wordpress.com/2008/04/25/exil/</guid>
<description><![CDATA[Voilà maintenant 3 semaines que Sonpére est parti, et presque autant que j&#8217;ai envahi ses pénat]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Voilà maintenant 3 semaines que Sonpére est parti, et presque autant que j&#8217;ai envahi ses pénates.</p>
<p>Étrange, tout de même, ce sentiment d&#8217;être encore un peu chez soi. Demeure différente, aménagement différent, environnement différent. 5 ans nous séparent de notre vie commune. Pourtant, ces couvertures que nous avions choisies ensemble, ces petits bas en tas que je retrouve ici et là, cette mocheté de meuble de télévision qui me fait autant rager lorsque qu&#8217;il faut dépoussiérer&#8230; J&#8217;ai le sentiment d&#8217;être ailleurs, mais de m&#8217;y retrouver un peu.</p>
<p>Sonpére a décidément une belle vie! J&#8217;utilise son bain, je dors dans son lit, je récupère son courrier, je salue ses voisins, je cuisine avec ses ustensiles, je fréquente ses restaurants&#8230;</p>
<p>Je lis ses livres.</p>
<p>Des livres partout.</p>
<p>Dans la chambre, le <em>Mein Kampf </em>d&#8217;Hitler se dispute le dessus de la pile avec <em>La part de l&#8217;autre</em> de Schmitt. Au bureau, <em>Une histoire de la lecture</em> discute avec le <em>Saint Coran</em>. Au salon, les dictionnaires tentent de déchiffrer leurs voisins Dongeons et Dragons, alors que les <em>Cent ans de solitude</em> argumentent avec les <em>Fortune de France</em> et le <em>Comte de Monte-Cristo</em>.</p>
<p>À la salle de bains,<em> Le calepin d&#8217;un flâneur</em> de Félix Leclerc côtoie <em>Les maîtres de la stratégie</em>. L&#8217;endroit étant ce qu&#8217;il est, je préfère flâner et lire ces pensées douces, parfois aigres (parfois les deux), mais toujours justes.</p>
<p>Flânons.</p>
<p>Leclerc a été louangé, admiré, et même chanté, il est tout de même pour moi une révélation. Je pourrais citer le livre entier, je pourrais le lire à répétition, je pourrais le réciter billet par billet : tous les passages s&#8217;appliquent à un moment de notre vie.</p>
<p>Flânons!</p>
<blockquote><p>«Beaucoup qui ne sont qu&#8217;utiles se croient indispensables.»</p></blockquote>
<p>Flânons encore un petit cinq minutes&#8230;</p>
<blockquote><p>« Le lâche dit : &#8220;Le monde m&#8217;indiffère et je l&#8217;ignore.&#8221;<br />
L&#8217;ambitieux dit : &#8220;Le monde est bête et je l&#8217;exploite.&#8221;<br />
Le saint dit : &#8220;Le monde est malade et je le soigne.&#8221;<br />
Le mauvais riche dit : &#8220;Le monde est en parfaite santé et je le bénis.&#8221;<br />
L&#8217;idéaliste dit : &#8220;Le monde m&#8217;écoeure et je le fuis.&#8221;<br />
L&#8217;arriviste dit : &#8220;Le monde est ainsi et je l&#8217;accepte.&#8221;<br />
Le raté dit : &#8220;Le monde m&#8217;ennuie et je le hais.&#8221;<br />
L&#8217;artiste dit : &#8220;Le monde s&#8217;ennuie et je le berce.&#8221;<br />
Le révolté dit : &#8220;Le monde me fait mal et je le tue.&#8221;<br />
Le savant dit : &#8220;Le monde est dieu et je le prouve.&#8221;<br />
Le sage dit : &#8220;Le monde s&#8217;agite et je l&#8217;observe.&#8221;<br />
Le Christ dit : &#8220;Le monde est ailleurs et je l&#8217;attends.&#8221; »</p></blockquote>
<p>En ce moment, là, en pleine flânerie, je suis idéaliste.</p>
<p>Et vous?</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Je répète!]]></title>
<link>http://patechinois.wordpress.com/2008/02/23/je-repete/</link>
<pubDate>Sat, 23 Feb 2008 12:48:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Lalionne</dc:creator>
<guid>http://patechinois.wordpress.com/2008/02/23/je-repete/</guid>
<description><![CDATA[« [...] il n&#8217;en demeure pas moins que l&#8217;hiver est plus qu&#8217;un élément folklorique. ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><blockquote><p><a href="http://patechinois.wordpress.com/files/2008/02/hiver.jpg" title="hiver.jpg"></a><a href="http://patechinois.wordpress.com/files/2008/02/hiver.jpg" title="hiver.jpg"></a><a href="http://patechinois.wordpress.com/files/2008/02/hiver.jpg" title="hiver.jpg"><img border="0" align="left" width="1" src="http://patechinois.wordpress.com/files/2008/02/hiver.thumbnail.jpg" alt="hiver.jpg" height="1" /></a><img border="0" align="left" width="1" src="http://patechinois.wordpress.com/files/2008/02/hiver.thumbnail.jpg" alt="hiver.jpg" height="1" /><a rel="attachment wp-att-299" href="http://patechinois.wordpress.com/2008/02/23/je-repete/299/" title="hiver.jpg"><img border="0" align="left" width="1" src="http://patechinois.wordpress.com/files/2008/02/hiver.jpg" alt="hiver.jpg" height="1" /></a>« [...] il n&#8217;en demeure pas moins que l&#8217;hiver est plus qu&#8217;un élément folklorique. Pour les Québécois, c&#8217;est comme la camisole, c&#8217;est un hiver de force. Notre poésie s&#8217;y trouve, notre humour s&#8217;y loge, notre tendresse y meurt parfois et notre détresse s&#8217;en nourrit.  &#8212; Lorraine Pintal, metteure en scène</p></blockquote>
<p>Un livre que nous étions forcés de lire au Cégep, en littérature québécoise.</p>
<p>Heureusement, j&#8217;aimais lire.</p>
<p>Heureusement, ma prof de littérature québécoise aimait la littérature québécoise.</p>
<p>(Ce qui n&#8217;était pas toujours le cas des profs de littérature, surtout des profs de littérature québécoise.)</p>
<p><img border="0" align="right" width="1" src="http://patechinois.wordpress.com/files/2008/02/hiver.jpg" alt="hiver.jpg" height="1" /><img border="0" align="right" width="1" src="http://patechinois.wordpress.com/files/2008/02/hiver.jpg" alt="hiver.jpg" height="1" />Heureusement, cette prof ne voyait pas la littérature québécoise comme des romans racontant la vie des premiers colons, les romans du terroir&#8230; </p>
<p>Heureusement, elle avait été ado dans les années &#8216;70, et voulait changer le monde!</p>
<p>Heureusement, elle était notre Petit Pois à nous :</p>
<blockquote><p>«On va leur en faire des colons, de la neige, des Maria Chapdelaine. Dans dix ans, c’est eux qui vont se mettre à genoux pour qu’on les civilise. Leurs enfants vont apprendre la grammaire joual puis c’est les pièces de Michel Tremblay qui vont les faire flipper à la Comédie-Française. Ils sont pas dedans man! »</p></blockquote>
<p>Heureusement, elle nous a forcés à le lire.</p>
<p>Forcés à lire <strong>L&#8217;hiver de force</strong> de Réjean Ducharme. (Mon exemplaire est d&#8217;ailleurs chez mon ami Tap-tambour depuis le cégep&#8230; il faudra que je pense à lui reprendre.)</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Bleu, Blanc, Rouge]]></title>
<link>http://patechinois.wordpress.com/2007/10/10/bleu-blanc-rouge/</link>
<pubDate>Wed, 10 Oct 2007 11:51:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Lalionne</dc:creator>
<guid>http://patechinois.wordpress.com/2007/10/10/bleu-blanc-rouge/</guid>
<description><![CDATA[Ses paroles me font chavirer. Lorsqu&#8217;il parle, tout sonne tellement juste, tellement vrai! «Qu]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Ses paroles me font chavirer. Lorsqu&#8217;il parle, tout sonne tellement juste, tellement vrai!</p>
<blockquote><p>«Qu&#8217;une occasion me fournisse le prétexte [...]»</p></blockquote>
<p>Lorsqu&#8217;il pointe le bout de son nez, je vous l&#8217;avoue, j&#8217;ai un mal fou à ne pas lui céder. Je le sais, c&#8217;est un amant féroce, un amoureux langoureux. Il a la main ferme et sûre de celui qui en a fréquenté plusieurs.</p>
<blockquote><p>«[...] sentant le besoin d&#8217;être appuyé à cette douce affection de femme qui rend la vie plus facile [...]»</p></blockquote>
<p>J&#8217;ai eu plusieurs amours avant lui, mais lui, mais LUI! Que voulez-vous, il me séduit.</p>
<p>Il faut dire qu&#8217;il a beau rôle : je l&#8217;écoute, il raconte. Il se pavane, me laisse entrevoir ses charmes&#8230;</p>
<blockquote><p>«[...] et quand les imbéciles sont zélés, je ne m&#8217;y fie pas.»</p></blockquote>
<p>Alexandre. Alex. Monalex, comme on dit Monlion.</p>
<p>C&#8217;est un beau parleur, Monalex, qui, grâce à ses Blancs et ses Bleus et malgré son libertinage entre le blanc et le bleu, m&#8217;a vue rejoindre ma monture aux étriers en pédales. Encore quelques minutes!</p>
<blockquote><p>Vas-y, Lalionne, pédale tant que tu peux! «[...] qu&#8217;oserait-on entreprendre si l&#8217;on n&#8217;entreprenait que ce qu&#8217;on est sûr de glorieusement achever?»</p></blockquote>
<p>À lire absolument.</p>
<p>Alexandre Dumas, Les Blancs et les Bleus.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Amitié interdite]]></title>
<link>http://patechinois.wordpress.com/2007/09/21/amitie-interdite/</link>
<pubDate>Sat, 22 Sep 2007 03:33:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Lalionne</dc:creator>
<guid>http://patechinois.wordpress.com/2007/09/21/amitie-interdite/</guid>
<description><![CDATA[J&#8217;avais entendu parler du bouquin Amitié interdite, j&#8217;avais vu les deux protagonistes en]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>J&#8217;avais entendu parler du bouquin <strong><em>Amitié interdite</em></strong>, j&#8217;avais vu les deux protagonistes en entrevue pour mousser leurs ventes.</p>
<p>Une que j&#8217;apprécie et admire depuis longtemps, une que je n&#8217;étais pas capable de regarder à la télé.</p>
<p>Une souverainiste, une fédéraliste. Une bleue, une rouge.</p>
<p>Deux amies dont les opinions personnelles s&#8217;opposent. Deux amies envers lesquelles l&#8217;opinion publique s&#8217;oppose.</p>
<p>Deux amies qui n&#8217;ont jamais la faveur en même temps, préférence de couleur oblige.</p>
<p>Deux amies qui se racontent&#8230; Et une écrivaine très mauvaise qui tente de rendre le tout dans un paquet de vomi digne de la plus mauvaise des littératures enfantines.</p>
<p>Vous devriez lire&#8230; pour le plaisir de râler.</p>
<p>Je m&#8217;attendais à un débat d&#8217;idées, à de longues diatribes contre le parti de l&#8217;autre&#8230; Pas à un texte qui ressemble à un début d&#8217;un projet d&#8217;une ébauche d&#8217;un document de travail de dialogue dans une pièce de théâtre! Un peu plus, et on entend la fausse intonation des actrices!</p>
<p>âââhhhh! Comme la neige a neigé!</p>
<p>L&#8217;auteur rapporte supposément la conversation entre nos colorées. Mais les commentaires de chacune sont tellement descriptifs qu&#8217;il ne peut s&#8217;agir réellement d&#8217;une conversation.</p>
<p>Exemple :</p>
<blockquote><p>LIZA : «Moi, j&#8217;habitais à Québec, rue d&#8217;Auteuil, chez Francine et Jacques Joli-Coeur [...] Toi, Louise, tu connaissais les Joli-Coeur depuis au moins 30 ans.» &#8212; P. 26</p></blockquote>
<p>5 pages plus loin :</p>
<blockquote><p>LOUISE : «Même Francine Joli-Coeur, qui est aussi ton amie [...] était estomaquée[...]»</p>
<p>LIZA : «D&#8217;un autre côté, cette même Francine, chez qui j&#8217;habitais [...]» &#8212; P. 31</p></blockquote>
<p>&#8230; et encore 3 pages plus loin :</p>
<blockquote><p>LOUISE : «On parlait de Francine tout à l&#8217;heure, notre grande amie [...]» &#8212; P. 34</p></blockquote>
<p>Avez-vous réussi à comprendre?</p>
<blockquote>
<p align="center"><strong>Programme de première année primaire :</strong><br />
Liza demeurait chez Francine.<br />
Francine est l&#8217;amie de Louise.<br />
Francine est aussi l&#8217;amie de Liza.<br />
Liza habitait chez Francine.<br />
Francine est l&#8217;amie de Louise et Liza.</p>
<p align="center">Question : Louise et Liza sont-elles amies?</p>
</blockquote>
<p>Allez savoir, je ne vois que deux possibilités :</p>
<p>Possibilité 1.<br />
Danièle Bombardier est mauvaise rapporteuse et nous prend vraiment pour des caves.</p>
<p>Les Québécois sont-ils à ce point tarés qu&#8217;ils ont besoin qu&#8217;on leur précise à chaque fois la teneur et le statut de la personne dont il est question?</p>
<blockquote><p><em>Soulignez son nom et mettez-le en gras, pour un cas que le lecteur, cave comme il est, n&#8217;ait pas suivi de la page 26 à la page 34!</em></p></blockquote>
<p>Aye! Nous sommes au pays de Fabienne Larouche et des Feux de l&#8217;amour, des journalistes prêtés d&#8217;une station à une autre, des politiciens volte-facieux! Les téléromans, les qui-est-qui, qui-couche-avec-qui, qui-est-ressuscité, nous savons les gérer!</p>
<p>Je me souviens, c&#8217;est-ti pas notre slogan de plaque de char?</p>
<p>Possibilité 2.<br />
L&#8217;amitié entre Louise-Beaudoin-la-bleue et Liza-Frulla-la-rouge est fausse.</p>
<p>Qui a besoin de rappeler à son amie, à chaque fois qu&#8217;elle est mentionnée, qu&#8217;unetelle est leur amie commune? Quelle amitié n&#8217;a pas ses «insides», cette complicité qui sort tellement gros que les autres s&#8217;en sentent exclus, même lorsque ce n&#8217;est pas le cas?  Interdisez-leur l&#8217;amitié, car elle ne respectent pas ses codes.</p>
<p>Dans tous les cas possibles, le livre est TRÈS mauvais et ULTRA-décevant. Et vous savez comme il est rare que je sois TOTALEMENT déçue&#8230;</p>
<p>un gros&#8230; 2/10 <br />
P.S. Le 2, c&#8217;est pour la biblio en moi, qui roupille pour le moment, et qui a envie de s&#8217;écrier : Oh! le beau cas de catalogage! Propos rapportés, pages de planche numérotées!</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Jules Verne et les américains]]></title>
<link>http://patechinois.wordpress.com/2007/08/20/jules-verne-et-les-americains/</link>
<pubDate>Mon, 20 Aug 2007 12:00:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Lalionne</dc:creator>
<guid>http://patechinois.wordpress.com/2007/08/20/jules-verne-et-les-americains/</guid>
<description><![CDATA[Je commence ma lecture de  De la Terre à la Lune de l&#8217;ami Jules Verne. (Comme quoi, je continu]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Je commence ma lecture de  <em>De la Terre à la Lune</em> de l&#8217;ami Jules Verne.</p>
<p>(Comme quoi, je continue <a href="http://patechinois.wordpress.com/2007/08/13/livres/">ma lubie-llule du 5 minutes à l&#8217;heure</a> !)</p>
<p>Le premier chapître (lire sur <a href="http://fr.wikisource.org/wiki/De_la_Terre_%C3%A0_la_Lune_-_1">wikisource</a>) présente le Gun-Club, un club de&#8230; vous comprenez.</p>
<p>Voici ce qu&#8217;il dit à propos de mes voisins du Sud et de la constitution d&#8217;un clan :<img align="right" width="212" src="http://www.imaginaire.ca/images/JulesVerne-Pic02.jpg" alt="Jules Verne" height="300" /></p>
<blockquote><p>« Or, quand un Américain a une idée, il cherche un second Américain qui la partage. Sont-ils trois, ils élisent un président et deux secrétaires. Quatre, ils nomment un archiviste, et le bureau fonctionne. Cinq, ils se convoquent en assemblée générale, et le club est constitué. »</p></blockquote>
<p>Les pages qui suivent présentent le désoeuvrement des membres du club, qui, sans guerre où mettre à profit leurs canons et leurs inventions, viennent à se demander s&#8217;ils ne devraient pas attaquer outre-mer.</p>
<blockquote><p>« &#8211; Allez proposer cela au président des États-Unis [...]<br />
- Il nous recevra mal [...]<br />
- Par ma foi, s&#8217;écria J.-T. Maston, aux prochaines élections il n&#8217;a que faire de compter sur ma voix!<br />
- Ni des nôtres, répondirent d&#8217;un commun accord ces belliqueux invalides. »</p></blockquote>
<p>Et bien voilà. Écrit en 1865, mais toujours d&#8217;actualité. Peuple de Seigneurs de guerre :</p>
<blockquote><p>« Ceci ne doit étonner personne. Les Yankees, ces premiers mécaniciens du monde, sont ingénieurs, comme les Italiens sont musiciens et les Allemands métaphysiciens, &#8212; de naissance. »</p></blockquote>
<p>Après avoir observé avec une telle acuité et avoir établi avec une justesse incomparable le profil du jeune peuple américain, pas surprenant que Jules Verne ait anticipé le voyage sur la lune&#8230;</p>
<p align="right"><img border="0" align="right" width="1" src="http://patechinois.wordpress.com/wp-admin/" height="1" /></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Lire]]></title>
<link>http://patechinois.wordpress.com/2007/08/19/lire/</link>
<pubDate>Mon, 20 Aug 2007 01:11:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Lalionne</dc:creator>
<guid>http://patechinois.wordpress.com/2007/08/19/lire/</guid>
<description><![CDATA[Voici Caro qui entre au salon. Ayant récupéré un petit bouquin au hasard de mes bibliothèques, elle ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Voici Caro qui entre au salon.<br />
Ayant récupéré un petit bouquin au hasard de mes bibliothèques, elle s&#8217;installe confortablement sur le sofa numéro 1 et lit des légendes québécoises.<br />
Couchée sur le dos, les jambes relevées sur les accoudoirs, elle lit, elle repose.</p>
<p>Voici Tipiti qui entre au salon.<br />
Ayant récupéré son «dictionnaire», il s&#8217;installe confortablement sur le sofa numéro 2 et lit son premier livre pour les grands. Imagé.<br />
Couché sur le ventre, les jambes releveés vers le ciel, il lit à voix haute, il repose.</p>
<p>Captivante, la position d&#8217;un lecteur.</p>
<p>Comme s&#8217;il fallait qu&#8217;il n&#8217;ait plus les pieds sur terre pour reposer sa tête.</p>
<p>Envolez-vous.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Cordonnier mal chaussé]]></title>
<link>http://patechinois.wordpress.com/2007/08/14/test/</link>
<pubDate>Tue, 14 Aug 2007 12:00:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Lalionne</dc:creator>
<guid>http://patechinois.wordpress.com/2007/08/14/test/</guid>
<description><![CDATA[Je continue de pédaler dans les lectures, respirant L&#8217;odeur du café de Dany Laferrière. C]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Je continue de pédaler dans les lectures, respirant <em>L&#8217;odeur du café</em> de Dany Laferrière.</p>
<p>C&#8217;est un livre qu&#8217;on m&#8217;a prêté. (Tiens, en lisant la dédicace, je me souviens que j&#8217;ai offert ce livre à Sonpére pour son anniversaire!)</p>
<p>Je déteste les livres qu&#8217;on me prête, parce qu&#8217;il faut y faire attention. Impossible de tourner les coins des pages aux passages intéressants, encore plus impossible de surligner en rose ces mots qui nous éveillent.</p>
<p>Certains prêteurs ne veulent d&#8217;ailleurs pas que l&#8217;on ouvre trop les pages pour ne pas abîmer la couverture.</p>
<p>Et puis, un prêt doit un jour être retourné, ce qui nous donne le sentiment d&#8217;obligation. Obligé de le lire.<br />
Obligé de le retourner.<br />
Obligé de ne pas trop aimer, sans quoi le livre nous paraîtra une perte énorme. Aller acheter le bouquin par la suite? Nous l&#8217;avons déjà lu&#8230;</p>
<p>Je déteste. J&#8217;ai toujours pensé qu&#8217;un livre devait avoir du vécu. Un livre maculé de soupe doit être suffisamment intéressant pour ne pas arrêter sa course pour préparer le repas; un livre qui a trempé dans l&#8217;eau du bain&#8230; est un livre qui nous a vu nu.</p>
<p>Voilà pourquoi j&#8217;ai toujours détesté les bibliothèques. Faire attention, se sentir obligé de lire pour retourner le livre en temps, ne jamais en devenir l&#8217;acquéreur&#8230;</p>
<p>Cordonnier mal chaussé, c&#8217;est mon métier. Que fais-tu là, alors, Lalionne?</p>
<p>Et bien, chers amis&#8230;<br />
Il se trouve en ce monde des gens qui :</p>
<ul>
<li>Aiment emprunter les livres<br />
(car ils ne lisent jamais deux fois la même histoire (parenthèse dans la parenthèse : ceux-ci finiront bien par comprendre qu&#8217;une histoire relue est toujours une nouvelle histoire))</li>
<li>Savent prendre soin des objets<br />
(parfois pas, mais en bonne amie des amis des livres, je suis bien heureuse de voir que le livre a servi) </li>
<li>Ne ressentent aucune obligation face à un délai (et/ou se fichent des délais)<br />
(car leur bonne amie renouvelle le tout sans maudire)</li>
</ul>
<p>Vous pigez? Je fais le plus beau métier du monde, car je suis l&#8217;heureuse détentrice des clés ouvrant la porte du paradis! Je ne suis pas propriétaire de tous ces livres, cela va sans dire, mais pour moi, ça fait office de!</p>
<p>Et s&#8217;il est un grand bonheur de ma vie, c&#8217;est de partager la lecture&#8230;</p>
<p>(oh! J&#8217;oubliais! Pour Laferrière, c&#8217;est pas mauvais. C&#8217;est chaud, c&#8217;est lent, c&#8217;est réfléchi. Chaque phrase résonne de sa voix, le café étend ses effluves dans notre cerveau.)</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Petit éloge de l'excès]]></title>
<link>http://patechinois.wordpress.com/2007/05/23/petit-eloge-de-lexces/</link>
<pubDate>Thu, 24 May 2007 01:20:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Lalionne</dc:creator>
<guid>http://patechinois.wordpress.com/2007/05/23/petit-eloge-de-lexces/</guid>
<description><![CDATA[Petit éloge de l&#8217;excès / Caryl Férey (2007) Si les petits pots et les meilleurs onguents n]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><strong>Petit éloge de l&#8217;excès / Caryl Férey (2007)</strong></p>
<p><img align="left" width="99" src="http://patechinois.quebecblogue.com/wp-content/blogs.dir/693/files/2007/05/eloge.vignette.jpg" alt="eloge.jpg" height="87" />Si les petits pots et les meilleurs onguents n&#8217;ont pas toujours mon approbation, <em>Petit éloge de l&#8217;excès</em> fait exception. 3,95$ chez votre libraire indépendant, 144 pages pour votre cerveau récalcitrant.</p>
<p><em>Petit éloge de l&#8217;excès</em>, ou selon Coco, <em>Autobiographie d&#8217;une rouquine</em>.</p>
<p>À prime abord, je l&#8217;avais acheté en pensant à Poisson, Maître ès excès (lire ce qui précède à voix haute, d&#8217;une traite), qui pratique l&#8217;art avec doigté, subtilité et méthode. Du titre principal aux sous-titres (Mort aux années quatre-vingt, Le monde est fou, La mort de ma vie&#8230;), tout pouvait porter à croire que j&#8217;allais y retrouver mon ami.</p>
<p>Et pourtant, ma lecture juste entamée, c&#8217;est Lalionne que j&#8217;y retrouve. D&#8217;emblée, l&#8217;auteur cite Raoul Vaneigem :</p>
<blockquote><p>«Je ne rêve pas d&#8217;une révolution douce. Ma passion va à la violence du dépassement, à la violence d&#8217;une vie qui ne renonce à rien [...]»</p></blockquote>
<p>Et puis&#8230; Ces petites assertions auxquelles on s&#8217;attache si rapidement :<img align="right" width="81" src="http://patechinois.quebecblogue.com/wp-content/blogs.dir/693/files/2007/05/casimir.bmp" alt="casimir.bmp" height="85" /></p>
<blockquote><p>«J&#8217;ai grandi dans les années quatre-vingt et j&#8217;[emmerde] Casimir.»</p></blockquote>
<blockquote><p>«Petit j&#8217;étais vraiment nul : je ne connaissais pas Jacques Brel.»</p></blockquote>
<p>Franchement, j&#8217;aime déjà. La cote temporaire de l&#8217;excès : 8/10</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[La petite marchande de prose]]></title>
<link>http://patechinois.wordpress.com/2007/05/12/la-petite-marchande-de-prose/</link>
<pubDate>Sun, 13 May 2007 02:19:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Lalionne</dc:creator>
<guid>http://patechinois.wordpress.com/2007/05/12/la-petite-marchande-de-prose/</guid>
<description><![CDATA[La petite marchande de prose / Daniel Pennac De loin, Pennac demeure mon favori. Son style d&#8217;é]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><strong><em>La petite marchande de prose / Daniel Pennac<br />
</em></strong></p>
<p>De loin, Pennac demeure mon favori. Son style d&#8217;écriture, ses longues parenthèses et ses personnages caractéristiques me font littéralement craquer.</p>
<p>Troisième de la série Malaussène, celui-ci est mon préféré. À mon avis, là où tout se met réellement en forme, parce que, comme Julie, nous réalisons l&#8217;ampleur de notre amour pour Benjamin. Sentiment subtil jusque là, l&#8217;attachement au porte-avions Benjamin devient nécessaire.</p>
<p>Quelques citations:</p>
<ul>
<li>Écoute, ou tu as envie de parler, ou tu as besoin de te taire, mais dans les deux cas, je te paye un canon. (p. 38)</li>
</ul>
<ul>
<li>[...] il s&#8217;amène avec son sujet de conversation, comme on apporte son bifteck. (p. 50)</li>
</ul>
<ul>
<li>Le pire, dans le pire, c&#8217;est l&#8217;attente du pire. (p. 62)</li>
</ul>
<ul>
<li>Les couloirs des éditions du Talion sont encombrés de premières personnes du singulier qui n&#8217;écrivent que pour devenir des troisièmes personnes publiques. (p. 114)</li>
</ul>
<ul>
<li>Savoir ce qu&#8217;un boulot rapporte, mais savoir aussi ce qu&#8217;il vous coûte. (p. 119)</li>
</ul>
<ul>
<li>Oh! je sais, ça ne fera pas son bonheur [l'argent], mais ça lui évitera au moins de penser que l&#8217;argent fait le bonheur des autres. (p. 123)</li>
</ul>
<ul>
<li>COUDRIER: Dites-moi, Thian, jusqu&#8217;où peut aller une femme quand elle a décidé de venger l&#8217;homme qu&#8217;elle aime?<br />
VAN THIAN : &#8230;<br />
COUDRIER : &#8230;<br />
VAN THIAN : Au moins, oui. (p. 219)</li>
</ul>
<ul>
<li>Quand la vie ne tient qu&#8217;à un fil, c&#8217;est fou le prix du fil! (p. 229)</li>
</ul>
<ul>
<li>Les exécutions ont toujours lieu à l&#8217;aube, histoire de nous faucher une vie plus un jour. (p. 262)</li>
</ul>
<ul>
<li>[...] ce sont nos certitudes qui nous ménagent les pires surprises! (p. 279)</li>
</ul>
<ul>
<li>La vérité vient rarement des réponses que tu reçois, Thian, la vérité naît de l&#8217;enchaînement logique des questions que tu poses. (p. 309)</li>
</ul>
<ul>
<li>Les mots, commes les armes, partent parfois tout seuls. (p. 319)</li>
</ul>
<ul>
<li>Je ne suis pas un tueur, moi, répondit-elle, je ne résous pas les problèmes en les supprimant. (p. 362)</li>
</ul>
<ul>
<li>La vie rend sage &#8212; la mort l&#8217;approuve. (p. 397)</li>
</ul>
<ul>
<li>La vie n&#8217;est pas un roman, je sais&#8230; je sais. Mais il n&#8217;y a que le romanesque pour la rendre vivable. (p. 405: post-scriptum)</li>
</ul>
<p>Sa cote : 10/10</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>

</channel>
</rss>
