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	<title>vie-des-medias &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
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	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "vie-des-medias"</description>
	<pubDate>Sat, 02 Jan 2010 22:25:45 +0000</pubDate>

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	<language>en</language>

<item>
<title><![CDATA[Christian Poveda, "La vida loca".]]></title>
<link>http://unoeilsur.wordpress.com/2009/11/06/christian-poveda-la-vida-loca/</link>
<pubDate>Fri, 06 Nov 2009 10:39:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>camusard</dc:creator>
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<description><![CDATA[Tué par balles dans la nuit du 2 au 3 septembre, au nord de la capitale du Salvador, San Salvador, C]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><div>
<div>
<p style="text-align:justify;"><img class="aligncenter size-medium wp-image-84" title="La Vida Loca un film de Christian POVEDA" src="http://unoeilsur.wordpress.com/files/2009/11/la_vida_loca_christian_poveda-11.jpg?w=300" alt="La Vida Loca un film de Christian POVEDA" width="300" height="200" /></p>
<p style="text-align:justify;">Tué par balles dans la nuit du 2 au 3 septembre, au nord de la capitale du Salvador, San Salvador, Christian Poveda était un journaliste respecté pour son professionnalisme.</p>
<p style="text-align:justify;">Franco-espagnol, fils de républicains réfugiés en France, il s’était fait connaître comme photojournaliste, en 1977, avec un reportage sur la lutte du Front Polisario, dans le Sahara Occidental. Excellent connaisseur de l’Amérique latine, il avait couvert le Chili, sous la dictature d’Augusto Pinochet, la guerre civile au Salvador dans les années 1980, le Nicaragua, le Pérou, mais également le conflit Irak-Iran ou le Liban. Devenu réalisateur indépendant, il venait d’achever le documentaire <em>La vida loca</em> – qui doit sortir en France le 30 septembre. Tourné au Salvador, « de l’intérieur », au terme d’un travail d’un an et demi, ce film raconte le quotidien désespéré de la <em>Mara 18</em> – un gang de jeunes Salvadoriens. Enfants perdus de l’après-guerre civile, d’une misère insoutenable et des expulsions de migrants menées par les Etats-Unis, les membres de ces <em>maras</em> extrêmement violentes ont essaimé au Honduras et au Guatemala. Avec, pour seule réponse, concernant le Salvador, la répression sauvage du gouvernement.</p>
<p style="text-align:justify;">Installé depuis quatre ans au Salvador, Poveda connaissait les risques de son métier – sa mort étant vraisemblablement liée à ce reportage. Sa disparition n’en rappelle pas moins que l’information a un prix. Et que les journalistes de terrain lui paient un lourd tribut.</p>
</div>
<p style="text-align:justify;">Maurice Lemoine ;<em> Le monde diplomatique.fr, 4 septembre 2009.</em></p>
<div style="text-align:center;"><strong>XXX</strong></div>
<div style="text-align:center;"><em><br />
</em></div>
<div style="text-align:justify;"><em><img class="aligncenter size-full wp-image-85" title="vida loca" src="http://unoeilsur.wordpress.com/files/2009/11/vida-loca.jpg" alt="vida loca" width="177" height="234" /><br />
</em></div>
</div>
<div style="text-align:justify;">
<h2 style="text-align:center;"><span style="color:#000000;">- Déjà morts -<br />
</span></h2>
<p>Le récent assassinat de Christian Poveda jette un parfum de souffre sinistre sur ce documentaire qui n&#8217;en avait pas tellement besoin : La Vida Loca, plongée dans l&#8217;enfer des Maras salvadoriennes, est en soi bien assez effrayante. Avant de se prendre deux balles dans la tête, le 2 septembre 2009, Christian Poveda avait été grand-reporter en Irak, dans le Sahara Occidental, et surtout en Amérique Centrale. Il avait notamment couvert la dictature de Pinochet au Chili et la guerre civile au Salvador dans les années 1980. Ce franco-espagnol connaissait parfaitement l&#8217;Amérique Centrale, où il venait d&#8217;achever, au bout d&#8217;un an et demi d&#8217;immersion dans les « barrios », un documentaire sur les gangs salvadoriens.Cette issue tragique nous rappelle, à chaque plan de La vida Loca, la réalité de cette violence. Mais tel quel, le documentaire possède une puissance rare. Poveda met la main à la pâte en filmant de près la Mara 18, l&#8217;un des deux principaux gangs d&#8217;Amérique Centrale, avec la Mara Salvatrucha (vue dans le décoratif &#8220;<em>Sin nombre</em>&#8220;). Implantées dans les quartiers pauvres et inspirées par les gangs de LA, les deux bandes rivales s&#8217;étripent depuis des années, notamment au Salvador, sans que le pouvoir n&#8217;y fasse rien &#8211; hormis une lourde répression (la politique de la « Mano Dura », stérile selon le rapport 2008 de l&#8217;ONU) sur les visages tatoués.</p>
<p>« Bang bang », dit la chanson. Les veillées funèbres succèdent aux coups de feu en pleine rue, dans un inépuisable cercle de vengeance. La Vida Loca prend clairement le parti des mareros, en montrant non pas leurs funestes larcins mais leur détresse et leur solitude. Sans non plus les accabler sous le pathos : certains essaient en effet de faire bouger les choses, en créant par exemple un atelier de boulangerie. Mais la police leur met des bâtons dans les roues pour des affaires de drogue, ou de port d&#8217;arme illégal. D&#8217;autres tentent d&#8217;échapper à l&#8217;emprise de la « M18 » par l&#8217;éducation, comme cette maman déboussolée remettant l&#8217;avenir de son fils au juge pour mineur.</p>
<p style="text-align:justify;">En contrepoint coloré, le rap latino de Rocca accompagne le quotidien sordide de cette communauté sacrifiée. Entre deux scènes d&#8217;enterrements, le film de Poveda s&#8217;attarde sur ces visages d&#8217;ados abandonnés à leurs sort (les mareros dépassent rarement les 30 ans), et ménage de superbes portraits de femmes : Chucky la battante au visage poupin, ou cette bouleversante dame à l&#8217;œil amputé. Telles d&#8217;incroyables piétas tatouées, elles pleurent leurs soldats (morts, à l&#8217;hôpital ou au trou), et résistent courageusement, la peur au ventre. Sous les coups rituels de la Mara, leurs fils intègrent déjà la Cliqua du quartier pour venger les pères assassinés. Eternel recommencement&#8230;</p>
</div>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Visa pour l'image. Les lauréats 2009.]]></title>
<link>http://unoeilsur.wordpress.com/2009/11/06/visa-pour-limage-les-laureats-2009/</link>
<pubDate>Fri, 06 Nov 2009 10:11:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>camusard</dc:creator>
<guid>http://unoeilsur.wordpress.com/2009/11/06/visa-pour-limage-les-laureats-2009/</guid>
<description><![CDATA[Le Visa d’or News a été attribué à Wojciech Grzedzinski, de l&#8217;agence Napo images, pour un repo]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Le <strong>Visa d’or News</strong> a été attribué à <strong>Wojciech Grzedzinski</strong>, de l&#8217;agence Napo images, pour un reportage sur le conflit en Géorgie réalisé en août 2008 pour le journal Dziennik.<br />
Il a reçu un chèque de 8 000 € offert par Paris Match.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-79" title="visa d'or news" src="http://unoeilsur.wordpress.com/files/2009/11/visa-dor-news.jpg" alt="visa d'or news" width="650" height="433" /></p>
<p>Le <strong>Visa d&#8217;or catégorie magazine</strong> a été attribué à <strong>Zalmaï</strong> pour un reportage sur l&#8217;Afghanistan intitulé <a href="http://www.photo.fr/blog/519-Zalmai-a-Visa-pour-l-image.html" target="_blank">&#8220;Promesses et mensonges, le coût humain de la guerre contre la terreur&#8221;.</a> Il a reçu un chèque de 8 000 € offert par la Région Languedoc-Roussillon</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-80" title="Afghanistan: Internally Displaced Peoples" src="http://unoeilsur.wordpress.com/files/2009/11/visa-dor-magazine.jpg" alt="Afghanistan: Internally Displaced Peoples" width="650" height="433" /></p>
<p>Le <strong>Visa d&#8217;or catégorie presse quotidienne </strong>a été décerné à <strong>Barbara Davindson</strong>, du Los Angeles Times, pour un reportage sur les dégâts causés par le tremblement de terre près de Chengdu, province du Sichuan, en Chine en mai 2008.<br />
Il a reçu un chèque de 8 000 € offert par la SNCF.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-81" title="imagew.php" src="http://unoeilsur.wordpress.com/files/2009/11/imagew-php.jpeg" alt="imagew.php" width="260" height="173" /></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA["Visa pour l'image", à la vie, à la mort.]]></title>
<link>http://unoeilsur.wordpress.com/2009/11/06/visa-pour-limage-a-la-vie-a-la-mort/</link>
<pubDate>Fri, 06 Nov 2009 09:55:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>camusard</dc:creator>
<guid>http://unoeilsur.wordpress.com/2009/11/06/visa-pour-limage-a-la-vie-a-la-mort/</guid>
<description><![CDATA[Dans un contexte difficile, le festival de Perpignan dévolu aux reporters continue de montrer les fl]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><strong>Dans un contexte difficile, le festival de Perpignan dévolu aux reporters continue de montrer les fleurons du genre.</strong></p>
<p>&#160;</p>
<p>Visa pour l&#8217;image, 21e festival international du photojournalisme, à Perpignan (66). septembre 2009.</p>
<p style="text-align:justify;">Sale temps pour le photojournalisme. En 2008, c&#8217;est Françoise Demulder, figure chérie de la profession, qui, après un long combat contre la maladie, tirait sa révérence en plein milieu du festival Visa pour l&#8217;image &#8211; qui, pour le coup, lui consacre un hommage dans le cadre de son actuelle édition. Cette année, autre coup dur, rappelant de manière encore plus frontale l&#8217;âpre réalité du métier : mercredi dernier, Christian Poveda a été assassiné près de San Salvador<em> (Libération </em>du 4 septembre), probablement victime des<em> maras </em>, ces gangs radicaux qu&#8217;il exposait douze mois auparavant à Perpignan. Triste boucle qui n&#8217;empêche pas le photojournalisme, à l&#8217;économie morose &#8211; sur fond si hautement symbolique de démantèlement de l&#8217;agence Gamma -, de garder la tête haute à Visa, où continuent cependant de converger en masse professionnels et amateurs. Débuté le 31 août sur un tempo corpo (colloques, salon, soirées), Visa se poursuit jusqu&#8217;à dimanche, à travers vingt-cinq expositions, toujours gratuites, ce qui fait une sacrée différence avec Arles, l&#8217;autre fief estival de la photo. Parmi les plus significatives &#8211; où figurent aussi celles de Massimo Berruti, Ulla Lohmann, Pascal Maitre, Jérôme Sessini ou Sarah Caron -, en voici quatre détaillées.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Eugene Richards «War is Personal» (couvent des Minimes)</strong></p>
<p style="text-align:justify;">Ancien de Magnum, dépêché par Getty Images, l&#8217;Américain Eugene Richards, 65 ans, est une des «stars» de Perpignan. Réputé pour ses sujets douloureux &#8211; des dégâts de la drogue aux Etats-Unis, à la lutte de sa femme atteinte d&#8217;un cancer du sein -, il aborde cette fois le traumatisme lié à la guerre en Irak à travers une série de témoignages individuels d&#8217;une intensité indubitable. Aux quatre coins du pays, Richards a rencontré ceux qui sont rentrés sans en être pour autant vraiment revenus. Qu&#8217;il s&#8217;agisse de séquelles psychologiques ou physiques, beaucoup de ses sujets, cadrés de près, ont les paupières baissées. Une femme militaire, simplement car elle est morte ; d&#8217;autres, car ils n&#8217;ont plus la force ou la possibilité d&#8217;assumer leur condition, de Jose Pequeno, ancien sergent qu&#8217;une grenade a amputé de 40 % du cerveau, à Tomas Young, dont la cicatrice verticale dans le dos trahit une paralysie irréversible. La quarantaine d&#8217;images en noir et blanc sélectionnées est scandée par une série de textes non moins glaçants, qui contextualisent le désarroi. Carlos Arredondo explique :<em> «Lorsque je me suis approché pour la première fois du cercueil où se trouvait mon fils, j&#8217;ai eu peur de ne pas le reconnaître. On ne nous avait pas dit comment il était mort. On ne nous avait pas dit qu&#8217;il avait un trou derrière la tête. Mais c&#8217;était bien lui&#8230; Je me suis alors penché pour l&#8217;embrasser, pour toucher sa tête, ses mains, ses doigts, ses épaules, ses jambes, pour m&#8217;assurer qu&#8217;il les avait encore&#8230;» </em>Plus loin, tel autre semble tomber des nues en déplorant que la mort, en l&#8217;occurrence, se limite à<em> «un visage de plus qui passera aux infos. Une statistique. Pas comme Heath Ledger qui se tue à la cocaïne dans son putain de loft à Manhattan». </em>Ce constat offusqué est signé d&#8217;un certain Keels, ami d&#8217;une des victimes.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Stanley</strong><strong> Greene «The Western Front» (caserne Gallieni)</strong></p>
<p style="text-align:justify;">Ceux qui ont la vue courte reprochent parfois à Perpignan sa litanie d&#8217;horreurs, égrenant conflits, famines et épidémies. A cet égard, Stanley Greene en connaît un rayon, du Soudan à la  Tchétchénie. Toutefois, l&#8217;Américain expose ici un aspect bien moins connu et grave de son travail : des photos de jeunesse qui, en noir et blanc, consignent la scène musicale et arty de San Francisco, défilant au Mabuhay ou au On Broadway au tournant des années 70-80. Certains noms sont passés à la postérité (Dead Kennedys, Residents, D.O.A.), d&#8217;autres pas (Sweet Tommy, Black Dolls). Punk «bubblegum» ou «gothique», les images &#8211; que Greene a cru perdues pendant vingt ans &#8211; sentent la sueur, la bibine, le foutre et la pisse. Vivifiant.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Brenda Ann Kenneally «Upstate Girls» (couvent des Minimes)</strong></p>
<p style="text-align:justify;">Prix Canon de la femme photojournaliste, l&#8217;Américaine Brenda Ann Kenneally est une presque quinquagénaire volubile et copieusement tatouée qui agit à sa guise. De retour dans la région de son enfance, à Troy, dans l&#8217;Etat de New York, elle a suivi l&#8217;infraquotidien d&#8217;une partie de la population de cette ville jadis prospère ayant subi de plein fouet le déclin industriel dans les années 70. Une nouvelle donne qui a généré une débâcle économique, mais aussi idéologique et sociale, où survivent des familles en kit. Mère seule travaillant à l&#8217;extérieur et élevant une portée de marmots gorgés de soda et de télé ; oncle, grand-mère, cousin ou sœur formant un tissu clanique inextricable ; capharnaüm domestique saturé de linge éparpillé, de paquets de céréales éventrés et de jouets dispersés, pathologies afférentes (malnutrition, schizophrénie, psychose&#8230;), le panorama inspire un mélange de tendresse et de compassion. Brenda Ann Kenneally s&#8217;y intéresse depuis maintenant cinq ans.<em> «Au départ, </em>dit-elle,<em> ils ne comprenaient pas bien le sens de ma démarche. Comment expliquer à une femme qui torche son gosse en préparant à manger pour les autres, que moi aussi je suis en train de travailler en prenant des photos ? Ces gens vivent dans des zones culturellement très fermées, pour eux, l&#8217;image se limite à la télé version MTV. Depuis, ils ont pris l&#8217;habitude de me voir faire des allers-retours. Dès le début, j&#8217;ai privilégié une façon d&#8217;agir intuitive, saisissant des représentations visuelles sur le coup, en me disant qu&#8217;elles ne se reproduiraient peut-être pas.» </em>Brenda Ann Kenneally a touché pour la première fois de l&#8217;argent grâce à la photo en 2000. Depuis, fonctionnant en indépendante, elle compose au gré des commandes, des bourses et des chambres louées dans son domicile.<em> «Ça n&#8217;est pas simple, </em>précise-t-elle.<em> Chacun de mes projets nécessite au moins deux ans d&#8217;investissement et j&#8217;estime à 50 000 dollars [35 000 euros] la somme nécessaire pour tenir correctement une année, quand on vit à New York avec un enfant à élever. Un instituteur gagne plus. Mais je ne me plains pas.» </em></p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Miquel Dewever-Plana «l&#8217;Autre Guerre» (couvent Sainte-Claire)</strong></p>
<p style="text-align:justify;">Miquel Dewever-Plana travaille depuis une quinzaine d&#8217;années au Guatemala. De fil en aiguille, il a resserré son attention sur les<em> maras, </em>en cherchant à montrer que ces très jeunes bandes sont formées d&#8217;<em> «assassins qui, souvent d&#8217;origine maya, ont d&#8217;abord été eux-mêmes victimes d&#8217;une accumulation de violences» </em>et qui, par-delà la barbarie (racket, viol, trafics en tout genre, exécutions sommaires) sont aussi<em> «porteurs d&#8217;un immense désespoir». </em>Pauvreté, manque d&#8217;éducation, maltraitance, corruption irriguent donc les images d&#8217;un quotidien fulgurant et nihiliste qui aboutit en général à la morgue ou à la prison &#8211; un cliché montre un gardien qui fourgue une boulette de crack à un détenu.</p>
<p style="text-align:justify;">Soucieux d&#8217;illustrer les problèmes sociaux d&#8217;un pays en capilotade, Miquel Dewever-Plana estime qu&#8217;<em> «une photo n&#8217;a de valeur que si le chemin parcouru pour l&#8217;obtenir a été humainement intéressant». </em>Malgré un constat<em> «assez desespéré» </em>, il travaille avec l&#8217;Etat guatémaltèque en préparant un livre et un cahier éducatif qui viseraient à<em> «démystifier les </em>maras<em> auprès des jeunes». </em>En deux ans, il a déjà effectué cinq séjours d&#8217;une durée d&#8217;environ trois mois et compte faire encore un ou deux déplacements au cœur du pandémonium, le prochain étant prévu fin octobre.<em> «Je suis conscient de travailler sur un sujet très sensible et cela passe par l&#8217;instauration d&#8217;une relation de confiance qui prend énormément de temps», </em>ajoute le photographe, rencontré à Perpignan la veille de l&#8217;assassinat de son confrère Christian Poveda, qui œuvrait sur le même thème au Salvador.<em> </em></p>
<p><em> Libération du 7 sptembre 2009.</em></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Gamma est mort, vive le photojournalisme!]]></title>
<link>http://unoeilsur.wordpress.com/2009/11/06/gamma-est-mort-vive-le-photojournalisme/</link>
<pubDate>Fri, 06 Nov 2009 09:47:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>camusard</dc:creator>
<guid>http://unoeilsur.wordpress.com/2009/11/06/gamma-est-mort-vive-le-photojournalisme/</guid>
<description><![CDATA[L&#8217;agence de photojournalisme Gamma, une des plus prestigieuses du monde, déposera son bilan le]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p style="text-align:center;"><img class="aligncenter" title="Lors d'une grève en 1995, les photographes de Gamma exhibent leurs clichés célèbres (Reuters)." src="http://asset.rue89.com/files/imagecache/asset_wizard_height/files/Marie-SophieKeller/2009_07_24_Gamma.jpg" alt="Lors d'une grève en 1995, les photographes de Gamma exhibent leurs clichés célèbres (Reuters)." /></p>
<p>L&#8217;agence de photojournalisme Gamma, une des plus prestigieuses du monde, déposera son bilan le 30 juillet devant le tribunal de commerce de Paris, selon les informations de Rue89. C&#8217;est ce qu&#8217;ont annoncé aux salariés les dirigeants du groupe <a href="http://www.eyedea.fr/" target="_blank">Eyedea</a>, mercredi 22 juillet.</p>
<p><!--break--></p>
<p>Depuis quelques jours, la rumeur circulait parmi les salariés de l&#8217;agence. Pressés par leurs troupes, le PDG du groupe Eyedea, Stéphane Ledoux, son bras droit, Olivier Bloud, et le directeur de la rédaction de Gamma, Alain Frilet, ont confirmé mercredi que la structure Eyedea Presse, qui coiffe l&#8217;agence et le fonds Stills, sera déclarée en cessation de paiement le 30 juillet. Cette décision sera, auparavant, annoncée officiellement au comité d&#8217;entreprise le 28 juillet.</p>
<p>Comme le veut la procédure, un administrateur sera désigné par le tribunal, et prononcera ensuite le placement en redressement judiciaire, ou la liquidation. Cette nouvelle ne signifie donc pas que Gamma, fondée en 1966 par <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Raymond_Depardon" target="_blank">Raymond Depardon</a> et <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Gilles_Caron" target="_blank">Gilles Caron</a> notamment, va cesser d&#8217;exister. Mais en interne, de nombreux salariés sont persuadés qu&#8217;Eyedea cherche à tuer l&#8217;agence.</p>
<h3>Le troisième fonds photographique de la planète</h3>
<p>Derrière cette marque en forme de jeu de mots anglais (oeil-idée), on trouve le fonds d&#8217;investissement <a href="http://www.green-recovery.com/" target="_blank">Green Recovery</a>, spécialisé dans la reprise et la restructuration d&#8217;entreprises en difficulté. Fin 2006, il a racheté à Lagardère sa filiale Hachette Filipacchi Photos, soit quelques très grands noms de la photographie : les agences de presse Gamma et Rapho, mais aussi les fonds Keystone, Stills et Hoa-Qui, notamment.</p>
<p>Aujourd&#8217;hui, Eyedea revendique rien moins que la place de troisième fonds photographique de la planète, derrière Corbis (propriété de Bill Gates) et Getty Images, partenaire de l&#8217;AFP et propriété d&#8217;un fonds américain.</p>
<p>Avec Eyedea Presse, c&#8217;est donc la principale structure de production de photos d&#8217;actualité, Gamma, qui dépose le bilan.</p>
<p>L&#8217;entité, qui compte 56 salariés, serait très endettée, cumulerait chaque mois des pertes de plusieurs centaines de milliers d&#8217;euros… Impossible de connaître les véritables chiffres. « C&#8217;est l&#8217;omertà la plus totale. Il y a des pertes, mais on n&#8217;est pas les seuls », explique un photographe.</p>
<h3>« Ils veulent tuer Gamma »</h3>
<p>Parmi les raisons de la déconfiture de l&#8217;agence Gamma, commencée bien avant son rachat par Green Recovery (au total, elle a déjà connu deux plans sociaux), on cite la pression sur les prix pratiquée par les clients, eux-mêmes laminés par la crise de la presse.</p>
<p>Mais plusieurs sources internes détaillent, sous couvert d&#8217;anonymat, ce qu&#8217;elles qualifient d&#8217;« erreurs stratégiques », voire de « sabotage organisé » :</p>
<ul>
<li>En imposant la marque Eyedea, la direction a cherché à effacer les noms des agences. « Quand on nous refusait une accréditation sous le nom d&#8217;Eyedea, on la demandait pour Gamma, et ça passait », s&#8217;amuse un photographe.</li>
<li>Début 2009, Gamma a renoncé à sa participation au comité de liaison de l&#8217;Elysée, le « pool » qui permet de vendre beaucoup de photos. « Au moment où on a le Président le plus médiatique de la Ve République, sans parler de sa femme, c&#8217;est une erreur industrielle. »</li>
<li>Autre erreur dans le même domaine du « pipolitique », que déplorent beaucoup de photographes mais dont ils connaissent la nécessité économique : avoir laissé partir fin 2007 la photographe Elodie Grégoire, dont Nicolas Sarkozy apprécie le travail.</li>
<li>L&#8217;abandon du news : Gamma suit de moins en moins l&#8217;actualité, les photographes partent moins sur le terrain…</li>
</ul>
<p>Pour l&#8217;un d&#8217;eux, ce dernier point vise un but très clair :</p>
<blockquote><p>« Arrêter le news, ne plus rien vendre, pour arriver à un exercice annuel lamentable et déposer le bilan. Ce qu&#8217;ils veulent, c&#8217;est nettoyer, tuer la rédaction et les photographes de Gamma. »</p></blockquote>
<p>« Avec cette décision, ils flinguent 43 ans de photojournalisme, une page d&#8217;histoire de la photo mondiale », regrette un des reporters de guerre de l&#8217;agence.</p>
<h3>Depardon et Caron, mais aussi Salgado, Karel, Demulder, Gaumy…</h3>
<p>Gamma a été la première des trois agences en « A » (avec <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Sygma" target="_blank">Sygma</a> et <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Sipa" target="_blank">Sipa</a>) qui ont fait de Paris la capitale mondiale du photojournalisme des années 70 à 90. Aujourd&#8217;hui, Sygma est morte (ses 40 millions d&#8217;images rachetées par Corbis), et Sipa appartient à Pierre Fabre, le patron du groupe pharmaceutique éponyme.</p>
<p>Gamma a obtenu trois prix de la photo de l&#8217;année et des dizaines d&#8217;autres prix au <a href="http://www.worldpressphoto.org/" target="_blank">World Press Photo</a> (le Nobel du genre) et a révélé ou fait travailler <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Sebasti%C3%A3o_Salgado" target="_blank">Sebastião Salgado</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Gaumy" target="_blank">Jean Gaumy</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/William_Karel" target="_blank">William Karel</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7oise_Demulder" target="_blank">Françoise Demulder</a> (première femme couronnée au World Press) et, aujourd&#8217;hui, <a href="http://www.photosapiens.com/Our-Fellow-Man-Laurent-Van-der-Stockt_4833.html" target="_blank">Laurent Van der Stockt</a>, <a href="http://www.grands-reporters.com/_Noel-Quidu_.html" target="_blank">Noël Quidu</a> ou <a href="http://www.rue89.com/2007/12/08/pourquoi-julien-dray-a-porte-plainte-contre-la-femme-fatale" target="_blank">Jean-Luc Luyssen</a>, parmi la quinzaine de photographes de l&#8217;agence.</p>
<p>Contactés par Rue89, ni Stéphane Ledoux ni Alain Frilet n&#8217;ont souhaité s&#8217;exprimer sur cette prochaine cessation de paiement. Mercredi, après avoir annoncé de manière affirmative le dépôt de bilan, la direction s&#8217;est reprise, en parlant d&#8217;un « éventuel dépôt de bilan », pour éviter tout délit d&#8217;entrave au comité d&#8217;entreprise.</p>
<p>Photo : Lors d&#8217;une grève en 1995, les photographes de Gamma exhibent leurs clichés célèbres (Reuters).</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Prix Nobel à Obama:Pourquoi?]]></title>
<link>http://kamel47.wordpress.com/2009/10/16/prix-nobel-a-obamapourqoi/</link>
<pubDate>Fri, 16 Oct 2009 15:10:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>admin</dc:creator>
<guid>http://kamel47.wordpress.com/2009/10/16/prix-nobel-a-obamapourqoi/</guid>
<description><![CDATA[// // Partager sur FacebookBarak Obama, prix Nobel de la paix. Mais qui veut-on duper encore? Je ne ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>// <a href="http://www.facebook.com/share.php?u=http://kamel47.wordpress.com" target="_blank"><img src="http://b.static.ak.fbcdn.net/images/share/facebook_share_icon.gif?8:26981" border="0" alt="" width="14" height="14" /></a> // <a href="http://www.facebook.com/share.php?u=http://kamel47.wordpress.com" target="_blank">Partager sur Facebook</a><img class="aligncenter size-full wp-image-397" title="arton9258-e0a02" src="http://kamel47.wordpress.com/files/2009/10/arton9258-e0a02.jpg" alt="arton9258-e0a02" width="250" height="161" />Barak Obama, prix Nobel de la paix. Mais qui veut-on duper encore?</p>
<p>Je ne suis pas contre Obama. Bien au contraire, c’est le moins mauvais des présidents qu’a connu l’Amérique. Je ne suis pas contre sa volenté pour résoudre la question du proche orient. Il ne fait que la politique de son parti, d’ailleurs. Bill Clinton l’a déjà devancé sur ce terrain  complexe et difficile.<!--more--></p>
<p><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-398" title="arton9305-4a32f" src="http://kamel47.wordpress.com/files/2009/10/arton9305-4a32f1.jpg?w=102" alt="arton9305-4a32f" width="102" height="150" />Ce qui m’étonne, c’est qu’en si peu de temps Obama est devenu un personnage politique-clé, un faiseur de paix presqu’incontournable. Le prix Nobel vient de renforcer cette conviction .Obama ne fait rien au sujet du conflit de l’Irak, sinon un retrait graduel  des troupes US pour marquer sa différence avec l’ancienne administration. Ce qui ne change rien à la situation dans ce pays miné par la guerre, les attentats, la corruption…Mais cette mesure est contrebalancée aussitôt par un renforcement de la présence américaine en Afghanistan. C’est donc le statu quo dans ce jeu de domino.</p>
<p>Pourtant dans sa perspective de recherche de la paix, Obama ne fait qu’appliquer des recettes déjà concoctées par Henry Kissinger, avant lui. En effet, c’est grâce à ce dernier que le traité SALT, limitant le parc nucléaire entre les deux grandes  puissances, a pu être mené et mis en place. La politique de désarmement nucléaire, slogan qui a permis à Obama de décrocher ce prestigieux “trophée“, n’est en fait qu’un leurre, un subterfuge pour cacher le véritable problème des Etats Unis : L’industrie militaire vecteur de la guerre à travers le monde. Et pour cela Obama n’a rien fait, ou plutôt a permis au Pentagone, récement, une rallonge de 680 milliards de dollars. De quoi renforcer la machine de la mort à travers les conflits et la rendre beaucoup plus destructrice.</p>
<p>Car ce qui est plus dangereux pour le monde ce n’est pas tant l’arme nucléaire que les armes conventionnelles fabriquées à profusion et de plus en plus diversifiées et sophistiquées.</p>
<p>Ensuite le prix Nobel, lui-même, est tombé en désuétude depuis que ces conditions d’attribution ne relèvent plus de valeurs justes.</p>
<p>Obama, en refusant ce prix, aurait à mon avis, été assuré d’un bien meilleur soutien à travers le monde.</p>
<p><strong><em>Kamel Ahriouil</em></strong></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Une contribution pour la Palestine]]></title>
<link>http://kamel47.wordpress.com/2009/10/01/une-contribution-pour-la-palestine/</link>
<pubDate>Thu, 01 Oct 2009 00:29:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>admin</dc:creator>
<guid>http://kamel47.wordpress.com/2009/10/01/une-contribution-pour-la-palestine/</guid>
<description><![CDATA[   Partager sur Facebook Le Discours de Netanyahou et le conflit OLP-Hamas C’est encore et toujours ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p> <a href="http://www.facebook.com/share.php?u=http://kamel47.wordpress.com" target="_blank"><img src="http://b.static.ak.fbcdn.net/images/share/facebook_share_icon.gif?8:26981" border="0" alt="" width="14" height="14" /></a>  <a href="http://www.facebook.com/share.php?u=http://kamel47.wordpress.com" target="_blank">Partager sur Facebook</a></p>
<p align="center"><strong><img class="alignleft size-full wp-image-135" title="palestine char" src="http://kamel47.wordpress.com/files/2009/10/palestine-char.jpg" alt="palestine char" width="123" height="112" />Le Discours de Netanyahou et le conflit OLP-Hamas</strong></p>
<p><strong>C’est encore et toujours le statut quo en Palestine occupée. Quelque soit le gouvernement des Etats-Unis-gendarme du monde et grand ami et protecteur de l’état d’Israël- le conflit persiste et ne semble pas trouver une quelconque issue. Malgré la volenté d’ObamaI, Israêl semble même faire fi de ses injonctions au sujet de l’extension des<!--more--> colonies.</strong></p>
<p><strong>Dans son dernier discours prononcé le 14 juin 2009 à l’université de Bar-Ilan, Benjamin Netanyahou expose sa vision de la paix en disant :</strong> <strong><em>“our connection to the land of Israel, and the Palestinian population living withinit” (</em></strong><strong>notre lien historique avec la terre d’Israel, et la population palestinienne qui y vit).</strong></p>
<p><strong>En une seule phrase le premier ministre israélien  nie même l’existence du peuple palestinien.</strong></p>
<p><strong>Plus loin il rajoute :</strong> <strong>“<em>The attacks against us began in the 1920s, escalated into a comprehensive attack</em></strong></p>
<p><strong><em>in 1948 with the declaration of Israel’s independence</em></strong><strong>” (les attaques contre nous ont</strong></p>
<p><strong>commencé dans les années 20, pour culminer en une attaque générale en 1948</strong></p>
<p><strong>avec la déclaration d’indépendance d’Israël).</strong></p>
<p><strong>Le chef de l’état israêlien, comme ses prédécesseurs, n’a jamais parlé des barbaries de l’Irgoun, qui s’est distingué par ses assassinats et ses actes terroristes dès 1936, participant ainsi solidement à inscrire la Palestine sous mandat britannique dans un climat de guerre civile plus de 10 ans avant l’expiration de la mission.</strong> (cf. Wikipedia, Irgoun)</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Netanyahou continue sur le même registre : :</strong> <strong>“</strong><strong><em>The Palestinian leadership must arise and say“Enoughof this conflict. We recognize the right of the Jewish people to a state of their own in</em></strong></p>
<p><strong><em>this land, and we are prepared to live beside you in true peace.”</em></strong><strong> (La direction palestinienne doit se lever et déclarer : &#8220;assez de ce conflit. Nous reconnaissons le droit du peuple juif à un état sur cette terre, et nous sommes prêts à vivre à vos côtés dans une paix véritable.) Et pourtant, l’OLP reconnaît le plan de partage de la Palestine et donc Israël depuis plus de vingt ans</strong> (discours de Yasser Arafat devant<strong> </strong>les Nations Unis le 15/12/88).<strong> </strong></p>
<p><strong>Mais l’on saisit clairement que le gouvernement israélien, à travers ce discours tout au moins, ne reconnait plus  l’OLP (implicitement) comme seul représentant du peuple palestinien et par voie de conséquence l’Autorité palestinienne  signataire pourtant du traité de paix découlant des accords d’Oslo. Le clin d’œil s’adresse  plutôt au Hamas, qui lui cause plus de problèmes. Alors à quoi sert cette autorité palestinienne de Mahmoud Abbas ?</strong></p>
<p><strong>Le conflit OLP-Hamas semble être le seul point d’achoppement au règlement du conflit du Moyen-Orient. En tous les cas il arrange pour le moment les affaires d’Israël, qui n’a jamais compté sur une solution de paix.</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Dans le feu du conflit on attend. On attend que les palestiniens s’unissent surtout. Et dans cette attente  je vous invite à lire un bon article de Pierre Baudet “Une soirée à Burqin“, que j’ai beaucoup aimé. Il vous permettra de situer le problème OLP-Hamas, et d’avoir une idée sur le vécu des palestiniens aujourd’hui.</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Kamel Ahriouil  (1<sup>er</sup> octobre 2009<span style="text-decoration:underline;">)</span></strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> <img class="aligncenter size-full wp-image-136" title="intifada" src="http://kamel47.wordpress.com/files/2009/10/intifada.jpg" alt="intifada" width="127" height="92" /></p>
<p> </p>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="250">
<tbody>
<tr>
<td align="left" valign="top"><strong>Une soirée à Burqin </strong></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="161">
<tbody>
<tr>
<td align="left" valign="top">Pierre BEAUDET</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="516">
<tbody>
<tr>
<td align="left" valign="top"><strong>C’est la brunante à Burqin, un village au nord de la Cisjordanie. Nous sommes tout à côté de la Galilée juste à l’extérieur de la Ligne verte (territoires conquis par Israël en 1948). Dans cette région densément peuplée autour de Jénine (plus de 250 000 habitants), on constate le quadrillage de l’occupation à travers les colonies de peuplement et les barrages qui entravent les routes entre les villes. </strong></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="512">
<tbody>
<tr>
<td align="left" valign="top">Burqin a une longue histoire. Dans le Nouveau testament (Évangile selon Saint-Luc), Jésus s’est arrêté ici en route pour Jérusalem. Il a embrassé et soigné des lépreux qui étaient enfermés dans des grottes. Dans le centre du village, une de ces grottes a été transformée en chapelle, que mon guide palestinien me dit être le site du miracle. 2000 ans plus tard, les villageois vont à leurs affaires. La plupart se définissent comme paysans, mais en réalité, ils dépendent davantage pour leur survie des rentrées d’argent qui proviennent de leurs pères et de leurs fils qui travaillent aux quatre coins du monde. Le fait que Burqin est en crise. Cette crise a des racines très anciennes. Déjà au moment de l’occupation britannique, les paysans s’étaient révoltés autour du leadership charismatique de Ezzedeen Al-Qassam. Toutes les guerres israélo-palestiniennes se sont déroulés sur ces terres, y compris lorsque la Cisjordanie a été occupée en 1967. Plus tard au moment de l’Intifada de 1987, le district de Jénine était l’épicentre de la révolte. À part quelques périodes relativement courtes après la signature des Accords d’Oslo (1993), la région est demeurée dans cette insurrection rampante parsemée d’explosions et de confrontations. C’est encore aujourd’hui ce qui se devine à Burqin et autour dans cette constellation dense de villages, « cogérées » par l’Autorité nationale palestinienne et l’armée israélienne.</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="515">
<tbody>
<tr>
<td align="left" valign="top">Ce soir, le village est calme et serein. Les gens sont dans la rue où ils ont empilé leurs modestes chaises pour fumer le narguilé et se raconter la plus récente blague. Le ciel est doux, l’air est juste assez frais. On se ferme les yeux et on ne peut imaginer le chaos violent et permanent tout autour. Je suis reçu par le « mukhtar » (chef de village) qui est très content. Il vient de terminer sa maison (après 25 ans). Sa famille élargie est réunie autour du patriarche. Avec lui, nous nous déplaçons au centre du village où près de 1000 personnes sont réunies pour assister à un mariage. Le jeune époux reçoit de vigoureuses embrassades des hommes qui lui donnent des cachets. Au bout de la nuit, le couple aura reçu assez d’appui pour commencer la construction de leur maison, probablement à côté ou même au-dessus de celle des parents du garçon. Cette famille élargie (« hamoula ») est le plus important filet de sécurité sociale pour les Palestiniens et explique en bonne partie leur survie.</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="515">
<tbody>
<tr>
<td align="left" valign="top">Un peu plus tard, les hommes se placent en cercle pour la dabké. Ils se tiennent par les épaules et tournent en rond en frappant du pied. Il n’y a pas d’ambigüité sur le sens de cette gestuelle. Les mots, les symboles, les regards, tout racontent la résistance, le patriotisme, le « sumud » (tenir bon). Les bambins avec leurs grand-pères, les adolescents et tous les autres, prennent cela au sérieux, même si personne n’a l’air dramatique ou romantique. Dans cette danse qui ne commence ni ne finit vraiment, l’identité et la révolte se conjuguent, durs et clairs comme un diamant.</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="508">
<tbody>
<tr>
<td align="left" valign="top">Il est maintenant passé minuit et la fête est rentrée dans les maisons. Arafat, Karim, Jihad, Refaat et plusieurs autres jeunes et moins jeunes se plaisent à exercer l’autre art préféré des Palestiniens, la politique. Tous sont des « vétérans »</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="149">
<tbody>
<tr>
<td align="left" valign="top"> </td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="502">
<tbody>
<tr>
<td align="left" valign="top">de l’Intifada, tous sont allés en prison, ont subi la torture, ont été blessés. Ce ne sont pas des « exceptions » car ici à Burqin, la majorité des hommes ont connu la même chose.</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="506">
<tbody>
<tr>
<td align="left" valign="top">Il s’agit en fait de la « génération » de l’Intifada, celle qui a mis à mal l’occupation à la fin des années 1980 dans une insurrection civile, de masse et non-militaire. Pendant quelques mois, les Palestiniens ont « libéré » Burqin et un tas d’autres villages. Les occupants étaient sans moyen, à part celui de casser des bras et des jambes des enfants et de détruire les maisons. À l’usure toutefois, la situation s’est « rétablie ».</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="508">
<tbody>
<tr>
<td align="left" valign="top">L’Organisation pour la libération de la Palestine (OLP), au début prise de court, s’est acharnée à reprendre le contrôle et à réorienter le mouvement. Après le désastreux appui à Saddam Hussein dans son invasion du Koweït, l’OLP a négocié en secret avec Israël et les États-Unis pour aboutir à l’accord d’Oslo.</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="511">
<tbody>
<tr>
<td align="left" valign="top">« Nous n’étions pas contre un accord de paix » explique Refaat, qui anime un réseau d’enseignants palestiniens. « Mais nous étions sceptiques parce qu’il nous semblait que les avantages étaient surtout du côté israélien ». Rapidement en effet, il est devenu clair à Burqin et ailleurs dans les territoires que les occupants n’avaient nullement l’intention de faire avancer les choses pour qu’un État palestinien soit mis en place en Cisjordanie, à Gaza et à Jérusalem-est, soit les territoires occupés en 1967. Au contraire, les colonies de peuplement se sont multipliées. Un réseau dense de routes entre celles-ci et Israël a été construit interdisant aux Palestiniens le passage. Les incursions militaires se sont poursuivies d’où les assassinats et les arrestations de milliers de militants.</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="513">
<tbody>
<tr>
<td align="left" valign="top">À peine deux ans après Oslo, la population n’en pouvait plus et ici et là, les affrontements ont éclaté. Je demande, « Est-ce vrai que Jénine était la pépinière des shahid » ? Jihad raconte qu’effectivement, Burqin et les villages du nord sont devenus la hantise des Israéliens. Des dizaines de « shahid » sont partis se faire exploser à Tel-Aviv et d’autres villes israéliennes. « Nous avons été surpris de constater cela » raconte Arafat. « Nous ne pensions pas que tant de jeunes étaient prêts au sacrifice ». « En fin de compte, trop de gens pensaient qu’ils n’avaient plus rien à perdre ». Bien sûr, cette résistance armée a été canalisée par Hamas.</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="509">
<tbody>
<tr>
<td align="left" valign="top">Quand Ariel Sharon a repris le contrôle en 2000, tout a éclaté. Yasser Arafat a appelé à l’Intifada à nouveau. Mais contrairement à la précédente, celle-ci s’est produite sur un mode essentiellement militaire, avec les combattants des Brigades Al-Aqsa (liées au Fatah) et du Hamas, en guerre ouverte contre les soldats et les colons israéliens. Des milliers de personnes ont alors été tuées. Un jour en avril 2002, les soldats israéliens sont entrés à Jénine et ont tué en quelques heures plus de 60 Palestiniens en détruisant au complet un camp de réfugiés à côté de la ville.</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="510">
<tbody>
<tr>
<td align="left" valign="top">Aujourd’hui en apparence du moins, Burqin et Jénine sont « pacifiés ». Le gouvernement palestinien du Président Mahmood Abbas a accepté le plan américain pour mettre en place une nouvelle force de sécurité qui police les territoires et réprime les résistants. C’est un général états-unien, Keith Dayton, qui a maintenant la main haute sur la police et les forces de sécurité palestiniens.</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="513">
<tbody>
<tr>
<td align="left" valign="top">Plus de 1000 personnes majoritairement identifiées au Hamas sont en détention (sans accusation ni procès) dans les geôles palestiniennes où se pratique, selon les organismes de droits humains, la torture, tout comme celle qui est « légale » en Israël où sont également détenus plus de 10 000 Palestiniens. Le Premier Ministre Salam Fayyad justifie cette situation en affirmant que l’arrêt de la résistance est une « condition » pour revenir au « processus de paix ». Les « nouveaux » policiers et soldats palestiniens sont soigneusement sélectionnés par le général pour qu’on s’assure qu’ils n’aient aucun lien avec la résistance, aussi bien dire, avec la population.</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="555">
<tbody>
<tr>
<td align="left" valign="top">Ici à Burqin, il y a peu de partisans du « processus de paix ». L’encerclement de la</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="512">
<tbody>
<tr>
<td align="left" valign="top">Cisjordanie continue, ce qui empêche les gens de gagner leurs vies. Presque plus personne ne peut travailler en Israël. Plus de 50% des adultes sont sans travail. Les conditions de vie se sont sérieusement détériorées, bien qu’en comparaison avec ce qui prévaut à Gaza, on peut encore vivre. Les Palestiniens de l’autre côté de la frontière, qui venaient faire leurs achats en Cisjordanie, n’osent plus traverser les barrages et le harcèlement qui va avec. « Depuis janvier dernier affirme Refaat, c’est la fin de toutes les illusions. Tant les occupants que les autorités palestiniennes nous disent la même chose : tenez-vous tranquilles ou on vous fera ce qu’on a fait à Gaza ».</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="512">
<tbody>
<tr>
<td align="left" valign="top">Pire que l’étau économique est le sentiment d’impuissance et d’humiliation vécus quotidiennement. « Chaque fois que je traverse un barrage dit Refaat, j’ai peur que les soldats m’humilient devant mes enfants, ce qui serait terrible pour eux ». « On a l’impression que le but est de nous tuer à petits feux, dans le silence ».</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="224">
<tbody>
<tr>
<td align="left" valign="top"><strong>Des tempêtes en attente </strong></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="512">
<tbody>
<tr>
<td align="left" valign="top">Autour de la table cependant, la discussion ne porte pas tellement sur l’occupation, qu’on considère comme une « normalité » ici. Personne ne pense que quelque chose va se passer pour débloquer l’impasse, en dépit des promesses israéliennes, palestiniennes et états-uniennes. Mais justement qu’est ce qui peut se passer ? La situation n’est-elle pas explosive à nouveau ?</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="510">
<tbody>
<tr>
<td align="left" valign="top">Arafat, un animateur local du Front démocratique pour la libération de la Palestine (FDLP) avoue que l’état actuel de la résistance n’est pas reluisant. (1) « L’Intifada de 2000 était trop militarisée, et cela a fait l’affaire des occupants ». Entre-temps, le Fatah, principal mouvement politique duquel sont issus les principaux cadres de l’Autorité palestinienne est à l’agonie, face à un débat interne chaotique et une absence totale de démocratie. (2).</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="515">
<tbody>
<tr>
<td align="left" valign="top">Parallèlement, Hamas pour lequel une majorité de Palestiniens avaient voté en 2006 (y compris à Burqin) a totalement échoué à développer une alternative. « Personne n’accepte le genre de répression qu’ils pratiquent à Gaza » qui est sous le contrôle de l’organisation islamiste. Certes Hamas a le « mérite » aux yeux de beaucoup de monde de ne pas capituler et d’avoir bloqué le « chef » palestinien mandaté par les USA, Mohamed Dahlan. « Mais il est bien décevant de voir qu’en fin de compte, Hamas est une sorte de clone de Fatah, avec les mêmes pratiques de corruption et de népotisme ». Je me demande, « Tout cela regarde mal. Qu’est-ce que vous pouvez faire donc ? » « Nous sommes réalistes, car nos forces sont présentement limitées. À Burqin, nous avons « seulement » une centaine de membres » affirme Arafat. Je l’arrête. Je ne suis pas certain d’avoir compris : « Seulement une centaine de membres », dans un village de 5000 ?!? Il nous raconte que durant l’Intifada de 1987, le FDLP pouvait compter sur plusieurs milliers de personnes et qu’au niveau de tout le district de Jénine, au moins 100 000 personnes se sont impliquées dans la résistance ! Je le surprends lorsque que je lui dis qu’à ma connaissance, il existe très peu de villages de 5 000 personnes dans le monde, même dans les régions où la résistance est forte, qui comptent « seulement » 100 militants de gauche. En fin de compte pour lui, la question est davantage qualitative. « Nous n’avons plus de leadership. Personne ne sait où on s’en va ». « Pourtant dans le Front démocratique, vous avez des structures, une direction élue et un leader Abd al-Karîm, mieux connu sous son « nom de guerre » Abou Laila qui est respecté » ? » « C’est effectivement un homme bien. Mais lui-non plus ne sait pas où on s’en va. Il critique le capitulationnisme d’Abbas, mais il continue de fonctionner dans le cadre de l’Autorité qui lui paie son salaire par ailleurs. On ne peut être des deux côtés à la fois ».</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="511">
<tbody>
<tr>
<td align="left" valign="top">Rencontré dans son bureau de Ramallah quelques temps avant, Abou Laila m’avouait lui-même qu’il avait les « mains liées ». « Nous vivons avec deux États policiers sur le dos, celui du Fatah et celui d’Hamas, tout en ayant encore la chape de plomb de l’occupation. » Comme beaucoup de leaders et d’intellectuels, il pense que le « gouvernement » actuel a perdu toute légitimité. Mais ses capacités de</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="229">
<tbody>
<tr>
<td align="left" valign="top">confronter sont très limitées.</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="513">
<tbody>
<tr>
<td align="left" valign="top">Traditionnellement, le FDLP comme les autres factions ont accepté de fonctionner comme l’« opposition loyale » à Arafat et ses successeurs. Leur enracinement dans la population qui est réel s’est fait en tant que mouvements nationalistes plus radicaux, et non en tant qu’alternative de gauche au leadership historique. De plus, ces mouvements ont également sombré dans toutes sortes de pratiques non-transparentes et plus souvent qu’autrement, autoritaires. « Il faut changer notre culture politique, dit Abou Laila, un homme cultivé, intelligent et ouvert, mais en fin de compte, impuissant.</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="504">
<tbody>
<tr>
<td align="left" valign="top">Le problème est généralisé. Mustapha Barghouti, maintenant chef de l’Initiative nationale (al-Mubadara), et qui a été longtemps un leader du Parti communiste, admet lui-aussi que le problème est grave. Il préconise la résistance civile non-armée, dans la tradition de la première Intifada. Il pense que l’occupation avec son système d’apartheid peut être efficacement confrontée. En même temps, il reste très prudent. « L’occupation se consolide. Il n’y a aucune pression extérieure contre les occupants ». Mustapha qui a passé beaucoup de temps aux États-Unis pour promouvoir une solution pacifique et démocratique s’est cogné contre un mur : « L’administration Obama ne semble pas prête à changer de politique. C’est l’appui à Israël, coûte que coûte, qui continue, en dépit de petites critiques ici et là, mais qui ne changent rien à la pratique ».</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="513">
<tbody>
<tr>
<td align="left" valign="top">Dans le tournant de la nuit, l’atmosphère s’assombrit. Les portes semblent toutes bloquées. Que faire ? Pourtant la terre tourne. Les militants du FDLP s’activent autour d’une galaxie de projets sociaux, qui permettent d’assurer la survie quotidienne, et qui s’ajoutent au soutien de la famille. Plus encore, ils organisent des coalitions de travailleurs, comme ceux qui sont à l’emploi de la municipalité et de l’UNWRA, cette grande agence de l’ONU qui travaille en Palestine. « Nous demandons nos droits, non seulement des salaires décents, mais des conditions qui sont normales comme le droit de s’éduquer ». Le soir après un dur labeur, Arafat et des dizaines d’autres sont assidus au cours d’alphabétisation. Ils voudraient que l’UNWRA assure ces frais.</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="240">
<tbody>
<tr>
<td align="left" valign="top"><strong>« Nous n’avons pas peur » </strong></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="509">
<tbody>
<tr>
<td align="left" valign="top">Dans ce village ignoré des grands, la flamme de la résistance brûle toujours, inaltérable. « Êtes-vous contre les actions militaires » ? je demande. « Pensez vous qu’il faut laisser tomber la lutte armée et se concentrer sur la lutte politique, comme lors de l’Intifada ? » Ici et là, il y a des manifestations de plus en plus militantes, comme par exemple à Bil’in (un village près de Ramallah). « N’est-ce pas la voie à suivre » ?</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="509">
<tbody>
<tr>
<td align="left" valign="top">« Ici en Cisjordanie me répond Arafat, nous ne sommes pas en Inde. Les Israéliens ne sont pas les Britanniques non plus. Il serait prématuré d’affirmer de façon péremptoire la fin de la résistance armée. C’est dommage pour plusieurs Occidentaux qui nous suggèrent de dire cela, mais nos conditions ne sont pas propices pour le moment ». « OK mais ne voyez-vous pas que la lutte armée a causé plus de mal que de bien d’un point de vue politique » ? Arafat : « Il est vrai qu’historiquement, la résistance palestinienne a été « surmilitarisée » et « sous-politisée », à part la période de la première Intifada. Il faut remettre les choses à leur place ».</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="501">
<tbody>
<tr>
<td align="left" valign="top">La discussion continue jusqu’aux petites heures. Alors que l’aube se pointe, je mijote tout cela avec tellement plus de questions que de réponses. Je suis encore sous le choc des « 100 militants de gauche ». Je ne peux que penser, si seulement on avait cela chez nous … !!!</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="503">
<tbody>
<tr>
<td align="left" valign="top">De toute évidence, il faut comprendre la persistance de la résistance au-delà de la surface. Le débat est plus complexe et il faut le dire, les gens de Burqin sont drôlement informés et alertes. Grâce à Al-Jazeera, à l’internet et aux téléphones</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="513">
<tbody>
<tr>
<td align="left" valign="top">portables qui abondent dans le village, tous sont informés. « Nous savons ce qui se passe. Nous avons perdu toute naïveté à l’endroit de nos leaders. Nous pensons librement » affirme Refaat. Dans ce village perdu du nord de la Cisjordanie, il n’y a pas de capitulation. Ni d’ambigüité. La réalité reste la même, implacable. Un people entier est soulevé même si, de période en période, cette résistance peut être latente, voire dormante. Refaat : « Regardes dehors. Ce n’est pas la Jordanie ni l’Égypte. Nous n’acceptons pas, nous n’accepterons pas, de nous soumettre au Sultan ». Après quarante ans d’occupation, Israël n’a pas réussi à contrôler les territoires, encore moins cette turbulente Cisjordanie du Nord. Qui pourrait penser que le Général Dayton va réussir ?</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="506">
<tbody>
<tr>
<td align="left" valign="top">Du côté palestinien, il est évident qu’il n’y a pas de grande « stratégie alternative » pour briser l’impasse actuelle. En lien avec cette réalité, les mouvements de résistance ont tendance à perpétuer les mêmes erreurs et à aboutir au même cul-de-sac. Mais là où la chose est différente, c’est que cette résistance est surtout celle d’un peuple, et non (principalement) d’un ou de mouvements organisés. Les occupants ont beau essayer et réessayer : comment éradiquer un peuple ?</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="501">
<tbody>
<tr>
<td align="left" valign="top">Dans le moment actuel, il est plus probable que les gens de Burqin et d’ailleurs vont rester en attente. Cette absence de stratégie, même à court terme, la terrible impuissance du leadership, ont certes un impact majeur. Mais dans le mur de l’occupation, il y a de graves fissures politiques, sociales, culturelles. La société et l’État israélien sont fracturés de part en part et bien que la hantise de l’« autre » reste un ciment efficace, on ne peut que penser que l’édifice n’est pas durable.</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="514">
<tbody>
<tr>
<td align="left" valign="top">Il en est de même, à un autre niveau bien sûr, avec l’Empire américain, si puissant et si faible, capable de mener la guerre sans fin d’un bout à l’autre du monde, incapable de réduire des insurgés déterminés en Irak, en Afghanistan, au Liban et ailleurs. Lorsque l’occupant et ses supporteurs fléchiront, Burqin et Jénine seront à nouveau embrasés. Des milliers, des dizaines de milliers de personnes, seront dans la rue à brandir leurs emblèmes, à paralyser l’occupation, à résister et à résister.</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="514">
<tbody>
<tr>
<td align="left" valign="top">Le petit matin est arrivé. Le ciel est laiteux, un peu mouillé. « On espère un peu de pluie ». Le village s’anime. Les enfants se préparent à partir à l’école. On mange un peu. Je suis ému, un peu gêné de partir. » Tu reviendras. Et souviens-toi, nous n’avons pas peur ».</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="145">
<tbody>
<tr>
<td align="left" valign="top">Pierre Beaudet</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="88">
<tbody>
<tr>
<td align="left" valign="top">Notes</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="538">
<tbody>
<tr>
<td align="left" valign="top"> </td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="504">
<tbody>
<tr>
<td align="left" valign="top">(1) Le FDLP est une des trois principales organisations de la gauche palestinienne avec le Front populaire pour la libération de la Palestine (FPLP) et le Parti du peuple (anciennement parti communiste). </td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="500">
<tbody>
<tr>
<td align="left" valign="top">(2) Le « Congrès » du Fatah tenu en Cisjordanie au début d’août a été un théâtre d’ombre et un spectacle mal organisé durant lequel la direction actuelle a étouffé tous les débats.</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="351">
<tbody>
<tr>
<td align="left" valign="top"><em>Rubrique :</em> Témoignages &#38; Récits <em>Thèmes</em> :  Palestine</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="344">
<tbody>
<tr>
<td align="left" valign="top">http://www.legrandsoir.info/Une-soiree-a-Burqin.html</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><strong> </strong></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Tariq Ramadan et l'émission "On n'est pas couché"]]></title>
<link>http://kamel47.wordpress.com/2009/09/28/tariq-ramadan-et-lemission-on-nest-pas-couche/</link>
<pubDate>Mon, 28 Sep 2009 23:46:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>admin</dc:creator>
<guid>http://kamel47.wordpress.com/2009/09/28/tariq-ramadan-et-lemission-on-nest-pas-couche/</guid>
<description><![CDATA[   Partager sur Facebook   Il parait que les invités du plateau de la dernière émission “On  n’est p]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p> <a href="http://www.facebook.com/share.php?u=http://kamel47.wordpress.com" target="_blank"><img src="http://b.static.ak.fbcdn.net/images/share/facebook_share_icon.gif?8:26981" border="0" alt="" width="14" height="14" /></a>  <a href="http://www.facebook.com/share.php?u=http://kamel47.wordpress.com" target="_blank">Partager sur Facebook</a><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-104" title="Laurent Ruquier" src="http://kamel47.wordpress.com/files/2009/09/laurent-ruquier4.jpg?w=99" alt="Laurent Ruquier" width="99" height="150" /><br />
 <br />
Il parait que les invités du plateau de la dernière émission “On  n’est pas couché“ (26 septembre 2009)  n&#8217;étaient pas de taille-je parle de la taille de l&#8217;intelligence et du niveau de culture&#8221;-pour coincer ce personnage, qualifié d&#8217;homme au double langage. Alors c&#8217;est la faute à Laurent Ruquier ou à France 2? C’est fait exprès, diront les mauvaises langues.<br />
<!--more-->Moi j&#8217;ai vu Tarik Ramadan sur d&#8217;autres plateaux, confrontés à des gens aussi balaises, voire plus, et le résultat a été le même.<br />
Pourtant il y avait là les indétrônables Eric Zemmour et Eric Naulleau.Des gens compétents, honnêtes et sérieux, qui constituent à eux seuls un véritable jury de cour martiale. Tellement ils donnent la poisse aux invités de l’émission, quelque soit leur rang et leur culture. Moi je les trouve géniaux.Sans eux le talk-show hebdomadaire n&#8217;aurait pas l&#8217;audience qu&#8217;il connait.Je n’ai pas aimé qu’on n’ai  pas présenté à Tarik Ramadan une de ses vieilles copines d’enfance. Je pense à Jonathan Lambert,déguisé en Caroline Fourest.Formidable  .Pourtant c’était prévu.Il aurait fallu surtout ramener cette  Caroline Fourest.<br />
Mais Caroline Fourest n&#8217;est pas connue au bataillon.Elle vient pourtant d’écrire un livre choc sur le frère Tariq Ramadan, qu’elle a intitulé, d’ailleurs, à tord ou raison, «Frère Tariq“.C’est bien dommage qu’elle n’a pas assisté à l’émission. Elle aurait, sans aucun doute détruit le mythe  “Ramadan», par une parfaite mise à mort du personnage, déjà taxé par certains intellectuels magnanimes d’intégriste modéré, de fondamentaliste prudent.<br />
Elle est forte Caroline, et on se demande pourquoi Laurent (Harold pour les intimes) ne l’a pas invitée. Il a quand même ses raisons, qu’il nous dévoilera dans une de ses prochaines émissions. On l’espère. Avec un juste retour de Tariq Ramadan, sinon Le jeu ne vaudrait pas la chandelle. Parce que Carole est vraiment balaise. Elle s’est spécialisée dans le phénomène “Ramadan“.Figurez-vous qu’elle a passé un temps fou à fouiner dans tous les ouvrages de Ramadan, qu’elle a même compté. Son passé y est aussi passé. Enfin elle a tout fouillé,fouuré son nez partout. vraiment partoutout. Conclusion : Tariq Ramadan est un intégriste dangereux, représentant occulte de la confrérie des Frères Musulmans. Rien que ça.<br />
Pour étayer ses déclarations, Carole Fourest se demande pourquoi Tariq Ramadan ne reconnait pas l’association “Ni putes ni soumise“ de Fadéla Amara. Pourquoi il porte le prénom de Tariq, le même  que celui  du conquérant musulman de l’Espagne au Moyen-âge (Tariq ibn Ziad).Pourquoi il serait vomi par les “musulmans rationalistes», qu’il appellerait des “musulmans sans l’islam“.<br />
Tariq Ramadan serait admis,ou plutôt supporté par les médias français, parce qu’il serait soutenu par un lobby naïf et anodin, conquis par son  son verbe et sa sémantique allusive , mais ignorant totalement le risque que le “faux intellectuel“ représente pour la liberté.Pour Caroline Fourest,il est l&#8217;émissaire le plus dangereux de l&#8217;islamisme et quil est temps de mettre fin à une certaine naïveté sous peine de devenir soit ses complices soit ses victimes (sic).<br />
C’est ça la liberté de penser que nous propose  la nouvelle école de Carole Fourest.Il faut être dans ses normes,sinon on se tait.</p>
<p style="text-align:center;"><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/DdIYKCeUHQE&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' /><param name='allowfullscreen' value='true' /><param name='wmode' value='transparent' /><embed src='http://www.youtube.com/v/DdIYKCeUHQE&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;hd=0' type='application/x-shockwave-flash' allowfullscreen='true' width='425' height='350' wmode='transparent'></embed></object></span></p>
<address><strong><em><span style="color:#99cc00;">Kamel Ahriouil</span></em></strong></address>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Al Jazerra,un média pas comme les autres]]></title>
<link>http://kamel47.wordpress.com/2009/09/25/8/</link>
<pubDate>Fri, 25 Sep 2009 21:48:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>admin</dc:creator>
<guid>http://kamel47.wordpress.com/2009/09/25/8/</guid>
<description><![CDATA[//     Partager sur FacebookL’espace télévisuel arabe a été doté en 1996 de sa première grande chain]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>// </p>
<div><strong> </strong></div>
<div style="margin-top:0;margin-bottom:0;color:#660000;margin-right:0;text-align:justify;border:#f8f8f8 5px solid;padding:10px 0 0;">
<p><strong><img class="alignleft size-full wp-image-7" title="aljazeeratv" src="http://kamel47.wordpress.com/files/2009/09/aljazeeratv.jpg" alt="aljazeeratv" width="90" height="80" /></strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><a href="http://www.facebook.com/share.php?u=http://kamel47.wordpress.com" target="_blank"><strong><img src="http://b.static.ak.fbcdn.net/images/share/facebook_share_icon.gif?8:26981" border="0" alt="" width="14" height="14" /></strong></a><strong> </strong><a href="http://www.facebook.com/share.php?u=http://kamel47.wordpress.com" target="_blank"><strong>Partager sur Facebook</strong></a><strong>L’espace télévisuel arabe a été doté en 1996 de sa première grande chaine satellitaire : AlJazzera.Mais est ce réellement de cela qu’il s’agisse ? Une chaine d’information alternative arabe capable de concurrencer les grands médias internationaux ou tout simplement une imposture, un cicérone pour une curiosité démocratique, dans un monde arabe engourdi et tiraillé par toute sorte d’antagonisme et d’autoritarisme. C’est l’analyse que nous nous sommes proposés de faire à travers les tenants et aboutissants  qui sont à l&#8217;origine de  ce nouveau média.<!--more--></strong></p>
</div>
<p><strong>Chaine de télévision qatarie de langue arabe, celle-ci est  devenue, en effet, et en très peu de temps un média mondial très puissant, au point d’être surnommée « la CNN arabe ».La chaine compte, aujourd’hui, prés  de 45 millions de téléspectateurs (arabophones) à travers  le monde.</strong></p>
<p><strong>Elle a été inaugurée le 1<sup>er</sup> novembre 1996, sur décision  du cheikh Hamad bin Khalifa Al Thani, émir du Qatar. En Angleterre, la chaine emploie plus de soixante journalistes et disposait en 2001 d’un budget de 30 millions de dollars. C’est l’aspect tactique de la chaine que de diffuser à partir de Londres, qui est considérée comme le cœur de l’information libre.</strong></p>
<p><strong>En Europe, Al Jazzera est considérée par certains observateurs comme étant la voix des « islamistes », du fait de ses positions radicales par rapport à la pensée informative classique véhiculée par les grands médias internationaux. Elle propose d’autres alternatives sur l’actualité du monde arabe, différentes de celles des grands médias européens et nord-américains. Elle  ambitionne surtout, comme le fait CNN pour l’Occident, à canaliser « toutes les consciences arabes » avec  tous les risques que cela peut  engendrer. Dans le monde arabe par contre, Al Jazzera est souvent regardée comme un média pro-américain.</strong></p>
<p><strong>Son succès story naitra avec  la première diffusion en direct, en date du 7 octobre 2001, d’un enregistrement vidéo d’Oussama Ben Laden lors de l’intervention américaine en Afghanistan (qui s’est avéré plu tard  un document préenregistré).Pendant tout le régime des Talibans (1996-2001), Al Jazzera fut la seule télévision internationale à disposer d’un bureau dans ce pays, mis au ban de la société internationale.</strong></p>
<p><strong>Durant la guerre d’Afghanistan, la télévision était « accusée » d’être pro-talibans et anti-américaine, de par ses reportages et sa ligne éditoriale focalisés sur une mobilisation du monde arabe contre les USA.A la suite de quoi, les locaux de la télévision, situés à l’étranger, ont été « bombardés »dans des circonstances douteuses à deux reprises par les américains : la première fois en Afghanistan, et la deuxième fois en Irak.</strong></p>
<p><strong>LE PARADOXE D’AL JAZEERA</strong></p>
<p><strong>C’est pendant la guerre en Irak que va se révéler le paradoxe de cette chaine satellitaire. En effet dans ses comptes rendus journaliers sur le conflit, Al Jazeera  va clairement signifier son opposition à    la guerre en Irak menée par les américains. Pourtant, dans le cadre de sa géopolitique régionale, les USA ont décidé d’installer et de maintenir leur quartier général militaire à Doha, capitale de l’Emirat, malgré le mépris de la chaine vis-à-vis de la politique des Etats-Unis. Les bases et le commandement militaire d’Al Odeïd et d’As Siliah au Qatar remplacent dorénavant celles installées en Arabie Saoudite lors de la première guerre d’Irak de 1991.</strong></p>
<p><strong>Pourquoi ?</strong></p>
<p><strong>L’attentat  du 11 septembre 2001 et la supposée implication indirecte des wahhabites saoudiens dans la préparation et l’exécution de l’attaque terroriste, qui a fait plus de 3000 morts, a refroidi, à cette époque, les relations entre  les USA et la monarchie wahhabite. De ce fait, les américains vont tenter de casser le monopole de l’information saoudien au niveau de la région, en jouant un rôle éminemment coactif  dans l’émergence de la chaine qatarie.</strong></p>
<p><strong>Virgile ne disait-il pas dans l’Eneide : « La discorde passe en robe déchirée, et Bellone la suit avec un fouet ».</strong></p>
<p><strong>En véritable Bellone des temps modernes, l’Amérique va façonner à son avantage la chaine, en la transformant  en une tribune démocratique du monde arabe. Al Jazeera va petit à petit vulgariser la critique de la monarchie saoudienne et étouffer ses chaines satellitaires, considérées jusque là comme l’axe des champs médiatiques arabe. Car la conception d’Al Jazzera  a été la vocation la plus perceptible du changement qui va marquer tout au long des années 90 la région du Golfe, introduisant une disjonction importante dans le paysage médiatique arabe. Al Jazeera témoigne ainsi  de la fin du monopole saoudien  des médias panarabes.</strong></p>
<p><strong>COMMENT EST NEE AL JAZEERA</strong></p>
<p><strong>Al Jazeera est née à partir du concours  de deux évènements  tout à fait fortuits: Le refus de l’Arabie Saoudite de financer le projet d’une chaine en langue arabe de la BBC, et une poignée de journalistes concernés, retrouvés  au chômage au lendemain de l’avortement de ce plan.</strong></p>
<p><strong>En effet, en 1995 des journalistes arabes, dont certains de notoriété bien établie, se sont trouvés démobilisés après le retrait  du capital saoudien du projet d’une chaine en arabe de la BBC. Organisés et poussé par  une ferme conviction de produire une chaine arabe non asservie aux régimes en place, à cause de cet échec, ces journalistes avaient besoin d’un soutien financier pour donner corps à leur projet. C’est le Cheikh Hamad Bin Khalifa Al-Thani, l’Emir du Qatar qui le fournit.</strong></p>
<p><strong>A partir de cette cocaution étrange entre Al Jazeera et l’Emirat du Qatar va se bâtir un véritable deal, qui va faire des dirigeants et des commentateurs de la chaine, les journalistes les plus en vogue et les plus enviés du monde arabe, en contrepartie d’un travail de façonnage de la démocratie en marche au Qatar.</strong></p>
<p><strong>L’émir qui venait de renverser son père du trône  cherchait, en même temps, une issue dulcifiante à la brutalité de son exploit, et une nouvelle légitimité pour assoir son règne par une ouverture démocratique. L’expérience de l’invasion du Koweït et la fuite de la famille régnante des Al-Sabah en 1990 a été l’élément déclencheur d’une prise de conscience sur la fragilité des micro-Etats du Golfe.</strong></p>
<p><strong>La fragilité de Qatar, face aux problèmes d’instabilité politique de certains  pays du Golfe, est encore plus évidente si l’on se réfère à sa date de création récente (1971).A la différence des Etats voisins le Qatar a toujours refusé de devenir une duarchie, en relation avec les Emirats Arabes ou l’Arabie Saoudite. Ce qui ne pouvait que maintenir toutes les convoitises et les ambitions dormantes.</strong></p>
<p><strong>Cette option de sortir du giron de l’instabilité et de bâtir et sécuriser  une certaine légitimité intérieure et régionale, retenue par l’Emir du Qatar, va reposer  en grande partie sur la fondation d’Al Jazzera, avec la bénédiction  tacite des Etats-Unis, qui voulaient de leur coté, et par la même occasion, consolider la défense de leurs chasses gardées dans les pays du Golfe.</strong></p>
<p><strong>En effet Al Jazera, codille insoupçonnable, est considérée maintenant comme l’outil incontournable  pour dissimuler un renforcement inédit de l’alliance stratégique entre le Qatar et les USA, et la « preuve » d’une embrocation démocratique du pays.</strong></p>
<p><strong>C’est grâce à Al Jazeera que l’Emirat du Qatar, un territoire de 11500 km2, avec 700 000 habitants, dont seulement 200 000 qataris, va être propulsé au rang de puissance régionale, et servir d’exemple de démocratie arabe au monde entier.</strong></p>
<p><strong>Mais réellement Al Jazeera, véritable dagon médiatique arabe, a-t-elle rempli son rôle de médiateur entre les relations de l’Emirat du Qatar avec les USA et la promotion de la démocratie dans ce petit Etat?</strong></p>
<p><strong>Nous pouvons supposer que les Etats-Unis veulent renforcer ses relation avec le Qatar pour deux raisons toutes simples :</strong></p>
<p><strong>-Le maintien d’un statut quo dans la structure géopolitique des Etats du Golfe procède de la stratégie des américains qui veulent conserver leur influence dans cette région, afin de protéger leurs intérêts énergétiques et tactique.</strong></p>
<p><strong>-La création d’un pôle régional d’embryogénie démocratique  serait bénéfique au projet du « Grand Moyen Orient », initié par Bush, et toujours d’actualité.</strong></p>
<p><strong>Mais dans la réalité le Qatar reste toujours un  régime autoritaire. Aucune avancée notable dans ce domaine n’a, en fait, été enregistrée. Le journal britannique The Economist classe le Qatar, en 2008, à la 144eme place, en terme d’indice de démocratie, parmi les régimes les plus rétrogrades, juste devant l’Iran.</strong></p>
<p style="text-align:left;"><span style="color:#ff0000;"><strong>by Kamel Ahriouil</strong></span></p>
<p>__________________</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Les effets d'internet sur les médias et l'information]]></title>
<link>http://unoeilsur.wordpress.com/2009/09/03/les-effets-dinternet-sur-les-medias-et-linformation/</link>
<pubDate>Thu, 03 Sep 2009 08:56:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>camusard</dc:creator>
<guid>http://unoeilsur.wordpress.com/2009/09/03/les-effets-dinternet-sur-les-medias-et-linformation/</guid>
<description><![CDATA[Le mardi 16 juin 2009, Bernard POULET, rédacteur en chef de L&#8217;Expansion, participait au débat ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p style="text-align:left;">Le mardi 16 juin 2009, Bernard POULET, rédacteur en chef de <em>L&#8217;Expansion</em>, participait au débat sur « Les effets d&#8217;Internet sur les médias et l&#8217;information » à la Fondation pour l&#8217;innovation politique dans le cadre du séminaire « Internet et la participation au débat public ». Cette vidéo rend compte des débats :</p>
<p style="text-align:center;">
<object width="425" height="254"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/x9nm4l"></param><param name="allowfullscreen" value="true"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x9nm4l" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="334" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Bernard Poulet est également l&#8217;auteur du livre &#8220;<em>La fin des journaux et l&#8217;avenir de l&#8217;information</em>&#8221; chez Gallimard. Cet ouvrage est disponible à la médiathèque.</p>
<p style="text-align:center;"><img class="size-thumbnail wp-image-45 aligncenter" title="La fin des journaux..." src="http://unoeilsur.wordpress.com/files/2009/09/bernard-poulet_la-fin-des-journaux_0.jpg?w=101" alt="La fin des journaux..." width="101" height="150" /></p>
<p>Bernard poulet s&#8217;explique sur &#8220;la fin des journaux&#8221; dans <a href="http://bibliobs.nouvelobs.com/20090216/10674/bernard-poulet-sexplique-sur-la-fin-des-journaux">une interview</a> donnée au site du Nouvel Observateur :</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Les médias en ligne et leurs politiques de blogs]]></title>
<link>http://internetetopinion.wordpress.com/2008/11/30/les-medias-en-ligne-et-leurs-politiques-de-blogs/</link>
<pubDate>Sun, 30 Nov 2008 02:01:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>François Guillot</dc:creator>
<guid>http://internetetopinion.wordpress.com/2008/11/30/les-medias-en-ligne-et-leurs-politiques-de-blogs/</guid>
<description><![CDATA[Je viens de faire un travail qui me tenait à cœur depuis plusieurs mois : décortiquer les politiques]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Je viens de faire un travail qui me tenait à cœur depuis plusieurs mois : décortiquer les politiques de blogs menées par les principaux médias en ligne généralistes — les « grands médias », si on veut.</p>
<p>Qu’est-ce que j’appelle la « politique de blogs » des médias en ligne, d’abord ? Tout simplement la manière dont ces médias proposent des blogs, ou pas, à leurs lecteurs.</p>
<p>Cela peut prendre des formes multiples : des blogs de journalistes sur le site du média (par exemple celui de <a href="http://clesnes.blog.lemonde.fr/" target="_blank">Corinne Lesnes</a> du Monde), une plate-forme de blog proposée aux internautes sous la marque du média (monblog.lemonde.fr), etc.</p>
<p>Or on sait que les médias français ont une vision culturellement très méfiante vis-à-vis d’Internet. Pourtant, bloguer est à la fois un moyen de :<br />
-    proposer un service additionnel à son public (un service d’information quand le média édite des blogs, un service de participation quand le média propose une plate-forme de blogs ouverte au public)<br />
-    d’interagir avec lui pour enrichir l’information et être à son écoute<br />
-    ou encore tout simplement une pratique inhérente au métier de journaliste, qui peut utiliser le blog pour raconter les coulisses de son métier, expliquer les dessous d’une enquête, diffuser des informations complémentaires, proposer des analyses complémentaires avec un point de vue plus personnel comme le blog le permet bien.</p>
<p>Même si cela a tendance à évoluer un peu depuis quelques mois, on sait que les journalistes français se servent encore malgré cela assez peu des blogs, que ce soit comme source d’information ou comme <a href="http://www.journalistiques.fr/post/2008/10/30/Les-journalistes-francais-bloguent-peu" target="_blank">outil de publication</a>. Et l&#8217;image générale dans la blogosphère est que très peu de journalistes bloguent et que beaucoup de ceux qui le font ne le font que dans une logique descendante, ne répondant pas aux commentaires, etc.</p>
<p>L’autre raison de mon intérêt pour cette question est que l’on sait que ces médias hébergent une quantité tout de même assez importante de blogs, parfois de très bonne qualité, parfois avec de très nombreux commentaires et, on peut le supposer, une audience importante&#8230; <strong>mais dont la logique de valorisation est assez différente de la blogosphère la plus visible, celle du haut du <a href="http://www.wikio.fr/blogs/top" target="_blank">classement Wikio</a></strong>.</p>
<p>En effet, les blogs hébergés sur des sites ou des plates-formes de médias en ligne ne sont le plus souvent pas tenus par des auteurs très intégrés dans la blogopshère, qui maîtrisent la notion de lien entrant et sortant, et qui l’utilisent pour émerger en visibilité.</p>
<p>En revanche, <strong>le fait d’être situés sur des gros carrefours d’audience (les médias en ligne) peut être un vecteur de visibilité pour eux</strong> (à la fois par la faculté de cliquer depuis une rubrique &#8220;les blogs&#8221; sur la home, mais aussi parce que certains de ces médias intègrent des billets de blogs aux actus, donc dans la partie la plus visible et la plus suivie du média&#8230;).</p>
<p>Pour prendre un exemple, les blogs politiques du haut du classement Wikio ne sont pas, sauf quelques exceptions (<a href="http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/" target="_blank">Coulisses de Bruxelles</a>, sur la plate-forme de Libé ; <a href="http://blogs.rtl.fr/aphatie/" target="_blank">Jean-Michel Aphatie</a>, chez RTL), hébergés par des médias en ligne mais sur des plates-formes de blogs classiques. Ces blogs maîtrisent bien les techniques qui permettent d’obtenir les précieux liens entrants qui permettent de remonter en popularité. A l’inverse, un blog comme celui d’<a href="http://blog.lefigaro.fr/rioufol/" target="_blank">Ivan Rioufol</a>, éditorialiste au Figaro, est extrêmement vu et commenté sur le Figaro.fr. Il ne linke pas d’autres blogs ou participe à leurs commentaires pour les « draguer », et récupère donc moins de liens que ce qu’il pourrait. Pourtant, il est présent sur Lefigaro.fr et doit récupérer un trafic plus important que ne laisse suggérer sa 266ème place au classement Wikio, si on en juge par les centaines de commentaires qu’il peut avoir sur certains billets.</p>
<p>Bref, on a me semble-t-il affaire à des blogs qui échappent assez largement au système du netlinking et qui pour cette raison ne sont pas très visibles alors qu’ils peuvent être très visités. Et si l’influence, que l&#8217;on cherche tellement, n’était pas là où on la croit (dans le classement Wikio), mais aussi simplement dans ces outils moins communautaires mais à potentiel d&#8217;audience que sont les blogs édités par des médias ??</p>
<p>(Par ailleurs, soyons clair, je ne fais absolument pas partie des détracteurs du classement Wikio que j&#8217;estime nécessaire et <a href="http://internetetopinion.wordpress.com/2008/03/11/le-classement-wikio-opaque-mais-pas-mal/" target="_blank">plutôt bien fait</a>).</p>
<p>Donc, je me suis penché sur la <strong>politique de blogs d’une grosse vingtaine de médias en ligne généralistes</strong> : les déclinaisons web de médias traditionnels et quelques pure players. J’en arrive à une typologie et une analyse quanti qui donne certaines tendances.</p>
<p>Je me suis en particulier attaché à regarder :<br />
-    le nombre de blogs existant, leur nature (blogs de journalistes, d&#8217;invités, d&#8217;internautes)<br />
-    leur vitalité, en utilisant la proportion de blogs actualisée au cours de la dernière semaine (relevés effectués dans la soirée du 29/11)<br />
-    la valorisation de ces blogs sur la homepage du site</p>
<p>Et non, je n&#8217;ai pas regardé le nombre de commentaires sur les blogs (j&#8217;ai été tenté, j&#8217;avoue, mais il y a un moment où il faut doser son effort <img src='http://s.wordpress.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' />  ).</p>
<p>La conclusion est que l&#8217;on trouve en gros 4 politiques de blogs sur ces médias :</p>
<p>-    les politiques &#8220;ouvertes&#8221; au public<br />
-    les politiques &#8220;semi-ouvertes&#8221;<br />
-    les politiques &#8220;fermées&#8221;<br />
-    les « non-politiques »</p>
<p><strong>Sous réserve de toute erreur de lecteur, de décompte, etc.</strong>, allons dans le détail et commençons par les non-politiques, ce qui est le plus simple. Parmi les médias que j’ai regardés, <strong>5 ne proposent pas de blogs</strong>. Il s’agit de :</p>
<p>-    <a href="http://www.marianne2.fr/" target="_blank">Marianne2</a> qui accueille des « blogueurs associés » sur ses pages, c’est à dire des blogueurs qui s’expriment sur d’autres plates-formes et qui sont invités à écrire sur Marianne2. Mais techniquement, Marianne2 (qui est, en fait, un blog…) n’accueille pas de blogs spécifiques de journalistes, d’experts ou d’internautes.</p>
<p><a href="http://www.metrofrance.com/paris.xml" target="_blank"></a></p>
<p>-    <a href="http://www.humanite.fr/" target="_blank">L’Humanité</a></p>
<p>-    <a href="http://www.france-info.com/" target="_blank">France Info</a></p>
<p>-    <a href="http://rfi.fr/" target="_blank">RFI</a></p>
<p>-    <a href="http://www.lepoint.fr/" target="_blank">Le Point</a>, qui peut faire débat. D&#8217;abord, il y a un bouton « blog » trompeur dans le footer de la page d’accueil, puisqu&#8217;il ne mène nulle part. Ensuite, on peut considérer que certains espaces du site sont des blogs : <a href="http://www.lepoint.fr/actualites-medias/1253/sommaire/" target="_blank">Média 2.0</a> d&#8217;Emmanuel Berreta par exemple est un espace qui a une thématique (les médias), un nom, un auteur identifié, et dont les articles sont commentables. Mais n&#8217;est pas présenté comme &#8220;un blog&#8221;.</p>
<p>6 des pages du Point.fr ont ce profil, mais je ne les ai pas considérées comme des blogs au final, tout simplement car pas présentées comme telles. A la question &#8220;c&#8217;est quoi un blog ?&#8221;, la réponse dans cette petite étude est : &#8220;ce que les médias présentent comme un blog&#8221;. il faut faire des choix.</p>
<p>Et maintenant, ceux qui présentent des blogs, donc.</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;-</p>
<p><strong>1. Les Politiques « fermées »</strong></p>
<p>Il s’agit des médias qui proposent des blogs à lire, mais pas à écrire. Blogs de la rédaction, blogs d’experts ou de témoins invités par la rédaction, en quantité plus ou moins importante, ces médias sont dans une logique de proposition d’information supplémentaire ou complémentaire, par rapport à leur production éditoriale « officielle », mais <strong>ne proposent pas aux internautes de créer leur blog</strong>. On est dans la logique d&#8217;image de marque, pas dans la logique de service.</p>
<p>On peut distinguer deux sous-catégories au sein de ces politiques « fermées » : les médias qui ne proposent <strong>que des blogs de journalistes / rédaction / émission</strong> ; et les médias qui proposent des blogs <strong>de journalistes ET d’invités.</strong></p>
<p><strong>1.a. Politiques fermées : blogs de journalistes seuls. </strong>Il s’agit de :</p>
<p>-    Le Figaro. Le Figaro propose <a href="http://www.lefigaro.fr/blogs/index.php" target="_blank">17 blogs</a> qui sont tous des blogs (individuels ou collectifs) de journalistes de la rédaction, comme <a href="http://blog.lefigaro.fr/hightech/" target="_blank">Suivez le Geek</a> (Samuel Laurent et Laurent Suply) ou <a href="http://blog.lefigaro.fr/medias/" target="_blank">Etreintes Digitales</a> (Marie-Catherine Beuth). <strong>15 de ces 17 blogs ont été mis à jour au cours de la dernière semaine</strong> : pas mal ! Par contre Le Figaro valorise 3 de ces blogs depuis la home, ce qui le place en queue de peloton.</p>
<p>-    Valeurs Actuelles… qui compte 1 blog : <a href="http://www.blog-va.com/" target="_blank">le blog de la rédaction</a> (tenu à jour).</p>
<p>-    La Croix, avec 5 blogs, dont 4 mis à jour au cours de la semaine. L’un des blogs fait intervenir <a href="http://dialogue-islam-chretiens.blogs.la-croix.com/" target="_blank">des invités</a> mais les autres sont des blogs de la rédaction, comme par exemple celui de <a href="http://blogfrappat.la-croix.com/" target="_blank">Bruno Frappat</a>. Les 5 blogs sont tous valorisés sur la home.</p>
<p>-    La Parisien, c’est à peu près la même chose. On trouve seulement 6 blogs le Parisien, mais tous updatés dans la semaine et tous valorisés sur la home (dans un format blogroll). A noter que lorsque je m&#8217;étais penché une première fois sur la question au mois d&#8217;août, le Parisien ne proposait qu&#8217;un seul blog, sur les J.O. Il y a donc du changement&#8230; un exemple de variété des sujets abordés avec <a href="http://blog.leparisien.fr/jacky_la_main_verte/" target="_blank">Jacky la main verte</a>.</p>
<p>-    RTL propose <a href="http://www.rtl.fr/radio/blogs.asp" target="_blank">8 blogs de la rédaction au total</a>. 7 d’entre eux ont été mis à jour dans la semaine. 5 d’entre eux sont valorisés sur la home. On connaît bien Aphatie mais on peut aussi citer un exemple de <a href="http://blogs.rtl.fr/jardinage/" target="_blank">blog jardinage</a>. (Le parisien, RTL, des médias populaires à l&#8217;écoute des préoccupations pratiques de leurs publics ?)</p>
<p>-    France Inter compte <a href="http://www.radiofrance.fr/franceinter/blog/b/" target="_blank">22 blogs de journalistes</a> (dont 5 correspondants à l&#8217;étranger). 14 d’entre eux ont été mis à jour dans la semaine, comme par exemple celui de <a href="http://www.radiofrance.fr/franceinter/blog/b/blog.php?id=7" target="_blank">Jean-François Achilli</a>. Mais un seul est valorisé sur la home.</p>
<p>-    Sur Europe 1, on trouve <a href="http://www.europe1.fr/Entre-nous/blogs-redaction" target="_blank">3 blogs de la rédaction</a>, tous mis à jour dans la semaine. Un seul également est valorisé sur la home. A noter que Europe 1 revendique des &#8220;blogs internautes&#8221; là où il n&#8217;y a en fait que des forums.</p>
<p>-    RMC propose <a href="http://www.rmc.fr/blogs_mea.php" target="_blank">11 blogs d&#8217;émissions</a>, tous à jour. Tous sont cliquables depuis la home, et un d’entre eux est intégré aux actus de rmc.fr. On notera qu&#8217;ici aussi la <a href="http://www.rmc.fr/blogs/jardin.php" target="_blank">thématique jardin</a> est populaire.</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;-</p>
<p><strong>1.b. Politiques fermées : blogs de journalistes ET AUSSI d’experts invités.</strong> Il s’agit de :</p>
<p>-    Libération. Libération propose <a href="http://www.liberation.fr/blogs" target="_blank">51 « Libéblogs »</a>. Sur ces 51 libéblogs, 17 sont des blogs de journalistes (comme <a href="http://secretdefense.blogs.liberation.fr/defense/" target="_blank">Secret Défense</a>) et 34 sont des blogs d’invités (comme par exemple <a href="http://travail.blogs.liberation.fr/dupin/" target="_blank">Serial Worker</a> sur la vie au travail), ce qui en fait <strong>une des plates-formes les plus riches</strong>.</p>
<p>Sur les 51 libéblogs, 27 ont été actualisés depuis une semaine, soit une grosse moitié. Sur les 17 libéblogs de journalistes, 9 ont été mis à jour depuis une semaine, soit également une bonne moitié. Ajoutons également que depuis la home de Libé, 8 blogs sont cliquables (2 dans les actus, 6 dans la blogroll).</p>
<p>-    L’Express. L’Express compte <a href="http://www.lexpress.fr/opinions/blogs/" target="_blank">28 blogs</a> dont la moitié sont tenus par des journalistes de la rédaction (l&#8217;occasion de saluer le travail de transparence fait sur le blog <a href="http://blogs.lexpress.fr/nouvelleformule/" target="_blank">Nouvelle Formule</a> d&#8217;Eric Mettout). Les autres sont tenus par des experts (c&#8217;est chez l&#8217;Express que <a href="http://blogs.lexpress.fr/attali/" target="_blank">Jacques Attali tient sa conversation</a> — qui n&#8217;en est pas une) ou des &#8220;témoins&#8221; (au sens large, exemple le blog de <a href="http://blogs.lexpress.fr/dick-vendee-globe/" target="_blank">Jean-Pierre Dick</a> ou le blog <a href="http://blogs.lexpress.fr/elections-americaines/" target="_blank">Elections Américaines</a> qui était tenu par les étudiants en journalisme de Science po), voire des salariés non journalistes (le <a href="http://blogs.lexpress.fr/e-veille-marketing/" target="_blank">blog e-veille</a>).</p>
<p>On peut cliquer 5 blogs depuis la home (un en actus, 4 en blogroll).</p>
<p>Sur les 28 blogs de lexpress.fr, 19 ont été mis à jour depuis une semaine, dont 12 des blogs de journalistes. Autrement dit, <strong>les journalistes qui participent aux blogs de l’Express sont assez actifs</strong>. Au moins en production éditoriale puisque je n’ai pas regardé leur activité dans les commentaires (je dis ça car j&#8217;ai en tête par exemple que <a href="http://blogs.lexpress.fr/media/" target="_blank">Renaud Revel</a> ne répondait pas aux commentaires, mais comme beaucoup d&#8217;autres).</p>
<p>-  Rue89. La <a href="http://www.rue89.com/les-blogs-de-rue89" target="_blank">page « blogs » de Rue89</a> compte 84 blogs listés dans l’ordre alphabétique. Les « riverains » n’ayant pas la possibilité de créer leur blog Rue89, on est bien dans un modèle où les blogs sont ceux de la rédaction et d’invités.</p>
<p>Il n’y a pas d’autre méthode d’analyse que d’aller les visiter un par un et je n&#8217;ai pas eu la patience de regarder l&#8217;intégralité des 84. Je ne saurai donc pas dire combien de ces blogs sont des blogs de la rédaction de Rue89 (comme par exemple le <a href="http://www.rue89.com/hoax-0" target="_blank">Démonte-Rumeur</a>, une excellente idée), et combien sont des blogs d’experts ou de leaders d&#8217;opinion (Rue89 avait réussi le joli coup d&#8217;embarquer <a href="http://www.rue89.com/tag/les-deputes-de-rue89" target="_blank">7 nouveaux députés</a> dans le blogging).</p>
<p>Par contre j’en ai cliqué 30 pour voir le niveau de production éditoriale. 15 des 30 avaient été mis à jour dans la semaine. Les blogs Rue89 seraient donc &#8220;à moitié actifs&#8221;.</p>
<p>Ces blogs bénéficient par ailleurs d’une exposition plus ou moins forte, puisque certains d’entre eux sont intégrés dans la fil d’actu de la home (par exemple, ce qui était posté par Guillemette Faure sur le blog <a href="http://www.rue89.com/campagnes-damerique" target="_blank">Campagnes d&#8217;Amérique</a> était aussi intégré dans l’actu USA de Rue89. Donc pour certains au moins, ce sont davantage que des blogs annexés au média).</p>
<p>Dernier point : 9 blogs Rue89 sont cliquables depuis la home, et Rue89 est le seul média avec Backchich à proposer une blogroll pointant vers des blogs externes (certains médias font de la revue de web avec des liens pointant vers des sources / articles, mais Rue89 et Backchich sont bien les seuls à ma connaissance à proposer une sélection permanente de sources pointant vers des homepages).</p>
<p>- Métro (<em>edit : je m&#8217;étais initialement trompé en classant Métro dans les &#8220;non-blogs&#8221;, n&#8217;en ayant dans un premier temps trouvé aucun depuis la homepage&#8230;</em>).</p>
<p>J&#8217;ai trouvé <a href="http://www.metrofrance.com/blogs/paris.xml" target="_blank">20 blogs</a> sous la marque Métro, dont 14 sont ouverts au public sous un format &#8220;d&#8217;appel à contributions&#8221; (exemple avec &#8220;<a href="http://www.metrofrance.com/MTE_CP/blogs/meme-pas-honte/" target="_blank">Même pas honte</a>&#8220;). Modèle ouvert ou fermé ? Dans la mesure où il n&#8217;est pas possible de créer son blog Métro, je préfère garder Métro dans la catégorie &#8220;fermée&#8221;.</p>
<p>Par ailleurs Métro n&#8217;est pas très explicite sur le &#8220;statut&#8221; des auteurs des blogs, journalistes ou invités. 2 des blogs sont identifiables comme émanant de journalistes, comme par exemple <a href="http://www.metrofrance.com/MTE_CP/blogs/vivre-ecolo/" target="_blank">celui de Nadia Loddo</a> ; le reste étant des blogs invités (4, comme celui de l&#8217;écrivain <a href="http://www.metrofrance.com/MTE_CP/blogs/nouvelleracaillefrancaise/" target="_blank">Mabrouck Rachedi</a>), et les blogs faisant appel à contribution.</p>
<p>Sur ces 20 blogs, seuls 6 ont été mis à jour dans la semaine (dont un des deux blogs de journalistes) et 2 sont valorisés sur la home, au sein des actus.</p>
<p>- Backchich. Backchich propose <a href="http://www.bakchich.info/rubrique66.html" target="_blank">18 blogs</a> dont les profils semblent être journalistes + invités. je dis &#8220;semble&#8221; car les profils des auteurs sont difficiles à identifier : Si on sait que <a href="http://www.bakchich.info/rubrique100.html" target="_blank">Nicolas Beau</a> est le patron de la rédaction, <a href="http://www.bakchich.info/rubrique127.html" target="_blank">Réda Sadki</a>, responsable de <a href="http://www.survivreausida.net/" target="_blank">Survivreausida.net</a>, a plus le profil d&#8217;un &#8220;invité&#8221;.</p>
<p>En tout cas, 7 de ces 18 blogs ont été mis à jour dans la semaine, et 7 sont linkés depuis la home (1 en actu, 6 en blogroll).</p>
<p>Au passage, je donne quelques exemples de blogs sur chacune des plates-formes que je cite, mais il faut vraiment aller voir pour se rendre compte de la diversité, de la richesse et de l&#8217;originalité de beaucoup d&#8217;entre eux.</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;-</p>
<p><strong>2. Le modèle « semi-ouvert »</strong></p>
<p>J’entends par là les médias qui proposent à <strong>leurs abonnés, et non à tous les internautes, de se créer un blog</strong>. Je serais tenté de dire qu&#8217;on est dans une logique de &#8220;service restreint&#8221;.  On trouve donc sur ces plates-formes à la fois des blogs de journalistes, d’invités et d’abonnés. C’est en fait le cas des seuls Le Monde et Mediapart.</p>
<p>- Le Monde. Sur sa <a href="http://www.lemonde.fr/web/liste_blogs/0,39-0,48-1,0.html" target="_blank">page blogs</a>, le Monde a la particularité de ne parler que des <strong>« blogs invités », des « blogs sélectionnés » et des « blogs » tout court.</strong></p>
<p>Il n’y a donc pas les &#8220;blogs de la rédaction&#8221; : les journalistes du Monde qui bloguent sont intégrés au blogs « invités » : cela permet de mettre en avant 20 blogs de qualité… <strong>dont seulement 4 à ma connaissance</strong> (comme <a href="http://prdchroniques.blog.lemonde.fr/" target="_blank">Pascale Robert-Diard</a>, chroniqueuse judiciaire) sont tenus par des journalistes du Monde. Alors que le Monde a une plate-forme de blog les plus intéressantes et les plus complètes, la participation de ses journalistes reste bien maigre.</p>
<p>Les autres blogs &#8220;invités offrent une belle diversité d&#8217;idées de blogs (voir par exemple le blog <a href="http://finance.blog.lemonde.fr/" target="_blank">&#8220;Démystifier la finance&#8221;</a> du banquier Georges Ugeux). Tous les 20 ont été updatés dans la semaine.</p>
<p>Le deuxième niveau proposé par Le Monde, les « blogs sélectionnés », est issu des blogs d’abonnés. Il s’agit donc d’un choix éditorial de mettre certains blogs d’abonnés en avant (<a href="http://gklein.blog.lemonde.fr/" target="_blank">Gilles Klein</a> qui est incontournable quand on s&#8217;intéresse aux médias en fait partie). 36 blogs sont ainsi « sélectionnés » par le Monde.</p>
<p>Pour le reste, on notera que le Monde valorise — sur sa page blog — les 30 derniers blogs d’abonnés mis à jour, et indique que 303 blogs ont été mis à jour depuis 2 mois. J’avais noté le même chiffre au mois d’août… et le jour où j’avais fait le relevé, le Monde indiquait 797 blogs updatés depuis deux mois. La plate-forme du Monde serait-elle en recul ??</p>
<p>Dernier point sur le Monde : la home du site linke 3 blogs dans les actus et en liste 13 dans ce qui ne s’appelle pas une blogroll mais occupe cette fonction. Ce sont donc 16 blogs du monde.fr qui sont cliquables depuis la home. On est dans la moyenne élevée.</p>
<p>- Mediapart. La conception ergonomique de Mediapart.fr rend difficile la lecture des données. Ce qui est sûr, c’est qu’il faut faire partie du club pour avoir un blog sur Mediapart. En consultant la <a href="http://www.mediapart.fr/club/blogs/listes" target="_blank">liste des blogs de Mediapart</a>, j’en ai dénombré 677. Mais sur ces 677, <strong>seuls 145 ont publié 10 fois ou plus</strong>.</p>
<p>Difficile de mesurer davantage le niveau d’activité de la plate-forme… Difficile également de distinguer les blogs de journalistes, d’experts ou d’abonnés car il faut prendre les blogs un par un pour le voir. On notera qu’Edwy Plenel a publié 18 fois sur <a href="http://www.mediapart.fr/club/blog/edwy-plenel" target="_blank">son blog Mediapart</a>.</p>
<p>Enfin, la home de Mediapart permet de cliquer 9 blogs différents.</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;-</p>
<p><strong>3. Le modèle « ouvert »</strong></p>
<p>On a ici affaire à des médias en ligne qui proposent à tout internaute de passage de <strong>se créer son blog sous la marque du média</strong> (monblog.20minutes.fr par exemple). A condition évidemment de se créer un compte, etc., mais gratuitement. C&#8217;est une logique de service dans une recherche d&#8217;audience. On va voir que cela réussit bien à certains et beaucoup moins à d’autres.</p>
<p>- Le JDD. J’espère pour lui que le JDD est en train de repenser entièrement sa <a href="http://www.lejdd.fr/blogs/" target="_blank">politique de blogs</a>. Non seulement la navigation n’est pas optimale pour accéder aux infos, mais en plus les infos auxquelles ont accède donnent une<strong> image déplorable de la démarche blog du JDD</strong>. En cherchant bien, on trouve 10 blogs de la rédac. Un seul (celui de <a href="http://micheldeleanblog.lejdd.fr/" target="_blank">Michel Deléan</a>) a été mis à jour depuis une semaine, et la plupart d’entre eux n’ont pas été mis à jour depuis plus d’un an…</p>
<p>On trouve ensuite une catégorie « le meilleur des blogs JDD », avec une <a href="http://www.lejdd.fr/blogs/meilleur.html" target="_blank">sélection de 39 blogs</a> (même modèle que lemonde.fr : la rédaction choisit ses blogs de lecteurs préférés). Sans avoir visité les 39 blogs, on voit vite là aussi qu’on est dans un cimetière… les meilleurs blogs ont l’air d’être en grande majorité… des blogs défunts. Hum !</p>
<p>Enfin, on peut accéder aux <a href="http://www.lejdd.fr/blogs/index-communaute.html" target="_blank">blogs de la « communauté » JDD</a>… pas bien active, puisque seuls 5 blogs JDD ont été actifs la semaine passée.</p>
<p>En ce qui concerne la valorisation de ces blogs : le JDD en linke 6 sur sa home.</p>
<p>- Le Nouvel Observateur. <strong>Le Nouvel Obs propose les 3 niveaux : journalistes, invités, internautes.</strong></p>
<p>On trouve <a href="http://blogs.nouvelobs.com/les-journalistes.html" target="_blank">19 blogs de journalistes</a> dont 13 ont été updatés dans la semaine (comme par exemple celui de <a href="http://claude-soula.blogs.nouvelobs.com" target="_blank">Claude Soula</a> sur les médias). Il y a eu un sérieux nettoyage car à une époque on en trouvait des dizaines et des dizaines, et quand j’avais commencé l’exercice cet été, on pouvait encore trouver le blog de Laurent Joffrin, passé chez Libé il y a deux ans et avec un blog NouvelObs décédé en même temps.</p>
<p>On trouve ensuite <a href="http://blogs.nouvelobs.com/invite.html" target="_blank">30 blogs invités de l’Obs</a>. Mais seulement 3 ont été updatés dans la semaine (exemple : <a href="http://patricklozes.blogs.nouvelobs.com/" target="_blank">Patrick Lozès</a>, qui blogue sur la question raciale). C&#8217;est je pense la <strong>faiblesse de la politique de blog du NouvelObs. </strong>Parmi les idées originales de blogs, notons par exemple celui de <a href="http://laurent-jacqua.blogs.nouvelobs.com/" target="_blank">Laurent Jacqua</a>, détenu à la maison centrale de Poissy.</p>
<p>Impossible de savoir combien de blogs d’internautes existent sur la plate-forme Nouvel Obs, mais on peut voir que <a href="http://blogs.nouvelobs.com/les-internautes.html" target="_blank">160 d’entre eux ont été updatés depuis une semaine</a>, ce qui en fait une plate-forme <strong>sans doute plus active que celle du Monde</strong> (sachant que le Monde est semi-ouvert, donc semi-fermé).</p>
<p>Enfin, l&#8217;Obs valorise ses blogs avec 3 blogs dans les actus et 20 blogs en blogroll, soit 23 blogs cliquables depuis la home.</p>
<p>- 20 minutes. Il est très, très compliqué, de lire et de réunir les infos sur les blogs 20Minutes. Il faut tout lire <a href="http://www.20minutes.fr/" target="_blank">depuis la home</a> car je n&#8217;ai pas trouvé de page réunissant les blogs 20minutes. Par rapport aux autres médias, <strong>on est frappé de voir à quel point les blogs sont intégrés à la home page : on peut au total en cliquer 85</strong>&#8230; là où chez les autres, on ne dépasse jamais les 20 (23 exactement, pour le NouvelObs).</p>
<p>On en compte 5 dans les actus de 20 minutes et le reste en « blogroll » : avec 9 blogs photo, 2 « c’est blogué » (l&#8217;occasion de rappeler que le <a href="http://20minutes.bondyblog.fr/" target="_blank">Bondy Blog</a> est chez 20 minutes), 15 « haut les blogs » (l’équivalent de la « sélection » de 20 minutes), 15 avec une liste automatique des derniers mis à jour (20 minutes est le seul média en ligne « ouvert » à se risquer à cela), 10 blogs ville et encore 25 dans une catégorie « vos blogs ».</p>
<p>Finalement, dans cette profusion, ce qui est marquant c’est <strong>le peu de blogs de la rédaction</strong> que l’on trouve : seulement 4, dont deux ont posté cette semaine (voir par exemple <a href="http://audebutdesannees2000.20minutes-blogs.fr" target="_blank">Au début des années 2000</a>).</p>
<p>- Le Post. Un mot sur LePost bien qu&#8217;il n&#8217;utilise pas le vocable &#8220;blog&#8221; (et non, faites la recherche sur la home page&#8230;). Car le site fonctionne sur un modèle contributif avec de nombreuses pages personnelles. Mais il reste difficile de lire les infos puisque chaque posteur à sa page lepost/perso/mapage. Et que, comme pour Rue89 partiellement, un billet publié peut se retrouver sur la home dans le fil d’actus.</p>
<p>Quand on regarde les <a href="http://www.lepost.fr/annuaire/membres/date/1/?query=" target="_blank">derniers mis à jour</a>, on a le sentiment d’une activité faible. Quand on regarde <a href="http://www.lepost.fr" target="_blank">le fil d’actu</a>, on a le sentiment d’une activité intense. En tout cas, la home valorise 6 invités posteurs, et la liste complète des invités fait apparaître 14 noms parmi lesquels évidemment Guy Birenbaum et William Rejault, mais aussi par exemple l&#8217;ex serial-buzzeur de DailyMotion <a href="http://www.lepost.fr/perso/fullhdready/" target="_blank">Full HD Ready</a> ou encore <a href="http://www.lepost.fr/perso/eric-maillard/" target="_blank">Eric Maillard</a>.</p>
<p>Je n&#8217;inclus pas LePost dans le tableau récap : les infos sont trop difficiles à lire à et &#8220;catégoriser&#8221;.</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;-</p>
<p>Voilà donc beaucoup de données brutes, qui méritaient d’être mises dans un beau tableau, et Samuel a fait preuve de l&#8217;intérêt de l&#8217;intelligence collective en <a href="http://www.bmparisblog.com/2008/12/01/les-medias-en-ligne-et-leurs-politiques-de-blogs/" target="_blank">prenant le relais</a>.<span style="text-decoration:line-through;"> </span></p>
<p>[edit : si vous êtes passés plusieurs fois sur cet article, vous aurez remarqué des évolutions... On va dire qu'il s'agit d'un "work in progress". J'avais initialement la flemme de produire un tableau récap, puis repris les tableaux de Samuel dans un second temps avant de prendre mon courage à deux mains et de faire mon propre tableau récap que voilà.]</p>
<p><a href="http://internetetopinion.wordpress.com/files/2008/12/tableau-recap-media-et-blogs.png"></a><a href="http://internetetopinion.wordpress.com/files/2008/12/tableau-media-blogs-final.png"><img class="alignnone size-full wp-image-1076" title="tableau-media-blogs-final" src="http://internetetopinion.wordpress.com/files/2008/12/tableau-media-blogs-final.png" alt="tableau-media-blogs-final" width="450" height="390" /></a></p>
<p>(cliquer pour agrandir)</p>
<p><strong>Conclusions.</strong></p>
<p><strong>Le modèle dominant est donc le 1.a. : seulement des blogs de journalistes</strong>. Le modèle 3 est aussi assez présent  ce qui montre pour les médias qui le choisissent qu&#8217;ils utilisent clairement les blogs dans une logique d&#8217;extension de leur audience.</p>
<p>Concernant la pratique du blogging par les journalistes, à l’arrivée, on trouve quand même dans l’ensemble de ce que j’ai étudié, <strong>une centaine de blogs « rédaction » ou « journaliste »</strong>, ce qui n’est pas minable même si les chiffres feraient sans doute assez mal si on allait voir combien de journalistes participent aux commentaires sur ces 100 blogs « officiels ».</p>
<p>Avec, selon les médias, un nombre de journalistes tenant un blog de façon active assez variable (de 1 à 15) et jamais en quantité large : c&#8217;est au Figaro, avec 15 blogs de journalistes mis à jour dans la semaine, qu&#8217;on trouve la plus grosse activité de journalistes qui bloguent.</p>
<p>On notera aussi que <strong>seuls quelques-uns réussissent à entretenir des blogs &#8220;invités&#8221;</strong> : Le Monde, Libération, L&#8217;Express, Rue89, Mediapart dans une moindre mesure, et LePost à sa façon. Mais cette richesse est-elle suffisamment exploitée ?</p>
<p>On peut aussi se demander, enfin, entre les médias qui sont dans une logique d’image de marque (modèles fermés) et ceux qui sont dans une logique de service (modèles semi-ouverts et modèles ouverts), ce qui fonctionne le mieux. Je ne pense pas qu’il y ait un modèle qui doive s’imposer, mais que le choix doit être fait en fonction des priorités du média. Il me semble par exemple assez cohérent que 20minutes soit dans un modèle hyper ouvert.</p>
<p>En revanche, on note la vraie difficulté à faire en sorte que la production éditoriale des blogs suive à un bon rythme et il me paraît crucial pour l’image de ne pas donner à voir des blogs inactifs… voire carrément un cimetière comme le JDD.</p>
<p>Du point de vue du média, la politique de blogs demande une vraie réflexion stratégique et une vraie disponibilité&#8230; Bloguer, c&#8217;est exigeant et comme j&#8217;ai souvent l&#8217;occasion de le dire : <strong>un blog ce n&#8217;est pas un outil, c&#8217;est une stratégie. </strong></p>
<p>Du point de vue des observateurs, cette blogosphère des médias a aussi le mérite de permettre d’identifier de nombreuses personnalités de la société civile, invités sur les blogs de médias, experts ou leaders d’opinion dans leur domaine. Il y a donc dans ces plate-formes de médias, je pense, une très grande richesse qu’on appréhende mal quand on aborde la blogosphère par le seul côté Wikio.</p>
<p>Et beaucoup d&#8217;autres commentaires à faire, mais je m&#8217;arrête là.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Plus belle la vie, un révélateur du désintérêt des Français pour l'info ]]></title>
<link>http://internetetopinion.wordpress.com/2008/11/07/plus-belle-la-vie-un-revelateur-du-desinteret-des-francais-pour-linfo/</link>
<pubDate>Fri, 07 Nov 2008 00:07:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>01_10</dc:creator>
<guid>http://internetetopinion.wordpress.com/2008/11/07/plus-belle-la-vie-un-revelateur-du-desinteret-des-francais-pour-linfo/</guid>
<description><![CDATA[Durant cette élection américaine, les journalistes ne voulaient pas seulement nous informer. Ils ont]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://internetetopinion.files.wordpress.com/2008/11/plus-belle-la-vie.gif"><img class="alignleft size-full wp-image-1005" title="plus-belle-la-vie" src="http://internetetopinion.wordpress.com/files/2008/11/plus-belle-la-vie.gif" alt="plus-belle-la-vie" width="238" height="86" /></a>Durant cette élection américaine, les journalistes ne voulaient pas seulement nous informer. Ils ont cherché à nous faire vivre la campagne. On comprend bien l&#8217;enjeu : arriver à impliquer son public plus que d&#8217;accoutumée assure de meilleures audiences. Mais auraient-ils fait fausse route ?</p>
<p>En effet, si l&#8217;on délaisse les sondages prétextes commandés par les rédactions, l&#8217;indice de l&#8217;intérêt des Français pour cette élection est lui aussi tombé mercredi matin avec<strong> les résultats d&#8217;audience du mardi soir</strong>.</p>
<p>Vers 20h00, alors que la tension médiatique est à son comble, <strong><em>Plus belle la vie</em> bat son record d&#8217;audience</strong>. Au moment même où les JT cherchaient à faire événement sans lésiner sur les moyens et les équipes déplacées, la série B aux décors de carton-pâte de la chaîne régionale a fait le plein comme l&#8217;a révélé Renaud Revel dans <a href="http://blogs.lexpress.fr/media/2008/11/plus-belle-la-vie-plus-fort-qu.php" target="_blank">ce billet</a>.</p>
<p><strong>Un désamour pour l&#8217;info du soir qui s&#8217;inscrit dans un temps long</strong> désormais et dont le dernier épisode était le départ de PPDA. Mais force est de constater que <strong>l&#8217;événementialisation de la campagne américaine a atteint ses limites et n&#8217;a pas fait remonter la courbe d&#8217;audience</strong> (ce que l&#8217;on attend normalement d&#8217;un événément). <strong>Le grand public n&#8217;a pas suivi</strong>.</p>
<p>En cette période de pseudo Etats Généraux de la presse il n&#8217;est pas sûr que ce nouveau concert médiatique ait arrangé le rapport des Français à leurs <span style="text-decoration:line-through;">informaticiens</span> informateurs.</p>
<p>Une chose est sûre, TF1 est très inquiète de la croissance tranquille mais toujours aussi positive de <em>Plus Belle la vie</em>. Ce qui fait dire à Bruno Revel, la phrase suivante qui fleure bon le corporatisme journalistique bon enfant :</p>
<blockquote>
<div style="text-align:justify;">Les dirigeants de France Télévisions peuvent-ils indéfiniment laisser à 20h18, chaque soir, un programme qui détourne l’attention des français, à l’heure de &#8220;JT&#8221; peut être anxiogènes ? Ou faut-il, au contraire laisser jouer la concurrence et considérer que c’est moins la série de France 3 qui fait un carton, que les journaux des grandes chaînes généralistes qui désespèrent des téléspectateurs taraudés par la crise ?</div>
<p>En tous les cas, ce débat risque d’enfler dans les semaines qui viennent. <strong>Et que dira t-on le jour où ce programme s’installera solidement en tête de l’audience de la télévision, chaque soir à l’heure des  rendez vous d&#8217;infos?  Ce qui risque de se produire, tôt ou tard..</strong></p></blockquote>
<p>C&#8217;est vrai quand même, ces Français plébéiens ne sont pas sérieux&#8230;</p>
<p>PS : au fait, il se murmure sur la blogosphère que Thomas (le-fils-homo-de-Roland-le-tenancier-du-mistral) quitterait la série pour un temps. Trop dur&#8230;</p>
<p>Mise à jour (vendredi 7 nov. 2008) : les très bons scores du JT de TF1 jeudi soir, vont dans le sens de mon analyse, celle du désintérêt des Français pour l&#8217;événementialisation de la campagne américaine par les journalistes français.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Noyautage koziste]]></title>
<link>http://internetetopinion.wordpress.com/2008/08/22/noyautage-koziste/</link>
<pubDate>Fri, 22 Aug 2008 14:57:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>François Guillot</dc:creator>
<guid>http://internetetopinion.wordpress.com/2008/08/22/noyautage-koziste/</guid>
<description><![CDATA[Un blogueur de droite décomplexée qui écrit pour un média de gauche pas franchement déguisée : c]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Un blogueur de droite décomplexée qui écrit pour un média de gauche pas franchement déguisée : c&#8217;est possible ! <a href="http://www.koztoujours.fr/?p=928" target="_blank">Il l&#8217;avait annoncé</a>, il l&#8217;a fait, Koz a répondu favorablement à l&#8217;invitation de Pascal Riché à <a href="http://www.rue89.com/2008/08/20/un-franciscain-chez-les-ss-mais-contre-eux" target="_blank">écrire pour Rue89</a>.</p>
<p>Il explique ses motivations chez lui mais elles sont assez simples à résumer : Koztoujours, créé dans la foulée d&#8217;une frustration sur l&#8217;issue du débat référendaire en 2005, a <a href="http://www.koztoujours.fr/?page_id=17" target="_blank">depuis le début</a> vocation a faire exister les points de vue de son auteur.</p>
<p>Donc tant qu&#8217;à faire, autant être lu par le plus grand nombre (et pourquoi pas par des gens pas convaincus d&#8217;avance, quoi qu&#8217;il y ait beaucoup de voix dissonantes dans les commentaires chez Koz, ce qui lui a n&#8217;en doutons pas conféré une grande habitude du débat avec l&#8217;ennemi). D&#8217;ailleurs, j&#8217;ai cru comprendre que le même post publié sur Rue89 et chez Koz avait eu <span style="text-decoration:line-through;">à peu près 7</span> 5 à 6 fois plus de visiteurs chez le premier cité.</p>
<p>C&#8217;est quand même intéressant de voir qu&#8217;après 3 ans de succès blogopshériques (le compteur Feedburner de Koz indique <span style="text-decoration:line-through;">28 000</span> 29041 abonnés, et même si Feedburner ça ne marche pas toujours bien, il n&#8217;y a aucun doute sur le fait que Koztoujours soit un des blogs politiques les plus estimés de France et dans le top 2 des blogs de droite), c&#8217;est Rue89 qui offre une tribune à Koz.  Rue89 : pas Lefigaro.fr, pas Lepoint.fr, pas valeursactuelles.com (pour citer des médias officiellement de droite), pas non plus lejdd.fr (plus officieux).</p>
<p>Vous allez me dire : normal, Rue89 repose sur le modèle participatif ; pas les versions web des médias traditionnels. Ce qui est tout à fait juste, mais il faut noter que la part de participatif sur Rue89 a depuis le début été moindre qu&#8217;espèrée (ce qui avait provoqué <a href="http://www.mikiane.com/node/2008/02/21/pourquoi-je-veux-%C3%A0-nouveau-quitter-rue89" target="_blank">le conflit avec Mikiane</a>). Question : pour Rue89, est-ce une recherche de pluralité ou une recherche de plumes donc une reconnaissance de la faiblesse pour la contribution &#8220;citoyenne&#8221; ?</p>
<p>Comme quoi, cette situation illustre l&#8217;idée, certes bien connue, qu&#8217;il y a sur le web une plus grande proximité latérale (de gauche à droite et inversement) que verticale (du média traditionnel vers l&#8217;internaute). Rue89 est proche depuis l&#8217;origine des blogs, il a l&#8217;agilité du &#8220;pure player&#8221;, cette faculté à prendre des initiatives vite, à expérimenter sans tarder.</p>
<p>Une petite digression : il est d&#8217;ailleurs à noter que les 4 médias traditionnels sus-cités, pas réputés pour être très proches des blogueurs, ont des politiques éditoriales pour leurs blogs de marques assez distantes des internautes :</p>
<p>- les seuls blogs sous marque Le Figaro sont des <a href="http://www.lefigaro.fr/blogs/index.php" target="_blank">blogs de journalistes</a> de la rédaction</p>
<p>- Il n&#8217;y a pas de blogs sous marque Le Point</p>
<p>- Le seul blog de Valeurs Actuelles est <a href="http://www.blog-va.com/" target="_blank">celui de la Rédaction</a></p>
<p>- Le JDD a une politique &#8220;ouverte&#8221; mais quand on regarde <a href="http://www.lejdd.fr/blogs/liste.html" target="_blank">les 266 blogs sous marque JDD</a>, c&#8217;est franchement la cata et on se demande ce que ça fait en ligne. Activité quasi-néante, présentation confuse, plus d&#8217;une dizaine de blogs de journalistes mais presque aucun n&#8217;est actif&#8230; Toute la politique éditoriale des blogs JDD est à revoir.</p>
<p>J&#8217;ai d&#8217;ailleurs pris beaucoup de notes sur les politiques de blogs des médias en ligne, il y a plein de choses à raconter, si j&#8217;obtiens une autorisation d&#8217;atterrissage on reviendra sur le sujet prochainement.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Nouvelles données de consommation de médias aux USA]]></title>
<link>http://internetetopinion.wordpress.com/2008/07/31/nouvelles-donnees-de-consommation-de-medias-au-usa/</link>
<pubDate>Thu, 31 Jul 2008 07:51:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>François Guillot</dc:creator>
<guid>http://internetetopinion.wordpress.com/2008/07/31/nouvelles-donnees-de-consommation-de-medias-au-usa/</guid>
<description><![CDATA[Vu dans Les Echos ce matin, &#8220;les journaux en ligne américains séduisent de plus en plus&#8220;]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Vu dans Les Echos ce matin, &#8220;<a href="http://www.lesechos.fr/info/comm/4756962-les-journaux-en-ligne-americains-seduisent-de-plus-en-plus.htm" target="_blank">les journaux en ligne américains séduisent de plus en plus</a>&#8220;. Derrière ce titre optimiste qui fait référence à la croissance de l&#8217;audience, l&#8217;article ne fait pas pour autant l&#8217;impasse sur les difficultés de la presse écrite américaine.</p>
<p>En résumé, il faut retenir (données Nielsen) que l&#8217;audience des journaux en ligne croîte de 12.2% avec une durée moyenne de visite de 40 minutes et 29 secondes (élevé, non ?). Les investissements publicitaires auraient augmenté de 7.2 % au 1er trimestre, ne compensant pas la perte des revenus du papier. Au final, les éditeurs de presse réunis au sein de la NAA (Newspapers of America) voient leurs recettes reculer de 7.9%.</p>
<p>Une audience qui continue malgré tout à progresser, des revenus qui augmentent mais pas suffisamment et au final des journaux qui perdent de l&#8217;argent&#8230; En fait le portrait est <a href="http://internetetopinion.wordpress.com/2008/03/31/laffaiblissement-de-la-presse-ecrite-et-la-question-de-la-production-de-linformation-brute/" target="_blank">assez</a> <a href="http://internetetopinion.wordpress.com/2008/05/09/lavenir-des-medias-en-ligne-en-6-questions/" target="_blank">connu</a> et ces chiffres ne font qu&#8217;alimenter ce que l&#8217;on sait déjà : c&#8217;est l&#8217;incertitude radicale — pour reprendre une expression chère à mon co-auteur.</p>
<p>Pendant ce temps, le même Nielsen publie des <a href="http://newteevee.com/2008/07/08/nielsen-tv-up-online-vids-down-slightly/" target="_blank">données de consommation de vidéo aux USA</a>. Consommation de télévision en hausse (+4% avec 121 heures par mois soit 4 heures par jour), et consommation de vidéos en ligne également en hausse (+9%) soit environ 48 minutes par jour. (Via <a href="http://tvnomics.typepad.com/tvnomics/2008/07/vido-en-ligne-6.html" target="_blank">TVNomics</a>).</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Volume de search et attractivité des marques media]]></title>
<link>http://internetetopinion.wordpress.com/2008/07/29/volume-de-search-et-attractivite-des-marques-media/</link>
<pubDate>Tue, 29 Jul 2008 19:31:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>François Guillot</dc:creator>
<guid>http://internetetopinion.wordpress.com/2008/07/29/volume-de-search-et-attractivite-des-marques-media/</guid>
<description><![CDATA[C&#8217;est tout récent, c&#8217;est gratuit et c&#8217;est fort utile : Google communique les fréqu]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>C&#8217;est tout récent, c&#8217;est gratuit et c&#8217;est fort utile : Google communique les <a href="http://www.opinion-watch.com/google-keywordtool-pour-le-referencement/" target="_blank">fréquences d&#8217;interrogation des mots-clé</a>. Grâce à la fonction <a href="https://adwords.google.fr/select/KeywordToolExternal" target="_blank">Google AdWords</a>, vous pourrez par exemple savoir qu&#8217;au mois de juin, le mot &#8220;relations publiques&#8221; a été demandé 12 100 fois et que le mot &#8220;opinion&#8221; a été demandé 74 000 fois. Ou vous &#8220;Googleadwordiser&#8221; pour savoir si l&#8217;on s&#8217;intéresse à vous <img src='http://s.wordpress.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Et comme vous savez bien que chez Internet et Opinion(s), nous ne ratons pas une occasion de nous livrer à une petite expérience statistique, voici ce que nous indique Google quand on lui demande combien de fois les noms de certains médias sont demandés (moyennes mensuelles) :</p>
<p><a href="http://internetetopinion.wordpress.com/files/2008/07/volume-de-search-medias.png"><img class="alignnone size-full wp-image-591" src="http://internetetopinion.wordpress.com/files/2008/07/volume-de-search-medias.png" alt="" width="450" height="272" /></a></p>
<p>(cliquez pour agrandir)</p>
<p>Deux données méthodolgiques à prendre en compte :</p>
<p>- les chiffres sont l&#8217;agrégation des termes pouvant conduire à la recherche du média : par exemple : &#8220;Nouvel Observateur&#8221;, &#8220;Nouvel Obs&#8221;, &#8220;Nouvelobs&#8221;, &#8220;Nouvelobs.com&#8221;, etc.</p>
<p>- sans faire un travail exhaustif j&#8217;ai retenu les termes associés à la marque quand Google indiquait au moins 10 000 recherches mensuelles moyennes.</p>
<p>Intérêt de l&#8217;exercice ? Je ne sais pas, à vous de me dire <img src='http://s.wordpress.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Plus sérieusement, je ne pense pas qu&#8217;il faille y voir une indication des volumes de trafic réalisés, mais plutôt un indicateur d&#8217;attractivité de la marque média.</p>
<p>Pourquoi pas un indicateur des volumes de trafic ? Le search, même s&#8217;il peut représenter une part énorme du trafic d&#8217;un média en ligne (jusqu&#8217;à 80%), repose sur le positionnement des sites en fonction d&#8217;une très grande variété de mots-clé. L&#8217;usage qui consiste à taper le nom du média dans Google pour se rendre sur la home page existe mais n&#8217;est qu&#8217;un usage parmi bien d&#8217;autres. On pourrait imaginer qu&#8217;un site récupère beaucoup de trafic via le search, sans pour autant que les internautes interrogent Google sur le nom de ce site.</p>
<p>Par exemple, si l&#8217;on interroge Google Adwords sur la popularité des termes associés à &#8220;Chauffeur de Buzz&#8221; (&#8216;chauffeur de buzz&#8217;, &#8216;chauffeurdebuzz&#8217;, &#8216;chauffeurdebuzz com&#8217;, etc.), on va trouver une &#8220;fréquence d&#8217;interrogation mensuelle sur le nom du site&#8221; d&#8217;un peu moins de 30 000. A des années lumière des millions de pages vues réalisées par le site.</p>
<p>En revanche, quand on tape le nom du média, c&#8217;est que l&#8217;on désire accéder à sa home page, donc que l&#8217;on ressent une affinité avec sa marque. D&#8217;où l&#8217;idée d&#8217;indicateur d&#8217;attractivité de la marque média.</p>
<p>A partir de là, je ne suis pas sûr qu&#8217;il faille voir de franches surprises dans les résultats : les quotidiens devant, avec le Nouvel Obs qui parvient à se hisser à leur niveau de popularité. Rue89 largement devant les autres pure players, Mediapart plus confidentiel comme attendu. Je suis un peu surpris de voir Le Point devant l&#8217;Express. L&#8217;étonnement viendrait plutôt des ordres de grandeur que l&#8217;on constate, avec des écarts très importants et notamment la popularité / attractivité du Monde.</p>
<p>Evidemment il ne faut pas prendre tout cela pour argent comptant :</p>
<p>- d&#8217;abord, les données indiquées par Google paraissent très approximatives. On voit sans cesse revenir les mêmes chiffres sur des mots-clé différents : 12 100, 40 500, 165 000&#8230; On est clairement sur des ordres de grandeur.</p>
<p>- ensuite, l&#8217;association de mots-clé peut ne pas signifier que l&#8217;on cherche le média en question : c&#8217;est pourquoi j&#8217;ai retiré Métro de la sélection, qui serait arrivé en deuxième place derrière Le Monde et aurait pu remercier les usagers de la RATP. Les données de &#8220;Capital&#8221; m&#8217;ont également paru suspectes, on peut avoir des doutes sur &#8220;Libération&#8221;, est-ce que certains internautes ne demandent pas &#8220;La tribune&#8221; pour &#8220;la tribune de Genève&#8221;, etc. Malgré ces précautions il y a certainement de la &#8220;pollution&#8221; et on prête aux internautes des intentions qui ne sont pas les leurs&#8230; Reste à savoir dans quelles proportions.</p>
<p>Ce petit exercice peut être répété à l&#8217;infini dans une variété de domaines : par exemple, les blogs&#8230; On y reviendra.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Mediapart et la libération d'Ingrid Betancourt]]></title>
<link>http://internetetopinion.wordpress.com/2008/07/18/mediapart-et-la-liberation-dingrid-betancourt/</link>
<pubDate>Fri, 18 Jul 2008 08:34:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>François Guillot</dc:creator>
<guid>http://internetetopinion.wordpress.com/2008/07/18/mediapart-et-la-liberation-dingrid-betancourt/</guid>
<description><![CDATA[Episode médiatique très intéressant à l&#8217;occasion de la libération d&#8217;Ingrid Betancourt. L]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Episode médiatique très intéressant à l&#8217;occasion de la libération d&#8217;Ingrid Betancourt.</p>
<p>Le 4 juillet, soit deux jours après sa Libération, Mediapart publie &#8211; en accès libre et sous la plume de Claude-Marie Vadrot, un papier intitulé : &#8220;<a href="http://www.mediapart.fr/journal/france/040708/liberation-d-ingrid-betancourt-ce-que-ne-dit-pas-la-version-officielle" target="_blank">Libération d&#8217;Ingrid Betancourt : ce que ne dit pas la version officielle</a>&#8220;. Il s&#8217;agit du premier article qui remet en question la thèse officielle de l&#8217;infiltration des FARC et évoque l&#8217;hypothèse d&#8217;une reddition et d&#8217;une rançon.</p>
<p>Courez lire, si vous ne l&#8217;avez pas encore fait, les billets de <a href="http://www.pierrefrance.com/onestmal/2008/07/06/personne-ne-connait-mediapart-leurs-infos-ne-valent-rien/" target="_blank">Pierre France</a> et de <a href="http://adscriptum.blogspot.com/2008/07/mdiatisation-de-la-libration-dingrid.html" target="_blank">Jean-Marie Le Ray</a>, qui s&#8217;étonnent à juste titre de ce que ce papier n&#8217;ait eu que peu d&#8217;échos dans les médias et sur Internet. Une reprise sur France Info d&#8217;après Pierre France, une citation sur <a href="http://www.lexpress.fr/actualite/monde/ingrid-betancourt-la-version-officielle-remise-en-cause_522649.html" target="_blank">lexpress.fr</a>, une trentaine de blogs <a href="http://www.technorati.com/search/http%3A%2F%2Fwww.mediapart.fr%2Fjournal%2Ffrance%2F040708%2Fliberation-d-ingrid-betancourt-ce-que-ne-dit-pas-la-version-officielle" target="_blank">d&#8217;après Technorati</a>&#8230;</p>
<p>C&#8217;est bien peu pour une info de cette ampleur : on est quand même dans un des plus gros sujets médiatiques de l&#8217;année et l&#8217;angle de Mediapart a tout pour séduire puisqu&#8217;il remet en question la vérité officielle, et alimente donc la théorie du complot qui connaît tant de succès notamment en ligne&#8230;</p>
<p>Alors pourquoi ? Le témoignage de Pierre France — qui est journaliste dans un quotidien régional—, est édifiant :</p>
<blockquote><p><em>&#8220;J’ai moi-même mené un lobbying auprès de ma rédaction pour qu’il y soit fait mention (&#8230;) dans un bloc sur les “doutes sur la version officielle”. Le responsable de service, bien qu’ayant fait l’effort de lire l’article de MediaPart, a choisi de ne pas en parler. “MediaPart, personne ne connait”, m’a-t-il dit.&#8221;</em></p></blockquote>
<p><strong>Explication 1 : Ce n&#8217;est pas que Mediapart manque de crédibilité, c&#8217;est qu&#8217;il manque de notoriété.</strong> Pas de crédibilité sans notoriété. Mediapart paierait là son positionnement relativement fermé vis-à-vis du monde, puisque journal en ligne payant. Le modèle payant l&#8217;isole, et quand un article est mis en lecture gratuite, on n&#8217;y prête pas attention car Mediapart ne fait pas partie de notre paysage, malgré ses signatures prestigieuses.</p>
<p>Pour Jean-Marie Le Ray, Mediapart c&#8217;est <em>&#8220;un peu comme si l&#8217;on était face à une créature hybride, ni viande ni poisson, qu&#8217;on ne sait trop où caser.&#8221; </em></p>
<p>Mais on peut voir d&#8217;autres éléments d&#8217;explication à la très faible reprise de cet article de Mediapart.</p>
<p><strong>Explication 2 : la concurrence sur le terrain du scoop.</strong> Car, et cela compte pour beaucoup, la Radio Suisse Romande a simultanément évoqué, le 4 juillet à partir de 12h30, <a href="http://info.rsr.ch/fr/news/Ingrid_Betancourt_une_liberation_achetee.html?siteSect=2010&#38;sid=9296449&#38;cKey=1215171254000" target="_blank">une rançon de 20 millions de dollars</a>. Et c&#8217;est ce scoop là, pas celui de Mediapart, qui a nourri l&#8217;ensemble des médias, en étant notamment <a href="http://www.france24.com/fr/20080707-liberation-dingrid-betancourt-continue-susciter-interrogations" target="_blank">repris par l&#8217;AFP</a> (contrairement à Mediapart, non cité par l&#8217;agence).</p>
<p>Mediapart s&#8217;est donc fait couper l&#8217;herbe sous le pied par la Radio Suisse Romande. Pourquoi cette préférence des médias pour la RSR ?</p>
<p>On peut évoquer plusieurs raisons :</p>
<p>- <strong>le pouvoir des chiffres.</strong> là où la RSR propose un fait et un chiffre (20 millions de dollars), Mediapart propose une <em>analyse</em>. Détaillée. Comme l&#8217;évoque Pierre France, il s&#8217;agit d&#8217;une &#8220;<em>reconstruction d&#8217;un scénario</em>&#8221; de la libération. Pas d&#8217;un scoop à proprement parler : le papier est basé sur des données existantes. Les médias ont donc privilégié (comment s&#8217;en étonner ?) la reprise d&#8217;une bonne grosse info basée sur un chiffre nouveau que d&#8217;une analyse complexe basée sur des faits existants.</p>
<p>- <strong>le pouvoir de l&#8217;AFP</strong>. Quand l&#8217;AFP choisit de citer la RSR et pas Mediapart, il influe sur la quasit-totalité du traitement médiatique qui s&#8217;ensuivra. Cet épisode vient nous rappeler la toute-puissance de l&#8217;AFP : on serait presque tenté de dire qu&#8217;une info qui n&#8217;est pas reprise par l&#8217;AFP n&#8217;existe pas.</p>
<p>- <strong>les luttes d&#8217;influence au sein des médias</strong>, passées et présentes. Autrement dit, et c&#8217;est mon camarade Emmanuel Brillant qui me le souffle : &#8220;pour beaucoup de médias, ne pas reprendre Mediapart c&#8217;est aussi pour faire chier Plénel&#8221;. No comment.</p>
<p>- la forme, enfin, qui à mon sens explique le buzz internet relativement limité autour de cet article : l&#8217;article de Mediapart est sur 4 pages. Il est très écrit, très littéraire. Il ne comporte pas d&#8217;illustration, pas de résumé. Il rend compte d&#8217;épisodes complexes de façon complexe. Il n&#8217;est pas construit de façon chronologique. Il ne renvoie pas sur des liens externes. Bref, il n&#8217;est pas facile à lire pour les internautes zappeurs et paresseux que nous sommes devenus. <strong>Il représente une antithèse de la tendance au marketing rédactionnel</strong> que nous évoquons régulièrement dans ces pages, une forme de &#8220;<a href="http://internetetopinion.wordpress.com/2008/04/21/mediapart-et-leffet-diligence/" target="_blank">journalisme à l&#8217;ancienne</a>&#8221; que Mediapart<br />
incarne volontairement&#8230; et qui je pense lui joue des tours dans sa recherche de visibilité.</p>
<p>Les scoops sont les tremplins des sites médias &#8211; on se souvient de la façon dont rue89 avait rapidement acquis une notoriété grâce entre autres à quelques scoops bien sentis. Dommage que Mediapart n&#8217;ait pas été mieux récompensé sur ce coup là : cela risque de l&#8217;encourager dans une logique de recherche de scoops et d&#8217;informations &#8220;visibles&#8221;.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Lefigaro.fr passe devant lemonde.fr (et ne se prive pas de le faire savoir)]]></title>
<link>http://internetetopinion.wordpress.com/2008/07/17/lefigarofr-passe-devant-lemondefr-et-ne-se-prive-pas-de-le-faire-savoir/</link>
<pubDate>Thu, 17 Jul 2008 07:35:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>François Guillot</dc:creator>
<guid>http://internetetopinion.wordpress.com/2008/07/17/lefigarofr-passe-devant-lemondefr-et-ne-se-prive-pas-de-le-faire-savoir/</guid>
<description><![CDATA[Après tout c&#8217;est de bonne guerre, et on n&#8217;est jamais mieux servi que par soi-même : on a]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Après tout c&#8217;est de bonne guerre, et on n&#8217;est jamais mieux servi que par soi-même : on apprenait donc dans le Figaro d&#8217;hier (papier et en ligne) que lefigaro.fr est désormais le premier site d&#8217;information généraliste sur le net, devant lemonde.fr mais aussi devant Yahoo Actualités et Google News.</p>
<p>Les chiffres de Nielsen pour juin 2008 sont en effet les suivants :</p>
<p>1. Lefigaro.fr &#8211; 3.17 millions de visiteurs uniques</p>
<p>2. Yahoo! News &#8211; 3.15 millions de visiteurs uniques</p>
<p>3. Google News &#8211; 3.14 millions de visiteurs uniques</p>
<p>4. Lemonde.fr &#8211; 2.98 millions de visiteurs uniques</p>
<p>Et puisque c&#8217;est la fête Boulevard Haussmann, trois papiers valent mieux qu&#8217;un : &#8220;<a href="http://www.lefigaro.fr/medias/2008/07/15/04002-20080715ARTFIG00494-lefigarofr-premier-site-d-information-generaliste-.php" target="_blank">le figaro.fr premier site d&#8217;information généraliste sur Internet</a>&#8221; pour les faits ; &#8220;<a href="http://www.lefigaro.fr/medias/2008/07/16/04002-20080716ARTFIG00020-internet-lien-naturel-vers-l-audiovisuel-.php" target="_blank">Pierre Conte : &#8216;Internet nous amène naturellement vers l&#8217;audiovisuel&#8217;</a>&#8221; pour l&#8217;interview ; et &#8220;<a href="http://www.lefigaro.fr/medias/2008/07/16/04002-20080716ARTFIG00021-la-mutation-vers-le-numerique-.php" target="_blank">la mutation vers le numérique</a>&#8221; pour l&#8217;analyse de fond.</p>
<p>Sans oublier les encadrés classement et progressions des sites dans la version papier, ainsi que la photo de l&#8217;équipe en charge du figaro.fr. Et on s&#8217;autorise une petite cerise sur le gâteau : <a href="http://www.ozap.com/actu/une-figaro-bouleversee-exceptionnellement/151696" target="_blank">la modification de la maquette du journal papier</a>, qui reprend les codes du site ! Le tout, le jour même où <a href="http://www.lemonde.fr/" target="_blank">lemonde.fr</a> changeait de maquette&#8230;</p>
<p><a href="http://internetetopinion.wordpress.com/files/2008/07/0258000001467604.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-550" src="http://internetetopinion.wordpress.com/files/2008/07/0258000001467604.jpg?w=300" alt="" width="370" height="277" /></a></p>
<p>Ce petit dossier du Figaro consacré à son développement en ligne appelle quelques commentaires.  D&#8217;abord, on peut s&#8217;interroger sur le caractère définitif de cette &#8220;prise de pouvoir&#8221;.</p>
<p>Le premier des trois articles commence d&#8217;ailleurs par un triomphal &#8220;<em>Mission accomplie.</em>&#8221; &#8211; comme si la première place des sites d&#8217;information généraliste était une fin en soi. Pierre Conte, DGA du groupe, se fend d&#8217;un &#8220;<em>le premier objectif était de faire du site lefigaro.fr le premier site d&#8217;information en France. C&#8217;est chose faite aujourd&#8217;hui</em>&#8220;. Champagne.</p>
<p>On comprend bien la signification au moins symbolique de cette nouvelle hiérarchie pour Le Figaro, mais permettons-nous de dire que :</p>
<p>1. L&#8217;évolution rapide des chiffres n&#8217;indique en rien qu&#8217;elle soit durable. Lefigaro peut se retrouver quatrième le mois prochain, ou accroître son avance&#8230;</p>
<p>2. Lefigaro.fr passe devant en visiteurs uniques, mais quid de la durée des visites, devenue <a href="http://www.vincentabry.com/nielsen-netratings-change-sa-methode-de-classement-542" target="_blank">l&#8217;indicateur de référence</a> pour&#8230; Nielsen, depuis le mois dernier ?</p>
<p>et surtout 3. aucun des 3 articles ne fait état de la profitabilité des activités web du Figaro, malgré des informations sur la croissance des activités du groupe, qui nous apprennent notamment que l&#8217;audience du figaro a progressé de 70% en un an (quand même).</p>
<p>Je ne cherche pas à être dubitatif ou à remettre en question la réussite du figaro.fr : par exemple, je ne suis pas sûr de partager la conclusion du <a href="http://www.editorsweblog.org/multimedia/2008/07/france_le_mondes_revamped_website_oversh.php" target="_blank">billet de l&#8217;Editor&#8217;s Weblog</a>, qui en commentaire de cette même actualité, estime que lemonde.fr comme lefigaro.fr ont un long chemin à faire en comparaison du site du New York Times ou du Guardian. Après tout, le NYTimes.com réalise 19 millions de V.U mensuels, donc à population &#8220;métropolitaine&#8221; équivalentes lefigaro.fr n&#8217;a pas tant à rougir que cela : le NYTimes touche environ un américain sur 16 alors que lefigaro.fr touche environ un français sur 20. Pas mal.</p>
<p>Il y a là une <a href="http://gklein.blog.lemonde.fr/2008/07/16/a-propos-du-figarofr-devant-le-mondefr-et-de-sa-maquette/" target="_blank">vraie réussite</a> et une vraie stratégie, amplement racontée dans les 3 articles du Figaro  : diversification thématique avec des sites en marque le Figaro et d&#8217;autres ; travail sur le référencement ; reconstruction du chiffre d&#8217;affaires des petites annonces avec l&#8217;activité Adenclassifieds ; lancement de services de proximité pour le lecteur, etc. — l&#8217;aspect le moins intéressant n&#8217;étant certainement pas l&#8217;appropriation des contenus vidéos (lancement des contenus vidéos &#8220;propres&#8221; Le Talk Orange &#8211; Le Figaro), qui montre bien comment Internet fait évoluer le traitement de l&#8217;information vers l&#8217;image et l&#8217;enjeu éditorial qui en découle.</p>
<p>Il s&#8217;agit plutôt de relativiser les conclusions qu&#8217;il faut tirer de cette annonce :</p>
<p>- d&#8217;abord, à périmètre comparable de &#8220;producteurs d&#8217;information&#8221;, lemonde.fr reste devant lefigaro.fr. Autrement dit, le site du Figaro fait la différence sur les services, là où celui du Monde est focalisé sur l&#8217;info, comme le relève l&#8217;<a href="http://www.editorsweblog.org/multimedia/2008/07/france_le_mondes_revamped_website_oversh.php" target="_blank">Editor&#8217;s Weblog</a>.</p>
<p>Et pour un sujet qui nous intéresse bigrement sur Internet et Opinion(s), l&#8217;<em>influence</em>, cela a son importance : lefigaro.fr n&#8217;est certainement pas devenu plus influent que lemonde.fr. De la même façon que si l&#8217;on compare l&#8217;audience des tirages papier, on voit que Le Figaro est passé devant le Monde en <a href="http://www.ojd.com/engine/adhchif/adhe_list.php?mode=chif&#38;cat=1771&#38;subcat=353" target="_blank">diffusion OJD France payée</a>&#8230; Alors que le Monde a une audience près de <a href="http://internetetopinion.wordpress.com/2008/03/12/print-press-not-dead/" target="_blank">deux fois supérieure</a> à celle du Figaro. Car un exemplaire du Monde serait lu par près de 6 personnes tandis qu&#8217;un exemplaire du Figaro serait lu par 3.5 personnes. N&#8217;est-ce pas une preuve d&#8217;influence supérieure du Monde ? Il me semble donc que l&#8217;on a ici encore une preuve que l&#8217;influence n&#8217;est pas en connexion directe avec l&#8217;audience.</p>
<p>- ensuite, il paraît nécessaire de témpérer l&#8217;enthousiasme du Figaro à l&#8217;égard du numérique. <em>&#8220;Longtemps considéré comme un concurrent des médias traditionnels, Internet en est, finalement, l&#8217;allié et le facteur de développement&#8221;</em>, nous dit Enguérand Renault dans &#8220;<a href="http://www.lefigaro.fr/medias/2008/07/16/04002-20080716ARTFIG00021-la-mutation-vers-le-numerique-.php" target="_blank">la mutation vers le numérique</a>&#8220;. Cela reste malheureusement très loin d&#8217;être évident !</p>
<p>L&#8217;incertitude sur l&#8217;avenir des médias en ligne est au contraire grande, très grande même et nous nous étions <a href="http://internetetopinion.wordpress.com/2008/05/09/lavenir-des-medias-en-ligne-en-6-questions/" target="_blank">largement  étendus sur la question</a>. L&#8217;audience ne garantit pas les revenus qui ne garantissent pas la rentabilité, les modèles économiques sont incertains, la concurrence est énorme, des incertitudes planent sur la capacité des médias à produire de l&#8217;info, et tout cela a un impact sur la qualité rédactionnelle.  L&#8217;incertitude est encore plus grande avec <a href="http://novovision.free.fr/?Google-est-le-seul-avenir-du" target="_blank">cette hypothèse géniale et vertigineuse évoquée chez Narvic</a>, sur laquelle on espère pouvoir revenir bientôt.</p>
<p>Que le Figaro sable le champagne ne signifie en rien que sa bataille soit terminée, et encore moins que la guerre des médias d&#8217;information ait débouché sur une situation lisible, durable et profitable.</p>
<p>Mise à jour : le débat s&#8217;oriente sur la guerre des chiffres et le traficotage des audiences en vue de séduire les annonceurs, ce qui n&#8217;était pas exactement mon propos mais peut vous donner envie de lire <a href="http://www.electronlibre.info/La-bataille-des-audiences-fait,138" target="_blank">Electron Libre</a>, <a href="http://www.neteco.com/151784-audience-lefigaro-fr-depasse-lemonde-fr.html" target="_blank">NetEco</a> ou <a href="http://novovision.free.fr/?Course-a-l-audience-des-sites-d" target="_blank">Novövision</a><a href="http://www.marianne2.fr/Chassee-de-France-Television,-la-pub-se-redeploie-sur-Internet_a89109.html" target="_blank"></a>.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Blogueurs vs. journalistes : on se pose un instant]]></title>
<link>http://internetetopinion.wordpress.com/2008/07/09/blogueurs-vs-journalistes-on-se-pose-un-instant/</link>
<pubDate>Wed, 09 Jul 2008 18:06:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>François Guillot</dc:creator>
<guid>http://internetetopinion.wordpress.com/2008/07/09/blogueurs-vs-journalistes-on-se-pose-un-instant/</guid>
<description><![CDATA[Résumons. Episode 1 : la polémique &#8220;Birenbaum vs. les blogueurs zinfluents&#8221;. 1er juillet]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Résumons.</p>
<p>Episode 1 : la polémique &#8220;Birenbaum vs. les blogueurs zinfluents&#8221;.</p>
<p>1er juillet : le premier à dégainer est <a href="http://www.lepost.fr/article/2008/07/01/1216898_sarkoff.html" target="_blank">Guy Birenbaum</a> qui charge Embruns et les &#8220;blogueurs zinfluents&#8221;. Le sujet : la vidéo off de Sarkozy sur France 3. Ou plutôt, non : le sujet, c&#8217;est &#8220;les blogueurs zinfluents&#8221; puisque c&#8217;est pas là que Birenbaum commence, avant de revenir sur la vidéo en question.</p>
<p>3 et 4 juillet : lui répondent <a href="http://www.versac.net/2008/07/douze-jours-jou.html" target="_blank">Versac</a>, <a href="http://www.koztoujours.fr/?p=767" target="_blank">Koz</a> et <a href="http://embruns.net/logbook/2008/07/04.html#006679" target="_blank">Laurent Gloaguen</a>. On est entre polémistes : le sujet initial est vite oublié et aux attaques de Birenbaum sur les blogueurs zinfluents, Versac, Koz et Laurent répliquent par leur &#8220;évaluation&#8221; du personnage Birenbaum (et ils ne l&#8217;aiment pas trop).</p>
<p>Episode 2 : la polémique Aphatie vs. Versac.</p>
<p>3 juillet : <a href="http://777socrate.blogspot.com/2008/07/mon-blog-prfr-et-mon-blog-dtest-du.html" target="_blank">Luc Mandret</a> lance une chaîne de blogueurs (dont il conviendra ultérieurement qu&#8217;elle est sotte) : mon blog préféré et mon blog détesté du moment. Il tague entre autres Narvic.</p>
<p>4 juillet : <a href="http://novovision.free.fr/?Mon-blog-prefere-et-mon-blog" target="_blank">Narvic</a> reprend la chaîne et indique que son blog détesté du moment est celui de Jean-Michel Aphatie. Son billet inspire <a href="http://www.versac.net/2008/07/journaliste-blo.html" target="_blank">Versac</a> qui à son tour prend le clavier pour &#8220;évaluer&#8221; Jean-Michel Aphatie. La sortie n&#8217;est pas assassine mais loin d&#8217;être agréable pour l&#8217;éditorialiste. Le soir même, <a href="http://blogs.rtl.fr/aphatie/index.php/post/2008/07/04/Reponse-a-Versac" target="_blank">Jean-Michel Aphatie</a> répond à Versac et il n&#8217;est pas content. On est toujours sur le mode &#8220;évaluation de l&#8217;autre&#8221;.</p>
<p>5 juillet : <a href="http://www.versac.net/2008/07/bulle-blogopont.html" target="_blank">Versac</a> répond à la réponse de JMA.</p>
<p>A partir de là les deux &#8220;affaires&#8221; s&#8217;entremêlent. Le sujet n&#8217;est plus la vidéo de Sarkozy, l&#8217;évaluation d&#8217;untel ou des blogueurs zinfluents, le sujet est : &#8220;journalistes contre blogueurs&#8221;.</p>
<p>Episode 3 : la polémique &#8220;journalistes contre blogueurs&#8221;.</p>
<p>5 juillet. On aurait du mal à citer tous les billets. Retenons<a href="http://dinersroom.free.fr/index.php?2008/07/05/911-blogosphere-in-et-off" target="_blank"> Jules</a>, <a href="http://novovision.free.fr/?Le-Pape-les-aristos-et-les-sans" target="_blank">Narvic</a>, <a href="http://padawan.info/fr/web/mise_en_abime_du_journalisme_sur_le_web.html" target="_blank">Padawan</a> et <a href="http://verel.typepad.fr/verel/2008/07/mai-68-est-pass%C3%A9-par-l%C3%A0.html" target="_blank">Verel</a> qui produisent des analyses des deux épisodes simultanés et n&#8217;épargnent pas les éditorialistes impliqués. On lit souvent l&#8217;idée que les journalistes seraient jaloux de la concurrence nouvelle des blogueurs.</p>
<p>Guy Birenbaum répond partout dans les commentaires, alimente gentiment la polémique <a href="http://www.lepost.fr/article/2008/07/06/1219856_help.html" target="_blank">sur son blog</a> en se posant en cible des &#8220;blogueurs zinfluents&#8221;. Jean-Michel Aphatie, lui, ne polémique pas.</p>
<p>Episode 4 : Versac dit stop</p>
<p>7 juillet : le match Aphatie / Versac fait l&#8217;objet d&#8217;un billet sur le blog de <a href="http://jeanmarcmorandini.tele7.fr/article-16884.html" target="_blank">Jean-Marc Morandini</a>.</p>
<p>Quelques heures après la publication de ce billet avec une citation &#8220;tronquée&#8221;, <a href="http://www.versac.net/2008/07/fin-de-ce-blog.html" target="_blank">Versac</a> colle sa dém. Les dernières polémiques étant une goutte d&#8217;eau qui fait déborder le vase : versac.net est devenu une espèce de monstre hypermédiatisé qui échappe à Nicolas Vanbremeersch.</p>
<p>Episode 5 : la blogosphère s&#8217;enflamme, certains médias déclarent que c&#8217;est la &#8220;guerre&#8221;</p>
<p>8 et 9 juillet : on ne compte plus les blogs <a href="http://www.wikio.fr/search/versac?start=75&#38;count=15&#38;sort=0" target="_blank">qui commentent la fin de Versac.net</a>. Certains y voient <a href="http://www.fredcavazza.net/2008/07/08/changement-d%e2%80%99epoque-pour-les-blogs/" target="_blank">la fin d&#8217;une époque</a>.</p>
<p>L&#8217;affaire intéresse même les médias online (pour les médias papier, on verra) : <a href="http://www.lefigaro.fr/medias/2008/07/08/04002-20080708ARTFIG00465-versac-tuer-la-star-des-blogs-politiques.php" target="_blank">Lefigaro.fr</a> publie une bonne interview de Versac ; <a href="http://www.lexpress.fr/actualite/media-people/media/versac-ferme-son-blog_525582.html" target="_blank">Lexpress.fr</a> en parle ; ironiquement, <a href="http://www.lepost.fr/article/2008/07/08/1220901_la-fin-du-blog-versac.html" target="_blank">LePost</a> qualifie versac de &#8220;blog le plus influent de la sphère française&#8221;&#8230;</p>
<p>&#8230; Et <a href="http://www.20minutes.fr/article/241320/High-Tech-Guerre-entre-journalistes-et-blogueurs-un-mort-Versac.php" target="_blank">20minutes</a>.fr et <a href="http://www.marianne2.fr/Journalistes-contre-blogueurs-la-guerre-de-la-toile_a89084.html" target="_blank">Marianne2</a> le disent : c&#8217;est la <strong>guerre</strong> entre journalistes et blogueurs. Et elle a fait un mort, Versac.</p>
<p>Analysons.</p>
<p>Je crains fort que cette idée de guerre entre journalistes et blogueurs soit celle qui marque les esprits. Guerre dont on avait d&#8217;ailleurs vu des signes annonciateurs depuis quelques semaines :</p>
<p>- polémique <a href="http://cyrille-chaudoit.blogspot.com/2008/05/cbnews-rpond-tanguy-leclerc-se-fche.html" target="_blank">Veille2Com vs. Tanguy Leclerc</a> (CBNews)</p>
<p>- polémique <a href="http://crisedanslesmedias.hautetfort.com/archive/2008/05/11/quand-claude-askolovitch-s-aere-la-tete-sur-internet.html" target="_blank">Crise Dans Les Médias vs. Claude Askolovitch</a> (Nouvel Obs)</p>
<p>- polémique <a href="http://www.marianne2.fr/Sur-mon-blog,-je-parle-de-moi-ca-vous-gene-_a87920.html" target="_blank">Luc Mandret vs. Jean-Marc Morandini</a></p>
<p>Et j&#8217;en loupe peut-être d&#8217;autres.</p>
<p>Ces cas de polémiques opposant des blogueurs à des journalistes sont tous différents sur le fond (et je ne me rangerai pas systématiquement du côté des blogueurs qui, à l&#8217;exception de la polémique Birenbaum, sont à chaque fois ceux qui attaquent, pour des raisons plus ou moins bonnes, les journalistes répondant ensuite).</p>
<p>Mais dans tous ces cas, la forme, le ton employé par les journalistes, révèle une réelle crispation. (D&#8217;où l&#8217;analyse de nombreux blogueurs, que je rejoins : la crispation est liée à la remise en question du statut du journaliste qui a accompagné l&#8217;émergence des blogs).</p>
<p>On a donc de la polémique, de l&#8217;invective, ça saigne (d&#8217;autant plus qu&#8217;on est souvent assez rapidement sur le registre de &#8220;l&#8217;évaluation de l&#8217;autre&#8221; et pas forcément sur du factuel argumenté). Autant de raisons de dire que c&#8217;est la guerre.</p>
<p>Pourtant :</p>
<blockquote><p><em>&#8220;Journalistes contre blogueurs, c&#8217;est un faux débat, qu&#8217;entretiennent des journalistes perdus dans leur citadelle et qui se sentent menacés par des gens qui ne leur veulent pas de mal, mais exercent juste un droit de libre correction. L&#8217;heure est à la coopération, parfois complexe, entre les journalistes et leurs publics.&#8221;</em> (Versac dans son <a href="http://www.lefigaro.fr/medias/2008/07/08/04002-20080708ARTFIG00465-versac-tuer-la-star-des-blogs-politiques.php" target="_blank">interview au Figaro.fr</a>)</p></blockquote>
<p>L&#8217;idée d&#8217;une &#8220;guerre&#8221; est en effet un raccourci rapide de la relation entre journalistes et blogueurs. Heu, une construction médiatique, à vrai dire, me semble-t-il&#8230; (Cf. les titres des papiers 20minutes.fr et Marianne2).</p>
<p>Car les relations entre journalistes et blogueurs sont, bien sûr, beaucoup plus complexes.</p>
<p>En témoigne la reprise de la &#8220;dénonciation&#8221; de Maître Eolas par le Monde puis par de nombreux médias : enfin, un blog est considéré <a href="http://internetetopinion.wordpress.com/2008/07/08/eolas-et-laffaire-de-la-denonciation/" target="_blank">comme une source d&#8217;information fiable</a>.</p>
<p>En témoigne l&#8217;intérêt de certains médias pour certains blogueurs. DarkPlanneur sur France Inter, Versac dans Les Echos, Eolas qui débat dans plusieurs émissions : enfin, les blogueurs sont pris pour autre chose que des blogueurs : des experts.</p>
<p>En témoigne les démarches d&#8217;ouverture de plusieurs médias en direction des blogueurs (je cite toujours <a href="http://blogs.lexpress.fr/nouvelleformule/" target="_blank">Eric Mettout</a>, rédacteur en chef de lexpress.fr, qui a organisé les &#8220;scoops&#8221; aux blogueurs, et participe souvent aux commentaires sur les blogs et blogue lui-même).</p>
<p>En témoignent aussi les journalistes blogueurs&#8230; qui <a href="http://lemondedublog.com/" target="_blank">jouent le jeu du blog</a> (c&#8217;est à dire, répondent aux commentaires, voire commentent chez les autres, ou même, mettent des liens, si si !). Et les journalistes tellement blogueurs qu&#8217;ils ont fini par créer des <a href="http://rue89.com/" target="_blank">médias hybrides</a>, à mi-chemin entre les deux univers.</p>
<p>Mais arrêtons là sinon on va se croire chez les Bisounours. Et ne nous méprenons pas : ces exemples &#8220;positifs&#8221; que je donne relèvent davantage de l&#8217;exception ou du signal faible.</p>
<p>La règle était jusqu&#8217;à il y a peu celle de l&#8217;ignorance, du mépris souvent : les journalistes ne s&#8217;intéressaient tout simplement pas à la blogosphère. Ils ne répondaient pas aux critiques. L&#8217;actualité récente, avec ces éléments &#8220;de guerre&#8221; comme ces éléments de &#8220;rapprochement&#8221;, ne signifie-t-elle pas simplement et seulement que les journalistes ignorent de moins en moins les blogueurs, que les deux univers se rapprochent ? Idée <a href="http://novovision.free.fr/?Les-blogueurs-sont-deja-des" target="_blank">défendue notamment par Narvic</a>&#8230;</p>
<p>Car il y a encore quelque temps, Birenbaum, Aphatie, Leclerc, Askolovitch et Morandini auraient-ils pris la peine de répondre aux critiques, aux piques et aux attaques ? Je ne sais pas.</p>
<p>Conclusion en forme d&#8217;hypothèse : les médias ignorent de moins en moins les blogs, la barrière étanche entre les deux univers cède progressivement. Avec comme conséquences simultanées une plus grande ouverture et de plus grandes frictions. L&#8217;un n&#8217;empêche pas l&#8217;autre. Pour le meilleur et pour le pire</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[(retour sur) Eolas et l'affaire de la dénonciation]]></title>
<link>http://internetetopinion.wordpress.com/2008/07/08/eolas-et-laffaire-de-la-denonciation/</link>
<pubDate>Tue, 08 Jul 2008 16:53:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>François Guillot</dc:creator>
<guid>http://internetetopinion.wordpress.com/2008/07/08/eolas-et-laffaire-de-la-denonciation/</guid>
<description><![CDATA[Si vous suivez l&#8217;actualité blogosphèrique de pas trop loin, vous avez certainement su qu]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Si vous suivez l&#8217;actualité blogosphèrique de pas trop loin, vous avez certainement su qu&#8217;il y a une dizaine de jours, un <a href="//www.maitre-eolas.fr/2008/06/24/1014-denonciation" target="_blank">billet publié chez Maître Eolas</a> (en fait la simple reproduction d&#8217;un procès-verbal de police), au sujet d&#8217;une assistante sociale dénonçant un sans-papier à Besançon, a fait le tour du web mais surtout des médias.</p>
<p>Initialement reprise par <a href="http://www.lemonde.fr/societe/article/2008/06/27/une-assistante-sociale-denonce-un-senegalais-sans-papiers-a-la-police_1063658_3224.html?xtor=RSS-3224" target="_blank">Le Monde</a>, cette information (il s&#8217;agit d&#8217;une <em>information</em>) a ensuite été reprise par l&#8217;AFP puis par les sites Internet de Libération, Le Figaro, 20 MInutes, le Nouvel Obs, le Point et Europe 1. A l&#8217;exception du dernier cité, tous ces médias ont cité la source de l&#8217;information comme étant Maître Eolas.</p>
<p>Si l&#8217;information n&#8217;avait pas été émise par un blog, il s&#8217;agirait d&#8217;un fait médiatique presque ordinaire. Narvic, dont je m&#8217;excuse presque de le citer tant il est devenu banal, mais juste, de chanter ses louanges, <a href="http://novovision.free.fr/?Le-jour-ou-Maitre-Eolas-est-devenu" target="_blank">produit l&#8217;analyse suivante</a> de cette propagation médiatique (dans la foulée de <a href="http://dinersroom.free.fr/index.php?2008/06/29/905-une-assistante-sociale-eolas-les-blogs-et-la-presse" target="_blank">Jules de Diner&#8217;s Room</a>) :</p>
<blockquote><p><em>&#8220;Ce vendredi 27 juin 2008 marquera le jour où pour la première fois un blog est reconnu par la presse française comme un média de référence, source d’informations valables et fiables, méritant d’être reprises et diffusées par les médias traditionnels (&#8230;)<br />
</em></p>
<p><em>Peu à peu, la presse commence ainsi à reconnaître que les blogs tiennent une place réelle dans « l’espace médiatique » de l’information. Les lecteurs ne l’avaient pas attendue pour s’en apercevoir.&#8221;</em></p></blockquote>
<p>Tout juste.</p>
<p>Et quand on a un blog qui s&#8217;appelle Internet et Opinion(s) et dont l&#8217;objectif est de comprendre ce qu&#8217;Internet change à la façon dont nous nous faisons des opinions, donc notamment de comprendre ce qu&#8217;Internet change dans le système médiatique, on ne peut pas passer à côté de cet événement.</p>
<p>Ce que nous nous efforçons de faire dans ce billet, c&#8217;est de remettre cet événement en contexte pour bien le comprendre.</p>
<p>Si on considère que l&#8217;espace médiatique a commencé à avoir une conscience des blogs en 2004, il aura donc fallu 4 ans pour qu&#8217;un blog soit repris comme source d&#8217;information fiable par un &#8220;grand média&#8221;.</p>
<p><a href="http://internetetopinion.wordpress.com/files/2008/07/maitreeolas.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-532" src="http://internetetopinion.wordpress.com/files/2008/07/maitreeolas.jpg?w=239" alt="" width="239" height="300" /></a>En plus, il ne s&#8217;agit pas de n&#8217;importe quel blog : &#8220;Journal d&#8217;un Avocat&#8221;, en ligne depuis avril 2004, blog jouissant d&#8217;une réputation de premier ordre auprès des blogueurs, <a href="http://www.wikio.fr/blogs/top" target="_blank">troisième du classement Wikio</a>, un auteur qui a même une <a href="http://www.facebook.com/pages/Maitre-Eolas/30984386752?ref=s" target="_blank">page de &#8220;fans&#8221;</a> et un <a href="http://www.facebook.com/group.php?gid=6831873151" target="_blank">groupe</a> qui lui est consacré sur Facebook.</p>
<p>Autrement dit, un blog doit montrer une patte sacrément blanche pour être considéré comme une source d&#8217;information fiable par les médias traditionnels.</p>
<p>Mais pour être considéré comme une source d&#8217;information, encore faut-il être un producteur d&#8217;informations&#8230;</p>
<p>Et c&#8217;est en cela que le cas Eolas reste exceptionnel : parce qu&#8217;Anatole (le contributeur de Journal d&#8217;un Avocat, ce n&#8217;est en effet pas Eolas qui a publié lui-même l&#8217;information) a publié une véritable <em>information</em>, alors que les blogs restent un domaine privilégié d&#8217;expression d&#8217;<em>opinions</em> et d&#8217;<em>analyses</em>.</p>
<p>A n&#8217;en pas douter, il ne se serait pas écoulé 4 ans avant qu&#8217;un grand média reprenne un blog, fût-il de référence, si les blogs étaient de vrais producteurs d&#8217;information.</p>
<p>Mais ils ne le sont pas, ils sont producteurs d&#8217;opinions et d&#8217;analyses et sont considérés comme tels. A ce titre, la reconnaissance des médias est, fort heureusement, arrivée plus tôt : Versac tient une tribune dans Les Echos, Eolas himself a été invité à débattre sur France Info, Jaï de Duo and Co a été sollicité par des journalistes pour <a href="http://duoandco.blogspot.com/2008/01/la-vrit-sur-la-socit-gnrale.html" target="_blank">ses éclairages sur l&#8217;affaire de la Société Générale</a> (1)&#8230; Quelques exemples existent donc d&#8217;utilisation de blogueurs, non pas en tant que blogueurs, mais en tant qu&#8217;experts, analystes ou éditorialistes.</p>
<p>Exemples certainement trop pauvres, me direz-vous, et vous aurez raison. Les médias en ligne restent très avares de citations de blogs — relire cette <a href="http://internetetopinion.wordpress.com/2008/03/08/une-petite-etude-statistique/" target="_blank">petite étude statistique que nous avions conduite</a>, sur l&#8217;utilisation des liens externes par les principaux médias en ligne français : dans le cadre de notre expérience, aucun blog n&#8217;était linké s&#8217;il n&#8217;appartenait pas à la plate-forme de blogs du média en question.</p>
<p>De plus, la figure du blogueur dans les médias est à 99% celle du blogueur et pas celle de l&#8217;expert ou de l&#8217;analyste : ce sont les papiers sur les leaders d&#8217;opinion sur la toile, les revues de web anglés &#8220;<a href="http://internetetopinion.wordpress.com/2008/07/06/les-internautes-disent-que-vers-un-nouveau-cliche-journalistique/" target="_blank">les blogueurs disent que</a>&#8220;&#8230;</p>
<p>Avec la reconnaissance d&#8217;Eolas comme source d&#8217;information médiatique, les exemples sus-cités de blogueurs qui ont réussi à être autre chose que des blogueurs aux yeux des médias, et quelques autres signaux faibles de reconnaissance et d&#8217;ouverture (je citerai à ce titre <a href="http://internetetopinion.wordpress.com/category/lexpress/" target="_blank">les différentes initiatives d&#8217;Eric Mettout</a> pour le compte de l&#8217;Express.fr), on peut espérer comme Narvic que le 27 juin 2008 marque effectivement un changement d&#8217;attitude des journalistes vis-à-vis des blogs.</p>
<p>Le Monde aura au moins démontré, à cette occasion, que les blogs pouvaient être source d&#8217;opportunités rédactionnelles. Et pas seulement une source de concurrence.</p>
<p>(1) et encore <a href="http://www.journalistiques.fr/post/2008/01/26/Lapport-des-blogs-dans-laffaire-de-la-Societe-Generale" target="_blank">Alain Joannès faisait-il remarquer</a> que cela s&#8217;était fait tardivement dans la chronologie de l&#8217;affaire Kerviel.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Les blogs et le Parlement Européen : tentative de normalisation]]></title>
<link>http://internetetopinion.wordpress.com/2008/06/20/les-blogs-et-le-parlement-europeen-tentative-de-normalisation/</link>
<pubDate>Fri, 20 Jun 2008 16:05:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>01_10</dc:creator>
<guid>http://internetetopinion.wordpress.com/2008/06/20/les-blogs-et-le-parlement-europeen-tentative-de-normalisation/</guid>
<description><![CDATA[La normalisation du web&#8230; le sujet nous est familier. Cette fois, c&#8217;est au tour du Parlem]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img src="///Users/maximedrouet/Library/Caches/TemporaryItems/moz-screenshot.jpg" alt="" /><a href="http://www.europarl.europa.eu/brussels/4/index.htm"><img class="alignleft size-full wp-image-525" style="float:left;margin-top:5px;margin-bottom:5px;" src="http://internetetopinion.wordpress.com/files/2008/06/2828aprr.jpg" alt="Le parlement européne" width="152" height="131" /></a>La normalisation du web&#8230; <a href="http://internetetopinion.wordpress.com/2008/02/26/r4v3n-cie-cest-fini-la-normalisation-du-web-par-le-droit/" target="_blank">le sujet nous est familier</a>. Cette fois, c&#8217;est au tour du Parlement Européen de prendre  position sur les blogs au sein d&#8217;un projet de rapport sur la concentration et le pluralisme dans les médias dans l&#8217;Union Européenne (rapporteur : Marianne Mikjko, le projet est <a href="http://www.europarl.europa.eu/meetdocs/2004_2009/documents/pr/712/712320/712320fr.pdf" target="_blank">téléchargeable ici</a>). La proposition de résolution est très claire :</p>
<blockquote><p>[O] considérant que les blogs constituent un moyen de plus en plus ordinaire de s&#8217;exprimer, tant pour les professionnels des médias que pour les particuliers, que le statut de leurs auteurs et éditeurs, notamment leur statut juridique, n&#8217;est ni déterminé ni clairement indiqué aux lecteurs des blogs, ce qui entraîne des incertitudes quant à l&#8217;impartialité, la fiabilité, la protection des sources, l&#8217;applicabilité des codes d&#8217;éthique et l&#8217;attribution des responsabilités en cas de poursuites en justice;</p>
<p>[le parlement européen] suggère &#8211; que ce soit par le biais d&#8217;une législation ou autrement &#8211; de clarifier le statut des blogs et encourage leur labellisation en fonction des responsabilités professionnelles et financières et des intérêts de leur auteurs et éditeurs;</p></blockquote>
<p>Reste les motivations de ces propositions qui ne semblent pas toutes très claires. C&#8217;est en tout cas l&#8217;avis d&#8217;une journaliste bulgare, Irina Novakova qui reprend les propos sybillins d&#8217;un eurodéputé :</p>
<blockquote><p><span>« Les blogs sont des outils puissants qui peuvent représenter une forme avancée de lobbysme : imaginez les groupes de pression, les intérêts professionnels ou autres groupes utilisant les blogs pour faire passer leur message ! Si cela n’est pas surveillé, cela peut menacer le pluralisme des médias » (ces propos sont issus d&#8217;un <a href="http://www.europarl.europa.eu/news/public/story_page/058-31021-161-06-24-909-20080605STO30955-2008-09-06-2008/default_fr.htm" target="_blank">article du site du parlement</a>)<br />
</span></p></blockquote>
<p>La journaliste  rétorque en conclusion   :</p>
<blockquote><p>&#8220;Une forme avancée de lobbying&#8221;… Traduite en langage compréhensible, cette formule absconse du député européen veut dire l&#8217;expression d&#8217;une opinion différente de celle communément admise par la Commission ou par un autre organisme européen. Si de telles opinions circulent sur la Toile et contredisent telle ou telle position officielle, cela fait partie du débat démocratique normal. C&#8217;est la preuve qu&#8217;une pensée libre et indépendante existe sur notre continent. Est-ce bien cela qui semble inquiéter les députés européens ? <span>(l&#8217;article publié dans Courrier International est <a href="http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=86886" target="_blank">disponible là</a>)</span></p></blockquote>
<p>Ce flou autour des motivations de la mise au pas de ce mode d&#8217;expression est asssez étonnant. <strong>Car le problème n&#8217;est peut-être pas tant la normalisation de support que les raisons et les motivations qui sont données</strong>.</p>
<p>De ce point de vue là on ne peut pas dire que les députés sont partis du bon pied. Il suffit de lire <a href="http://fr.news.yahoo.com/pcinpact/20080620/ttc-pour-l-europe-les-blogs-sont-une-for-c2f7783.html" target="_blank">PCInpact </a>qui reprend l&#8217;information avec des sous-titres comme &#8220;Certains blogs polluent le cyberespace&#8221; ou  &#8220;blogueurs arrêtez de donner vos opinions&#8221; et commence son intro ainsi :</p>
<blockquote><p>La blogosphère est-elle en danger ? Si pour l&#8217;instant, il n&#8217;y a pas péril en la demeure, les blogueurs devraient néanmoins se pencher sur un article du magazine bulgare Kapital, et traduit par Courrier International. D&#8217;après cet article, le Parlement européen « <em>considère la blogosphère comme dangereuse et envisage de voter une mesure encadrant cet espace de libre expression</em> ».</p></blockquote>
<p>Attendons de voir comment la blogosphère française va s&#8217;emparer du sujet. Alors que l&#8217;article publié dans <em>Courrier International</em> est assez polémique (voir presque de mauvaise foi) les reprises de blogueurs sont encore assez maigres.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Conférence "dilution des propagateurs" : la vidéo est en ligne]]></title>
<link>http://internetetopinion.wordpress.com/2008/06/04/conference-dilution-des-propagateurs-la-video-est-en-ligne/</link>
<pubDate>Wed, 04 Jun 2008 05:09:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>François Guillot</dc:creator>
<guid>http://internetetopinion.wordpress.com/2008/06/04/conference-dilution-des-propagateurs-la-video-est-en-ligne/</guid>
<description><![CDATA[Un court billet pour signaler la mise en ligne de la vidéo de l&#8217;agora du Syntec RP intitulée ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Un court billet pour signaler la mise en ligne de la vidéo de l&#8217;agora du <a href="http://www.syntec-rp.com/front/default.aspx" target="_blank">Syntec RP</a> intitulée &#8220;<em>La dilution des propagateurs : quelle valeur de l&#8217;information dans un monde sans journaliste ?</em>&#8220;, (bien) animée par <a href="http://www.newzy.fr/" target="_blank">Eric Le Braz</a>.</p>
<p>Ca se passe <a href="http://www.histoiresdevies.com/sites/syntec-agora/" target="_blank">ici</a>.</p>
<p>Voir aussi le <a href="http://novovision.free.fr/?La-derniere-chance-des" target="_blank">résumé</a> que Narvic avait fait de ce débat (si vous voulez challenger sa capacité de synthèse c&#8217;est le moment).</p>
<p>Les interventions ne sont pas toutes du même niveau et leur enchaînement est un peu décousu, mais je vous conseille celles de Valérie Decamp (DG de la Tribune) pour son franc-parler qui décoiffe (&#8220;<em>a-t-on besoin de 400 journalistes pour faire un journal comme Le Monde ?</em>”) et celle d&#8217;<a href="http://mediawatch.afp.com/" target="_blank">Eric Scherer</a> de l&#8217;AFP. Une bonne manière de prendre la température dans les rédactions et de refaire le point sur le débat sur <a href="http://internetetopinion.wordpress.com/2008/05/09/lavenir-des-medias-en-ligne-en-6-questions/" target="_blank">l&#8217;avenir des médias</a>&#8230;</p>
<p>On en aurait bien fait notre &#8220;vidéo de la semaine&#8221; en proposant la vidéo directement dans le post, mais que voulez-vous le contenu n&#8217;a pas été partagé sur YouTube ou DailyMotion. Ce qui handicape sévèrement son potentiel de visibilité. Un comble quand on parle de propagation ?</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Les médias et les blogueurs : l'exemple de CNN.com]]></title>
<link>http://internetetopinion.wordpress.com/2008/06/02/les-medias-et-les-blogueurs-lexemple-de-cnncom/</link>
<pubDate>Mon, 02 Jun 2008 06:26:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>François Guillot</dc:creator>
<guid>http://internetetopinion.wordpress.com/2008/06/02/les-medias-et-les-blogueurs-lexemple-de-cnncom/</guid>
<description><![CDATA[Il y a un truc assez paradoxal dans la communication avec les blogueurs : alors que certaines entrep]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Il y a un truc assez paradoxal dans la communication avec les blogueurs : alors que certaines entreprises et industries qui seraient potentiellement intéressées ont un champ d&#8217;action très limité &#8211; tout simplement parce qu&#8217;il n&#8217;y a pas véritablement de public pour elles dans la blogosphère-, d&#8217;autres entreprises et industries qui ont un gros potentiel de &#8220;buzz&#8221; y vont à reculons.</p>
<p>C&#8217;est particulièrement le cas de l&#8217;industrie des médias, dont la &#8220;technophobie&#8221; a été évoquée ici à plusieurs reprises. Pourtant, il existe de nombreux moyens pour les médias de rechercher l&#8217;interaction avec la blogosphère et de trouver des solutions &#8220;gagnant-gagnant&#8221; au lieu de voir les blogueurs comme une seule menace.</p>
<p>Heureusement certains médias donnent l&#8217;exemple inverse et jouent la carte de l&#8217;ouverture.</p>
<p><a href="http://internetetopinion.wordpress.com/files/2008/06/logo_lexpress.gif"><img class="alignleft size-medium wp-image-504" src="http://internetetopinion.wordpress.com/files/2008/06/logo_lexpress.gif?w=230" alt="" width="230" height="47" /></a>Par exemple, on a <a href="http://internetetopinion.wordpress.com/2008/03/20/lexpress-lexpansion-et-les-blogueurs-une-strategie-de-communication-a-suivre/" target="_blank">évoqué</a> <a href="http://internetetopinion.wordpress.com/2008/04/13/lexpress-et-les-blogueurs-dans-la-gueule-du-loup/" target="_blank">plusieurs fois</a> les démarches entreprises par l&#8217;Express, avec la livraison de contenus en avant-première à des blogueurs. Dernier épisode en date : la livraison en avant-première à une sélection de blogueurs d&#8217;extraits de <a href="http://www.lexpress.fr/actualite/sport/charles-villeneuve-au-psg-surtout-ne-pas-me-precipiter_504346.html" target="_blank">l&#8217;entretien avec Charles Villeneuve</a>, nouveau Président du PSG. La démarche de l&#8217;Express semble de mieux en mieux ciblée, le principal problème me semble résider dans le fait que les blogueurs sont prévenus 30mn avant la mise en ligne, ce qui élimine du jeu tous ceux qui ne sont pas devant leur écran à ce moment-là. (En aparté, mon point de vue, déjà exprimé ici, est qu&#8217;il faut aussi partager des enquêtes froides et approfondies et pas seulement des infos chaudes et à durée de vie limitée.)</p>
<p>Pour l&#8217;Express, c&#8217;est même une démarche d&#8217;ouverture plus générale impulsée par Eric Mettout, avec depuis peu <a href="http://blogs.lexpress.fr/nouvelleformule/" target="_blank">le blog de la nouvelle formule</a>, très intéressant pour suivre les coulisses d&#8217;une rédaction (par exemple, la &#8220;<a href="http://blogs.lexpress.fr/nouvelleformule/2008/05/la-grosse-bourde.html" target="_blank">gaffe</a>&#8221; qui a failli coûter un scoop, ou le &#8220;<a href="http://blogs.lexpress.fr/nouvelleformule/2008/05/sept-erreurs.html" target="_blank">jeu des sept erreurs</a>&#8221; où l&#8217;on compare une interview avant et après le travail d&#8217;editing).</p>
<p><a href="http://internetetopinion.wordpress.com/files/2008/06/header_cnn_com_logo_int.gif"><img class="alignright size-medium wp-image-505" src="http://internetetopinion.wordpress.com/files/2008/06/header_cnn_com_logo_int.gif?w=148" alt="" width="148" height="36" /></a>Mais on a aujourd&#8217;hui un nouvel exemple de démarche d&#8217;ouverture d&#8217;un média en ligne vis-à-vis des blogueurs, avec une initiative de CNN.com.</p>
<p>Dans le cadre d&#8217;une <a href="http://edition.cnn.com/SPECIALS/2008/news/eyeonfrance/index.html" target="_blank">semaine dédiée à la France</a> et qui commence ce 2 juin (&#8220;Eye on France&#8221;), CNN.com invite des blogueurs à répondre à 5 questions autour de la France : son image, son rôle sur la scène internationale, sa culture, son influence, son identité. La mécanique est simple : les blogueurs postent leurs réponses chez eux (ils ne manqueront pas de linker CNN.com), et CNN.com les linke depuis la page dédiée du site, dans une rubrique &#8220;from the blogs&#8221;.</p>
<p>De l&#8217;échange de lien intelligent : CNN se pose en animateur du débat, débat que les blogueurs enrichissent. On sollicite les blogueurs pour ce pour quoi ils sont les meilleurs : le débat. Ils reçoivent des liens et du trafic, et renvoient des liens et peut-être un peu de trafic en retour.</p>
<p>Les premiers résultats sont en ligne avec les billets de <a href="http://www.blogbilger.com/blogbilger/2008/05/eye-on-france.html" target="_blank">Pierre Bilger</a>, <a href="http://777socrate.blogspot.com/2008/05/eye-on-france-limage-de-la-france.html" target="_blank">Luc Mandret</a>, <a href="http://lesjeuneslibres.hautetfort.com/archive/2008/05/28/regard-sur-la-france.html" target="_blank">Quitterie Delmas</a>, <a href="http://sulfureetcontreculture.blogspot.com/2008/05/cnn-veut-connatre-mon-avis-sur-la.html" target="_blank">Aster</a> ou encore <a href="http://econoclaste.org.free.fr/dotclear/index.php/?2008/05/30/1277-la-france-fonctionne" target="_blank">Econoclaste</a>. (Disclosure : Internet et Opinion(s) qui a été sollicité pour cette opération ne va pas tarder à apporter sa pierre à l&#8217;édifice&#8230; à sa façon.)</p>
<p>Les médias sont les entités les plus légitimes à animer le débat. Les blogueurs sont des contributeurs actifs au débat. Ce type de formule est donc certainement une des voies de réconciliation entre médias et blogs.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[L'équation du jour ]]></title>
<link>http://internetetopinion.wordpress.com/2008/05/30/lequation-du-jour/</link>
<pubDate>Fri, 30 May 2008 16:04:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>François Guillot</dc:creator>
<guid>http://internetetopinion.wordpress.com/2008/05/30/lequation-du-jour/</guid>
<description><![CDATA[Alain Weill + Murdoch = Tom Glocer. (voir aussi nous) (merci à Iannis et Sam)]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://atelier.rfi.fr/profiles/blog/show?id=1189413%3ABlogPost%3A11063" target="_blank">Alain Weill</a></p>
<p>+</p>
<p><a href="http://fr.news.yahoo.com/afp/20080529/tcu-entreprises-medias-internet-7b903d2.html" target="_blank">Murdoch</a></p>
<p>=</p>
<p><a href="http://afp.google.com/article/ALeqM5gVRqdvGU8Ak4CJe_6xj5eDX_JlUg" target="_blank">Tom Glocer</a>.</p>
<p>(voir aussi <a href="http://internetetopinion.wordpress.com/2008/03/31/laffaiblissement-de-la-presse-ecrite-et-la-question-de-la-production-de-linformation-brute/" target="_blank">nous</a>)</p>
<p>(merci à Iannis et <a href="http://www.velico.net/sticky/" target="_blank">Sam</a>)</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Sarkozy et les connards de journalistes ou l'avénement de l'OTM (Off Techniquement Modifié)]]></title>
<link>http://internetetopinion.wordpress.com/2008/05/25/sarkozy-et-les-connards-de-journalistes-ou-lavenement-de-lotm-off-techniquement-modifie/</link>
<pubDate>Sun, 25 May 2008 07:11:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>01_10</dc:creator>
<guid>http://internetetopinion.wordpress.com/2008/05/25/sarkozy-et-les-connards-de-journalistes-ou-lavenement-de-lotm-off-techniquement-modifie/</guid>
<description><![CDATA[Ici, comme sur d&#8217;autres blogs &#8211; à tel point que c&#8217;est devenu une tarte à la crème ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Ici, comme sur d&#8217;autres blogs &#8211; à tel point que c&#8217;est devenu une tarte à la crème 2.0 &#8211; on aime parler de la &#8220;<a href="http://internetetopinion.wordpress.com/2008/04/02/video-de-la-semaine-le-off-de-rachida-dati-sur-france-24/" target="_blank">fin du off</a>&#8220;.</p>
<p>Jusqu&#8217;au web 2.0, le off se dégustait à l&#8217;apéritif dans un entrefilet, ce confidentiel écrit petit mais chuchoté tout haut et permettait à un journal <span style="text-decoration:line-through;">folklorique</span> satirique comme le <em>Canard Enchaîné</em> de vivre. Et puis le web 2.0 est arrivé, on a vu George Allen traiter un militant adverse de macaque, Ségolène Royal à propos des profs, Alain Duhamel déclarer sa préférence pour Bayrou, Rachida Dati sur&#8230; pas mal de choses, Nicolas Sarkozy demander aux pauvres cons de se casser, etc.</p>
<p>Mais le off a connu une nouvelle mutation cette semaine (enfin, n&#8217;étant pas omniscient sur la toile, il y a sûrement des précédents me direz-vous).</p>
<p>Vous avez peut-être suivi la controverse (vite réglée) entre la rubrique <em>Téléphone rouge</em> du Nouvel Observateur et le blog<em> Coulisses de Bruxelles</em> de Jean Quatremer, journaliste à Libération : à lire chez Qautremer, <a href="http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2008/05/sarkozy-le-nouv.html" target="_blank">épisode 1 </a>et <a href="http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2008/05/sarkozy-et-les.html" target="_blank">épisode 2</a>.</p>
<p>En gros, Le Nouvel Obs publie dans sa rubrique un off qui rend compte d&#8217;une réunion entre Sarko et les journalistes où le président aurait lâché un nom d&#8217;oiseau à l&#8217;égard de la profession (&#8220;connards&#8221;). Problème, parmi les journalistes présents un d&#8217;eux, Jean Quatremer donc, tient un blog. Il a donc la possibilité technique de réagir rapidement et personnellement.</p>
<p>Le journaliste de Libération publie alors un <strong>long billet détaillé qui brise le off de circonstance</strong> pour prouver que l&#8217;information du Nouvel <span style="text-decoration:line-through;">Hoax</span> Obs était mensongère. <strong>L&#8217;administration de la preuve est fouillée : verbatims, photos de la réunion et fines description de la journée. </strong>Tout ce qui doit faire la différence entre un bruit de couloir et une information.</p>
<p>Bref : on voit à travers cet exemple que le off sécrète son propre anticorps&#8230; et devient le &#8220;Off Techniquement Modifié&#8221; (OTM).</p>
<p>Et là réside la morale de l&#8217;histoire. <strong>Techniquement modifié, le off change de statut.<br />
</strong></p>
<p>Je m&#8217;explique : relayé dans la presse papier, il relève de  de l&#8217;<em>irréfutable</em> : pour des raisons professionnelles (solidarité pro., filtre de la rédaction par exemple), techniques (attendre la prochaine parution, etc.), le off est difficilement réfutable et rarement réfuté dans l&#8217;espace public. Le off à la papa emprunte plus à la rumeur qu&#8217;au journalisme. Dans ces rubriques, on peut dire tout et son contraire, la vérité est toute relative. Pour pousser la caricature, ces rubriques sont des sortes de no man&#8217;s land de l&#8217;information. Vrai ou faux, on ne discute pas de la véracité du propos. C&#8217;est un espace entre parenthèses.</p>
<p>Le off techniquement modifié a lui au moins le mérite de permettre la confrontation des témoignages et le recoupement des informations décrédibilisant ainsi la mauvaise herbe du ragot.</p>
<p>Voilà une raison pour laquelle, même pour les journalistes, Internet a aujourd&#8217;hui du bon&#8230;</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[L'avenir des médias en ligne en 6 questions]]></title>
<link>http://internetetopinion.wordpress.com/2008/05/09/lavenir-des-medias-en-ligne-en-6-questions/</link>
<pubDate>Fri, 09 May 2008 14:18:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>François Guillot</dc:creator>
<guid>http://internetetopinion.wordpress.com/2008/05/09/lavenir-des-medias-en-ligne-en-6-questions/</guid>
<description><![CDATA[On parle beaucoup de l&#8217;avenir de la presse écrite, mais une autre question mérite d&#8217;être]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>On parle beaucoup de l&#8217;avenir de la presse écrite, mais une autre question mérite d&#8217;être posée : celle de l&#8217;avenir des médias en ligne.</p>
<p>Je ne parle pas ici du web communautaire mais des médias professionnels : ces rédactions qui emploient et (sous)paient les journalistes et ont besoin d&#8217;un modèle économique pour vivre, donc pour publier.</p>
<p>De nombreuses, et passionnantes, lectures récentes dans les communautés web dédiées au journalisme apportent des éléments éclairants. Ou noircissants, c&#8217;est selon.</p>
<p>Voici 6 questions, ou enjeux, qui s&#8217;efforcent de synthétiser la situation à partir de ces différentes sources.</p>
<p><strong>1. Comment un site média peut-il gagner de l&#8217;argent ? Un modèle économique est-il seulement possible ?</strong></p>
<p>Malgré la croissance des audiences d&#8217;Internet, la question nécessite d&#8217;être posée. Voir à ce sujet <a href="http://www.chouingmedia.com/$blog/2008/04/17/sites_web_dactualite__et_sil_ny_avait_pas_de_business_model_?source=ActivityLog" target="_blank">le billet de Cédric Motte de Chouingmedia</a> qui mérite vraiment lecture et qui vient rappeler à quel point la situation est difficile dans les rédactions en ligne.</p>
<p>&#8220;<span style="font-family:verdana,geneva;font-size:x-small;"><em>Les sites bénéficiaires sur leur activité éditoriale sont extrêmement rares</em>&#8220;, écrit Cédric Motte. Un constat qui est aussi celui des intervenants  de la dernière conférence organisée par le SNJ intitulée &#8220;Le web, sauveur ou fossoyeur du journalisme ?&#8221; (un très bon résumé chez <a href="http://ceucidit.canalblog.com/archives/2008/04/25/8948748.html" target="_blank">Ceucidit</a>).<br />
</span></p>
<p><strong>Quelques e<span style="font-family:verdana,geneva;font-size:x-small;">xemples appuient ce propos :</span></strong></p>
<p>- &#8220;<span style="font-family:arial,helvetica,sans-serif;"><em>A ma connaissance un site comme Rue89 a rentré les meilleures mois 30 000 euros de publicité et c&#8217;est très largement moins que ce qu&#8217;il faut. Il y a des mois il ne fait que 1000 euros</em>&#8220;, dixit Gérard Desportes de Mediapart cité chez <a href="http://ceucidit.canalblog.com/archives/2008/04/25/8948748.html" target="_blank">Ceucidit</a>.</span></p>
<p>- Chez Backchich : un tout récent <a href="http://www.bakchich.info/article3626.html" target="_blank">appel à la générosité</a> des lecteurs</p>
<p>- La situation de rédactions online bénéficiaires est à relativiser : Lemonde.fr, annoncé comme bénéficiaire, republie des articles de l&#8217;édition originale dont le coût de production est supporté par les médias papier. Même si l&#8217;édition online paie un prix pour ce contenu, ce prix ne serait pas &#8220;le juste prix&#8221; (dixit <a href="http://novovision.free.fr/" target="_blank">Narvic</a> dans les commentaires de Chouingmedia).</p>
<p>En d&#8217;autres termes, Lemonde.fr serait &#8220;subventionné&#8221; par la version papier. Ce qui pose la question suivante :  si le média en ligne est bénéficiaire (techniquement, il gagne de l&#8217;argent), que coûte-t-il à la version offline ?</p>
<p>Car les audiences se déplaçant vers Internet, il y a forcément un manque à gagner pour la version papier. Et on a beau jeu de dire que la version web est un produit d&#8217;appel pour la version papier, qui peut dire qu&#8217;Internet rapporte des lecteurs à la version papier plus qu&#8217;il n&#8217;en coûte ?</p>
<p>Et maintenant que tout média qui se respecte dispose de son site web d&#8217;information, ne peut-on pas se demander si il était seulement dans l&#8217;intérêt des médias de basculer sur le web ? La question peut paraître sotte puisque les audiences se déplacent de toute façon sur le web qui est le média d&#8217;avenir, mais ne peut-on pas se demander si la migration vers le web n&#8217;accélère pas le déclin des médias traditionnels&#8230; alors que les business models du web ne sont pas définis ?</p>
<p><strong>* Le problème du prix de la publicité</strong></p>
<p>Le problème du modèle économique est, <a href="http://www.chouingmedia.com/$blog/2008/04/17/sites_web_dactualite__et_sil_ny_avait_pas_de_business_model_?source=ActivityLog#Comments" target="_blank">selon Cédric Motte</a>, le prix de la pub :</p>
<blockquote><p><em>&#8220;<span style="font-family:verdana,geneva;font-size:x-small;"><span><strong>il est impossible de vivre d&#8217;un site d&#8217;informations de qualité</strong></span>. La faute à qui ? Pas du tout à une audience qui ne serait pas là : les sites d&#8217;infos sont parmi les plus visités. Non, la faute, encore et toujours, au prix de la pub.&#8221; (&#8230;)</span></em></p>
<p><em>&#8220;Pour qui a connu les régies pub des gros portails de l&#8217;époque, ils allaient parfois jusque -80% pour du CPM. Forcément, quand Yahoo annonce un CPM ridicule, qu&#8217;AOL embraye et que MSN ne dit pas non, à une époque où ils concentraient toute l&#8217;attention, cela a perverti les annonceurs&#8230; Du coup on se retrouve avec des CPM autour des 5-10 euros.&#8221;</em></p>
<p>(CPM = coût pour mille contacts)</p></blockquote>
<p><strong>* L&#8217;abonnement : une solution marginale ?</strong></p>
<p>Si la pub ne permet pas de vivre, comment gagner de l&#8217;argent ? Le web d&#8217;information payant est encore loin d&#8217;avoir fait ses preuves. De ce point de vue les expériences encore récentes d&#8217;@rrêt sur images et Mediapart seront pleines d&#8217;enseignements. (Personnellement je ne suis pas convaincu de leur viabilité économique).</p>
<p>Là où il semble y avoir un pouvoir d&#8217;achat pour de l&#8217;information en ligne, comme le relève <a href="http://www.chouingmedia.com/$blog/2008/04/17/sites_web_dactualite__et_sil_ny_avait_pas_de_business_model_?source=ActivityLog" target="_blank">Cédric Motte</a> toujours lui, c&#8217;est chez les cadres, dans les entreprises, là où l&#8217;information a une valeur économique et financière (ce sont les entreprises qui paient les abonnements). Ce qui positionne de façon favorable les marques média très installées et très CSP+ ou &#8220;leaders d&#8217;opinion&#8221;.</p>
<p>L&#8217;abonnement ne serait-il qu&#8217;une solution que pour une minorité d&#8217;acteurs avec un profil précis ?</p>
<p><strong>* Les autres façons de gagner de l&#8217;argent</strong></p>
<p>Rue89 (par exemple) vend <a href="http://www.rue89.com/89/bibliobs-concu-par-rue89-pour-lobs-est-en-ligne" target="_blank">des services éditoriaux</a>. Les sites leaders sur leur catégorie sont aussi des sites de services : Aufeminin.com, Boursorama, Allocine&#8230; ne sont pas des sites exclusivement de contenu. Cédric Motte :</p>
<blockquote><p><em>Quels sont les sites qui gagnent de l&#8217;argent ? Ceux qui ont transformé leur modèle médias initial (je suis un site média sur les femmes pour aufeminin, je suis un moteur de recherche pour google, je suis un réseau social pour myspace) en modèle de services BtoB.</em></p></blockquote>
<p>Si il faut vendre du conseil éditorial ou du conseil marketing pour vivre (<a href="http://www.slideshare.net/soldierant/designing-your-reputation-system" target="_blank">ce que fait Yahoo</a> par exemple), cela pose de nombreuses questions. Déontologiques (conflits d&#8217;intérêt, indépendance de la presse), mais aussi par rapport au marché du conseil : les sites médias seront-ils les nouveaux concurrents des agences de com demain ?</p>
<p>Enfin sur cette question des modèles économiques, la lecture du prochain bouquin de Chris Anderson, &#8220;Free&#8221;, peut être éclairante. Anderson ne parle pas de l&#8217;industrie des médias en particulier mais écrivait qu&#8217;il y a des dizaines de modèles économiques :</p>
<blockquote><p><em>&#8220;le &#8220;<span style="font-style:italic;">freemium</span>&#8221; (une version gratuite grand public, une version payante, et très chère, pour un petit nombre de professionnels) ; le modèle publicitaire (que Google est en train de transformer considérablement) ; les &#8220;<span style="font-style:italic;">cross-subsidies</span>&#8221; ; le &#8220;<span style="font-style:italic;">zero marginal cost</span>&#8221; ; le &#8220;<span style="font-style:italic;">labor exchange</span>&#8221; ou encore le modèle du &#8220;<span style="font-style:italic;">gift</span>&#8221; (cadeau) etc.&#8221;</em></p></blockquote>
<p>(Lire <a href="http://www.wired.com/techbiz/it/magazine/16-03/ff_free" target="_blank">le papier d&#8217;Anderson</a> qui annonce son bouquin et <a href="http://www.nonfiction.fr/article-748-a_la_une__la_culture_de_la_gratuite_par_chris_anderson.htm" target="_blank">cette analyse</a> de Frédéric Martel).</p>
<p><strong>2. Que peut-on attendre de la publicité et des annonceurs ?</strong></p>
<p>A partir du moment où on fait le constat que les situations économiques des rédactions sont particulièrement compliquées et que le principal problème est dans les revenus de la publicité, la question qui se pose est de savoir comment ces revenus publicitaires peuvent évoluer.</p>
<p>Je ne sais pas si le prix des CPM peut augmenter. L&#8217;hypothèse que je fais est que s&#8217;ils sont bas c&#8217;est aussi parce que le web rend très largement traçable le comportement de l&#8217;internaute vis-à-vis de la pub. Et l&#8217;internaute étant actif (il évite la publicité, je prends souvent <a href="http://www.blog-conversion.com/ebay/affaire-ebay-editorial-publicite-la-confiance-ne-tient-qua-un-fil/" target="_blank">cet exemple d&#8217;eye-tracking</a>) et <a href="http://www.lesechos.fr/info/metiers/4648543.htm" target="_blank">publiphobe</a>, il est difficile de créer des formats publicitaires en ligne qui ne soient pas malvenus. <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Affiliation" target="_blank">L&#8217;affiliation</a> étant certainement le meilleur format.</p>
<p>En clair : les CPM sont bas parce que le web permet de montrer que l&#8217;efficacité de la publicité en ligne est relative. Non que la publicité offline soit forcément plus efficace, mais elle était / est sans doute partiellement protégée par la difficulté de tracer son efficacité.</p>
<p>Par contre et sans jouer les <span style="text-decoration:line-through;">Madame Irma</span> Geneviève la Voyante, on peut distinguer 3 tendances qui s&#8217;affrontent quant à l&#8217;évolution de la pub.</p>
<p><strong>* La concurrence des autres sites </strong></p>
<p>Il est bien entendu que la publicité en ligne <a href="http://www.media2.fr/index.php/2008/05/06/206-les-patrons-des-medias-prevoient-que-le-web-20-devienne-une-realite-publicitaire-et-leur-principale-menace" target="_blank">va progresser</a>, mais vers quels types de sites ? Le raisonnement de l&#8217;annonceur sur l&#8217;audience peut avoir des effets très dangereux pour les sites d&#8217;information : celui d&#8217;attirer l&#8217;audience sur d&#8217;autres sites que des sites d&#8217;information : les moteurs de recherche, les agrégateurs, les sites de services, les réseaux sociaux, les sites de partage, etc. Comme le disait <a href="http://www.nytimes.com/2007/10/14/business/media/14ad.html?_r=4&#38;pagewanted=1&#38;ref=technology&#38;oref=slogin&#38;oref=slogin&#38;oref=slogin" target="_blank">Trevor Edwards de Nike</a>,</p>
<blockquote><p><em>&#8220;We’re not in the business of keeping the media companies alive, we’re in the business of connecting with consumers.&#8221;</em></p></blockquote>
<p>Autrement dit, et c&#8217;est normal, l&#8217;annonceur se fiche bien se savoir quels types de médias il fait vivre et même s&#8217;il en fait vivre. Voilà un point de pessimisme.</p>
<p><strong>* La progression de l&#8217;audience</strong></p>
<p>Pour Cédric Motte, &#8220;<em>le web n&#8217;ira pas plus loin en termes de pénétration du marché</em>&#8220;. Je ne suis pas sûr de suivre : aujourd&#8217;hui, <a href="http://www.journaldunet.com/cc/01_internautes/inter_nbr_fr.shtml" target="_blank">58% de la population de + de 11 ans est internaute</a>. La fracture numérique se réduit, mais reste une réalité. Les taux de connections progressent de 10 à 12% par an. Bien sûr on ne connectera pas la totalité des 40% restants et Cédric me le fait remarquer dans les commentaires de son billet, mais je suis sûr que l&#8217;audience peut encore progresser. D&#8217;ailleurs elle progresse, <a href="http://www.xitimonitor.com/fr-fr/comportement-internaute/frequentation-des-sites-web-mars-2008/index-1-1-2-126.html" target="_blank">comme le montre XiTi</a>. Ajoutons-y le développement attendu du marketing mobile&#8230; Un point d&#8217;optimisme, donc.</p>
<p><strong>* L&#8217;évolution vers d&#8217;autres indicateurs de mesure de l&#8217;efficacité publicitaire<br />
</strong></p>
<p>On parle de plus en plus des notions de contact ou d&#8217;attention, en plus de la mesure d&#8217;audience. Effectivement le temps passé sur un site devrait être une notion clé, quand on connaît les durées des visites on a très vite tendance à relativiser son audience&#8230;</p>
<p>Or les sites médias font partie des sites qui sont le plus susceptibles de retenir l&#8217;attention de l&#8217;internaute. Je n&#8217;ai pas d&#8217;étude sous la main, mais il me semblerait naturel que les internautes passent un temps moyen plus élevé sur des sites d&#8217;information que sur des blogs, des moteurs de recherche, des agrégateurs. Les sites média sont des sites de <em>destination</em> et la publicité devra le reconnaître. Voici un autre point d&#8217;optimisme.</p>
<p><strong>3. Quelles conséquences pour le paysage des médias en ligne ?</strong></p>
<p>Aufeminin.com annonçait il y a deux semaines des profits en nette baisse du fait d&#8217;un &#8220;<a href="http://www.lexpansion.com/economie/actualite-high-tech/aufeminin-com-perd-25-pourcent-en-bourse_151495.html" target="_blank">environnement concurrentiel changeant</a>&#8220;, résultats aussitôt sanctionnés par la bourse.</p>
<p>Il me semble assez symptomatique que le pure player emblématique de la réussite d&#8217;un média en ligne annonce des difficultés en raison d&#8217;une plus grande concurrence de l&#8217;information féminine sur Internet. Le message me semble clair : malgré les progressions d&#8217;audience que l&#8217;on peut attendre, il n&#8217;y aura pas de place pour tout le monde. Le marché des médias en ligne va nécessairement connaître une phase de consolidation. Et c&#8217;est de cette phase de consolidation que peuvent venir l&#8217;émergence d&#8217;acteurs solides et rentables.</p>
<p>Dans cette perspective, quels médias sont les mieux positionnés ? Là encore, le débat n&#8217;est pas tranché.</p>
<p><strong>* Sites d&#8217;info des médias offline vs. pure players</strong></p>
<p>D&#8217;un côté, les sites qui sont des déclinaisons online de marques média offline ont des atouts certains : l&#8217;attrait de la marque d&#8217;abord ; la possibilité de récupérer des contenus produits pour la version offline ensuite ; les archives enfin dont la publication favorise le trafic via les moteurs de recherche.</p>
<p>Pour autant, ces structures n&#8217;ont pas une culture web très développée et se contentent souvent de faire du papier sur le web ou plus généralement &#8220;la copie conforme du medium précédent&#8221;, comme le disait Alain Joannès <a href="http://internetetopinion.wordpress.com/2008/04/30/un-entretien-avec-alain-joannes/" target="_blank">dans notre entretien</a>.</p>
<p>C&#8217;est d&#8217;ailleurs sans doute ce qui explique que les leaders thématiques soient tous des pure players : Aufeminin, Boursorama, Linternaute, 01net, Allocine&#8230; Cédric Motte vient de livrer <a href="http://www.chouingmedia.com/$blog/2008/05/06/questce_qui_differencie_a_ce_point__les_pure_players_des_sites_issus_de_medias_traditionnels_?source=ActivityLog" target="_blank">une analyse de ce qui différencie les pure players des sites de médias traditionnels</a>, qu&#8217;on tentera de résumer en un mot : l&#8217;agilité.</p>
<p>Agilité qui a son revers, notamment la nécessité d&#8217;installer la marque et l&#8217;absence de contenu republiable et d&#8217;archives.</p>
<p>Il n&#8217;est pas dit que la consolidation se fasse juste autour des sites de médias traditionnels ou juste autour de pure players. Elle peut très bien se faire autour d&#8217;acteurs issus de ces deux familles. Nous sommes dans une période de &#8220;destruction créatrice&#8221; ou &#8220;d&#8217;incertitude radicale&#8221;, pour reprendre les termes chers à Emmanuel Bruant. Le paysage est changeant et peut se modifier sous l&#8217;effet d&#8217;innovations technologiques, de décisions juridiques&#8230; Il paraît donc illusoire de vouloir se projeter et de faire des scénarios.</p>
<p>A ce propos, une réaction à un propos de Cédric Motte dans <a href="http://www.chouingmedia.com/$blog/2008/04/22/et_si_les_medias_traditionnels_laissaient_tomber_le_web?source=ActivityLog" target="_blank">un autre de ses billets</a> : <em>&#8220;En 20 ans de web en France et autant d&#8217;années au cours desquelles les échecs se sont succédés, personne ne peut espérer devenir riche en lançant un site d&#8217;informations.&#8221; </em>Je crois que ce raisonnement néglige un peu la dynamique du web et cette idée de destruction créatrice : le web 2.0 n&#8217;est là que depuis 4 ans, il se passe des choses nouvelles sans cesse, tout le monde apprend tous les jours. J&#8217;aurais donc plus tendance à voir la période actuelle comme une période transitoire dont il peut sortir&#8230; tout et n&#8217;importe quoi.</p>
<p><strong>4. Qui va produire l&#8217;information ?</strong></p>
<p>C&#8217;est une question que <a href="http://internetetopinion.wordpress.com/2008/03/31/laffaiblissement-de-la-presse-ecrite-et-la-question-de-la-production-de-linformation-brute/" target="_blank">nous avons posée</a> sur Internet et Opinion(s) il y a quelques semaines, à la suite du <a href="http://www.newyorker.com/reporting/2008/03/31/080331fa_fact_alterman?currentPage=all" target="_blank">long papier du New Yorker</a> que nous avions commenté, d&#8217;un résumé de ce papier chez <a href="http://benoit-raphael.blogspot.com/2008/03/la-mort-des-journaux-et-dun-certain.html" target="_blank">Benoît Raphaël</a> et d&#8217;un commentaire d&#8217;<a href="http://ecosphere.wordpress.com/" target="_blank">Emmanuel Parody</a> &#8211; ouf.</p>
<p>Je ne vais pas copier-coller notre précédent billet mais l&#8217;idée est en résumé la suivante : ce sont les médias offline qui sont les principaux producteurs d&#8217;information. Sur Internet, en majorité, on copie-colle et on republie. D&#8217;ailleurs, <a href="http://pisani.blog.lemonde.fr/2008/05/07/quand-l%e2%80%99actu-ne-vaut-rien/" target="_blank">Francis Pisani</a> écrit cette semaine :</p>
<blockquote><p><em>&#8220;Google News a indexé près de <a href="http://tinyurl.com/4vnd63" target="_blank">3.000 articles</a> se rapportant à la rupture des négociations entre Microsoft et Yahoo. <a href="http://publishing2.com/2008/05/04/the-declining-value-of-redundant-news-content-on-the-web/" target="_blank">3.000 articles «sur la même chose»</a> remarque Scott Karp de Publishing 2.0&#8243;</em></p></blockquote>
<p>Jean-Marie Le Ray d&#8217;Adscriptor <a href="http://adscriptum.blogspot.com/2008/05/la-plus-value-dadscriptor.html" target="_blank">fait justement remarquer</a> que ces 3000 articles ne sont pas identiques &#8211; autrement dit, il ne faut pas confondre information brute et analyse, mais l&#8217;idée est là : sur Internet, l&#8217;information est dupliquée, dédupliquée, etc.</p>
<p>Et commentée : la réussite de certains médias repose sur l&#8217;agrégation ET le commentaire d&#8217;informations produites par d&#8217;autres (le Huffington Post par exemple).</p>
<p>Donc, si ces médias d&#8217;agrégation et de commentaire captent la publicité pendant que la presse traditionnelle continue à s&#8217;affaiblir, qui va produire l&#8217;information ?</p>
<p>La <a href="http://internetetopinion.wordpress.com/2008/02/14/quand-le-journalisme-se-fait-assassiner-sur-internet-33-le-panurgisme-redactionnel/" target="_blank">part des agences de presse</a> dans la production d&#8217;information semble croissante, celle des émetteurs d&#8217;information (les relations publiques) aussi. Peut-on attendre des médias en ligne qu&#8217;ils produisent de l&#8217;enquête et de l&#8217;analyse ? Cela suppose des coûts qui n&#8217;ont pas l&#8217;air de pouvoir (ou vouloir&#8230;) être supportés aujourd&#8217;hui.</p>
<p><strong>5. Quelles sont les implications de la situation sur le contenu produit ?</strong></p>
<p>Plusieurs des enjeux ci-dessus ont des conséquences sur la nature de l&#8217;information produite &#8211; à commencer par le dernier point : le rôle des agences de presse et des relations publiques, qui plutôt que de voir les médias comme des machines à relayer des messages, doivent toujours tendre vers plus de sens.</p>
<p>Ajoutons trois points pour répondre à la question du contenu :</p>
<p><strong>* Le marketing éditorial</strong></p>
<p>L&#8217;analyse du trafic sur les sites est édifiante. Philippe Cohen, rédacteur en chef de Marianne2.fr, au cours du débat du SNJ <a href="http://ceucidit.canalblog.com/archives/2008/04/25/8948748.html" target="_blank">rapporté sur Ceucidit</a> :</p>
<blockquote><p><em>&#8220;<span style="font-family:arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size:x-small;">si je fais un article sur la grève du Monde ou sur les Echos<span style="font-style:normal;">, je vais avoir 1500 ou 2000 visites maxi. Alors que si j&#8217;écris sur Marion Cotillard, Carla Bruni ou sur le SMS et bien ça va dépoter.&#8221;</span></span></span><span style="font-family:arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size:x-small;"><span style="font-style:normal;"> Et de conclure : &#8220;</span></span></span><span style="font-family:arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size:x-small;"><span style="font-style:normal;">je suis obligé de jouer un peu sur les deux&#8221;.</span></span></span></em></p>
<p>[ndr : peut-être qu'on finira par remercier Airy Routier d'avoir su générer du trafic sur les sites d'information ? <img src='http://s.wordpress.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' /> ]</p></blockquote>
<p>Le raisonnement par la publicité a donc pour conséquence d&#8217;orienter le contenu rédactionnel vers les informations les plus putassières, ce que <a href="http://www.tapahont.info/" target="_blank">Rfly</a> résume ainsi dans les commentaires de Chouingmedia : <em>&#8220;pas de thunes pour la qualité, du fric pour le people et les sites X&#8221;.</em></p>
<p>D&#8217;une certaine façon Internet encourage l&#8217;approche rédactionnelle par le &#8220;marketing éditorial&#8221; : le fait de voir exactement quels papiers marchent ou pas encourage le rédacteur à se comporter non pas en journaliste (vérifiant, contextualisant, donnant du sens et resitituant des faits) mais en marketeur (mon public veut une information avec telles et telles caractéristiques, je produis mon information en fonction de ces caractéristiques).</p>
<p>C&#8217;est un peu tout le contraire de la vocation du journaliste décrite par Hervé Bourges (résister aux contraintes temporelles dictées par les nouveaux médias) et <a href="http://novovision.free.fr/?A-quoi-sert-un-journaliste" target="_blank">rapportées par Narvic</a>.</p>
<p>On en revient finalement à un débat d&#8217;offre et de demande : si on suit la demande (et Internet en rendant le suivi de l&#8217;internaute transparent pousse dans ce sens), l&#8217;information aura tendance à se spécialiser (sur-représentation de certains sujets, sous-représentation d&#8217;autres) et à se détériorer.</p>
<p>En ce qui concerne l&#8217;offre, on a évidemment envie de dire qu&#8217;une information à vraie valeur ajoutée doit pouvoir trouver son public, encore faut-il se doter des moyens nécessaires.</p>
<p>C&#8217;est encore le modèle d&#8217;abonnement payant qui permet le mieux de mettre en oeuvre ce raisonnement par l&#8217;offre. Plus que jamais, les expérimentations actuelles sont à suivre..</p>
<p><strong>* L&#8217;influence du web communautaire</strong></p>
<p>Le dernier billet de Benoït Raphaël : &#8220;<a href="http://benoit-raphael.blogspot.com/2008/05/comment-les-blogueurs-ont-rvolutionn-le.html" target="_blank">comment les blogueurs ont révolutionné le journalisme</a>&#8221; montre aussi l&#8217;évolution du contenu dans les médias professionnels. On voit en effet énormément de choses dans les médias (pas seulement en ligne d&#8217;ailleurs) qui sont inspirées de ce que l&#8217;on voit dans la blogosphère.</p>
<p>On voit bien dans le billet de Benoît Raphaël les tendances rédactionnelles : une organisation différente de l&#8217;information ; l&#8217;évolution des tonalités (emploi du &#8220;je&#8221;, expérience personnelle, <a href="http://internetetopinion.wordpress.com/2008/03/08/une-petite-etude-statistique/" target="_blank">utilisation des liens</a>, des listes&#8230;) ; la vitesse de circulation de l&#8217;information qui peut avoir comme commentaire le manque de vérification (<a href="http://ecosphere.wordpress.com/2008/04/22/ethique-en-toc/" target="_blank">loin d&#8217;être le monopole du web</a>) ; l&#8217;intégration des commentaires, qui crée un process de corrections et d&#8217;enrichissements et faisait dire à <a href="http://www.buzzmachine.com/2008/04/14/the-press-becomes-the-press-sphere/" target="_blank">Jeff Jarvis</a> récemment que <em>“sur papier, le process crée le produit ; en ligne, le process est le produit” </em>; etc.</p>
<p>Je ne suis pas sûr qu&#8217;il s&#8217;agisse d&#8217;une révolution, encore moins qu&#8217;elle impacte l&#8217;ensemble du journalisme en ligne, mais c&#8217;est justement parce que la mayonnaise n&#8217;a pas pris partout que le web communautaire peut continuer à influencer le contenu produit par les médias de la façon décrite par Benoît Raphaël.</p>
<p><strong>* Le renouveau du consumérisme</strong></p>
<p>Il s&#8217;agit là d&#8217;un des dadas de mon ami Bruant, sujet que nous évoquons de temps à autre sur ce blog. L&#8217;impact du web dans les médias est aussi là : dans une information plus consumériste. <a href="http://internetetopinion.wordpress.com/2007/11/28/blogueurs-et-journalistes-de-la-porosite-des-styles-et-des-sujets/" target="_blank">Le papier du Monde sur l&#8217;iPhone</a> avait été une petite révolution à peine remarquée à l&#8217;époque, mais les exemples pullulent. Notre dernier exemple en date, le dossier de Libé sur GTA IV, est <a href="http://internetetopinion.wordpress.com/2008/04/29/creer-levenement-ou-laccompagner-la-une-de-libe-sur-gta-iv/" target="_blank">ici</a>.</p>
<p><strong>6. Que peuvent faire les médias en ligne ?</strong></p>
<p>On va tenter ici de synthétiser diverses opinions d&#8217;experts. Ces opinions peuvent en gros être classées dans deux catégories : investir et innover d&#8217;une part ; faire évoluer les pratiques et la culture des rédactions d&#8217;autre part.</p>
<p><strong>* Investir et innover</strong></p>
<p>Evidemment les difficultés des rédactions ont pour corollaire la réduction des coûts : réductions d&#8217;effectifs, journalistes payés au lance-pierre, rédactions web focalisées sur du tri d&#8217;information et pas sur de l&#8217;enquête. Mais est-il viable de ne raisonner que par les coûts quand on traverse une crise ou quand on est en période de destruction créatrice ? C&#8217;est justement parce que la période bouleverse les repères habituels qu&#8217;il faut investir et innover.</p>
<p>Cela passe par de l&#8217;expérimentation, ainsi que <a href="http://www.chouingmedia.com/$blog/2008/04/02/creer_une_communaute_autour_des_marques_medias?source=ActivityLog" target="_blank">le montre Cédric Motte dans sa formation</a> faite à la Fédération Nationale de la presse française. Il n&#8217;y a aucune bonne solution, il est nécessaire d&#8217;expérimenter. L&#8217;intégration d&#8217;UGC ou de &#8220;journalisme citoyen&#8221; est une piste, mais les bonnes solutions ne sont peut-être pas celles qu&#8217;on attend. Le mot-clé est peut-être la sérendipité.</p>
<p>Alain Joannès insistait dans l&#8217;entretien que nous avons conduit sur le Rich Media, que l&#8217;on pourrait aussi décrire comme &#8220;l&#8217;info en 3D&#8221; et dont le résultat est &#8220;<a href="http://ceucidit.canalblog.com/archives/2008/05/02/9034745.html" target="_blank">1+1=3</a>&#8220;. Les pratiques de Rich Media, courantes aux Etats-Unis, sont encore balbutiantes ici même si <a href="http://www.journalistiques.fr/post/2008/02/28/GEO-explore-la-profondeur-du-rich-media" target="_blank">elles existent</a>. Alain Joannès défend l&#8217;idée que leur mise en place est moins une question de coût qu&#8217;une question culturelle. Une réponse à creuser, donc.</p>
<p>On évoquera aussi un point de Cédric Motte sur l&#8217;organisation du contenu : <a href="http://www.chouingmedia.com/$blog/2006/12/14/lavenir_en_ligne_des_quotidiens_dactu__les_sites_specialises" target="_blank">éclater les sites généralistes en une multitude de sites thématiques spécialisés</a>. Idée qui me semble cohérente avec un principe fondamental du web : le fonctionnement en réseaux affinitaires, ou en communautés thématiques.</p>
<p>L&#8217;innovation est aussi dans la recherche de son business model et pas forcément au niveau du seul rédactionnel. Si le développement des services est la clé vers la rentabilité, les sites d&#8217;information doivent développer des services (BtoB)&#8230; Ce n&#8217;est alors pas au niveau de la rédaction que ça se joue mais au niveau de la direction générale, de la stratégie d&#8217;entreprise.</p>
<p><strong>* Faire évoluer les pratiques et la culture des rédactions</strong></p>
<p>Ah, le rapport des journalistes au web&#8230; qu&#8217;il s&#8217;agisse des journalistes en place (que l&#8217;on peut illustrer par <a href="http://www.electronlibre.info/leparisien-fr-fruit-de-la-discorde,056" target="_blank">la situation au Parisien il y a quelques semaines</a>) ou (plus inquiétant) <a href="http://ecosphere.wordpress.com/2007/10/18/cfj-lecon-inaugurale-journalisme/" target="_blank">des étudiants en journalisme</a>, on va qualifier ce rapport de &#8220;compliqué&#8221;.</p>
<p>On ne s&#8217;achète pas une culture web comme ça, surtout quand <a href="http://benoit-raphael.blogspot.com/2008/03/presse-sur-le-web-pourquoi-les.html" target="_blank">la profession entretient la méfiance et la défiance vis-à-vis du web</a>, ce qui a pour effet <a href="http://novovision.free.fr/?Face-au-net-des-journalistes" target="_blank">une profession désemparée</a>.</p>
<p>Cette culture web passe donc par la formation. Relire à ce sujet <a href="http://www.journalismes.net/index.php?action=article&#38;numero=421&#38;PHPSESSID=4f4e1ef245753c0ea6c2da320ba728a8" target="_blank">le point  de Journalismes.net</a> sur les formations web en école de journalisme en France). Philippe Couve disait aussi lors de <a href="http://www.samsa.fr/2008/04/26/web-et-journalisme-le-debat-organise-par-le-snj/" target="_blank">son intervention au cours du débat SNJ</a> :</p>
<blockquote><p><em>&#8220;A la question “un journaliste doit-il savoir tout faire aujourd’hui?”, j’ai répondu “oui” à la consternation d’une partie de la salle. Effectivement, je pense, et c’est le sens de la spécialisation multimédia mise en place au CFJ, que les journalistes aujourd’hui doivent maîtriser <strong>les bases</strong> de tous les médias (écrire, écrire pour le web, enregistrer du son, prendre des photos, tourner de la vidéo).&#8221;</em></p></blockquote>
<p>Alain Joannès évoque, lui, <a href="http://www.journalistiques.fr/post/2008/04/30/Comment-le-journalisme-peut-reconquerir-une-legitimite" target="_blank">trois pistes pour une re-légitimation du journaliste</a> : fiabilité, capacité, innovation. Une question d&#8217;attitude et d&#8217;exigence, donc.</p>
<p>Mais la question est aussi une question de choix éditoriaux et d&#8217;identité de marque.</p>
<p>Seth Godin <a href="http://sethgodin.typepad.com/seths_blog/2008/05/all-the-news-th.html" target="_blank">insistait sur son blog</a> il y a quelques jours sur la nécessité pour le New York Times (mais c&#8217;est valable pour tout le monde) de se concentrer sur ses forces, ce pour quoi il est reconnu, et non pas sur ce qu&#8217;il ne traite pas mieux que les autres. Ce qui rejoint en quelque sorte <a href="http://pisani.blog.lemonde.fr/2008/05/07/quand-l%e2%80%99actu-ne-vaut-rien/" target="_blank">le point de Francis Pisani</a> sur les 3000 articles traitant de l&#8217;actualité Microsoft &#8211; Yahoo et lui faisait dire :</p>
<blockquote><p><em>&#8220;la valeur des articles d’actualités, plus encore que celle des produits de consommation courante, tend vers zéro.&#8221; (&#8230;) &#8220;Traiter des sujets que tout le monde traite revient, pour les médias d’information, à assécher la source qu’ils exploitent. C’est un héritage du temps où l’audience n’avait accès qu’à un nombre très limité de publications. Le moment est venu d’intégrer à l’économie des médias le fait que leur audience en consulte toujours d’autres.&#8221;</em></p></blockquote>
<p>Il s&#8217;agit donc à la fois pour un média de sonder son identité de marque (ce qui fait son &#8220;ADN&#8221;, ce pour quoi il est reconnu) et de produire de la valeur ajoutée. Qu&#8217;est-ce donc que la valeur ajoutée d&#8217;un média ?</p>
<p>- pas l&#8217;information brute puisque tout le monde l&#8217;a et la reproduit (à moins de l&#8217;avoir avant tout le monde)</p>
<p>- pas les pages opinion puisque le web communautaire pullule d&#8217;excellents articles d&#8217;opinion (et là il faudrait un changement culturel fondamental puisque le must du journalisme en France est de devenir éditorialiste)</p>
<p>- mais plutôt l&#8217;enquête d&#8217;une part et l&#8217;analyse, la remise en perspective d&#8217;autre part. Qui sont des fondements, en principe, du métier de journaliste&#8230; Faut-il en déduire que les rédactions auraient intérêt à davantage &#8220;expertiser&#8221; leurs journalistes, ce qui aurait pour corollaire une moindre mobilité transversale des carrières ?</p>
<p>- la capacité à réunir et animer une communauté autour de soi, à faire parler. Ce qui suppose aussi l&#8217;implication des journalistes dans les relations avec les lecteurs, et pose encore et toujours, des questions de temps disponible, de culture et de volonté.</p>
<p>On terminera en rappelant que l&#8217;avenir des médias en ligne passe aussi l&#8217;avenir des marques médias : le média se définit de moins en moins par son ou ses supports et de plus en plus par sa marque. Un média en ligne d&#8217;avenir est donc peut-être aussi la version web d&#8217;un groupe média qui gagne de l&#8217;argent sur les autres supports&#8230; et ainsi &#8220;subventionnent&#8221; le site.</p>
<p>Pardon à ceux qui sont allés au bout pour ce très long article et auront noté qu&#8217;il n&#8217;y a&#8230; aucune réponse aux 6 questions. C&#8217;est ce qu&#8217;on appelle un débat ouvert.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[La presse et le "syndrome Alain Duhamel"]]></title>
<link>http://internetetopinion.wordpress.com/2008/04/23/la-presse-et-le-syndrome-alain-duhamel/</link>
<pubDate>Wed, 23 Apr 2008 18:00:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>01_10</dc:creator>
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<description><![CDATA[Toujours lors de notre discussion avec Alain Joannès, je me suis rappelé plusieurs portraits ou entr]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Toujours lors de notre discussion avec Alain Joannès, je me suis rappelé plusieurs portraits ou entretiens donnés par Alain Duhamel, éditorialiste qui aime fanfaronner sur son aversion pour les nouvelles technologies dans son métier (ordinateur, Internet, etc.</p>
<blockquote><p>Vous savez, pour moi, Internet, les blogs, c&#8217;est la génération de mes arrière-petits-enfants. J&#8217;ai 66 ans et jamais je n&#8217;ai allumé un ordinateur. Depuis quarante-six ans, j&#8217;écris mes papiers à la main (<a href="http://www.liberation.fr/actualite/politiques/235770.FR.php" target="_blank">Libération du 17 février 2007</a>).</p></blockquote>
<p>La question d&#8217;âge mise de côté, il me semble que la manière dont Alain Duhamel a toujours assumé son archaïsme technique fait de lui u<strong>n bon idéal-type pour comprendre le malaise d’une profession envers un nouveau média</strong>. Le « syndrome Alain Duhamel » nous rappelle les références culturelles et l’imaginaire de la profession de journalistes. Les choses et les personnes changent évidemment. Mais le « syndrome Alain Duhamel », par son côté caricatural, nous aide à penser la crise actuelle de la presse.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>

</channel>
</rss>
