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	<title>villiers-le-bel &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://en.wordpress.com/tag/villiers-le-bel/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "villiers-le-bel"</description>
	<pubDate>Sun, 06 Dec 2009 10:46:40 +0000</pubDate>

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	<language>en</language>

<item>
<title><![CDATA[25 novembre 2009 pour LAKAMY et MOSHIN Villiers-Le-Bel ]]></title>
<link>http://futurrouge.wordpress.com/2009/11/24/25-novembre-2009-pour-lakamy-et-moshin-villiers-le-bel/</link>
<pubDate>Tue, 24 Nov 2009 21:16:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Futur Rouge</dc:creator>
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<description><![CDATA[Il y a maintenant 2 ans nous quittaient de manière tragique nos frères et amis LAKAMY et MOSHIN. Pou]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><h4 style="text-align:justify;"><span style="color:#808080;"><span style="font-size:12pt;font-family:Arial;"><br />
Il y a maintenant 2 ans nous quittaient de manière tragique nos frères et amis LAKAMY et MOSHIN. Pour ce funeste anniversaire, une<br />
commémoration aura lieu le mercredi 25 novembre 2009 à 13h sur les lieux du drame 13 rue louise michel à villiers le bel.<br />
Venez nombreux afin de leurs montrer que nous ne les avons pas oubliés et qu&#8217;ils resteront à jamais dans nos cœurs<br />
<br />
pour s&#8217;y rendre depuis Paris: RER D à la garde du Nord, départ 12h04, arrivée à la gare de Villiers le bel -Gonesse-Arnouville à 12h23<br />
prendre le bus 268, départ 12h29, descendre à l&#8217;église de Villieirs le bel à 12h42, de la 5 minutes à pieds.</span></span></h4>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Villiers-le-Bel, Tarnac... "Fallait pas nous mettre dans la même prison !", par Maka Kanté et Benjamin Rosoux]]></title>
<link>http://futurrouge.wordpress.com/2009/11/23/villiers-le-bel-tarnac-fallait-pas-nous-mettre-dans-la-meme-prison-par-maka-kante-et-benjamin-rosoux/</link>
<pubDate>Mon, 23 Nov 2009 19:10:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Futur Rouge</dc:creator>
<guid>http://futurrouge.wordpress.com/2009/11/23/villiers-le-bel-tarnac-fallait-pas-nous-mettre-dans-la-meme-prison-par-maka-kante-et-benjamin-rosoux/</guid>
<description><![CDATA[(source : Le Monde 23/11/09) Je suis Maka, j&#8217;ai 22 ans, je suis en détention préventive depuis]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><strong><span style="color:#ff0000;">(source : Le Monde 23/11/09)</span></strong></p>
<h4 style="text-align:justify;"><span style="color:#808080;"><span style="font-size:12pt;font-family:Arial;"><br />
Je suis Maka, j&#8217;ai 22 ans, je suis en détention préventive depuis le 23 février 2008. Je suis mis en examen pour &#8220;tentative d&#8217;homicide volontaire sur agents des forces de l&#8217;ordre&#8221; depuis le grand baroud policier qui avait suivi les émeutes de novembre 2007 à Villiers-le-Bel. Des centaines de jeunes ont affronté la police suite à la mort de deux adolescents, dans une collision avec un véhicule de police.J e suis Benjamin, j&#8217;ai 31 ans, je suis sous contrôle judiciaire, mis en examen pour participation à &#8220;une association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste&#8221; suite aux opérations de police menées sur tout le territoire, notamment à Tarnac, en réaction aux sabotages simultanés de l&#8217;alimentation électrique de plusieurs voies TGV en novembre 2008.</p>
<p>Un Blanc. Un Noir. Cité du Val-d&#8217;Oise. Petit village de Corrèze. Parents immigrés africains de première génération. Classe moyenne de province. Diplôme universitaire. Déscolarisation précoce. Nos histoires se croisent au hasard d&#8217;une désertion des voies tracées pour nous dans le grand cirque de la reproduction sociale.</p>
<p>Désertion des &#8220;possibilités&#8221; d&#8217;un plan de carrière universitaire et professionnel tout tracé. Désertion de la perspective de rejoindre la France qui se lève vraiment tôt, celle qu&#8217;on croise à 5 heures du soir dans le RER, celle qui nettoie la scène où la France qui compte se produira au grand jour.</p>
<p>Désertion en tout cas de cette France qui expulse, qui parque, qui discrimine, qui classe, ordonne, juge et enferme toujours selon la classe, la race, le &#8220;patrimoine&#8221;. Nous nous sommes trouvés dans une petite cour de promenade humide et glauque de la prison de Fresnes, de sinistre réputation. A l&#8217;ombre des barbelés, les pieds dans l&#8217;urine des rats. Un an déjà s&#8217;est passé depuis notre rencontre et le système judiciaire n&#8217;a pas manqué de manifester sa véritable nature : un système qui fixe au jour le jour les critères de ce qui est acceptable et de ce qui ne l&#8217;est pas au bénéfice, le plus souvent, des classes dominantes de cette société. Face à ce système, et pris dans le viseur d&#8217;un gouvernement qui ne cesse de mettre la vieille tradition réactionnaire française au goût du jour, nous endossons chacun la défroque d&#8217;une figure de l&#8217;ennemi intérieur nouvelle vague.</p>
<p>On comprend bien l&#8217;acharnement que met ce gouvernement &#8211; appuyé en cela par la plupart des médias &#8211; à faire de nous, chacun à sa façon, les plus terribles portraits, &#8220;barbares&#8221;, &#8220;inconscients&#8221;, &#8220;ultra-violents&#8221;, &#8220;anarcho-autonomes&#8221;, &#8220;racailles&#8221; et toutes sortes d&#8217;autres outrances langagières. On sent aussi à quel point ce que l&#8217;on conjure à tant nous calomnier c&#8217;est la crainte que ces figures soient finalement plus désirables que les figures officielles de la réussite et de l&#8217;intégration.</p>
<p>Et elles le sont sans aucun doute&#8230; Le jeune diplômé qui crache dans la soupe de l&#8217;Occident triomphant et ne compte pas en rester là ; le jeune fils d&#8217;immigré qui refuse de rempiler dans les fonctions de larbin qu&#8217;on a toujours massivement réservées à ceux de sa couleur.</p>
<p>Notez que, même aux rangs des ennemis intérieurs désignés, la couleur de peau et l&#8217;extraction font encore une terrible différence. La &#8220;société civile&#8221;, les médias s&#8217;émeuvent beaucoup moins du sort de quelques jeunes &#8220;indigènes&#8221; aux prises avec une police galvanisée que lorsqu&#8217;il s&#8217;agit de rejetons de la classe moyenne blanche &#8211; socle politique de ce pays. Et les magistrats ont toujours la main plus lourde.</p>
<p>Nous nous sommes retrouvés là, l&#8217;un et l&#8217;autre, sur foi de réquisitoires aussi peu fondés l&#8217;un que l&#8217;autre, où le bon vieux &#8220;témoignage anonyme&#8221;, pour ne pas dire &#8220;délation crapuleuse&#8221;, dispense opportunément de la &#8220;charge de la preuve&#8221;&#8230; Pris dans de véritables affaires d&#8217;Etat où les enjeux politiques dépassent largement le sort particulier de nos petites personnes, voire s&#8217;en balancent, au profit d&#8217;enjeux électoraux, de compétition des services de renseignement et de police, de politiques de communication policières et ministérielles.</p>
<p>Nicolas Sarkozy avait dit, avant même son élection à la tête de l&#8217;Etat, toute sa crainte d&#8217;une &#8220;jonction&#8221; &#8211; jamais advenue &#8211; entre le mouvement des universités contre le contrat première embauche (CPE) et les différentes vagues de révoltes de la jeunesse de banlieue, ce n&#8217;est pas le moindre des paradoxes que ce soit sa politique de répression elle-même qui nous fasse nous rencontrer. Il n&#8217;y a jamais eu meilleur catalyseur que l&#8217;épreuve d&#8217;une hostilité commune pour passer des frontières qui étaient parfois apparues infranchissables. La simple juxtaposition de nos deux histoires éclaire le présent d&#8217;une lumière plus crue. Nous pensons que notre rencontre n&#8217;est pas qu&#8217;une anecdote sympathique. Elle nous a paru à tous deux préfigurer ce qui doit arriver, ce qui, comme peu d&#8217;autres choses, indique une sortie du marasme politique du présent.</p>
<p>Si nous prenons la parole aujourd&#8217;hui, c&#8217;est qu&#8217;il est temps d&#8217;en finir avec l&#8217;habituel fatalisme qui entoure ceux qui sont pris dans les rouages de la justice et qui n&#8217;ont d&#8217;autre horizon que le broyage pénitentiaire. Nous ne sommes pas des épouvantails, nous sommes doués de parole et de pensée et nous comptons bien en faire usage envers et contre tout étouffement.</p>
<p>Fin octobre a été prononcé un non-lieu pour les policiers qui étaient à bord du véhicule qui a provoqué la mort de Larami et Moushin. Il n&#8217;y aura pas de procès. Dans le même temps, on annonce le renvoi aux assises des quatre personnes soupçonnées, sans preuves, d&#8217;avoir participé aux tirs contre les forces de police pendant les émeutes. Tout semble annoncer un procès expiatoire.<br />
Il s&#8217;agira de faire un exemple pour toute la jeunesse révoltée de ce pays : &#8220;N&#8217;espérez même pas pouvoir vous défendre ! Nous jouissons de l&#8217;impunité totale, vous risquez des peines énormes. Vous êtes pieds et poings liés&#8221;, semblent hurler tous les pouvoirs réunis en une seule et même chorale infernale. Et nous n&#8217;avons pas fini de l&#8217;entendre : le 27 octobre avait lieu à Clichy-sous-Bois une commémoration de la mort de Zyed et Bouna dans un transformateur électrique lors d&#8217;une course-poursuite avec la police en 2005 ; ce même jour les policiers ont déposé une plainte contre Muhittin, seul survivant du trio d&#8217;adolescents, aujourd&#8217;hui majeur, pour &#8220;non-assistance à personne en danger&#8221;.</p>
<p>Je suis Benjamin, je suis resté à peine trois semaines en détention. Comme mes co-mis en examen je suis depuis onze mois sous contrôle judiciaire strict avec l&#8217;interdiction de rentrer chez moi. Je cherche à faire que ce temps volé par l&#8217;appareil judiciaire ne soit pas un temps mort.</p>
<p>Je suis Maka, comme mes co-mis en examen je suis depuis vingt mois en détention &#8220;préventive&#8221;, et placé à l&#8217;isolement. Je lis, j&#8217;écris, j&#8217;aiguise ma compréhension de ce monde et de la place qui nous y a été dévolue ; je fais ma révolution dans 9 mètres carrés.</p>
<p>Nous ne sommes que deux exemples parmi tant d&#8217;autres que nous ne pouvons tous citer ici. L&#8217;année 2010 devrait voir de nouveaux rebondissements dans nos deux &#8220;affaires&#8221;. Elles sont toutes deux emblématiques de la guerre totale que mène ce gouvernement contre tout ce qui ne se soumet pas à son idéal glacé et policé. Nous pensons que ces victoires ne leur sont pas assurées.</p>
<p>Nous savons que nous sommes toujours plus nombreux, de tous horizons, déterminés à ne pas les laisser marcher sur nos têtes. Il faut que ces &#8220;épisodes&#8221; judiciaires soient aussi pour chacun l&#8217;occasion d&#8217;une prise de parti dans l&#8217;époque. Rester silencieux en de telles circonstances revient à tenir le manche de la pelle qui s&#8217;évertue à vouloir nous enterrer vivants.</p>
<p>&#160;</p>
<p></span></span></h4>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[ Accident de Villiers-le-Bel: non-lieu pour les policiers]]></title>
<link>http://futurrouge.wordpress.com/2009/10/26/accident-de-villiers-le-bel-non-lieu-pour-les-policiers/</link>
<pubDate>Mon, 26 Oct 2009 18:49:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Futur Rouge</dc:creator>
<guid>http://futurrouge.wordpress.com/2009/10/26/accident-de-villiers-le-bel-non-lieu-pour-les-policiers/</guid>
<description><![CDATA[(source : AP 26/10/09) ne ordonnance de non-lieu a été rendue vendredi dernier dans l&#8217;enquête ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><strong><span style="color:#ff0000;">(source : AP 26/10/09)</span></strong></p>
<h4 style="text-align:justify;"><span style="color:#808080;"><span style="font-size:12pt;font-family:Arial;"><br />
ne ordonnance de non-lieu a été rendue vendredi dernier dans l&#8217;enquête ouverte pour homicides involontaires après la mort de deux adolescents dans la collision de leur mini-moto avec un véhicule de police à Villiers-le-Bel (Val d&#8217;Oise) en novembre 2007, a-t-on appris lundi de source judiciaire.</p>
<p>Le parquet de Pontoise avait déjà requis le non-lieu en septembre dernier. Le procureur Marie-Thérèse de Givry avait estimé que les deux jeunes de 15 et 16 ans circulaient sans casque, sur une moto non homologuée et qui était dépourvue de freins et d&#8217;éclairage. De surcroît, ils n&#8217;auraient pas respecté les règles de priorité au niveau du carrefour où ils ont été percutés. AP</p>
<p><span style="color:#ff0000;">(c&#8217;est fou ce que la justice est clémente quand ce sont des policiers qui sont impliqués dans des accidents NDLR)</span></p>
<p> </p>
<p></span></span></h4>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Philadelphie, capitale mondiale du muralisme]]></title>
<link>http://patrick-guyennon.fr/2009/09/30/philadelphie-capitale-mondiale-du-muralisme/</link>
<pubDate>Wed, 30 Sep 2009 15:25:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Patrick</dc:creator>
<guid>http://patrick-guyennon.fr/2009/09/30/philadelphie-capitale-mondiale-du-muralisme/</guid>
<description><![CDATA[Philadelphie, capitale mondiale du muralisme Le projet artistique &#8220;Mural Arts Program&#8221; c]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><blockquote>
<h3>Philadelphie, capitale mondiale du muralisme</h3>
<p>Le projet artistique &#8220;Mural Arts Program&#8221; change l&#8217;image négative de la ville du nord des États-Unis.</p></blockquote>
<p><a title="Philadelphie, capitale mondiale du muralisme" href="http://j.mp/VnDoN" target="_blank">Le Monde.fr</a></p>
<h3>Villiers-le-Bel, Bagnolet et Bondy à l&#8217;heure américaine</h3>
<ul>
<li>Philadelphie exporte son savoir-faire en matière de muralisme. Un partenariat a été signé entre la ville de Pennsylvanie et trois municipalités françaises, Villiers-le-Bel (Val-d&#8217;Oise), Bagnolet et Bondy (Seine-Saint-Denis), pour la réalisation de fresques, qui ont été inaugurées entre le 19 et le 23 septembre. En janvier, trois artistes de Philadelphie (David McShane, Paul Santoleri et Emilie Ledieu) ont rencontré les populations locales pour leur présenter leurs dessins. Ils sont revenus cet été pour coordonner la réalisation des projets. Les fresques représentent toutes un arbre symbolique. Celle de Villiers-le-Bel, réalisée au collège Martin-Luther-King, célèbre la mémoire du leader du Mouvement pour les droits civiques. Un autre groupe scolaire, l&#8217;école maternelle de Terre-Saint-Blaise, a accueilli la peinture de Bondy. A Bagnolet, la fresque a été exécutée sur un mur appartenant à l&#8217;office HLM, avec la participation de l&#8217;artiste graffiteur local Psyckose. Elle rend hommage aux frères Guenot, les deux lutteurs gréco-romains médaillés aux Jeux de Pékin, qui vivent dans l&#8217;immeuble.</li>
</ul>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[L'art mural, outil d'une politique culturelle ?]]></title>
<link>http://nowcultures.wordpress.com/2009/09/20/lart-mural-outil-dune-politique-culturelle/</link>
<pubDate>Sun, 20 Sep 2009 09:35:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>marianneboulch</dc:creator>
<guid>http://nowcultures.wordpress.com/2009/09/20/lart-mural-outil-dune-politique-culturelle/</guid>
<description><![CDATA[Ce matin, j&#8217;avais prévu de commencer par vous faire un retour sur le concert auquel j&#8217;ai]]></description>
<content:encoded><![CDATA[Ce matin, j&#8217;avais prévu de commencer par vous faire un retour sur le concert auquel j&#8217;ai]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Stop aux violences policières :  Rassemblement le 11 septembre 2009 à Argenteuil]]></title>
<link>http://sarkopitheque.wordpress.com/2009/09/07/stop-aux-violences-policieres-rassemblement-le-11-septembre-2009-a-argenteuil/</link>
<pubDate>Mon, 07 Sep 2009 21:02:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>eilema</dc:creator>
<guid>http://sarkopitheque.wordpress.com/2009/09/07/stop-aux-violences-policieres-rassemblement-le-11-septembre-2009-a-argenteuil/</guid>
<description><![CDATA[Action Collective. Collectif Vérité et justice pour Ali Ziri Stop aux violences policières ! Rassemb]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p style="text-align:center;"><strong>Action Collective.<br />
<span style="color:#003366;">Collectif Vérité et justice pour Ali Ziri</span><br />
Stop aux violences policières !<br />
<span style="color:#808080;">Rassemblement le 11 septembre 2009 à Argenteuil</span></strong></p>
<p style="text-align:center;"><strong><span style="color:#808080;"><img class="alignnone size-full wp-image-2367" title="AS_Sarko" src="http://sarkopitheque.wordpress.com/files/2009/09/as_sarko.jpg" alt="AS_Sarko" width="269" height="274" /><span style="color:#008000;"><br />
</span> </span></strong></p>
<p style="text-align:left;"><span style="color:#008000;"><strong>Ali Ziri, 69 ans, est mort le 11 juin 2009 suite à une interpellation par la police d’Argenteuil. Il était retraité, après avoir vécu 50 ans en France et travaillé 36 ans comme ouvrier dans la même entreprise.  Son ami, Arezki Kerfali, 61 ans et invalide à 60%, s’en est sorti avec une fracture au poignet et des hématomes sur tout le corps.</strong></span></p>
<p style="text-align:left;">Dans un premier temps, après une enquête bâclée menée entre autres par le commissariat de police lui-même, l’affaire a été juridiquement classée. Il aura fallu toute la détermination de leurs familles respectives ainsi que de leur avocat, du collectif « <strong>Justice et vérité pour Ali Ziri</strong> » avec la manifestation du 24 juin, pour que la vérité commence à éclater. La contre-expertise médicale a montré qu’Ali Ziri, menotté, a reçu plusieurs coups de la police. Il a été constaté 27 hématomes s’étendant jusqu’à 17 centimètres sur son corps et sa mort par anoxie (absence d’oxygène) en lien avec une asphyxie pulmonaire de type mécanique.</p>
<p style="text-align:left;">Plus aucun doute : Ali Ziri a été tué, et les trois policiers au moins impliqués dans sa mort sont toujours en fonction au commissariat d’Argenteuil.<br />
Son corps est toujours retenu à la morgue 3 mois après, et sa famille ne peut faire son deuil qu’au rythme d’une justice toujours trop lente quand la police est en cause.</p>
<p style="text-align:left;">Jusqu’à quand l’impunité pour les auteurs de violences policières ?</p>
<p style="text-align:left;">Comme l’affaire Ziad et Bouna à Clichy-sous-Bois, l’affaire Mouhsin et Laramy à Villiers-le-Bel, comme l’affaire Hakim Ajimi mort par l’utilisation de la clef d‘étranglement (une pratique d’interpellation policière condamnée par la Cour Européenne des Droits de l’Homme), comme les affaires de tous ceux qui ont perdu un œil ou l’audition suite à des tirs de flash-balls : Dominique et Bruno à Villiers le bel, Joachim à Montreuil, Sékou aux Mureaux, Samir à Neuilly-sur-Marne… comme les affaires d’outrage à agent dont monsieur Arezki Kerfali, par exemple, est accusé et pour laquelle il doit comparaître au tribunal le 17 septembre, alors même que c’est lui qui a eu un arrêt de travail de 8 jours.</p>
<p style="text-align:left;">Toutes ces violences ne sont pas de simples bavures qui s’accumulent, elles sont le résultat de tout un système de répression, pensé et structuré qui s’attaque aux plus pauvres quel que soit leur âge, et tout particulièrement lorsqu’ils sont arabes ou noirs.<br />
Face à ces violences policières, mettons un coup d’arrêt. Face à l’impunité, exigeons la justice.<br />
Le courage, ce n’est pas tant de contenir la colère que de faire exploser la vérité. Notre colère ne pourra s’apaiser que dans la justice. Nous exigeons la suspension et la mise en examen des policiers impliqués.</p>
<p style="text-align:center;"><strong>Nous vous appelons à nous retrouver, trois mois après la mort de monsieur Ziri,<br />
<span style="color:#800000;">Vendredi 11 septembre 2009 à 18 heures, sur la dalle d’Argenteuil</span><br />
(à côté de la gare du Val d’Argenteuil), où seront présentes d’autres victimes de violences policières, leurs familles et leurs avocats pour témoigner et exiger justice.<br />
18h30 : Témoignage des victimes, des avocats et interventions des associations  20h30 : Repas solidaire, gratuit sera partagé.<br />
Les membres du collectif (premiers signataires) :  ATMF, SDAE, AMABVO, CIVIC , MIR, FTCR, AC lefeu, MQJS, MIB, GISTI, FSQP, Les Résidents du Foyer les Remparts, AL 95, NPA, PCF, PG, PCOF, LO, Les verts, Etre de Gauche, UL CGT, Les proches et amis du défunt Ali Ziri…</strong></p>
<p style="text-align:center;"><span style="color:#808080;">Source : <a href="http://www.gisti.org/index.php" target="_blank">GISTI</a> (Groupe d&#8217;Information et de Soutien des Immigrés).</span><strong><br />
</strong></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Banlieues, Villiers le Bel : le tribunal a la main lourde]]></title>
<link>http://phmadelin.wordpress.com/2009/07/18/banlieues-villiers-le-bel-le-tribunal-a-la-main-lourde/</link>
<pubDate>Sat, 18 Jul 2009 12:57:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>phmadelin</dc:creator>
<guid>http://phmadelin.wordpress.com/2009/07/18/banlieues-villiers-le-bel-le-tribunal-a-la-main-lourde/</guid>
<description><![CDATA[Un à trois ans de prison contre les dix jeunes  de Villiers-le-Bel qui étaient jugés pour les affron]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Un à trois ans de prison contre les dix jeunes  de Villiers-le-Bel qui étaient jugés pour les affrontements<a href="http://www.rue89.com/2007/11/26/villiers-le-bel-deuxieme-nuit-de-heurts-avec-la-police" target="_blank"> de novembre 2007</a>, consécutives à la mort de deux adolescents, dont la moto avait été percutée par une voiture de police roulant sans doute en excès de vitesse. Hier vendredi, le tribunal correctionnel de Pontoise a finalement eu la main plus lourde que les réquisitions du parquet, qui ne demandait pas l&#8217;incarcération immédiate.</p>
<p><!--break-->Sept des dix condamnés ont été incarcérés immédiatement. Un huitième prévenu, absent à l&#8217;audience, écope pour sa part d&#8217;un mandat d&#8217;arrêt.</p>
<p>Voilà un jugement qui ne manquera pas d&#8217;améliorer les rapports entre les policiers, la justice et les jeunes banlieusards, considérés par définition comme criminels. Ce n&#8217;est plus de la Justice, mais de la Justice pour le maintien de l&#8217;ordre.</p>
<p>Je vous rassure : les policiers ont été oubliés dans les poursuites.</p>
<p><a href="http://www.rue89.com/2009/07/17/de-un-a-trois-ans-ferme-pour-les-emeutiers-de-villiers-le-bel">de-un-a-trois-ans-ferme-pour-les-emeutiers-de-villiers-le-bel</a></p>
<p><a href="http://phmadelin.wordpress.com/2009/07/04/cinema-social-les-enfants-de-villiers/">cinema-social-les-enfants-de-villiers</a> 4 juillet 2009</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Villiers-le-Bel Au bord de l'implosion]]></title>
<link>http://futurrouge.wordpress.com/2009/06/16/villiers-le-bel-au-bord-de-limplosion/</link>
<pubDate>Tue, 16 Jun 2009 14:14:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Futur Rouge</dc:creator>
<guid>http://futurrouge.wordpress.com/2009/06/16/villiers-le-bel-au-bord-de-limplosion/</guid>
<description><![CDATA[(source : Le Monde 16/06/09) Dans la nuit, le petit groupe d&#8217;adolescents, probablement âgés d]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><strong><span style="color:#ff0000;">(source : Le Monde 16/06/09)</span></strong></p>
<h4 style="text-align:justify;"><span style="color:#808080;"><span style="font-size:12pt;font-family:Arial;">Dans la nuit, le petit groupe d&#8217;adolescents, probablement âgés d&#8217;une quinzaine d&#8217;années, a ouvert une armoire électrique. Des fils arrachés, un court circuit et l&#8217;éclairage public s&#8217;est éteint. Il est 23 heures, ce vendredi 12 juin, et les quartiers sensibles de Villiers-le-Bel (Val-d&#8217;Oise) se préparent à vivre une nouvelle soirée de tensions. Comme tous les week-ends ou presque depuis un mois, dans une effrayante routine, le face-à-face entre adolescents et policiers se met en place. Une demi-heure plus tôt, une patrouille avait déjà été la cible de jets de bouteilles. Cette fois-ci, les forces de l&#8217;ordre, qui accompagnent un camion de pompiers, reçoivent une pluie de tirs de &#8220;mortiers&#8221; &#8211; des feux d&#8217;artifice tirés à plusieurs dizaines de mètres grâce à un tube en plastique. Une douzaine d&#8217;explosions assourdissantes, des gerbes d&#8217;étincelles tombent au-dessus des fonctionnaires. L&#8217;arrivée de renforts, équipés de casques, de boucliers, de Flash-Ball et de lanceurs de grenades lacrymogènes met fin à l&#8217;affrontement une petite dizaine de minutes plus tard. &#8220;Ils vont se calmer pour ce soir mais ils recommenceront demain soir&#8221;, commente, désabusé, un père de famille qui regarde la scène depuis le parking. Les adolescents s&#8217;éparpillent dans les immeubles. Jusqu&#8217;à la prochaine fois.</p>
<p>Un an et demi après les émeutes de l&#8217;automne 2007, provoquées par le décès de deux adolescents dans une collision avec une voiture de police, le climat s&#8217;est à nouveau dégradé dans cette ville de 27 000 habitants, au nord de la région parisienne. Depuis début mai, c&#8217;est la quatrième fois que des groupes de jeunes s&#8217;en prennent violemment aux forces de l&#8217;ordre.</p>
<p>Le 9 mai, plusieurs dizaines d&#8217;individus, dont certains cagoulés, ont attaqué des policiers, blessant légèrement cinq d&#8217;entre eux. Au cours de ces incidents, deux habitants de Villiers-le-Bel ont été grièvement blessés à l&#8217;oeil, probablement touchés par un tir de Flash-Ball. Les 5 et 6 juin, les quartiers étaient secoués par de nouvelles violences. Cette fois, un CRS a fait l&#8217;objet d&#8217;une &#8220;tentative d&#8217;homicide&#8221;, renversé par un jeune homme qui conduisait une voiture et qui a foncé sur lui, le traînant sur 70 mètres : le CRS n&#8217;a été que légèrement blessé. Jeudi 11 juin, les policiers ont à nouveau été pris à partie, victimes de jets de projectiles et, &#8220;vraisemblablement&#8221;, de tirs de fusil ou de pistolet à grenaille.</p>
<p>Villiers-le-Bel traverse une phase critique, moins spectaculaire, moins concentrée qu&#8217;à l&#8217;automne 2007, où, en deux nuits d&#8217;émeutes, plus d&#8217;une centaine de policiers avaient été blessés et des dégâts considérables occasionnés. Mais la situation est jugée &#8220;très inquiétante&#8221; par la poignée de jeunes adultes qui font office de porte-parole de la jeunesse dans la ville.</p>
<p>Fin mai, après avoir été contactés par un rappeur de Seine-Saint-Denis, dénommé Larsen, qui fait partie des rares personnalités à pouvoir pénétrer dans tous les quartiers de la banlieue parisienne, six de ces &#8220;grands frères&#8221; ont été discrètement reçus par la secrétaire d&#8217;Etat à la ville, Fadela Amara, qui cherchait à établir des contacts directs dans la cité. Avec un intérêt bien compris : ces interlocuteurs, âgés de 24 à 30 ans, sont quasiment les seuls à disposer d&#8217;une autorité suffisante pour intervenir auprès des adolescents.</p>
<p>Aujourd&#8217;hui, ces &#8220;cadres&#8221; informels du quartier &#8211; qui travaillent comme commerçants, responsables d&#8217;associations ou patrons de leurs propres entreprises &#8211; disent craindre une implosion et lancent un &#8220;cri d&#8217;alarme&#8221;. Sur les rapports avec la police et la mairie. Sur l&#8217;avenir des adolescents du quartier. Et sur la non-prise en compte, par la société française, des difficultés des banlieues sensibles. &#8220;On est à deux doigts de la catastrophe. Il y avait de la haine chez les petits, aujourd&#8217;hui c&#8217;est encore pire. Ça s&#8217;est dégradé depuis un an&#8221;, explique Saïd, 28 ans, figure du quartier, gérant d&#8217;une petite entreprise spécialisée dans la finance. &#8220;Quand il n&#8217;y a plus de repères, plus d&#8217;avenir, on tombe dans une logique de kamikazes&#8221;, prévient un des membres du groupe, commerçant de 24 ans, en demandant, comme les autres, un strict anonymat.</p>
<p>La discussion est interrompue par l&#8217;arrivée d&#8217;une patrouille de policiers. Sur la placette où se réunit le petit groupe, au coeur du quartier, forces de l&#8217;ordre et habitants se regardent en chiens de faïence. Les premiers se déplacent, Flash-Ball en main, parfois pointé vers les étages, en longeant les murs pour éviter d&#8217;éventuels jets de projectiles. Les seconds les dévisagent en silence. Pas un mot n&#8217;est échangé. Les policiers appartiennent à une unité territoriale de quartier (Uteq), un dispositif imaginé par la ministre de l&#8217;intérieur, Michèle Alliot-Marie, pour recréer une forme de police de proximité, capable de tisser des liens avec les habitants.</p>
<p>Mais à Villiers-le-Bel, depuis son installation début juin, la proximité reste, pour l&#8217;heure, largement théorique. Ces patrouilles, sur le qui-vive, sont suivies en permanence par plusieurs véhicules de soutien qui vont et viennent sur l&#8217;avenue principale, une ligne droite de 500 mètres à peine qui relie la &#8220;ZAC&#8221; et la Cerisaie, les deux cités difficiles de la ville. &#8220;Les autres communes où des Uteq ont été mises en place ont aussi connu des phases de tensions&#8221;, veut croire le maire socialiste de Villiers-le-Bel, Didier Vaillant.</p>
<p>La nuit, ces renforts augmentent encore : dimanche soir, six camionnettes de CRS, au moins trois véhicules banalisés, une voiture de patrouille et deux fourgons se trouvaient en permanence à proximité des fonctionnaires à pied. Les autorités policières expliquent que ce déploiement de forces est temporaire : &#8220;L&#8217;objectif, c&#8217;est que les patrouilles n&#8217;en aient plus besoin. Mais si on baissait la garde trop vite, on aurait immédiatement des incidents&#8221;, souligne le commissaire Frédéric Auréal, directeur départemental de la sécurité publique du Val-d&#8217;Oise. &#8220;Les policiers viennent ici en mode guérilla. Ils arrivent habillés en Robocop et font comme s&#8217;ils étaient en territoire occupé&#8221;, se désole un des animateurs du petit groupe.</p>
<p>Policiers et &#8220;grands frères&#8221; s&#8217;accordent sur le profil des émeutiers actuels. Entre 13 et 16 ans, le plus souvent. Un âge et une période de l&#8217;année où la déscolarisation fait des dégâts. Mais la police privilégie d&#8217;abord l&#8217;analyse criminelle pour expliquer leurs comportements. &#8220;Par notre présence, on dérange la voyoucratie. Les incidents sont le fruit de jeunes &#8211; une minorité &#8211; qui ont une stratégie guerrière à notre égard. Ils sont dans une logique de territoire&#8221;, explique le commissaire Auréal, en évoquant des &#8220;trafics&#8221; de voitures et de cannabis. Le responsable policier en veut pour preuve une opération &#8220;coup de poing&#8221;, réalisée mercredi 10 juin dans un des quartiers, qui a permis la saisie de motos et de voitures volées.</p>
<p>Les &#8220;grands frères&#8221; insistent, eux, sur les traumatismes subis par les &#8220;petits&#8221; du quartier depuis deux ans. &#8220;Il y a d&#8217;abord eu la mort de leurs copains. Puis deux nuits d&#8217;émeutes pendant lesquelles ils ont pris le pouvoir. Vous imaginez ce que ça peut faire dans la tête d&#8217;adolescents ?&#8221;, souligne l&#8217;un d&#8217;eux, 27 ans, patron d&#8217;une petite entreprise spécialisée dans l&#8217;événementiel, également président d&#8217;une association locale. Cette génération les inquiète. &#8220;Ils sont enfermés sur Villiers-le-Bel, enfermés dans leurs collèges, dans leurs quartiers. Avec les mêmes copains, qui ont la même vision, la même rage&#8221;, poursuit ce responsable associatif. &#8220;Pour un accident d&#8217;avion, on prévoit des psychologues. Et pour des gamins qui ont vécu les émeutes de 2007, il n&#8217;y a rien&#8221;, relève Larsen.</p>
<p>Le choc de 2007 n&#8217;a pas été digéré. Ni par les policiers, à cause du nombre important de blessés dans leurs rangs. Ni par les jeunes, convaincus que rien n&#8217;a changé. Depuis les émeutes, la situation sociale a même eu tendance à se dégrader. Le taux de chômage, en légère hausse, atteint désormais 19 % pour l&#8217;ensemble de la ville et 30 % pour les 16-25 ans. L&#8217;urbanisme n&#8217;a pas évolué non plus. &#8220;Les choses ne bougent jamais assez vite, c&#8217;est évident. En matière d&#8217;urbanisme, deux ans, c&#8217;est court. Mais, vu d&#8217;une cage d&#8217;escalier, c&#8217;est très long&#8221;, relève le maire. Une barre d&#8217;immeuble de la Cerisaie symbolise les difficultés de la politique de la ville. Dix étages, 230 logements en copropriété, dont beaucoup en mauvais état, des parties communes abandonnées. C&#8217;est là que les incidents ont été les plus violents depuis un mois. Là aussi que les pouvoirs publics peinent à trouver des solutions. &#8220;On se trouve dans une situation comparable à celle de Clichy-Montfermeil ou de Grigny, avec des copropriétés en grande difficulté où les habitants ne peuvent plus financer les charges&#8221;, explique Mohammed Abdi, conseiller spécial de Fadela Amara.</p>
<p>Reste l&#8217;espoir que la justice vienne un jour apaiser les esprits. Dans le petit groupe, personne ne se fait d&#8217;illusion. L&#8217;enquête sur l&#8217;accident à l&#8217;origine des émeutes est certes toujours en cours, mais peu croient en l&#8217;indépendance des magistrats face au pouvoir politique. &#8220;Le sentiment largement partagé, c&#8217;est qu&#8217;il y a une justice pour les fonctionnaires de police, une autre pour les jeunes de banlieue&#8221;, résume Saïd. Comme les autres, il est convaincu que le premier grand procès des émeutes de 2007 &#8211; une dizaine de prévenus accusés de violences contre les policiers seront jugés les 2 et 3 juillet &#8211; ne changera pas la donne judiciaire. Au pire, dans l&#8217;hypothèse de condamnations sévères, il donnera des arguments aux jeunes les plus remontés.</p>
<p>Vendredi 12 juin, des membres des comités de soutien aux &#8220;inculpés&#8221; de Tarnac, accusés de sabotage de lignes SNCF, sont venus à Villiers-le-Bel pour tenter d&#8217;établir des passerelles avec les jeunes de la ville. Accueillis poliment, ils sont partis avant la tombée de la nuit en laissant une pile de tracts appelant à une manifestation le 21 juin à Paris. Sans grand succès. &#8220;On n&#8217;a pas grand-chose à voir avec eux&#8221;, glissait un jeune en lisant leur appel avant de l&#8217;abandonner par terre. Les autres tracts, qui établissent un lien entre Tarnac et Villiers-le-Bel, n&#8217;ont pas non plus trouvé preneurs.Luc Bronner<br />
.</p>
<p></span></span></h4>
</div>]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[Affrontements entre des jeunes et des policiers à Cergy et Villiers-le-Bel]]></title>
<link>http://futurrouge.wordpress.com/2009/06/07/affrontements-entre-des-jeunes-et-des-policiers-a-cergy-et-villiers-le-bel/</link>
<pubDate>Sun, 07 Jun 2009 16:18:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Futur Rouge</dc:creator>
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<description><![CDATA[(source : AFP 07/06/09) Des affrontements ont opposé des jeunes à des policiers dans la nuit de same]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><strong><span style="color:#ff0000;">(source : AFP 07/06/09)</span></strong></p>
<h4 style="text-align:justify;"><span style="color:#808080;"><span style="font-size:12pt;font-family:Arial;"><br />
Des affrontements ont opposé des jeunes à des policiers dans la nuit de samedi à dimanche à Villiers-le-Bel (Val-d&#8217;Oise) et Cergy, a-t-on appris dimanche de source policière.</p>
<p>Vers 21H50, dans le quartier de Saint-Christophe à Cergy, des jeunes, au nombre de six ou sept selon la police, ont jeté des projectiles sur des forces de l&#8217;ordre qui étaient en patrouille.</p>
<p>Environ une heure plus tard, à Villiers-le-Bel, des fonctionnaires de police ont également essuyé des jets de projectiles par des jeunes dont le nombre n&#8217;a pas été communiqué.</p>
<p>Vers 00H15, dans le quartier de Saint-Christophe à Cergy, des échauffourées ont repris, les forces de l&#8217;ordre étant cette fois-ci la cible de tirs de feu d&#8217;artifice. Les fonctionnaires de police ont dû faire usage d&#8217;un tir de flash-ball &#8220;mais sans faire de blessé&#8221;, a-t-on assuré de source policière.</p>
<p>A Villiers-le-Bel un jeune a été interpellé peu avant les incidents mais il n&#8217;y aurait pas de lien entre cette interpellation et les affrontements qui ont suivi, selon la police.</p>
<p>La tension monte entre les jeunes et les forces de l&#8217;ordre depuis l&#8217;installation des Uteq (Unités territoriales de quartier), mardi, dans les deux villes, a-t-on expliqué de même source.</p>
<p>Ces brigades sont composées d&#8217;une vingtaine de personnes à Villiers-le-Bel et autant à Cergy.</p>
<p>Vendredi soir, des violences semblables avaient eu lieu simultanément dans les deux communes du Val-d&#8217;Oise.<br />
</span></span></h4>
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<title><![CDATA[Villiers-le-Bel : ouverture de deux informations judiciaires]]></title>
<link>http://futurrouge.wordpress.com/2009/05/14/villiers-le-bel-ouverture-de-deux-informations-judiciaires/</link>
<pubDate>Thu, 14 May 2009 12:28:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Futur Rouge</dc:creator>
<guid>http://futurrouge.wordpress.com/2009/05/14/villiers-le-bel-ouverture-de-deux-informations-judiciaires/</guid>
<description><![CDATA[(source : NouvelObs AFP 14/05/09) Elles devront déterminer dans quelles circonstances deux hommes on]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><strong><span style="color:#ff0000;">(source : NouvelObs AFP 14/05/09)</span></strong></p>
<h4 style="text-align:justify;"><span style="color:#808080;"><span style="font-size:12pt;font-family:Arial;"><br />
<strong><span style="color:#c0c0c0;">Elles devront déterminer dans quelles circonstances deux hommes ont été grièvement blessés à l&#8217;œil et cinq policiers légèrement atteints lors d&#8217;affrontements entre des jeunes et des forces de l&#8217;ordre. </span></strong></p>
<p>Après les affrontements samedi dernier entre des jeunes et les forces de l&#8217;ordre à Villiers-le-Bel (Val-d&#8217;Oise), deux information judiciaires ont été ouvertes mercredi 13 mai pour savoir dans quelles circonstance deux hommes ont été grièvement blessés et cinq policiers légèrement atteints. Appelés pour un tapage nocturne des policiers ont essuyé des tirs de projectiles venant de jeunes réunis à l&#8217;occasion d&#8217;un barbecue. Deux CRS et trois policiers ont été légèrement blessés et deux hommes de Villiers-le-Bel âgés de 21 et 31 ans ont été grièvement touchés à l&#8217;œil.</p>
<p><strong><span style="color:#c0c0c0;">Tirs de flash-ball ? </span></strong></p>
<p>Marie-Thérèse de Givry, la procureur de Pontoise a expliqué à l&#8217;AFP avoir ouvert une première information judiciaire pour blessures involontaires contre X afin d&#8217;&#8221;éclaircir les circonstances dans lesquelles deux habitants ont été touchés à l&#8217;œil et pour leur permettre de se constituer parties civiles et d&#8217;avoir accès au dossier&#8221;. Mardi, la procureur avait déjà saisi l&#8217;Inspection générale de la police nationale et lancé une enquête &#8220;menée par des policiers extérieurs au Val-d&#8217;Oise&#8221;. Celle-ci devrait notamment déterminer si les deux hommes ont été blessés par des tirs de flash-ball.<br />
Marie-Thérèse de Givry a ensuite ouvert une seconde information judiciaire pour violences volontaires contre des forces de l&#8217;ordre, pour connaître les circonstances dans lesquelles des policiers et des CRS ont été blessés.</p>
<p><strong><span style="color:#c0c0c0;">&#8220;Il ne participait pas aux affrontements&#8221;</span></strong></p>
<p>Le premier blessé de 31 ans &#8220;dit qu&#8217;il mangeait un sandwich dans la rue quand des forces de l&#8217;ordre sont arrivées&#8221;, a affirmé mardi son avocate, Caty Richard, soulignant qu&#8217;&#8221;il a été touché à l&#8217;œil par ce qu&#8217;il dit être une balle sans qu&#8217;on sache si c&#8217;est une balle, un flash-ball ou un gomme-cogne&#8221;.<br />
L&#8217;homme a porté plainte pour violences par personne dépositaire de l&#8217;autorité publique, avec arme. Mercredi, son avocate s&#8217;est réjouie des deux informations judiciaires distinctes, &#8220;dans la mesure où (son) client a toujours affirmé qu&#8217;il n&#8217;avait pas pris part aux affrontements entre jeunes et policiers&#8221;.</p>
<p><strong><span style="color:#c0c0c0;">Policiers supplémentaires</span></strong></p>
<p>L&#8217;information judiciaire concernant les policiers et CRS devra déterminer quant à elle si les forces de l&#8217;ordre ont été victimes d&#8217;un guet-apens. &#8220;C&#8217;était un guet-apens, une centaine de jeunes encagoulés attendaient les forces de l&#8217;ordre avec des pierres et des bouteilles&#8221;, a expliqué Francis Debuire, secrétaire du Syndicat général de la police (SGP-FO) du Val-d&#8217;Oise.<br />
Depuis la mort en novembre 2007 de deux adolescents tués dans la collision de leur moto avec un véhicule de police, les affrontements entre jeunes et policiers sont récurrents à Villiers-le-bel. Depuis les affrontements de samedi, des policiers supplémentaires ont été postés autour de la ville, où tout le monde craignait de nouvelles émeutes. (Nouvelobs.com avec AFP)</p>
<p> </p>
<p></span></span></h4>
</div>]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[Villiers-le-Bel : Communiqué des parents du lycéen déjà blessé en 2007]]></title>
<link>http://futurrouge.wordpress.com/2009/05/13/villiers-le-bel-communique-des-parents-du-lyceen-deja-blesse-en-2007/</link>
<pubDate>Wed, 13 May 2009 12:11:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Futur Rouge</dc:creator>
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<description><![CDATA[Villiers-le-Bel : des visées intentionnelles à l&#8217;oeil ? Communiqué des parents du lycéen déjà ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><h4 style="text-align:justify;"><span style="color:#808080;"><span style="font-size:12pt;font-family:Arial;"><br />
Villiers-le-Bel : des visées intentionnelles à l&#8217;oeil ?<br />
 <br />
Communiqué des parents du lycéen déjà blessé en 2007.<br />
 <br />
Nantes, le mardi 12 mai 2009,<br />
 <br />
Le fait que deux jeunes habitants de Villiers-le-Bel aient pu être tous les deux blessés à l&#8217;oeil simultanément samedi dernier 9 mai, par des policiers, conduit évidemment à s&#8217;interroger sur la possibilité de visées intentionnelles au visage ou même précisément aux yeux.<br />
 Cette grave affaire s&#8217;ajoute à celle de Toulouse, le 19 mars dernier, où un étudiant manifestant a perdu l&#8217;usage d&#8217;un oeil, et de Nantes, le 27 novembre 2007, où c&#8217;était le cas d&#8217;un lycéen mineur, également manifestant, dans le cadre d&#8217;une expérimentation, « in vivo » en quelque sorte, par la police d&#8217;une nouvelle arme, le « Lanceur de balles de défense » (LBD 40), un super flash-ball extrêmement précis et dangereux.<br />
 On peut estimer ce soir que les enquêtes ouvertes par les procureurs de Nantes et de Toulouse n&#8217;aient aucunement dissuadé la police d&#8217;utiliser de tels armements sans discernement, pas plus que les reproches graves et circonstanciés faits à la police dans l&#8217;affaire de Nantes par la CNDS (Commission nationale de déontologie de la sécurité) et par Amnesty Internationnal.<br />
 Il est urgent que l&#8217;ensemble des personnes et mouvements attachés à la démocraties se saisissent de ce problème urgent, le nouvel armement de la police et les graves mutilations qu&#8217;il peut causer sur des innocents, problème encore actuellement placé au second plan dans le débat public.<br />
 <br />
Les parents de Pierre, lycéen blessé devant le rectorat de Nantes, le 27 novembre 2007.</p>
<p>Contacts :<br />
Un blog à consulter : « 27novembre2007 » (tout attaché) sur l&#8217;hébergeur « blogspot.com ».<br />
 www(point)27novembre2007(point)blogspot.com</span></span></h4>
</div>]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[Violences à Villiers-le-Bel : la police des polices saisie]]></title>
<link>http://futurrouge.wordpress.com/2009/05/12/violences-a-villiers-le-bel-la-police-des-polices-saisie/</link>
<pubDate>Tue, 12 May 2009 13:02:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Futur Rouge</dc:creator>
<guid>http://futurrouge.wordpress.com/2009/05/12/violences-a-villiers-le-bel-la-police-des-polices-saisie/</guid>
<description><![CDATA[(source : C.J. (lefigaro.fr) avec AFP 12/05/09) Le parquet de Pontoise a chargé l&#8217;Inspection g]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><strong><span style="color:#ff0000;">(source : C.J. (lefigaro.fr) avec AFP 12/05/09)</span></strong></p>
<h4 style="text-align:justify;"><span style="color:#808080;"><span style="font-size:12pt;font-family:Arial;"><strong><span style="color:#c0c0c0;">Le parquet de Pontoise a chargé l&#8217;Inspection générale de la police nationale de faire la lumière sur les circonstances dans lesquelles deux hommes ont perdu l&#8217;usage d&#8217;un œil samedi, en marge d&#8217;échauffourées entre jeunes et policiers. </span></strong></p>
<p> </p>
<p>Un an et demi après les émeutes de novembre 2007, qui avaient suivi la mort de deux adolescents tués dans la collision de leur moto avec une voiture de police, Villiers-le-Bel a de nouveau vécu, samedi soir, une flambée de violences. Plusieurs échauffourées ont éclaté entre jeunes et policiers, faisant cinq blessés légers parmi les forces de l&#8217;ordre et deux graves parmi les jeunes de la ville. Tout deux ont perdu l&#8217;usage d&#8217;un œil. Le parquet de Pontoise a saisi mardi l&#8217;Inspection générale de la police nationale (IGPN, la police des polices) pour savoir dans quelles circonstances Alexandre, 21 ans, et Bruno, 31 ans, ont été atteints.</p>
<p>Bruno et Alexandre, qui ont été entendus par la sûreté départementale lundi, affirment n&#8217;avoir rien à voir avec les jeunes qui ont pris à partie et caillassé les policiers. «Je veux qu&#8217;il soit entendu comme une victime, qu&#8217;il y ait une réelle investigation et pas qu&#8217;on parte du principe qu&#8217;il était opposé aux forces de l&#8217;ordre», a souligné l&#8217;avocate de Bruno. «J&#8217;étais en train de manger un sandwich avec mes amis [à l'occasion d'un anniversaire, ndlr] dans le quartier de la Cerisaie, de l&#8217;autre côté de la rue qui longe les Bleuets. On a vu les CRS arriver, ça a tout de suite commencé à tirer. Et d&#8217;un coup, j&#8217;ai été touché en pleine tête. Je suis tombé. Je n&#8217;ai pas trop vu ce qu&#8217;il s&#8217;est passé, je ne participais pas du tout», a témoigné Bruno au Parisien. Le chauffeur livreur, qui a été opéré mardi matin à la Pitié-Salpêtrière pour se faire enlever l&#8217;œil touché et le remplacer par une prothèse, pense avoir été victime d&#8217;une balle. Reste à savoir s&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;une munition, un flash-ball ou un gomme-cogne.</p>
<p>Les incidents de samedi soir ont éclaté en trois endroits différents. Vers 21H25, une trentaine de CRS a été prise à partie par une trentaine de jeunes lors d&#8217;une patrouille sur la place du Midi. Les forces de l&#8217;ordre ont alors recouru à un tir de dispersion sans faire de dégâts ni de blessés. Une heure plus tard, des jeunes encapuchonnés et cagoulés ont jeté des bouteilles de verre et des pierres sur une autre patrouille de CRS qui remontait le boulevard Salvador-Allende, blessant deux policiers. Dix minutes plus tard, à 22H40, d&#8217;autres agents, appelés pour tapage nocturne, sont encerclés, allée des Bluets, par une centaine de jeunes qui leur ont lancé des bouteilles, des pavés et des éléments de barbecue. Des véhicules de la police sont endommagés et trois fonctionnaires sont cette fois touchés. L&#8217;un d&#8217;eux, blessé à la cuisse, à l&#8217;épaule et au pied s&#8217;est vu prescrire trois jours d&#8217;arrêt de travail.</p>
<p>Les affrontements entre jeunes et policiers sont réguliers à Villiers-le-Bel depuis les événements de 2007. En tout, les épisodes de violence de samedi n&#8217;ont pas duré plus d&#8217;une demi-heure chacun. C&#8217;est la confrontation allée des Bleuets qui a été la plus intense. «On pourrait penser que c&#8217;est un accident. Mais là, nous sommes quand même deux à être touchés au visage», a remarqué Bruno, qui «souhaite que les jeunes gardent leur calme». «Je ne veux pas de revanche. Je demande seulement justice. Qu&#8217;une enquête soit faite et que j&#8217;obtienne réparation», pointe-t-il.</p>
<p></span></span></h4>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Incidents à Villiers-le-Bel : 5 policiers blessés]]></title>
<link>http://futurrouge.wordpress.com/2009/05/10/incidents-a-villiers-le-bel-5-policiers-blesses/</link>
<pubDate>Sun, 10 May 2009 12:36:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Futur Rouge</dc:creator>
<guid>http://futurrouge.wordpress.com/2009/05/10/incidents-a-villiers-le-bel-5-policiers-blesses/</guid>
<description><![CDATA[(source : Le Parisien 10/05/09) Cinq policiers ont été légèrement blessés samedi soir à Villiers-le-]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><strong><span style="color:#ff0000;">(source : Le Parisien 10/05/09)</span></strong></p>
<h4 style="text-align:justify;"><span style="color:#808080;"><span style="font-size:12pt;font-family:Arial;"><br />
Cinq policiers ont été légèrement blessés samedi soir à Villiers-le-Bel (Val-d&#8217;Oise) par des projectiles lors de deux incidents distincts avec des jeunes, a-t-on appris dimanche auprès de la police et des pompiers.</p>
<p>Dans un premier temps, à 22H30, une trentaine de CRS qui effectuaient une patrouille boulevard Salavador-Allende, ont été pris à partie par une trentaine de jeunes encapuchonnés et encagoulés qui leur ont jeté des bouteilles de verre et des pierres, selon la police.</p>
<p>Deux membres des forces de l&#8217;ordre ont alors été légèrement blessés, l&#8217;un au niveau de la pommette droite et l&#8217;autre au dessus de l&#8217;oreille gauche, blessure nécessitant deux points de suture. Un véhicule de police a été dégradé.</p>
<p>Dix minutes plus tard, à 22H40, d&#8217;autres agents, appelés pour tapage nocturne, ont été encerclés, allée des Bleuets, par une centaine de jeunes qui leur ont lancé des bouteilles, des pavés et des éléments de barbecue, a-t-on expliqué de source policière.</p>
<p>Trois fonctionnaires ont cette fois été blessés. L&#8217;un d&#8217;eux, blessé à la cuisse, à l&#8217;épaule et au pied, a été transporté au centre hospitalier de Gonesse, où il s&#8217;est vu prescrire trois jours d&#8217;arrêt de travail. Deux véhicules de police ont été dégradés avec des vitres brisées.</p>
<p>Selon la police, vers 21H25, une trentaine de CRS avaient déjà été pris à partie par une trentaine de jeunes lors d&#8217;une patrouille sur la place du Midi. Les forces de l&#8217;ordre ont recouru à un tir de dispersion sans faire de dégâts ni de blessés. Aucun jeune n&#8217;a été interpellé</p>
<p></span></span></h4>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[De Villiers-le-Bel à Tarnac nouvelles d'un front... par Benjamin épicier-terroriste]]></title>
<link>http://ultragauche.wordpress.com/2009/03/22/de-villiers-le-bel-a-tarnac-nouvelles-dun-front-par-benjamin-epicier-terroriste/</link>
<pubDate>Sun, 22 Mar 2009 22:03:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>olympedeuxgouges</dc:creator>
<guid>http://ultragauche.wordpress.com/2009/03/22/de-villiers-le-bel-a-tarnac-nouvelles-dun-front-par-benjamin-epicier-terroriste/</guid>
<description><![CDATA[Publié ici : http://www.mediapart.fr/node/36417 Souvenez-vous Villiers-le-Bel, la mort des deux adol]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Publié ici : <a href="http://www.mediapart.fr/node/36417">http://www.mediapart.fr/node/36417</a></p>
<p>Souvenez-vous Villiers-le-Bel, la mort des deux adolescents fauchés par une voiture de police, deux jours d&#8217;émeutes d&#8217;une rare intensité et le déploiement d&#8217;une véritable force militaire et de toutes les dernières technologies de la contre insurrection (hélicoptères, drones&#8230;). C&#8217;était fin novembre 2007.</p>
<p>Février 2008, tout le monde s&#8217;en souvient, nous sommes bombardés d&#8217;images d&#8217;une opération massive d&#8217;encerclement du quartier et de perquisitions en série menées par un dispositif policier complètement surdimensionné avec journalistes &#8220;embarqués&#8221;. Arrestations en série, interrogatoires, garde à vues, relaxe pour la plupart, rien, aucun éléments trouvés. Alors on monte encore d&#8217;un cran, appels à la délation contre rémunération, et protection spéciale du statut de &#8220;témoin sous x&#8221;. Nouvelles arrestations, cinq personnes sont mises en examen, sur cette seule base, la délation rémunérée.</p>
<p>Qu&#8217;en est il aujourd&#8217;hui, qui se préoccupe de leur sort sinon leurs amis et les habitants du quartier?</p>
<p>Ils ont tous fait un an de &#8221;prison préventive&#8221;, ponctué d&#8217;auditions d&#8217;un juge d&#8217;instruction, mais rien, de l&#8217;avis de tous et principalement de la défense, le dossier est entièrement vide. Mais quand il faut des coupables, surtout quand en partie civile on a une soixantaine d&#8217;agents des forces de l&#8217;ordre, mises à mal, ces forces là, sur le terrain autant que dans le procès pour la mort des jeunes qui piétinne toujours, on ne s&#8217;attarde pas sur ce genre de détails.</p>
<p>Fin février de cette année, comme c&#8217;est prévu par la loi qui régit la détention préventive, ces cinq personnes ont été représentées devant un juge des libertés pour juger de l&#8217;éventualité de leur mise en liberté ou de la prolongation de la détention. Par ce qui semble être un pur hasard ou un dérapage conscient du juge, la première des personnes présentées est libérée&#8230; puis par un étrange phénomène qu&#8217;on pourra supposer &#8220;de couloir&#8221;, les quatre autres qui ne présentaient rien de plus &#8220;à charge&#8221; dans leur dossier, voient leur mandat de dépôt prolongé pour six nouveaux mois. Sans perspective de procès. En silence. Personne n&#8217;en parle, jamais.</p>
<p>Alors on pourra comprendre que certains s&#8217;étonnent de la pourtant déjà minime agitation autour du maintien en détention de Julien Coupat.Qui est finalement loin d&#8217;être une exception, un cas isolé&#8230;</p>
<p>Il faudrait pouvoir ne pas toujours prendre les choses par le petit bout de la lorgnette, ne pas &#8220;réagir&#8221; à chaque fois comme si c&#8217;était la première fois, ne pas faire mine de découvrir toujours, les rouages de la raison d&#8217;état, les comportements politiques dictés par la rente électorale, le journalisme toujours plus ramené à un simple rôle d&#8217;échos des dépêches du parti de l&#8217;ordre, pas tant du fait d&#8217;une quelconque tutelle officieuse sinon du fait d&#8217;une incompétence chronique, d&#8217;un défaut de sens historique, d&#8217;une amnésie crasse, d&#8217;un manque d&#8217;exigence patent. Les exceptions à cette règle sont beaucoup trop rares pour prétendre sauver la profession, désolé pour eux.</p>
<p>A leur décharge toutefois, c&#8217;est vrai qu&#8217;on imagine mal comment il pourraient porter à eux seuls la tâche qui devrait revenir à chacun. Nous sommes jusqu&#8217;au cou dans une époque ou dire et &#8220;parler de&#8221; ne suffit plus depuis longtemps, et contribue même peut-être à renforcer le sentiment d&#8217;impuissance généralisé. Alors comment faire?</p>
<p>Comment ne plus juste &#8220;parler de&#8221;, mais répondre, pied à pied, chacun à sa manière, à la guerre qui nous est faite.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[« J’ai interviewé la ministre ! »]]></title>
<link>http://tandmomarlecheri.wordpress.com/2009/03/18/37/</link>
<pubDate>Wed, 18 Mar 2009 15:39:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>nutella59</dc:creator>
<guid>http://tandmomarlecheri.wordpress.com/2009/03/18/37/</guid>
<description><![CDATA[Ouanissa, jeune fille de 16 ans, a participé à  un atelier Tand&#8217;M en avril dernier au collège ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a rel="attachment wp-att-33" href="http://tandmomarlecheri.wordpress.com/?attachment_id=33"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-33" style="border:0 none;margin-left:5px;margin-right:5px;" title="ouanissa1" src="http://omarlecheriaucaire.wordpress.com/files/2009/03/ouanissa1.jpg?w=69" alt="ouanissa1" width="69" height="96" /></a><strong>Ouanissa, jeune fille de 16 ans, a participé à  un atelier Tand&#8217;M en avril dernier au collège Léon Blum. D&#8217;origine marocaine, elle a un caractère posé et calme, des yeux marrons, des cheveux bruns frisés et habite <a href="http://www.ville-villiers-le-bel.fr/" target="_blank">Villiers-le-Bel</a> (95). Elle nous parle des rencontres faites avec <a href="http://www.omarlecheri.net/" target="_blank">Omar-le-Chéri</a> lors de ce week-end à Paris ainsi que pendant l&#8217;atelier Tand&#8217;M : une expérience exceptionnelle grâce à la rencontre d&#8217;une personnalité politique qu&#8217;elle interrogé comme une vraie journaliste !</strong></p>
<p><strong><!--more--></strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong>Pour quelle(s) raison(s) as-tu participé à Tand&#8217;M organisé dans ton lycée ?<br />
</strong>Cela vient d&#8217;un projet scolaire proposé par les professeurs de français ainsi que des professeurs d&#8217;histoire. J&#8217;ai décidé de participer à Tand&#8217;m pour apprendre à rédiger un journal et interroger des personnes. En gros, pour apprendre les secrets du métier de journaliste !</p>
<p><strong>Qu&#8217;est ce que cela t&#8217;a apporté ?<br />
</strong>Cela m&#8217;a rendu plus sociable et m&#8217;a aidé à mieux formuler mes questions. J&#8217;ai appris à être plus attentive, à mieux dialoguer. J&#8217;ai pu aussi mieux comprendre les réponses que les gens formulaient en leur posant toutes les questions nécessaires pour écrire l&#8217;article et en retranscrivant leurs paroles.</p>
<p><strong>As-tu fait des reportages avec l&#8217;association qui t&#8217;ont marqué ?<br />
</strong>Oui, je suis partie à une exposition sur Marie-Antoinette au <strong><a href="http://www.grandpalais.fr/fr/Accueil/p-93-Accueil.htm" target="_blank">Grand Palais</a></strong> de Paris en 2008. La sortie s&#8217;est déroulée le 15 avril avec l&#8217;ensemble du groupe de l&#8217;atelier grâce à l&#8217;invitation de la ministre de la culture et de la communication, Christine Albanel. Je devais écrire un article sur Marie-Antoinette. J&#8217;ai interviewé la ministre qui était très agréable. Elle ne mettait aucune distance entre elle et nous ! Quand nous n&#8217;avions pas tout compris, elle prenait le temps de bien reprendre les points importants afin de bien se faire comprendre ! Elle a été conservatrice du château de Versailles et elle est une experte du personnage historique de Marie-Antoinette, ce qui m&#8217;a permis de mieux rédiger mon article. J&#8217;ai vraiment appris beaucoup de choses ce jour-là !</p>
<p>(Pour plus d&#8217;information sur la visite de l&#8217;exposition, vous pouvez consulter<strong> <a href="http://tandemvillierslebel.wordpress.com/" target="_blank">le blog du Tand&#8217;M</a></strong> de Villiers-Le-Bel)</p>
<p><strong>Pour toi, l&#8217;atelier Tand&#8217;M apporte-t-il quelque chose à la société (aux jeunes&#8230;) ?<br />
</strong>Oui, je pense que cela apporte quelque chose ! Je pense que cela permet aux jeunes de montrer ce dont ils sont capables. Cela permet aussi de tenir au courant les gens de ce qui se passe dans leur ville. Et, en voyant le résultat, ça permet peut-être d’inciter d&#8217;autres jeunes à faire un stage dans l&#8217;association afin qu&#8217;ils découvrent eux aussi les secrets du métier de journaliste. Et qu&#8217;ils aient une image positive du métier !</p>
<p><strong>Est-ce que Tand&#8217;m t&#8217;a donné des idées pour ton orientation ?<br />
</strong>Non, car depuis l&#8217;âge de 7 ans, je veux absolument être médecin.</p>
<p><strong>Comptes-tu continuer le journalisme plus tard, même de façon amateur ?<br />
</strong>Non, je ne pense pas continuer le journalisme.</p>
<p><strong>Qu&#8217;est-ce qui t&#8217;a poussé à venir ce week-end ?<br />
</strong>Avant tout la curiosité. Je suis venu aussi pour m&#8217;amuser (sans trop bosser car c&#8217;est le week-end !).</p>
<p><strong>As-tu des réflexions à faire sur l&#8217;organisation du séjour ?<br />
</strong>Non, pas spécialement, juste que je trouve le temps de formation assez longs !</p>
<p><strong>Penses-tu garder contact avec des personnes rencontrées ce week-end ?<br />
</strong>Oui je le pense car j&#8217;ai bien aimé la sympathie des personnes rencontrées : les jeunes du groupe et les journalistes de l&#8217;association.</p>
<p style="text-align:right;"><strong>Propos recueillis par Kévin Quelquejeu</strong></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Police et CRS : de nouveaux moyens de riposte ]]></title>
<link>http://sarkopitheque.wordpress.com/2008/09/20/police-et-crs-moyens-de-riposte/</link>
<pubDate>Sat, 20 Sep 2008 09:16:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>eilema</dc:creator>
<guid>http://sarkopitheque.wordpress.com/2008/09/20/police-et-crs-moyens-de-riposte/</guid>
<description><![CDATA[Ce sont deux documents confidentiels, qui ne circulent qu&#8217;au plus haut niveau de la Police nat]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://sarkopitheque.files.wordpress.com/2008/09/platventre.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-1565" title="platventre" src="http://sarkopitheque.wordpress.com/files/2008/09/platventre.jpg" alt="" width="353" height="342" /></a></p>
<p>Ce sont deux documents confidentiels, qui ne circulent qu&#8217;au plus haut niveau de la Police nationale. Deux rapports, deux synthèses, deux « <span style="color:#003366;"><strong>ReTex</strong></span> » comme dit le jargon policier. « <span style="color:#003366;"><strong>ReTex</strong></span> », comme <strong>RE</strong>tours d&#8217;<strong>EX</strong>périence. L&#8217;un émane de la Direction centrale de la Sécurité publique (en gros : les policiers en tenue plus les Brigade anti-criminalité). Il comporte une quinzaine de pages. L&#8217;autre, de la Direction centrale des CRS. Trente et une pages.</p>
<p>À eux deux, ils dévoilent que les grandes manœuvres ont commencé Place Beauvau question « <span style="color:#003366;"><strong>violences urbaines</strong></span> ». Ils ne versent pas dans l&#8217;analyse sociale ni structurelle, comme avaient pu le faire en 2005 les Renseignements généraux. Ces rapports, à usage interne, livrent brute la pensée policière qui prévaut actuellement. Le ton est direct, parfois martial, souvent inquiet. Il est fait mention d&#8217;adaptation « <span style="color:#003366;"><strong>aux contraintes des cités de banlieue</strong></span> » comme d&#8217;« <span style="color:#003366;"><strong>un besoin impérieux</strong></span> », de « <span style="color:#003366;"><strong>sang froid</strong></span> », de « <span style="color:#003366;"><strong>maîtrise du terrain sans recours aux armes de service</strong></span> », d&#8217;« <span style="color:#003366;"><strong>expérience acquise dans la gestion des crises urbaines</strong></span> », de « <span style="color:#003366;"><strong>légitime défense</strong></span> ».</p>
<p>Dans leurs conclusions, on lit des choses connues. Des demandes de formation, de meilleur équipement de protection. Mais aussi du neuf, comme la généralisation de ce que les CRS appellent « <span style="color:#003366;"><strong>la vision nocturne et l&#8217;œil déporté</strong></span> » (caméra, moyens aériens) quand la Sécurité publique voudrait, elle, ouvrir la question de la dotation de « <span style="color:#003366;"><strong>gomme-cogne </strong></span>», des balles en plastique dur (plus rigides encore que les balles en caoutchouc souple des flash-balls).</p>
<p>Et puis, il y a du neuf avec du vieux : le retour, annoncé, des motards dans le cadre d&#8217;opération de maintien de l&#8217;ordre. Des motards qui pourraient rappeler le peloton des voltigeurs motorisés de la Préfecture de police de Paris, dissous après la mort de Malik Oussekine frappé par deux d&#8217;entre eux en décembre 1986, rue Monsieur-le-Prince. Au final, ces deux rapports suggèrent que le maintien de l&#8217;ordre pourrait entrer dans une phase très offensive (cf. extraits des rapports pages suivantes).</p>
<p>La scène de ces deux REtours d&#8217;EXpérience majeurs, c&#8217;est Villiers-le-Bel et les affrontements violents, du 25 au 27 novembre 2007, après le choc mortel de deux adolescents à moto contre une voiture de police. Ces soirs-là, près de deux cents policiers sont blessés. Plusieurs dizaines le sont par des tirs de grenaille ou de plomb. Ces rapports révèlent, aussi, les cafouillages policiers d&#8217;alors.</p>
<p>Trois mois après les événements de Villiers-le-Bel, tout semble s&#8217;être accéléré. A l&#8217;Elysée, le 8 février 2008 exactement, Nicolas Sarkozy annonce son plan banlieue. Sur le volet sécuritaire, il promet « <span style="color:#003366;"><strong>quatre mille policiers</strong></span> » de proximité qui ne diraient pas leur nom (les Unités territoriales de quartier). D&#8217;une phrase, le président de la République évoque également des « <span style="color:#003366;"><strong>compagnies spécialisées dans les violences urbaines au recrutement sélectif et comptant plus d&#8217;une centaine d&#8217;hommes</strong></span> ».</p>
<p>Cette seconde annonce passe quasi inaperçue. Chez les policiers, c&#8217;est même l&#8217;expectative. Personne ne semble avoir été associé au projet. De qui s&#8217;agit-il ? Quels seraient donc le rôle et la nature de ces « <span style="color:#003366;"><strong>compagnies spécialisées</strong></span> » ? En fait, le jour même, la réponse est écrite en toutes lettres, et en toute confidentialité, dans le premier des deux rapports que <span style="color:#000000;"><em><strong>Mediapart</strong></em></span> révèle aujourd&#8217;hui. Il s&#8217;agit de celui signé de la main même du Directeur central de la sécurité public, Eric Le Douaron, et adressé au grand patron de la Police nationale.</p>
<p>Dans ce document, Eric Le Douaron y va franchement. Pour lui, l&#8217;affaire du maintien de l&#8217;ordre dans les quartiers doit principalement revenir à son service et non plus, comme c&#8217;est le cas depuis le début des années 2000, aux CRS et aux gendarmes mobiles. « <span style="color:#003366;"><strong>La sécurité publique est la seule direction de police qui possède aujourd&#8217;hui le savoir-faire pour mener une action de fond parfaitement cohérente</strong></span> », écrit-il.</p>
<p>Parmi ses neuf propositions, il en est une qui risque bien d&#8217;allumer une guerre des services. Il voudrait « <span style="color:#003366;"><strong>disposer d&#8217;unités polyvalentes propres à la sécurité publique, immédiatement disponibles</strong></span> », « <span style="color:#003366;"><strong>en fin d&#8217;après midi et en soirée, y compris le samedi et le dimanche</strong></span> » avec des « <span style="color:#003366;"><strong>éléments en tenue et en civil, connaissant bien sûr le terrain</strong></span> ». En clair : s&#8217;approprier les quartiers, et notamment ceux de la grande couronne à Paris.</p>
<p>A leur tour, le 21 février 2008, les CRS s&#8217;empressent de pondre leur rapport. Selon nos informations, la ministre de l&#8217;Intérieur a tranché. Une première compagnie de sécurisation de la Sécurité publique doit être installée à l&#8217;été 2008 en Seine-St-Denis. Onze autres doivent suivre dans l&#8217;année.</p>
<p>Voici les principales propositions des deux rapports confidentiels que s’est procurés <strong><em><span style="color:#000000;">Mediapart</span></em></strong>. Celui de la <strong>Direction centrale de la Sécurité publique</strong> (DCSP), daté du 8 février 2008, est intitulé « <span style="color:#003366;"><strong>Violences urbaines de Villiers-le-Bel entre le 25 et le 27 novembre 2007 </strong></span>». Celui de la <strong>Direction centrale des Compagnies républicaines de sécurité</strong> (DCCRS), rédigé le 21 février 2008, est titré: « <span style="color:#003366;"><strong>Travaux du groupe de travail sur les incidents de Villiers le Bel</strong></span> ».</p>
<p><!--more--><span style="color:#ffffff;">.</span></p>
<p style="text-align:center;"><span style="color:#800000;"><strong>EXTRAITS DES RAPPORTS</strong></span></p>
<p><span style="color:#ffffff;">.</span></p>
<p><span style="color:#ff6600;"><strong>Lumière, moyens aériens :</strong></span></p>
<p><span style="color:#808080;">DCSP : </span>« <strong>Il est nécessaire de pouvoir disposer de moyens d’éclairage autonome (fusées éclairantes, rampes ou projecteurs sur véhicules ou pylônes télescopiques)</strong>. »</p>
<p><span style="color:#808080;">La DCCRS </span>recommande « <strong>la dotation de moyens de vision nocturne et l’inscription des CRS dans un programme d’acquisition de drones légers. Un renforcement significatif du nombre de phares éblouissants s’avère nécessaire en raison de l’aspect multifonctionnel de cet équipement : éclairer le théâtre des opérations et éblouir les adversaires afin de diminuer notre vulnérabilité aux tirs </strong>(…) <strong>Ces phares éblouissants doivent être portables car les véhicules ne peuvent pas toujours suivre </strong>».</p>
<p><span style="color:#808080;">DCSP : </span>« <strong>L’emploi des hélicoptères </strong>(…) <strong>a été très utile de ce point de vue. L’expérience menée à Strasbourg lors de la nuit du nouvel an avec un avion est particulièrement positive et riche d’enseignements</strong> » [allusion à l’utilisation d’un drone, avion sans pilote, le 31 décembre 2007, NDLR]. « <strong>L’emploi des moyens aériens doit être désormais systématisé quelles que soient les réticences de certaines autorités ou certaines élus, la Direction générale de la Police nationale doit l’imposer comme outil d’appui tactique</strong>. »</p>
<p><span style="color:#ff6600;"><strong>Caméras vidéos </strong>:</span></p>
<p><span style="color:#808080;">DCSP : </span>« <strong>Même lorsqu’elles disposent [de caméras], les unités de terrain n’ont pas acquis suffisamment la culture “vidéo”. Par ailleurs, dans une situation de crise comme celle de Villiers-le-Bel, ce sont des dispositifs automatiques situés directement sur les véhicules mais surtout sur les hommes (casques, épaule, gilet) qui seraient efficients.</strong> »</p>
<p><span style="color:#ff6600;"><strong>Equipement :</strong></span></p>
<p><span style="color:#808080;">DCSP : </span>« <strong>Permettre la visée</strong> » de grenades lacrymogènes avec « <strong>une partie de la visière [des casques] baissée </strong>». Plus : « <strong>un équipement complémentaire protégeant les yeux de type lunettes</strong> ».</p>
<p><span style="color:#808080;">DCSP : </span>« <strong>casques balistiques, écrans de protections souples </strong>», « <strong>couplés avec la dotation en lanceurs de 40mm avec visée laser </strong>».</p>
<p><span style="color:#808080;">DCCRS : </span>« <strong>Les insignes réfléchissants (écusson CRS de casque) comme les signes distinctifs de garde ou de fonction (galonnage, port distinctif des radios…) facilitent, de nuit, la détection des fonctionnaires ou des cibles privilégiées pour les tireurs adverses. La question de la modification de cette signalétique au bénéfice d’un affichage plus discret doit être posée. Concernant le port des radios, qui distinguent les responsables, la dotation future des gilets tactiques est de nature à faire disparaître cette difficulté</strong>. »</p>
<p><span style="color:#ff6600;"><strong>Motos, véhicules </strong>:</span></p>
<p><span style="color:#808080;">DCSP : </span>« <strong>L’observation de la situation sur le terrain et la vérification des appels de particuliers doivent être rigoureusement assurées par l’utilisation au sol de policiers se déplaçant avec des moyens très mobiles, par exemple des motos banalisées</strong> » (…) « <strong>Les groupes motocyclistes [sont les] seuls de nature à se déplacer rapidement dans un milieu urbain dense inaccessible aux voitures</strong>. »</p>
<p><span style="color:#808080;">DCSP : </span>« <strong>En configuration “Violences urbaines banlieue”, l’emploi d’un parc léger avec à sa tête un véhicule pouvant libérer une rue barrée par des encombrants est indispensable, c’est une dotation urgente à accélérer</strong>. » Des véhicules munis de « <strong>pare-buffle ou de treuil</strong> » sont suggérés.</p>
<p><span style="color:#808080;">DCSP : </span>« <strong>L’emploi des lanceurs d’eau, séduisant dans l’absolu, est inadapté à l’urbanisme banlieue. L’autonomie de véhicules plus légers que les actuels engins disponibles serait insuffisante</strong>. »</p>
<p><span style="color:#808080;">DCCRS : </span>« <strong>Le renforcement des capacités des conducteurs par une formation spécifique axée sur le maintien de la mobilité, les manœuvres d’évitement, de tampon et de dégagement d’une zone dangereuse</strong>. »</p>
<p><span style="color:#808080;">DCCRS : </span>« <strong>Plusieurs situations ont été rendues critiques par des difficultés de verrouillage des véhicules</strong>. » Sur certains, il est ainsi « <strong>impossible de verrouiller les portes si une seule n’est pas fermée. Il nous semble indispensable que les futurs véhicules comportent un système de fermeture centralisé latéralisé</strong> ».</p>
<p><span style="color:#ff6600;"><strong>Armes :</strong></span></p>
<p><span style="color:#808080;">DCSP : </span>Les « <strong>moyens lacrymogènes, flash-balls, cougars, blinis, grenades de désencerclement, se sont révélés insuffisants. Seul le lanceur 40&#215;44 actuellement en cours d’expérimentation a recueilli un plébiscite : il est dissuasif car efficace à plus de 40 mètres et disposant d’une visée laser. Seul inconvénient : sa couleur jaune qui fait de son détenteur une cible. Cet outil doit être diffusé très largement et très rapidement</strong> ».</p>
<p><span style="color:#808080;">DCCRS : </span>« <strong>Nécessité d’un lanceur multi-coups </strong>(…) <strong>Le lanceur de 40mm en projet semble satisfaisant en puissance, mais sa cadence ne permet pas de repousser plusieurs adversaires en rapprochement rapide, car il est monocoup, soit une cadence de tir de l’ordre de 5 à 6 coups par minute. Un lanceur de même type, mais à plusieurs coups, serait plus efficace dans ce type de défense</strong>. »</p>
<p><span style="color:#808080;">DCCRS : </span>« <strong>Toutefois, la mobilité de nos personnels ne saurait s’accommoder du port de moyens supplémentaires, la dotation d’un nouveau lanceur, qui s’additionnerait à l’existant, poserait un problème de portage et d’encombrement de nature à réduire la capacité du groupe et notamment sa capacité d’interpellation</strong>. »</p>
<p><span style="color:#808080;">DCSP : </span>« <strong>La question de l’emploi très dissuasif du fusil à pompe qui a fait la preuve de son efficacité avec des publics très durs </strong>(&#8230;) <strong>a été ouvertement débattue. De même a été posée la question parallèle de l’emploi de gomme-cogne avec néanmoins un risque important lié au vieillissement de cette munition</strong>. »</p>
<p><span style="color:#808080;">DCSP : </span>« <strong>L’engagement du RAID constitue un atout technique et psychologique, même s’il est à l’origine de rumeurs. Les armes évoquées ci-dessus pourraient lui être exclusivement réservées</strong>. »</p>
<p><span style="color:#808080;">DCSP : </span>« <strong>Les stocks immédiatement disponibles </strong>[de munitions] <strong>sont insuffisants (…) si la crise avait duré quelques jours de plus (à l’image de 2005), des difficultés importantes seraient apparues</strong>. »</p>
<p><span style="color:#808080;">DCCRS : </span>« <strong>En cas de tirs soutenus sur une unité, il [est] extrêmement important de pouvoir se dissimuler à la vue des tireurs. Le seul moyen de disposer de cette possibilité en tout lieu est la capacité de créer un écran de fumée. Une dotation en grenades fumigènes a été considérée comme indispensable pour réduire sa vulnérabilité et conserver sa capacité de mouvement </strong>(…), <strong>les grenades lacrymogènes procurent un écran moins rapide et moins important, et gênent les manœuvres. </strong>»</p>
<p><span style="color:#ff6600;"><strong>Communication :</strong></span></p>
<p><span style="color:#808080;">DCSP : </span>« <strong>Professionnaliser les opérateurs radios</strong> », « <strong>utiliser une fréquence de dégagement dédiée à la gestion de crise </strong>», « <strong>les carences en matière de discipline radio ne pouvaient être résolues </strong>[sur le moment] : <strong>il s’agit d’une culture professionnelle insuffisamment ancrée qui ne peut s’improviser. La constitution d’une véritable qualification technique “transmission” voire d’une filière </strong>[spécialisée] <strong>prouve ainsi son intérêt </strong>».</p>
<p><span style="color:#808080;">DCSP : </span>« <strong>Doter de véritables centres d’information et de commandement les 22 départements les plus sensibles</strong>. »</p>
<p><span style="color:#808080;">DCCRS : </span>« <strong>Il a été considéré comme indispensable que tous les quartiers sensibles soient répertoriés et fassent chacun l’objet de l’établissement par les services de sécurité publique d’un dossier-secteur fixant notamment les points névralgiques, les lieux à protéger, les positions stratégiques</strong> (…). »</p>
<p><span style="color:#ffffff;">.</span></p>
<p style="text-align:center;"><span style="color:#800000;"><strong>ÉMEUTES À VILLIERS-LE BEL : LE GRAND DÉSORDRE POLICIER.</strong></span><span style="text-decoration:underline;"><span style="color:#800000;"><strong><br />
</strong></span></span></p>
<p><span style="color:#ffffff;">.</span></p>
<p>Les deux rapports de police, révélés par Mediapart, sont centrés sur les événements violents de Villiers-le-Bel, survenus à la suite du choc mortel de deux adolescents à moto et d’une voiture de police, le 25 novembre 2007. En un sens, ils sont accablants pour les forces de l’ordre. Du moins, sur le volet gestion de crise. Ils expliquent en partie pourquoi les deux premiers soirs, et cela n’avait jamais été dit, il y eut tant de blessés chez les policiers par tirs de plomb de chasse ou de grenaille : soixante-quinze, selon un comptage définitif.</p>
<p>Un passage de la note de la Direction centrale des CRS résume l’ambiance qui règne alors dans les rangs policiers. « <span style="color:#003366;"><strong>Des moyens tactiques fondamentaux, l’information est celui qui fait le plus défaut aux compagnies, condamnées à détecter les pièges en tombant dedans. A de nombreuses reprises, la possession d’une information même très sommaire sur le position des regroupements adverses aurait été de nature à inverser le rapport de force</strong></span>. »</p>
<p>C’est en fait le rapport de synthèse de la Direction centrale de la Sécurité publique (DCSP) qui est le plus précis. Le plus minutieux. Le plus chronologique. Logique : son auteur, Eric Le Douaron, souhaite que ses services soient mis en avant sur les questions de maintien de l’ordre. Alors, il se dédouane et charge… ses collègues. D’abord, le moment du début des troubles : « <span style="color:#003366;"><strong>Peu avant 17h, il s’agit pour la sécurité publique du créneau horaire le plus critique, celui où la présence des effectifs est la plus tenue </strong></span>». Une première compagnie de CRS arrive sur Villiers-le-Bel à 19h31, une autre à 20h, une troisième à 20h18.</p>
<p>« <span style="color:#003366;"><strong>La précipitation du parc roulant de l’ensemble des troupes mobilisées sur le même secteur crée un point de faiblesse</strong></span>, rappelle le directeur de la Sécurité publique : <span style="color:#003366;"><strong>il faut protéger ce parc qui constitue de surcroît une gène, voire un obstacle, à la mobilité dans une cité où il est nécessaire de travailler en pédestre</strong></span> (…) <span style="color:#003366;"><strong>Lorsqu’ils sont statiques, les hommes eux mêmes au pied de leur parc</strong></span> [voitures et camions, NDLR] <span style="color:#003366;"><strong>ou des bâtiments à protéger deviennent une cible plus facilement approchable par les voyous armés (blessés nombreux à chaque usage de l’arme)</strong></span> ». En langage familier : c’est le tir au canard.</p>
<p>« <span style="color:#003366;"><strong>Certains </strong></span>[émeutiers] <span style="color:#003366;"><strong>n’ont pas hésité à tirer ostensiblement à l’arme de chasse sur les CRS, révèlent ces derniers, et notamment sur ceux qui semblaient tenir un rôle particulier au sein de nos formations, chefs de dispositifs, radios, chefs d’équipes</strong></span>… »</p>
<p>L’improvisation semble totale : « <span style="color:#003366;"><strong>Dès le premier soir, l’absence de discipline sur les ondes </strong></span>[radio], <span style="color:#003366;"><strong>l’absence de personnel aguerris en matière de radio, l’arrivée sur site de nombreuses unités disparates, l’ignorance de la topographie des lieux provoquent une saturation du réseau radio</strong></span> ». Les CRS confirment : « <span style="color:#003366;"><strong>L’utilisation d’une seule fréquence a rapidement </strong></span>(…) <span style="color:#003366;"><strong>rendu impossible toute communication urgente</strong></span> ».</p>
<p>Pire encore, au détour d’un paragraphe du rapport de la DCSP, on apprend l’arrivée spontanée sur place, et « <span style="color:#003366;"><strong>à plusieurs reprises </strong></span>» d’unités non prévues : « <span style="color:#003366;"><strong>si toutes les bonnes volontés sont naturellement les bienvenues, la bonne coordination et la sécurité des personnels passent par une information préalable de la Direction générale de la police nationale </strong></span>». Quant aux CRS, ils se plaignent d’avoir été livrés à eux-mêmes, « <span style="color:#003366;"><strong>sans idée de manœuvre concertée</strong></span> » et, cette fois, ce sont les hommes de la Sécurité publique qui en prennent pour leur grade : « <span style="color:#003366;"><strong>La première nuit, l’unité engagée n’a agi qu’en réaction aux événements auxquels elle était confrontée. La présence à proximité d’une formation de Sécurité publique n’a pas été mise à profit pour tenter une manœuvre offensive </strong></span>».</p>
<p>Le second soir, ce n’est guère mieux, à en juger les deux rapports. Succession de regrets chez la Sécurité publique:  « <span style="color:#003366;"><strong>Le nombre de forces engagées était insuffisant </strong></span>(…) <span style="color:#003366;"><strong>Les unités de CRS et de gendarmerie avaient beaucoup de mal à s’adapter et à mener des actions déterminantes</strong></span> (…) <span style="color:#003366;"><strong>L’ensemble de la zone aurait dû être saturée de renforts mobiles </strong></span>».</p>
<p>Quelques explications chez la troupe CRS : « <span style="color:#003366;"><strong>Les effectifs des sections engagées sont très faibles et ne permettent pas aux unités de mettre en œuvre les nouvelles tactiques </strong></span>[de maintien de l’ordre, instaurées depuis le début des années 2000, NDLR]. <span style="color:#003366;"><strong>La très nette infériorité numérique de nos unités sur l’événement aurait pu générer des conséquences dramatiques </strong></span>(…) <span style="color:#003366;"><strong>Par crainte d’un embrasement généralisé, ces forces ont été réparties sur plusieurs circonscriptions et sur plusieurs départements. Cet éparpillement a généré des délais pour leur regroupement quand les incidents ont repris à Villiers le bel </strong></span>».</p>
<p><strong>Tirs sur les policiers : l’amnésie.</strong></p>
<p>Le troisième soir, à Villiers-le-Bel, le 27 novembre, tout change. La conception même du dispositif policier, le nombre et le type de forces prévues, la doctrine même et les tactiques. Il s’agit de « <span style="color:#003366;"><strong>saturer</strong></span> » les lieux. De faire une démonstration de (grande) force. Eric Le Douaron se rend sur place : « <span style="color:#003366;"><strong>Une tactique offensive complétée par des observations et un appui aérien pour éclairer la zone étaient mis en œuvre</strong></span> ».</p>
<p>Vers 22h, François Fillon et Michèle Alliot-Marie peuvent se rendre sur les lieux. Et féliciter la police. Dans leurs conclusions, les rapporteurs restent, pourtant, dubitatifs : « <span style="color:#003366;"><strong>Ce succès </strong></span>[de la troisième nuit] <span style="color:#003366;"><strong>ne doit cependant pas masquer nos faiblesses, reconnaît la Sécurité publique. Nous devons les corriger le plus rapidement possible et nous donner les moyens de faire face à des événements au même niveau de violence à l’encontre de nos policiers</strong></span> ». Même tonalité chez les CRS : « <span style="color:#003366;"><strong>A l’occasion de ces événements un pas supplémentaire a été franchi dans l’utilisation des armes. Qu’en sera-t-il si un jour les balles venaient à remplacer les plombs</strong></span> ? »</p>
<p>Ultime précision, qui n’est pas dans les rapports. Contrairement à une idée massivement répandue, ce n’est pas la première fois que des policiers ont essuyé des tirs en pareilles circonstances. Ainsi, dès le 27 octobre 2005, à Clichy-sous-Bois, une balle atteint un fourgon de police. Quelques nuits plus loin, des coups de feu retentissent à La Courneuve. Puis, en novembre 2005, à Brest. Mais, surtout, à Grigny, dans l’Essonne, le 6 novembre. Dans le fracas du soir, entre jets de cocktails molotovs et fumigènes, un homme s’approche des policiers, muni d’une carabine de chasse. Il tire du plomb. Du plomb pour chevreuil et une balle pour sanglier, type balle Brenneke. Treize CRS tombent, blessés plus ou moins grièvement. Le soir même, Nicolas Sarkozy leur rend visite à l’hôpital. Les émeutes de 2005 connaissent alors leur paroxysme, et une certaine forme de théatralisation. Grigny, c’est l’escalade. C’est un pays pétrifié. Un photographe de Paris Match immortalise la scène du tireur. Sa photo fera la Une de l’hebdomadaire. Ce qui n’évitera pas l’incroyable amnésie quasi-généralisée deux ans plus tard, lors des affrontements de Villiers-le-Bel.</p>
<p><span style="color:#ffffff;"><strong><span>.</span></strong></span></p>
<p style="text-align:center;"><strong><span style="color:#800000;">NICOLAS SARKOZY, LA POLICE, LA BNALIEUE, LA DOCTRINE ET&#8230; L&#8217;IMPROVISATION.</span></strong></p>
<div class="field-item">
<p><span style="color:#ffffff;"><strong><span>.</span></strong></span></p>
<p><span style="color:#ffffff;"><strong></strong></span>L’exercice est simple. D’un côté, tenir d’une main le discours officiel remis hier à la presse, et <a rel="nofollow" href="http://www.elysee.fr/download/?mode=press&#38;filename=Politique_banlieues.pdf">désormais aux citoyens</a>, juste avant l’annonce du Plan banlieue. De l’autre, regarder le résultat, live, sur <a rel="nofollow" href="http://www.elysee.fr/webtv/index.php?intChannelId=3&#38;intVideoId=356">PR TV</a>, pour Présidence Télévision. Puis : mesurer les écarts, ces petits riens qui disent tout. Soupeser ces moments où Nicolas Sarkozy s’écarte du texte écrit par d’autres pour revenir à son verbe à lui. Démontage d&#8217;une improvisation pas si maîtrisée que ça.</p>
<p>Car il est là, tout en entier, ce président de la République qui semble ne pas parvenir à se défaire de ses habits d’ancien ministre de l’Intérieur. Les seuls moments d’envolées, les uniques instants où son regard se porte ailleurs que sur ses notes, sont ceux où il est question de sécurité. Comme si, définitivement, pour Nicolas Sarkozy, la vision policière primait sur le reste.</p>
<p>L’effet est saisissant. En maigre, le discours préparé. En gras, l’improvisation. Du Sarkozy dans le texte, celui là même qui se montre ferme, déterminé, qui ne <em>lit</em> plus, qui <em>dit</em>, qui énonce sur le ton de « <span style="color:#003366;"><strong>je dénonce</strong></span> », qui explicite, qui « <span style="color:#003366;"><strong>passe bien</strong></span> » comme le voudrait la formule consacrée. Cela fait toute la différence : à la télé, c’est le gras qu’on va reprendre. Car le gras est vivant, martelé, face caméra – en un mot il est plus brutal, plus télégénique, plus rentre-dedans.</p>
<p>Nicolas Sarkozy s’élance :</p>
<p>« <span style="color:#003366;">Le premier devoir de l’État c’est d’assurer la sécurité. Le premier droit des citoyens c’est le droit à vivre tranquillement sans se trouver sans cesse menacé par des voyous. Parce qu’avec la peur au ventre, on ne vit pas. J’assume tout ce que j’ai dit <strong>et fait </strong>par le passé sur ce sujet. Je veux une France qui soit juste, une France qui protège les honnêtes gens et qui soit plus sévère vis-à-vis de celui dont la seule idée est d&#8217;empoisonner la vie des autres et d&#8217;abord celle des habitants des quartiers.<strong> Les habitants des quartiers sont d’abord les premières victimes d’une minorité de voyous</strong>. Tel est le message que j’ai voulu adresser à tous les délinquants par la loi sur la récidive et l’excuse de minorité qui a été votée en août dernier. A présent, avec Michelle Alliot-Marie, nous allons mettre fin à la loi des bandes, à loi du silence et <strong>à la loi </strong>des trafics <strong>En donnant une nouvelle impulsion spectaculaire aux groupes d’interventions régionaux qui vont être mobilisés jour et nuit sur la mise à jour d’une économie souterraine qui empoisonne la vie des quartiers. La lutte contre les trafiquants de drogue, les maffieux, et les voyous va être engagée sans pitié. Que les choses soient claires : le calme qui règne dans certains quartiers ne sera pas le calme voulu par les trafiquants. Les trafiquants exploitent la pauvreté et la misère. Les trafiquants détournent du droit chemin des jeunes qui veulent s’en sortir. Les choses sont parfaitement claires. Elles doivent être bien entendues. Dès demain, c’est une guerre sans merci qui sera engagée à l’endroit des trafics et des trafiquants. Et j’en assumerai pleinement la responsabilité, les conditions de mise en œuvre et le suivi des résultats. Nul quartier ne sera laissé aux côtés de cette action nécessaire. Nous allons également installer une police qui protègera à tout moment les habitants des quartier. </strong>Ce sera le rôle des 200 “unités territoriales de quartier”. En trois ans, 4 000 policiers viendront ainsi renforcer la sécurité dans les banlieues, notamment dans les départements les plus marqués par les violences urbaines. Contre ces violences, en particulier, seront déployées des compagnies spécialisées au recrutement sélectif et comptant plus d&#8217;une centaine d&#8217;hommes. Nous sommes décidés à nous doter des moyens nécessaires pour museler cette infime minorité qui complique tout, qui empoisonne tout</span> ».</p>
<p>Et c’est ainsi que l’on construit un discours, des schémas, une dialectique. Voyous, maffieux, lutte sans pitié, guerre sans merci &#8211; du phrasé parfait pour info express. D’ailleurs, Nicolas Sarkozy ne s’y trompe pas. Il suffit de bien l’écouter, il livre lui-même la clé.</p>
<p>Derrière le verbe, il y a donc une pensée. Derrière le geste, et l’improvisation, il y a aussi une volonté de faire croire que cette fois, on met le paquet. Chaque fois un peu plus. Ici, le procédé parie sur l’amnésie généralisée. Sur le fait qu’on ne retiendra que le gras, pas ce qui est entre les lignes.</p>
<p><strong>Deux exemples :</strong></p>
<p>Les Groupes d&#8217;Intervention Régionaux (G.I.R.), alliance de services de police et de l’administration (douanes, fisc, etc.) — dont le texte original du discours d&#8217;hier prévoyait simplement de « <span style="color:#003366;">renforcer l’efficacité</span> » et à qui finalement, Nicolas Sarkozy a donné oralement «<strong> <span style="color:#003366;">une nouvelle impulsion spectaculaire</span> »</strong>, ce qui n’est pas tout à fait pareil — avaient déjà eu droit aux mêmes honneurs. A la même présentation en grandes pompes. C’était une nuit, dans un petit commissariat de banlieue, le 25 octobre 2005. C’était à Argenteuil, le soir où le futur président de la République était venu annoncer son plan anti-violences urbaines. C’était le soir du mot « <span style="color:#003366;">racailles</span> », lancé par une habitante d’une fenêtre, aussitôt repris par le ministre — c’était le temps où le gras triomphait.</p>
<p>Autre exemple, cinglant. Il concerne une des rares annonces chiffrées du Plan banlieue de Fadela Amara : l’arrivée de quatre mille policiers supplémentaires, les « unités territoriales de quartier ». Un <a rel="nofollow" href="http://www.alliance-police-nationale.com/communique_presse_syndicat_majoritaire/08_02_2008_compresse_plan_banlieue.pdf">communiqué de presse du Syndicat Alliance</a>, rédigé hier dans la foulée du discours présidentiel, dont le syndicat est généralement proche, s’étonne de l’improvisation. Le syndicat, très puissant, relève qu’« <span style="color:#003366;"><strong>il n’a pas été associé</strong></span> » à ce plan. Qu’il aimerait bien connaître « <span style="color:#003366;"><strong>la méthodologie envisagée pour parvenir au résultat annoncé </strong></span>». Et qu’il « <span style="color:#003366;"><strong>s’interroge sur les conditions de mise en œuvre de ces renforts à l’heure où certains annoncent la réduction d’effectifs de fonctionnaires, y compris dans la police nationale </strong></span>».</p>
<p>Par « <span style="color:#003366;"><strong>certains</strong></span> », il faut entendre le Ministère du budget il y a quelques semaines, dont les services préconisaient la « <strong><span style="color:#003366;"><a rel="nofollow" href="http://www.lefigaro.fr/france/20071022.WWW000000528_un_rapport_envisage_de_supprimer_postes_de_policiers_et_gendarmes.html">suppression d’un poste de gendarme et de policier sur vingt</a></span></strong> ». En conclusion, le syndicat, qui demande un « <span style="color:#003366;"><strong>Grenelle de la Sécurité</strong></span> », dit en maigre ce que Nicolas Sarkozy cherche à faire oublier en gras : « <span style="color:#003366;"><strong>le travail des policiers, si excellents soient ils, ne sauraient régler toutes les difficultés</strong></span> ».</p>
<p>A l’Elysée, comme à Beauvau, c’est donc bien la même doctrine qui est à l’œuvre, derrière une réinstauration hypothétique d’une police de proximité dont le Président veut si peu qu’il lui donne un autre nom. C’est la même sémantique, les mêmes tournures. Et c’est sans doute là que réside l’erreur stratégique de Nicolas Sarkozy. En bas de page sur son discours, il est fait mention, comme il se doit, de ceci : « <a rel="nofollow" href="http://www.elysee.fr/download/?mode=press&#38;filename=Politique_banlieues.pdf">seul le prononcé fait foi</a> ». C’est bien là le nœud de la question.</p>
<p><span style="color:#808080;">Source : Articles de David Dufresne</span><span style="color:#808080;"> publiés sur </span><span style="color:#808080;"><a href="http://www.mediapart.fr/journal/france/180308/violences-urbaines-police-et-crs-veulent-de-nouveaux-moyens-de-riposte" target="_blank">Médiapart</a> I Illustration © Gébé / Charlie Hebdo<br />
</span></div>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Villiers Le Bel: Le nouveau mensonge de la Police démasqué]]></title>
<link>http://cpolitic.wordpress.com/2008/07/02/villiers-le-bel-le-mensonge-de-la-police/</link>
<pubDate>Wed, 02 Jul 2008 06:13:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>emachede</dc:creator>
<guid>http://cpolitic.wordpress.com/2008/07/02/villiers-le-bel-le-mensonge-de-la-police/</guid>
<description><![CDATA[C&#8217;est devenu une triste habitude. Une bavure, des émeutes, un mensonge éhonté pour couvrir les]]></description>
<content:encoded><![CDATA[C&#8217;est devenu une triste habitude. Une bavure, des émeutes, un mensonge éhonté pour couvrir les]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Visite privée de l'exposition "Marie-Antoinette" au Grand Palais ]]></title>
<link>http://tandemvillierslebel.wordpress.com/2008/04/24/visite-privee-de-lexposition-marie-antoinette-au-grand-palais/</link>
<pubDate>Thu, 24 Apr 2008 10:00:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>tandemvillierslebel</dc:creator>
<guid>http://tandemvillierslebel.wordpress.com/2008/04/24/visite-privee-de-lexposition-marie-antoinette-au-grand-palais/</guid>
<description><![CDATA[L&#8217;exposition sur Marie-Antoinette, qui se déroule du 15 mars au 30 juin 2008, au Grand Palais ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://tandemvillierslebel.files.wordpress.com/2008/04/guvencouanissaitwes.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-62" src="http://tandemvillierslebel.wordpress.com/files/2008/04/guvencouanissaitwes.jpg?w=279" alt="" width="146" height="158" /></a></p>
<p>L&#8217;exposition sur Marie-Antoinette, qui se déroule du 15 mars au 30 juin 2008, au Grand Palais de Paris, a accueilli le 15 avril des élèves de 3ème du collège Léon Blum de Villiers-le-Bel. Ils étaient invités par la ministre de la culture et de la communication, Christine Albanel, en visite privée.<!--more--></p>
<p><a href="http://tandemvillierslebel.files.wordpress.com/2008/04/img_1459.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-38" style="border:0 none;" src="http://tandemvillierslebel.wordpress.com/files/2008/04/img_1459.jpg?w=300" alt="" width="300" height="225" /></a></p>
<p><a href="http://tandemvillierslebel.files.wordpress.com/2008/04/img_1460.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-39" style="border:0 none;" src="http://tandemvillierslebel.wordpress.com/files/2008/04/img_1460.jpg?w=300" alt="" width="300" height="225" /></a></p>
<p><a href="http://tandemvillierslebel.files.wordpress.com/2008/04/img_1462.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-40" style="border:0 none;" src="http://tandemvillierslebel.wordpress.com/files/2008/04/img_1462.jpg?w=300" alt="" width="300" height="225" /></a></p>
<p><a href="http://tandemvillierslebel.files.wordpress.com/2008/04/img_1473.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-41" style="border:0 none;" src="http://tandemvillierslebel.wordpress.com/files/2008/04/img_1473.jpg?w=300" alt="" width="300" height="225" /></a></p>
<p><a href="http://tandemvillierslebel.files.wordpress.com/2008/04/img_1474.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-42" style="border:0 none;" src="http://tandemvillierslebel.wordpress.com/files/2008/04/img_1474.jpg?w=300" alt="" width="300" height="225" /></a></p>
<p><a href="http://tandemvillierslebel.files.wordpress.com/2008/04/img_1505.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-43" style="border:0 none;" src="http://tandemvillierslebel.wordpress.com/files/2008/04/img_1505.jpg?w=300" alt="" width="300" height="225" /></a></p>
<p><a href="http://tandemvillierslebel.files.wordpress.com/2008/04/img_1550.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-46" style="border:0 none;" src="http://tandemvillierslebel.wordpress.com/files/2008/04/img_1550.jpg?w=300" alt="" width="300" height="225" /></a></p>
<p><a href="http://tandemvillierslebel.files.wordpress.com/2008/04/img_1558.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-47" style="border:0 none;" src="http://tandemvillierslebel.wordpress.com/files/2008/04/img_1558.jpg?w=300" alt="" width="300" height="225" /></a></p>
<p>Photos : Mathieu, Chrystel.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA["J’ai aimé jouer Louis XIV"]]></title>
<link>http://tandemvillierslebel.wordpress.com/2008/04/23/j%e2%80%99ai-aime-jouer-louis-xiv/</link>
<pubDate>Wed, 23 Apr 2008 16:35:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>tandemvillierslebel</dc:creator>
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<description><![CDATA[Cheik Kanté, 15 ans, a joué le rôle principal du court-métrage réalisé par le collège Léon Blum « Le]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img style="vertical-align:text-top;" src="http://tandemvillierslebel.wordpress.com/files/2008/04/cheik.jpg?w=224" alt="" width="103" height="136" /></p>
<p>Cheik Kanté, 15 ans, a joué le rôle principal du court-métrage réalisé par le collège Léon Blum « Le Roi et le mousquetaire ». Il nous raconte comment il a ressenti le fait de se trouver au centre de l’intérêt qu’a provoqué le film, projeté le 14 mars dernier au château de Maisons-Laffitte. <!--more--><br />
« Cette expérience m’a beaucoup plu parce que j’ai aimé cette histoire de Louis XIV amoureux » explique Cheik. Elève en 4ème, il a aimé écrire le scénario avec ses camarades sur l’histoire de Louis XIV qui n’a pas pu épouser la femme qu’il aimait parce qu’elle n’était pas de famille royale. « Ce personnage m’a beaucoup intéressé comme l’histoire de la dynastie des Bourbons. Mais je n’aurais jamais pu accepter ce que Louis XIV a fait, épouser une femme que je n’aime pas.» Pendant le tournage, qui a eu lieu pendant une semaine au château de Maisons-Laffitte, Cheik se souvient avoir passé des moments inoubliables : « Quand on ne tournait pas, je faisais le guignol, je chantais, je dansais ou je m’amusais à tomber et Arnaud, le chef op’, m’a filmé ! ».</p>
<p>Le film, projeté le mois dernier pour la première fois, a eu beaucoup de succès. Les élèves ont aussi été invités à une visite privée au Grand Palais, pour l’exposition sur Marie-Antoinette, par la ministre de la culture ! Cheik, dont le personnage est choisi pour être au centre de l’affiche du court-métrage, devient l’objet de beaucoup d’attention. « Ca m’a un peu gêné parce que je suis un peu timide, mais je suis très fier de moi » avoue Cheik. Pour lui comme pour les autres jeunes de Villiers-le-Bel, ce film est une façon de prouver que malgré les émeutes désastreuses qui ont eu lieu en novembre 2007, ils peuvent faire des choses géniales. « Même si Villiers-le-Bel n’est pas le paradis, ici, on peut faire des choses positives comme le film que nous avons réalisé. »</p>
<p>La visite au Grand Palais s’est bien passé, de façon très chaleureuse. Mais, le lendemain, dans le journal 20minutes, la journaliste Oihanna Gabriel décrit Cheik comme « un grand Noir de 15 ans » se transformant en Louis XIV. Cheik n’a pas apprécié : « Je ne savais pas que c’était interdit ! Je ne savais pas qu’il fallait être blanc pour interpréter un personnage historique de la France. Si j’étais blanc, elle ne l’aurait jamais écrit.» Cheik n’arrive pas à le digérer mais malgré ces mots, il s’est très bien senti dans le corps du roi Soleil et cette expérience restera gravée dans sa mémoire comme dans celle de ses camarades.</p>
<p>Aida Traoré, 16 ans.</p>
<p><a href="http://tandemvillierslebel.files.wordpress.com/2008/04/cheik.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-27" src="http://tandemvillierslebel.wordpress.com/files/2008/04/cheik.jpg?w=224" alt="" width="224" height="300" /></a> <a href="http://tandemvillierslebel.files.wordpress.com/2008/04/portrait-cheik-louis.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-28" src="http://tandemvillierslebel.wordpress.com/files/2008/04/portrait-cheik-louis.jpg?w=199" alt="" width="203" height="308" /></a></p>
<p>Photo: Céline Tepe, Wilhem Samama.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[« Les banlieues ont le droit à l'indifférence ! »   ]]></title>
<link>http://tandemvillierslebel.wordpress.com/2008/04/23/%c2%ab-les-banlieues-ont-le-droit-a-lindifference-%c2%bb/</link>
<pubDate>Wed, 23 Apr 2008 16:10:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>tandemvillierslebel</dc:creator>
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<description><![CDATA[Vincent Tiberj est un sociologue. Il suit ce que les medias écrivent sur ce qu&#8217;il se passe en ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://tandemvillierslebel.files.wordpress.com/2008/04/panneauvilliers.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-21" style="vertical-align:text-top;" src="http://tandemvillierslebel.wordpress.com/files/2008/04/panneauvilliers.jpg?w=300" alt="" width="210" height="156" /></a></p>
<p>Vincent Tiberj est un sociologue. Il suit ce que les medias écrivent sur ce qu&#8217;il se passe en banlieue et particulièrement sur les jeunes. Il demande aux journalistes d&#8217;arrêter de faire la différence entre les banlieues des grandes villes et le reste du pays, en ne parlant que de choses négatives. <!--more--></p>
<p>«Les médias parleront plutôt d&#8217;une bibliothèque qui brûle que des gens qui y vont pour lire et travailler. On montre de préférence les images négatives des banlieues. Cela entraîne un problème social et un problème d&#8217;interprétation.» Vincent Tiberj explique que, par exemple, à Villiers le Bel, les émeutes de novembre dernier ne symbolisent pas la vie des gens de la ville. « Pourquoi les médias ne montrent-ils pas les habitants qui vont acheter des baguettes ou du café ?  ». Pour le sociologue, cela donne une image de « guerre civile » : «Les journalistes étrangers disaient que la France était en feu lors des émeutes de 2005 !». Les reportages influencent l&#8217;opinion. Ils donnent le sentiment que les jeunes sont mal intégrés ou en échec scolaire. Après les émeutes de 2005, la xénophobie a augmenté. Le pourcentage des Français qui disaient que l&#8217;immigration était un problème est passé de 48 à 64 % en quelques mois.</p>
<p>«Comme la plupart des gens ne mettront jamais les pieds en banlieue, ils ne peuvent pas constater par eux-mêmes que les médias se trompent de problème », explique Vincent Tiberj. Les jeunes veulent s&#8217;en tirer et réussissent en majorité. Si certains employeurs ne veulent pas employer les jeunes de banlieue, c&#8217;est par manque de confiance. « Quand un jeune issu de l&#8217;immigration est apprécié dans son travail, on pense qu&#8217;il est une exception, explique le sociologue. La banlieue devrait avoir droit à toute l&#8217;égalité. Il faut lutter contre les préjugés et pour le droit à l&#8217;indifférence, le droit d&#8217;être banal. »  Mais c&#8217;est dur pour les jeunes de banlieue. Ils se sentent français mais la société les néglige, ce qui crée un séparatisme. Dans l&#8217;imaginaire de la société, la couleur de peau joue. Cet été, le journaliste Harry Roselmack a été choisi par TF1 parce qu&#8217;il était noir. « Dans les yeux de la société, celui qui est noir n&#8217;est pas d&#8217;ici. Pour beaucoup, être français, c&#8217;est être blanc et peut-être aussi catholique ». Vincent Tiberj réclame le droit à l&#8217;indifférence, c&#8217;est-à-dire à devenir banal, pour les français de toutes les origines et pour la banlieue.  « La société ne prend plus ses responsabilités face aux jeunes. Il faut qu&#8217;elle change mais c&#8217;est très dur de lutter contre les préjugés ! ». Heureusement, chaque nouvelle génération est plus ouverte que celle d&#8217;avant. Les Français de 18-24 ans sont plus favorables à l&#8217;immigration que ceux de plus de 65 ans : « Les générations qui arrivent seront moins racistes, espérons que l&#8217;image de la banlieue changera aussi dans les médias ».</p>
<p>Aïda Traoré, 16 ans.</p>
<p><a href="http://tandemvillierslebel.files.wordpress.com/2008/04/immeuble.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-22" src="http://tandemvillierslebel.wordpress.com/files/2008/04/immeuble.jpg?w=300" alt="" width="300" height="225" /></a></p>
<p><a href="http://tandemvillierslebel.files.wordpress.com/2008/04/immeuble.jpg"> </a><a href="http://tandemvillierslebel.files.wordpress.com/2008/04/maison.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-23" src="http://tandemvillierslebel.wordpress.com/files/2008/04/maison.jpg?w=300" alt="" width="300" height="225" /> </a></p>
<p><a href="http://tandemvillierslebel.files.wordpress.com/2008/04/place.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-24" src="http://tandemvillierslebel.wordpress.com/files/2008/04/place.jpg?w=300" alt="" width="300" height="225" /></a></p>
<p><a href="http://tandemvillierslebel.files.wordpress.com/2008/04/colombage.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-25" src="http://tandemvillierslebel.wordpress.com/files/2008/04/colombage.jpg?w=300" alt="" width="300" height="225" /></a></p>
<p><a href="http://tandemvillierslebel.files.wordpress.com/2008/04/vue.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-69" src="http://tandemvillierslebel.wordpress.com/files/2008/04/vue.jpg?w=300" alt="" width="300" height="224" /></a></p>
<p>Photos : Mathieu, Guvenç et Céline.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Au coeur d'une scène d'action ! ]]></title>
<link>http://tandemvillierslebel.wordpress.com/2008/04/23/au-coeur-dune-scene-daction/</link>
<pubDate>Wed, 23 Apr 2008 16:01:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>tandemvillierslebel</dc:creator>
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<description><![CDATA[Louis XIV attaque en premier avec un couronné très large en fixant des yeux les trois brigands témér]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><a href="http://tandemvillierslebel.files.wordpress.com/2008/04/cour.jpg"><img style="border:0 none;vertical-align:top;" src="http://tandemvillierslebel.wordpress.com/files/2008/04/cour.jpg?w=300" alt="" width="237" height="173" /></a></p>
<p>Louis XIV attaque en premier avec un couronné très large en fixant des yeux les trois brigands téméraires. Les brigands sont aussi forts que le Roi et attaquent rapidement. Le combat continue sérieusement, agressivement, lorsque François, le mousquetaire, les aperçoit et court. <!--more-->Son épée en main, il attaque avec sang-froid. Il court  à la poursuite du brigand qui veut s&#8217;échapper et, avec rage, le tue avec un pointé alors que le roi est mis en difficulté par les deux autres brigands. Finalement, le jeune Louis XIV terrasse l&#8217;un d&#8217;eux. Mais il commence à fatiguer et cède du terrain au dernier brigand. Au moment où ce dernier va attaquer, Francois arrive avec force et bloque l&#8217;attaque du brigand qui s&#8217;enfuit devant le grand mousquetaire. «Coupez !» dit le réalisateur. La scène d&#8217;action du court-métrage Le Roi et Le Mousquetaire est terminée après trois heures de tournage.</p>
<p>J&#8217;étais le mousquetaire de cette scène. Nous étions deux élèves à préparer ce combat. Cheik Kanté jouait le rôle de Louis XIV. Nous avons pris des cours d&#8217;escrime à Paris pendant plus d&#8217;un mois à la Cité Universitaire, avec Florence Leguy, maître d&#8217;arme, et sa quinzaine d&#8217;élèves. Nous étions très contents de découvrir ce sport que nous n&#8217;avions jamais pratiqué. Contactée par téléphone, Florence nous raconte : « Ils étaient contents, en plus de ça, c&#8217;est une matière riche et difficile mais ils étaient bien intégrés ». Le cours que nous avons pratiqué durait trois heures, avec différents exercices et avec une partie théâtrale qu&#8217;enseignait Florence.   C&#8217;était d&#8217;autant plus dur pour nous que nous n&#8217;avions jamais pratiqué ce genre de sport. Florence me confie : « Faire maîtriser l&#8217;escrime à des jeunes élèves qui n&#8217;ont jamais pratiqué, c&#8217;est le génie du maître d&#8217;arme ». Lors du tournage de la scène d&#8217;escrime, la maître d&#8217;arme était présente pour aider à mettre le combat en place et pour nous soutenir ou nous redonner de l&#8217;énergie quand nous nous découragions sous la chaleur et la fatigue. Florence est aussi là comme garante de la mémoire historique : les gestes, les mouvements, la tenue&#8230; Le réalisateur, Fabrice Grange, fait recommencer plusieurs fois la scène, pour filmer plusieurs points de vue. Toute l&#8217;équipe regarde avec plaisir le tournage de cette scène, une des meilleures et des plus compliquées du film. Florence conclut : « On voit le résultat, ils étaient performants, on le sent dans le film.»</p>
<p>Guvenç Ulger, 15 ans.</p>
<p><em></em></p>
<p><em>Couronné : </em>revers du droit ou du gauche, que fait la lame pour frapper sur le côté.<em><br />
Pointé : </em>on pique le corps de l&#8217;adversaire avec le bout de l&#8217;épée.</p>
<p><a href="http://tandemvillierslebel.files.wordpress.com/2008/04/maison_laffitte_691.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-59" src="http://tandemvillierslebel.wordpress.com/files/2008/04/maison_laffitte_691.jpg?w=300" alt="" width="300" height="199" /></a></p>
<p><a href="http://tandemvillierslebel.files.wordpress.com/2008/04/maison_laffitte_301.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-60" src="http://tandemvillierslebel.wordpress.com/files/2008/04/maison_laffitte_301.jpg?w=300" alt="" width="300" height="199" /></a></p>
<p><a href="http://tandemvillierslebel.files.wordpress.com/2008/04/maison_laffitte_1331.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-61" src="http://tandemvillierslebel.wordpress.com/files/2008/04/maison_laffitte_1331.jpg?w=300" alt="" width="300" height="199" /></a></p>
<p>Photos : Wilhem Samama.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>

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